1 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
1out besoin d’une purge violente qui chasse ce ver solitaire du matérialisme. Et quand on m’aura démontré que les besoins de l’épo
2 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
2es que je mesure ma jeunesse : dans ces campagnes solitaires, je promène un adolescent. Tout l’après-midi j’ai rôdé, marchant, m’a
3 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
3u Christ est proprement ce qui « personnifie » le solitaire, ce qui le rend concret, c’est-à-dire présent à lui-même et aux autre
4 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
4 relève le défi collectiviste. Il soutient que le solitaire est plus grand que la foule anonyme, que la vie de l’esprit n’est pos
5le mesure de l’esprit. Nous irons donc à ce grand solitaire, à ce témoin extrême et décisif dont la mort, comme un sceau d’éterni
6voir compris mieux qu’aucun autre le message du « solitaire devant Dieu ». L’ironie Lorsque je vois de toutes parts, en Eur
7et c’est ce qu’ils appellent l’amour.57 » Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmatique d’un Dostoïevski. Ici
8son action. Et ce centre, c’est « la catégorie du solitaire ». Bien des malentendus seraient ici possibles ; que l’on écarte, au
9 Qu’est-ce que son ordre ? La loi du Créateur. Le solitaire que Kierkegaard appelle, c’est l’homme seul devant son Dieu. Mais com
10 n’est rien qu’un exemplaire dans le troupeau. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui répond à la foi, cet appel. Quand on par
11ent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine de sa réalité. Celu
12 du vent, défection ou orgueil fantastique. Le solitaire et les faux dieux Nous croyons à la foule, aux races, à l’histoire
13uie sur le néant et précipite sa propre ruine. Le solitaire qui condamne « la masse » n’est un aristocrate que s’il ne veut pas l
14e la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne saurait se comparer qu’à la vocation qu’il reçoit. Où l’orgue
15lu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a voulu que tout s’explique, que tout s’impli
16a désigner, dans le refus de cette « catégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l
17t, entre les temps, dans l’instant éternel. Le solitaire peut-il agir ? Le maléfice hégélien, c’est l’objectivité : cette a
18. Dans ce temps de la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus présent. Parce
19it à montrer de Kierkegaard que sa « catégorie du solitaire » est le seul fondement pratique d’une collectivité vraiment vivante.
20lement devant Dieu. Et, d’autre part, l’acte du « solitaire » n’est pas de ceux dont nous ayons à développer les conséquences. Ou
21Kierkegaard portent cette dédicace fameuse : « Au solitaire que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. » Kierkegaar
22ersonne ne se sent atteint, mais si l’on parle au solitaire de son angoisse, c’est de la mienne. Kierkegaard s’adresse au chrétie
23, il faut être « l’impossible » : il faut être le solitaire. Kierkegaard peut-il nous aider ? (Un homme pourrait-il nous aider ?)
5 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
24aime, je ne suis plus un isolé9, mais je reste un solitaire. C’est dans cette « solitude menacée » que viennent en fin de compte
6 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
25aliste, prêtre de l’esprit pur, s’adonne au culte solitaire des choses « sérieuses et précises ». Et que le monde suive le cours
7 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
26t des pantins. Et le héros du spirituel devint le solitaire par excellence, le méconnu et l’angoissé. Sa grandeur étant mesurée p
8 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
27, je ne suis plus un isolé ; pourtant je reste un solitaire. De l’héroïsme C’est dans cette solitude menacée que viennent e
28tion s’opère au prix d’un héroïsme, d’une passion solitaire et féconde. Telle est la loi du monde, et il est admirable de l’aimer
29toutes ces tensions dans la tension originelle et solitaire de la personne, acte concret par excellence, acte qui part de limitat
9 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
30é individuelle, — l’intellectualisme, — la pensée solitaire, — et le bonheur. Tandis que les jeunes, les malheureux, respectent l
10 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
31ans une expérience forcée de vie pauvre, libre et solitaire — trois grands mots ! et pourtant c’est bien cela — tout au bout d’un
11 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
32ans une expérience forcée de vie pauvre, libre et solitaire — trois grands mots ! et pourtant c’est bien cela — tout au bout d’un
12 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
33 bien ouverts, l’esprit clair. Clarté d’un minuit solitaire, veillée trop lucide peut-être, puisque le monde n’y porte plus d’omb
13 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
34ue peu de solitude et peu d’angoisse, très peu de solitaire angoisse.) ⁂ Seule une décision de cet ordre, irrationnelle mais non
35 ailleurs que dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocatio
14 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
36, par contre, cultivent avec amour le souvenir du solitaire du Ranft, que Rome a dès longtemps béatifié, et que la vénération du
37qu’il faut négocier un traité. C’est ainsi que le solitaire conseille aux Suisses de se montrer prudents dans l’affaire de Bourgo
38 le curé de Stans monte au Ranft, et il adjure le solitaire de tenter un dernier effort. On ne sait pas — on ne saura jamais — de
39que les réformés sont les véritables disciples du solitaire, puisqu’ils ont gardé la foi la plus ancienne, celle des Apôtres, et
15 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
40autorité, pour calmer les passions déchaînées. Le Solitaire est donc devenu la principale force morale et politique de toute la C
16 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
41ue peu de solitude et peu d’angoisse, très peu de solitaire angoisse.) Seule une décision de cet ordre, irrationnelle mais non se
42 ailleurs que dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocatio
17 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
43parmi les monstres froids. » Mais à part ces deux solitaires, personne ne sut ou n’osa voir à quoi devait conduire le Progrès, aba
18 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
44parmi les monstres froids. » Mais à part ces deux solitaires, personne ne sut ou n’osa voir à quoi devait conduire le Progrès, aba
19 1944, Les Personnes du drame. Introduction
45t de l’esprit qui la transforme ; l’opposition du solitaire et de la foule, à l’intérieur même de l’individu ; l’attestation des
20 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
46nois, l’on peut lire cette inscription nue : « Le solitaire ». Le rire et la passion sévère, le ricanement puissant et le message
47ute où l’homme prie en toute droiture. »24 Un solitaire devant Dieu. Alors tout se rapporte à un rapport unique, celui-là mêm
48ontre le monde qui ne sera sauvé que par égard au solitaire, cet homme n’appartient plus à la forme du monde, mais seulement à sa
49 masse », alors que la foi véritable est celle du solitaire que plus rien ne soutient, hors la foi ? « Celui qui ne renonce pas à
50le sceau de l’amour chrétien. IIINécessité du solitaire 1.On appelle l’esprit… De quoi se plaint l’Intelligence ? Si
51 relève le défi collectiviste. Il soutient que le solitaire est plus grand que la foule anonyme ; que la vie de l’esprit n’est po
52le mesure de l’esprit. Nous irons donc à ce grand solitaire, à ce témoin extrême et décisif dont la mort, comme un sceau d’éterni
53voir compris mieux qu’aucun autre le message du « solitaire devant Dieu ». 3.L’Ironie Lorsque je vois de toutes parts, en E
54 c’est ce qu’ils appellent l’amour 51. » Rire du solitaire, qui ressemble peut-être à la pitié énigmatique d’un Dostoïevski. Ici
55 : de son action. Ce centre est « la catégorie du solitaire ». Bien des malentendus seraient ici possibles : écartons, dès le pre
56confronter à la réalité chrétienne de l’homme. Le solitaire que Kierkegaard appelle, c’est l’homme isolé devant son Dieu. Mais co
57 n’est rien qu’un exemplaire dans le troupeau. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui répond à la foi, cet appel. Quand on par
58ent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine de sa réalité. Celu
59 vent, défection, ou orgueil fantastique. 5.Le solitaire et les faux-dieux Nous croyons à la foule, aux races, à l’Histoire
60uie sur le néant et précipite sa propre ruine. Le solitaire qui condamne la masse ne peut se fonder que sur sa vocation, et il ne
61e la Parole qui le distingue. Suprême humilité du solitaire ! Il ne saurait se comparer qu’à la vocation qu’il reçoit. Où l’orgue
62lu chasser du monde le paradoxe et le scandale du solitaire plus grand que tous. Il a voulu que tout s’explique, que tout s’impli
63est dans le refus moderne de cette « catégorie du solitaire », de l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l
64 entre les temps, dans l’instant éternel. 6.Le solitaire peut-il agir ? Le maléfice hégélien, c’est l’objectivité : cette a
65e. Dans ce temps de la masse où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus présent. Parce
66it à montrer de Kierkegaard que sa « catégorie du solitaire » est le seul fondement pratique d’une collectivité vraiment vivante.
67l’isolement devant Dieu. D’autre part l’acte du « solitaire » n’est pas de ceux dont nous ayons à développer les conséquences. Ou
68e Kierkegaard portent cette dédicace fameuse : Au solitaire, que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. Kierkegaard
69rsonne ne se sent atteint ; mais si l’on parle au solitaire de son angoisse, c’est de la mienne. Kierkegaard s’adresse au chrétie
70nant, il faut être l’impossible : il faut être le solitaire. Kierkegaard peut-il nous aider ? Ou bien seulement nous-a-t-il déliv
21 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
71rkegaard critiquait son temps au nom de la foi du Solitaire, réalité fondamentale de toute existence dans le monde. Mais si la fo
72nce dans le monde. Mais si la foi est la santé du Solitaire, elle est aussi ce qui le remet en communion avec son prochain devant
22 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
73e profond mais étroit, je vois des couples et des solitaires éteindre et rallumer leurs lampes. Une blonde platinée, en peignoir r
23 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
74des ou trop vernies, Times Square, après un dîner solitaire, un soir de pluie, c’est le contraire d’un exercice spirituel : une v
75e profond mais étroit, je vois des couples et des solitaires éteindre et rallumer leurs lampes. Une blonde platinée en peignoir ro
24 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
76es ou trop vernies, — Times Square après un dîner solitaire, un soir de pluie, c’est le contraire d’un exercice spirituel : une v
25 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
77e occasion. Mais il y en avait beaucoup d’autres, solitaires, au regard lointain. Et je pensais en les regardant à tous les drames
78ci, que rejoindre ma vie, pas à pas dans les bois solitaires ? Il se peut qu’on m’envoie bientôt en Afrique du Nord, et de là… Et
26 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
79e profond mais étroit, je vois des couples et des solitaires éteindre et rallumer leurs lampes. Une blonde platinée en peignoir ro
27 1947, Doctrine fabuleuse. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
80e danois, sur laquelle on peut lire ces mots : Le Solitaire. Cet homme-là ne croyait pas au bonheur, mais au salut. Il ne croyait
81t ne peut être dit aux masses. Et le programme du Solitaire à la radio serait écouté chaque dimanche par quarante millions de per
28 1947, Doctrine fabuleuse. L’ombre perdue
82èce d’activité, purement descriptive il est vrai, solitaire, presque mécanique : il dresse un vaste catalogue de toutes les plant
29 1947, Doctrine fabuleuse. Angérone
83 le dialogue des corps, tandis que le plaisir est solitaire, instant où les amants sont le plus séparés, arrachés, retirés en soi
30 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
84: Mets-toi en marche, tout seul. Tous les autres solitaires se joindront à toi, à tes côtés sans que tu les voies. Et chacun pens
31 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
85spiritualité, fidélité à l’Alliance primitive. Au solitaire laïque s’oppose trait pour trait cet ambitieux prince de l’Église que
32 1958, Journal de Genève, articles (1926–1982). Hommage à Pasternak (31 octobre 1958)
86étrangers : « C’est une immense joie, mais un peu solitaire ! » sachons qu’il s’agit moins de lâcheté, dans son cas, que de patri
33 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
87 et surtout en Son Incarnation. Combien de femmes solitaires et trahies ont étendu leur ressentiment à l’espèce entière : tout ce
34 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
88que et naturelle que revêt la sociabilité chez le solitaire qui garde ses distances… » Finalement, je crois bien que Kassner est
89s’est approché des lointains Sera ce que son vol solitaire a conquis. « Voilà qui est Zen, conclut Kassner, ou solution d’un pr
35 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
90mment par Albert Camus : c’est un homme à la fois solitaire et solidaire. Le But étant donc la personne, c’est la réalité sentie
36 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
91e huit chemins publics peut-il former un « coin » solitaire et dérobé ? Si la rencontre de trois routes suffit à donner son nom à
92s suffit à donner son nom à tout ce que craint un solitaire : la trivialité, combien plus triviale encore doit être la rencontre
93iée par ces derniers mots à la vie trop réelle du Solitaire, la fascination du mythe révèle ici sa vraie nature de virtualité exi
37 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
94e huit chemins publics peut-il former un « coin » solitaire et dérobé ? Si la rencontre de trois routes suffit à donner son nom à
95s suffit à donner son nom à tout ce que craint un solitaire : la trivialité, combien plus triviale encore doit être la rencontre
96iée par ces derniers mots à la vie trop réelle du Solitaire, la fascination du mythe révèle ici sa vraie nature de virtualité exi
38 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
97que et naturelle que revêt la sociabilité chez le solitaire qui garde ses distances… » Finalement, je crois bien que Kassner est
98s’est approché des lointains Sera ce que son vol solitaire a conquis. Voilà qui est Zen, conclut Kassner, ou solution d’un probl
39 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
99eau, accomplis une étrange navigation, errante et solitaire. Mais toi, souverain de la mer blanchissante, ébranleur de la terre,
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
100oule active circulait dans ces routes aujourd’hui solitaires. En ces murs où règne un morne silence, retentissaient sans cesse le
101un jour sur de muettes ruines, et ne pleurera pas solitaire sur la cendre des peuples et la mémoire de leur grandeur ?140 Chris
41 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (II)
102e dans de pieuses méditations entre les murailles solitaires des monastères… … Tels étaient les beaux traits essentiels de ces tem
42 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un problème séculaire : la Russie et l’Europe
103d l’idée que la Russie n’a rien donné au monde : Solitaires dans le monde, nous n’avons rien donné au monde, nous n’avons rien ap
104 demandait que l’on inscrivît sur sa tombe : « Le Solitaire » : Toute l’Europe, avec la hâte d’une passion croissante, se perd d
43 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
105é et son humanité.283 Voici enfin une voix très solitaire et insolite, mais qui a porté au plus profond de beaucoup de nos meil
106end bien que de nuit, quand Marc Aurèle chevauche solitaire dans la lumière atténuée, dont le reflet renvoyé par les fontaines ru
44 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
107’existence des autres, plutôt que dans l’aventure solitaire du mysticisme, ou de la connaissance au sens hindou. Amour et recherc
45 1969, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’avenir du fédéralisme (septembre 1969)
108iété. Pourvu de libertés mais de responsabilités, solitaire et solidaire (selon le mot de Victor Hugo repris par Camus), distingu
46 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les prophètes de la décadence (24 septembre 1970)
109un jour sur de muettes ruines, et ne pleurera pas solitaire sur la cendre des peuples et la mémoire de leur grandeur ? Une trent
47 1970, Le Cheminement des esprits. Diagnostics de la culture — Conclusions sur l’avenir et la liberté de la culture
110: « Mets-toi en marche tout seul, tous les autres solitaires se joindront à toi, à tes côtés sans que tu les voies, et chacun pens
48 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
111un jour sur de muettes ruines, et ne pleurera pas solitaire sur la cendre des peuples et la mémoire de leur grandeur ? Une trent
49 1970, Lettre ouverte aux Européens. II. L’union fédérale
112 corpuscules, mais aussi de vraies ondes…) 30. Solitaire et solidaire Notre modèle de pensée fédéraliste ainsi posé à la cl
113vu de libertés mais de responsabilités, à la fois solitaire et solidaire (selon le mot de Victor Hugo repris par Camus), distingu
50 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. I. Pour une nouvelle définition du fédéralisme
114iété. Pourvu de libertés mais de responsabilités, solitaire et solidaire (selon le mot de Victor Hugo repris par Camus), distingu
51 1972, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Merveilleux Lavaux (23-24-25 décembre 1972)
115ur fatal : dès qu’un touriste découvre un endroit solitaire, la foule s’y jette et le supprime. L’homme a besoin de solitude. Mai
52 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
116 Lors des trois blessures liées à des navigations solitaires, Iseut intervient pour guérir Tristan des effets du poison, puis ils
53 1973, Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui (1973). Après le xiie siècle : vers une littérature distincte du social
117ie siècle des Troubadours, devient chant du cœur solitaire ; la tragédie, quittant l’amphithéâtre ou le parvis du temple devient
54 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). II. Strasbourg : la deuxième Table ronde du Conseil de l’Europe (« Promesses du xxe siècle »
118plé de nos villes hantées par l’immense foule des solitaires ; l’alignement des esprits, des jugements, des curiosités même par l’
55 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). IV. Berlin : le second Rapport au Club de Rome
119résulte chez les individus perdus dans les foules solitaires des mégapoles, dans le sentiment de leur impuissance devant leur dest
56 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi des régions ? (printemps-été 1975)
120résulte chez les individus perdus dans les foules solitaires, dans le sentiment de leur impuissance devant leur destin collectif,
57 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — La religion de la croissance
121 déracinés, de ces enfants perdus dans la « foule solitaire » et qui ne retrouvent une communauté qu’au sein d’un gang ? Dans les
122le flux ralenti des voitures qui transportent des solitaires ou des couples exaspérés. Places centrales transformées en parkings…
123e concentrations humaines produisent les « foules solitaires » des grandes villes. Trop de remèdes développent des maladies nouvel
58 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Devenir soi-même
124s villes d’aujourd’hui ne parvient plus à être ni solitaire ni solidaire pour reprendre une fois de plus l’antithèse hugolienne.
125dont l’exercice concret le relie à ses prochains. Solitaire parce qu’il est unique physiologiquement et spirituellement, mais sol
59 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Passage de la personne à la Cité
126ndividus de toute classe perdus dans les « foules solitaires », livrés au sentiment de leur impuissance devant leur destin collect
127ncore pour subsister dans leur refus. Un monde de solitaires est concevable, mais ce serait nécessairement celui de la dernière gé
128it de savoir comment, au-delà des entassements de solitaires urbains, nous pourrons reformer des espacesciviques, des groupes, et
60 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Les variétés de l’expérience communautaire
129n missionnaires allant par deux, plus rarement en solitaires édifiant leur cellule dans les Alpes, et certains deviennent de la so
130randes dimensions, dans le vide social des foules solitaires. 5. — En attendant les accidents majeurs seuls capables de nous fair