1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1e, c’est une paix que travaillerait le levain des vertus guerrières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
2umour léger, notation suggestive, telles sont les vertus de sa critique. Ce n’est que dans sa discrétion à louer une grande œu
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
3mentaires parfois un peu copieux ; mais elle a la vertu de rendre contagieuse la curiosité de l’auteur à l’endroit de cette â
4 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
4 ne commence qu’aux limites les plus hautes de la vertu. Dans ce sens, il ne peut exister de saint véritable. Il n’y a pas de
5 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5trouver l’instinct le plus profond de l’homme, la vertu conservatrice qui ne peut dicter que les gestes les plus favorables.
6 n’est pas encore parfait cet instinct qui est la Vertu. Ma vertu est de chercher cette Vertu ; de me replacer dans le sens d
7 encore parfait cet instinct qui est la Vertu. Ma vertu est de chercher cette Vertu ; de me replacer dans le sens de ma vie ;
8 qui est la Vertu. Ma vertu est de chercher cette Vertu ; de me replacer dans le sens de ma vie ; de rendre toutes mes forces
6 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
9es par des forces qui se lèvent. Car telle est la vertu de ce livre, qu’on l’éprouve d’abord trop vivement pour le juger. L’a
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
10stes. Égoïstes avec une profonde conviction ; par vertu. Ce qui n’a rien d’étonnant : ils ne sont que les projections du moi
11ections du moi de leurs auteurs. Or l’égoïsme est vertu cardinale pour le créateur. Mais quel est ce besoin si général de s’i
12 légitime à leurs yeux, mais « tabou » ; et c’est vertu que de favoriser son expansion. — Mais je trouve en moi ordre et déso
13et qui consiste à pousser à l’extrême certaines « vertus », les pousser jusqu’à l’absurde. Surenchère morale dont le début de
14n. Ainsi, c’est par humilité qu’on renoncera à la vertu, sous prétexte qu’elle pousse à l’orgueil ; c’est par sincérité qu’on
15 considérer un certain immoralisme comme la seule vertu digne d’une élite. Tel est l’état d’esprit de la plupart de nos jeune
16intérêt 6… » c’est proprement la perversion d’une vertu qui se brûle elle-même. Je ne vais point nier la fécondité psychologi
17si proche de certain mysticisme. Mais pousser une vertu particulière jusqu’à ses dernières conséquences suppose qu’on ait per
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
18s. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi, est douloureuse : le sacrifice. Sans doute, cette « a
9 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
19u difficile oubli de soi-même nous avons fait une vertu. Eux, ils l’ont rendu facile et en ont fait un plaisir. » Et encore c
10 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
20ruines de ce temps. Il fallait bien tirer quelque vertu d’une anarchie dont on ne veut pas avouer qu’elle est plus nécessaire
21ourage moral, nous avons élevé à la hauteur d’une vertu première — et qui légitime tous les dénis de morale à quoi nous oblig
22issait le plus sincère. » La sincérité spontanée, vertu moderne en qui renaît un mythe rousseauiste, inspire, explique un vas
11 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
23e monde où tous les extrémismes sont prônés comme vertus cardinales, et qui forme ailleurs le premier public des jeunes artist
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
24 souffles à peine parfumés, les vices enlacés aux vertus, c’est un ricanement splendide comme un éclat de rire de condamné à m
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
25r vie, car ils aimaient en moi par-dessus tout la vertu que je leur devais. Pourtant, je ne détournai pas mes yeux des yeux d
26-on pas dérobé des années de joie au profit d’une vertu que tout en moi reniait obscurément. Je sentais bien que le ressort s
27ment. Je sentais bien que le ressort secret de la vertu dans laquelle on m’avait emprisonné c’était un bas opportunisme socia
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
28oit de juger ces faits ; 2° qu’ils ne peuvent, en vertu même de leur scepticisme quant à la valeur réformatrice des idées, m’
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
29d progrès sur la Nature. Quelle peut bien être la vertu éducatrice d’un tel milieu, moral et matériel ? L’école publique, tel
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
30ui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipline primaire forme des gobeurs et des inertes, fournit des
31ement tout entier soit occasion de développer les vertus sociales de l’élève. « Une classe est une société en miniature. » Cec
32e peut pas exiger qu’il soit tout de noblesse, de vertu et de grandeur. Mais on peut s’étonner de voir qu’il n’est que ridicu
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
33ent. Je ne veux pas me poser ici en défenseur des vertus patriarcales. Mais je m’adresse aux démocrates convaincus, partisans
18 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
34 bien simple, si vous persistez à dédaigner cette vertu qu’il est vraiment trop facile de nommer l’avarice française, il vous
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
35 même extraordinaire. Celui qui ne croit pas à la vertu des noms reste prisonnier de ses sens ; mais celui-là est véritableme
36is bien se réfugie dans sa particulière véracité, vertu décevante comme ce qui ne ressemble à rien, gênante comme un cadeau d
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
37nter à bon marché, et personne ne croit plus à la vertu de simulacres à ce point galvaudés. (Un Montherlant lui-même, récemme
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
38 une sourdine. Car il sait que la modestie est la vertu de choix du classicisme. Et qu’il est le dernier de nos classiques… P
39ol de nuit, non déshumanisé certes, s’élève à une vertu surhumaine. Je crois que ce qui me plaît surtout dans ce récit frémis
40u’il n’aille pas croire pourtant que désormais la vertu fera prime, les vices ayant épuisé leurs saveurs. La question n’est p
22 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
41 (pour ceux qui croient aux « relations »). Cette vertu laïque et démodée, confectionnée par les idéologues de la Troisième R
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
42éalisation, d’actualisation de la pensée, dont la vertu et la grandeur devraient s’imposer à nous tous. Goethe inutilisable,
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
43 a d’insolite, ce n’est pas tant sa forme que les vertus qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le manque d’ironie, la bo
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
44ps il est question de bien, de mal, de vice et de vertu, de péché même, parfois, quels sont les écrivains capables de déclare
45, en donne la référence : ce Dieu terrible. Et sa vertu est choix. L’absolu d’un Nietzsche, c’est le Grand Midi ; et sa vertu
46bsolu d’un Nietzsche, c’est le Grand Midi ; et sa vertu : dépassement. Jouhandeau à son tour se place dans ces marches extrêm
47’audace du « choix » ou du « dépassement », cette vertu qui « supprime la morale », Jouhandeau l’appelle imprudence ou généro
48c’est-à-dire ce qui le supprime, ce n’est pas une vertu, mais le pardon. La vertu comme le vice naît de la loi et s’y réfère.
49prime, ce n’est pas une vertu, mais le pardon. La vertu comme le vice naît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meu
26 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
50 même extraordinaire. Celui qui ne croit pas à la vertu des noms reste prisonnier de ses sens ; mais celui-là est véritableme
51is bien se réfugie dans sa particulière véracité, vertu décevante comme ce qui ne ressemble à rien, gênante comme un cadeau d
27 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
52e désarmée qui ne subsiste que par la force d’une vertu sans égale, sans espoir, — péril pour le monde ! Fable énorme et qui
28 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
53que ce soit la croyance antique et païenne à la « vertu », à la sagesse et au bonheur, ou la croyance moderne et non moins pa
29 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
54on mise au service de l’ordre, la permanence, les vertus trop massives. C’est l’espèce des immoralistes. Sans les valeurs anar
55talent qu’en exige notre littérature, et quelques vertus d’homme et de « penseur » en plus. J’indiquerai trois de ces vertus q
56de « penseur » en plus. J’indiquerai trois de ces vertus qui me paraissent fort peu de mode parmi nos scribes assis ou accroup
57leurs » du romantisme, je proposerais d’ériger en vertu le mépris d’une certaine originalité de forme. Le raffinement des moy
58as fâché. Aucune révolution n’a jamais inventé de vertu réellement nouvelle. Mais toute révolution est d’abord un rappel à ce
59oute révolution est d’abord un rappel à certaines vertus négligées. Une nouvelle insistance sur la définition de l’homme. Une
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
60ut-on vraiment faire plus ? L’événement seul a la vertu de concrétiser le concret, et de manifester à l’évidence son mystère.
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
61ident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les homm
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
62onnant, et s’appelle « patience », parfois même « vertu » sans plus ; « ne pas pouvoir se venger » devient « ne pas vouloir s
63e, et, par ailleurs, qualité pratique (et non pas vertu) recommandée aux pauvres, et aux pauvres seuls, est désormais une ver
64 pauvres, et aux pauvres seuls, est désormais une vertu sans lien avec la notion de sacrifice ou avec l’idéal évangélique et,
65fice ou avec l’idéal évangélique et, pour comble, vertu de riche, mais qui retient encore le pathos chrétien que renferme le
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
66 Que la justice est dans l’égalité de tous, et la vertu dans l’opinion publique. Que l’histoire évolue selon des lois fatales
67ousiasme populaire ; que la justice, enfin, et la vertu, n’ont aucune réalité si chacun n’est pas à sa place là où la vocatio
68sur le pardon, ou bien tu te reposes aussi sur ta vertu. Ou bien tu vois que la question brûlante, c’est de savoir si toi, tu
69t donné un monde plein de coquins, montrer que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rap
34 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
70es conflits sociaux se réduirait probablement aux vertus de surdité, de cécité et de mutisme. Par ailleurs, elle pourrait être
35 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
71on pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielles, et qui prenne pour modèle le Citoyen-Respectable ou le T
36 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
72spèce d’adresse au jour le jour qui tient lieu de vertu politique à ce siècle débile et fiévreux ? On se demande alors de quo
37 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
73ident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieux assuré la paix du monde et les rapports normaux entre les homm
38 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
74 le dit l’expression courante, faire de nécessité vertu. Mais c’était aussi introduire dans la doctrine de la Révolution un
39 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
75ce. Il n’a pas de valeur en soi. Il n’est pas une vertu, comme voulurent nous le faire croire Benjamin Franklin et les capita
76 brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qui mesure la dignité de l’hom
40 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
77on pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielles, et qui prenne pour modèle le Citoyen-Respectable ou le T
41 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
78es, et que les tyrannies les plus absurdes ont la vertu d’exciter l’enthousiasme. Mais vous êtes moins réalistes que vous ne
79te qu’on lui retourne le reproche. Il accepte, en vertu même de sa foi, qu’on le condamne ; alors que tous les autres veulent
80ée, révoltée, ni droguée, elle ne croit plus à la vertu des « évasions ». Elle sait voyager à pied, camper, nager, vivre en c
42 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
81s nécessaire de beaucoup discourir sur les autres vertus morales.) 4. Mieux vaut un convaincu sans influence sociale, que mill
43 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
82font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus mêmes qu’il importe de nous méfier. Méfions-nous d’une certaine maniè
83et permanent, c’est le moralisme, le culte de nos vertus utilisées pour des fins purement humaines. À force de louer la Réform
84 perd la foi de la Réforme pour ne garder que ses vertus humaines et activistes. Et c’est pourquoi l’on a pu dire que le calvi
44 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
85 le Traité de la Cène, ce style garde partout les vertus qui, sans doute, font le plus grand défaut à notre siècle : une ferme
86r, rien ne confère au langage une aussi poignante vertu que cette conscience d’une mission à remplir et d’un dialogue à soute
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
87ci d’un chiffre que dépendent la puissance, et la vertu, et l’invention, et l’amour même. Et ce chiffre n’est pas un « nombre
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
88re de M. de la Rocque a le courage de rappeler la vertu, rions à notre tour du reproche de fascisme dont on veut accabler tan
47 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
89 Il attaque l’altruisme, et démasque dans cette « vertu » les effets du « ressentiment » le plus bassement égoïste. Mais aill
48 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
90re en souriant. On ira même jusqu’à respecter ses vertus, à condition toutefois qu’elles se confondent avec celles de la bourg
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
91 a d’insolite, ce n’est pas tant sa forme que les vertus qu’elle suppose : la sobriété, la solidité, le refus de l’ironie, la
92e à nos prises. Ainsi fait Goethe, et c’est là sa vertu. Mais notre siècle pose d’autres questions, des questions que Ramuz n
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
93aine âpreté rationaliste qui rappelle les solides vertus de la bourgeoisie conquérante. Ce n’est point par hasard que ces amis
51 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
94d » disait Baudelaire. Celui d’Aron unit ces deux vertus, par une sorte d’ellipse tout à fait révélatrice du mouvement de sa p
52 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
95adie vraiment mortelle, dont la foi seule, non la vertu, peut nous guérir. Quant à ceux qui le qualifient de « métaphysicien
53 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
96menses fêtes populaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la jeune
54 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
97ationalisme. De même que le principe central, la vertu décisive et première de la société féodale fut l’honneur, vérité de l
55 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
98t démontré nécessaire, faisant ainsi de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvega
56 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
99s agissons en tant qu’hommes simplement, c’est la vertu qui est notre mesure ; lorsque nous agissons en citoyens : la loi ; l
57 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
100aine âpreté rationaliste qui rappelle les solides vertus de la bourgeoisie conquérante. Ce n’est point par hasard que ces amis
58 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
101 les discours de propagande, à faire de nécessité vertu. On se servit du « spirituel » pour justifier le mépris où l’on était
102 la manière la plus simple par la propagande, les vertus et les vices sont simples et facilement reconnus par tous. Toute œuvr
59 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
103prit perdait d’abord toute efficacité, puis toute vertu spirituelle. Les dictatures sont fondées au contraire sur le primat,
60 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
104ule de départ. 2° En décrivant les attitudes ou « vertus » qui me paraissent nécessaires pour affirmer le sens encore obscur q
61 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
105le siècle passé n’a pas manqué de qualifier cette vertu de scientifique. Soyons donc rigoureux dans l’examen d’une maxime don
106pendant. Cette impartialité, je le répète, est la vertu de l’intellectuel bourgeois. On se tromperait du tout en y voyant une
107her dans le vide, c’est sur l’insuffisance de ses vertus qu’il s’agit d’éclairer l’adversaire. Et c’est au succès même de ses
108ourgeois que son souci d’impartialité méthodique, vertu de laboratoire, dont on fait à peu près le synonyme d’honnêteté, une
109former l’homme. J’ai dit la condition d’une telle vertu et d’un si sobre détachement. Lorsqu’un clerc nous dira qu’en toute i
110, sans doute sommaire, du clerc moderne et de ses vertus. Je me bornerai, pour l’instant, à suggérer un mot qui me paraît susc
111 de pitié, de bonhomie ni de violence — ces trois vertus seront toujours liées — que doit s’adresser la pitié. La pensée sa
62 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
112ée avec les mains. Ce seront, si l’on veut, les « vertus » — ou « valeurs » au sens nietzschéen — qu’un critique devrait retro
113erait à la mesure que nous cherchons. Première vertu : le réalisme Tout le malheur de l’homme vient de ce qu’il ne pose
114uit devant les alternatives absolues. La première vertu d’une pensée active sera donc de s’attacher aux problèmes qui se pose
115ous évadions dans des excès imaginés. Deuxième vertu : la violence La violence n’est considérée par l’élite libérale d’
116utalités que son absence a libérées. Troisième vertu : l’autorité « Mais, dit le clerc, on se moquerait bien de ma viol
117tes nos hiérarchies intellectuelles. Quatrième vertu : le goût du risque Pédagogie du risque : tout ce qui n’est pas da
118bversive, non moins qu’ordonnatrice. Cinquième vertu : l’originalité Incarnation et risque ne sont pas séparables. L’or
119à l’origine de l’autorité spirituelle. Sixième vertu : d’un certain ascétisme de l’expression De tout ce qui précède, e
120ur rende au langage sa prise et son tranchant, sa vertu, son pouvoir d’ordonner et de toucher. La révolution nécessaire, et n
121git, c’est celle qui sait où elle va. Septième vertu : l’imagination En somme, la question du langage revient à celle d
122ant le langage dans sa nouveauté actuelle, par la vertu d’un parti pris un peu plus passionné que savant. L’imagination créat
123ertain style de vie, tendre et tendu. Huitième vertu : le style Un style de vie ! On voit des condottieri. Il faudrait
124 et incarné, l’esprit qui crée et qui éduque. Les vertus qu’il suppose sont concevables ; leur lieu commun, définissable : c’e
125gne plus seulement comme un péché, mais comme une vertu glorifiée par la culture « distinguée », et codifiée légalement par l
126es conflits sociaux se réduirait probablement aux vertus de surdité, de cécité et de mutisme. Par ailleurs, elle pourrait être
127nt de l’action créatrice, dans l’exercice de deux vertus maîtresses de notre éthique, l’imagination et le style. Enfin, nous
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
128oi qui rappelle d’une double manière la fameuse « vertu dormitive »… 2. Les auteurs qui s’occupent des mystiques et, en génér
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
129cience très vivace. Et dès lors toutes ces belles vertus dévient ou agissent à contre-fin. Que l’armée soit proche du peuple,
65 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
130e montrer original, à tenir pour acquis que les « vertus » sont de ces illusions qui ne résistent pas à l’analyse, et qu’un au
131rlöf. On y admire, appliquées au réel, toutes les vertus subtiles, tout le « métier » de l’écrivain : cette façon de ne pas in
132sages de rêve, de superstitions folles, de folles vertus, de coutumes doucement tyranniques, tout cela semble disposé pour que
66 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
133devant un présent ouvert de tous côtés… Une seule vertu peut alors nous sauver de cette tentation du désespoir, et c’est l’hu
134 est plus juste, et plus digne de l’homme que ces vertus de carnassiers que nous partageons, d’ailleurs maladroitement, avec l
67 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
135animant les grands rythmes naturels, libérant les vertus et les vices des entraves du respect humain, nous jette dans le grand
68 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
136l’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu, le verbiage politique d’aujourd’hui est un hommage que les partis re
69 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
137qu’on attend, qu’on exige même de ces gens-là des vertus au-dessus du commun, la révélation de secrets qui suffiraient à rendr
70 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
138devant un présent ouvert de tous côtés… Une seule vertu peut alors nous sauver de cette tentation du désespoir et c’est l’hum
139qu’on attend, qu’on exige même de ces gens-là des vertus au-dessus du commun, la révélation de secrets qui suffiraient à rendr
140 est plus juste, et plus digne de l’homme que ces vertus de carnassiers que nous partageons, d’ailleurs maladroitement, avec l
71 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
141lus précisément, se suppose plus ressemblant à sa vertu (ou à son vice) qu’il n’oserait l’affirmer devant autrui. Le monolog
142bilisent, les « courtes habitudes » épuisent leur vertu. C’est le moment de lever son camp. Plus tard, peut-être, quand toute
72 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
143s’est lâchement refusé à prendre la défense de ma vertu et de mon honneur vilipendés. Il s’en fiche, il s’amuse à mes dépens
144nt, de votre poule noire ; moi, je lui trouve une vertu particulière. Voilà au moins un sujet substantiel, et qui a tenté de
73 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
145e danger de pécher et le remords, devient soudain vertu mystique (dans le symbole), puis se dégrade (dans la littérature) en
74 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
146 devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement malheureux »,
147 fidélité se définit comme la moins naturelle des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans
75 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
148. Staline a d’autres plans, et Ce soir a d’autres vertus. S’il se fait une révolution, elle sera donc improvisée, donc sanglan
76 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
149pathétique avec le vieux pasteur, ce champion des vertus germaniques s’écrie : « Je ne crois qu’à un Dieu qui sauve l’honneur
150 pas, n’a pas de qualités propres, de vices ou de vertus, ni même de compte en banque, et à peine un état civil. Il est le lie
77 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
151menses fêtes populaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la Jeune
78 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
152s cesse capables de se renouveler, un ensemble de vertus solides et de qualités agréa­bles assez difficiles à concilier. — Je
153ous pas publier un roman, dont le titre, La Folle Vertu, illustre bien votre pensée ? — Oui, je l’ai écrit presque en même te
79 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
154re inviolables ! Qui donc se ferait tuer pour une vertu dont on ne sait plus quelle est la fin ? Et toutes ces vérités qu’ils
155taient excitantes pour l’esprit que par la fausse vertu qu’on leur prêtait. Mais aussitôt qu’elles ont trahi leur commune vul
80 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
156l’expérience d’un au-delà ne prend son sens et sa vertu que lorsqu’elle nous ramène au jour de l’activité quotidienne — de mê
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
157’on veut être un gentleman — perdra ses dernières vertus, la passion « contenue » dans le mythe primitif se répandra dans la v
158assion s’est tellement démocratisé qu’il perd ses vertus esthétiques et sa valeur de tragédie spirituelle. Reste une confuse e
159andestins. Mais les barons félons veillent sur la vertu de la reine. Celle-ci demande et obtient un « jugement de Dieu » pour
160 toujours si facilement dupé — et de glorifier la vertu de ceux qui s’aiment hors du mariage et contre lui. Mais cette fidéli
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
161fin de rendre les guerriers plus valeureux. Or la vertu d’une telle discipline est relative à la vie même, non à l’esprit. El
162athares glorifient — sans toujours l’exercer — la vertu de chasteté ? Est-ce pure coïncidence si, comme les « purs », ils ne
163corps. Soulignons enfin ce fait capital : que les vertus de la cortezia : humilité, loyauté, respect et fidélité envers la Dam
164ns autant qu’ils ne parviennent à la transmuer en vertus et en vérités théologiques : saint Bernard de Clairvaux et Abélard so
165Longue Attente, Chasteté, Secret et Merci, et ces vertus conduisent à la Joie, qui est signe et garantie de Vray Amor. Voici M
166angage, la rhétorique courtoise et son système de vertus, de péchés, de louanges et d’interdits, demeure un fait patent : il s
167stés, parce qu’ils réfutent le préjugé moderne en vertu duquel toute communication entre le tantrisme ou le manichéisme boudd
168e les corps et les séparations), voilà la suprême vertu, et la vraie voie divinisante. Entre ces deux extrêmes illustrés par
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
169: l’infidélité d’Iseut, c’est l’hérésie, c’est la vertu mystique des « purs », c’est une vertu, selon les auteurs de la légen
170, c’est la vertu mystique des « purs », c’est une vertu, selon les auteurs de la légende. Et la faute n’est pas dans l’amour,
171our « pathologique ». L’amour, pour lui, c’est la vertu chrétienne de l’agapè, forte comme la mort, mais non point ivre ; int
172t et chantent ses louanges, pratiquent toutes les vertus. Ils connaissent et ils aiment ; ils cherchent ; ils trouvent… » Bref
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
173es petits, qu’un chasseur lui a pris, ce sont les vertus, et le chasseur c’est le Démon, qui nous fait voir ce qui n’est pas.
174tion volontaire, et la chevalerie fait place à la vertu qui conclut en faveur du monde… 9.Corneille, ou le mythe combattu
175r, c’est que je n’ai point fait de tragédie où la vertu soit plus mise au jour que dans celle-ci ; les moindres fautes y sont
176on et quelque obstacle : la société, le péché, la vertu, notre corps, notre moi distinct. Et de là vient l’ardeur de la passi
177mais non plus même pour celle de l’amour. « Belle vertu, dit Mme d’Épinay, qu’on s’attache avec des épingles ! » (Il me sembl
178célératesse. Antithèse vraiment parfaite des deux vertus de l’amour chevaleresque : la candeur et la courtoisie. Il me semble
179 voit libéré du jeu des règles, des péchés et des vertus, par la grâce d’une vertu qui transcende le monde de la Loi. Enfin to
180les, des péchés et des vertus, par la grâce d’une vertu qui transcende le monde de la Loi. Enfin tout se ramène à cette oppos
181fusions intéressées de l’Éros et de l’Agapè. « La vertu est si nécessaire à nos cœurs que, quand on a une fois abandonné la v
182milation du préjugé social et des exigences d’une vertu déclarée religieuse par opportunité. Mais on distingue les mobiles in
183n, c’est celle qui lèse la « courtoisie », non la vertu bourgeoise trop souvent invoquée. Et ainsi de suite : il serait aisé
184 ignore, mais dont il redécouvre, par éclairs, la vertu sacrale et mortelle. Du Tristan de Thomas par Pétrarque et l’Astrée j
185 mariage et l’honneur, ou le devoir social, ou la vertu, ou le secret mélancolique de l’amant, ou quelque scrupule religieux,
186vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie de vivre. Nous nous vengerons de vos « divines
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
187iège de sa Dame. Il livre d’amoureux assauts à sa vertu. Il la serre de près, il la poursuit, il cherche à vaincre les derniè
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
188e danger de pécher et le remords, devient soudain vertu mystique (dans le symbole), puis se dégrade (dans la littérature) en
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
189 devait être un amour heureux, un mariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement malheureux »,
190 fidélité se définit comme la moins naturelle des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
191rtions d’une belle image d’honneur princier et de vertu courtoise, et créait l’illusion de l’ordre. (Ibid., p. 80.) 3.Cha
89 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
192uelle voie ? Je n’aime pas beaucoup la tolérance, vertu qui naît en somme d’un scepticisme, car elle suppose que la pensée de
193 une mort de l’esprit. La tolérance était la pâle vertu des libéraux individualistes. L’intolérance est la sombre vertu des p
194raux individualistes. L’intolérance est la sombre vertu des partisans collectivistes. De leur lutte est sortie la guerre. Le
90 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
195nt. Pour que nos Églises retrouvent le sens et la vertu communautaire, il faut : 1° qu’elles reprennent conscience de la natu
91 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
196emple : partout où l’on exalte ici, chez nous, la vertu régénératrice du sang et le culte des morts sacrés, même s’il s’agit,
197font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus mêmes qu’il importe de nous méfier. Méfions-nous d’une certaine maniè
198et permanent, c’est le moralisme, le culte de nos vertus utilisées pour des fins purement humaines. À force de louer la Réform
199 perd la foi de la Réforme pour ne garder que ses vertus humaines et activistes. Et c’est pourquoi l’on a pu dire que le calvi
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
200uelle voie ? Je n’aime pas beaucoup la tolérance, vertu qui naît en somme d’un scepticisme, car elle suppose que la pensée de
201 une mort de l’esprit. La tolérance était la pâle vertu des libéraux individualistes. L’intolérance est la sombre vertu des p
202raux individualistes. L’intolérance est la sombre vertu des partisans collectivistes. De leur lutte est sortie la guerre. Le
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
203ceci : La prudence est le vice des timides et la vertu des audacieux. 40. Peut-être me croira-t-on si je déclare, après l
94 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
204 la vérité, et pour l’étendre et confirmer par la vertu du témoignage, il est clair que la grande ambition satanique devait ê
205sourire de l’acheteur et la satisfaction de votre vertu. C’est là le mensonge pur, l’œuvre propre du Diable. À partir de l’in
206faussez la mesure même de la vérité, toutes vos « vertus » sont au service du mal et sont complices de l’œuvre du Malin. « Le
207maintient le monde en dépit de nos fautes, par la vertu recréatrice d’une mort qui est le centre de l’Histoire, et de chacune
208s plus l’idée d’aller chercher le Diable dans nos vertus. En vérité, le Diable n’est pas dangereux là où il se montre et nous
209catégories, transforme ce péché habituel en une « vertu » délirante, en un vertige de fausse innocence, en une exaltation de
210e peut agir que dans le bien, par le moyen de nos vertus. Car nous savons qu’il ne peut rien créer, pas même le champ de son a
211éritables créations du Diable, mais seulement des vertus mal orientées. Le sens originel de leur élan, gauchi ou inverti par n
212sible à la conscience humaine. Un vice, c’est une vertu désorbitée ou réduite à l’insignifiance. C’était le bien, mais le Dia
213sait le Christ. Je lui donne rendez-vous dans nos vertus. 14. Le psychanalyste confondu Un dernier mot sur la réalité my
214é mythique de Satan : Je voudrais corriger par la vertu d’un doute les conclusions trop rationnelles encore qu’un lecteur peu
95 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
215 pas, n’a pas de qualités propres, de vices ou de vertus, ni même de compte en banque, et à peine un état civil. Il est le lie
216is elle ne fut plus dépourvue de respect pour les vertus que l’esprit seul sait porter jusqu’au paroxysme. Et comment vivre s’
96 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
217 avec plus ou moins de détermination nos vieilles vertus démocratiques. Nous n’avons plus su voir le Démon parmi nous. Le tour
218exclusivement vers la recherche du confort et des vertus moyennes. Par là, nous avons provoqué Hitler et l’éruption des « forc
219ion concentrée) de divinisation prométhéenne. Nos vertus comme nos vices n’avaient plus l’air de rien, et leur insignifiance é
220es, n’ont pas produit d’exemples d’héroïsme et de vertu14 comparables en grandeur aux atrocités rigoureuses produites par l’h
221t avoir trouvé le système. Ils aiment la paix, la vertu, l’ordre et la santé. Ils ont raison, mais le Diable les mène, car il
222mène, car ils voudraient la paix sans lutte et la vertu sans tentations, et l’ordre par l’anesthésie, et la santé par la dési
223e mal, si le mal est au premier chef l’absence de vertus créatrices. Dans une passion violente et dans un conflit déclaré, le
224fait signe dans nos vices et nous attend dans nos vertus. Sachant qu’il se révèle trop aisément à l’occasion de nos malheurs,
225e ce culte n’est autre que l’insignifiance de nos vertus autant que de nos vices. Or les vertus insignifiantes, privées de sen
226nce de nos vertus autant que de nos vices. Or les vertus insignifiantes, privées de sens et qui n’ont l’air de rien, sont en r
227ur telle, respectant les catégories et défiant la vertu purifiée par l’affront. Il gardait, dans le vice, un style de l’âme.
97 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
228l est moins dangereux dans nos vices que dans nos vertus satisfaites. Il est moins dangereux dans les antres des dictateurs év
229ar les moyens plus raffinés de la raison et de la vertu. Sa première chance réside dans notre propension à réduire le mal et
230ès les plus grandioses nos propres découvertes, « vertus » et idéaux. Kierkegaard a compris mieux que quiconque, et avant tous
231 Progrès. Seule, la distribution des vices et des vertus se modifie, selon que le Diable renouvelle la stratégie des tentation
232n aime, et dont tout le plaisir est d’altérer nos vertus dans leur source. Vous le sentirez présent, dans sa force immobile, d
233la tenue morale, du sacrifice au bien commun, des vertus viriles et dures. Le bonheur individuel est devenu notre tabou : sign
234avec l’approbation des foules. La décadence de la vertu est un thème millénaire de l’éloquence sacrée. Mais je signale ici un
235par excellence des quiproquos entre le vice et la vertu. Nulle part l’homme ne se dupe mieux sur ses motifs et ne se paye plu
236ce, car cette sincérité garde encore le nom d’une vertu. Mais voici comment elle agit dans un monde où elle ne sert plus que
237’est une question de physique sociale plus que de vertu, une question de vie ou de mort pour notre civilisation et pour tout
98 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
238 nous ne serons pas joués, mais les trois grandes Vertus sauront nous préserver de l’abus des vertus mineures, par où le Diabl
239andes Vertus sauront nous préserver de l’abus des vertus mineures, par où le Diable pourrait nous asservir. La solution est d’
240pparaissent résulter de notre état. Je crois à la vertu de l’élucidation, qui dit le vrai en baissant le ton, sans nul effort
241e ce genre : mais je sais trop qu’ils seront sans vertu dans le monde informe et gigantique où nous vivons. Et puis enfin, je
242e, — c’est elle à présent qui nous parle ! 65. Vertus J’ai désigné les dimensions de l’Ordre indestructible au sein duqu
243ge d’être vertueux. Il nous suffit de rendre à la vertu sa gloire. Certes, nous avions fait de la vertu si triste chose qu’i
244 vertu sa gloire. Certes, nous avions fait de la vertu si triste chose qu’il paraissait mesquin de s’y tenir. Personne n’osa
245re. À l’orgueil et à la brutalité proclamés comme vertus par les totalitaires, les nations libres n’osèrent opposer que des va
246e autre chose. Quand une démocratie rougit de ses vertus, sur quelle force peut-elle compter ? Et quand l’élite d’une société
247e pour nos cris ? Je voudrais dire le bien et les vertus que j’aime et la libération qui vient après la ruine, quand le même c
248nd ordre de vivre et d’assumer un destin neuf. La vertu n’est plus ennuyeuse quand les vertueux ont disparu avec les vieilles
249us absurde et plus simple que jamais. J’élève ces vertus devant mes yeux non comme une utopie de lendemains meilleurs, car l’E
250randeur : elle nous rend à la réalité. Les vraies vertus ne vont pas au bonheur, mais à l’Ordre et à sa justice. Elles ne vont
251able toutes les choses du monde dont il ignore la vertu et la splendeur. Je lui oppose les gages d’une confiance que n’attein
252dans la cité, l’ordre de la parole et l’ordre des vertus. Je lui oppose l’Esprit, l’Eau et le Sang, « qui rendent témoignage e
253’il ouvre à l’aventure du désir, embrouillant nos vertus dans nos vices et notre goût naturel du bonheur dans le vertige du ma
99 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
254 la vérité, et pour l’étendre et confirmer par la vertu du témoignage, il est clair que la grande ambition satanique devait ê
255sourire de l’acheteur et la satisfaction de votre vertu. C’est là le mensonge pur, l’œuvre propre du Diable. À partir de l’in
256faussez la mesure même de la vérité, toutes vos « vertus » sont au service du mal et sont complices de l’œuvre du Malin. « Le
100 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
257exclusivement vers la recherche du confort et des vertus moyennes. ⁂ De même que nous disions, en présence d’un miracle du bie