1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1 Vient le temps où le sens de son monologue entre terre et ciel lui échappe. Il jette encore quelques cris brisés : « Ô vieux
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
2cille entre l’un et l’autre. Ainsi mon art, entre terre et ciel. Mais sa foulée, bondissante et posée, est pleine du désir de
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
3isard, ce « Tarramagnou », ce « petit homme de la terre », qui va susciter un formidable mouvement de protestation contre les
4 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
4crois pas qu’il puisse se produire ailleurs qu’en terre romande. C’est l’esprit de liberté, tout simplement. Mais précisons :
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
5uvres, à droite, à gauche, — nulle part sur cette terre où l’orgueil des hommes croit pouvoir nous le désigner, veut nous l’i
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
6ans nos œuvres, dans le prix que nous payons à la terre la satisfaction de nos besoins. » — Ford se moque de la philosophie.
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
7ictoria, 10 ans, écrit : « C’est l’hiver. Déjà la terre a revêtu son blanc manteau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
8quoi que ce soit. J’aime bien les tremblements de terre, vous tombez mal. J’appartiens à cette espèce de gens qui font confia
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
9lés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis autour d’une table et nous voyons,
10s sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, e
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
11rrant, de conquêtes vagues… Tout ce qui est de la terre renonce à s’affirmer en détails précis, se masse dans une confusion d
12uillante de questions sociales. La Puszta est une terre vierge, je veux dire que la bourgeoisie ne s’y est pas encore répandu
13e, d’un couchant plus grandiose au ciel et sur la terre plus secret que dans ton pays. Tu attendais une révélation, non point
14 un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me restera
11 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
15lui des dieux ; nous aurons celui des races de la Terre. Non plus une foi commune, mais une moyenne de nos manières d’être. U
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
16stement les deux objets les plus révoltants de la terre : une église, une prison. » Triste carence d’un jugement qui se préte
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
17lisme ; un asile de fous qui s’étend sur toute la terre. Sans se préoccuper si c’était le monde ou lui-même qui était fou, Ei
18ureusement, personne ne regardait, il se jeta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résultat ». C
19rt. Tout était merveilleux, la mort, lui-même, la terre, les pierres, le sable, la nourriture, les femmes, les filles, les ba
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
20ttérature intime sont un produit autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques,
21l’âme, qui montait autrefois, est retombée sur la terre et l’anime de tout l’effort qu’elle portait sur les choses invisibles
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
22 développement de ces germes ; les produits d’une terre ingrate grandissent comme une dérision de la pauvreté maternelle, com
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
23l nous ait jamais été donné, à nous enfants de la terre, de percevoir. » Et certes, on ne voit guère en quoi pareille concept
17 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
24ous devons travailler à établir le Royaume sur la terre, mais elle oublie que cela nous est à jamais impossible. C’est le pri
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
25 qu’elles tenaient bon, qu’elles tenaient trop de terre embrassée et par elle tout un pays et son peuple ; car « c’est ici le
26age, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre. Un tel sens de la communauté put induire certains à parler de l’unan
27 que de toutes parts les Signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Cail
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
28tant. Je n’ai pas à sauver quoi que ce soit de la terre, mais seulement à recevoir le pardon. Or il n’est de pardon que pour
20 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
29tème dont l’action dissolvante s’étend à toute la terre. Mais dès lors qu’il devient cette défense de l’homme, il recouvre ex
21 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
30lés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis autour d’une table et nous voyons,
31s sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, e
32rrant, de conquêtes vagues… Tout ce qui est de la terre renonce à s’affirmer en détail précis, se masse dans une confusion de
33uillante de questions sociales. La Puszta est une terre vierge, je veux dire que la bourgeoisie ne s’y est pas encore répandu
34e, d’un couchant plus grandiose au ciel et sur la terre plus secret que dans ton pays. Tu attendais une révélation, non point
35 un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si je trouvais un jour l’Objet, il ne me restera
22 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
36 Vient le temps où le sens de son monologue entre terre et ciel lui échappe. Il jette encore quelques cris brisés : « Ô vieux
37s entrouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait la terre… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasard, donne l’accord qui
23 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
38jardin, dans l’odeur des feuilles vivantes, de la terre noire, des mousses. Des fils d’araignées luisent et des brindilles to
39ne correspondent à rien ni dans le ciel ni sur la terre. Car enfin, qu’est-ce que l’homme ? qu’est-ce donc que ce paradoxal m
24 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
40s violents ; le ciel paraissait plus grand que la terre. Des bois de pins s’approchaient, s’écartaient, livrant passage à la
41ous fit front, et il n’y eut plus qu’une piste de terre entre les sapins noirs, la rumeur du rivage et du soleil derrière nou
42ur. L’après-midi est consacrée à l’inspection des terres. Chaque jour nous partons en break à deux chevaux, pour l’un des onze
43n des jeux infinis sur les vastes ondulations des terres. À l’horizon, des ailes de moulin tournent, ou scintille une mer doré
44meur animale tenace comme toutes ces odeurs de la terre, des herbes et des bêtes. Parfois souffle le vent marin ; et des cigo
45out est perdu, mais héroïquement attachées à leur terre, à leur grandeur, — cette race désarmée qui ne subsiste que par la fo
46alors : cela désigne une nouvelle répartition des terres. Question que la nature du sol résoudra seule durablement. Les landes
47on ou d’une sécheresse partielle. J’ai vu sur les terres de Waldburg un village que le burgrave a de son propre chef « libéré 
48st de tous le plus misérable. Le morcellement des terres, le stade démocratique, est ici plus visiblement qu’ailleurs une utop
49s hommes durs, silencieux, et sains, servants des terres conquises par les chevaliers teutoniques, qui sait s’ils n’auront pas
25 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
50 imprécations montent de toutes les parties de la terre contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout c
51 qui dis en toi-même : Qui me précipitera jusqu’à terre ? — Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle. Quand
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
52ù s’engage l’essentiel. Le rôle de l’homme sur la terre ne s’identifie pas pour nous à sa fonction sociale, ni à son utilité
27 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
53 une revanche à bon marché, permettant, sur cette terre, une scandaleuse économie d’énergie et de courage. Pour eux, le chris
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
54u chômage. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de la richesse. Les
55ement toutes les possibilités d’aménagement de la terre. Pourtant, certaines époques ont connu la grandeur. Ce ne furent pas
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
56absurdité du destin qu’on subit. Arrachés de leur terre et de leur peuple, ils s’en vont au-devant d’une existence qui n’a pl
30 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
57Le mince filet d’humour suisse romand rentre sous terre, pour éviter Amiel. Faut-il désespérer de le revoir jamais ? Mais non
31 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
58n, de création, de Révolution. Nous sommes sur la terre décisive. L’heure est venue. Allons-y. Défi véritablement héroïque,
59e se poursuivrait par d’autres mains, sur cette « terre décisive ». 12. Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la
32 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
60 chômage8. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de la richesse. Les
61ement toutes les possibilités d’aménagement de la terre. Pourtant, certaines époques ont connu la grandeur. Ce ne furent pas
33 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
62ous devons travailler à établir le Royaume sur la terre, mais elle oublie que cela nous est à jamais impossible. C’est le pri
34 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
63 imprécations montent de toutes les parties de la terre contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout c
64 qui dis en toi-même : Qui me précipitera jusqu’à terre ? — Quand tu placerais ton nid aussi haut que celui de l’aigle, quand
35 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
65 une revanche à bon-marché, permettant, sur cette terre, une scandaleuse économie d’énergie et de courage. Pour eux, le chris
36 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
66me, nul ne l’ignore, c’est l’établissement sur la terre d’un état de bonheur « moyen » pour tous les hommes. On perd donc son
37 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
67nant. Je n’ai pas à sauver quoi que ce soit de la terre, mais seulement à recevoir le pardon. Or il n’est de pardon que pour
38 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
68 les intérêts de son métier, de son ménage, de sa terre ; enfin ceux de son œuvre. Nous parlons humainement des choses les pl
39 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
69sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
70force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il vienne à s’accentuer, risque de nous con
40 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
71ini de notre histoire, mais qu’il est venu sur la terre, et qu’il est dès maintenant — hic et nunc ! — « à la disposition » d
41 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
72une justice et d’une vérité déjà descendue sur la terre ? Tous les autres auraient le droit de m’arrêter en me disant : nous
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
73age, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillent. Tous participent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voy
74 que de toutes parts les signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Cail
43 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
75 Plan s’il n’y a pas un Paradis à venir sur cette terre, le Führer s’il n’y a pas l’Empire populaire. Le signe irréfutable de
76 vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de l’Histoire, sous les figures d’un ciel unique.
44 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
77 entre eux, les hommes périssent par accident, la terre tremble : est-ce là l’œuvre du Dieu d’amour dont parle l’Évangile ? «
45 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
78que possible un titre de noblesse en achetant une terre nobiliaire. En revanche le peuple les traitait de « lediggangers » (o
46 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
79 indivisible. Dieu est au ciel, sa loi est sur la terre, et les prêtres sont là pour veiller sur l’Alliance. Et si ces « cler
80discours prophétiques parmi tous les chants de la terre, ont réellement rythmé l’action, et vérifié l’étymologie grecque de p
81es qui sont en haut dans les cieux, en bas sur la terre, et dans les eaux plus bas que la terre. » Cela condamne toute espèce
82as sur la terre, et dans les eaux plus bas que la terre. » Cela condamne toute espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’aut
47 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
83 nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clocher, etc. D’où l’embrouillamini de la politique
48 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
84voir que des Américains, chargés de coloniser ces terres immenses, n’eussent pas adopté des mesures très différentes de celles
49 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
85 Plan s’il n’y a pas un Paradis à venir sur cette terre ; le Führer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfu
86 vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de l’Histoire, sous les figures d’un ciel unique.
50 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
87se livrer à des activités artisanales, piocher la terre, scier du bois, ou monter des jouets mécaniques ; ne veut pas dire no
88que le contact professionnel avec le matériau, la terre, le métal, apporte nécessairement à l’intellectuel une connaissance p
89tout mis à feu et à sang pour installer sur notre terre le règne du « confort moderne ». Peut-être verra-t-on qu’il vaut la p
51 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
90e pierre à la hauteur d’un cintre, de labourer la terre ou d’écrire un ouvrage dont la nécessité n’est sentie tout d’abord qu
52 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
91rsonne ne songerait à parler, contemplation de la terre, ou d’une bestiole à son travail, sentiment de la journée vide, du te
53 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
92e l’ombre de la mort… étranger et voyageur sur la terre… » — Jamais plus que dans cette nuit. ⁂ Fin de séjour à A… (Gard). —
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
93atique, ésotérique, mais « sévissant à travers la terre entière » et « portant la vie au comble de la volonté de puissance et
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
94 cyprès grandiloquent. Et cette maison couleur de terre et festonnée de tuiles roses, elle est bien à la ressemblance des vie
95ter ce qu’elle découvre sur la face immense de la terre. — Clartés rationnelles : empruntées à l’Astre invisible. Matinée du
96uent l’instant de la séparation des eaux et de la terre, dans un chaos brillant d’où montent des vapeurs d’aube d’été. « Un v
97s un certain temps, je jette quelques poignées de terre sur tous ces ventres. Ils vont se coucher un peu plus loin. Un ou deu
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
98vail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’enrichit sans rien créer, tout simplement parce qu’il
57 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
99l ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bonne volonté »
58 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
100 jardin. Quand je lève le nez, je vois la cour de terre battue à l’ombre de ses deux tilleuls, la margelle du puits à gauche,
101r de Sadi Carnot — monument au point où il toucha terre — en passant par les drakkars norvégiens, les flottes anglaises des g
102ieu de cette place, qui est un vaste rectangle de terre jaune, les habitants plantèrent à la Révolution un arbre de la Libert
103 laquelle travaille le père Renaud. Le sol est de terre battue recouverte d’une fine couche de sable. Sur les murs blanchis,
104Si je gratte pendant des heures ce coin réduit de terre caillouteuse, c’est pour un printemps qui viendra. C’est pour gagner
105sse à l’œuvre dans cette vie. Il y a sur toute la terre de ces moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le mon
106rosages, les salades et les choux sont brûlés, la terre se craquèle, ou devient poussiéreuse. Il n’y a plus que quelques rose
59 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
107rié par le noble sénateur, propriétaire de vastes terres. Voici comment. Cincinnatus, qui cultive son lopin avec les seuls bra
108Et la loi attribue au créancier non seulement les terres mais la personne même du débiteur insolvable, qui tombe en esclavage.
109temps à la merci des possesseurs des plus grandes terres à blé, Siciliens et Carthaginois. C’est ainsi que la logique rigide d
110le remède (ici les sportules) aggrava le mal. Les terres de l’Italie du centre et du nord ne pouvant fournir le blé aux bas pr
111iciennes s’accrurent considérablement, d’abord en terres, puis en capitaux mobiliers (financiers). Et à mesure que le capitali
112re disparaît, et, avec lui, le soldat-citoyen. La terre est aux riches, qui vivent dans leurs palais urbains. Ces rentiers du
113ismes de la loi capitaliste. La concentration des terres et de l’argent62 entre les mains d’une classe restreinte commande tou
114aires plus justes, la plèbe se désintéresse de la terre. Elle ne demande plus sa part au festin de l’impérialisme. Le pain, l
115s campagnes. Le bourgeois s’est mis à acheter des terres, et il a introduit dans leur exploitation plusieurs nouveautés fort i
60 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
116 1934 Les gens. — Du haut des dunes, je vois les terres divisées en parcelles minuscules. Sur ces parcelles des hommes et des
117onomiques des habitants de l’île. 1° Division des terres. — J’ai pu vérifier à plusieurs reprises l’extraordinaire complicatio
118cessaire à leur subsistance si la répartition des terres était conçue, non point selon les principes égalitaires, mais selon l
119vais outils. — Revenons au sens précis, limité et terre à terre des usages de l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et l
120ils. — Revenons au sens précis, limité et terre à terre des usages de l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et les femme
121uste au maximum, jambes écartées, pour gratter la terre sablonneuse, d’autre part les empêche de labourer cette terre à plus
122neuse, d’autre part les empêche de labourer cette terre à plus de quinze ou vingt centimètres de profondeur. Trente centimètr
123nt aussi simple. Je connais tout de même assez la terre pour savoir que les mêmes outils ne sont pas bons en tous pays, et je
124ent trop, se plaignent du mauvais rendement de la terre, et refusent cependant de rien changer à des habitudes dont les défau
125e vois ces hommes et ces femmes accrochés à cette terre pauvre, qu’ils grattent lentement pour en tirer tout juste de quoi vi
126ans tristesse. Chacun pour soi sur sa parcelle de terre ingrate, dans sa courette pleine de fleurs. Qu’ils n’aient pas de vie
61 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
127oite. Par endroits, ce n’est plus qu’une bande de terre aride, portant la route, un mur qui fait digue, une haie de tamaris.
128, en demi-cercle devant nous, marquant la fin des terres vers l’ouest. Sur la dernière lande, la dernière maison luit doucemen
129 à la nudité des quatre éléments primordiaux : la terre, la mer, le ciel, et le feu de la lumière. Nous vivrons bien ! ⁂ Je r
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
130 jardin. Quand je lève le nez, je vois la cour de terre battue à l’ombre de ses deux tilleuls, la margelle du puits à gauche,
131broussailleuses qui ferment l’horizon bas. Peu de terre et beaucoup de ciel, et partout cette humide lumière blanche qui met
132r de Sadi Carnot — monument au point où il toucha terre en 1892, — en passant par les drakkars norvégiens, les flottes anglai
133ieu de cette place, qui est un vaste rectangle de terre jaune, les habitants plantèrent à la Révolution un arbre de la Libert
134visés par les nuages lourds et rapides rasent les terres brunies, font luire là-bas une dernière prairie verte, étinceler un t
135quelle travaille le père Renaud. Le sol est de la terre battue recouverte d’une fine couche de sable. Sur les murs blanchis,
136antique, et ensuite il m’apparaît qu’elle est une terre réelle, travaillée par des hommes réels, leur imposant des conditions
13734 Les gens. — Du haut des dunes, je vois les terres divisées en parcelles minuscules. Sur ces parcelles des hommes et des
138onomiques des habitants de l’île. 1. Division des terres. — J’ai pu vérifier à plusieurs reprises l’extraordinaire complicatio
139cessaire à leur subsistance si la répartition des terres était conçue non point selon les principes égalitaires, mais selon le
140vais outils. — Revenons au sens précis, limité et terre à terre des usages de l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et l
141ils. — Revenons au sens précis, limité et terre à terre des usages de l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et les femme
142uste au maximum, jambes écartées, pour gratter la terre sablonneuse, d’autre part, les empêche de labourer cette terre à plus
143euse, d’autre part, les empêche de labourer cette terre à plus de dix ou quinze centimètres de profondeur. Trente centimètres
144nt aussi simple. Je connais tout de même assez la terre pour savoir que les mêmes outils ne sont pas bons en tous pays, et je
145ent trop, se plaignent du mauvais rendement de la terre, et refusent cependant de rien changer à des habitudes dont les défau
146e vois ces hommes et ces femmes accrochés à cette terre pauvre qu’ils grattent lentement pour en tirer tout juste de quoi viv
147ans tristesse. Chacun pour soi sur sa parcelle de terre ingrate, ou dans sa courette pleine de fleurs. Qu’ils n’aient pas de
148Si je gratte pendant des heures ce coin réduit de terre caillouteuse, c’est pour un printemps qui viendra. C’est pour gagner
149sse à l’œuvre dans cette vie. Il y a sur toute la terre de ces moments de pureté. Il faut penser à eux quand on juge « le mon
150oussent devant elles les grosses vagues. Entre la terre et l’eau mouvante, quand on ne sait plus ce qui bouge et ce qui est f
151rosages, les salades et les choux sont brûlés, la terre se craquelle, ou devient poussiéreuse. Il n’y a plus que quelques ros
152ette page pour faire mes adieux au jardin. Pauvre terre en désordre et dépouillée. Les salades ont monté, le carré de pommes
153es dernières radicelles qui m’attachaient à cette terre ingrate ! Tout absorbé par ce spectacle — je ne sais pas comment expl
154tiole à son ouvrage, ou simplement le grain de la terre — j’ai repensé à mon journal. Je voudrais n’y avoir parlé que de ces
155t le savoir, on n’en parle jamais. Le grain de la terre ; et aussi le grain de nos idées, de notre vie, plus facile à décrire
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
156 cyprès grandiloquent. Et cette maison couleur de terre et festonnée de tuiles roses, elle est bien à la ressemblance des vie
157la nous conduit tout au plus à élargir à toute la terre le champ des querelles de famille. La seule fraternité réelle, la seu
158à le centre vivant de toute réalité réelle sur la terre. Je dois croire qu’à cet événement central doivent se rapporter toute
159ter ce qu’elle découvre sur la face immense de la terre. — Clartés rationnelles : empruntées à l’Astre invisible. Matinée
160uent l’instant de la séparation des eaux et de la terre, dans un chaos brillant d’où montent des vapeurs d’aube d’été. « Un v
161s un certain temps, je jette quelques poignées de terre sur tous ces ventres. Ils vont se coucher un peu plus loin. Un ou deu
162onales pour la viticulture ; mettre en commun les terres d’un petit village ; vendre le vin du pays dans les épiceries du pays
163’en être, on approuve la jeunesse qui délaisse la terre pour la ville. (« C’est mort, ici ! » phrase entendue un peu partout
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
164 carton goudronné. Petites allées de campagne, en terre noire. Parfois on voit une haie fleurie, un buisson qui surplombe une
65 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
165 perte ! En lui opposant toutes les raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui
166onseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la faute à racheter ! Mais tuer l
167’est ici-bas que notre sort se joue. C’est sur la terre qu’il faut aimer et recevoir le pardon. L’homme naturel ne pouvait p
66 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
168re pour le séminaire un travail sur Barrès : « la terre et les morts », c’est à peu près le Blut und Boden (sang et sol) des
169us en train de faire des canons et des abris sous terre. Ce n’est pas une manière de prouver qu’ils ont quelque chose à défen
67 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
170ard, au matin, quand l’attaque se prépare, un « à terre » prolongé à la lisière d’un bois, cela peut être un des plus beaux m
68 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
171 sirènes annoncent l’approche des richesses de la terre. ⁂ Une connaissance intime et personnelle de ce que l’on appellera l’
69 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
172 conseil, un solide paysan, les deux pieds sur la terre, et non pas un sectaire ou un illuminé auquel des ouvrages pieux aura
70 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
173unanime vers un point qui se trouve au-delà de la terre, également lointain de chacun, également proche de chacun de nos cœur
71 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
174uteurs. Une aube vient. C’est encore l’aube de la terre. Personne n’a parlé. Dieu est mort ! De chaque idée, de chaque croyan
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
175Je ne songeais donc nullement à chasser sur leurs terres. Les documents que je cite, les rapprochements que je suggère, sont b
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
176moment.) Tristan et la princesse voguent vers les terres de Marc. En haute mer, le vent tombe, la chaleur est pesante. Ils ont
177t simple occasion de s’enrichir, et d’annexer des terres données en dot ou espérées en héritage. Quand l’« affaire » tournait
178nt file le navire. Frais, le vent souffle vers la terre natale. Ô fille d’Irlande, où t’attardes-tu ? Ce qui gonfle ma voile,
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
179rt. Vie aventureuse, très semblable à celle de la terre, mais épurée, et dont certains héros pouvaient revenir, sous d’autres
180la nostalgie du héros celte revenu du Ciel sur la terre, et qui se souvient de l’île des immortels. Mais cet élan est sans ce
181e la vie. « Dieu est au ciel, et toi tu es sur la terre. » Et ton sort se joue ici-bas. Le péché n’est pas d’être né, mais d’
182 ruine… Les personnages les plus importants de ma terre se sont laissés corrompre. La foule a suivi leur exemple et abandonné
183 procède généralement de haut en bas — de ciel en terre — ce qui réfute les conclusions modernes déduites du préjugé matérial
184barque sur une barque magique » et parvient à une terre merveilleuse. « Il se lasse à la fin de ce séjour, veut revenir. C’es
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
185ni prochain ni devoirs, ni liens qui tiennent, ni terre ni ciel : on est seul avec tout ce que l’on aime. « Nous avons perdu
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
186 reprendre sans cesse aux formes désirables de la terre, oublier, plaisanter follement, tout ardents de curiosité ; d’une mer
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
187op nombreux dans nos frontières, j’exige donc des terres nouvelles ! — et c’est la nouvelle passion. Ainsi toutes les tensions
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
188a perte, en lui opposant toutes les raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui
189onseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la faute à racheter ! Mais tuer l
190’est ici-bas que notre sort se joue. C’est sur la terre qu’il faut aimer. Au-delà, il n’y aura pas la Nuit divinisante, mais
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
191ir que les amants courtois ne sont séparés sur la terre qu’en vertu de cet amour mystique qui les unit à la divinité ! Au con
80 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
192déralisée, nous ne demanderons pas un paradis sur terre. Nous demanderons simplement un monde humain. Non pas un monde d’utop
193ujours ouverte, tant qu’il y aura du péché sur la terre. Non, l’heure n’est pas au facile optimisme, dans une Europe tout obs
81 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
194 nous l’apprend lorsqu’elle dit : « Le ciel et la terre passeront, mais ma Parole ne passera point. » Voilà la base et le poi
195ne saurait ébranler, quand tout le reste, ciel et terre, idéaux et réalités, est pulvérisé par les bombes. Au plus fort de la
82 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
196t la foi profonde de ce peuple. En défendant leur terre, les soldats finnois avaient conscience de défendre aussi leur Église
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
197sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
198force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il vienne à s’accentuer, risque de nous con
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
199déralisée, nous ne demanderons pas un paradis sur terre. Nous demanderons simplement un monde humain. Non pas un monde d’utop
200ujours ouverte, tant qu’il y aura du péché sur la terre. Non, l’heure n’est pas au facile optimisme, dans une Europe tout obs
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
201vail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’enrichit sans rien créer, tout simplement parce qu’il
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
202 durant des siècles, il soit demeuré une pratique terre à terre, et n’en ait que mieux fonctionné. Ce qui est certain, c’est
203des siècles, il soit demeuré une pratique terre à terre, et n’en ait que mieux fonctionné. Ce qui est certain, c’est qu’une p
204re hommes, créatures de l’esprit autant que de la terre, chargés d’une vocation et non seulement d’hérédités problématiques !
205trop bas, dans cette fausse réalité des réalistes terre à terre, mais au niveau de notre action, à hauteur d’homme. 3. Promou
206, dans cette fausse réalité des réalistes terre à terre, mais au niveau de notre action, à hauteur d’homme. 3. Promouvoir une
207l’habitude du travail en équipes pour cultiver la terre dans ces parages. Tout cela s’exprime plus ou moins consciemment dans
87 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
208e Far West, jusqu’à ce qu’ils eussent rejoint les terres du Pacifique. On ne pouvait plus rien ajouter aux plus hauts gratte-c
88 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
209Quels sont tes morts ? ». Religion du sang, de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
89 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
210, où l’on voit des anges mauvais descendre sur la terre — et c’est la première chute — pour s’y unir aux filles des hommes et
211 à faire abus de notre liberté et des biens de la terre. Ni le Diable ni l’homme pécheur ne peuvent réellement faire le mal,
90 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
212sont tes morts ? Religion du sang, religion de la terre et des morts, religion sanglante et mortelle, religion des choses vie
213 tout, il n’a rien gagné. Car les religions de la terre sont religions de la mort. Vieille vérité théologique, que les malheu
214après la guerre et la victoire, les peuples de la terre vont s’éveiller dans un lendemain d’ivresse, une gueule de bois mondi
215e : elle était l’état d’exception proclamé sur la terre entière et dans tous les domaines de l’existence publique. Elle figur
91 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
216 lampe qui me faisait mal aux yeux. Il la lance à terre et me fait une de ces scènes ! J’ai pleuré toute la nuit, sur un cana
217cial, et nuisible aux affaires ? Que le sel de la terre est malsain ? Et que la sagesse démocratique se résume dans une « tec
92 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
218ds pouvoirs vicariaux : « Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera déli
219 lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » Mais voici qu’aussitôt après, — au parag
220s.) Reprenons ce récit trop mal connu. « Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. » En somme tout allait bien
221s ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. » Vous reconnaissez Satan à ce doute qui les prend, à ce besoin qu’i
222 « l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre ». Cette déconvenue mémorable est attribuée par le récit biblique à
223es surveillants, les transporteurs par eau et par terre. Et les corporations d’ouvriers. Les uns faisaient la brique qui leur
224ue de barbares. Prendre la femme du voisin ou ses terres parce qu’on a découvert soudain que c’est « vital », puis justifier l
225nsez-vous triompher du mal immense qui envahit la terre ? Le moindre mal sera-t-il plus fort que le mal même dans son éclat ?
93 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
226d’un fleuve, produit à la fin un amoncellement de terre qui le détourne. Je dis que nous pouvons participer à cette victoire
94 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
227e Kassner30 — toutes les créatures, le soleil, la terre, la lune, les plantes, les animaux et les pierres parlaient et prophé
228 fine, sed nunc stans. L’éternité a marché sur la terre : ainsi le Christ est le chemin. Mais nous avons refusé l’éternel et
95 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
229Parce qu’il réside au ciel, et nous sommes sur la terre : l’instance suprême existe et délibère au-delà de toutes nos imagina
230connaît pas « le chemin » qui relie le Ciel et la terre. Parce qu’il ne connaît pas celui qui a dit : « Je suis le chemin. »
231telle façon qu’il retombait les deux pieds sur la terre et pouvait dès lors y agir et s’y promener comme si de rien n’était.
232u le duper. Le chevalier de la foi, revenu sur la terre ferme, aurait pu accepter, lui aussi, la leçon de morale du Second Fa
96 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
233l ou périmé ; ceux qui traduisent : « Paix sur la terre, bénévolence (de Dieu) envers les hommes » par « Paix aux hommes de b
97 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
234age, qu’ils l’inscrivent sur le papier ou dans la terre qu’ils travaillent. Tous participent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voy
235 que de toutes parts les signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Cail
236 qu’elles tenaient bon, qu’elles tenaient trop de terre embrassée, et par elle un pays et son peuple. Car « c’est ici le pays
98 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
237ne de démarcation, sans cesse mouvante, entre les terres colonisées et les prairies sauvages parcourues d’Indiens indomptés. P
238 la limite », disait alors leur dicton favori. La terre avait été durement conquise. Le ciel fut conquis en trente ans. Encor
99 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
239un sofa, et plus tard nous avons soupé, assis par terre, dans une foule, mais dos à dos, et voici l’étonnant de l’histoire :
100 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
240le texte original, dit simplement : « Paix sur la terre, bonne volonté de Dieu envers les hommes ». Est-il besoin de la bombe