1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1s cette paresse de jour férié, les clochers de la ville sonnent deux heures. Allons. Un de ces corridors de vieille maison so
2es questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, aux pantalons trop
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
3erfs, serfs des syndicats et des capitalistes des villes. Mais dans une de ces provinces du Midi où le souvenir des luttes rel
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
4n sans romantisme, dans le détail de la vie d’une ville. Il sait qu’un grand mouvement est la résultante de millions de petit
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
5euve jaune, entre les deux façades longues que la ville présente au couchant, dans ce corridor de lumière où elle accueille l
6roche la nuit. Nous nous sommes retournés vers la ville. Fleurs de lumières sur les champs sombres du ciel de l’est, et une
7t on ne voudrait plus guérir… Mais nous voyons la ville debout dans ses lumières. Architectures ! langage des dieux, ô joies
8s des coups un son qui nous évoqua les rumeurs de villes d’usines. Il y avait la vie des hommes pour demain, et il était beau
9e qui va peut-être composer tous les bruits de la ville en un chant immense. Il passe une possibilité de bonheur par personne
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
10ie moderne un décor utile et beau. Or « la grande ville, phénomène de force en mouvement, est aujourd’hui une catastrophe men
11 arrête 1 000 chevaux-vapeurs ». Et pourtant « la ville est une image puissante qui actionne notre esprit » après avoir été c
12ruire le cadre de notre existence… construire les villes de notre temps ». Et je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ».
13es de notre temps ». Et je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ». Pures géométries de verre et de ciment blanc, flambo
14 le silence de l’azur au-dessus des rumeurs de la ville. Puis s’étendent les quartiers de résidence ; les jardins suspendus à
15ains de jeux et des parcs, la nature annexée à la ville. « C’est un spectacle organisé par l’Architecture avec les ressources
16éalisation de ce phénomène de haute poésie — la « ville contemporaine ». Un labeur précis et anonyme concourt obscurément à c
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
17 la plus haute échoue. La tristesse règne sur nos villes. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi,
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
18e sont de belles syllabes sereines, et dans cette ville, Éluard est le plus séduisant, le plus dangereusement gracieux des no
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
19 heures du matin. Premiers appels d’autos dans la ville, mais il me semble que toutes choses s’éloignent de moi vertigineusem
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
20onflent leur tête jusqu’à éclater, tandis que des villes passent au fond à toute vitesse. Rigueur voluptueuse d’une colonnade,
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
21mps. Les rues riaient. Le ciel descendait dans la ville, on marchait dans le bleu. Je sortis avec cette femme, qui m’aimait,
11 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
22vert au vent glacial, crée autour du centre de la ville une insécurité qui fait songer à la Russie et au sifflement des balle
23tive à se passionner pour quoi que ce soit. Cette ville, qui est toute caresses, a peur de l’étreinte… C’est d’ailleurs une c
24te, comme elles le sont presque toutes dans cette ville, — du type que Gérard et Théo nommaient « biondo et grassotto », et q
25un ton rêveur et malicieux. Mais l’ombre de cette ville illusoire est la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous savez,
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
26lution de rues, ou la palpitation inquiétante des villes chinoises, Malraux fait preuve d’un art du détail où se révèle le vra
13 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
27îne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des machines couvre déjà la plainte humaine.
14 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
28’or s’avance en proue, dominant superbement cette ville désordonnée. Derrière, ce sont des rues silencieuses, provinciales, b
29 crémeries aux idylles démodées… Rentrons dans la ville un soir qu’elle s’amuse. Vous avez dîné au paprika chez des gens qui
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
30ments « de la mauvaise époque » qui sont dans nos villes l’apport du xixe siècle. Ils ne parviennent ni à la beauté ni à l’ut
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
31et à rebours, les noms des rues et places de leur ville, comme s’ils étaient tous destinés à la profession de chauffeurs de t
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
32t cette naturalisation il continue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur u
33es sociales, pareils aux chauffeurs de toutes les villes, conduisent dans la cour d’honneur ces reliques incroyables et les en
34 mythologique. Nous sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans omb
35ues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, et nous montons vers la maison du poète, sur
36anube gris-jaune, brillant, sans rides, la petite ville juste au-dessous de soi, et la basilique sur son rocher. Fraîches, se
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
37pose pas de morceaux choisis16. Il y a une grande ville, un grand lac, une plaine et une seule vigne de véritable Tokay. Et p
38 terrasses de Debrecen. Debrecen est une sorte de ville indescriptible, à demi mêlée aux sables de la plaine du Hortobágy, au
39rande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu se
40n désordre de maisons basses, les dernières de la ville de Debrecen, au bord de la Grande Plaine encore rougeâtre de soleil c
19 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
41i je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la luxure ? Quand je
42oujours envie de crâner. L’esplanade d’une petite ville de l’Allemagne du Sud, un soir de mai. Il y a dans les marronniers no
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
43de envergure, commencées dans les bas-fonds de la ville de Kobé et peu à peu élargies à tout ce vaste empire moderne si rapid
21 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
44 renaît par cette mort. La neurasthénie broie les villes, où nous sommes peut-être seuls à connaître la force et la présence.
22 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
45s de l’Oracle qui lui avait dit d’aller bâtir une ville là où il trouverait la pluie et le beau temps, il rencontra en Italie
46 courtisane qui pleurait ; et en ce lieu bâtit la ville de Crotone. Sonnette. — J’aime vos histoires, Lord Artur. (Un temps
23 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
47 perdent en steppes, — démesure et nostalgie. Des villes naissent lentement dans ces campagnes qui ne sont nulle part la « pro
48 villas sur ses collines, s’aère et redevient une ville à la campagne ; du même coup, un centre spirituel. Diversités, naissa
24 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
49vert au vent glacial, crée autour du centre de la ville une insécurité qui fait songer à la Russie et au sifflement des balle
50tive à se passionner pour quoi que ce soit. Cette ville, qui est toute caresses, a peur de l’étreinte… C’est d’ailleurs une c
51te, comme elles le sont presque toutes dans cette ville, — du type que Gérard et Théo nommaient « biondo e grassotto », et qu
52un ton rêveur et malicieux. Mais l’ombre de cette ville illusoire est la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous savez,
25 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
53t cette naturalisation il continue de protéger la ville (en collaboration avec saint Gellert, dont la statue colossale, sur u
54es sociales, pareils aux chauffeurs de toutes les villes, conduisent dans la cour d’honneur ces reliques incroyables et les en
55 mythologique. Nous sortons ensemble de la petite ville aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans omb
56ues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, et nous montons vers la maison du poète, sur
57anube gris-jaune, brillant, sans rides, la petite ville juste au-dessous de soi, et la Basilique sur son rocher. Fraîches, se
58pose pas de morceaux choisis11. Il y a une grande ville, un grand lac, une plaine et une seule vigne de véritable Tokay. Et p
59ses de Debrecen. Debrecen est une sorte de grande ville indescriptible, à demi mêlée aux sables de la plaine du Hortobagy, au
60rande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu se
61n désordre de maisons basses, les dernières de la ville de Debrecen, au bord de la Grande Plaine encore rougeâtre de soleil c
26 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
62s cette paresse de jour férié, les clochers de la ville sonnent deux heures. Allons. Un de ces corridors de vieille maison so
63es questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, aux pantalons trop
27 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
64s forêts. Les rues sont vides jusqu’au cœur de la ville, où l’attend une ample demeure. Et maintenant le chien s’est tu ; des
65un lieu quelconque et paisiblement habité ? Cette ville est pour eux la moins quelconque du monde. Je prétexte des écritures
66qu’on me laisse errer dans la campagne. La petite ville au crépuscule, couchée en rond entre les collines, secrète sous un vo
67ac, le tout dans une couverture sous mon bras. La ville s’éveille et s’aère. Je me mets à grimper la colline parmi le bourdon
68es étroites, déjà brûlantes au matin, dominant la ville, ses bruits de chars, ses cris d’enfants. Je traverse l’odeur des gro
69tables pour la plupart des êtres qui peuplent ces villes, là-bas, que le nom d’homme ne saurait plus les désigner sans fraude.
70 seulement pour le corps. J’ai pensé aux gens des villes, au décor de leur « vie ». J’ai vu clairement qu’ils sont en péril d’
71sensuelle. N’est-ce point de cela que l’homme des villes a besoin de nos jours ? On parle toujours de son appétit du plaisir.
72e château endormi pour aller faire des courses en ville, probablement ; elle a dû prendre le train des ouvriers, — et c’est à
73pesant que nulle part. Me voici tout environné de ville. Où trouver ici la lenteur des choses ? Où le désir peut-il errer, se
74isse au remords de vous avoir quittées pour cette ville à présent sans relâche, où les orages n’ont pas d’odeur, terrains mor
28 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
75fendrai pas les Junkers… J’entends les gens de villes : « Ça ne doit pas être bien drôle à la longue ! » Avec cela que vos
76pourrais leur en témoigner. Bon pour les gens des villes, toujours inquiets, toujours doutant de leurs raisons d’êtres et de l
77l’instrument des folies citadines. C’est dans les villes qu’on parle des temps nouveaux. Et l’on voit bien pourquoi les intell
29 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
78i je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la luxure ? Quand je
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
79 ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne une misère fiévreuse. Et, c
80n devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair.
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
81n le voyait parcourir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
82 atteignent enfin La Paz, capitale de la Bolivie, ville étrange, perdue à 4 000 mètres d’altitude dans un désert glacé, domin
33 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
83faut avoir aimé Charlot, celui des Lumières de la Ville et du Cirque. Les héros de Pierre Girard sont de doux ahuris, qui par
34 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
84conclut par ces mots : Nous sommes chassés de la ville et jetés comme des ordures dans un coin. C’est bien d’ailleurs. Notre
35 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
85 ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne une misère fiévreuse. Et, c
86n devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair.
36 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
87dre secret et fraternel au milieu de la foule des villes, je le vois grouper lentement des hommes qui se reconnaissent à ce si
37 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
88ndu unifier les constitutions ecclésiastiques des villes où il avait une autorité immédiate, Strasbourg et Genève. Le problème
89e de Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triomphant dans les p
38 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
90avoir traîné son vague à l’âme par les rues d’une ville de province ; mais cela donne au moins une matière. Les pages de Soul
39 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
91ux dépens du nôtre et leur fit bâtir de nouvelles villes, qui leur donna le spectacle d’un si prodigieux peuple proscrit, nu,
40 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
92mon chrétien arpentait les portiques d’une de ces villes du Quattrocento, où tout était bâti à la mesure de l’homme, où tout,
93ir d’une vocation peut s’exercer. Je voyais cette ville, où tout portait les marques des pensées qu’agitait cet homme ; cette
94 marques des pensées qu’agitait cet homme ; cette ville habitée et gouvernée par des chrétiens ; cette cité où le clerc, le m
95ement, me semblèrent soudain, dans la réalité des villes modernes, privés de toute espèce de commune mesure. L’un devenait tou
96ue dans le quartier le plus mal famé de la grande ville de Kobé, et se met à prêcher l’Évangile. Mais son activité ne se born
97al des slums ou bas-fonds de Kobé et de plusieurs villes japonaises, à la création d’importantes œuvres sociales, enfin à la c
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
98les haut-parleurs. Et sur toutes les places de la ville, depuis le matin, et dans 45 salles où les formations d’assaut avaien
42 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
99rent qualifier de here (monsieur), se bâtirent en ville des « steenen » (manoirs en pierre), servirent dans l’armée comme cav
43 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
100sé les traces d’une coutume ancestrale : dans les villes créées par l’industrie. Mais ce que l’homme ne fait pas pour l’homme,
44 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
101de Weimar. Partis, régions, classes, générations, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mes
45 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
102 les provinces de la France. (Tandis que dans les villes, les jeunes ménages se ruinent à payer leurs « petits deux-pièces »,
103voudrais faire toucher. J’ai tenté d’échapper aux villes inhumaines. Et j’ai trouvé que la province ne vaut guère mieux, dans
104 drame immense qu’elle trahit. Province morte, et villes mortelles ! C’est qu’on ne sait plus y trouver son prochain, mais seu
105menaces originelles ! On l’avait oubliée dans les villes. ⁂ Là où l’on a coutume de placer dans un « journal » des effusions l
46 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
106La nuit ! Je l’avais oubliée à Paris. La nuit des villes n’est pas cette mort opaque dont il faut redouter je ne sais quelle i
107elle invisible et brusque vie tout près. Nuit des villes, rouge et circulante, pleine de rumeurs, comparable à la fièvre. Plus
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
108rs musiques militaires, fier des mouvements de sa ville… ». Voilà l’anti-Lanson qu’on attendait depuis la guerre. Mais peut-ê
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
109ité de l’écrivain. Pour l’avoir négligée dans nos villes, au milieu des feuilletonistes et des snobs, nous en sommes arrivés à
49 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
110 N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)ae Je revois, je revis si bie
111nières années de Paris m’avaient appris que cette ville, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants igno
112le, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants ignobles et des concierges, des lieux-sombres-et-populeux
113tion s’expatrient volontiers, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs et l’auditoire du t
114s, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs et l’auditoire du temple est décuplé : cela s
115 au goût du souvenir, que trop de téléphones à la ville, d’heures de bureau, d’impitoyables rendez-vous, d’indifférence avaie
116 pour l’argent. Si vous prenez N. par exemple (la ville prochaine sur le continent) ils n’auraient pas idée de ça, au contrai
117rrait être utile de montrer qu’on peut sortir des villes où se font les « carrières » sans sortir de la vie véritable ; et qu’
50 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
118cial et d’impérialisme. L’immense prolétariat des villes vit en grande partie du trafic de son droit de vote, acheté tour à to
119ès vite, ce genre de travail se localise dans les villes. Ainsi se crée une classe ouvrière réduite, dès ce moment, à tous les
120 Ces nouveaux seigneurs résident d’ordinaire à la ville, et ne connaissent pas leurs justiciables. Ils sont devenus — comme o
121ticulier de la corporation, de la classe ou de la ville. Mais ce Bien commun est entendu au sens de Bien de l’État, c’est-à-d
51 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
122 200 000 francs, que leurs fils iront perdre à la ville : je crois cependant que la proportion des fous est moindre ici que s
52 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
123r les quais déserts de ce port fantomatique, sans ville derrière lui, vaguement américain et militaire, sous un ciel bas coul
124nières années de Paris m’avaient appris que cette ville, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants igno
125le, au moins pour la jeunesse sans argent, est la ville des gérants ignobles et des concierges, des Lieux-sombres-et-populeux
53 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
126 Première partieN’habitez pas les villes ! Début de novembre 1933 Je commencerai par l’inventaire de mo
127(problème matériel) — si l’on peut vivre loin des villes sans emploi ni gain assuré, et se procurer tout de même le strict néc
128sent observé derrière les fenêtres. Ô liberté des villes ! Mais ne point oublier qu’à Paris, c’est chez soi, dans les petits d
129a vitrine, je vois le vieux port de cette vieille ville, la plus proche de notre île, et où nous devons encore passer deux he
130tion s’expatrient volontiers, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs, et l’auditoire du
131s, ou vont habiter les villes.) En été, la petite ville se remplit de baigneurs, et l’auditoire du temple est décuplé : cela
132pparaître, aux yeux des habitants de cette petite ville comme une espèce de fou, d’ailleurs inoffensif. Ou peut-être encore,
133y a pas de raison pour que les habitants de cette ville soient sensiblement plus laids que ceux du reste de la France. Peut-o
134ensée : mon état d’esprit, quand je suis dans une ville étrangère, où rien ne m’appelle ni ne me parle, où je me sens perdre
135 200 000 francs, que leurs fils iront perdre à la ville : je crois cependant que la proportion des fous est moindre ici que s
136au goût de souvenir, que trop de téléphones, à la ville, de tout à l’heure, d’heures de bureau, d’impitoyables rendez-vous d’
137pour l’argent. Si vous prenez N., par exemple (la ville prochaine sur le continent), ils n’auraient pas idée de ça, au contra
138rrait être utile de montrer qu’on peut sortir des villes où se font les « carrières » sans sortir de la vie véritable ; et qu’
139ntement ? Je songe à ceux qui voudraient fuir les villes, et qui peut-être en me lisant, se diraient un instant que c’est poss
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
140 de la vallée, la rivière et la plaine. La petite ville reste invisible, massée au pied des rochers, en retrait sur notre gau
141est certain, nous saurons tout sur les gens de la ville… 5 octobre 1934 Petite cité tassée à la base d’une paroi de roc
142s mal que la population des faubourgs des grandes villes. Le goût de « la vie saine » et du grand air, vous ne le trouverez qu
143bien y a-t-il de classes entre la bourgeoisie des villes et le prolétariat ? L’opposition que veulent voir les marxistes entre
144es cas concrets, dès que je sors des très grandes villes et de leur caricature de société. — Simard, le jardinier, est à demi
145 est en ruines, — tout le centre. On croirait une ville bombardée. 2 300 habitants. Cent personnes au culte. Dans la campagne
146que les gens s’en vont d’ici pour travailler à la ville. C’est comme partout. Bon. Alors les catholiques descendent de la mon
147ons parfaitement contents de notre sort, loin des villes, pour tout ce qui est de notre vie privée, de nos travaux et de notre
148ité de l’écrivain. Pour l’avoir négligée dans nos villes, au milieu des feuilletonistes et des snobs, nous en sommes arrivés à
149pprouve la jeunesse qui délaisse la terre pour la ville. (« C’est mort, ici ! » phrase entendue un peu partout dans la provin
150itions matérielles plus favorables que celles des villes. Il ne s’agit pas d’échapper à la misère pour tomber dans l’ascèse vo
151hniques beaucoup plus vastes. « N’habitez pas les villes ! », bien sûr. Reste à savoir si la province est habitable, dans l’ét
152s deux formules de notre renaissance : mettre les villes au vert, urbaniser tout le reste du pays… 5 juin 1935 …Et un be
153s — si jamais ils en ont assez de se plaindre des villes, où ils s’incrustent — la province deviendra vivable. La révolution s
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
154e la banlieue. La campagne ici touche à la grande ville, et aussitôt elles se dégradent l’une l’autre. Zone : mélange de pylô
155ux balcons. (Je distingue nos fenêtres obscures.) Ville aérienne, où la hauteur des murs n’évoque plus les parois d’un puits
156centre — rive gauche, boulevards, Champs-Élysées. Ville des souvenirs ! Rien n’a bougé. Les mêmes têtes aux mêmes heures à la
56 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
157cistes avaient débarqué à la gare de cette petite ville. Ils s’y heurtèrent à 8 gendarmes et 3 soldats, qui pour une fois s’a
57 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
158t de son travail. (Des cours à l’Université d’une ville que l’on n’a pas jugé utile de nommer.) Le lecteur sera déçu s’il att
58 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
159an. Et me voici depuis un mois bientôt dans cette ville de l’Ouest, non loin du Rhin. Ancienne ville d’Empire, vieille cultur
160ette ville de l’Ouest, non loin du Rhin. Ancienne ville d’Empire, vieille culture, richesse moderne, de la mauvaise époque. J
161rouvé ma vieille Germanie dans les cafés, dans la ville médiévale, dans l’odeur douce des magasins de tabac, dans la tristess
162 quartier de l’Université est le plus riche de la ville. Grandes villas et palais dans des jardins, larges avenues luisantes
163n ne se retourne même plus. 9 novembre 1935 Ville pavoisée pour l’anniversaire du putsch de Munich en 1923. Peu de drap
164d’exemple et de propagande, les notabilités de la ville tiennent à prendre ce repas en public, à des tables dressées devant l
165franco-allemand qu’il avait entreprise dans cette ville. Échange d’étudiants, conférences, cercles d’études, aide bénévole au
166933, on ne le recevait plus dans la société de la ville ; depuis, il est devenu un personnage, recherché par ceux-là mêmes qu
16714. » C’était au terme d’un court séjour en cette ville où je reviens aujourd’hui, après trois ans, constater sans plaisir qu
168 de la conserver à son foyer en temps de paix. La ville entière est pavoisée. Des cortèges bruns circulent en chantant. Je n’
169t cette euphorie bizarre qui est dans l’air de la ville, dans la circulation de la foule, dans les regards croisés, les propo
170er l’augmentation du volume des affaires dans une ville qui attend son Maître. Nuit du 10 au 11 mars 1936 Le tambour de
171rapprochés, n’a cessé de battre hier par toute la ville. Il est trois heures du matin : j’ai été réveillé par son roulement p
172n appel général du Parti dans les 45 salles de la ville, pour la même heure. Avec tout ce que les trains spéciaux ont déversé
173 l’Évangile. Cette Église organise dans plusieurs villes d’Allemagne, successivement, des « semaines évangéliques » au cours d
174es escouades de jeunes filles s’éloignant vers la ville avec la foule nous rappelleront la nostalgie heureuse des Wandervögel
59 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
175omme par convention le mauvais temps. La pluie en ville et la pluie « en campagne » sont deux phénomènes bien distincts, auss
60 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
176ment les quartiers ouvriers les plus modernes des villes allemandes, je comprends, que dis-je : je vois l’opposition tragique
61 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
177 à Vienne et en Allemagne, il a enseigné dans une ville universitaire où il rédigea, en 1936, ce Journal d’Allemagne, qui, pa
178 nos campagnes. Denis de Rougemont n’aime pas les villes, il n’a pas besoin pour écrire de ces conversations, de ces échanges
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
179ommes ennemis de Dieu dans les armées et dans les villes ! Ô ! trop heureux encore une fois, et plus, qui avez combattu et vai
180de ses Princes, de la beauté d’un grand nombre de villes célèbres et de la majesté du Siège de la Religion. Les Sciences et le
181s et ils recouvrent très aisément la liberté. Une ville a beau se révolter vingt fois, elle n’est jamais détruite ; les habit
182 coup de face, les Provinces furent ravagées, les Villes détruites, et tout le pays fut inondé de sang… L’Italie apprit aussi
183s adversaires a perdu ou gagné plusieurs pièces — villes ou places fortes — alors vient la grande bataille : du sommet de quel
184éra comme une réussite glorieuse d’avoir pris une ville assiégée et ne faisant de part et d’autre que trois morts. C’est l’ar
185es hostilités. Les distinctions arbitraires entre villes ouvertes et villes fortifiées, civils et militaires, moyens de destru
186distinctions arbitraires entre villes ouvertes et villes fortifiées, civils et militaires, moyens de destruction permis ou con
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
187téléphones, en 1947, les opératrices de la petite ville de White Plains reçurent l’appel suivant : « Mon amie et moi voulons
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
188e Alighieri, pasteur de l’Église albigeoise de la ville de Florence, affilié à l’ordre du Temple — donnant l’explication du l
65 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
189t le commerce ont provoqué la brusque création de villes énormes, dix ou cent fois plus grandes que celles qu’on connaissait a
190iècle, de 25 000 habitants à 4 millions. Dans ces villes, se sont entassées des masses humaines informes et démesurées, là où
191nce des machines, des capitaux, des armées et des villes, et des États énormes qui s’édifiaient, en présence des énormes quest
192 la lutte des classes et le chômage, et la grande ville, cette catastrophe humaine, l’un des désastres moraux de l’Histoire.
66 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « À cette heure où Paris… » (17 juin 1940)
193ruit, j’en perdrai le goût d’être un Européen. La Ville Lumière n’est pas détruite : elle s’est éteinte. Désert de hautes pie
194onfrontation stupéfiante de cet homme et de cette Ville était peut-être nécessaire pour faire comprendre au monde entier qu’i
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
195ndu unifier les constitutions ecclésiastiques des villes où il avait une autorité immédiate, Strasbourg et Genève. Le problème
196e de Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triomphant dans les p
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
197t le commerce ont provoqué la brusque création de villes énormes, dix ou cent fois plus grandes que celles qu’on connaissait a
198iècle, de 25 000 habitants à 4 millions. Dans ces villes, se sont entassées des masses humaines informes et démesurées, là où
199nce des machines, des capitaux, des armées et des villes, des états énormes qui s’édifiaient — en présence des énormes questio
200 la lutte des classes et le chômage, et la grande ville, cette catastrophe humaine, l’un des désastres moraux de l’Histoire.
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
201othard. Un réseau compliqué de pactes reliera les villes aux campagnes. Et chaque fois que l’un des cantons voudra prendre la
202noyau primitif des cantons forestiers s’allie aux villes de Lucerne et Zurich ; puis conquiert avec l’aide de Zurich les pays
203 une double tentative d’hégémonie, de la part des villes et de la part des campagnes. Il se peut que l’union déjà réalisée ent
70 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). New York alpestre (14 février 1941)
204ne île en forme d’un gratte-ciel couché. C’est la ville la plus simple du monde. Douze avenues parallèles, dans le sens de la
205ne ne m’avait dit, non plus, que New York est une ville alpestre. Je l’ai senti le premier soir, quand le soleil couchant fla
206i leur servent de repères pour se diriger dans la ville. Le vent fou, l’air ozone, et la lumière éclatant très haut dans le c
207. Ils pensent, dans leur ignorance, que c’est une ville trop « européenne »… Mais moi, je m’y sens contemporain de la préhist
71 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
208vaincrait la distance par le charme, attirant les villes à soi et déplaçant de vastes paysages au gré d’une curiosité rêveuse.
209tre de New York de Washington, en traversant deux villes énormes : Philadelphie et Baltimore et l’estuaire du Delaware en ferr
72 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
210nue à tous » qu’elles plantent à l’entrée de leur ville, et qui promettent des jeux de loto le mardi soir et de la danse le s
73 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
211e et la Prospérité. Sur nos têtes, au ciel de nos villes, de grands oiseaux tournaient avec un bourdonnement sinistre, et ces
212 d’une pilule sédative. Ils s’écrasaient dans des villes exténuantes, chaotiques et sentant mauvais. Partout, on payait moins
213ruit, j’en perdrai le goût d’être un Européen. La Ville Lumière n’est pas détruite : elle s’est éteinte. Désert des hautes pi
214onfrontation stupéfiante de cet homme et de cette Ville était peut-être nécessaire pour faire comprendre au monde entier qu’i
74 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
215« Ils dirent encore : Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, af
216 le Temps où l’on meurt. Si nous nous faisons une ville nous resterons unis, se disent les hommes. Ils la font, et c’est là p
217colère de l’Éternel, qui « descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit : vo
218t le commerce ont provoqué la brusque création de villes énormes, dix ou cent fois plus grandes que celles qu’on connaissait d
219u’on connaissait depuis des millénaires. Dans ces villes se sont entassées des masses humaines informes, noyant et dissolvant
220est que l’invention des étages a permis la grande ville. La grande ville a permis la formation des masses. Avec les masses so
221on des étages a permis la grande ville. La grande ville a permis la formation des masses. Avec les masses sont nés les grands
222 les métros. Vous ne faites pas deux pas dans une ville sans y trouver quelque allusion. Elle règne sur l’énorme industrie de
223antise qui ressemble à l’amour véritable comme la ville de Lyon à un lion — a déprimé progressivement dans notre époque le se
75 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
224n le voyait parcourir la rue la plus animée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des
225ar la lutte, il tomba au cours d’une promenade en ville. On le transporta à l’hôpital, où il mourut paisiblement « en saluant
76 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
226afka naquit à Prague en 1883, et passa dans cette ville la plus grande partie de sa vie. Docteur en droit, il travailla d’abo
227’histoire se passe dans la réalité blafarde d’une ville moderne, à peine retouchée, çà et là, par une rapide griffure express
77 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
228s Le Corbusier, promené pendant une heure dans la ville par des journalistes, et finalement interrogé sur ses impressions d’a
78 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
229 Hollywood déserté, une ghost town pareille à ces villes éphémères que fit surgir dans le Colorado la ruée vers l’or, et qui n
79 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le mensonge allemand (16 août 1945)
230nt en décider. Une anecdote la résumera. Dans une ville allemande occupée par les Américains, un officier chargé du gouvernem
80 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le dernier des Mohicans (11 octobre 1945)
231e des Iroquois et des Hurons. Les villages et les villes portent encore des noms de Sagamores ou de tribus fameuses : Saratoga
81 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un salon atomique (26 décembre 1945)
232on m’a toujours paru peu réelle : c’est comme une ville d’exposition qu’on aurait décidé de ne pas détruire. Je m’y perds rég
82 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
233 hitlérien. Zurich et Bâle étaient sans doute les villes d’Europe qui se sentaient les plus directement menacées, non seulemen
234ans. Il remonte des abris, dans les ruines de ses villes, pour découvrir qu’il n’a plus de gouvernement, qu’il est entièrement
83 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
235oite de Dieu, et non pas sur la terre, dans telle ville, ou dans tels écrits, ou dans tel prophète local. Certes, aucune égli
236 comme l’individu se trouve isolé dans une grande ville moderne ou dans un vaste État centralisé. D’autre part, on n’est pas
84 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
237d’une averse, ce sont bien des oiseaux ! Dans une ville ! Point d’autres sons… Si ! je ne rêve pas : un coq qui crie, tout là
85 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
238x. Un jour, un paysan nommé Gordius vient à cette ville de Phrygie. Il déclare qu’il voudrait visiter les curiosités de l’end
239ute à terre, bien décidé à montrer aux gens de la ville ce qu’il sait faire. Entre les cornes de l’autel et le timon du char,
86 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
240uses, des rochers fracassés qui retombent sur les villes. Nous voici ramenés aux calculs du savant dont je vous parlais tout à
87 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
241 une île en forme de gratte-ciel couché. C’est la ville la plus simple du monde. Douze avenues parallèles, dans le sens de la
242ne ne m’avait dit, non plus, que New York est une ville alpestre ! Je l’ai senti le premier soir d’octobre, quand le soleil c
243. Ils pensent, dans leur ignorance, que c’est une ville « trop européenne »… Mais, moi, je m’y sens contemporain de la préhis
244s l’énergie fusante de cette capitale du matin. Ville pure. — Entre la Trente-troisième et la Soixantième rue, le cœur de M
245la Soixantième rue, le cœur de Manhattan c’est la ville pure. Ici, tout ce que le regard touche et mesure dans les trois dime
246mètres du sol. Pour la première fois, je vois une ville aussi purifiée de nature que l’est de prose un groupe de mots de Mall
247dans un dernier éclat d’avion fuyant, et c’est la ville alors qui s’empare du ciel, s’en fait un dôme à sa mesure et le refer
248 un dôme à sa mesure et le referme sur sa nuit de ville. Appartements. — Les grandes maisons les mettent mal à l’aise, parc
249endre — depuis cinq ans que je circule dans cette ville, je n’ai jamais été touché ; ils sont d’une folle brutalité, mais sur
250J’ai cru poli de m’arrêter pour une heure dans la ville natale de Robert, à quelques kilomètres d’Albany. Vingt-cinq mille ha
251e d’origine indienne. « Personne ne connaît notre ville, me dit Robert, et pourtant elle avait les plus grandes filatures du
252 pour la longueur des bâtiments. » (Il est peu de villes américaines qui ne réussissent à se vanter de quelque chose d’unique
253de la Pennsylvanie. Nous traversons maintenant la ville pour aller au bureau de Robert. Plusieurs églises dominent de leur ma
254elle d’ailleurs conduit tout le reste. Une petite ville internationale de province, sans grand avenir, qui vit déjà sur son p
255nt et nous roulons vers Albany. À la sortie de la ville, il me montre un terrain d’aviation : — C’est moi qui ai fondé notre
256’auto… J’essaie en vain de comparer Cohoes à une ville du même nombre d’habitants chez nous ; de comparer Robert à un Robert
257it guère plus facile de comparer cette vie, cette ville aux images que, par Hollywood, l’Amérique nous propose d’elle-même et
258vaincrait la distance par le charme, attirant les villes à soi et déplaçant de vastes paysages au gré d’une curiosité rêveuse.
259tre de New York de Washington, en traversant deux villes énormes : Philadelphie et Baltimore. La vitesse rétrécit l’espace amé
88 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
260ourtant l’heure H ! » 14 mai 1939 La grande ville traversée dans la fatigue d’un soir pluvieux, Paris, souffrance des v
261 cette église mystérieusement demeurée, malgré la ville environnante, à la campagne… Je suis seul et je pense à un bonheur pr
89 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
262omme par convention le mauvais temps. La pluie en ville et la pluie « en campagne » sont deux phénomènes bien distincts, auss
263ment les quartiers ouvriers les plus modernes des villes allemandes, je comprends, que dis-je : je vois l’opposition tragique
90 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
264e. ⁂ Le capitalisme industriel a créé les grandes villes et des machines. Celles-ci ont produit la question sociale, qui a pro
265des machines est en train de détruire les grandes villes et le capitalisme industriel. Cela s’appelle : retour à la terre. ⁂ D
266es de chefs de quartier nazis qui opèrent dans la ville fédérale. Des camions sont alignés dans la cour pour cette éventualit
267 cour pour cette éventualité. Voici le plan de la ville, les maisons, les étages et les noms de ces messieurs, indiqués avec
268ruit, j’en perdrai le goût d’être un Européen. La Ville lumière n’est pas détruite : elle s’est éteinte. Désert de hautes pie
269onfrontation stupéfiante de cet homme et de cette ville était peut-être nécessaire pour faire comprendre au monde entier qu’i
270us, des cités-jardins et des usines. Plus loin la ville, la longue façade verdâtre du Palais Fédéral sur une falaise. À l’hor
271ssent, volant très bas. Cette prairie dominant la ville serait un terrain d’atterrissage tout désigné pour des parachutistes.
272enêtre donnant au nord, j’ai regardé longtemps la ville, apparemment paisible, et la ligne précise des crêtes du Jura sur un
273s barricades ont été dressées dans les rues de la ville. La troupe a arrêté des automobilistes munis de passeports français,
91 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
274rt en trombe à grands coups de corne à travers la ville endormie. Tous les fauteuils sont occupés dans notre voiture et point
275pprimer ses moyens d’expression, éteindre Paris « ville lumière ». On peut aussi, tout simplement, ne plus réimprimer de livr
276retrouvent entre eux, avec leurs ruines, dans ces villes à demi mortes ? Que penseront les Européens, d’ici quelques années, l
277chambre libre à cinquante kilomètres autour de la ville. Comme il n’y a pas de wagon-restaurant, le chef de train accepte de
278x claquant et ses rues débouchant sur le ciel, la ville aux sept collines renie la guerre, oublie l’Europe. Demain nous embar
92 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
279 une île en forme de gratte-ciel couché. C’est la ville la plus simple du monde. Douze avenues parallèles, dans le sens de la
280ne ne m’avait dit, non plus, que New York est une ville alpestre ! Je l’ai senti le premier soir d’octobre, quand le soleil c
281. Ils pensent, dans leur ignorance, que c’est une ville « trop européenne »… Mais moi je m’y sens contemporain de la préhisto
282’idéal du paysan américain est de se retirer à la ville ! Washington, 30 octobre 1940 Depuis le temps qu’on nous vante
283 au crâne sphérique. Je n’aime guère Washington, ville de nulle part, peu convaincante, pareille à une cité d’exposition qu’
284s seront liquidés ! » New York, 3 novembre Ville pure. — Entre la Trente-troisième et la Soixantième rues, le cœur de
285a Soixantième rues, le cœur de Manhattan c’est la ville pure. Ici, tout ce que le regard touche et mesure dans les trois dime
286mètres du sol. Pour la première fois, je vois une ville aussi purifiée de nature que l’est de prose un objet de mots de Malla
287dans un dernier éclat d’avion fuyant, et c’est la ville alors qui s’empare du ciel, s’en fait un dôme à sa mesure et le refer
288 un dôme à sa mesure et le referme sur sa nuit de ville. New York, 6 novembre Première victoire de la démocratie. — Ro
289es à toutes les croyances du monde. C’est bien la ville où l’on s’attend à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Pau
290bsent. Dans le milieu archi-humanisé de la grande ville, connais le poids mortel de cette parole : « Si le sel vient à perdre
291, l’Université de Harvard, au milieu de la petite ville de Cambridge qui n’est qu’un faubourg de Boston. Le premier soir en a
292’a fait faire le tour d’un des lacs voisins de la ville. Tout au long de la route assez étroite, nos phares illuminèrent des
293egie-Hall, la plus grande salle de concerts de la ville. Triomphe de la musique d’Honegger. Salué pour lui. 15 mai 1941
93 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
294sous un ciel au bleu délavé. Buenos Aires est une ville d’un grand commerce et plus purement américaine que rien de ce que j’
295ctoria Ocampo, royalement, m’a prêté sa maison de ville où je vis seul, comblé, mélancolique. Grande maison blanche, aux hall
296ampa à quelques heures de Buenos Aires, c’est une ville de 5000 habitants presque tous fils ou petits-fils de Suisses. On m’y
297ères, entre deux rounds. À quelque distance de la ville, j’avais vu la sortie d’une école de campagne : les enfants se hissai
298l’aube, pour me conduire à 300 km seulement de la ville. J’aurai deux chevaux, deux autos, une cuisinière française envoyée t
299ard dans les pays du Sud. C’était au-dessus de la ville, dans ces collines pointues, frisées de pins, de palmiers et de casca
300gé du ministre. Dans les rues fort étroites de la ville basse, tout encombrées de trams, d’autos et de parapluies, — une exal
94 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
301s. Je n’en ai pas de plus charmants dans toute la ville, et je les ai vus presque chaque jour le mois dernier. Mais ce soir-l
302matin j’annonce subitement que je dois rentrer en ville pour une affaire pressante. En vérité j’ignorais quelle affaire, mais
303s longuement, les visiteurs qui passent par cette ville de nulle part. Et j’ai songé à cette autre retraite, la maison rose d
304ork, 2 septembre 1942 Quoi de plus sale qu’une ville dont la foule transpire ? Il faut être fou pour rentrer… Mais à l’Off
95 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
305ont encore ce qu’on trouve de moins cher dans une ville où personne n’en veut. Les grandes maisons les mettent mal à l’aise,
96 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
306e des Iroquois et des Hurons. Les villages et les villes portent encore des noms de Sagamores ou de tribus fameuses : Saratoga
307ar l’excellent hebdomadaire The Nation. Dans une ville allemande occupée par les Américains, un officier en charge du gouver
308J’ai cru poli de m’arrêter pour une heure dans la ville natale de Robert, à quelques kilomètres d’Albany. Vingt-cinq mille ha
309e d’origine indienne. « Personne ne connaît notre ville, me dit Robert, et pourtant elle avait les plus grandes filatures du
310 pour la longueur des bâtiments ». (Il est peu de villes américaines qui ne réussissent à se vanter de quelque chose d’unique
311de la Pennsylvanie. Nous traversons maintenant la ville pour aller au bureau de Robert. Plusieurs églises dominent de leur ma
312elle d’ailleurs conduit tout le reste. Une petite ville internationale de province, sans grand avenir, qui vit déjà sur son p
313nt et nous roulons vers Albany. À la sortie de la ville il me montre un terrain d’aviation : — C’est moi qui ai fondé notre A
314l’auto… J’essaye en vain de comparer Cohoes à une ville du même nombre d’habitants chez nous ; de comparer Robert à un Robert
315it guère plus facile de comparer cette vie, cette ville, aux images que par Hollywood l’Amérique nous propose d’elle-même, et
316elques jours. Il n’y a rien à louer dans toute la ville. J’ai trouvé une maison à Princeton, qui est à moins d’une heure de N
317ns les slums un pied-à-terre pour mes passages en ville. On me dit qu’il y a dans les quartiers de l’Est quelques petits appa
318ndre —  depuis cinq ans que je circule dans cette ville, je n’ai jamais été touché, ils sont d’une folle brutalité mais surpa
97 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
319 qu’il y a des cloches qui sonnent les heures aux villes, et qui s’accordent à la suavité aiguë du petit jour. Et cette rumeur
320d’une averse, ce sont bien des oiseaux ! Dans une ville ! Point d’autres sons… Si ! Je ne rêve pas : un coq qui crie, tout là
321 toujours au galop.) Les quartiers extérieurs des villes intacts, et si parfaits dans le propret-coquet scolaire 1910 que l’im
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
322aient osé communiquer, c’est de faire rentrer les villes sous terre. (Réflexe de honte, si j’en crois l’expression.) L’un d’en
323ns une précédente lettre : la seule défense d’une ville est sa mobilité. J’entends bien : sa mobilité perpétuelle. Ainsi l’en
324nvités ou forcés à quitter nos campagnes pour les villes. Ces villes, dont nous pensions devenir les paysans, seront les premi
325rcés à quitter nos campagnes pour les villes. Ces villes, dont nous pensions devenir les paysans, seront les premiers objectif
326qu’en jouant du piano, il pourra faire sauter une ville. » — « Washington, D.C. Plus de cinq mille produits et procédés indus
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. Un salon atomique
327on m’a toujours paru peu réelle : c’est comme une ville d’exposition qu’on aurait décidé de ne pas détruire. Je m’y perds rég
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. La fin du monde
328euses des rochers fracassés qui retombent sur les villes. Nous voici ramenés aux calculs du savant dont je vous parlais tout à