1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1e ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?… Le tragique de la facilité, c’est qu’elle n’est qu’un oubli. Et pourtant, comme e
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2uvreté d’un art purement formel. Car c’est ici le tragique de cette mystification : la plupart des surréalistes n’ont rien à dir
3 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
3ses, je n’ai pas dit les choses sentimentales. Le tragique de la vie ne lui échappe pas. Il en parle, il le chante avec pathétiq
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
4toire de passion mystique et de crime, intense et tragique comme un couchant d’automne, émouvante encore après tant d’autres, co
5ouvent valent les meilleurs poèmes de l’auteur de Tragiques et de Vous êtes des hommes.
5 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
6belle rose.) Le tambour livra un homme élégant et tragique, qui se tint un moment immobile, cherchant une table, puis s’avança l
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
7pris, et peut-être, un quiproquo de destinées… Le tragique du peut-être ; (comme dans l’une des dernières phrases de Sylvie : « 
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
8i 1927)ai Le jeu de tout dire est une des plus tragiques inventions de l’inquiétude actuelle. Sous couleur de démasquer l’huma
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
9acile et c’est heureux. » Il y a aussi un certain tragique, mais au filet si acéré qu’on ne sent presque pas sa blessure. Mais c
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
10t le sens de l’époque, une vision si claire et si tragique de la civilisation d’Occident. Les questions capitales posées ailleur
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
11levards et parmi les toits flottants, c’est assez tragique. Mitrailleuse de phares d’auto, les 100 000 yeux de la nuit. Des impr
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
12aisemblance. Et voici Aragon revêtu d’une dignité tragique qu’il trouverait sans doute un peu ridicule. C’est ainsi que l’on arr
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
13ertains milieux d’avant-garde une confusion assez tragique, parce qu’elle constitue une tentation pour tous les poètes. Le désir
13 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
14ensible même à sa déchéance, abandonné à la lutte tragique et absurde des lois économiques et des exigences les plus rudimentair
14 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
15Ils sont toujours pressés, charmants et aussi peu tragiques que possible. « Il n’y a en eux aucun silence, aucune interrogation,
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
16 effleure un autre problème de non moindre valeur tragique : le conflit de la jeunesse d’après-guerre et des parents. Encore un
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
17rlin écrit de nombreux essais philosophiques.) Le tragique de Hölderlin, c’est qu’il parviendra de moins en moins à « réfléchir 
18ment rare et grandiose que j’appellerais celui du tragique de la pensée. « Insensé, — penses-tu de figure en figure — voir l’âme
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
19 au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, qui donnent le vertige, et dont soudain se cabre l
20re moi et Moi qui est la seule réalité absolument tragique… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensée
18 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
21a nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie, et la Fr
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
22e de roman d’aventures significatives, et dont le tragique est décuplé par la valeur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeu
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
23raire de M. Léon Brunschvicg, il avait le sens du tragique de la vie. De pareilles « conversations » ne ressortent nullement de
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
24 un peu grave, on touchait avec notre jeunesse le tragique ou le merveilleux, on mettait notre volonté aimante, entre toutes les
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
25ute de faire sentir et « réaliser » au lecteur le tragique de la durée d’une vie. M. Baring nous fait suivre de sa naissance à s
26amour. C’était là choisir un sujet inévitablement tragique. Car si l’histoire de l’ascension d’un caractère, d’une volonté, d’un
27re d’une vie sentimentale. La durée est l’élément tragique par excellence du sentiment, parce qu’elle le transforme sans cesse,
28ements contradictoires qu’elles provoquent. Et le tragique qui se dégage lentement de cette longue confusion de plaisirs mondain
29oïsmes déçus, d’égoïsmes comblés, ce n’est pas le tragique d’une condamnation, mais celui, combien plus amer et noble, du consen
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
30os de la foi », ce maître de la pensée chrétienne tragique, paradoxale et virulente. Qu’une telle œuvre commence son action en F
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
31 irrévocables dans un tel univers. Suppression du tragique. Car le tragique naît dans une âme qui s’efforce vers l’unité, vers l
32s un tel univers. Suppression du tragique. Car le tragique naît dans une âme qui s’efforce vers l’unité, vers l’unification de s
33tés acceptées devant Dieu, avec l’incommensurable tragique que cela comporte. Un nom me hante, pendant que j’écris ces mots : Ki
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
34rapproche Kassner et son maître c’est leur vision tragique du péché. Le Lépreux, journal apocryphe de l’empereur Alexandre Ier d
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
35omme le furent les plus grandes, par le sentiment tragique du péché et de la grâce souveraine. C’est cela qui donne aux romans d
36igne fatal du moralisme. La grande poésie naît du tragique et de la joie surabondante : verrons-nous quelque jour en France surg
37as les conjonctures sanglantes d’où naquirent les Tragiques d’un d’Aubigné. Aussi bien avons-nous d’autres raisons d’espérer. Car
27 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
38s que tout, fait défaut à ce génie, c’est le sens tragique du péché. Car c’est bien dans le sens du péché que gît l’irréductible
39 du péché que gît l’irréductible, c’est-à-dire le tragique essentiel de notre condition. C’est bien là que réside l’élément tran
28 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
40oie d’envisager la mort comme une transfiguration tragique, la force et la joie d’envisager la vie comme un combat perpétuel don
29 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
41agesimo anno), tout à fait étranger au réalisme « tragique » de l’Évangile, et qui même, dans certains cas extrêmes, nous tient
42e sorte de jeu, ou mieux d’humour, qui se mêle au tragique quotidien comme un rappel de la seule grandeur transcendante. Nous ne
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
43 l’idéologie bourgeoise, que Ramuz. Sa conception tragique du sort de l’homme suffirait à l’attester. Mais plus sûrement encore
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
44upprimez l’un des termes, et la vie se détend, le tragique s’évanouit. Que ce mythe dialectique soit profondément constitutif de
45de » et le rejette, en ceci plus chrétienne, plus tragique que l’époque romantique (Nietzsche plus chrétien que son idée du chri
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
46op souvent crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. Littérature et mauvais caractère. Il y avait de quoi vous fâcher, br
33 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
47onde dans celle, plus précise, de deux notions du tragique. Le monde latin connaît un tragique aux arêtes de pierre taillée : co
48ux notions du tragique. Le monde latin connaît un tragique aux arêtes de pierre taillée : conflits d’actes, de faits ou de droit
49plus vive, son âme plus fortement engagée dans le tragique essentiel. Calcul faux, comme tous les calculs de l’âme : le péché n’
34 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
50 au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, qui donnent le vertige, et dont soudain se cabre l
51re moi et Moi qui est la seule réalité absolument tragique… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensée
35 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
52 ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?…   Le tragique de la facilité, c’est qu’elle n’est qu’un oubli. Et pourtant, comme e
36 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
53a nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est la Poésie, et la
37 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
54fondamentale, qu’elle nous interdit de prendre au tragique l’opposition toute relative du communisme et du capitalisme. ⁂ Ils pa
38 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
55est devenue une espèce de bascule automatique. Le tragique s’évanouit, le choix s’élude, la personne se dissout dans un processu
39 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
56ituation profondément paradoxale, assumée dans sa tragique ironie, que le théologien doit avoir conscience, s’il veut parler val
40 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
57se qui veut une réponse, et qui est d’autant plus tragique qu’ils ne savent plus le formuler. À nous de les y aider ; et de comp
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
58isons, les caricatures, parfois comiques, parfois tragiques, de la véritable révolution où s’engage l’essentiel. Le rôle de l’hom
42 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
59tions assez détachés d’eux pour ne plus sentir le tragique que ce faux-désespoir maquillait. Il y a dans tout ce qu’ils écrivent
43 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
60 ce sera désormais de porter en eux-mêmes l’image tragique de leur patrie, l’idée profonde de leur nation, que Pillau définit co
61 la méditation de Pillau, d’une manière non moins tragique. « Il découvrit, pour la première fois, une forme nouvelle de patriot
62omontades hitlériennes64. Nous sommes ici au nœud tragique de ce problème allemand qui domine l’après-guerre, et dont le dénouem
63malheur des hommes ? Et n’est-ce point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus l
44 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
64ent personnel. Lutte stérile, et dont l’absurdité tragique évoque ce combat d’aveugles peint par un primitif Flamand. L’humanité
65attente ardente » des créatures. De la séparation tragique, maintenant consommée, il ne subsiste en l’homme nulle conscience eff
45 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
66nte. L’un et l’autre le conduisent à des impasses tragiques ; mais voici que Dieu intervient, avec la réponse terrible faite à Jo
46 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
67it-il d’abord, « crise des vieilles formules », « tragique faiblesse du socialisme international », « échecs en Allemagne » et a
47 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
68e sorte de jeu, ou mieux d’humour, qui se mêle au tragique quotidien comme un rappel de la seule grandeur transcendante. Nous ne
48 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
69ts. Le chrétien ne peut pas prendre totalement au tragique le problème de l’aménagement des intérêts terrestres. Il les prend au
70 aux dépens du communiste. Le communiste prend au tragique « jusqu’à la gauche » son sort terrestre. C’est que le salut, pour lu
49 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
71op souvent crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. Littérature et mauvais caractère. Il y avait de quoi vous fâcher, br
50 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
72rticulier. D’où le héros, d’où la statue, d’où le tragique (Antigone s’opposant aux décisions sacrées de l’État) ; — d’où les no
51 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
73fondamentale, qu’elle nous interdit de prendre au tragique l’opposition toute relative du communisme et du capitalisme. Ils part
52 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
74de l’histoire qui supprime l’individu, le conflit tragique et la responsabilité spirituelle. C’est dans cette tradition proudhon
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
75ureuse, orgueilleuse de sa force, libérée de tout tragique, et comme délivrée par l’État de l’oppression du péché originel, somb
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
76is ne pas les croire, et le spectacle d’un pareil tragique ne perdra rien de sa grandeur lucide à gagner un sens religieux. Ce l
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
77i. Voici un roman qui pose les questions les plus tragiques de l’heure avec une puissance dont on cherche en vain l’équivalent da
78ister pour un peuple. » N’est-il point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus l
79ers romans de Malraux. Même sens de la fraternité tragique, même goût des situations extrêmes (tortures en prison, folie des com
56 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
80ue un « progrès » continu des « problèmes » où le tragique se résorbe en erreurs. Cette obsession de la science, c’est-à-dire de
57 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
81ue, ces rires et ces affirmations si délibérément tragiques ne firent qu’aviver en moi l’espèce d’angoisse sur laquelle m’avait l
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
82de programme. La situation du monde est peut-être tragique. Celle de nos chefs de gauche est certainement tragi-comique, et même
59 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
83nsi qu’il exprime dans un style vraiment noble et tragique, parfois aussi d’une turbulence maladive, la situation typique de l’é
60 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
84Luther — il a voulu poser honnêtement la question tragique et réelle du doute inséparable de la foi ; parce que, « comme un oise
61 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
85nt célèbre, chez les clercs, déplore l’antipathie tragique de la connaissance et de la Vie. Ceci tuerait cela. Et de cette diale
62 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
86ureuse, orgueilleuse de sa force, libérée de tout tragique, et comme délivrée par l’État de l’oppression du péché originel, somb
63 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
87ord éprouvé par le sentiment, comme une espèce de tragique dont on distingue mal les causes, la naissance et l’ampleur véritable
88pposer à leurs affaires sous prétexte que le vrai tragique est de l’ordre du spirituel. Qu’un intellectuel refuse absolument de
64 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
89uivoques, de confusions et de malentendus parfois tragiques : l’oubli des fins dernières entraîne nécessairement la ruine de la c
65 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
90 leur confort fut à ce prix, l’échéance s’annonce tragique. La loi de l’inertie peut garantir pour quelques lustres une espèce d
91 moderne est surtout séparé de lui-même et de son tragique. Sa probité intellectuelle consiste au bout du compte à récuser les p
66 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
92ent au sérieux. C’est pourquoi ils la prennent au tragique et crient comme s’ils étaient saisis d’une crampe. Je constate que le
93ose la vie commune, nous toucherons enfin le vrai tragique, qui est celui du péché et de la foi. L’extrémisme théâtral et non sé
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
94 est dans l’harmonie intime, ou dans l’opposition tragique à l’intérieur d’une même « personne », des vocations spéciales d’autr
68 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
95 ; son humanisme mesuré l’empêche de voir le vrai tragique du débat. Mais le plus grand des adversaires du christianisme dans le
69 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
96et de l’art. Sans que l’on puisse, et c’est là le tragique de l’affaire, dénoncer clairement les coupables, individus ou institu
70 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
97udain porté à la lumière de midi, comme un secret tragique et passionné s’étale sous le grand rire des dieux ! Armés de treilles
71 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
98les passerelles, des camions fous et des affiches tragiques dénonçant je ne sais quelle émeute : voilà ce Paris de juillet que to
99gues a pour effet systématique d’anéantir le vrai tragique, les vraiesbeautés et les vraies hontes dans l’existence monotone des
72 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
100t la psychanalyse nous apprend quels empêchements tragiques cela peut signifier. Mais l’exemple d’un poète ne vaut rien, ou vaut
73 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
101 garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de contradiction profonde, nous l’avons vu95
74 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
102ures. Il me paraît que le livre de Kuncz tire son tragique le plus secret du fait qu’il symbolise, illustre et concrétise une co
75 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
103i ressenti pour la première fois quelque chose de tragique dans la présence du régime, quelque chose qui me révèle sans doute l’
104s encore sous la menace directe, dans la question tragique de ce régime, je puis encore — et je le dois sans doute — méditer sur
105à ce César sans rien céder de ce qui est à Dieu ? Tragique révision des valeurs, qui nous oblige à dépouiller enfin tout l’éléme
106istianisme est un parti.) La vérité est autrement tragique. La vérité est que le très grand nombre des fidèles de cette Église s
76 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
107, je comprends, que dis-je : je vois l’opposition tragique dont cette guerre est sortie, et qui est celle des deux grandes conce
77 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
108isme allemand dans ce qu’il eut d’audacieux et de tragique ne présente pas seulement un intérêt littéraire de tout premier ordre
109ots ? », gémissent-ils. La plainte est sincère et tragique. Mais combien de mots leur fera-t-elle accumuler pour dire que rien n
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
110ais c’est souvent bien davantage : une atmosphère tragique et passionnée, par-delà le bien et le mal, un beau drame ou un drame
111 refouler, — de préserver ! Il en est peu de plus tragiques, et sa persistance nous invite à porter sur l’avenir de l’Europe un j
112stinct de la guerre en nous. ⁂ De cette extrémité tragique, illustrée, avouée et constatée par la pureté du mythe originel, rede
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
113ctrine de l’immortalité suppose une préoccupation tragique de la mort. Les Celtes, écrit Hubert, « ont cultivé certainement la m
114 simple volupté physique. Et la passion — au sens tragique et douloureux — non seulement y est rare, mais encore et surtout y es
115es poètes du Nord des couleurs assombries et plus tragiques, c’est naturel. Taranis, dieu du ciel orageux, supplante Lug, dieu du
116t réduite au minimum, tandis que le développement tragique de la doctrine religieuse détermine à lui seul la courbe puissante et
117s du Roman de Tristan. Par exemple, dans l’idylle tragique de Diarmaid et Grainne, les deux amants se sauvent dans la forêt où l
118inatio fondamentale du Siècle, à la contradiction tragique entre le Bien — qui ne peut être que l’Amour — et le Mal triomphant d
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
119t encore le signe ! Ainsi s’opère le renversement tragique : se dépasser jusqu’à s’unir au transcendant, quand le but n’est plus
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
120rine orthodoxe — que devait résulter l’opposition tragique du corps et de l’âme. C’est la tendance ascétique, orientale — le mon
121est plus le roman : au bonheur. Les grands thèmes tragiques du mythe n’éveillent guère dans l’Astrée que des échos mélancoliques.
122, l’on est frappé de constater que chez d’Urfé le tragique se dégrade en émotion, et le destin en machine romanesque. Tout se ré
123init par la mort, toute poésie a quelque chose de tragique. Une union qui est conclue même pour la mort est un mariage qui nous
124s la mort, une séparation essentielle. Tel est le tragique de l’Ironie transcendantale, ce mouvement perpétuel du romantisme, ce
125érie, le théâtre à succès, enfin le film. Le vrai tragique de notre époque est diffus dans la médiocrité. Le vrai sérieux dès lo
126blement la formule du ménage à trois, l’idéalisme tragique du mythe originel n’est plus qu’une nostalgie assez vulgaire, idéalis
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
127 influences courtoises, une dépréciation du mythe tragique. Le platonisme des petites cours ducales, si bien exprimé par Bembo e
128 soldats » c’est-à-dire d’une façon « farouche et tragique » (Foch). Il faudrait préciser : ce n’est pas le cœur de chaque solda
129 tend à éliminer de la vie privée toute espèce de tragique intime et de problématique sentimentale. L’anarchie des mœurs et l’hy
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
130t la psychanalyse nous apprend quels empêchements tragiques cela peut signifier. Mais l’exemple d’un poète ne vaut rien ou vaut t
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
131 garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de contradiction profonde, nous l’avons vu,
85 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
132algré tous ses prétextes matériels, qu’un épisode tragique d’une bataille bien plus vaste, la millénaire bataille de la culture.
133 question humaine. Et s’il n’est pas encore aussi tragique dans des pays moins menacés par la misère, comme par exemple nos peti
134faits qui nous obligent à le reconnaître avec une tragique évidence. Et c’est cela que nous avons à défendre : la réalité fédéra
86 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « À cette heure où Paris… » (17 juin 1940)
135que nous appelions Paris. C’est ici l’impuissance tragique de ce conquérant victorieux : Tout ce qu’il veut saisir se change à s
87 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
136rticulier. D’où le héros, d’où la statue, d’où le tragique (Antigone s’opposant aux décisions sacrées de l’État) ; — d’où les no
88 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
137algré tous ses prétextes matériels, qu’un épisode tragique d’une bataille bien plus vaste, la millénaire bataille de la culture.
138 question humaine. Et s’il n’est pas encore aussi tragique dans des pays moins menacés par la misère, comme par exemple nos peti
139faits qui nous obligent à le reconnaître avec une tragique évidence. Et c’est cela que nous avons à défendre en défendant notre
89 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
140 est dans l’harmonie intime, ou dans l’opposition tragique à l’intérieur d’une même « personne », des vocations spéciales d’autr
90 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
141t, nous entrâmes. — Ce serait enfin une situation tragique nouvelle : se faire Diable soi-même pour prouver qu’il existe ! — Je
91 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
142que nous appelions Paris. C’est ici l’impuissance tragique de ce conquérant victorieux : tout ce qu’il veut saisir se change à s
92 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
143 éliminé de notre existence bourgeoise le sens du tragique, pour nous tourner exclusivement vers la recherche du confort et des
144réalistes, utopiques comme tout ce qui néglige le tragique, platement égoïstes et n’exprimant plus qu’un désir médiocre, dilué e
93 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
145hristianisme tient en trois actes essentiellement tragiques : prendre sur soi le mal qui est dans le monde, mourir avec ce mal, r
94 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
146 éliminé de notre existence bourgeoise le sens du tragique, pour nous tourner exclusivement vers la recherche du confort et des
95 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
147upprimez l’un des termes, et la vie se détend, le tragique s’évanouit. Que ce mythe dialectique soit profondément constitutif de
148de » et le rejette, en ceci plus chrétienne, plus tragique que l’époque romantique — Nietzsche plus chrétien que son idée du chr
96 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
149Retour éternel n’en possède-t-il qu’une nostalgie tragique. Car le « retour des temps » est en définitive une dernière fuite dev
97 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
150vocation…) Or, pour avouer le sérieux dernier, le tragique absolu de notre condition, pour avouer qu’on ne peut pas se réveiller
151ert de se justifier ? Dans cet état d’impuissance tragique, nous sommes prêts à saisir la moindre invite du mystère. Voici les a
98 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
152 ; son humanisme mesuré l’empêche de voir le vrai tragique du débat. Mais le plus grand des adversaires du christianisme dans le
99 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
153e l’idéologie bourgeoise que Ramuz. Sa conception tragique du sort de l’homme suffirait à l’attester. Mais plus sûrement encore
100 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
154nt célèbre, chez les clercs, déplore l’antipathie tragique de la Vie et de la connaissance. Ceci tuerait cela. Et de cette diale