1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1citoyen : juste vision de la réalité, abnégation, sentiment du devoir de chacun envers l’ensemble (Montherlant insiste plutôt sur
2ers l’ensemble (Montherlant insiste plutôt sur le sentiment des hiérarchies que sur celui de la solidarité, comme bien l’on pense
2 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3 établies par le concours de l’expérience et d’un sentiment de convenance en quoi se composent le plaisir et la conscience de Mes
4ion de mes petites certitudes5, j’éprouve vite le sentiment d’être dans un débat étranger à ce véritable débat de ma vie : commen
3 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
5 monotone nous allons voir courir l’arabesque des sentiments et le mouvement perpétuel de l’amour. Plaisir de se sentir engagé dan
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
6il définit sa propre théorie de la « garantie des sentiments », où l’on est en droit de voir le germe d’un moralisme nouveau qui s
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7 blanche, je vais écrire ce que je trouve en moi (sentiments, idées, souvenirs, désirs, élans, hésitations, obscurités, etc.). Sup
8s accomplis, je revis plus ou moins fortement des sentiments que je crois avoir éprouvés à tel moment de mon passé. Parfois — rare
9 retrouve un être si différent. Les gestes et les sentiments qui se proposaient à mon souvenir ont été passés au crible de la minu
10 faut dépasser.)   Si j’en crois l’intensité d’un sentiment intime, ce moi idéal que j’appelle en chaque minute de ma joie est pl
11jettissement au moi idéal exige une politique des sentiments plus subtile et, je pense, moins vulgaire que cette agilité offensive
6 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
12ystique exige pour être compris une complicité de sentiments ou d’état d’âme. Je ne verrais guère que Louis de Meuron, parmi ses a
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
13Maladère une étrange harmonie entre le climat des sentiments et celui des campagnes désolées où ils se développent. Paysages trist
14 n’évoquer plus que des visions où se condense le sentiment du récit. Dans le Cœur gros, c’était un parc avant l’orage, le rose s
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
15t la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réveil des vieux, Maurras, Lounatcharsky, la SdN, et même Edmond
9 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
16 par un léger décalage dans la chronologie de nos sentiments et de nos actes. Donc, n’ayant pas renoncé à certaine idée que j’avai
17ien de positivement démodé ; je n’eus même pas le sentiment de quoi que ce soit d’immatériel. D’ailleurs le trouble où m’avait je
18se. Gérard l’attribuait à une certaine anémie des sentiments, à un manque de caractère aussi. La fidélité véritable est une œuvre
19mement précieuse, qu’on n’approcherait qu’avec un sentiment religieux de la beauté. Mais je crois que l’Orient est devenu fou. Il
20argissent, se fondent, se superposent. Cinéma des sentiments qui montre vivantes dans la même minute toutes les incarnations d’un
21nt que décors mouvants dans la lueur bariolée des sentiments, ils ne sont que reflets, épisodes, symboles : le vrai drame de son d
10 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
22Il varie sur son visage les jeux de lumière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire au coin de sa bouche dans les moments
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
23ns et des rêves de l’enfance et cette féminité du sentiment, du tour de pensée même, qui faisaient déjà du Perroquet Vert un peti
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
24sorts de sa joie : l’effort libre et généreux, le sentiment d’avoir inventé ou compris par soi-même, la liberté et une certaine d
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
25 prix du mètre courant. Encore que je prenne les sentiments trop au sérieux pour faire ici du sentiment, je suis sensible au char
26 les sentiments trop au sérieux pour faire ici du sentiment, je suis sensible au charme de cette fantaisie. Mais ce qui fait très
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
27e une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les sentiments. Maintenant il y a le rationalisme 12 et la sentimentalité. Ce ration
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
28s sensibilités secondes et tout un arc-en-ciel de sentiments dont les accords imitent la blancheur éclatante de l’amour… Que diron
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
29nsez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C'est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-
30C'est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. J'expliquais donc que
31 l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa véritable légitimité — on comprend que
32. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas d
33à côté de l’essentiel13. Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs. Songez à ce qui forme l’opinion, cet
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
34livrés, ces fragments sont capables d’éveiller le sentiment rare et grandiose que j’appellerais celui du tragique de la pensée. «
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
35ens je roule. J’aime ces heures désorientées ; le sentiment du « non-sens » de la vie n’est-il pas comparable à ce que les mystiq
36oyage, je me dis que c’est de là que j’ai tiré le sentiment d’absurdité foncière qu’il m’arrive d’éprouver en face d’une action p
37use d’un pari peut-être fou, et qui porte sur des sentiments indéfinis, à cause de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul inst
19 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
38de l’Antiquité, et singulièrement de la Grèce, le sentiment d’une harmonie nécessaire entre nos gestes et nos pensées, nos créati
39pensées, nos créations et notre connaissance ; le sentiment d’une harmonie à sauvegarder au sein de nos connaissances même, et da
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
40e de lucidité qui ne laisse subsister de tous les sentiments qu’une « fraternité désespérée » devant la mort. Tout cela, dira-t-on
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
41notre intérêt de se concentrer uniquement sur les sentiments, et dès lors elle constitue un milieu privilégié pour l’étude du cœur
42La durée est l’élément tragique par excellence du sentiment, parce qu’elle le transforme sans cesse, alors que nous sommes attach
43nstants parfaits de nos affections ; parce que le sentiment ne souffre pas une ascension continue, mais une fois atteint le momen
44e franchement : « … dans nos églises j’éprouve un sentiment de détresse aiguë, ou bien je m’y ennuie. » Et l’on découvre soudain
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
45ts aériens excite, lorsqu’ils frappent la vue, un sentiment d’extase émerveillée auquel la folie n’est pas étrangère. » — « Cepen
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
46nt idéaliste et pourtant jamais dupe de ses beaux sentiments lorsqu’il s’y mêle des motifs tout matériels. Ses larmes augmentèren
47s larmes augmentèrent en pensant à la pauvreté de sentiments des chrétiens ; il pensait aussi que lui-même, à la fin du mois, devr
48nt comme un panorama devant ses yeux. Au-delà des sentiments de Hamlet, voyant la procession funèbre d’Ophélie, pensa Eiichi, il y
49 d’un mot le caractériser. Parmi les innombrables sentiments : doutes, passions, conflits qu’il met en jeu, c’est toujours l’absen
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
50r le déclin de la personnalité, la profondeur des sentiments et leur tristesse, que Frommel exprime au sujet de Mon Frère Yves. I
51on avec l’infini, se trouble et se complique ; le sentiment contredit à la pensée, la pensée contredit au sentiment, et, dans leu
52ent contredit à la pensée, la pensée contredit au sentiment, et, dans leur tumulte intérieur, les forces vives de l’être ont déch
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
53i lui importe, comme à nous, c’est précisément le sentiment d’absurdité qui se dégage de pareils faits lorsque l’esprit s’y attac
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
54ôtoie bien souvent l’angoisse, ou pis encore : un sentiment d’indifférence et d’inutilité. Quant à l’auteur de Saint-Saturnin, il
55spirées, comme le furent les plus grandes, par le sentiment tragique du péché et de la grâce souveraine. C’est cela qui donne aux
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
56oquetteries, a-t-on dit, — mais il n’est point de sentiments intermédiaires qui ne conduisent réellement vers une plénitude, pour
28 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
57e coup d’indignations pareilles et de sursauts du sentiment blessé que ces jeunes gens se sont connus. Cela crée le sous-entendu
29 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
58 Le sentiment de l’Europe centrale Un accord sans résolution Il arrive qu’au
59 qui nous frôle, éveille chez ceux qui restent un sentiment confus d’exil et de plaisir dont souvent j’ai cru distinguer la conta
60sailles, Trianon, convenaient mieux au rococo des sentiments qu’à l’hypocrite gravité des politiques. Ce projet, d’autre part, fla
61 fixer, de cerner, de localiser dans l’espace des sentiments ou des désirs sans fin, et qui n’ont de réalité qu’en un cœur, lorsqu
62s manifestations quotidiennes, dans le domaine du sentiment et des rapports sociaux, sont agaçants à l’extrême pour l’autre. Agac
63nter, l’idée qu’il était né malin. Paradoxe du sentiment Une rumeur lointaine et continue, nous l’entendons seulement lorsq
64n. Il n’y a sensation que du discontinu. Il n’y a sentiment que de ce qui nous quitte, ou nous surprend, ou bien encore au fond d
65ous déchire et nous ressuscite. À la naissance du sentiment, nous trouvons invariablement une contradiction interne, une séparati
66t un appel, et qui crée sa réponse — en vain. Le sentiment mesure une défaillance de l’être. Mais ici, deux interprétations devi
67ductible à l’ordre imposé. Passant à la limite du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on peut symbolise
68entimentalisme, dès qu’il devient délectation des sentiments, donne naissance à une lâcheté singulière devant la vie. Né d’un reta
69entrale. L’intelligence est sentimentale Le sentiment : un retard, un regret. Mais c’est aussi un retour amoureux, un regar
70tal.   L’instinct mène au plaisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte que la sensual
71 et plus débauchée) que la latine. Elle tourne en sentiments dans la mesure où elle refuse de s’accomplir pleinement. L’Italien fa
72gner à se laisser berner et houspiller au jeu des sentiments. Elle perd son mordant à n’ordonner que des idées, trop soumises par
73rise de conscience. Car voici bien le triomphe du sentiment : c’est qu’en définitive il détient plus de réalité que la sensation5
74 véritable est toujours sentimentale. ⁂ Europe du sentiment, patrie de la lenteur, — encore un paradis perdu ! C’était bien notre
75on à l’archéologie des états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en nous déjà, nou
30 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
76ien de positivement démodé ; je n’eus même pas le sentiment de quoi que ce fût d’immatériel. D’ailleurs le trouble où m’avait jet
77se. Gérard l’attribuait à une certaine anémie des sentiments, à un manque de caractère aussi. La fidélité véritable est une œuvre
78mement précieuse, qu’on n’approcherait qu’avec un sentiment religieux de la beauté. Mais je crois que l’Occident est devenu fou.
79ue des décors mouvants dans la lueur bariolée des sentiments, ils ne sont que reflets, épisodes, symboles : le vrai drame de son d
31 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
80asses du petit orchestre, avec des écharpes et du sentiment. (Vu de près, le sourire éperdu des ballerines est émouvant, masque p
32 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
81nsez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C’est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-
82C’est que vous êtes déjà bien malade. Il perd le sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. J’expliquais donc que
83 l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa véritable légitimité — on comprend que
84. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas d
85 à côté de l’essentiel8. Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs. Songez à ce qui forme l’opinion, cet
86ens je roule. J’aime ces heures désorientées ; le sentiment du « non-sens » de la vie n’est-il pas comparable à ce que les mystiq
87oyage, je me dis que c’est de là que j’ai tiré le sentiment d’absurdité foncière qu’il m’arrive d’éprouver en face d’une action p
88use d’un pari peut-être fou, et qui porte sur des sentiments indéfinis, à cause de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul inst
33 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
89oire de la fantaisie, de l’héroïsme et des grands sentiments bouleversants. C’était ce qu’il y avait de plus subversif dans les sa
34 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
90représente — l’éloquence, l’érudition, les grands sentiments, la morale en soi (pas la morale en vertu d’un dogme), le nationalism
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
91On nous a présenté cet amour du prochain comme un sentiment bienveillant, une tolérance à l’égard du voisin, une façon plus commo
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
92r héroïque — mais nous prônons tout simplement un sentiment que nous jugeons d’autant plus « idéal » qu’il exige de nous un moind
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
93rde. Et rien n’est plus atroce à supporter que ce sentiment-là ; l’absurdité de sa vie, l’absurdité du destin qu’on subit. Arrach
94certains lecteurs français en soient choqués — le sentiment d’une fraternité humaine que le roman d’André Malraux, qui porte préc
38 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
95i oppose depuis le xviiie siècle, sous le nom de Sentiment de la Nature. L’Occidental rationaliste naît dans une ambiance chréti
96prendre. Rousseau n’a pas trompé sur son état. Le sentiment extatique de la nature, dans la Cinquième Rêverie, comment le décrit-
97ment le décrit-il, sinon, précisément, comme « le sentiment de l’existence dépouillé de toute autre affection » (entendons : déga
98 de toute responsabilité !) ; il note bien que ce sentiment permet l’économie de tout « concours actif de l’âme » ; il pousse la
99mot de awe, qui exprime chez les lakistes ce même sentiment mêlé d’amour et de terreur, que ces mots soient intraduisibles en not
100onaliste, catholique et citadine, théorise sur le sentiment de la Nature, sans jamais atteindre au pathétique existentiel de la q
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
101ec l’ensemble vague et contradictoire d’idées, de sentiments, d’habitudes pieuses, de doctrines plus ou moins autorisées, de préju
40 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
102ris. L’humour du romantique jaillit des échecs du sentiment. Et certes, c’est le sentiment d’abord qui nous retient chez Pierre G
103llit des échecs du sentiment. Et certes, c’est le sentiment d’abord qui nous retient chez Pierre Girard, cette merveilleuse ingén
41 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
104tout ce que l’abbé Bremond appelait l’histoire du sentiment religieux, et il nous sera permis de souhaiter que cette lacune susci
42 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
105s ne sont pas en rapport avec les mœurs, avec les sentiments, avec les intérêts généraux des hommes à qui ils s’adressent, et si c
43 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
106i coupe court aux dernières pirouettes. Il y a un sentiment très juste dans le goût du pratique, des « solutions pratiques » qu’a
44 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
107On nous a présenté cet amour du prochain comme un sentiment bienveillant, une tolérance à l’égard du voisin, une façon plus commo
45 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
108es que ces moralistes ont décelées dans nos beaux sentiments, toute cette critique reste valable quand on se limite au plan humani
46 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
109lie, vous retrouverez ce visage, cette allure, ce sentiment de la vie immédiate que vous voyez grandir dans les nouvelles générat
47 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
110nt, se produit fatalement ce que j’appellerais un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel
111aite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux
112n de ces pays, se trouvait comme contraint par le sentiment général de reprendre à son compte à la fois l’autorité d’un chef d’Ég
48 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
113s de ce préjugé, si profondément enraciné dans le sentiment du Français moyen, si stérile, si stérilisant, si peu réaliste, si va
114ptation, au profit de l’État et de la finance, du sentiment patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distin
49 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
115’amour qui les domine. Une analyse racinienne des sentiments s’unit ici à la rigueur d’un idéal orgueilleux, ombrageux. Tout cela
50 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
116n de son milieu, aux idoles édifiées par ses bons sentiments ou par sa peur de la réalité, celui-là n’est pas né à la foi. Il n’a
51 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
117, ce n’est pas là une expérience ! Ou plutôt, les sentiments que nous éprouvons lors du Baptême et de la Cène n’ont aucune espèce
52 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
118cret, sensible, qui convient à la confession d’un sentiment ni partagé ni rebuté, et résigné dès le début à cet état. Le plaisir
119ec des ustensiles, une scie, un cheval ; avec les sentiments et les idées des autres, et leurs histoires ; avec le train banal des
53 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
120rien d’autre qu’une rationalisation mensongère du sentiment patriotique. C’est l’intervention abusive de la raison comparative da
54 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
121cteur de la liberté des personnes, destructeur du sentiment patriotique, destructeur à gauche et à droite des forces vives du pay
55 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
122ous dire ce soir, j’ai éprouvé plus que jamais le sentiment d’une grande absurdité. Sommes-nous bien des David prêts à marcher co
123ici que de pathos sentimental. Action, et non pas sentiment, ni piété, ni extase, ni cloître. Voilà pourquoi notre certitude joye
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
124, de concentrer notre vision sur l’objet brut, le sentiment élémentaire. Ainsi les changements de temps à l’intérieur d’une même
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
125contrainte « artificielle » des convenances ou du sentiment… Huizinga, dans son admirable Déclin du Moyen Âge 62, a là-dessus un
58 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
126 C’est qu’il ne cherche pas le pittoresque, ni le sentiment pour lui-même, mais l’enseignement objectif, au sens goethéen de ce t
59 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
127t pas le subjectivisme, ce n’est pas le vague, le sentiment incontrôlé, le romantisme et l’anarchie, etc. La subjectivité, c’est
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
128ais bien des passions égoïstes et courtes, ou des sentiments incontrôlés, — c’est-à-dire qu’elle est devenue une culture de la mau
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
129ie ; le nationalisme est une « socialisation » du sentiment patriotique. L’un n’est pas possible sans l’autre. Tout étatisme est
62 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
130ite place à notre doute, à nos questions, à notre sentiment privé. Il ne faut donc pas s’étonner de la multitude des problèmes qu
131er. Il me semble qu’il est d’abord éprouvé par le sentiment, comme une espèce de tragique dont on distingue mal les causes, la na
132un acte, c’est-à-dire une main tendue, non pas un sentiment drapé, non pas un idéal qui passe sur le chemin de Jéricho, devant l’
63 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
133er des frivoles ou des naïfs sur cette absence de sentiment profond des choses, de pouvoir poétique9 et de tendresse virile qui e
64 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
134Chambre lui oppose dans une adresse fameuse « les sentiments et la raison de la France ». La Révolution est achevée : son principe
65 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
135s avons exalté la fierté ; au lieu de cultiver le sentiment d’infériorité, nous avons mis sur le pavois le sentiment de l’honneur
136nt d’infériorité, nous avons mis sur le pavois le sentiment de l’honneur. Et au lieu de cultiver l’angoisse de l’imagination, nou
66 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
137sinon d’une mauvaise conscience, en tout cas d’un sentiment d’impuissance culturelle. Il est apparu plus tard en URSS qu’en Allem
67 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
138lture. Par cette méthode négative se précisera le sentiment que trahit ma formule de départ. 2° En décrivant les attitudes ou « v
68 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
139 que l’esprit, livré à des systèmes, y a perdu le sentiment. Résumons-nous : pour la pensée active, rien n’est pratique ou théori
69 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
140 un « journal intime ». Je n’y parlais pas de mes sentiments, mais de mon entourage et des questions qu’il me posait. Je m’exerçai
141ion de la terre, ou d’une bestiole à son travail, sentiment de la journée vide, du temps qui a pris le rythme des vies simples. E
70 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
142. Il fait erreur. Nous sommes dans le Midi, où un sentiment obscur de latinité a survécu. Et épices (d’où épicerie) et espèce (d’
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
143ause d’un chiffre, à cause de la coïncidence d’un sentiment ou d’un pressentiment et d’un hasard tout extérieur, à cause d’un cer
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
144lus loin : « Écrire ne m’intéresse que si j’ai le sentiment que ce que j’écris, par la forme et par le fond, serait de nature à m
73 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
145nte, décor naturel envoûtant, intimement mêlé aux sentiments des personnages. Considérez ces trois facteurs dans le roman de la gr
74 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
146es dans une revue. Reste : environ 200 francs. Le sentiment de dépendre entièrement de bonnes ou de mauvaises volontés lointaines
147intaines, et du hasard, éveille par résonnance un sentiment de liberté, de gratuité aventureuse. Mon sort ne dépend plus de ce qu
148ne à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorm
149n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorme que personne ne pense à
150ons. Ce n’était pas cette vacance où les idées et sentiments changent de climat. Le loisir n’est pas simplement la cessation du tr
151ait. Mais je n’arrive plus du tout à retrouver ce sentiment d’absurdité que provoquait en moi, précisément, la présence physique
152s, destruction, dévoration, le tout accompagné de sentiments « humains », admiration, répulsion, pitié, etc. En somme, tout se bor
153elle ne fait pas tant d’histoires, ne fait pas de sentiment. Et pourtant, ma sensiblerie n’est hypocrite que parce qu’elle reste
154eux heures, avant le départ, pour faire un peu de sentiment sur l’île, et le bilan de l’année écoulée. Bilan. S’installer dans l
75 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
155signifie pas nécessairement qu’ils aient perdu le sentiment de leur commune condition. Ils sont peut-être trop pareils pour éprou
76 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
156s dans une revue. Reste : environ 200 francs. Le sentiment de dépendre entièrement de bonnes ou de mauvaises volontés lointaines
157ointaines, et du hasard, éveille par résonance un sentiment de liberté, de gratuité aventureuse. Mon sort ne dépend plus de ce qu
158 née, pourquoi nepuis-je m’empêcher d’éprouver un sentiment de regret pour elle, de resserrement ? 4 décembre 1933 Ma gêne
159ne à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorm
160n’est précisément qu’un sentiment de gêne en moi. Sentiment qu’il y a là quelque absurdité, et si énorme que personne ne pense à
161ons. Ce n’était pas cette vacance où les idées et sentiments changent de climat. Le loisir n’est pas simplement la cessation du tr
162signifie pas nécessairement qu’ils aient perdu le sentiment de leur commune condition. Ils sont peut-être trop pareils pour éprou
163ait. Mais je n’arrive plus du tout à retrouver ce sentiment d’absurdité que provoquait en moi précisément, la présence physique d
164s, destruction, dévoration, le tout accompagné de sentiments « humains », admiration, répulsion, pitié, etc. En somme, tout se bor
165elle ne fait pas tant d’histoires, ne fait pas de sentiment. Et pourtant, ma sensiblerie n’est hypocrite que parce qu’elle reste
166eux heures, avant le départ, pour faire un peu de sentiment sur l’île, et le bilan de l’année écoulée. Bilan. — S’installer dans
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
167on moins certain que chacun de ces voyageurs a le sentiment de s’en aller librement. Il se croit libre, et concrètement, il l’est
168ime, une prétendue « relation » de ses pensées et sentiments. C’est d’abord que cet auteur, s’il a l’intention d’écrire un journal
169ause d’un chiffre, à cause de la coïncidence d’un sentiment ou d’un pressentiment et d’un hasard tout extérieur, à cause d’un cer
170’apparition de délires subits de la pensée ou des sentiments. Aigreur et nervosité qui révèlent surtout un refoulement séculaire d
171 et surtout cet ennui dans la jeunesse rurale, ce sentiment d’être à l’écart du monde, — et de n’être lié à son voisin que par le
78 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
172propagande totalitaire. Tout cela n’exprime qu’un sentiment d’infériorité collective, un manque de foi réelle qui se déguise en d
79 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
173que, d’origine sacrée, transformera peu à peu nos sentiments, en leur prêtant des « couleurs » religieuses. Et cette immense « mys
174on l’éloigne en rêve, on s’acharne à dépayser les sentiments qui sont en train de se nouer dans une durée étale et trop sereine. C
80 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
175à se recréer, celui du schizophrène qui « perd le sentiment », celui d’une société qu’il faut bâtir « à hauteur d’homme » et non
81 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
176cue et les règles sociales. D’où le cocasse et le sentiment de libération. En outre, quoi de plus important pour un enfant que la
82 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
177fennigs par crainte des listes noires, produit un sentiment de honte générale. Tâchons du moins de sauver l’honneur. (Il est vrai
83 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
178 l’économie ; et le nationalisme « socialise » le sentiment patriotique. L’un n’est plus possible sans l’autre, dans l’état de no
179de la reconstruction d’une communauté autour d’un sentiment « sacré ». Et ce n’est pas la soif d’une tyrannie, au sens politique
84 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
180ieux. On y pénètre de tout son corps, de tout son sentiment charnel, on l’accepte avec toute la nature, sans préjugés ni fausse p
85 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
181us restent, de nous faire une idée, et mieux : un sentiment, de la foi du « pieux homme frère Claus ». Nous en sommes forcément r
86 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
182 sommes ensemble. Il s’est formé, dans la cité un sentiment encore diffus de vide social, analogue à celui qui dut marquer la déc
183ns les plus grossiers, et par exemple par le seul sentiment d’une fraternité charnelle, d’un coude à coude pathétique. Ce n’est p
184orce. Car il ne suffit plus d’entretenir un vague sentiment religieux, vestige d’un passé touchant, pour répondre à une religion
87 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
185, c’est une Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés le Romantisme — encore
88 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
186ue trop ancienne et facile, laisse l’homme sur un sentiment de déception et d’indicible appauvrissement. Le monde rationnel est r
187 de l’être en exil. » II. L’Être en exil Ce sentiment d’exil que nous trouvons à l’origine des expériences mystiques les pl
188nt dits, tout au moins sur les causes humaines du sentiment d’exil où leur passion s’éveille. Le chapitre important consacré par
189us, le moi perd peu à peu de sa réalité : d’où le sentiment si fréquent chez la plupart des romantiques d’être mal assuré de sa p
190etrouvée : car le moi qui s’y perd, perd aussi le sentiment de sa culpabilité. Mais d’une autre manière encore, et plus précise,
191 sommes les fils des vertueux Germains ! Et de ce sentiment de culpabilité, refoulé avec force et bruyamment nié (tous les discou
192mands n’ont pas perdu la guerre) doit résulter un sentiment de manque d’assurance nationale. La vraie Allemagne ne peut pas être
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
193« cimentaient l’union des peuples celtiques et le sentiment de leur parenté »12. Les druides formaient des confréries religieuses
194ondi faisait remonter aux Arabes le mysticisme du sentiment : on écarte dédaigneusement « cette énormité »26. Diez a montré des r
195rent étrangers. (Cette idée me paraît éclairer un sentiment fondamental chez l’homme, même de nos jours.) L’âme, dès lors, se tro
196Et d’où viendrait, sinon, l’incertitude, voire le sentiment d’équivoque dont on ne peut se départir à la lecture de ces poèmes am
197x. De même, pour prendre un exemple moderne, le « sentiment chrétien » que l’on reconnaît chez un Baudelaire est autre chose qu’u
198ussi, dans la lyrique courtoise une expression de sentiments religieux de l’époque53, Jeanroy écrit : « Dans ces affirmations hard
199eurs siècles plus tard, ne put que sanctionner un sentiment qui n’avait pas attendu le dogme pour triompher dans tous les arts. E
200 père (obstacle à l’amour pour la mère) et par le sentiment de culpabilité qui en résulte. Le poids de l’autorité patriarcale réd
201touche à la femme reste « impur ». Ce complexe de sentiments œdipiens est d’autant plus contraignant que la structure sociale est
202re, chair, sexualité procréatrice, — tandis qu’un sentiment d’adoration purifiée peut se porter sur le Dieu-Esprit. En même temps
203sé aux époux sans qu’il soit tenu compte de leurs sentiments. En même temps, le relâchement de l’autorité et des pouvoirs ménage,
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
204tique n’est pas celle qui, s’élevant d’un état de sentiment, mènerait à une union suprême, au sommet d’un élan d’amour : L’amour
205tinien, mais encore elle figure la pureté même du sentiment chrétien dans sa chasteté et sa simplicité élémentaires, sans exaltat
206uire et à communiquer l’essence tout ineffable du sentiment que l’on vit. Là encore, les textes confirment l’exactitude de notre
207en terrestre. Déplorer que les mots trahissent le sentiment « ineffable » et qu’il faut pourtant dire. L’amour qui purifie et cha
208sent par le même réalisme quand ils sacrifient le sentiment du merveilleux à celui d’une intimité plus familière et plus émouvant
209tion des sens, mais à la douloureuse intensité du sentiment. Intoxication par l’esprit. L’histoire de la passion d’amour, dans to
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
210el entraîne et favorise naturellement l’essor des sentiments latents qui se trouvent les plus aptes à s’exprimer de la sorte. C’es
211tif.) En ce domaine, il est aisé de vérifier. Les sentiments qu’éprouvent l’élite, puis les masses par imitation, sont des créatio
212 de conscience. À défaut de cette rhétorique, ces sentiments existeraient sans doute, mais d’une manière accidentelle, non reconnu
213ette, le hardi, etc. — donne à la dialectique des sentiments sa meilleure garantie de précision, et disons même de vérité. Ici c’e
214tre les ordinaires ? Penses-tu qu’il s’arrête aux sentiments vulgaires ? Il le prend de haut : méfions-nous. C’est qu’il se dispo
215nt emprisonner, dans l’artifice de ses pompes, le sentiment. Aussi bien, l’analyse de la passion telle que la conduit un Descarte
216pêtres du dimanche.) Spinoza définit l’amour : un sentiment de joie accompagné de l’idée d’une cause extérieure. C’est juste en u
217usseau avait de Pétrarque, véritable inventeur du sentiment de la nature et du lyrisme de la solitude.) Avec d’Urfé, la courtoisi
218de dépit à peine voilé : « J’ai pris pour toi des sentiments plus paisibles, il est vrai, mais plus affectueux et de plus de diffé
219 son accomplissement ici-bas ! Comprends bien mon sentiment : chercher cette satisfaction serait folie. Mourir ensemble ! (Mais s
220chement de l’esprit, la purification abstraite du sentiment. Les êtres et les choses, ces prétextes, percés par un regard désabus
221volte qui se veut « primitive ». Ce n’est plus le sentiment que l’on idéalise, c’est l’instinct. Je songe à une certaine école de
222s les plus divers : politique, lutte des classes, sentiment national, tout devient prétexte à « passion » et déjà s’exalte en « m
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
223ception pieuse, ascétique, attire à elle tous les sentiments moraux ; la sensualité, abandonnée au diable, se venge terriblement.
224guerre », et n’étaient donc animés « ni par aucun sentiment de gloire ni par aucun motif extérieur », l’armée française se présen
225ces livres du temps dans lesquels il n’y a pas un sentiment exprimé qui ne soit feint ou dissimulé… « N’omettre rien », c’est le
226ériels… parce qu’elles allaient mettre en jeu des sentiments, des passions, c’est-à-dire des éléments de force jusqu’alors inexplo
227ur « troubler » ces petits calculs et ces « beaux sentiments » de série. (Comme une goutte d’eau « trouble » l’absinthe, et c’est
228 foule de la responsabilité de ses actes, donc du sentiment oppressant de sa culpabilité morale. Elle se rend au sauveur terrible
229 l’empoignera plus facilement dans le domaine des sentiments… De tous temps, la force qui a mis en mouvement les révolutions les p
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
230on l’éloigne en rêve, on s’acharne à dépayser les sentiments qui sont en train de se nouer dans une durée étale et trop sereine. C
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
231totalement absurde d’exiger de l’homme un état de sentiment. L’impératif : « Aime Dieu et ton prochain comme toi-même » crée des
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
232trouvé le verbe avec lequel ils définissent leurs sentiments. La philosophie de Motse (taoïste) — la seule un peu chrétienne, qui
233poursuivre toute la vie cette ombre : l’amour, ce sentiment aussi vague, incertain, indéfini que tous les autres, et dont nous vo
234nous ne pouvons avoir de doutes sur la nature des sentiments dont Thibaut est animé. » Précisément, l’objet de mon ouvrage est, en
96 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
235s. On ne peut pas additionner des chiffres et des sentiments. Il ne faut pas tout mélanger… Et en effet, nous mélangeons de moins
236ment se produit fatalement ce que j’appellerai un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse, d’où naît le beso
97 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
237ent écouter et puissent entendre sans éprouver le sentiment de s’être égarés dans un milieu où ils sont déplacés. Que nos Églises
238, enfin, que la liturgie crée dans l’auditoire un sentiment de communion, ou de communauté spirituelle. Une vraie liturgie doit ê
239mon n’est pas des meilleurs, j’ai tout de même le sentiment d’avoir approuvé mon Église, et d’en avoir reçu le message essentiel.
98 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « À cette heure où Paris… » (17 juin 1940)
240a défaite irrémédiable devant l’esprit, devant le sentiment, devant ce qui fait la valeur de la vie. Je songe au chef de guerre q
99 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
241 gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son sentiment… » Kierkegaard, lui aussi, répétait : je ne suis pas chrétien. Mais c
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
242nt, se produit fatalement ce que j’appellerais un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel
243aite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux
244n de ces pays, se trouvait comme contraint par le sentiment général de reprendre à son compte à la fois l’autorité d’un chef d’Ég