1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
1 technique, mais tâcherait d’épouser le dynamisme spirituel qu’elle révèle, puis de les situer dans l’univers humain ». M. Fernan
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
2nheur, peut-être… »). Mais le ton reste si léger, spirituel, fantaisiste — (cette touche pour peindre un personnage épisodique :
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
3pervers, moins sentimental et plus sensuel, moins spirituel et plus cinglant. Au lieu de vin doux, on nous sert des cocktails (un
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
4s font un péché de notre acceptation des réalités spirituelles parce qu’elles troublent leurs bureaucratiques sécurités. Pourtant, v
5 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
5 que pour nos savants retombés en pleine barbarie spirituelle. Il plaisante. Il dit que la vie ressemble surtout à un film où les é
6 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
6uvées par un style brillant, plein de trouvailles spirituelles, malicieuses ou poétiques ; et ce n’est pas qu’il ne s’y glisse quelq
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
7Verne passionne. Pour les autres, divertissant et spirituel. Pourquoi ne veut-on voir en Jules Verne qu’un précurseur ? Jules Ver
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8? Est-il temps encore de le détourner du désastre spirituel vers lequel il entraîne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des
9e la machine, méconnaissance glorieuse des forces spirituelles, le tout agrémenté d’humour et exposé avec un simplisme qui emporte à
10que les êtres encore doués de quelque sensibilité spirituelle deviennent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé
9 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
11 une rentrée de l’âme dans la littérature la plus spirituelle du monde. La thèse que défend l’auteur de cet essai — la voyance de R
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
12rche pas un rendement mais qui dépose une semence spirituelle. Qui sait ?… En attendant, puisqu’il faut attendre, je salue ces jeun
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
13 et cela ne se peut que si les tenants de l’ordre spirituel retrouvent le courage d’être, malgré les mots 14, des anarchistes et
14’une somme de connaissances mortes. Une technique spirituelle. Et puis, qu’il en fasse ce qu’il voudra. Les Orientaux appellent Yog
15nt de la même manière. Dans un système de culture spirituelle, les différences s’accuseraient, mais se légitimeraient du même coup 
16s enrayent et faussent tout. Imaginez une culture spirituelle indépendante de toute destination religieuse particulière. On peut fa
12 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
17 à des bouleversements sociaux, moraux et surtout spirituels d’une portée planétaire, mais ils trouvent d’excellentes raisons pour
13 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
18ut juste bonnes à évoquer la basse pègre du monde spirituel. Ce n’est pas en détraquant nos sens ou notre raison, ce n’est pas en
19ffort de création — car toute découverte du monde spirituel revêt pour nous, normalement, l’aspect d’une création. Il s’agit de m
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
20alifiée de bourgeoise, est en réalité la garantie spirituelle qui lui permet de « s’élever au-dessus de lui-même aussi loin qu’il l
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
21n arrangement des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique
16 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
22 culture des facultés mystiques ; d’une technique spirituelle8 indépendante de toute fin religieuse particulière, antérieure à n’im
17 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
23 Versailles. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est l
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
24stante » de P. Romane-Musculus. Des lithographies spirituelles de Ch. Clément et des illustrations de F.-L. Schmied pour « Ruth et B
25if, de contrainte, de stimulant dans l’atmosphère spirituelle qui préside à l’élaboration d’une œuvre. Pas de style religieux sans
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
26ujourd’hui les masses veulent conquérir des biens spirituels et matériels réservés autrefois à ceux-là seuls qui, par leur naissan
27d’une philosophie de la vie qui rende aux valeurs spirituelles leur primauté : car c’est à cette condition seulement que la vie huma
28it être pour nous qu’une « introduction » à l’ère spirituelle, une préparation nécessaire mais nullement suffisante. Ce n’est pas l
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
29nt il faut situer Kierkegaard dans notre Panthéon spirituel : Kierkegaard fut le dernier grand protestant. On ne peut le compare
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
30icisme d’un Ruskin, c’est un cantique d’adoration spirituelle que chante la poésie anglaise en de véritables « élévations ». Mais t
31le secret de certains renoncements, que le regard spirituel saurait encore en déceler l’équivalent. Peut-être le goût du sport tr
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
32fficulté. Les rares allusions qu’il fait à sa vie spirituelle n’en sont que plus émouvantes : Un dimanche, sur les collines derriè
23 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
33 — que son œuvre entre en action parmi les forces spirituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ignorera plus lo
34 combinaisons d’idées mais créer de tout son être spirituel des faits nouveaux et vrais, dans un certain style. Car il n’est poin
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
35e de cette carence de la poésie et du rayonnement spirituel notre fameux moralisme, traître à ses origines, et vidé de toute théo
36 — comme celle d’une Lagerlöf — se lier d’amitiés spirituelles avec Charles Dickens, Jenny Lind, Thorwaldsen). Les romans russes et
25 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
37vré les confidences, et où la volonté de sobriété spirituelle paraît avoir produit chez le poète une sorte de sécheresse religieuse
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
38u de ce prêtre de l’abstentionnisme et du célibat spirituel. Ils ont tous épousé une cause, une de ces causes qui engagent bien p
39fficace si on la sentait inspirée par un principe spirituel capable de rendre une force offensive à cette personne humaine. Le ch
40 ou même prêtres, ou même canonisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désigne comme une lâcheté. Car en présence de l
27 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
41hons autour de nous leur lien actuel et leur lieu spirituel. Pareille constatation ne peut nous signifier rien d’autre qu’une inv
28 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
42lement collectiviste d’ailleurs, mais originel et spirituel. (La révolution russe en tournant au marxisme, a provisoirement confo
43tous les plans, financier, commercial, éthique et spirituel. Que les échanges se ralentissent ou cessent : aussitôt perce l’inter
29 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
44en dans son évolution une de ces crises où l’être spirituel découvre sa forme véritable. Et si, comme chez Goethe, c’est une form
45e. Ainsi, les premières séductions du dépaysement spirituel, de la connaissance ésotérique dans ce qu’elle peut avoir de purement
46cette « connaissance », à cet acte de fécondation spirituelle par où l’homme pénètre dans la réalité mystique. Et cet acte ne peut
47e mythe, c’est cela même qui constitue l’Occident spirituel. C’est le refus de la magie qui fonde notre éthique, et ce dilemme es
48s les premiers instants de son accession au monde spirituel, il s’est mis en état de défense et de lenteur. Il avance ainsi pas à
49e champ même15 où Rimbaud se livre à l’expérience spirituelle, où il se livre tout entier. Et c’est là sa pureté, mais c’est aussi
50tions, nous pressent d’affecter toute chose, même spirituelle, d’une sorte de coefficient d’utilité. En ce jour de février 1932, da
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
51ouveau, de Combat ou d’Esprit) c’est une violence spirituelle qui existe déjà au-delà des bouleversements nécessaires ; une substan
31 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
52ardinale, au seuil de l’ère révolutionnaire — ère spirituelle — dont l’avènement historique est dans nos mains. On nous a menés à c
53cet essai. Penser serait : créer de tout son être spirituel des faits nouveaux et vrais, dans un certain style. — Ainsi pensèrent
32 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
54à le disqualifier, à le châtrer de toute violence spirituelle et créatrice 8. Et comment se défendre, sinon par l’attaque ? Sinon p
33 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
55une ville à la campagne ; du même coup, un centre spirituel. Diversités, naissant, vivant les unes des autres, contrastes qui jam
56u rêve et du réel. Ignorer, méconnaître ces faits spirituels, c’est se condamner à ignorer, à méconnaître une vision du monde qui
57 péché. Car de la sorte, il s’imagine que réalité spirituelle sera plus vive, son âme plus fortement engagée dans le tragique essen
34 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
58 que pour nos savants retombés en pleine barbarie spirituelle. Il plaisante. Il dit que sa vie ressemble surtout à un film où les é
35 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
59n arrangement des choses qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique
36 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
60 guère, ce double mouvement de matérialisation du spirituel et d’intellectualisation du physique qui justement m’apparaît comme l
61e, — il devient aussitôt patent que toute réalité spirituelle a sa correspondance dans la matière, ou bien n’est qu’une duperie. Co
62ai vu clairement qu’ils sont en péril d’inanition spirituelle. Ils ne dorment plus assez pour se rendre compte de la décadence de l
63paravant il dédiait à quelque amie de haut parage spirituel. Le corps même y trouve sa part, car l’invention favorise la circulat
64vanouit en lumière. C’est ainsi que dans le monde spirituel, l’ère de la vitesse préparerait l’ère des Illuminés… L’extrême tensi
37 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
65bert Béguin. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est
38 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
66 de contribuer à la sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’éducation et d’entr’aide soci
67endent ses propriétés, je ne sais quelles régions spirituelles dont tout leur être — et cette maladie même ! — prouvent l’inexistenc
39 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
68icace, — ainsi et parallèlement, de la corruption spirituelle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle n
69 mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de l
70nceptions du loisir qui découlent de cette erreur spirituelle ; et principalement la conception abstraite et négative qui sévit auj
71onc encore : 1° que si l’erreur initiale fut bien spirituelle, notre tâche constructive est d’abord d’ordre spirituel. Qui dit préc
72lle, notre tâche constructive est d’abord d’ordre spirituel. Qui dit précédence dit primauté. 2° que dans l’ordre, immédiatement
40 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
73ps croit devoir considérer comme plus réel que le spirituel. Il me paraît certain qu’une dialectique fondée sur l’actualité perma
41 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
74e sont encore en plein xviie siècle, les Sonnets Spirituels d’un Gombaud. Et je cite au hasard d’une mémoire mal informée. Et je
42 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
75tre en scène le développement d’une « tradition » spirituelle, figure la négation absolue de toute histoire : « Vue d’en haut, c’es
76ir que nous puissions garder dans la restauration spirituelle d’une Allemagne profondément paganisée. Il est aussi la plus éclatant
43 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
77 classique ». Il place Saint-Évremond, théoricien spirituel et serein de la sagesse du grand siècle, sous le coup de la question
78ffinement, par leur perfection même, une anarchie spirituelle dont elles constituent probablement l’unique remède. C’est comme la g
44 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
79ible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. Voyons maintenant quelles contingences imprévi
45 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
80s économiques » sont conscients de leur démission spirituelle. D’où la tristesse qu’ils répandent sur l’époque. Et leur seul baume,
81en a plus (Berdiaev). Et dès lors, toute activité spirituelle lui apparaît nécessairement comme un mensonge (Keyserling). L’intelli
46 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
82 Spirituel d’abord (juillet 1933)d I. — La révolution n’est pas, contrairemen
83re de rompre. Tel est pour nous le premier acte : spirituel.   II. — Quand nous disons « spirituel d’abord », nous n’entendons
84r acte : spirituel.   II. — Quand nous disons « spirituel d’abord », nous n’entendons pas échapper à des responsabilités, à tou
85 couvert de douteuses marchandises, et l’activité spirituelle a pu paraître le privilège d’une caste, d’un niveau de fortune, d’une
86 ne veut, qui ne peut plus rien risquer. Entre le spirituel et le temporel, il y a, pour nous, le lien d’une totale responsabilit
87 d’une totale responsabilité. Quand nous disons « spirituel d’abord », nous ne voulons pas qu’on entende intellectuel, idéaliste,
88 disons pas : « Esprit ! Esprit ! » Nous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte personnel, c’est-à-dire ce qu’il y a
89ne nous paraît dès lors possible entre le ressort spirituel de L’Ordre nouveau et l’esprit bourgeois ou libéral. Aucune confusion
90s ou libéral. Aucune confusion non plus, entre le spirituel chrétien et notre personnalisme. Le spirituel de L’Ordre nouveau veut
91 le spirituel chrétien et notre personnalisme. Le spirituel de L’Ordre nouveau veut être humain et rien qu’humain. Certes, il tra
92veau que de leur attribuer une confusion entre le spirituel, tel que nous venons de le définir, et le Saint-Esprit dont parle la
93s n’ignorons pas que l’expression de « révolution spirituelle » a le privilège de scandaliser les « petits purs » marxisants. Nous
94 on ne le prive pas à jamais de toute possibilité spirituelle, non seulement d’en posséder, mais d’en concevoir d’autres. Une révol
95al, le plus soumis aux instincts de brutalité. Le spirituel à la Von Papen, ou le matériel à la Staline, nous paraissent égalemen
96aissent également attenter aux véritables valeurs spirituelles. Une révolution ne consiste pas enfin à développer jusqu’au monstrueu
97lus opposé. Il n’y a pas d’autres révolutions que spirituelles. L’acte libre est à l’origine, non pas à la fin.   VI. — On a dit que
98 pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spirituel qui n’a pas voulu s’accomplir dans l’actualité concrète. Que l’esprit
99atie fatiguée ! Quand nous parlons d’un pouvoir « spirituel », nous n’entendons pas le pouvoir des « idées », mais bien celui de
100ose aux résistances ambiantes. Nous disons que le spirituel est le pouvoir sur les choses, et qu’il n’y en a pas d’autres, contra
101, monétaire : on a vu ce qu’en valait l’aune.) Le spirituel, c’est l’acte créateur de rapports nouveaux dans la société, de force
102dans la société, de forces sociales nouvelles. Le spirituel, c’est le mouvement, c’est le pouvoir de pousser, de renverser, de bo
103l est efficace et valable, se ramène à un pouvoir spirituel. C’est lui qui rassemble une armée, qui trouve l’argent pour payer le
104’argent pour payer les soldats. Mais que la force spirituelle fasse défaut, l’armée ne sera plus une arme entre ses mains déficient
105Il paraît maître absolu du pays, mais la violence spirituelle est du côté de Hitler, et c’est elle qui vaincra sans coup férir une
106t, de fait et de droit, à la plus grande violence spirituelle. L’ordre nouveau existe dès le moment où cette violence se dresse. Il
107n aux pouvoirs agissants.   VIII. — La révolution spirituelle est non seulement la seule valable, mais encore la seule effective, n
108it matériellement dans la mesure où son privilège spirituel a rompu d’avance la résistance : elle va d’autant plus loin que ce pr
109squ’au bout des faits, si nous restons au cœur du spirituel.   IX. Que d’autres nous reprochent, maintenant, de vouloir sauvegard
47 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
110ur avec son public. Une fois posés ces fondements spirituels d’une littérature rénovée, qu’aurions-nous la témérité et la naïveté
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
111nc. Ces deux références peuvent fixer sa position spirituelle. Toutefois, l’exposé qu’on va lire n’est pas un résumé des idées défe
112rsonne est d’ordonner ce corps-à-corps. 10. Le spirituel Descartes a détruit la personne, ou plutôt son lieu naturel, en sé
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
113réalisme garde une valeur de fait-témoin, d’ordre spirituel ; à ce titre, il marque une époque, bien plus qu’une littérature. Ces
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
114 action trop longtemps dépourvue de tout contrôle spirituel. N’est-ce point l’obscur pressentiment d’un tel péril qui explique, e
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
115, attesta dans sa plénitude la primauté de l’acte spirituel : Kierkegaard. Le grand mal de l’époque, et la terreur que commencent
52 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
116 de compte retentir tous les problèmes sociaux et spirituels. C’est en elle, et c’est en elle seule, qu’ils provoquent un écho hum
53 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
117oepffer n’est pas méchante, elle n’est pas même « spirituelle » ; c’est plutôt, dans l’espièglerie la plus folle, un humour apitoyé
54 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
118roupes », ou Mouvement d’Oxford, est un des faits spirituels qui serviront à fixer la signification de notre époque. Son influence
119osphère de franchise, d’autocritique, de sobriété spirituelle qui la préserve de la plupart des excès qu’on imagine. Peut-être la p
55 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
120ablement raison : c’est une constatation de décès spirituel, à peine anticipée peut-être. Mais ils se trompent tout à fait quand
56 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
121le ». Nous disons que cet être-là n’a plus de vie spirituelle. Car nous croyons que le spirituel, c’est l’engagement total de l’hom
122 plus de vie spirituelle. Car nous croyons que le spirituel, c’est l’engagement total de l’homme dans la tâche concrète que lui d
57 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
123’éviter16, entre l’économique, le politique et le spirituel, confusion inconsciente ou voulue, mais trop grave pour que nous ne l
124plus franchement nos désordres dans leurs racines spirituelles, il faudrait surtout être, et ils ne sont pas. Ce qui leur manque, c’
125 sens social, la connaissance vivante du principe spirituel, affectif et communautaire de la nation. Qu’est-ce qu’un plan de gouv
58 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
126l semblait que Dandieu incarnait cette image du « spirituel » tel qu’il l’a défini. Il avait le profil nettement dessiné, mais un
127t, et c’est là qu’il faudra chercher leur origine spirituelle. Décadence de la nation française critique le nationalisme présent au
59 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
128personnaliste, le symptôme évident de la débilité spirituelle qui favorise la dissociation de l’homme en esprit et en corps irrespo
60 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
129iers de l’esprit. Ils revendiquent la primauté du spirituel, reprenant l’expression lancée par M. Jacques Maritain. Mais le spiri
130xpression lancée par M. Jacques Maritain. Mais le spirituel auquel songeait le philosophe thomiste est très bien défini : c’est l
131ustement qui fonde notre personne. La primauté du spirituel, c’est pratiquement la primauté de la personne. La primauté de la per
132lligence, ni la pensée, ni les fameuses « valeurs spirituelles » dont le xixe siècle a fait une véritable inflation. Mais c’est l’E
61 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
133ine il jugeait inhumain. Il condamna d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait en fait le prolétaire.
134a d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait en fait le prolétaire. Puis il affirma que ce prolétaire é
135ut-être, à un homme nouveau capable de créer un « spirituel » également rénové. C’était là, très exactement, comme le dit l’expre
136 moyen de la dictature étatiste, l’élan créateur, spirituel de la Révolution. On peut dire, très exactement, que le matérialisme
137ie bourgeoise, on a pu montrer aussi15 qu’un fait spirituel, la Réforme, avait été un facteur décisif du développement capitalist
138ain à tout le monde. Nous parlerons ensuite de ce spirituel auquel vous ne tenez tant que parce qu’il vous permet d’éluder le vra
139 Le fascisme a repris à son compte la critique du spirituel bourgeois. Il a su utiliser le rappel à la réalité économique proclam
140 de l’économie, la réalité supérieure de la vie « spirituelle ». Par là même, il paraît plus capable que le marxisme d’entraîner le
141ait bel et bien la libération de l’homme complet, spirituel compris. Enfin, que cette primauté n’était en réalité qu’une précéden
142ques satisfaites, ils comptent passer à une œuvre spirituelle. Mais ce passage serait la négation de leurs principales thèses de co
143tuelles, fondées sur le déterminisme. Si le mot « spirituel » signifie quelque chose, c’est assurément par opposition avec les lo
144tte extraordinaire opération de rétablissement du spirituel et de la liberté, dans un monde où seules sont admises les valeurs ma
145une spiritualité nouvelle ! Même si les germes du spirituel sont semés, ils tomberont désormais dans un milieu de plus en plus st
146création, c’est-à-dire incapables de concevoir un spirituel véritable. Seule une anthropologie établie dès l’origine au niveau de
147trice. Il y a plus. À supposer que le passage au spirituel (selon les marxistes) soit possible, je me refuse à croire que ce pas
148aleurs » rationnelles, laïques et collectives, le spirituel soviétique ne pourrait être qu’une réédition standardisée de « l’espr
149aissants à Karl Marx d’avoir montré l’inanité. Ce spirituel-là serait tout bonnement le vieil individualisme français, dont les m
150 ainsi les derniers défenseurs au xxe siècle. Un spirituel qui ne vient qu’ensuite, c’est un spirituel de luxe, « gratuit » comm
151e. Un spirituel qui ne vient qu’ensuite, c’est un spirituel de luxe, « gratuit » comme on disait naguère, sans efficace, sans res
152 sans responsabilité, sans existence concrète, un spirituel tout à fait digne des éloges du « clerc parfait », et de l’approbatio
153ssier, mais au moins franc, à cette caricature du spirituel, à cette douteuse distinction entre l’action et la vie spirituelle, q
154tte douteuse distinction entre l’action et la vie spirituelle, qui est pour nous l’origine même du désordre actuel. ⁂ Mais ce mot d
155ort humain. Or, je crois, au contraire, que si le spirituel n’est pas à l’origine, il n’est pas non plus à la fin d’un système, d
156tera-t-on, — si vous dites contre les marxistes : spirituel d’abord, vous séparez vous aussi, dans le temps, ce qui n’a d’existen
157is peut-être dû faire plus tôt. Quand nous disons spirituel d’abord, ce d’abord n’a pas le même sens temporel, historique, que da
62 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
158 de contribuer à la sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’Éducation et d’Entraide socia
159endent ses propriétés, je ne sais quelles régions spirituelles dont tout leur être — et cette maladie même ! — prouvent l’inexistenc
63 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
160mum. Il satisfait enfin à certaines aspirations « spirituelles » de deux espèces d’hommes à vrai dire assez différentes : les jacobi
161t des églises, ainsi que toute espèce de création spirituelle. Le véritable malheur du fascisme, c’est d’avoir voulu étendre par la
162es procèdent de cette erreur fondamentale, erreur spirituelle analogue à celle du stalinisme, on le voit, mais sans doute moins gén
163ades, sinon une « mise au pas », une inversion du spirituel soumis de force à la raison d’État ? C’est bien déjà la folie unitair
164ciste signifie pour une nation un appauvrissement spirituel dont les conséquences peuvent être séculaires : car c’est aux moelles
165 Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des Prophètes lui apprend que le péché maje
64 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
166es-mêmes justes et opportunes, c’est une violence spirituelle qui existe déjà au delà des bouleversements nécessaires ; une substan
65 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
167 ne puis m’attacher ici qu’à définir une attitude spirituelle. Les principes qui seront à la base de l’économie et de politique no
66 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
168rêts d’une civilisation, ce qui peut apparaître « spirituel », mais il se trouve qu’à ses yeux les intérêts de la civilisation se
169mais c’est, dit-il, pour préparer une renaissance spirituelle, dont le présent état social ne permet pas de prévoir la nature. Et j
170» sont singulièrement troublés par des facteurs « spirituels », et même que tout le trouble vient de là. L’économie purement matér
171ause de l’« esprit ». C’est donc par les facteurs spirituels qu’il nous faut commencer la mise en ordre du monde moderne. Importan
172que de notre révolution en dépend. Humilité du spirituel Les revues bien-pensantes ont trop vanté la primauté du spirituel
173vues bien-pensantes ont trop vanté la primauté du spirituel pour qu’il s’agisse encore, chez elles, d’un spirituel vraiment vivan
174tuel pour qu’il s’agisse encore, chez elles, d’un spirituel vraiment vivant. Le spirituel dont je me réclame a sa réalité dans l’
175e, chez elles, d’un spirituel vraiment vivant. Le spirituel dont je me réclame a sa réalité dans l’ordre évangélique. Que dit don
176et rien qu’humain sera au dernier rang de l’ordre spirituel, que Dieu ordonne. Et encore : le plus grand est celui qui s’abaisse
177 cela qu’on perd de vue lorsqu’on réclame pour le spirituel une primauté de droit plutôt que de service. On voudrait que le spiri
178e droit plutôt que de service. On voudrait que le spirituel soit honoré comme souverain d’une hiérarchie intangible, et l’on oubl
179ce fidèle de sa charge. Or, l’exercice du pouvoir spirituel nous est prescrit, par l’Évangile, comme un service dans l’abaissemen
180mme un service dans l’abaissement. La primauté du spirituel n’est donc active et justifiée que pour autant que la personne se met
181 faut savoir, avant de revendiquer la primauté du spirituel. « Calligraphie politique » Les fascistes, lorsqu’ils critiquen
67 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
182s animées par une certitude qui est de l’ordre du spirituel. Que ce spirituel-là vienne à faiblir, à douter de lui-même, l’armée
183certitude qui est de l’ordre du spirituel. Que ce spirituel-là vienne à faiblir, à douter de lui-même, l’armée n’est plus une arm
184x qui savent témoigner de la plus grande violence spirituelle. L’exemple récent de l’Allemagne le prouve. Schleicher et la Républiq
185me parlementaire avait disparu, et que la force « spirituelle » — par opposition à la force matérielle — était passée du côté hitlé
68 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
186lité de communauté, c’est celle qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une société d’un type absolument nouveau, qui ne so
187logique où je me place ici ? C’est une communauté spirituelle formée d’un grand nombre de petites communautés locales, que l’on pou
188était le vice du moyen âge, confondant l’autorité spirituelle et le pouvoir temporel. L’anarchisme, c’était la révolte de la Renais
189onfuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nouveaux, à la fois libres et engagés, constit
190olutisme, la collusion des pouvoirs politiques et spirituels, nous les trouvons chez un Charles-Quint, chez un Philippe II d’Espag
191estante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’est bien le même état d’esprit qui explique à la fois le respect d
192un ou de l’autre de ces maux. La coupure entre le spirituel et le temporel n’y était pas faite au bon endroit, ou mal faite, ou p
193t tous les pouvoirs temporels et toute l’autorité spirituelle68. Il se transforme alors en une religion politique, ou encore en une
194recours, plus de pardon à espérer : la communauté spirituelle ne peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État, puisque c’
195arole de l’Apôtre. Elle n’admet pas la conversion spirituelle, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. Elle ne demand
196 simple fait qu’ils affaiblissent nos résistances spirituelles et nous font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus même
197sonnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là, ce sont ses véritables adversaires, les
69 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
198ible, efficace, pratique, que dans un monde où le spirituel détiendra la primauté. ⁂ Voyons maintenant quelles contingences impré
70 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
199icace, — ainsi et parallèlement, de la corruption spirituelle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle n
200 mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de
201nceptions du loisir qui découlent de cette erreur spirituelle ; et principalement la conception abstraite et négative qui sévit auj
71 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
202ndividu, le conflit tragique et la responsabilité spirituelle. C’est dans cette tradition proudhonienne, et non-marxiste, seule viv
203rdonné ; affirmation de la primauté nécessaire du spirituel (qu’ils définissent d’ailleurs assez diversement) ; affirmation de la
204 refus et ces affirmations définissent l’attitude spirituelle des jeunes groupes. Ils indiquent assez la nouveauté de leur point de
205 régionalisme, traduisant cette formule de base : Spirituel d’abord, Économique ensuite, Politique à leur service. Il est facile
206on de la personne à un acte, tel est donc le fait spirituel, le fait humain par excellence auquel L’Ordre nouveau voulait rattach
207utes les institutions. Telle est la « primauté du spirituel » qu’il ne cessa d’invoquer au risque, il faut le dire, de créer prov
208lisme et matérialisme-dialectique.) « Primauté du spirituel », nous retrouvons cette affirmation dans la revue Esprit. S’agit-il
209on dans la revue Esprit. S’agit-il là, encore, du spirituel comme acte ? Certes, Emmanuel Mounier, directeur de la revue, définis
210que du mot Esprit, pour y substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte personnel — et cette nuance est capitale —, il es
72 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
211e directrice, les mécanismes matériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposit
212ours à la fois une technique précise et un effort spirituel. Et la plus haute réussite sera toujours d’adapter avec souplesse la
73 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
213in trop purement humain dans son effort le plus « spirituel » ? On ne sait si l’auteur veut nous pousser vers cette conclusion. P
74 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
214munautaire, ce réalisme plein, ce sens du concret spirituel, cette amitié des hommes et du pays, qui permettra peut-être un jour
75 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
215’un littérateur qui se consacrent à la défense du spirituel ? La grâce moscovite vous aurait-elle saisi ? L’utilitarisme grossier
216us reconnaître ni la nature ni l’action vraies du spirituel. On dira qu’elles ne l’ont jamais su. Je serais prêt à l’accorder. Ce
217tout autre ordre27. L’esprit paraît d’autant plus spirituel, et partant, d’autant plus respectable, qu’il est plus dégagé du réel
218domaine de l’action quotidienne. Plus on élève le spirituel au-dessus des humaines contingences, plus sûrement on livre celles-ci
219ontraire en s’abaissant. Telle est la parabole du spirituel. VII. Situation des intellectuels dans la cité (suite) b) Les
220crits se trouve être l’inverse exact de la valeur spirituelle de ces écrits. Ce n’est pas la création, c’est le rabâchage qui rappo
76 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
221, de certitudes théologiques, et de cette liberté spirituelle que confère la connaissance vivante de « la seule chose nécessaire ».
222nisme a promis le royaume des cieux à la pauvreté spirituelle. Mais le premier chrétien cultivé et spirituel a donné au christianis
223 spirituelle. Mais le premier chrétien cultivé et spirituel a donné au christianisme sa rhétorique et sa dialectique ; de la sort
224empêché le christianisme de mourir de sa pauvreté spirituelle. On est toujours étonné de voir un esprit de la trempe de celui de N
225cistes ne se réclament-ils pas, eux aussi, d’un « spirituel » préalablement « mis au pas » ? Et ne retrouvons-nous pas cette même
77 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
226pressionnantes, de métaphores mystiques, d’influx spirituel dans le vieil homme, de grâce infuse et de radioactivité de l’Évangil
78 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
227vres qui nous viennent du Nord11. Un même courant spirituel nous les apporte au temps marqué. Peut-être, l’examen de ces « témoin
79 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
228ous avoir ouvert par son anthologie tout un monde spirituel et poétique plein de dangers et de merveilles. Le choix des textes me
229d temps que nous relevions ces titres de noblesse spirituelle momentanément méprisés par leurs héritiers directs. Et cela vaudrait
80 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
230Paracelse s’était formé de l’homme une conception spirituelle et organique (théologique-astrologique) à laquelle notre science est
81 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
231t pur s’évanouit. L’âge qui s’ouvre sera celui du spirituel décisif. La seule doctrine, ou pour mieux dire, la seule attitude de
82 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
232ent les plus hérétiques, celles aussi où l’hybris spirituelle se pare le mieux d’humilité dévote. Ceci marqué, qui est plus qu’une
233ous avoir ouvert par son anthologie tout un monde spirituel et poétique plein de dangereuses merveilles. Le choix des textes me p
234u mysticisme. Il m’a semblé que cette perspective spirituelle était la seule que dégageât sans équivoque la confrontation des mysti
83 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
235 ils renvoient aux calendes grecques les tâches « spirituelles » et la construction théorique, oublient les conditions qui assurèren
236on humaine, c’est L’Ordre nouveau. Nos fondements spirituels, personnalistes, nous permettront, nous obligeront même à corriger le
84 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
237aisé » quoi que ce soit, en imposant à un conflit spirituel le cadre étatique d’un décret destiné avant tout à raffermir le centr
238ur à deux partis, sans tenir compte des exigences spirituelles fondamentales de chacun des antagonistes ? Fixer, cristalliser de la
239, qui se fonde sur la méconnaissance des réalités spirituelles, se révélera bientôt inefficace dans la pratique. Méconnaissance de r
240cace dans la pratique. Méconnaissance de réalités spirituelles. Que voulaient en effet les Ligueurs ? L’anéantissement de la puissan
241que l’État prétend assurer au mépris des réalités spirituelles, et sous prétexte d’apaiser leur conflit. Si l’on rappelle en outre l
242 est l’évolution : a) On refoule les antagonismes spirituels en y substituant un cadre fixe et centraliste. Ce faisant, on cristal
243ie politique et économique du pays. b) Le conflit spirituel étouffé par la force, sans être en rien résolu pour autant, fermente
244sychanalyse à inventer : l’étude des refoulements spirituels, et des complexes qui en résultent, créés par l’intervention de l’Éta
245lexes). II Rien n’étant résolu, sur le plan spirituel, par l’Édit, mais les parties se trouvant liées bon gré mal gré au ca
85 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
246avons un autre problème à résoudre maintenant. Le spirituel est réglé. Mais qu’allons-nous faire de notre énergie physique ? Et c
247ure. Il faut que nos luttes deviennent des luttes spirituelles, dans le sens où Rimbaud a dit : « Le combat spirituel est aussi brut
248lles, dans le sens où Rimbaud a dit : « Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes. » Lui. — Et pour ceux qui
86 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
249he restera la meilleure description de l’anarchie spirituelle du xixe siècle. Il en a souffert si vivement qu’il n’est presque pas
87 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
250est l’achèvement suprême, et non l’humiliation du spirituel.
88 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
251 sociale qui s’offre à nous, c’est bien une tâche spirituelle : retrouver cette commune mesure de la pensée et de l’action, de la c
252ociaux. Vous voyez que nous retrouvons l’exigence spirituelle du chrétien. Mais vous voyez aussi qu’il s’agit là d’une révolution p
89 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
253n même temps, dans le temps de leur lutte. Ici le spirituel devient tangible, le matériel lisible et significatif. Nous sommes ic
90 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
254chaltung comme diraient les nazis — des activités spirituelles et pratiques. Mais la conception qui assimile l’élévation du niveau d
255rappel de la finalité commune à toutes les œuvres spirituelles et matérielles ? La réponse me paraît évidente. Tous les témoignages
256stes, est d’ores et déjà combattue par une mesure spirituelle toute différente, et à certains égards, contraire. C’est tout le dram
257s. Ils retrouveront avant longtemps les problèmes spirituels qui sont les nôtres. Toute la question est de savoir si nous les auro
258ous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vous avez reculé la question de di
259d’urgence et de propagande de masses. Pas d’ordre spirituel sans un minimum matériel, c’est l’évidence. Mais pas d’ordre total sa
260otal sans une soumission organique du matériel au spirituel. C’est encore là une évidence, et qui n’est pas moins actuelle. II
261bourgeoise hésite à s’engager dans une révolution spirituelle dont elle redoute l’impuissance pratique à l’heure où il faudra donne
262e la Sarre. Prenons-y garde ! Ces deux faits sont spirituels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus igno
91 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
263 penseur « libéral ». (Calvin disait : « libertin spirituel ».) Il s’agit de confondre les philosophes incroyants au moyen de leu
92 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
264condition matérielle, et la seconde notre mission spirituelle. La dictature tue la liberté pour assurer l’ordre et le pain du corps
265era mieux de la qualité de tension et de décision spirituelle que supposait un tel ouvrage. M. Thibaudet réclamait ici même une cri
93 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
266raduit : c’était une des nécessités de notre état spirituel. Seulement, il eût fallu le traduire autrement, pour prévenir certain
267r qui attache autant d’importance à l’opportunité spirituelle de ses œuvres qu’à leur contenu intrinsèque. Personne peut-être n’a s
268à une époque plongée dans la plus grande mollesse spirituelle » l’amère passion de faire mourir un témoin de la vérité ? Si tu veux
94 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
269es le diviseur, ne connaît pas de localisation du spirituel, ne connaît pas de lois mais seulement des formes. C’est un monde en
270e, il n’y a plus de distinction du matériel et du spirituel. L’homme « se connaît donc à son pas et à l’extension de ses mains, à
95 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
271entation fasciste, n’a plus de sens historique ni spirituel. Il importe d’insister sur cette conclusion, au moment où nous critiq
96 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
272que créatrice et initiatrice, est essentiellement spirituelle. Là-dessus les plus gros malentendus se donnent libre cours. Le « spi
273lus gros malentendus se donnent libre cours. Le « spirituel », aux yeux de la grande masse, est à peu près synonyme d’impuissance
274t-on que les foules aient plus de respect pour le spirituel que les élites elles-mêmes n’en montrent lorsqu’elles se vantent de n
275omité des Forges font profession de défendre le « spirituel » ; s’il est vrai que les « bourgeois » de toutes classes ont fait de
276sens que nous attribuons aux mots « esprit » et « spirituel »39. Mens agitat molem. Mais ce mens n’est pas l’esprit pur d’une éli
277 aux affairistes et aux politiciens. L’esprit, le spirituel, au sens où on l’entend ici, est par définition ce qui « agit », ce q
278sance d’acte. Ainsi quand nous parlons d’autorité spirituelle, ou mieux d’autorité tout court, il s’agit bien d’autorité concrète :
279 commandement. Or cette confiance est une réalité spirituelle, au plein sens du mot, cette fois. (Il est toujours désagréable de se
280ce matérielle, mais déjà victorieuse dans l’ordre spirituel. 5. La révolution est essentiellement l’affirmation d’une nouvelle au
97 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
281e directrice, les mécanismes matériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposit
282ours à la fois une technique précise et un effort spirituel. Et la plus haute réussite sera toujours d’adapter avec souplesse la
98 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
283esclavage, sous le couvert des fameuses « valeurs spirituelles ». Nous ne dirons pas avec M. Aragon l’ancien : « Moscou la gâteuse »
99 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
284 questions métaphysiques sans ébranler l’autorité spirituelle ou politique qui nous commande — tant qu’elle nous commande vraiment.
285s prétexte que le vrai tragique est de l’ordre du spirituel. Qu’un intellectuel refuse absolument de s’intéresser à quelque loi f
286 ou qu’un brasseur d’actions traite les problèmes spirituels les plus graves de « simples questions de mots », et les écarte avec
100 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
287roblème — pour définir la culture comme un acquis spirituel à transmettre. C’est-à-dire comme une chose faite, et non pas comme u
288ée de luxe plutôt que celle de travail, de combat spirituel et de puissance en marche. Pour reprendre les termes de Sorel, disons
289oint accidentelle mais initiale, et de l’ordre du spirituel. La description historique de de Man se fonde en dernière analyse sur
290s sans doute nous révéler plus aisément la nature spirituelle de l’erreur qui, peut-être, affecta dès le principe l’éthique et la c