1 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
1ut du xviie siècle, c’est le virus de l’étatisme totalitaire, c’est l’idée fort peu française de l’unité à tout prix et dans tous
2ion politique de la royauté absolue vers « l’État totalitaire ». Il faut ici risquer un mot sans doute anachronique, mais que tout
2 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
3où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 10. Et parmi eux, la majorité des intellectuels parisiens de droit
3 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
4titutions. Cette politique s’oppose au gigantisme totalitaire ; elle s’oppose à l’émiettement social de la démocratie individualist
4 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
5t absolus, et ils s’opposent aux ordres de l’État totalitaire. Mais, d’autre part, le réformisme suppose trop de calculs et trop de
5 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
6uelles il faudra revenir, et malgré l’épithète de totalitaire dont il s’orne, le fascisme n’a pas une conception totale et cohérent
7sychiatres. De toutes les idoles modernes, l’État totalitaire est peut-être la plus décevante. L’idole des humanistes (l’homme divi
8 plus intégral de ses puissances. Les prétentions totalitaires du communisme sont fondées, en effet, sur une notion « ouverte » de l
9isme, c’est l’opposition d’une foi par excellence totalitaire, à la prétention d’un organe qui se veut plus grand que le tout, et q
10où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 39. Ici, d’une manière plus pressante qu’à l’occasion de tout aut
6 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
11atale de leur désespoir s’appelle toujours l’État totalitaire. Pessimisme actif Quand on part pour une promenade de deux heur
7 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
12ur des voies de manœuvres qui conduisent à l’État totalitaire. La force véritable d’un groupe numériquement restreint réside tout e
8 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
13la France synchronisée, centralisée, déjà presque totalitaire, et vidée de ses meilleures forces créatrices. Mais dès que le parti
14ant à l’esprit, se dresse le bloc des trois états totalitaires — que menace de rejoindre l’Espagne. Laissons de côté les différences
15le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’État totalitaire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante, il laisse d
16aussi radicale et aussi exacte entre la mentalité totalitaire et la mentalité calviniste, va nous permettre une confrontation utile
17outenables dans l’abstrait. Je considère l’esprit totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus encore pour
18su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, pendant qu’il en
19e est la condition faite à l’Église dans les pays totalitaires ? Cette première question est capitale. Car la politique d’un régime
20se et du fait religieux en général. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalement tous les pouvoirs temporel
21La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une
22st la condition faite à la personne dans les pays totalitaires ? C’est très simple. On a détruit l’un des deux pôles de la personne 
23ne sauvegarde appréciable contre la contamination totalitaire. Mais du point de vue chrétien, il faut alors rappeler que la personn
24oujours l’adversaire le plus efficace de l’esprit totalitaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la théologie réfor
9 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
25 que celles qu’on lui voit prendre dans les états totalitaires (URSS et fascismes). J’essayerai de la définir par quatre de ses prin
10 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
26saient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’
27 précisément, qui est responsable de la brutalité totalitaire. On nous propose donc de défendre une maladie contre la mort, à quoi
28 tâche des intellectuels qui ont compris le péril totalitaire (de droite ou de gauche) ce n’est pas « d’adhérer » à quelque anti-fa
11 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
29naces réelles, — qui sont la guerre et l’étatisme totalitaire. C’est très simple. Trop simple, sans doute ?
12 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
30e ni exercer sa vocation ; combattre aussi l’État totalitaire, qui opprime toute vocation non conforme à ses cadres simplistes ; — 
13 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
31 l’homme résiste à son emprise et à sa prétention totalitaire. Il ne veut pas se laisser mutiler. Fût-ce au prix de salaires mervei
32stic global quant à l’avenir culturel des régimes totalitaires. Le composé hitlérien d’irrationalisme romantique et de positivisme j
33i nous intéresse ici directement : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dans leur tentative de créer par la force une co
34la réponse, qui devait être totale, n’a été que « totalitaire ». Là où depuis cent ans ou plus la nation existait déjà, la crise es
35e réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse encore ce nom —
14 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
36 fosse commune. Le mérite capital de cette vision totalitaire du réel, c’est qu’elle replace l’homme dans la perspective cosmique d
15 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
37 que celles qu’on lui voit prendre dans les États totalitaires (URSS et fascismes). J’essayerai de la définir par quatre de ses prin
16 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
38quelle on pousse l’ouvrier, c’est celle de l’État totalitaire stalino-fasciste. Ces criminelles foutaises inspirent à notre idéalis
39arxiste, au service d’un État « dialectiquement » totalitaire. Tout notre honneur est de défendre ici, depuis quatre ans, une tout
17 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
40 plus en plus semblables d’une même folie, l’État totalitaire ? L’entreprise paraît difficile. Les chances de l’erreur et du menson
41tisme a pu — et même dû — devenir du premier coup totalitaire. L’économie et l’opinion totalement étatisées sont en effet les condi
42ut étatisme est condamné à se vouloir franchement totalitaire, sinon c’est l’échec assuré. (Nous sommes en train d’en voir un bel e
43rain d’en voir un bel exemple.) Mais pour devenir totalitaire, l’État ne peut se fonder sur des bases purement matérielles. Il lui
18 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
44st sur le plan de la propagande et de la tactique totalitaires, une fois le pouvoir affermi. La justification des actes de terreur e
45ce de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instaurat
46ntre la fatalité belliciste que représente l’État totalitaire. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut emp
19 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
47our avoir méconnu le Christ, puis par les ennemis totalitaires du Christianisme pour avoir préparé ses voies, Israël est devenu le p
20 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
48qu’à des fins provisoires ou dégradantes : l’état totalitaire et la richesse matérielle ? Que vaut alors cette communauté de réflex
21 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
49pour restaurer une mesure commune. Le seul mot de totalitaire qui qualifie les deux régimes fondés par ces révolutions, suffirait à
22 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
50 l’homme résiste à son emprise et à sa prétention totalitaire. Il ne veut pas se laisser mutiler, fût-ce au prix de salaires mervei
23 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
51 met en lumière le mécanisme fatal de tout régime totalitaire, et cela d’une façon d’autant plus frappante qu’il s’agit ici de régi
24 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
52global quant à l’avenir culturel des deux régimes totalitaires dont j’ai parlé. Rosenberg a beau dire que les dix premiers pas d’un
53rectement l’objet de cet ouvrage : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dans leur essai de créer, par la force, une comm
25 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
54a vérité totale, la seule qui ait le droit d’être totalitaire ? La fin des fins, le terme universel en quoi l’homme puisse mettre s
55Ce qui est partiel n’a pas le droit de se vouloir totalitaire. (Même si c’est quelque chose de vrai en tant que partiel…) Seule a l
56tant que partiel…) Seule a le droit de se vouloir totalitaire la vérité qui est totale, qui rend compte du tout de l’homme et de se
26 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
57 aiguë, la réponse a été totale, ou tout au moins totalitaire. Là où depuis deux ou trois siècles la nation existait déjà, la crise
58e réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse encore ce nom —
27 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
59 justifiées en vertu de ces lois, c’est le régime totalitaire, c’est-à-dire une glorification de l’État contre les personnes. Voilà
28 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
60ratrice. « Dieu », la tête, l’unité, c’est l’État totalitaire, le fascisme ou le stalinisme. Dans ces conditions, je suis le premie
29 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
61stalle et grandit. Dans notre cas, l’État devient totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 
62où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devient partout de plus en plus t
63t un fait patent, devient partout de plus en plus totalitaire. C’est donc que l’homme se défend de moins en moins. Ses « superstiti
30 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
64 pour pouvoir s’opposer valablement aux ambitions totalitaires. La littérature agit sur l’époque, c’est évident, mais une littératur
31 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
65 monstrueuse que nous appelons aujourd’hui l’État totalitaire, et à la fonctionnarisation intégrale de toutes les activités humaine
66re « nécessaire ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providence de tous les sujets, à charge d’une obéissance absolue, et
67. Enfin, il a nécessité l’établissement de l’État totalitaire, qui à son tour a sécrété une civilisation dont la seule raison d’êtr
68t le contrepoids d’un centralisme de plus en plus totalitaire. Vers 1912-1913, l’on assiste au phénomène prévisible de la fixation
69 a provoqué des réactions « collectivistes » ou « totalitaires » également inhumaines et désespérées ; enfin il a largement contribu
32 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
70eulent les uns et les autres la même forme d’État totalitaire, notons que la prise de parti des fascistes pour Franco, et des commu
33 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
71stalle et grandit. Dans notre cas, l’État devient totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 
72où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devient partout de plus en plus t
73t un fait patent, devient partout de plus en plus totalitaire. C’est donc que l’homme se défend de moins en moins. Ses « superstiti
34 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
74 La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)a L’esprit totalitaire est pour nous une menace1. De
75 l’esprit totalitaire (juillet 1938)a L’esprit totalitaire est pour nous une menace1. De récents événements l’auront fait voir a
76résistance sérieuse. De ces deux causes du succès totalitaire, déduisons maintenant nos principes de conduite : 1° Il nous faut res
77ous, répondons d’une manière plus humaine que les totalitaires, plus vraie aussi, et plus réellement totale. Mais c’est là une quest
78 parle de conscience civique. Lorsque l’Allemagne totalitaire envahit l’Autriche, nous fûmes saisis d’une angoisse soudaine : pour
79s le piège le plus dangereux que nous tendent les totalitaires. Plaçons-nous tout d’abord dans l’hypothèse que seule la force matéri
80le la force matérielle peut résister à une menace totalitaire. La conséquence qui en découle immédiatement, c’est qu’il faut nous a
81ui les transformera automatiquement en puissances totalitaires. Avec cette différence que n’ayant pas vécu la révolution religieuse
82 Voici donc le dilemme que nous pose ce mimétisme totalitaire : ou bien la démocratie ne réussit pas à faire bloc à la manière fasc
83perdue avant d’être livrée, puisque la conception totalitaire s’est déjà installée chez nous, sous prétexte de défense nationale. O
84’existence même de notre État. Réagir à la menace totalitaire sur le plan de la défense armée, et tout subordonner à cela, c’est in
85. La guerre totale en effet suppose l’unification totalitaire d’un pays. Ou sinon, c’est qu’elle est très mal préparée. Or ce proce
86il était miné par une intime tentation de suicide totalitaire. Leçon capitale pour la Suisse ! Un État qui ne croit plus à sa vale
87que le seul moyen sérieux de résister à l’emprise totalitaire sur le plan de la lutte directe, c’est d’inventer des formes de défen
88er des formes de défense non militaires, donc non totalitaires. Je ne dis pas que je les ai trouvées. Je dis que le salut serait de
89 que le salut serait de les trouver. La force des totalitaires c’est d’entraîner les démocrates sur un terrain où ils se renient eux
90du même ordre, mais forcément plus faible, où les totalitaires puiseraient tout simplement une énergie renouvelée. Essayons d’invent
91ons, Églises et fidèles, que si la pseudoreligion totalitaire triomphe aujourd’hui en Europe, c’est que nous avons laissé les peupl
92citer de la haine contre ceux qui adorent l’idole totalitaire. Je veux démasquer cette idole, et les raisons profondes du culte qu’
93t sous les vantardises effrénées de la propagande totalitaire. Tout cela n’exprime qu’un sentiment d’infériorité collective, un man
94des peuples, d’où sont issus les trois mouvements totalitaires, c’est la réponse vraiment totale de notre foi. La foi chrétienne, po
95 plus animale de l’homme. Seule a le droit d’être totalitaire la vérité totale, qui n’appartient qu’à Dieu. C’est dans la mesure où
96où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. 1. Conclusions d’une conférence prononcée à Genève au mois de mai
35 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
97exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire, (et supposé qu’elle n’y succombe point) retrouve le sens d’une fidél
36 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
98ct original (et non plus jacobin) de la dictature totalitaire : l’impérialisme religieux, ou sacral. Il exigea d’entrer en armes et
99ues la réalité pressentie de la nouvelle religion totalitaire. D’ailleurs, les réactions des masses ne tardèrent pas à démontrer qu
100n. — La voie était dès lors ouverte aux ambitions totalitaires, les dictateurs ne trouvant plus devant eux que des États demeurés ce
37 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
101saient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’
102 précisément, qui est responsable de la brutalité totalitaire. On nous propose donc de défendre une maladie contre la mort à quoi e
103 tâche des intellectuels qui ont compris le péril totalitaire (de droite ou de gauche) ce n’est pas « d’adhérer » à quelque antifas
38 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
104t mon deuxième, l’idée que je me fais des régimes totalitaires. Je ne sais si l’on espère me convertir en m’offrant d’en voir un de
105vique, loi générale qui se vérifie dans tout pays totalitaire. D’autre part, le régime nouveau a pris à tâche d’éduquer tout ce mon
106er de ce qui s’y passe de tout nouveau. Un régime totalitaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de po
107ale » des choses ? Faut-il penser que les régimes totalitaires ne sont que des folies passagères ? Ou bien sont-ils ce que l’on nomm
108’Europe, et qui demain la dominera ? Si le régime totalitaire est le châtiment qu’a mérité l’Europe, si plus rien ne peut s’opposer
109la politique : dans l’un et l’autre cas, l’on est totalitaire. La religion doit y passer, comme le reste, et peut-être avant tout.
110logie du Jacobin : l’analogie des deux mouvements totalitaires y est illustrée d’exemples d’une précision terrible. Le Prussien Anac
111s une parfaite liberté d’esprit ? Les contraintes totalitaires nous hypnotisent. Elles nous privent de toute liberté à la manière d’
39 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
112dre les choses une à une, quand on juge un régime totalitaire. Il ne s’agit jamais que du principe unique au nom duquel s’opère la
113st condamné de nos jours à se vouloir franchement totalitaire, sinon c’est l’échec assuré. Il lui faut la fameuse confiance, et une
114e comprenne jamais la raison simple des triomphes totalitaires. Évidemment, il sera toujours possible d’invoquer les lois économique
115ssée la nature proprement religieuse du phénomène totalitaire allemand. Mesurons maintenant la naïveté des « réalistes » qui tienne
116tion, toute bénévole, à l’effort de la propagande totalitaire dans nos pays. Ils le font sans malice, et au nom du bon sens. Ils me
117endre justice » au totalitarisme. Comme si le mot totalitaire ne signifiait pas, justement, que tout se tient dans ce régime, et qu
118ommes n’a jamais pesé si peu que dans les régimes totalitaires. Ce n’est pas le Chef qui commande, et ce ne sont pas les désirs cons
119commande tout, c’est le mécanisme de la dictature totalitaire, c’est la structure du régime. Or, la structure de l’État totalitaire
120a structure du régime. Or, la structure de l’État totalitaire — quelle que soit sa doctrine — c’est l’état de guerre. Tout ce que l
121 guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que soit son issue, pour les nations dé
122imposerait l’Allemagne, ne peut sortir qu’un état totalitaire. Il s’agit donc d’empêcher cette guerre, de se montrer assez forts po
123’est pas s’armer jusqu’aux dents. Réagir au péril totalitaire par des plans de « réarmement », c’est introduire chez nous le Cheval
124ement triompher. Et en s’armant autant que l’État totalitaire, l’État démocratique perdrait ses meilleures forces morales : sa « my
40 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
125st sur le plan de la propagande et de la tactique totalitaires, une fois le pouvoir affermi. La justification des actes de terreur e
126ce de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, préparer la paix, c’est préparer d’abord l’instaurat
127ntre la fatalité belliciste que représente l’État totalitaire. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut êtr
128 d’États centralistes en face de la revendication totalitaire. 21. L’opération a si bien réussi qu’on entend fréquemment des part
41 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
129lâchetés de tous les citoyens. 19. Tout parti est totalitaire dans son essence, et préfigure l’État totalitaire, brutal et stérilis
130totalitaire dans son essence, et préfigure l’État totalitaire, brutal et stérilisant. 20. D’où l’incapacité essentielle des partis
42 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
131 à disposer d’eux-mêmes signifie, dans le langage totalitaire ; le droit des peuples les plus forts à disposer de leurs voisins les
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
132nts pour la passion ; d’autre part, dans les pays totalitaires, le dressage des jeunes par l’État tend à éliminer de la vie privée t
133 fronts » l’indique déjà. Et par ailleurs, l’État totalitaire n’est que l’état de guerre prolongé, ou recréé, et entretenu en perma
134veau de l’être collectif. Tout ce que l’éducation totalitaire refuse aux individus isolés, elle le reporte sur la Nation personnifi
135uissance affrontées — il y a déjà plusieurs États totalitaires — ne peuvent en fait que se heurter passionnément. Elles deviennent l
136e. Le but réel, tacite, fatal, de ces exaltations totalitaires est donc la guerre, qui signifie la mort. Et comme on le voit dans le
137lier, c’est l’inquiète susceptibilité des Nations totalitaires. Enfin, je soulignerai un fait assez frappant : c’est que les foules
138er la grandiose catastrophe de la passion devenue totalitaire ? ⁂ Ceci nous mène au seuil d’une conclusion que j’étais loin de prév
139 en premier lieu. Cette solution s’appelle l’État totalitaire. C’est la réponse du xxe siècle, né de la guerre, à la menace perman
140ême des peuples ainsi constitués en blocs. L’État totalitaire est bien une forme recréée, mais une forme trop vaste, trop rigide et
141ra la paix, et le problème renaîtra dans les pays totalitaires, comme il ne cesse de nous travailler dans nos sociétés libérales. C’
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
142epuis la première guerre mondiale, début de l’ère totalitaire. Les Églises font un honorable effort de redéfinition de l’institutio
143azisme appartient au passé. Pourtant la tentation totalitaire subsiste. Il n’est pas interdit d’imaginer qu’un jour nos démocraties
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
144exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire (et supposé qu’elle n’y succombe point), retrouve le sens d’une fidél
46 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
145ensée et la culture en général, dans notre époque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les ri
146otalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les rigueurs de leur régime au nom de lois économiques, ou
147temporaine exténuées par la misère. Les solutions totalitaires, malgré leurs manifestations brutales et le ton sur lequel on les prô
47 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
148créer des signes et des rites : voyez les régimes totalitaires, communistes ou fascistes, avec leurs fêtes, leurs insignes, leurs sa
149turgie chrétienne. La science consommée des chefs totalitaires doit nous rendre attentifs à certains de nos défauts, afin que nous p
48 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
150ndinave le dilemme entre l’anarchie et l’étatisme totalitaire. Assimiler l’autorité au romanisme est d’ailleurs une erreur des plus
49 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
151ffaiblissent la résistance actuelle aux doctrines totalitaires, mais compromettent les chances d’une solution prochaine, équitable p
152s, à faire un « front commun » contre la religion totalitaire ? L’auteur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la nation éduq
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
153la France synchronisée, centralisée, déjà presque totalitaire, et vidée de ses meilleures forces créatrices. Mais dès que le parti
154ant à l’esprit, se dresse le bloc des trois états totalitaires — que menace de rejoindre l’Espagne. Laissons de côté les différences
155le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’État totalitaire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante, il laisse d
156aussi radicale et aussi exacte entre la mentalité totalitaire et la mentalité calviniste, va nous permettre une confrontation utile
157outenables dans l’abstrait. Je considère l’esprit totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus encore pour
158 su ménager dans nos cœurs. Connaître la religion totalitaire, c’est la première condition pour éviter chez nous, pendant qu’il en
159e est la condition faite à l’Église dans les pays totalitaires ? Cette première question est capitale. Car la politique d’un régime
160se et du fait religieux en général. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalement tous les pouvoirs temporel
161La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une
162nte qui doit radicalement contraire à la doctrine totalitaire. Le fédéralisme, ce n’est pas seulement un pour tous — qui serait une
163st la condition faite à la personne dans les pays totalitaires ? C’est très simple. On a détruit l’un des deux pôles de la personne 
164ne sauvegarde appréciable contre la contamination totalitaire. Mais du point de vue chrétien, il faut alors rappeler que la personn
165oujours l’adversaire le plus efficace de l’esprit totalitaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la théologie réfor
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
166ensée et la culture en général, dans notre époque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les ri
167otalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les rigueurs de leur régime au nom de lois économiques, ou
168temporaine exténuées par la misère. Les solutions totalitaires, malgré leurs manifestations brutales, et le ton sur lequel on les pr
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
169résistance intime aux tentations de la propagande totalitaire. Devons-nous rester neutres ? Liberté, totalitarisme… Ceci nous
170ns-le bien, radicalement contraire à tout système totalitaire, et seule base possible et solide de la paix que nous espérons. C’est
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
171ée dans mon bureau : c’est une petite catastrophe totalitaire ! Mes dossiers sont « mis au pas », alignés et empilés, rien ne dépas
172eist, c’est-à-dire d’un patriotisme autarcique et totalitaire en miniature ; ceux qui veulent être de leur canton d’abord ou unique
173, portent automatiquement au pouvoir des systèmes totalitaires. Les personnes, telles que je les définis, ne peuvent vouloir qu’un o
54 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
174 s’ignorent ; ceux-ci à leur tour ne sont que des totalitaires timorés, c’est-à-dire quelque chose d’absolument inviable s’ils en re
175ut parti politique est en puissance un petit État totalitaire et unifié, qui voudrait bien tout régler à sa guise, et qui se condam
176er radicalement intolérant envers toute influence totalitaire ou unitaire. Exemple : ceux qui, chez nous, font profession d’admirer
55 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
177 claire. Roosevelt a pris position contre l’idéal totalitaire, et ses partisans accusent Willkie de jouer — sans le vouloir — le je
178t Willkie de jouer — sans le vouloir — le jeu des totalitaires. Mais Willkie réplique que c’est Roosevelt qui, en prétendant demeure
56 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
179e pays, aussi impressionnantes que les cérémonies totalitaires, se déroulent dans un cadre chrétien, immédiatement significatif pour
57 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
180me de la sûre doctrine de résistance au paganisme totalitaire. La foi de la Réforme, telle que j’ai tenté de la situer dans l’évolu
181r là, elle s’oppose radicalement à toute religion totalitaire, fondée sur le sang, la race, la tradition, les morts. La religion to
182ng, la race, la tradition, les morts. La religion totalitaire n’admet pas que « les choses vieilles sont passées », selon la parole
183nstruction fédéraliste du monde de demain. Si les totalitaires sont vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’es
58 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
184dans cette perspective satanique, le terme d’État totalitaire. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalemen
185ique, le terme d’État totalitaire. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser radicalement tous les pouvoirs temporel
186La religion politique, ou la politique religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, fondée sur le passé
187ations convalescentes relevant d’une intoxication totalitaire ; régime de la bouteille de lait distribuée par l’État pour peuples r
59 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
188 ne condamnons pas en nous aussi la mentalité des totalitaires, c’est-à-dire : la présence active et personnelle du Démon dans nos p
189écouvrir subitement les « bons côtés » du système totalitaire. C’est pourquoi nous dirons aujourd’hui aux braves démocrates : — Reg
190de votre naïveté invraisemblable devant le danger totalitaire. Vous pourrez échapper à l’hypnose. Nous manquions d’une représentati
191ration, si elle est énergiquement poussée, l’État totalitaire dans sa splendeur native. L’auteur de ce livre étant intimement persu
192tie dépérit sans critique, dénonce d’avance comme totalitaires ceux qui verront dans les prochains chapitres les marques d’un esprit
193s les prochains chapitres les marques d’un esprit totalitaire. Qu’ils se reconnaissent eux-mêmes à ce signe ! Je vais passer en rev
194la démocratie Avec beaucoup d’intelligence les totalitaires ont mis la bêtise de leur côté. Sous leur régime, les imbéciles n’ont
195s moyennes utilisées. Comme on le voit, le régime totalitaire n’est que la forme basse de la démocratie. Déchaînez parmi nous les d
196 démocraties ne se distingueront plus des régimes totalitaires que par un certain manque de rigueur, un désordre plus apparent, une
197es temps J’ai dit du mal de tout le monde, des totalitaires, et des démocrates, des autres, de nous, et donc de moi aussi. Mais s
60 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
198 une seule et même usurpation. L’impérialisme des totalitaires traduit en politique les mêmes principes dont s’autorise l’anarchie d
61 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
199e la guerre des démocraties contre les dictatures totalitaires. Si vous opposez au Diable la ruse, la subtilité, l’ironie et l’intel
200 une discipline de fer, elles risquent de devenir totalitaires, c’est-à-dire que plus elles cherchent à être fortes à la manière des
201es lois. Alors l’État pour subsister doit devenir totalitaire, c’est-à-dire que l’abstraite contrainte doit se doubler d’une contra
202rement et infailliblement au « nouvel ordre » des totalitaires ; si nous n’aimons pas ça, il faut changer de méthodes ou d’attitude 
203estiment possible, hors de la guerre et de l’État totalitaire, qui n’est rien d’autre que l’état de guerre en permanence ? Beaucoup
204 et à la brutalité proclamés comme vertus par les totalitaires, les nations libres n’osèrent opposer que des vanités courtes et des
205 le courage d’opposer à cet orgueil prôné par les totalitaires, l’humilité et non la suffisance ; à leur brutalité, la virtù 33 sèch
62 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
206de votre naïveté invraisemblable devant le danger totalitaire. Vous pourrez échapper à l’hypnose.
63 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
207s et ne condamnons pas en nous aussi la mentalité totalitaire, c’est-à-dire la présence active et personnelle du Démon dans nos pas
64 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
208ndinave le dilemme entre l’anarchie et l’étatisme totalitaire. Assimiler l’autorité au romanisme est d’ailleurs une erreur des plus
65 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
209on ferme et de réalisations expéditives d’allures totalitaires. Le devoir des Églises Si les Églises chrétiennes ne donnent pa
210christianisme. Par exemple, toutes les idéologies totalitaires nient par définition le fait de la vocation personnelle. Elles la rem
66 1946, Combat, articles (1946–1950). Les intellectuels sont-ils responsables ? (5 juillet 1946)
211saient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’
212 précisément, qui est responsable de la brutalité totalitaire. On nous propose donc de défendre une maladie contre la mort, à quoi
213 tâche des intellectuels qui ont compris le péril totalitaire (de droite ou de gauche) ce n’est pas « d’adhérer » à quelque antifas
67 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
214 la résistance morale des Suisses, cernés par les totalitaires pendant quatre ans, fut à la fois si unanime et si astucieusement pru
68 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
215tel. Conflit politique et économique entre l’État totalitaire et les droits de l’homme. Conflit moral entre le collectivisme oppres
216sente entre démocratie individualiste et étatisme totalitaire — se produit l’événement unique de l’Incarnation. Et il apporte à la
217ménisme ecclésiastique — est exclue par le régime totalitaire, qui prétend faire coïncider les frontières de l’État avec celles de
218nemis que forment l’individu déraciné et la masse totalitaire, le couple de frères amis que forment la personne et la communauté fé
219la communauté. Dans le fédéralisme, démocrates et totalitaires de droite et de gauche pourront trouver la plénitude de leurs idéaux
220orel et l’autorité spirituelle, et devinrent donc totalitaires. Dans les pays calvinistes, au contraire, la séparation de l’Église e
221t pas traduite par l’éclosion d’une anti-religion totalitaire, mais par un phénomène contraire de dispersion individualiste. Autre
222à moins qu’elle ne soit la formule de la religion totalitaire, sans transcendance, que précisément l’on se propose de combattre !)
223stent dans les démocraties et dans les mouvements totalitaires. Ceci résulte, théoriquement, de ce que nous avons exposé aux chapitr
69 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
224le nous oblige à condamner aussi dans les régimes totalitaires, tout ce qui prétend dicter à l’homme sa vocation, — ce qui est encor
70 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
225ève active et livré les masses affamées au délire totalitaire. Il me semble aujourd’hui qu’au contraire, la vraie conscience de la
226amertume et notre indignation devant le phénomène totalitaire naissent d’un désir secret, d’une tentation, d’une espèce de dépit am
71 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
227 jeûne, sacrifice sanglant, orgie. ⁂ L’éducation totalitaire abaisse certainement le niveau de l’intelligence moyenne dans une nat
72 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
228tifier (avec les trains à l’heure) tous les excès totalitaires, pourquoi n’a-t-on jamais parlé des superhighways d’Amérique ? Ici, l
229 la « vague de l’avenir » qui serait le mouvement totalitaire, fasciste, nazi ou soviétique. Je crois bien qu’elle oublie que les v
230roit condamner… N’est-ce pas cela, le vrai danger totalitaire, dans un pays où l’opinion gouverne ? La vraie Cinquième Colonne, dan
73 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
231suprême. De fait, qu’opposons-nous à l’exaltation totalitaire ? Pas une idée, ni même un rêve. Pas une violence de l’esprit, et pas
74 1946, Lettres sur la bombe atomique. Tout est changé, personne ne bouge
232tion obligatoire. Politique. La victoire sur les totalitaires de nuance fasciste a mis au pouvoir dans le monde entier les totalita
233asciste a mis au pouvoir dans le monde entier les totalitaires de nuance démocratique et soviétique. Quelques détails de terminologi
75 1946, Lettres sur la bombe atomique. L’État-nation
234es ou capitalistes. Ce modèle est celui de l’État totalitaire, qui est l’état de guerre en permanence. Ainsi l’ennemi des nations,
235le cadre national conduit nécessairement à l’État totalitaire, donc à l’état de guerre larvé ou déclaré, qui est le pire des crimes
76 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
236ntique à celle de l’entre deux guerres. Le danger totalitaire n’est pas moindre, les erreurs du marxisme stalinien ne sont pas corr
77 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
237es qui s’y opposent : le nationalisme et l’esprit totalitaire. Sur quoi les adversaires du gouvernement mondial renversent leurs ba
238it à distinguer la démocratie de ses contrefaçons totalitaires.) Quant aux fonctions du pouvoir mondial, elles seraient définies par
78 1947, Le Figaro, articles (1939–1953). Le droit d’opposition (3 avril 1947)
239 coup d’œil les régimes démocratiques des régimes totalitaires. Ces derniers, en effet, quelle que soit leur idéologie, se comporten
240sition aux théories du parti au pouvoir, chez les totalitaires, se voit qualifiée non point d’opinion minoritaire, mais de trahison.
241n que les Russes n’aiment guère qu’on les appelle totalitaires, mais je vois aussi qu’ils n’ont jamais eu le sens de l’opposition or
242ion est libre de jouer son rôle. Appelons ensuite totalitaire un régime où l’opposition équivaut à la trahison, et se paye tôt ou t
79 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
243e pays, aussi impressionnantes que les cérémonies totalitaires, se déroulent dans un cadre chrétien, immédiatement significatif pour
80 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
244ement engagé mais non libre, correspond le régime totalitaire. Enfin, à l’homme considéré comme personne, à la fois libre et engagé
81 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
245s devoirs, ont un penchant irrésistible à devenir totalitaires. Et ce n’est point que leurs hommes d’État soient particulièrement bê
82 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
246 étions quelques-uns à construire en pleine marée totalitaire. Je la voyais à l’œuvre en Suisse, pays où la vie politique épouse mi
247ervice commandé est un nouveau succès de l’esprit totalitaire qui n’a eu qu’à changer d’étiquette pour occuper, sans coup férir, d’
248tres « chefs bien-aimés »… Et là encore, l’esprit totalitaire marque des points. Tous ces maux, et tant d’impuissance à y parer, n’
249trait ; j’ai en vue des exemples précis. Appelons totalitaire, ou soviétique, la déviation collectiviste. Ce que je lui oppose ici,
250 tour en impérialisme tout court. Un gouvernement totalitaire sera toujours impérialiste, c’est une loi que je signale en passant.
251t, je veux dire malgré la contagion des mystiques totalitaires, qui affecte une certaine part de nos esprits, l’Europe garde encore
252du danger yankee. La Russie qui vise à l’autarcie totalitaire sous la férule d’un parti unique, redoute les curieux, épure les oppo
83 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
253ement engagé mais non libre, correspond le régime totalitaire. Enfin, à l’homme considéré comme personne, à la fois libre et engagé
254es Suisses. C’est le défi que représente l’esprit totalitaire, qui les force à faire aujourd’hui la théorie de cette pratique, et q
255t où c’est la qualité qui prime. Par exemple : le totalitaire voit une injustice ou une erreur dans le fait qu’une minorité ait les
256avec le simplisme brutal qui caractérise l’esprit totalitaire. Je dis bien l’amour et non pas le respect ou la tolérance. L’amour d
257ions conçues dans un esprit unitaire, jacobin, ou totalitaire, brimeraient nécessairement un ou plusieurs de ces groupes, tendraien
258au bénéfice des citoyens. Tandis que les méthodes totalitaires sont anti-politiques par définition, puisqu’elles consistent simpleme
259int, avec une étonnante précision, aux dogmes des totalitaires. Tous les systèmes totalitaires, en effet, sont fondés sur l’hégémoni
260n, aux dogmes des totalitaires. Tous les systèmes totalitaires, en effet, sont fondés sur l’hégémonie d’un parti ou d’une nation, su
261t nos vertiges de démission spirituelle. L’esprit totalitaire n’est pas dangereux seulement parce qu’il triomphe aujourd’hui dans u
262estons pas en garde vigilante contre les réflexes totalitaires qui peuvent affecter nos esprits, même et surtout quand nous parlons
263s devoirs, ont un penchant irrésistible à devenir totalitaires. Et ce n’est point que leurs hommes d’État soient particulièrement bê
264nouvelle consacrer ce besoin d’engagement que les totalitaires ne demandent qu’à tromper ? Ils donnent des mitraillettes à ceux qui
84 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
265 des régimes unitaires (qu’on appelle aujourd’hui totalitaires) contre lesquels ne tarde pas à se dresser, avec une passion renouvel
266me l’individualiste, ou seulement engagé comme le totalitaire ; lieu d’une synthèse vivante mais aussi d’un conflit entre des exige
267sme, presse libre, opinion unanime, etc., par les totalitaires de nuances diverses comme par les libéraux de l’Occident. C’est le ca
268s en limitent l’ambition, renoncent à toute visée totalitaire, même inconsciente, et subordonnent leur tactique à la stratégie géné
269este sans lendemain, ou bien prépare un lendemain totalitaire. Quels seront les lendemains de La Haye ? Quels résultats tangibles a
85 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
270dre politique, nous savons bien que certain parti totalitaire ne demande qu’à l’établir à sa façon… Je résumais ensuite certains p
271 des régimes unitaires (qu’on appelle aujourd’hui totalitaires) contre lesquels ne tarde pas à se dresser, avec une passion renouvel
272s en limitent l’ambition, renoncent à toute visée totalitaire, et subordonnent leur tactique à la stratégie générale d’une action d
86 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
273notre forme intime de résistance aux mises au pas totalitaires… De tous côtés surgissent, dans nos divers pays, des instituts qui ve
87 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
274t les vieux nationalistes, les daltoniens, et les totalitaires cyniques. (Ou bien les staliniens seraient-ils naïfs, quand c’est par
88 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
275drame de notre culture. D’une part, dans les pays totalitaires qui sont à nos portes et qui ont chez nous leurs répondants, la liber
276dont souffre l’Occident. À l’inverse, les régimes totalitaires de l’Est ont si bien vu l’importance primordiale de la culture qu’ils
89 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
277t les vieux nationalistes, les daltoniens, et les totalitaires cyniques. (Ou bien les staliniens seraient-ils naïfs, quand c’est par
90 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
278 Nous sommes plutôt faibles devant la propagande totalitaire. Beaucoup, angoissés par des possibilités théoriques qui excèdent leu
279 lui son meilleur allié contre les mystifications totalitaires, contre la religion des idoles. Un lecteur m’écrivait récemment : « Q
280n’est pas une doctrine du salut, comme les partis totalitaires voudraient le devenir à bon marché. L’Occident est une somme immense
91 1951, Preuves, articles (1951–1968). Neutralité et neutralisme (mai 1951)
281me de sa propre pensée. Nulle part donc la menace totalitaire contre la liberté de la pensée ne doit être plus redoutée que pour l’
282itique quelconque, cette politique tend à devenir totalitaire, par un penchant inexorable.
92 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Le drame de la liberté, aujourd’hui
283le rester ; de l’autre, ceux qui vivent en régime totalitaire, et qui n’ont pas nos libertés, qu’ils jugent trompeuses. Tous les au
93 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
284 répondu les passions collectives et les systèmes totalitaires. Le nationalisme, tout d’abord, s’est substitué au patriotisme local
285ture de la tentation qui en résulte, la tentation totalitaire. Leur polémique contre les dictatures et leur rhétorique libertaire r
286e de persuasion intime dont disposent les régimes totalitaires. Illustrons ce point capital par une autre anecdote véridique, que ra
287 et qu’on l’oppose avec indignation aux tyrannies totalitaires, on ne le convainc pas bien profondément. On n’atteint qu’une partie
288s cet Ersatz de l’ordre qu’offrent les dictatures totalitaires. Cette attitude ne saurait être modifiée par des arguments. Nous somm
289lus peur qu’envie. Tout traitement sérieux du mal totalitaire doit donc s’accompagner de mesures sociales, garantissant à chaque fa
290sera le plus sûr moyen d’y supprimer la tentation totalitaire. » Mais hélas, il ne s’agit pas seulement d’une tentation ! Avant que
291elle peut bel et bien disparaître sous la réalité totalitaire ! Il faut donc la défendre d’abord et telle qu’elle est. Sinon demain
94 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Libertés « formelles » et libertés « réelles »
292des résultats concrets et positifs. Tous les pays totalitaires l’ont supprimé, et c’est même à cette suppression du droit de grève q
293le seul progrès qu’on m’offrirait, dans un régime totalitaire, serait de m’ôter ce dernier droit, tout le reste étant pareil ou agg
95 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Contre-offensive de la liberté
294e nous sommes plutôt faibles devant la propagande totalitaire. Beaucoup, angoissés par des possibilités théoriques qui excèdent leu
295 lui son meilleur allié contre les mystifications totalitaires, contre la religion des idoles. Un lecteur m’écrivait récemment : « Q
296n’est pas une doctrine de salut, comme les partis totalitaires voudraient le devenir à bon marché. L’Occident est une somme immense
297sque le plus cher. L’homme total contre l’État totalitaire Telles sont nos maladies. Telles sont nos forces. Je n’ai cherché
298où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire.
96 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
299ion spontanée, — voilà la vraie formule de l’État totalitaire. Or la plupart de nos États démocratiques tendent obscurément vers ce
97 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
300’asservir à des fins étatiques, comme le font les totalitaires (qui eux, au moins, n’ont pas négligé le problème !). Mais au contrai
98 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
301r sa catégorie native. Quant au citoyen d’un pays totalitaire, le parti sait pour lui quel est son bien, et lui prouve au besoin qu
302 toute initiative expose le sujet d’une dictature totalitaire à l’accusation de sabotage. S’ils tombent dans cette erreur et s’ils
303ns magiques de l’Asie et les modernes entreprises totalitaires, l’Europe nous apparaît comme une espèce de révolution permanente, ré
304t vous n’en jouerez pas impunément dans les États totalitaires, où il se voit réduit à la plus stricte clandestinité. Et c’est pourq
305nce à la bombe atomique, nos révolutions à l’État totalitaire ; que le Progrès n’est donc nullement fatal ; qu’il n’est plus même u
306y a la menace de guerre d’abord. Il y a la menace totalitaire, la négation pratique de nos raisons de vivre. Il y a la menace de ru
99 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
307ns-y, serrons les rangs, opposons à la discipline totalitaire un front commun, et à leur propagande une propagande au moins aussi b
308. » Comment donc allons-nous répondre au défi des totalitaires, si nous nous privons de leurs armes ? Si nous refusons la fausse com
100 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
309pe avec une Italie dont 42 % des électeurs votent totalitaire, sont donc anti-Européens sinon par raison, du moins par consigne ; u