1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
1s gens prétentieux et sincères qui se croient une vocation, végètent dans des œuvres d’évangélisation, fondent des groupes dissi
2 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
2ccomplissement scrupuleux, joyeux et fidèle de la vocation, le protestantisme affirme qu’il existe divers ordres de sainteté ».
3 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
3e tout croyant ; ou s’il a seulement manifesté sa vocation particulière — on voudrait dégager ici quelques constations dépourvue
4 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
4sservir cette main. Est-ce que ma main n’a pas sa vocation ? Est-ce qu’elle n’a rien de mieux à faire que de se lever avec cent
5 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
5oposons tous ici, c’est l’homme considéré dans sa vocation créatrice, — c’est la personne. Que la mesure de tout soit désormais
6liberté concrète que dans l’exercice fidèle de ma vocation personnelle. Liberté devient synonyme d’obéissance inconditionnée à m
7a créateur dans la mesure où il obéira à sa seule vocation personnelle : mais dans cette mesure-là, il assumera son risque ! D’a
8ans l’élan peut-être chancelant qui le jette à sa vocation. Situation initiale de l’humain ! Initiation au réalisme enfin total,
9s moindres œuvres, traduisant même sans talent la vocation authentique d’un homme, prendront cette valeur humaine qu’ont les mém
6 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
10solé, mais un prochain. 6. La personne est une vocation Qu’on n’oublie pas que la scène du drame, tout bien compté, est au
11s l’éternel. La personne est le témoignage d’une vocation reçue et obéie. Je suis personne dans la mesure où mon action relève
12ersonne dans la mesure où mon action relève de ma vocation, fût-ce au prix de la vie de mon individu. 7. Incarnation À la
13t ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’une vocation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore
14e cet individu. Ou bien encore l’apparition d’une vocation en lieu et place d’un individu. La psychologie de la personne parfait
15réduire la distance qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or,
16entative impie pour substituer la conscience à la vocation personnelle, c’est-à-dire pour substituer, dans l’échelle de nos vale
17 comme un retard entre l’individu et sa pressante vocation. L’âme immortelle n’est rien que l’illusion d’un égoïsme qui se glori
18une action. Jésus-Christ est le verbe incarné, la vocation toujours présente, la parole qu’on n’entend ni ne voit avant de l’avo
19urt sur son erre, ni l’homme n’est rien devant sa vocation, qu’un doute ; mais la fidélité de la personne n’est pas vaine. Dans
7 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
20 Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)q Depuis des années, dans toutes les c
21particulière, une passion qui est bien à lui, une vocation. Si l’on admet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c
22r excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là
23tin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’il a voulu servir la vocation de sa race. La meilleure preuve, d’
24 n’avait pas de vocation, qu’il a voulu servir la vocation de sa race. La meilleure preuve, d’ailleurs, de l’origine individuali
25lace et dans nos circonstances particulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes
26ticulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes deux ne sont possibles que dans c
27r l’être, réunir. L’homme désespéré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomplet, désuni. Et ce n’est pas la con
8 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
28ienne n’a jamais eu plus impérieuse ni plus nette vocation. Le lieu, les modes de son obéissance sont plus visibles qu’ils ne le
29ien, mais le risque plus immédiat de faillir à sa vocation. Ces réflexions nous serviront, pour aujourd’hui, d’introduction à d
30galitarisme qui renie la réalité chrétienne de la vocation… Je suis loin d’épuiser la liste. L’extrême gravité que présentent ce
9 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
31le mener à la mort parce qu’elle accomplissait sa vocation chrétienne. ⁂ On a comparé Kierkegaard à Nietzsche, à Dostoïevski, à
10 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
32e réalité si chacun n’est pas à sa place là où la vocation de Dieu l’a mis. Supposez qu’un tel homme existe. Que va-t-on faire d
33l ne veut pas l’être. C’est qu’il se fonde sur sa vocation, et qu’il ne peut être lui-même que par le droit divin de la Parole q
34 du solitaire ! Il ne saurait se comparer qu’à la vocation qu’il reçoit. Où l’orgueil trouverait-il encore à se loger chez un êt
35ure où il agit, et pénitence dans la mesure où sa vocation le dépasse ? Si Kierkegaard condamne la foule, ce n’est point qu’il l
36rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne, et tire de là son assurance dans le crime. « Il
37ésespoir à ma perfection idéale, je peux rêver ma vocation et ses périls… Kierkegaard nous attend au réveil. Il nous saisit à ce
38ie… Mais si ton moi n’est pas à toi ? S’il est ta vocation reçue d’ailleurs, et si tu l’as reçue en vérité, tu n’as plus à chois
11 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
39’a plus la force d’utiliser leurs énergies, leurs vocations humaines. L’un d’eux est architecte, et il rêvait d’entreprises colon
12 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
40n. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Thèse II. — Considérer l’homme en tant
41nne s’enracine au contraire dans le concret d’une vocation. L’apparition de la personne est liée à l’apparition d’une tension. C
42Ils ont assimilé l’héroïsme au sacrifice de toute vocation personnelle, à l’anéantissement de l’homme dans le groupe pour le plu
43héroïsme véritable, c’est la pointe extrême de la vocation, c’est-à-dire de la tendance profonde de l’homme à persévérer dans so
13 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
44n destin particulier. Avoir un destin propre, une vocation, c’est la seule manière que les hommes aient jamais pu concevoir d’êt
45l’homme dans la tâche concrète que lui désigne sa vocation particulière. Cela ne se passe point entre les quatre murs d’une cham
46tude démissionnaire de l’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité
47 au contraire représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homme. Tout, en définitive, se joue dans l’homme et se rapporte
48odoxie que celle de l’homme exerçant librement sa vocation dans la communauté. Telle est notre Révolution, la seule réelle, la s
14 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
49venue. Allons-y. Défi véritablement héroïque, et vocation orgueilleuse de l’homme ! Mais dans la mesure où cet orgueil déborde
15 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
50efoulement. Dès que l’homme, en effet, refoule sa vocation personnelle, on voit paraître toute espèce de troubles dans ses activ
16 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
51 IDestin du siècle ou vocation personnelle ?7 Depuis des années, dans toutes les conférences, dan
52particulière, une passion qui est bien à lui, une vocation. Si l’on admet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c
53r excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là
54tin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’il a voulu servir la seule vocation de sa race. La meilleure preu
55it pas de vocation, qu’il a voulu servir la seule vocation de sa race. La meilleure preuve, d’ailleurs, de l’origine individuali
56tude démissionnaire de l’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité
57au contraire, représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homme. Tout, en définitive, se joue dans l’homme et se rapport
58lace et dans nos circonstances particulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes
59ticulières, une vocation personnelle. Personne et vocation ne sont point séparables. Et toutes deux ne sont possibles que dans c
60r l’être, réunir. L’homme désespéré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomplet, désuni. Et ce n’est pas la con
17 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
61maintenant nous définissons la personne comme une vocation créatrice, la situation se renverse. La vocation d’un homme n’est pas
62 vocation créatrice, la situation se renverse. La vocation d’un homme n’est pas un droit pour lui, mais une charge ; disons plus
63sur la personne » ? Vous dites que personne égale vocation. Admettons. Mais vous trouverez un très grand nombre d’hommes qui vou
64e d’hommes qui vous diront : je ne me sens pas de vocation, il est probable que je n’en ai pas, je ne sais pas très bien ce que
65pas, je ne sais pas très bien ce que c’est qu’une vocation. D’autres confondront vocation et profession, et vous diront : ma voc
66e que c’est qu’une vocation. D’autres confondront vocation et profession, et vous diront : ma vocation, c’est d’être gangster. E
67dront vocation et profession, et vous diront : ma vocation, c’est d’être gangster. Encore une fois, que signifierait pour tous c
68 a peu d’hommes qui acceptent les charges de leur vocation. Mais, ici, faisons deux remarques : 1. La vocation n’est pas un choi
69cation. Mais, ici, faisons deux remarques : 1. La vocation n’est pas un choix de l’homme. On ne saurait proprement parler du cho
70e. On ne saurait proprement parler du choix d’une vocation. La vocation est un appel, une mission confiée à un homme, — une paro
71ait proprement parler du choix d’une vocation. La vocation est un appel, une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu l
72dresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation, où qu’il se tro
73ation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation, où qu’il se trouve, quelles que soient ses capacités. Pour l’un, ce
74se, refuser telle compromission. Pour l’autre, la vocation sera comme une puissance qui fond sur lui, puissance trop forte pour
75e, peut-être même mortelle. Dans tous les cas, la vocation est une mission qui vient de l’extérieur, qui est d’abord tout object
76 que son vrai moi réside dans l’exercice de cette vocation. L’exercice de sa vocation figure désormais sa liberté concrète et c’
77ns l’exercice de cette vocation. L’exercice de sa vocation figure désormais sa liberté concrète et c’est cela qu’il doit défendr
78es lois trop générales. 2. Mais on me dira que la vocation ainsi comprise est une réalité chrétienne, qui n’a pas de sens pour l
79nt dire maintenant : je ne sais pas quelle est ma vocation, je serai tenté de lui répondre qu’une ignorance de cet ordre est bie
80ui de l’oligarchie. C’est celui de l’anarchie. La vocation telle que l’entendent les chrétiens est imprévisible. Or les lois ont
81 paraît irréductible. Si chacun prétend suivre sa vocation, les lois, si détaillées et si particulières qu’elles soient, devienn
82ns la réalité, nous voyons, au contraire, que les vocations reçues s’insèrent naturellement dans le concret de la vie, et revêten
83 L’Esprit souffle où il veut, c’est vrai. Mais la vocation est avant tout incarnation de l’Esprit. Et l’incarnation est soumise
84i de la révolte suffisamment violente de quelques vocations, de quelques « personnalités » qui ne peuvent plus, à un moment donné
85t connaître que lorsqu’il en reçoit un ordre, une vocation, et qu’il exécute cet ordre13. L’Esprit souffle où il veut. Mais lors
18 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
86endre les hommes interchangeables, parce que sans vocation personnelle, sans démon intime, sans responsabilité propre, et sans r
19 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
87droit sur nous en tant que personnes, en tant que vocations. Surtout, jamais un succès politique ne pourra, pour nous, se confond
20 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
88 vrai n’imite personne. Il n’est conforme qu’à sa vocation. Qui n’est pas fasciste ? Le danger réel du fascisme n’apparaît
89’est jamais « au pas ». Elle est aux ordres de sa vocation, elle est seule responsable de son risque ; surtout, elle se sait plu
21 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
90n. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Considérer l’homme en tant que personn
91nne s’enracine au contraire dans le concret d’une vocation. L’apparition de la personne est liée à l’apparition d’une tension.
92Ils ont assimilé l’héroïsme au sacrifice de toute vocation personnelle, à l’anéantissement de l’homme dans le groupe pour le plu
93héroïsme véritable, c’est la pointe extrême de la vocation, c’est-à-dire, pour un chrétien, la fidélité de l’homme à persévérer
22 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
94jamais du bonheur57. Il indique à chaque homme sa vocation terrestre. Or, une vocation, c’est avant tout une entreprise qui ne l
95que à chaque homme sa vocation terrestre. Or, une vocation, c’est avant tout une entreprise qui ne laisse aucune place au tourme
96le Royaume de Dieu. Il adresse à chaque homme une vocation : là s’arrête son égalitarisme. Car il n’y a pas de comparaison possi
97ible, pas d’égalité humaine concevable entre deux vocations, une fois qu’elles sont reçues et qu’il s’agit de les réaliser. Mais
98rt et littéral, s’autoriser dans l’exercice d’une vocation incomparable. Un trait peut-être résume tous les autres : cette jeune
23 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
99d’autre part, il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il devient le serviteur du Maître qui le libère. Ainsi, spirituellem
100a du droit romain, puisque l’homme qui reçoit une vocation possède une dignité indépendante de son rôle social. Comment le bapti
101ité des personnes particulières, c’est-à-dire des vocations. Avec ce terme, Calvin n’ajoute rien à la réalité de l’homme chrétie
102a définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le pla
103e rendre à Dieu le service que je lui dois par ma vocation. » C’est à ma connaissance le seul texte constitutionnel existant, qu
104s, fédération de ces diversités, multiplicité des vocations personnelles : tout cela, Calvin l’a voulu dans un plan strictement e
105que de la doctrine calvinienne de l’Église et des vocations personnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le fédéralisme. Cet
106risé très sérieusement le libre développement des vocations chez leurs élèves… Mais je m’en voudrais d’insister sur cet exemple q
107at lui-même, dans certains cas, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, au
108, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, autonome et pourtant responsable
109’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volontairement durcis, de ces jeunes solda
110e personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par une éducation et une ambiance prot
111a Réforme. Et puis, une personnalité en soi, sans vocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères acc
112veut former, ce sont justement des personnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là,
113r, c’est précisément sa personne, c’est-à-dire sa vocation particulière, qui est de prêcher l’Évangile. — Vous voyez que le Führ
114as de nous, de nos « personnalités », mais de nos vocations, de nos personnes, alors seulement nous pourrons répéter la fière dev
24 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
115ous jugeons désirable et féconde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ai
25 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
116s, et l’un par l’autre, de ces deux êtres dont la vocation paraît inséparable de l’amour qui les domine. Une analyse racinienne
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
117 sens à sa vision. Oserons-nous dire que c’est la vocation d’Esprit ? Donner un sens à la vision d’une réalité, c’est montrer à
27 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
118 Question terriblement gênante, insupportable. La vocation singulière de cet homme s’épuisera dans le seul acte de l’imposer. Ap
28 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
119que je diminue. » C’est donc sous l’angle de leur vocation particulière, et sous cet angle seul, qu’il nous devient loisible de
120s variations sur ce thème. Et cette clé, c’est la vocation que Jean Calvin reçut de réformer l’Église. Tout ceci est fort bien
29 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
121s à l’établissement d’un régime à la mesure de la vocation humaine, c’est L’Ordre nouveau. Nos fondements spirituels, personnali
30 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
122 formée par des personnes dans l’exercice de leur vocation. La personne est, ou n’est pas. (Le plus souvent, elle n’est pas.) À
123ne pas apprendre à la singer. Car la personne est vocation, — et l’homme ne choisit pas sa vocation, mais c’est elle qui choisit
124onne est vocation, — et l’homme ne choisit pas sa vocation, mais c’est elle qui choisit son homme. La seule question qui se pose
125ès lors, c’est de savoir comment l’exercice d’une vocation peut être protégé, voire même favorisé, par l’instruction publique et
126 par des personnes assujetties aux ordres de leur vocation, et responsables de son exercice, peut sauvegarder naturellement la p
127ergie éveille des énergies. Seul l’exercice d’une vocation unique tolère et favorise l’exercice d’autres vocations.   2. — Le rô
128ion unique tolère et favorise l’exercice d’autres vocations.   2. — Le rôle de toute culture, c’est de monter la garde autour de
129, — la méthode ne saurait être que l’exercice des vocations particulières. Les changements de détail à opérer seraient dans la pl
130to par des hommes que posséderait le sens de leur vocation enseignante. Or ces hommes sauraient, d’autre part, que le régime éco
131céder à l’exercice de la personne, — d’obéir à sa vocation. 22. Cf. Arnaud Dandieu : Y a-t-il un seuil entre cité et humanité 
31 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
132ssance infinie le goût du néant, — le refus de la vocation, — qui caractérisera le monde bourgeois aux yeux de l’historien perso
32 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
133aves auxquels se prêtait mon langage. (Exemples : vocation, au sens strict où je prenais le mot, ne signifie pas « message », ni
33 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
134 de la main, dans les limites où le pouvoir d’une vocation peut s’exercer. Je voyais cette ville, où tout portait les marques de
135r mes réflexions, ce soir : — quelle peut être la vocation de ce chrétien dans cette cité ? Ce chrétien en minorité dans une mas
136 dont ce chrétien pourrait ou devrait exercer une vocation condamnée par avance à demeurer inefficace ? Le chrétien est-il posse
137s de plus en plus restreint ? À la question de sa vocation dans la cité, ne devra-t-on pas opposer une question préalable, bruta
138s opposer une question préalable, brutale : cette vocation a-t-elle un sens concret ? Conduit-elle à des actes ? Et ces actes eu
139 ni le pouvoir de discuter. Elle nous adresse une vocation. Et alors, nous voici placés dans une situation toute nouvelle. Nous
140formés », dit saint Paul. Tout le secret de notre vocation est contenu dans ces mots-là, et si je parvenais ce soir à vous les r
141i s’opposent dans notre vie, qui commandent notre vocation. La forme de ce monde : vous savez ce qu’elle est, et vous savez qu’e
142s annonçons : ainsi donc, ces deux temps de notre vocation révèlent un fait unique, renvoient à un motif unique : la mort et la
143 théologiques. Il se peut que ma définition de la vocation du chrétien vous ait paru, dès le principe, assez abstraite. Me voilà
144 doute de la justice de Dieu ? Et qu’il trahit sa vocation première ? Je pense que beaucoup d’entre vous ont, dès longtemps, rés
145 au-dessus de ce que j’ai à vous dire maintenant. Vocation du chrétien dans la cité : nous l’avons définie par deux mouvements :
146: est-il possible et nécessaire, partant de cette vocation, d’aboutir à ce que j’appellerai une politique chrétienne, un parti d
147en de reconnaître et d’accepter les risques d’une vocation toujours unique, et parfois scandaleuse. Je ne crois pas que les chré
148renions parti ? Où allons-nous nous engager ? Car vocation signifie acte, et tout acte est un engagement. Nous voici donc en fac
149is, et nous aurions vite fait de perdre de vue la vocation particulière du chrétien. Je me contenterai donc d’examiner un seul e
150tive de sa transformation, — si telle est bien la vocation civique du chrétien, beaucoup seront tentés de penser que cela condui
151rti paraît absolument incompatible avec l’idée de vocation. Et la réalité pratique et quotidienne montre que cette opposition es
152es, le partisan, c’est l’homme qui fuit devant sa vocation. C’est l’homme qui accepte un mensonge parce que les intérêts immédia
153olitique. — Pourtant, il faut agir ! Pourtant, la vocation qui nous envoie dans la cité reste impérieuse ! Alors quoi ? direz-vo
154Je vous proposerai donc deux exemples concrets de vocation chrétienne dans la cité. Et d’abord, à l’image que je vous donnais e
155a constitution d’un grand mouvement syndicaliste. Vocation du chrétien dans la cité. Tout le pouvoir de Kagawa se résume en effe
156 de Kagawa se résume en effet dans ce seul mot de vocation. Il n’agit pas au bénéfice d’un parti. Il prêche et il proteste au no
157olution occidentale, — c’est au nom de leur seule vocation. Eux n’ont pas dit que la vocation ne suffisait pas, que c’était vagu
158 de leur seule vocation. Eux n’ont pas dit que la vocation ne suffisait pas, que c’était vague et peu pratique ! Toute l’histoir
159te l’histoire du monde chrétien est faite par des vocations précises reçues dans la prière, avec crainte et tremblement, et non p
160mmes, à l’appui d’un parti politique. Seules, ces vocations-là ont transformé le monde, moralement et pratiquement. Seules, elles
161 miséreux, ne serait-ce pas aussi faillir à notre vocation tout humblement humaine, professionnelle ? Je n’aurai pas le cynisme
162ersonne, c’est ce que j’appelais l’exercice de la vocation. Ce qu’on nomme à Esprit ou à L’Ordre nouveau : la personne, c’est
163ue tout chrétien connaît : l’homme qui a reçu une vocation et qui lui obéit dans ses actes. Voici ce que disent les personnalist
164urer à chacun le libre et le plein exercice de sa vocation personnelle. Et c’est dans cet esprit qu’il s’agit de rebâtir l’écono
165e combattre tout ce qui s’oppose au libre jeu des vocations dans la cité : dénoncer le capitalisme avec son principe immoral de l
166 pain ne peut pas être une personne ni exercer sa vocation ; combattre aussi l’État totalitaire, qui opprime toute vocation non
167attre aussi l’État totalitaire, qui opprime toute vocation non conforme à ses cadres simplistes ; — dénoncer la mystique des par
168réponde, dès son principe, aux exigences de notre vocation. Ce n’est pas une politique chrétienne, ce n’est pas un parti politiq
169 de cet ordre nouveau n’est autre que celui de la vocation personnelle. Oui, le principe animateur et dynamique qui fonde tout l
170 c’est cette formidable idée que tout homme a une vocation, et peut devenir une personne, et doit devenir une personne, — idée q
171d’abord la cité, à l’exercice libre et fidèle des vocations, refaire un monde à la mesure de l’homme concret, de la personne, voi
1721° il faut bien que quelqu’un commence. Avoir une vocation, c’est oser être celui qui commence, malgré les doutes des suiveurs ;
173st-il pas, en quelque sorte, un spécialiste de la vocation ? Des incertains, des douteurs, des craintifs, ou des sceptiques cong
174ections d’un praticisme à courte vue, quand notre vocation chrétienne braque nos regards sur le miracle d’une justice et d’une v
175que d’autres en grand nombre comprennent que leur vocation pourrait s’exercer dès maintenant dans leur domaine quotidien, celui
176onnais pas d’autres pour mon compte. Discerner sa vocation, ce n’est pas toujours entendre une voix intérieure. Il y a aussi des
177est impossible, c’est qu’un chrétien n’ait pas la vocation d’agir, de faire acte de présence à la misère du siècle, de protester
34 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
178. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or toute vocation est située en un lieu circonscrit de la t
179i qu’en discernant sa vocation concrète. Or toute vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de
180agit comme une sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation. C’est à la faveur d’une famine que les plus grandes nat
181e, nous sommes nés sous d’autres astres, et notre vocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint
182nes et de groupes organiques, c’est obéir à notre vocation présente, mais c’est aussi assurer pour l’avenir l’efficacité de notr
183e présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre avec un maximum de violence créatrice.
35 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
184ntre les hommes, et à brimer nécessairement leurs vocations, leurs libertés réelles, leur personne. Si la personne n’est pas déjà
36 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
185ée » — qui est sa mort. Mais l’œuvre du poète, la vocation de l’homme, la charité cosmique du chrétien (identiquement), c’est al
186 chose qui le provoque, le verbe exprime ainsi la vocation de l’homme qui le profère. « L’acte par lequel l’homme atteste la per
187enant, pour se connaître, il lui suffit d’agir sa vocation. Dans l’acte conscient de la fin qui l’englobe, il n’y a plus de dist
37 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
188ous jugeons désirable et féconde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ai
38 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
189ration ; pénitence avec obéissance à une nouvelle vocation créatrice. Parti pris de ce livre Cette mise au point me paraît
39 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
190pposent pareillement le Destin de la Société à la vocation personnelle. L’évolution fatale des choses est substituée au gouverne
40 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
191nce. La grandeur d’Israël est d’avoir incarné une vocation, et rien que cela, une vocation démesurée où il a pris son unique mes
192avoir incarné une vocation, et rien que cela, une vocation démesurée où il a pris son unique mesure. S’il est vrai qu’un prophèt
193. C’est l’histoire des victoires difficiles d’une vocation sur un destin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de
194es difficiles d’une vocation sur un destin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de très piètre envergure que dic
195’est la révolte du destin profane contre la libre vocation de Dieu. Et de même que cette révolte est symbolisée au concret par l
196cret par les statues des idoles étrangères, cette vocation sera symbolisée par la présence de l’Arche de l’Alliance, aussi nommé
197lâtrie20. Idole, tout ce qui détourne de la seule vocation. Idole, toute action ou pensée si belle ou si féconde qu’elle soit, q
198 devient alors la culture ? — « L’homme qui a une vocation n’est pas bon à autre chose. Israël portait dans son sein l’avenir re
199 son langage même s’ordonne dès l’origine à cette vocation supérieure ; dénué de termes abstraits, impropre à toute métaphysique
200 seule chose nécessaire : l’accomplissement d’une vocation spirituelle. Et les moyens de cet accomplissement sont les moyens les
41 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
201uoi elle tend. Quand le peuple d’Israël oublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il perd aussi le sens des noms
202Rome cessent d’être les dociles instruments de la vocation catholique, pour devenir de raffinés rhéteurs, ils perdent leur autor
203el et personnel, cette alliance du peuple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques. Elle est devenue
42 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
204que ceux qui devaient l’exercer ont failli à leur vocation. C’est la vraie trahison des clercs, l’idolâtrie, la simonie. Il est
205 l’homme en tant que l’homme est le porteur d’une vocation de vérité ? Voilà, me dit-on, qui introduit une exigence métaphysique
206bien que ce mot n’est pas le dernier mot de notre vocation humaine. Ce qui est d’un parti est partiel. Ce qui est partiel n’a pa
43 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
207. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or, toute vocation est située en un lieu circonscrit de la
208 qu’en discernant sa vocation concrète. Or, toute vocation est située en un lieu circonscrit de la terre, en un temps limité de
209agit comme une sorte de révélateur chimique de la vocation d’une nation, ou des fantasmes de compensation qui en tiendrons lieu
210e, nous sommes nés sous d’autres astres, et notre vocation est différente. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint
211nes et de groupes organiques, c’est obéir à notre vocation présente, mais c’est aussi assurer pour l’avenir l’efficacité de notr
212e présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre, avec un maximum de violence créatrice.
44 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
213 toi-même, dans le scandale ou dans la joie de ta vocation créatrice. Trop de penseurs inoffensifs secrètent des philosophies co
214equiert de l’homme qui prétend l’exercer comme sa vocation créatrice. Définition d’un esprit « moderne » « Je m’étais fai
215ous tient debout et rassemblés. Et c’est là notre vocation d’hommes qui pensent, notre partialité fondamentale et créatrice. Par
216hissant dans ce temps, mais pour l’éternité, leur vocation, leur charisme, leur lieu, et la destination octroyée à chacun par un
45 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
217les que l’homme personnel se donne en vertu de sa vocation. Les partisans du nous ont fait erreur sur la personne. Si la personn
218humaine. Leur succès serait le terme absolu de la vocation occidentale. 1933-1936. 83. Voir plus haut, p. 178. 84. Selon Ein
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
219s ne sommes plus des hommes normaux chargés d’une vocation d’expression et de réflexion. Nous sommes des hommes spéciaux exploit
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
220sonnelle et de toute responsabilité, identité, ou vocation distincte. Dans la mesure où cet effort est réel et aboutit — ce qui
221 homme et le nouvel homme, entre l’individu et la vocation qu’il se reconnaît, je dirais volontiers : entre la personnalité, nat
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
222istère ne paraît nullement s’exercer au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leço
223agique à l’intérieur d’une même « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, s
224ons spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’est pas mélange, ni accommoda
225és » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations personnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation commu
226nnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation communautaire. Mais je me représente volontiers une Suisse culturelle
227 garde, et par là même, elle est conforme à notre vocation profonde. Garde montée autour des cols, dirait Liehburg ; milice au s
49 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
228, dont il est permis de croire qu’elle exprime la vocation européenne des Suisses français dans l’ordre de l’esprit. 3. Éditio
50 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
229ieu le choisit, substituant à un destin fatal une vocation d’un tout autre ordre. Fatalité et liberté : le problème ne peut être
51 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
230ntion. C’est uniquement s’il y a dans l’homme une vocation surnaturelle, la mission de restaurer l’harmonie primitive, que mon s
52 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
231 faveur de cette situation révolutionnaire que la vocation de notre pays pourra, d’un seul coup, apparaître comme une évidence à
53 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
232 fait même qu’il réfléchit plus que d’autres, par vocation, souffrira-t-il davantage de son état, tout au moins le comprendra-t-
233 faut simplement être libre selon la mesure de sa vocation. C’est par rapport à sa seule vocation qu’un homme peut arriver à sav
234sure de sa vocation. C’est par rapport à sa seule vocation qu’un homme peut arriver à savoir avec certitude de quoi et de combie
235par rapport au train « normal » que lui impose sa vocation), il court un risque qui n’est pas son vrai risque. Il se voit entraî
236e « minimum vital » qui lui permette d’obéir à sa vocation. Toute la difficulté repose évidemment sur le fait que ce minimum ne
237 comment exiger de l’État qu’il tienne compte des vocations particulières ? Elles sont souvent d’une lecture très douteusepour ce
238t de répartir les hommes grosso modo, selon leurs vocations. Et le minimum qui leur serait accordé varierait d’une catégorie à l’
239ompte. C’est uniquement s’il y a dans l’homme une vocation surnaturelle, la mission de restaurer l’harmonie primitive, que ce sc
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
240ées possibles. Surtout si l’on se trouve être par vocation ce qu’on nomme un intellectuel. Je ne m’en tiendrai pas là. Je souhai
241r, ils devraient n’avoir peur que de Dieu, et des vocations bouleversantes qu’il arrive que Dieu nous adresse. C’est un comique p
242s ne sommes plus des hommes normaux chargés d’une vocation d’expression et de réflexion. Nous sommes des hommes spéciaux exploit
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
243, une de ces dernières preuves concrètes de notre vocation spirituelle. Cet ennui qui envahit le monde moderne possède une signi
244on vous offre, fût-elle la plus contraire à votre vocation, sous peine de passer pour un feignant et de se voir refuser toute es
245nt : cela force à choisir bien nettement entre sa vocation et l’opinion. Paracelse avait cette devise impérialiste : Alterius no
56 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
246eur propre et autonome, parce qu’il doutait de sa vocation, de sa raison d’être comme État ; parce qu’il était miné par une inti
247ence tout à nouveau de la grandeur d’une pareille vocation, on nous laissera tranquilles, parce qu’on saura là-bas que nous ne s
248 Libres pour obéir à ce qu’elles ont accepté pour vocation, et responsables de cette vocation devant la Cité qui les protège. Je
249t accepté pour vocation, et responsables de cette vocation devant la Cité qui les protège. Je ne vous appellerai pas, en termina
57 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
250si ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il faut choisir de faire des livres ou des enfants : aut liberi au
251us réelle. Pourquoi chercher ailleurs que dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autre
252e son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocation, épousent Régine, et la passion revit dans leur mariage, mais alors «
58 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
253a-t-il eu des visions, peut-être a-t-il manqué sa vocation de prêtre, — déçu par les exemples qu’il avait sous les yeux. Peut-êt
254c Dieu… À cinquante ans, il n’y résiste plus : sa vocation profonde triomphe de tous ses doutes, et même de ses devoirs et attac
255me de ses devoirs et attachements humains. Quelle vocation ? Celle des « frères mendiants » qui s’en vont sur les routes, au has
59 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
256rdu et les « gestes de Dieu ». Le poète a reçu la vocation de restituer le cosmos à l’état adamique, d’effacer les traces du péc
60 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
257e est en nous l’être spirituel, responsable d’une vocation, et trouvant là son unité en dépit des contradictions dont peut souff
258rent la nostalgie de les dépasser. Mais seule une vocation lui en donnera la force. Qu’il la reçoive et qu’il l’accepte consciem
259 à quoi l’on peut reconnaître la légitimité d’une vocation. Thérèse d’Avila ne voulait accepter que les révélations qui la porta
260te le moi et toutes ses servitudes en vertu de sa vocation, c’est-à-dire en vertu d’un appel venu d’ailleurs mais qui concerne l
261eurs mais qui concerne l’ici-bas. Seule une telle vocation peut donner le courage de s’avouer en toute lucidité, de s’exprimer s
61 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
262 réformés. Toute ma pièce est donc centrée sur la vocation exceptionnelle de l’ermite, c’est-à-dire sur le rôle civique que sa r
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
263’élection d’une âme par l’Amour tout-puissant, la vocation qui la surprend comme malgré elle. Une vie nouvelle commence ici (App
264 au contraire accepte les limites de sa terrestre vocation. « Rien ne le pousse vers le haut, et rien ne l’attire vers le bas »,
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
265leures chances de durer : buts et rythmes de vie, vocations comparées, caractères et tempéraments. Si l’on veut le mariage, c’est
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
266si ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il faut choisir de faire des livres ou des enfants : aut liberi au
267. Car « la figure de ce monde passe », mais notre vocation est toujours hic et nunc, dans l’acte de l’Éternel où notre espoir se
268us réelle. Pourquoi chercher ailleurs que dans la vocation vraiment unique du Solitaire, le secret de son échec humain ? D’autre
269e son échec humain ? D’autres reçoivent une autre vocation, épousent Régine, et la passion revit dans leur mariage, mais alors «
65 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
270 du fait de sa conversion, se trouve chargé d’une vocation particulière qui le distingue de tous ses voisins ; mais d’autre part
271ue de tous ses voisins ; mais d’autre part, cette vocation unique le met en relation avec des frères et l’introduit dans une com
272l’engage envers son prochain, je veux dire par sa vocation. Eh bien, je dis que les maux dont nous souffrons sont avant tout des
273 Quand l’homme oublie qu’il est responsable de sa vocation envers ses prochains, il devient individualiste. Et quand il oublie q
274e. Et quand il oublie qu’il est responsable de sa vocation envers lui-même, il devient collectiviste. L’homme complet et réel, c
275gé vis-à-vis de cet ensemble par l’exercice d’une vocation qui le relie à ses prochains. C’est pour cet homme réel qu’il faut to
276de moderne. Car supposez qu’un homme se sente une vocation et décide de la réaliser. Il se trouve en présence d’un monde que l’h
277e discipline qui ne s’accommode pas du tout de sa vocation personnelle. Voici donc le dilemme où nous placent la culture actuell
278ue là où l’homme renonce à se manifester selon sa vocation particulière. Si j’insiste sur cet axiome, c’est qu’il est particuliè
279es, et c’est seulement au sein d’un groupe qu’une vocation peut s’exercer. D’autre part, le fédéralisme suppose des groupes dive
280 sur la base de la diversité des personnes et des vocations, — c’est aujourd’hui le seul moyen de préparer une paix solide. Car,
66 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
281er de ces données communes un sens spirituel, une vocation positive. Car le chrétien est, si j’ose dire, un spécialiste de la vo
282chrétien est, si j’ose dire, un spécialiste de la vocation. Cette action particulière du citoyen chrétien sera dans l’intérêt de
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
283d’autre part, il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il devient le serviteur du Maître qui le libère. Ainsi, spirituellem
284a du droit romain, puisque l’homme qui reçoit une vocation possède une dignité indépendante de son rôle social. Comment le bapti
285ité des personnes particulières, c’est-à-dire des vocations. Avec ce terme, Calvin n’ajoute rien à la réalité de l’homme chrétien
286a définition protestante de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le pla
287e rendre à Dieu le service que je lui dois par ma vocation. » C’est à ma connaissance le seul texte constitutionnel existant, qu
288s, fédération de ces diversités, multiplicité des vocations personnelles : tout cela, Calvin l’a voulu dans un plan strictement e
289que de la doctrine calvinienne de l’Église et des vocations personnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le fédéralisme. Cett
290risé très sérieusement le libre développement des vocations chez leurs élèves… Mais je m’en voudrais d’insister sur cet exemple q
291at lui-même, dans certains cas, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, au
292, par le fait de sa vocation. C’est à cause de sa vocation qu’il est à la fois libre et engagé, autonome et pourtant responsable
293’est-à-dire un individu embrigadé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volontairement durcis, de ces jeunes solda
294e personne sur un individu qui ne croit plus à sa vocation, et qui a simplement été formé par une éducation et une ambiance prot
295a Réforme. Et puis, une personnalité en soi, sans vocation, ce n’est rien de plus, après tout, qu’un individu aux caractères acc
296veut former, ce sont justement des personnes, des vocations irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là,
297r, c’est précisément sa personne, c’est-à-dire sa vocation particulière, qui est de prêcher l’Évangile. — Vous voyez que le Führ
298as de nous, de nos « personnalités », mais de nos vocations, de nos personnes, alors seulement nous pourrons répéter la fière dev
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
299 du fait de sa conversion, se trouve chargé d’une vocation particulière qui le distingue de tous ses voisins ; mais d’autre part
300ue de tous ses voisins ; mais d’autre part, cette vocation unique le met en relation avec des frères, et l’introduit dans une co
301l’engage envers son prochain, je veux dire par sa vocation. Eh bien, je dis que les maux dont nous souffrons sont avant tout des
302 Quand l’homme oublie qu’il est responsable de sa vocation envers ses prochains, il devient individualiste. Et quand il oublie q
303e. Et quand il oublie qu’il est responsable de sa vocation envers lui-même, il devient collectiviste. L’homme complet et réel, c
304é vis-à-vis de cet ensemble, par l’exercice d’une vocation qui le relie à ses prochains. C’est pour cet homme réel qu’il faut to
305de moderne. Car supposez qu’un homme se sente une vocation et décide de la réaliser. Il se trouve en présence d’un monde que l’h
306 discipline qui ne s’accommode plus du tout de sa vocation personnelle. Voici donc le dilemme où nous placent la culture actuell
307ue là où l’homme renonce à se manifester selon sa vocation particulière. Si j’insiste sur cet axiome, c’est qu’il est particuliè
308es, et c’est seulement au sein d’un groupe qu’une vocation peut s’exercer. D’autre part, le fédéralisme suppose des groupes dive
309 sur la base de la diversité des personnes et des vocations, c’est aujourd’hui le seul moyen de préparer une paix solide. Car, ap
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
310istère ne paraît nullement s’exercer au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leço
311agique à l’intérieur d’une même « personne », des vocations spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité,
312ons spéciales d’autres nations. Et c’est là notre vocation. Neutralité, sur le plan culturel, ce n’est pas mélange, ni accommod
313és » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations isolées, et la culture suppose une suite, un progrès, un milieu, un é
314 garde, et par là même, elle est conforme à notre vocation profonde. Garde montée autour des cols, dirait Liehburg ; milice au s
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
315 que de tenir compte des vivantes diversités, des vocations infiniment diverses. Là encore, si nous étions plus chrétiens, nous s
316 nous saurions beaucoup mieux ce que c’est qu’une vocation, et qu’il faut lui faire confiance, même lorsqu’elle nous paraît exce
317étien pour respecter sans nulle arrière-pensée la vocation d’autrui. Car seul un vrai chrétien connaît et aime le secret de la l
318ol oblige, liberté oblige, neutralité oblige ! Vocation de la Suisse Mais il est temps que je définisse ce que j’appelle l
319la Suisse, ou mieux, d’un terme plus chrétien, sa vocation. C’est très facile à dire en quelques mots. La vocation actuelle et h
320on. C’est très facile à dire en quelques mots. La vocation actuelle et historique de la Suisse, c’est de défendre et d’illustrer
321ces. Mais dès qu’on veut prendre au sérieux cette vocation, l’on s’aperçoit que ce n’est pas si simple. On s’aperçoit aussi que
322le plan du fédéralisme. Ces deux aspects de notre vocation me paraissent inséparables. Il faut répandre l’idée fédéraliste, si n
323tre de jeunesse chrétienne pour vous parler de la vocation de la Suisse. Qui, en effet, mieux qu’un chrétien, mieux qu’un protes
324rait savoir de quoi l’on parle lorsqu’on parle de vocation ? Et à qui reviendraient, en premier lieu, le droit et le devoir de p
325emier lieu, le droit et le devoir de parler d’une vocation de la Suisse, si ce n’était à nous, chrétiens Suisses ? C’est pourquo
326 ma conférence à quelques remarques sur l’idée de vocation en général, et ensuite, sur les moyens de réaliser notre vocation chr
327ral, et ensuite, sur les moyens de réaliser notre vocation chrétienne en tant que Suisses. Quand on parle d’une vocation de la S
328étienne en tant que Suisses. Quand on parle d’une vocation de la Suisse vis-à-vis de l’Europe, nombreux sont ceux qui crient à l
329homme qui doit savoir mieux que tout autre qu’une vocation est autre chose qu’une utopie. Beaucoup de gens s’imaginent que les p
330Europe. Voilà ce qui distingue extérieurement une vocation d’une utopie. Il ne suffit pas qu’une idée soit généreuse ou grande p
331se ou grande pour qu’on ait le droit d’y voir une vocation. Il faut encore qu’elle parte des possibilités concrètes. Si par exem
332crètes. Si par exemple un Suisse croyait avoir la vocation d’un dictateur ou d’un conquérant, d’un Hitler ou d’un Napoléon, on s
333on, on serait en droit de lui dire : ta prétendue vocation n’est qu’une utopie, parce qu’elle ne se fonde sur aucune possibilité
334ante en Suisse. Il n’en va pas de même pour notre vocation fédéraliste : elle s’appuie sur une tradition et sur des données très
335s, ils n’aperçoivent nullement l’indication d’une vocation européenne de la Suisse. Dans un certain sens, ils n’ont pas tort. Un
336se. Dans un certain sens, ils n’ont pas tort. Une vocation n’est jamais inscrite en clair dans les faits matériels. Il faut savo
337isonnés en nous-mêmes et dans nos nécessités. Une vocation est toujours un appel, un appel qui vient du dehors, de Quelqu’un d’a
338abli : l’individu ou le pays qui se reconnaît une vocation chrétienne doit sans nul doute partir des faits — sous peine de divag
339 donc, il s’agit pour nous tous de reconnaître la vocation suisse, d’en revêtir la charge, d’en être les porteurs. Premièrement
340nt un complément à ma précédente définition de la vocation. Je viens de vous dire qu’il serait prématuré de préciser dès mainten
341 Suisse. Or on pourrait me faire remarquer qu’une vocation est toujours un appel précis. Le type même de la vocation, c’est l’ap
342 est toujours un appel précis. Le type même de la vocation, c’est l’appel aux Prophètes dans l’Ancien Testament. Dieu leur donne
343dre que la paix s’approche pour s’y mettre. Notre vocation intérieure est pour le moment plus précise que notre vocation europée
344érieure est pour le moment plus précise que notre vocation européenne ; mais je vous l’ai dit : l’une suppose l’autre et la sout
345s devraient soutenir, précisément, au nom de leur vocation d’Églises suisses. Ceci m’amène à mon troisième et dernier point. C’e
346er de ces données communes un sens spirituel, une vocation. Car le chrétien est, si l’ose dire, un spécialiste de la vocation. C
347chrétien est, si l’ose dire, un spécialiste de la vocation. Cette action particulière du citoyen chrétien sera dans l’intérêt de
71 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
348de l’esprit autant que de la terre, chargés d’une vocation et non seulement d’hérédités problématiques ! Il reste que la positio
349 autonome et solidaire, à la fois conscient de sa vocation unique et des implications sociales de cette vocation. Le personnalis
350tion unique et des implications sociales de cette vocation. Le personnalisme n’est pas une moyenne, un « parti du centre », un j
351 Quand l’homme oublie qu’il est responsable de sa vocation devant la communauté, il devient individualiste. Quand il oublie qu’i
352iste. Quand il oublie qu’il est responsable de sa vocation devant Dieu et devant lui-même, il devient collectiviste37 ». Or l’in
353e veut rester en mesure d’exercer concrètement sa vocation. Mais d’autre part, elle sait aussi que l’ensemble — ou le pouvoir ce
354ividuelles, par où j’entends l’exercice libre des vocations. Pour la personne, point de contradiction de principe entre ces deux
355tient les clefs de l’Europe, et c’est là sa vraie vocation. Elle est le lieu et la formule, le génie tutélaire de l’Empire. De c
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
356ppose une tolérance particulière : le respect des vocations supérieures ou rares, des exceptions, des manières de vivre hors-séri
73 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
357sance et de la passion ; où il noie finalement la vocation de la personne dans l’anonyme irresponsable, — le monde moderne (et c
74 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
358et sinon son bonheur, du moins, le sens pur de sa vocation. 10. Écrit en 1942. 11. Les méfaits de la psychologie rationalist
75 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
359 Mais soyez libres de rejoindre et d’accomplir la vocation que Dieu vous donne, alors vous échapperez au cycle mécanique où vous
360le droit que l’État laisse à l’homme d’obéir à sa vocation. Si l’homme ne se reconnaît point de vocation, la liberté qu’il reven
361 sa vocation. Si l’homme ne se reconnaît point de vocation, la liberté qu’il revendique est vide ; le Diable s’y mettra sous mil
362 plus ordinaire. Mais si l’homme se reconnaît une vocation, il ne demandera point d’autre droit que celui de s’y conformer. Que
363au nom de la Liberté abstraite, mais au nom de sa vocation particulière. S’il choisit au contraire la honte, laissant sévir les
364s groupes sur la masse, et l’État respectueux des vocations les plus étranges. C’est un programme complet, si l’on y réfléchit :
76 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
365rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne et tire de là son assurance dans le crime. Il n
366ment ou l’extinction presque totale du sens de la vocation personnelle. Admettons que tout y concourt dans l’ère collectiviste e
367 dans l’Ennui plutôt que d’accepter le défi d’une vocation sans précédent, — elles le sont toutes. Allez demander aux jeunes ge
368e la vie spirituelle ou morale, où le drame de la vocation se précise instantanément : plus une seconde d’ennui ne sera possible
369emps de décourager les innombrables amateurs sans vocation qui l’apprennent par correspondance dans les romans et dans les magaz
77 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
370i je réponds à l’appel de mon nom, si j’assume la vocation qui me distingue et rend vraie ma parole, si je m’efforce au moins de
371de liberté que chez les hommes qui réalisent leur vocation et qui la servent. Et l’homme libre est le seul qui respecte la liber
78 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
372rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne et tire de là son assurance dans le crime. « Il
79 1944, Les Personnes du drame. Introduction
373l’homme devient personne, et « s’autorise » d’une vocation unique. Pourtant, ces témoignages visibles et tangibles restent, par
374onne pure consiste dans la pure coïncidence d’une vocation et d’un individu ; et si notre personne toujours impure consiste dans
375ne toujours impure consiste dans l’approche d’une vocation qui s’empare d’un individu pour orienter ses données naturelles vers
376ntre les gestes de l’individu et les appels de sa vocation (encore faudrait-il croire cette vocation…). Nous voyons au contraire
377s de sa vocation (encore faudrait-il croire cette vocation…). Nous voyons au contraire une lutte, des résistances et des coups b
378indre défaut la Parole qui était sa vraie vie, sa vocation, sa fin dernière ? Jésus-Christ est cet Homme, et c’est pourquoi sa r
379arpentier de Nazareth. Ils connaissaient aussi sa vocation, annoncée par les Écritures et désignée du nom de Christ. Mais ce que
380-17) De même que la foi seule peut reconnaître la vocation du Christ incarnée dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre v
381 dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre vocation singulière, dans le temps qu’agissant par nos mains, elle nous person
382erner dans une œuvre écrite les témoignages d’une vocation qui reste, par essence, incomparable ? ⁂ Supposons le problème résolu
383te incarnation d’une pensée dans une vie ou d’une vocation dans un individu « figure » la synthèse en un seul être, en un seul a
384ns le fait irrécusable d’un martyre. Telle fut la vocation de Kierkegaard. L’angoisse devant une culpabilité qui lui demeure ind
385Franz Kafka ; le négatif, en quelque sorte, d’une vocation. Le triomphe d’une parole mortelle et salutaire sur un individu puiss
80 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
386le mener à la mort parce qu’elle accomplissait sa vocation chrétienne. ⁂ On a comparé Kierkegaard à Nietzsche, à Dostoïevski, à
387t qu’individu, renaît au même instant en tant que vocation. Cela ne résout rien, ou plutôt cela résout toutes nos contradictions
388é d’accord avec soi-même, auquel nous porte notre vocation, correspond le suprême désaccord avec notre vie dans le monde. Qu’est
389n d’autre que cet acte, n’existant pas hors de sa vocation. Que craindrait-il puisqu’il ne se voit plus ? Il marche dans sa libe
390on, transformation, nouveauté pure dans le monde, vocation et personne attestée, prophétie de l’éternité qui vient à nous. 2.
391a bouche. Kierkegaard fut de ces croyants dont la vocation prophétique, pareille à celle des hommes de Dieu qui se lèvent sous l
392ce qu’il est la parole de ta vie, sa mesure et sa vocation, son risque à chaque instant visible, et sa sécurité, cachée au plus
393tés, l’homme sans visage et sans prochain, — sans vocation ! — s’imagine que l’acte viendra comme un sursaut de joie, comme une
394sage ailleurs que dans l’acte d’aimer. 7.Toute vocation est sans précédent Car elle est prophétie justement — et c’est de
395ien remarquable : Kierkegaard a très peu parlé de vocation42. C’est qu’il parle sa vocation et ne s’en distingue jamais. Cependa
396rès peu parlé de vocation42. C’est qu’il parle sa vocation et ne s’en distingue jamais. Cependant il est hors de doute qu’il eut
397iculier de son destin qui qualifie précisément la vocation : l’invraisemblable. Ses plus amers reproches au « christianisme de l
398 bien un philistin. Le philistin est l’homme sans vocation. Il ne croit pas à l’acte et il meurt au hasard, sans avoir rencontré
399La mesure du temps de sa vie réside dans la seule vocation qu’il incarne. Sur le chemin qui commence à ses pas, il ne meurt jama
400 réalité si chacun n’est pas à sa place, là où la vocation de Dieu l’a mis. Supposez qu’un tel homme existe. Que va-t-on faire d
401ui condamne la masse ne peut se fonder que sur sa vocation, et il ne peut être lui-même que par le droit divin de la Parole qui
402 du solitaire ! Il ne saurait se comparer qu’à la vocation qu’il reçoit. Où l’orgueil trouverait-il encore à se loger chez un êt
403où il agit, — et pénitence — dans la mesure où sa vocation le dépasse ? Si Kierkegaard condamne la foule, ce n’est point qu’il l
404rendez-vous des hommes qui se fuient, eux et leur vocation. Elle n’est personne et tire de là son assurance dans le crime. « Il
405uis rêver mon idéale perfection, je puis rêver ma vocation et ses périls… Kierkegaard nous attend au réveil. Il nous saisit à ce
406ie… Mais si ton moi n’est pas à toi, s’il est une vocation reçue d’ailleurs, et si tu l’as reçu en vérité, tu n’as plus à choisi
81 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
407n nous aime et nous « appelle », nous adresse une vocation…) Or, pour avouer le sérieux dernier, le tragique absolu de notre con
82 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
408es, — et l’élément ordonnateur — par rapport à la vocation. En d’autres termes, la liberté de la personne n’est pas un attribut
409a tension proprement luthérienne et le sens de la vocation. La grandeur sans mesure de Luther, je la vois dans cette volonté de
83 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
410ée » — qui est sa mort. Mais l’œuvre du poète, la vocation de l’homme, la charité cosmique de la personne chrétienne identiqueme
411 chose qui le provoque, le verbe exprime ainsi la vocation de l’homme qui le profère. « L’acte par lequel l’homme atteste la per
412tenant, pour se connaître il lui suffit d’agir sa vocation. Dans l’acte conscient de la fin qui l’englobe, il n’y a plus de dist
84 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
413e qui vient d’ailleurs, et qui seule est vraiment vocation. Un philosophe de la personne verra donc le plus grand intérêt à préc
414e est en nous l’être spirituel, responsable d’une vocation, et trouvant là son unité en dépit des contradictions dont peut souff
415rent la nostalgie de les dépasser. Mais seule une vocation lui en donnera la force. Qu’il la reçoive, et qu’il l’accepte conscie
416 à quoi l’on peut reconnaître la légitimité d’une vocation. Thérèse d’Avila ne voulait accepter que les révélations qui la porta
417te le moi et toutes ses servitudes en vertu de sa vocation, c’est-à-dire en vertu d’un appel venu d’ailleurs, mais qui concerne
418urs, mais qui concerne l’ici-bas. Seule une telle vocation peut donner le courage de s’avouer en toute lucidité, de s’exprimer s
85 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
419 de suivre avec retard les tendances du jour. Vocation : le principe fondamental Pour passer de la théologie d’une Église
420e dans le domaine culturel et social est celle de Vocation (au sens calviniste et luthérien du mot, qui est plus large que celui
421 que chaque homme est susceptible de recevoir une vocation, un appel spécial qui le distingue de son genre et qui lui confère un
422ler chrétien. On peut aussi accepter l’idée d’une vocation générale ou collective, appliquée à une nation ou même à une générati
423glise peut prier, est susceptible de recevoir une vocation. Maintenant les grandes maladies sociales et culturelles des temps mo
424es cette caractéristique commune : elles nient la vocation personnelle (que ce soient les collectivismes nationalistes, de race
425idualisme est une déviation morbide du sens de la vocation car elle nie ses conséquences sociales et communautaires. La principa
426de vue est la suivante : une idéologie qui nie la vocation personnelle ou un régime social qui dépouille l’homme de la liberté d
427 qui dépouille l’homme de la liberté d’obéir à sa vocation sont incompatibles avec le christianisme. Par exemple, toutes les idé
428s totalitaires nient par définition le fait de la vocation personnelle. Elles la remplacent par un ersatz : la fonction du citoy
429en bas (égalitarisme poussé à l’extrême) nient la vocation personnelle, ou la vocation d’un groupe et la considèrent comme dange
430à l’extrême) nient la vocation personnelle, ou la vocation d’un groupe et la considèrent comme dangereuse et scandaleuse. Ces do
431 à moins qu’il ne soit fondé sur le respect de la vocation, et qu’il n’assure à chaque homme (et à chaque groupe ou entité colle
432u entité collective) la liberté de réaliser cette vocation divine, unique et inaliénable. Un ordre social chrétien sera ainsi œc
433individu (c’est-à-dire de l’individu chargé d’une vocation) avant les droits et les devoirs de l’État (l’organisme dont le devoi
434vue matériel). Les conséquences sociales de la vocation 1) Une doctrine chrétienne, centrée sur l’idée de la vocation des
435Une doctrine chrétienne, centrée sur l’idée de la vocation des individus, mettra toujours l’accent sur le devoir plutôt que sur
436ine chrétienne qui prend au sérieux le fait de la vocation divine d’un homme ou d’un organisme collectif condamnera tout système
437i, mécaniquement, empêche la réalisation de cette vocation. Elle condamnera, par conséquent, au nom de la théologie, les grandes
438selon les besoins de la machine et non selon leur vocation réelle. Elle condamnera le système du capital privé dans la mesure où
439, et non des droits conférés par l’exercice d’une vocation. Elle condamnera tout système économique qui fait de l’homme le jouet
440rté légale et les moyens matériels d’accomplir sa vocation. Elles le feront au nom de leur doctrine, et avec une grande précisio
441de fonctionnement d’une doctrine chrétienne de la vocation. (Être libre à l’abri de la nécessité, ne signifie pas que l’on prend
442possibilité matérielle pour chacun de réaliser sa vocation, etc.) Alors, et alors seulement, les Églises retrouveront une autori
443derne au point de vue d’une éthique fondée sur la vocation : a) un faux universalisme fruit d’une éducation sans couleur confess
444lle et b) nationalisme, autarchie spirituelle. La vocation d’un homme ou d’un groupe est à la fois distinction et intégration. C
445approfondir et d’intégrer le plus possible chaque vocation culturelle du groupe (qu’il soit religieux ou national), le tout en v
446en vue de l’union (fédérale ou œcuménique) de ces vocations dans un ensemble beaucoup plus large — le corps et ses membres ; ne j
86 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
447ie de l’œcuménisme considère que la diversité des vocations divines n’est pas une imperfection de l’union, mais sa vie même. Un d
448éré, et ceci en vertu d’un seul et même fait : la vocation qu’il a reçue de l’Éternel. Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’i
449e la collectivité. C’est le même Dieu qui, par la vocation qu’il envoie à l’homme, distingue cet homme de tous les autres et le
450munauté est aussi ce qui l’oblige à respecter les vocations individuelles. La liberté du siècle présent se réclame du slogan utop
451nissent du même coup par la formule : à chacun sa vocation. Nous avons retrouvé, dans cette doctrine de l’homme, les mêmes struc
452ent établie par la loi. De même les devoirs de la vocation personnelle ont toujours été mis au-dessus des devoirs envers le Pouv
453bilité humaine, et, n’hésitons pas à le dire, une vocation. 4. La renaissance liturgique qui va de pair, dans toutes les Églises
87 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
454 si ce n’est pas plutôt l’homme responsable d’une vocation qui le distingue, mais aussi le relie à la communauté, lui conférant
455m d’une seule et même réalité que nous nommons la vocation. Celui qui a reçu vocation doit obtenir aussi la liberté de réaliser
456té que nous nommons la vocation. Celui qui a reçu vocation doit obtenir aussi la liberté de réaliser sa tâche unique, mais en mê
457de sa chance d’homme, et l’empêche de réaliser sa vocation. Elle nous oblige à condamner aussi dans les régimes totalitaires, to
458litaires, tout ce qui prétend dicter à l’homme sa vocation, — ce qui est encore la nier et l’écraser. Enfin elle nous met en mes
88 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
459uvoirs, à coups de décrets si généraux que chaque vocation personnelle va s’en trouver nécessairement lésée. En d’autres termes,
460t qu’elle restaure chez les fidèles le sens de la vocation personnelle, seul fondement d’une conduite spécifiquement chrétienne.
89 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
461me à l’anonyme, pour le priver du sentiment de sa vocation, de sa différence personnelle, cependant qu’on lui demande à chaque p
90 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
462bécile. 19 octobre 1943 Argent, salaire et vocation. — Les inégalités de salaires les plus énormes que l’Histoire ait jam
463ifestement injuste : il ne tient aucun compte des vocations. Mais le monde soviétique décrète une justice plus inhumaine que le d
464ore impartis : il prétend distribuer lui-même les vocations, au nom du peuple, c’est-à-dire pratiquement d’un fonctionnaire. Ma d
465lle se fonde sur la réalité et sur la liberté des vocations. Je dois mon œuvre à la communauté, c’est un service qu’on ne saurait
91 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
466ordre en face de lui comme un défi manifestant la vocation de l’homme : le fond de la réalité n’est pas l’ordre mais le chaos. V
92 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
467r la paix Mais ne pensez-vous pas alors que la vocation de la France est clairement circonscrite par la situation dans laquel
93 1947, Doctrine fabuleuse. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
468n le monde, et qui ne l’a pas fait en vertu d’une vocation que sa foi seule pouvait saisir. Et cependant tout le tentait, la rai
94 1947, Doctrine fabuleuse. L’ombre perdue
469pour le former à son image, et d’évasif devant sa vocation : le mystère de l’incarnation. Chamisso a donné à son Peter tous les
95 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
470que dépend des goûts, et la réponse pratique, des vocations. J’ai choisi pour ma part d’être agent de liaison, Européen quoi qu’i
96 1948, Combat, articles (1946–1950). Message aux Européens (14 mai 1948)
471Entre ce grand péril et cette grande espérance la vocation de l’Europe se définit clairement. Elle est d’unir ses peuples selon
97 1948, Réforme, articles (1946–1980). Roger Breuil qui vient de mourir était un grand romancier protestant (13 mars 1948)
472 cessé de représenter pour moi l’inquiétude de la vocation, son cheminement imprévisible, son mystère. En termes de psychologie
98 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
473gés, c’est l’aventure du xxe siècle, et c’est la vocation de cette génération. L’aventure Depuis quelques semaines, ou qu
99 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
474e d’une plus large vérité ; que telle est bien la vocation de l’Europe, et que l’Europe existe au plus haut point, comme entité
475isque, les règles du jeu qui sont pour tous et la vocation qui est pour un seul. Crucifié, dis-je, car l’homme européen, en tant
476 nous le conflit permanent entre la liberté et la vocation d’une part, et, d’autre part, l’engagement dans les réalités sociales
477t contradictoire de l’homme. Et c’est pourquoi la vocation de l’Europe et des élites qui portent la conscience de cette Europe,
478paraître assez étrange de parler après cela d’une vocation de l’Europe. Pour exercer une vocation, il faut d’abord être vivant,
479cela d’une vocation de l’Europe. Pour exercer une vocation, il faut d’abord être vivant, il faut survivre. Or l’Europe démoralis
480etiens une croyance toute mystique au sujet de la vocation. Je crois qu’un être est maintenu en vie par la vie même de sa vocati
481un être est maintenu en vie par la vie même de sa vocation, et qu’il tombe bientôt lorsqu’elle est accomplie. Or, notre vocation
482ombe bientôt lorsqu’elle est accomplie. Or, notre vocation européenne me paraît encore loin d’être accomplie… Mais cette raison
483s inspirer, je dirai, songeant à l’Europe et à sa vocation mondiale, et je vous invite à le dire avec moi : Je pense, donc j’en
100 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
484 un être doublement responsable : vis-à-vis de sa vocation propre et unique, d’une part, et, d’autre part, vis-à-vis de la commu
485vis-à-vis de la communauté au sein de laquelle sa vocation s’exerce. Aux individualistes nous rappelons donc que l’homme ne peut
486 chaque individu plus libre dans l’exercice de sa vocation. L’homme est donc à la fois libre et engagé, à la fois autonome et so
487 le général ; entre ces deux responsabilités : sa vocation et la cité ; entre ces deux amours : celui qu’il se doit à lui-même e
488traire à fonctionner de concert, chacune selon sa vocation. Ce ne serait pas même une question de tolérance, vertu purement néga
489 la destruction des groupes, et sur le mépris des vocations, remplacées par une fiche de mobilisation professionnelle, politique,
490otre vitalité, de notre courage, du sens de notre vocation. Nous n’arriverons à rien de bon, dans ce congrès et dans tous ceux q
491 menace ensemble, et nous pousse à l’union. Notre vocation Deux mondes sont en présence, que nous n’approuvons pas, pour des rai
492rise, l’un pour tous et le tous pour un. Voilà la vocation de l’Europe. Or il est clair qu’aucune de nos nations n’est en mesure
493dre assez tôt. Mais rassemblée, rendue à sa vraie vocation, dans le monde des empires affrontés, l’Europe commence demain, et la