1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1Prix Goncourt », curieux homme. Il se livre à des travaux de précision : il calcule un plan, un poème. Il écrit un livre sur Ei
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
2le n’est plus adaptée aux conditions nouvelles de travail ou de repos, ni dans son plan ni dans le détail des rues. Congestion 
3 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
3iscussions philosophiques provoquées par ces deux travaux. Avec la conférence de M. Jean Cadier, un jeune pasteur français, on
4n des artisans les plus actifs. Pour remplacer un travail promis par M. A. Reymond malheureusement indisposé, M. Pierre Maury f
5ante condition, et nous n’y arriverons que par un travail d’éducation lent et souvent dangereux. Vous, étudiants, venez à nous
4 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
6la, c’est l’atmosphère de la chapelle où ont lieu travaux et méditations. Dehors, on honore la liberté d’un culte moins platoni
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7à que nous ne nous sommes revus. Mais je suis vos travaux avec intérêt, et il m’a paru que depuis quelque temps… enfin, comment
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8on de ses usines, des salaires, des conditions de travail et de repos qu’il offre à ses ouvriers semblent bien apporter une sol
9 régler pacifiquement le conflit du capital et du travail. « Se fordiser ou mourir », écrivait récemment un économiste. Ford, p
10s tarifés, soumis plus subtilement encore que son travail aux lois d’une offre et d’une demande sans rapport avec ses désirs ré
11il ne lui manque plus rien — que l’envie. Mauvais travail. Il a perdu le sens religieux, cosmique, de l’effort humain. Il ne pe
12 sa véritable valeur. Il sent obscurément que son travail est antinaturel. Il le méprise ou le subit, mais, jusque dans son rep
7 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
13 C’est pourquoi il en installe un sur sa table de travail, de façon à pouvoir s’y surprendre à tout instant. Cet exercice — ess
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
14 et à quoi l’on subordonne tout, plaisir, goût du travail, qualité du travail, santé, liberté, sens de la justice et autres bal
15rdonne tout, plaisir, goût du travail, qualité du travail, santé, liberté, sens de la justice et autres balivernes, instruction
16qu’ils apprennent. Ils sont forcés de gâcher leur travail. Or ce travail n’a qu’une valeur éducatrice : s’il n’est pas modèle,
17nt. Ils sont forcés de gâcher leur travail. Or ce travail n’a qu’une valeur éducatrice : s’il n’est pas modèle, il est absurde.
18jour durant 8 ans. Il paraît que cela facilite le travail du maître. Il se peut. Tout dépend de ce qu’on attend de ce travail.
19 Il se peut. Tout dépend de ce qu’on attend de ce travail. Je doute qu’il soit de nature à légitimer l’énormité de l’effort [p.
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
20On n’a pas attendu ma colère pour entreprendre ce travail de démolition. Il suffit pour s’en convaincre de parcourir l’abondant
21er plus de liberté aux enfants en leur rendant le travail amusant, en leur laissant la possibilité de trouver par eux-mêmes ce
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
22riorités naturelles, l’habitude de l’ersatz et du travail bâclé. Elle apprend à lire pour lire les journaux, mais en même temps
23paré le monde moderne à un vaste établissement de travaux forcés. L’école donne à l’enfant ce qu’il faut pour se résigner à l’é
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
24supporte, on économiserait plusieurs semestres de travail. Si chaque matin l’enfant parvenait à mettre sa pensée au garde-à-vou
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
25t à la mastication, entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
26issant ; il est la vibration même d’une pensée en travail de mythes, sur lesquels, bientôt après, [p. 533] s’exercera la réflex
14 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
27romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visage dans ma mémoire (d’heure en
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
28t à la mastication, entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’
16 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
29nulle gêne, unit le maître et les subordonnés. Le travail aux champs se fait par équipes très nombreuses, à grand renfort de ch
30essaire. Leurs plaisirs ne contredisent pas leurs travaux et n’en figurent ni la revanche ni l’évasion : mais ils s’ordonnent t
31s. [p. 181] Le rythme perpétuellement syncopé du travail et du loisir, créé par l’économie citadine, ici s’apaise et laisse pe
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
32romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visage dans ma mémoire (d’heure en
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
33 leur service militaire et ses humiliations, leur travail, leur chômage, leurs vacances, les guerres, les grèves, les pourritur
19 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
34usée d’ailleurs par un prolétariat tout abruti de travail et de cinéma. Car enfin ce n’est pas l’humanisme du xvie siècle qui
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
35inimes. Je lis un article récent de Ramuz (sur le Travail), qui débute ainsi « Pourquoi est-ce qu’on travaille ? parce qu’on y
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
36n entraîne des « conditions ». C’est la vision du travail humain, inexorable et dégoûtant, mais comment échapper ? L’hallucinat
37ère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; une seule et unique expé
38évasion. La rage avec laquelle il se rabat sur le travail « à mains », rage de revanche, par son excès même est encore une évas
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
39 il semblait qu’elle dût s’occuper de la durée du travail, de la question des salaires, etc. Cette carence subite dans le domai
23 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
40lle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il
41on du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons
42sance. La division de nos journées en 8 heures de travail et 8 heures de loisir est une dérision brutale des rythmes créateurs.
43e nous en remettons. [p. 605] Fausse dignité du travail Les nécessités anonymes naissent et grandissent à la mesure exacte de
44’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « travail » n’est plus que souffrance. Il ne s’agit plus d’accoucher, mais seul
45 dignité de l’homme consisterait, dit-on, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa vie », pour assurer sa subsistance mat
46à moins d’une révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve [p.
47ar la seule défense efficace, c’est l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse
48l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité.
49 de tous par la propagande électorale. Prendre le travail comme point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est
50tion mécanique, si l’on convient que la mesure du travail ne peut être prise ailleurs que dans la capacité humaine d’utiliser l
51dans la capacité humaine d’utiliser les effets du travail. Mais nous savons le vrai nom du « temps vuide » et c’est chômage. To
52al moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il faut maintenant déceler la lâcheté originelle.
53vidé, irréel renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici n
54ps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe
55puissance, du même coup elle décrète « forcé » le travail des classes chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impens
56. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune
57alité commune ; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui per
58; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui permette de saisi
59vec des mains créatrices. Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’
60. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité de l’être,
61tériles. Est-ce un long loisir créateur ? Un long travail d’enfantement ? Cela ne va pas sans douleur, non plus que sans volupt
62ien de plus néfaste que la fameuse législation du travail (c’est-à-dire à partir du travail), sinon toutefois l’organisation de
63 législation du travail (c’est-à-dire à partir du travail), sinon toutefois l’organisation des loisirs, qui lui sera tôt ou tar
24 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
64n de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du travail. On a l’air d’ironiser, mais lisez donc : vous serez pris, vous donne
25 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
65’autre jour, en buvant un café sur le zinc : « Le travail, c’est la liberté, — pour celui qui ne travaille pas. » Qu’il exprime
66 ne travaille pas. » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mis sur le pr
67é dont elle est entièrement responsable. Droit au travail, droit au loisir, on sait en 1933 à quel morne cauchemar aux sursauts
68casion de critiquer dans cette revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. No
69tte assimilation en dit long sur la conception du travail qui domine aujourd’hui. Elle en fait d’ailleurs immédiatement ressort
70, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à créer du loisir, dans une
71été dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 1 de la
72es membres, la dignité morale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre part à créer des possibilités
73fecte dès l’origine sa conception de la valeur du travail et conséquemment du loisir. Il ne semble pas que rien l’y aide, dans
74hiffre et dépourvu de résistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui
75ésistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir d
76mais bien au contraire en figure la plénitude, ce travail véritable a fait place dans les desseins de l’homme au labeur qu’on m
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
77tuel, a deux missions : d’une part, coordonner le travail de tous et diriger celui qui, dans une société équilibrée, incombe à
78dividus. Dans le premier cas il doit accomplir un travail constructif, dans le deuxième il doit défendre des libertés. Or non s
79hit, transportant, quand il agit, les méthodes de travail d’un domaine dans l’autre, aboutissant, en un mot, au désordre. D’abo
80jours, pour chaque chose, une loi sanctionnait le travail du dehors, mais arrachée en fin de séance par un député obscur, ami d
81sociales les plus honorables, non établies par un travail parlementaire sérieux — mais arrachées par démagogie au patronat apeu
27 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
82assés » (p. 14), à propos d’une théologie dont le travail systématique consiste précisément à rejeter toutes les assurances hum
83endant que les théologiens aient mené à bien leur travail historique ? Et qu’arriverait-il si le résultat en était par exemple,
28 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
84 haine, parqués dans des casernes ou des camps de travail — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est-
29 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
85 serait de croire que le choix est au terme de ce travail comparatif. Le choix, la décision, sur le plan éthique, est toujours
86Christ dit à deux pêcheurs, qu’il surprend à leur travail : « Suivez-moi. » Ils laissent là leurs filets, et sans un mot s’en v
87ouvrier : « Viens avec nous, nous t’assurerons le travail, la nourriture et le logis. » Le capitaliste aussi disait cela, et bi
88ons. Prenons, par exemple, ces trois notions : le travail, le service, l’amour du prochain. Le travail est pour le chrétien un
89: le travail, le service, l’amour du prochain. Le travail est pour le chrétien un pur exercice. Il n’a pas de valeur en soi. Il
90e laïque qu’on voit dans certains cimetières : Le travail fut sa vie, est purement païenne. Or, c’est l’épitaphe idéale pour le
91éale pour le brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qui mesure la dignit
92nité de l’homme. On me dira que j’exagère, que le travail du brigadier de choc est d’abord un service rendu à la collectivité.
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
93e de L’Ordre nouveau a exposé dans un ensemble de travaux de détail comment il entendait sauvegarder et orienter ces tensions c
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
94vènement du régime idéal demandera des siècles de travail, de sacrifices et de police. Nous connaissons une jeunesse d’Europe q
32 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
95par les émeutes mesure toujours l’imperfection du travail doctrinal de la révolution. À cet égard, on peut bien dire que la doc
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
96’autre jour, en buvant un café sur le zinc : « Le travail, c’est la liberté, — pour celui qui ne travaille pas ! » Qu’il exprim
97ne travaille pas ! » Qu’il exprime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mis sur le pr
98é dont elle est entièrement responsable. Droit au travail, droit au loisir, on sait en 1933 à quel morne cauchemar aux sursauts
99tiquer [p. 226] dans cette revue 71 la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. No
100tte assimilation en dit long sur la conception du travail qui domine aujourd’hui. Elle en fait d’ailleurs immédiatement ressort
101, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à créer du loisir, dans une
102été dont la religion dominante est la religion du travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 72 de l
103es membres, la dignité morale qu’elle attribue au travail ; mais son effort réel consiste d’autre part à créer des possibilités
104fecte dès l’origine sa conception de la valeur du travail et, conséquemment, du loisir. Il ne semble pas que rien l’y aide, dan
105hiffre et dépourvu de résistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui
106ésistance active. Alors le travail créateur, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir d
107mais bien au contraire en figure la plénitude, ce travail véritable a fait place dans les desseins de l’homme au labeur qu’on m
34 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
108lle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il
109on du travail. Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons
110sance. La division de nos journées en 8 heures de travail et 8 heures de loisir [p. 234] est une dérision brutale des rythmes c
111t dire que nous en remettons. Fausse dignité du travail Les nécessités anonymes naissent et grandissent à la mesure exacte de
112’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « travail » n’est plus que souffrance. Il ne s’agit plus d’accoucher, mais seul
113 dignité de l’homme consisterait, dit-on, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa vie », pour assurer sa subsistance mat
114à moins d’une révolution). Mais il y a plus. Tout travail qu’on limite à la nécessité d’assurer le minimum de vie se trouve con
115ar la seule défense efficace, c’est l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse
116l’attaque. Un travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité.
117 de tous par la propagande électorale. Prendre le travail comme point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est
118tion mécanique, si l’on convient que la mesure du travail ne peut être prise ailleurs que dans la capacité humaine d’utiliser l
119dans la capacité humaine d’utiliser les effets du travail. Mais nous savons le vrai nom du « temps vuide. » et c’est chômage. T
120al moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il faut maintenant déceler la lâcheté originelle.
121vidé, irréel renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici n
122ps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La logique du langage ici nous guide sûrement.) Qu’une classe
123puissance, du même coup elle décrète « forcé » le travail des classes chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impens
124. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune
125alité commune ; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui per
126; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui permette de saisi
127vec des mains créatrices. Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’
128. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité de l’être,
129tériles. Est-ce un long loisir créateur ? Un long travail d’enfantement ? Cela ne va pas sans douleur, [p. 238] non plus que sa
35 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
130yse du pouvoir et des valeurs, et une critique du travail. Cette critique se développa en une doctrine économique, dont on peut
131on prolétarienne par le moyen du service civil de travail 78 . L’analyse du [p. 244] aboutissait d’autre part à une conception
132les numéros volumineux consacrés à la question du Travail, ou à l’Argent misère du pauvre, misère du riche. Un tel titre n’évoq
36 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
133ontribuant à l’élaboration d’un nouveau régime du travail, voilà l’un des aspects de notre « intellectualisme » ! En vérité, il
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
134 haine, parqués dans des casernes ou des camps de travail, — et mourant de solitude. J’ai terminé ma description du siècle. Est
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
135s souffrent, ce n’est pas seulement de manquer de travail et de ne pas gagner leur pain, mais c’est surtout de constater que l’
136es dont on s’acquitte avec son argent ou avec son travail, mais de sacrifices pour lesquels on joue sa propre existence intérie
39 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
137rot, sur des questions de droit, sur le régime du travail. Toutes ces recherches le conduisaient au grand ouvrage dont le premi
40 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
138à chacun de se coucher. Kagawa les nourrit de son travail. Parfois, ils se révoltent contre sa bonté souriante, fracassent sa v
139ouvriers. Kagawa fonde la fédération japonaise du travail et prend la tête du mouvement ouvrier. Il conduit une première grève
41 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
140normales. Nous avons expliqué déjà, dans d’autres travaux, et nous y reviendrons souvent, comment nous entendons sauvegarder et
42 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
141n problème de rééducation qui fait l’objet de nos travaux dans le domaine pédagogique. Les cyniques sont plus dangereux. Ils cr
43 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
142’est d’abord lui donner le moyen de vivre par son travail, dans un cadre qu’il connaît et qu’il accepte, dans une société à laq
143ec les réalités. C’est pourquoi une expérience de travail manuel devra être instituée… pour tous les jeunes gens se destinant à
144isaient pas sonner leur mandat, leur habitude des travaux politiques… » N’est-ce pas touchant ? Mais je m’en voudrais de cherch
44 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
145e soit un peu trop ambitieuse. Car l’hypothèse de travail [p. 30] que M. Goguel adopte au départ revêt bel et bien la forme d’u
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
146ages de Soulillou qui décrivent les conditions de travail dans l’industrie de la nitrocellulose sont précises, acharnées, saisi
46 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
147n a parlé : on s’occupait du prix Goncourt et des travaux d’amateurs de quelques dames lettrées. Pourtant, ce roman d’Edschmid
47 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
148nt offrir aux foules le spectacle vivant de leurs travaux. En liaison étroite avec l’enseignement qui, à tous ses degrés, forme
149nsant la sagesse des vieux artisans passionnés du travail bien fait et les conquêtes des humanistes, ouvre les temps modernes e
150t, de les aider dans l’exercice quotidien de leur travail. Ils s’estiment à bon droit les seuls juges de l’aspect technique du
48 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
151harité patiente et ingénieuse. D’où son amour des travaux manuels. Comme tout cela est rafraîchissant, satisfaisant, fidèle et
49 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
152 a conduit 16o millions d’hommes à l’esclavage du travail étatique. Nous répondrons d’abord que les méthodes de Lénine ont été
50 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
153ter contre la tendance naturelle à la division du travail. Il faut créer des êtres dirigeants qui conservent une vue d’ensemble
51 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
154ntement dépossédés des privilèges acquis par leur travail. La forme mauvaise du monde, ce sera pour l’incroyant l’ensemble des
155lisme proteste contre les conditions actuelles du travail ; il revendique une justice plus grande dans la société : si nous ne
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
156comme byzantin — on met du coup au second plan le travail spécifique de la pensée, on la prive de ses résistances, on sabote se
157n objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou même cesse d’être présent et acti
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
158 du créateur ; l’idée de luxe plutôt que celle de travail, de combat spirituel et de puissance en marche. Pour reprendre les te
159 le xiiie siècle était apparue une conception du travail et de la culture qui va caractériser la nouvelle classe opposée à la
160is de son activité et de sa culture ». Culture et travail se trouvent ainsi liés dans un même mouvement de révolte contre la fé
161a féodalité. « Que ce fait nouveau, le respect du travail, ait la signification d’une révolution sociale, c’est ce que l’on aur
162is le respect et le pouvoir, parce qu’elle vit du travail de ses mains. La mentalité de cette classe implique en outre une exig
163araît comme une révolution radicale. Alors que le travail du paysan asservi était pour lui « un destin qu’il subissait », le tr
164 était pour lui « un destin qu’il subissait », le travail du bourgeois devient « une réalisation voulue par lui-même ». Le trav
165vient « une réalisation voulue par lui-même ». Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeoi
166lui-même ». Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale q
167mettra de construire. À ce moment, la culture est travail, revendication constructive ; elle mesure à la fois la pensée et l’ac
168lle fit de la séparation entre la propriété et le travail le fondement de ses prétentions à la suprématie. Elle se servit à cet
169 dès le début considéré le fait de s’adonner à un travail physique et productif comme un motif suffisant pour être exclus de la
170eois, qui les a portés au pouvoir, considérait le travail comme une valeur en soi, comme une valeur culturelle donnant le droit
171 Elle dissocie cette puissance, née de l’union du travail et de la culture, de la main ouvrière et de la pensée. Elle garde la
172e la pensée. Elle garde la culture et rabaisse le travail. Ce faisant elle adopte une attitude nouvelle vis-à-vis de la culture
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
173et une série économique, traduisant le passage du travail audacieux des producteurs à la gestion prévoyante des propriétaires.
174, l’ambition d’établir et de réaliser un Plan des travaux scientifiques nécessaires pour organiser la société (Comte). Tous les
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
175n vêtement quotidien ; on dirait : un vêtement de travail. Cette « pauvreté » philosophique — mais quand un peuple a des prophè
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
176e nouvelle, c’est une santé énorme, une « joie au travail » dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi, et d’une ma
177ure, et supportent avec enthousiasme un régime de travail parfois beaucoup plus dur que celui qui existe encore dans les pays c
178alement ; c’est qu’ils acceptent les buts de leur travail et que nous nous méfions généralement des buts obscurs, peut-être cri
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
179ire admettre comme « scientifique ».   Valeur du travail : Elle est exaltée en termes à peu près identiques des deux côtés. Le
180n termes à peu près identiques des deux côtés. Le travail doit remplacer la guerre. (« La lutte contre le froid et la faim est
181universités aux ouvriers en URSS, et les camps de travail aux étudiants en Allemagne. Cet effort visant jusqu’ici à une juxtapo
182à des interversions fréquentes des deux ordres de travail, davantage qu’à la création d’une attitude centrale d’où la pensée et
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
183de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d’ailleurs de moins en moins. En Russie, en All
184uement nécessaires pour assurer à chaque homme du travail, et pour supprimer finalement les raisons matérielles de se plaindre.
59 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
185ndements, et par les refaire dans l’esprit. Or ce travail est amorcé de tous côtés, j’en ai rappelé déjà quelques exemples 57 .
60 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
186tre culture [p. 154] décadente une cure de petits travaux manuels, quand nous avons besoin d’abord d’un gros œuvre intellectuel
187lle en vain si la raison ne s’engage pas dans son travail. La main n’est ici qu’un symbole de l’action proprement humaine, qui
188 langage, de méthodes à la mode, d’instruments de travail, d’usages sociaux, de contrôles officiels (examens, diplômes et titre
189ition révèle un emploi maximum des instruments de travail fournis par l’université 68 . Une pensée impartiale, cultivée, object
190le, c’est lui qui, sans douleur, marque tant de « travaux » de son poinçon d’inefficacité 69 . Machines à penser : distributeur
191it, du fait de l’invention des machines, entre le travail créateur et le labeur automatique, cette dichotomie qui devait être à
192omie qui devait être à la base de notre régime du travail, nul n’aurait pu la prendre en considération : elle supposait une cer
193toute une classe assimilée aux instruments de son travail 74 . Toute une classe que son désespoir force à se croire révolutionn
194 elle aussi croit que l’argent est une fin, et le travail un moyen de « gagner », et le loisir un déficit. Fatalité prolétarien
61 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
195st peut-être à ce point de vue particulier que le travail manuel pourrait nous apporter d’utiles disciplines de pensée.) Quand
62 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
196kegaard — M. Monod déduit de cette « hypothèse de travail » une réaffirmation du dogme trinitaire : Dieu est un X qui ne se rév
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
197ieu d’ouvriers, de jeunes miliciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes mal vêtues : ils ne disaient presque rie
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
198 ou inutilement abstrait, ferait un bien meilleur travail — il faudrait qu’il donnât de fortes peines ! — qu’une cour d’assises
199ol est le mobile. Je dis qu’il ferait un meilleur travail éducatif. Car il porterait l’attention des hommes sur le concret de l
200st parfait, aucun tableau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce d
201t parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord cont
202ail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord contre nous-même et contre Q
203 travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fait d’abord contre nous-même et contre Quelqu’un, tout travail es
204’abord contre nous-même et contre Quelqu’un, tout travail est malédiction), jusqu’à ce que tout à coup, par une espèce de renve
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
205sie nouvelle, c’est une santé énorme, une joie au travail dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi et d’une maniè
206ure, et supportent avec enthousiasme un régime de travail parfois beaucoup plus dur que celui qui existe encore dans les pays c
207alement ; c’est qu’ils acceptent les buts de leur travail, et que nous nous méfions généralement des buts obscurs, peut-être cr
208de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d’ailleurs de moins en moins. En Russie, en All
209uement nécessaires pour assurer à chaque homme du travail et pour supprimer finalement les raisons matérielles de se plaindre.
66 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
210citais cette page à un abbé fort écouté, dont les travaux marient avec aisance théologie et humanisme, il me répondit simplemen
67 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
211ier, des conclusions pratiques dans le domaine du travail. Et sa première expérience de service civil, organisée l’été dernier,
68 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
212 cinq en cinq ans, de l’origine jusqu’à 1930 ? Ce travail de base permettrait de résoudre un délicat problème de Critique litté
69 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
213ontribuant à l’élaboration d’un nouveau régime du travail, voilà l’un des aspects de notre « intellectualisme » En vérité, il s
70 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
214es à l’extrême » afin de « diminuer au maximum le travail servile et indifférencié ». (Révolution nécessaire, p. 251.) (C’est s
215es pharamineux. L’on chercherait en vain, dans ce travail habile, le moindre rapprochement entre les méthodes de Taylor et le s
71 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
216ue des réserves provisoires : les passages sur le travail « obligation universelle », sur le rôle de l’État, — en quoi Mounier
72 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
217rs et sur le tiers de ses revenus, sans parler du travail obligatoire et de la démagogie populiste.) L’homme de gauche est renf
73 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
218es, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans ce silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette
219est petit. Laissons [p. 18] donc de côté ce petit travail qui a dû valoir les palmes à son auteur. Le second bouquin, c’est l’œ
220 mais je ne viens pas pour mes vacances ! J’ai du travail chez moi, des tas de choses à écrire… Elle n’ose pas m’en demander da
221nt l’entreprise de lui expliquer la nature de mon travail. « Écrire », qu’est-ce que cela signifie ? Écrire pour les journaux,
222tre les gens d’ici et moi dès qu’il s’agit de mon travail et de ses conditions pratiques. Petits ennuis sans gravité, bien sûr.
223mps, et j’aime cela comme tout le monde ; de leur travail aux champs ou à la côte, et je les écoute avec toute l’attention d’un
224— et que j’en fais parfois la matière même de mon travail… J’ai quelque peine à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un se
225ou aussi leur fatigue après une longue journée de travail. Mais beaucoup ne font plus rien en hiver ? Ils sont venus pour tuer
226vec les gros. D’autre part, c’est une question de travail, de salaires, de prix de la vie, et là les intellectuels ne servent à
227e porte en porte. On ne peut pas dire que tout ce travail épuisant dans l’inertie soit resté absolument vain : il y a eu quelqu
228» une soirée, depuis six mois que je n’ai plus de travail fixe. Quand je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas
229t. Le loisir n’est pas simplement la cessation du travail pour un repos nécessaire. Il se définit psychologiquement non par rap
230l se définit psychologiquement non par rapport au travail, mais par rapport à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travai
231port à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travail, soit la fortune, soit, dans mon cas particulier, l’amitié. Un chômeu
232eulement un accident, une privation provisoire de travail rémunérateur. Il ne relève plus seulement de la statistique économiqu
233ma guise dans une simplicité très favorable à mon travail, surpassant finalement mes ennuis matériels. De là à croire que je ne
234s un homme démoralisé par la privation de [p. 63] travail. Au contraire, il peut travailler davantage. Il ne se distingue donc
235l chômeur est celui qui ne peut plus vivre de son travail, soit qu’il ait perdu l’emploi régulier qui assurait son budget, soit
236surait son budget, soit que la nature même de ses travaux l’empêche d’en tirer de quoi vivre. (Combien y a-t-il en France d’écr
237, ou chefs, — kolkhozes, corporations ou camps de travail. Mais ici, que feraient-ils de tout cela ? Ils ont la liberté, et cel
238sent : on est plus jeunes que toi, on va aller au travail, et toi tu iras à la pêche. Ils partent pour le marais, vont tirer le
239et gais, et qui ont toutes les raisons d’aimer le travail et de le faire bien : c’est moderne, c’est sportif, cela vous pose da
240, sans direction. Nous ne savons pas que lire. Le travail est dur, ici. Il faut lutter contre les parents, contre la concurrenc
241moi aussi, je ne parviens plus à avancer dans mon travail. Obsession du sifflement furieusement modulé dans les cheminées et à
242llait encore le revoir ! (C’est sur le prix de ce travail, payé d’avance, que nous avons vécu depuis janvier, je crois que j’av
243ndeur est dans l’attente qu’ils trahissent. Si le travail moderne est dégradant, c’est qu’on a limité ses gestes à l’immédiat,
244aradoxe assez étrange, utile en soi 7 , le « beau travail » du vivre goethéen n’ayant de fin que dans l’individu le plus parfai
245ortir une coque vide, et reprend, l’œil fixe, son travail invisible de mère. C’est beau. C’est fascinant. C’est grave et mystér
246t pourquoi elle ne changera guère… Mais il y a le travail au jardin : enfin, une chose qui rassure du seul fait qu’elle donne d
247solation d’hiver. Et partout les cultivateurs, au travail sur leurs petits champs, nous crient quand nous passons : — Alors, o
74 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
248le. Les petites entreprises qui leur donnaient du travail font faillite l’une après l’autre. Il y a 400 chômeurs pour une popul
249là, et n’écrivais plus rien, tout absorbé par mon travail de traduction, et n’en [p. 149] sortant que pour les bricolages habit
250 filatures fermées. La dernière fournit encore du travail cinq jours par semaine à une centaine d’ouvrières, dont le salaire mo
251ne salamandre devant la cheminée de ma chambre de travail. Je ne sais si c’est à cause des efforts prodigieux qu’il a fallu fou
252oit subir des métamorphoses non moins effarantes. Travail, liberté ou union, richesse et pauvreté, tous ces vocables dont nous
253a Sixtine sont épinglées au-dessus de ma table de travail.) 28 novembre 1934 « Aidez-moi ! » dit à Jean Giono l’héroïne d’une
254e sont surtout les femmes qu’on voit. Eux sont au travail, ou au café. — Pourquoi n’iriez-vous pas au café avec eux ? — C’est d
255écès, « avec doublage », vieillesse, accidents du travail, incendie, et une histoire très compliquée de capitalisation-loterie,
256 exemple, il a écrit au ministre — au ministre du Travail — pour avoir une pension de 5 000 francs pour son beau-frère. [p. 179
257illeur. Je lui ai bien dit, dès le début, que mon travail c’était d’écrire des livres. Il a dû trouver l’excuse assez faible. J
258 pour tout ce qui est de notre vie privée, de nos travaux et de notre confort. Mais du seul fait que ma condition n’est pas soc
259ssibilité de travailler, pour autant que son vrai travail est de penser. Mais je l’appelle chômeur, faute d’autre terme, s’il n
260ilité de s’assurer un gagne-pain régulier par son travail, s’il n’a plus d’emploi, et ne sait plus de quoi sera fait le lendema
261le pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptation à l’homme réel, m’a conduit à une conc
262von pour la toilette, le moyen de se libérer d’un travail domestique pénible et monotone (eau courante au lieu de pompe commune
263ieux travailleurs ; — les Mutilés et Invalides du Travail ; — l’Amicale des Anciens Musiciens du 7e Génie ; — les Blessés du Po
264 leurs clichés. Mieux encore, parlez-leur de leur travail, de celui qu’ils sont en train de faire tandis que vous causez, vous
265 presque toujours cet ennui par les conditions du travail créées depuis la guerre dans les campagnes : nomadisme des employés e
266 à l’isolement pour tomber dans la discipline des travaux forcés. Il faut que la communauté soit pour chacun la possibilité de
75 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
267ou aussi leur fatigue après une longue journée de travail. Mais beaucoup ne font plus rien en hiver ? Ils sont venus pour tuer
268vec les gros. D’autre part, c’est une question de travail, de salaires, de prix de la vie, et là les intellectuels ne servent à
269s ou chefs, — kolkhozes, corporations ou camps de travail. Mais ici que feraient-ils de tout cela? Ils ont la liberté, et cela
270et gais, et qui ont toutes les raisons d’aimer le travail et de le faire bien : c’est moderne, c’est sportif, cela vous pose da
271, sans direction. Nous ne savons pas que lire. Le travail est dur, ici. Il faut lutter contre les parents, contre la concurrenc
76 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
272 il est juste d’insister sur la grande valeur des travaux de quelques spécialistes français qui, au niveau de la haute culture,
273ir l’affirmer. L. — Soit, c’est une hypothèse de travail… Pour moi, je crois que Dieu connaît la fin, la somme, la valeur abso
77 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
274 nous donne cette œuvre admirable, c’est celui du travail de la foi dans la réalité totale d’un peuple, qu’elle trouble, assemb
78 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
275le pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptation à l’homme réel m’a conduit à une concl
79 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
276son enthousiasme. C’est ce que l’on nomme du beau travail d’universitaire : l’absence de tout intérêt existentiel garantit « l’
277e notre époque ». Or il se trouve que les récents travaux de Minkowski (en particulier les études sur la métaphore 71 que le p
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
278 juste contrepartie des risques qu’on y court, du travail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’e
81 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
279e entre les heures de bureau ou d’usine. Après le travail et avant le sommeil (bien plus semblable au second qu’au premier) la
82 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
280es, hebdomadaires et journaux. Grande facilité de travail dans le silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette
281 ce qui est petit. Laissons donc de côté ce petit travail qui a dû valoir les palmes à son auteur. Le second bouquin, c’est l’œ
282 mais je ne viens pas pour mes vacances ! J’ai du travail à faire chez moi, des tas de choses à écrire… Elle n’ose pas m’en dem
283nt l’entreprise de lui expliquer la nature de mon travail. « Écrire », qu’est-ce que cela signifie ? [p. 69] Écrire pour les jo
284mps, et j’aime cela comme tout le monde ; de leur travail aux champs ou à la côte, et je les écoute avec toute l’attention d’un
285— et que j’en fais parfois la matière même de mon travail. J’ai quelque peine à exprimer ceci, — qui n’est précisément qu’un se
286e porte en porte. On ne peut pas dire que tout ce travail épuisant dans l’inertie soit resté absolument vain : il y a eu quelqu
287» une soirée, depuis six mois que je n’ai plus de travail fixe. Quand je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas
288t. Le loisir n’est pas simplement la cessation du travail pour un repos nécessaire. Il se définit psychologiquement [p. 76] non
289init psychologiquement [p. 76] non par rapport au travail, mais par rapport à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travai
290port à la sécurité matérielle qu’assurent soit le travail, soit la fortune, soit dans mon cas particulier, l’amitié. Un chômeur
291ndeur est dans l’attente qu’ils trahissent. Si le travail moderne est dégradant, c’est qu’on a [p. 78] limité ses gestes à l’im
292ortir une coque vide, et reprend, l’œil fixe, son travail invisible de mère. C’est beau. C’est fascinant. C’est grave et mystér
83 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
293s.) Chômeur, je me trouvais cependant rendu à mon travail le plus réel, qui est d’écrire. Cette situation paradoxale m’a fait d
294ontemplation de la terre, ou d’une bestiole à son travail, sentiment de la journée vide, du temps qui a pris le rythme des vies
84 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
295 lors les méthodes capitalistes de la division du travail et du salariat. Ils font travailler à domicile tout un prolétariat de
296ire fixé, le produit fini. Très vite, ce genre de travail se localise dans les villes. Ainsi se crée une classe ouvrière réduit
297line : le fouet pour l’ouvrier qui a mal fait son travail, les grèves interdites, et la fixation des salaires maxima ! Du xviᵉ
298uts principaux à l’économie de faire vivre par le travail « le mulet populaire » (Richelieu), et de faire entrer dans le pays l
85 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
299l’art, — c’est-à-dire d’une technique. (« du beau travail. ») L’art est alors une rhétorique, non pas au sens injurieux des mod
86 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
300cteur plané que dans celle entre service civil et travail qualifié ou dans la tension entre communes autonomes et organes admin
87 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
301 vit en Allemagne hitlérienne, et il y vit de son travail. (Des cours à l’Université d’une ville que l’on n’a pas jugé utile de
88 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
302heliers sont obligés de faire six mois de camp de travail, deux ans de service militaire, et parfois une année de Lehrakademie
303raudoux, mieux que moi. L’un d’eux me présente un travail sur les Nouvelles Nourritures [p. 22] de Gide, que je viens de recevo
304es ont l’air moins ouvert. Ils sortent du camp de travail. Le professeur ne leur inspire plus ce respect dû au titre et même à
305s temps nouveaux. Il prépare pour le séminaire un travail sur Barrès : « la terre et les morts », c’est à peu près le Blut und
306ns eu assez chez nous. Maintenant nous voulons du travail et notre tasse de café au lait le matin. Qu’on nous donne ça, Hitler
307phique de l’Europe centrale, le rôle des camps de travail dans la création d’une éthique communautaire, l’erreur des conception
308Compensations. — Staline proclame une religion du travail et les Russes sont les plus paresseux des hommes ; Mussolini une reli
309a jeunesse hitlérienne qui va sortir des camps de travail, et la jeunesse des démocraties. Laquelle des deux est en retard sur
310s de hauts mâts blancs. Des équipes du service de travail installent des haut-parleurs tous les cent mètres, entre les tilleuls
311serre de plus en plus. Des formations du front du travail viennent occuper les couloirs, la pelle sur l’épaule. Les affiches an
312ieu d’ouvriers, de jeunes miliciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes pauvrement vêtues : ils ne disent presqu
313ler, il vous donnerait un grade dans son Front du Travail, comme à vos camarades… Mais je rencontre un peu partout des gens qui
314nberg ? 1er mai 1936 En l’honneur de la fête du travail, le journal du Parti publie un photomontage qui couvre toute sa premi
315Je les interroge sur leurs expériences de camp de travail. Ils en parlent avec nonchalance et même avec ironie, mais sans rancu
89 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
316s sur des camions mettaient le feu à la Bourse du Travail, extorquaient la démission du maire socialiste ou le tuaient, puis re
317ont le moral est le plus solide. Quand on lit les travaux historiques les plus sérieux sur la naissance des trois grandes dicta
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
318alistes », j’ai profité autant que je l’ai pu des travaux réputés classiques, et de quelques autres ; et si je n’en ai cité qu’
319 des spécialistes si je n’avais pas tiré de leurs travaux des conclusions… Dans cette situation fâcheuse, il ne me reste qu’un
320endait assez cher : « Il m’a demandé une heure de travail, et toute la vie. » D. de R. 21 juin 1938.
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
321 certaines convergences générales se dégagent des travaux récents, renforçant l’hypothèse d’une communauté originelle des croya
322e l’état des études arabisantes à son époque. Des travaux plus récents ont décrit en détail l’histoire et l’œuvre, dès le ixe
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
323’Église catholique et ses masses populaires ; les travaux tout récents de C. G. Jung et de son école sur la Sophia, Sagesse et
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
3248. Dante hérétique Tout à fait indépendamment des travaux très sérieux d’un Asin Palacios sur une possible influence de la myst
94 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
325’action, comme dans la tragédie grecque. C’est un travail tout nouveau pour moi, et très amusant. Avant de quitter Denis de Rou
95 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
326pparu, en effet, à mesure que j’avançais dans mon travail, que la figure de Nicolas de Flue pouvait revêtir pour les Suisses d’
96 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
327la personne de son prochain. II n’a renoncé à ses travaux de paysan que pour mieux travailler au bien de tous. En fin de compte
97 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
328encore utilisable. Il me semble d’ailleurs que ce travail apporte plus d’incitations aux créateurs qu’il ne comble les amateurs
98 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
329ens, de spécialistes et de « compétences » : leur travail est indispensable, mais il ne saurait être utile que s’il est orienté
99 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
330es est double : il est d’une part d’économiser du travail d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part,
331séculaire, entreprennent, dès maintenant, un gros travail de déblaiement, d’études précises, de calculs réalistes. Ces hommes n
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
332 juste contrepartie des risques qu’on y court, du travail qu’on y donne. Si le propriétaire laisse ses terres en friche, et s’e