1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1lus haute poésie. Mais dans ce siècle, où tant de voix l’appellent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacr
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
2omme dont l’âme fait des signes solennels ? » Une voix lente aux méandres songeurs, une simplicité qui n’est pas familière.
3’on cherche les morts… « … Cette chose haute à la voix grave qu’on appelle un père dans les maisons. » Comme Valéry, ce poèt
3 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
4cun se faisait à part soi, qu’ils incarnaient les voix contradictoires d’un débat que tous menaient en eux-mêmes loyalement.
4 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5a suite ; c’est peut-être pourquoi nous accordons voix dans le débat d’écrire, aux forces les plus secrètes de notre être co
5 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
6ythme impérieux au point qu’il faut que certaines voix en moi taisent leur protestation, étouffées par des forces qui se lèv
6 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
7. H. Dessoulavy)… Mais déjà paraissaient dans les Voix (cette courageuse revue qu’il avait fondée avec J. P. Zimmermann) des
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
8ement un besoin d’être aimés qui faussaient leurs voix pour les rendre plus touchantes. Celui-ci bat sa coulpe avec une sain
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
9té, seules vous nous appelez encore hors de cette voix de l’infini où chancellent parmi les éclairs nos premiers pas. Aragon
10urés d’azur. Alors un juron mélodramatique, d’une voix torturée, hurle au Pape et au Diable un anathème sanglant. Louis Arag
11 vous, dubitatives barbes. Je viens d’entendre la voix d’un mystique. Que si l’on vient nous empêtrer de dogmes bassement in
12 quoi je ne vais pas m’empêcher de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens
13rie : « À bas le clair génie français. » Alors la voix de Rimbardk à la cantonade : Qu’il vienne, qu’il vienne Le temps don
9 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
14 et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins bru
15itter… — C’est une chose singulière, prononce une voix, à côté de moi, c’est une chose singulière que le pouvoir de cette mu
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
16ous refusez d’avancer ! Mais il reste à portée de voix du troupeau. C’est sans doute son rôle. Il le tient magnifiquement. M
11 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
17ûre saveur ; une phrase naturellement grave ; une voix douce et virile ; et quel beau titre ! « Saisir » n’est-ce point l’ac
12 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
18re de venir prendre position dans un débat où les voix les mieux écoutées ont dit ce qu’elles avaient à dire. Et d’autre par
13 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
19thie qu’aucun orchestre ne vient troubler, aucune voix haute, aucune couleur vive. Les journaux qu’ils lisent annoncent chaq
20a rumeur des clients, le violoncelle répond de sa voix profonde et passionnée, sous les roulades d’un cymbalum. Aux parois,
21s élégants, tout de noir vêtus, belles femmes aux voix agréablement rauques… Sortez pour en suivre une, arrêtez-vous à ses c
22âtre, vous n’y comprenez rien, mais le charme des voix hongroises féminines suffit à votre bonheur et vous voyez bien que Mm
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
23rs ! Car j’ai encore deux mots à dire. Dès qu’une voix s’élève pour mettre en doute l’excellence du principe de l’instructio
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
24mps d’écouter la nature qui répète par toutes ses voix, d’un milliard de façons, que c’est absurde. Pour qu’on n’ait pas le
16 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
25 Au carrefour des cris perdus j’écoute encore une voix nue qui vient de dire ton nom même avec l’accent de notre amour et mo
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
26pensée forte et orientée plutôt que ces éclats de voix sarcastiques, émouvants comme 93, mais où certaine bêtise trouve asse
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
27; ce sont les harmoniques éveillées en lui par la voix de Hölderlin qui ont dû l’inciter à l’acte recréateur qu’est la tradu
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28lançant vivement la tête. Quand elles parlent, la voix un peu rauque, voluptueuse ; quand elles chantent, les moires et l’on
20 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
29fêlées et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons populaires qui sont ce que je co
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
30et dense intitulé La Tentation de l’Occident. La Voix royale 9, est, croyons-nous, le récit des événements qui précédèrent
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
31erre, qui était avant tout un art. La nôtre ayant voix au forum discute autant qu’elle n’invente ou qu’elle ne stylise. On p
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
32chose qui devrait être surmonté, nous souffle une voix émouvante, aux résonances vraiment altières, celle-là : la voix de Ni
33, aux résonances vraiment altières, celle-là : la voix de Nietzsche. ⁂ Ici, nous changeons de monde. À vrai dire, nous quitt
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
34 dans ses livres de philosophie. Il entendait une voix intérieure qui lui disait : « Si tu te mêles de ces affaires, tu ne s
35igné du vulgaire. » Mais au même moment une autre voix intérieure disait : « La bonté est le sel de la vie. L’organisme soci
25 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
36auront pas à s’exprimer, d’ailleurs, sinon par la voix de leur président, et la mimique d’un jeune aviateur, dont la mâchoir
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
37qu’il me semble entendre pour la première fois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des q
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
38ance. L’excès verbal de Werther couvre d’abord la voix intérieure, la renie même bruyamment. C’est là le fait d’une âme qui
39tinguer dans ce vertige la réelle puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins danger
28 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
40érée, déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Mais la crainte me prend qu’on aille chercher en ces rem
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
41 et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins bru
42itter… — C’est une chose singulière, prononce une voix, à côté de moi, c’est une chose singulière que le pouvoir de cette mu
30 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
43 salon en salon ; et, plus loin que la rumeur des voix, orchestre du grand monde qui accorde, s’égarent parfois dans un sile
44st alors, d’un balcon qui domine les groupes, une voix qui descend avec un tremblement d’étoile. Richard Strauss a levé la t
45ais non la mélodie d’une danse, au-dessus, et des voix qui passent. Allées et venues dans la fête invisible qui m’environne,
46ournoie, éclair de roses sur un seuil. C’était la voix de la comtesse Adélaïde, — je la connais à cet écho de joie dans mes
47vres pour me dire une phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais
48 phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éte
49ne des opéras. — « Comme elle est laide, mais une voix à faire mal de bonheur, mais laide !… ah ! magnifique ! » dit quelqu’
31 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
50lançant vivement la tête. Quand elles parlent, la voix un peu rauque, voluptueuse ; quand elles chantent, les moires et l’on
32 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
51lus haute poésie. Mais dans ce siècle, où tant de voix l’appellent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacr
33 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
52fêlées et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons du Grand Duché de Bade qui sont
34 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
53pas effrayer le gibier sensible au moindre son de voix humaine. (Tout cela c’était pour préparer quelque battue prochaine.)
35 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
54plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont d
36 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
55ux que cela, une présence, une plainte juste, une voix d’homme. L’auteur entre dans les confidences d’une femme non mariée,
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
56 de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on proposera en
57ard qui nous perce, et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de
58bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Ré
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
59tique. Il y a, dans Destin allemand, un timbre de voix métallique, une sobriété amère et courageuse, un souffle, une grandeu
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
60tiquité : la panique de l’homme environné par les voix innombrables de l’univers, et son recours à la raison pour leur impos
61anxieuse. Peut-être, s’il allait au-devant de ces voix, sans armes, les mains nues, au risque de sa vie, peut-être alors le
40 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
62aindre comme il sied à un homme ? Parle, élève la voix, parle fort, Dieu peut bien parler plus fort, lui qui dispose du tonn
41 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
63iscontinuer par les générations successives. Leur voix immortelle se taira sans doute pour vous, quand vous ne serez plus ;
42 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
64plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont d
43 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
65gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
44 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
66s d’Israël qui prêtent à la folie des masses leur voix : Crucifie, relâche Barrabas ! Voilà la trahison grossière, la simoni
67st-ce que la vérité ? » À vingt siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cette réplique fam
45 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
68 à peu une vivacité fébrile parut s’emparer de sa voix. Nicodème. — « …Ce que nous savons, nous le disons. Ce que nous avon
69u point que tout d’abord, je n’osai pas élever la voix. Je sentais cependant, que je devais dire certaines choses, traduire
70aient usé. — Vous avez dit, — commença-t-il d’une voix très calme — que l’angoisse de Nicodème devrait nous empêcher tous de
46 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
71r sa vocation, ce n’est pas toujours entendre une voix intérieure. Il y a aussi des voix qui nous appellent de l’extérieur,
72rs entendre une voix intérieure. Il y a aussi des voix qui nous appellent de l’extérieur, et qui nous montrent, ici et maint
47 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
73t pas d’un tribun déchaîné ; il élève rarement la voix, sauf à la fin ; il ne dit que des choses simples, raisonnables, parf
48 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
74e en communion, je vois, j’apprends, j’entends la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante 
75ds la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme.
76st-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger
77fois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions dernières, s’autorise à bo
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
78nt porté sur cette situation. Je ne crois pas aux voix mystérieuses mais je crois à l’appel des faits. Considérons les temps
50 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
79ence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi
51 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
80eur milieu dès qu’ils commencent à distinguer les voix… ; celui que nous apprenons sans aucune règle en imitant notre nourri
52 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
81nt porté sur cette situation. Je ne crois pas aux voix mystérieuses, mais je crois à l’appel des faits. Considérons les temp
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
82étruit par les obus de Franco, et Commune, par la voix d’Aragon, exprime sa juste indignation. Crime contre la culture. Car
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
83 le soient, à la limite, autant. Il me dira d’une voix que j’entends déjà : « Mais je n’ai rien voulu de tout cela ! Mes per
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
84t au-dessous de notre chambre, et leurs éclats de voix nous ont plusieurs fois réveillés. 7 mai — Alors, Madame Calixte, com
85j’ai dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’étai
56 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
86s de montre, mais c’est très long. Aucun bruit de voix dans la salle de la caisse. Le client est-il sorti ? Quel peut être l
57 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
87c. » La chevelure s’agite, les bras s’agitent, la voix s’enfle. « J’étais au dernier Congrès des instituteurs qui s’est tenu
88nsonges, on n’applaudira guère que le son de leur voix, ou le parti qui les délègue. Il resterait à expliquer cet état de ch
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
89c. » La chevelure s’agite, les bras s’agitent, la voix s’enfle. « J’étais au dernier Congrès des instituteurs qui s’est tenu
90nsonges, on n’applaudira guère que le son de leur voix, ou le parti qui les délègue. Il resterait à expliquer cet état de ch
91ère de la cour, cale son bâton, et commence d’une voix posée, monotone et basse : — C’était le 26 de juillet, l’anniversaire
92s de montre, mais c’est très long. Aucun bruit de voix dans la salle de la caisse. Le client est-il sorti ? Quel peut bien ê
59 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
93ou de soi-même, quand on prêche et proclame d’une voix pathétique : tout est perdu ! il est bon de se souvenir que tout est
94t au-dessous de notre chambre, et leurs éclats de voix nous ont plusieurs fois réveillés. 7 mai 1935 Alors, Madame Cal
95j’ai dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’étai
60 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
96gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
61 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
97n (novembre 1938)z Le poète disait d’une belle voix d’amertume : — Nous n’avons plus guère de mesures pour les choses div
62 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
98douanier s’est approché, attiré par nos éclats de voix. Il coupe court : Nie mehr Krieg. Erledigt ! (Plus jamais de guerre !
99our le WHW !4 » Mon « Non merci » les laisse sans voix. J’ai entendu vanter et dénigrer cette œuvre. Selon les uns, le produ
100s paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas rythmés. Un voisin me les répète entre les dents
101laine est vide, parfois parcourue de moteurs. Une voix dure et nasillarde s’élève d’une tribune que nous ne voyons pas. (J’a
102rs désordonnés, haineux. Silence morne. Alors une voix plus claire s’élève : « Mais la vieille légende germanique nous annon
103t venu réveiller son Peuple ! » Et maintenant des voix militaires décrivent les fastes du nouveau Reich, la communauté recré
63 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
104loire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Un mythe nouveau prend son essor au sein même de la cata
64 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
105s, jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoit sa voix dans chaque dialecte ». Nous l’avons perçue de nos jours, dans le dia
65 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
106veur sont passifs ; ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève dans les p
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
107ieux souvenirs. Car du fond de notre Occident, la voix des bardes celtes lui répondait. Je ne sais si c’était un écho, ou qu
108rche. Et il nous trouve lorsque nous percevons sa voix, et que nous répondons en obéissant. Dieu nous cherche et nous a trou
109ait triste contenance ! (Marcabru.) Écoutez ! Sa voix (d’Amour) paraîtra douce comme le chant de la lyre, si seulement vous
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
110çois s’enfuit dans la campagne, chantant à pleine voix des vers français… Le parfait dénuement avait fait de son corps l’hum
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
111nt les « illustres bardes » qui chantèrent d’une voix grave et solennelle tournois et trophées remportés, forêts, enchantem
112étient le pouvoir d’harmoniser la plainte de deux voix, et d’en faire une plainte unique où déjà vibre la réalité d’un indic
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
113 La Suisse que nous devons défendre31 Les voix que rien n’arrête Nous sommes là, nous sommes prêts. Nous avons él
114s épaisses murailles ne peuvent arrêter certaines voix. Voix insinuantes, et dont on ne sait trop si elles nous viennent d’a
115sses murailles ne peuvent arrêter certaines voix. Voix insinuantes, et dont on ne sait trop si elles nous viennent d’ailleur
116nt d’ailleurs, ou si elles parlent en nous-mêmes. Voix d’une angoisse très secrète, tentatrice, voix comparables à ces siffl
117es. Voix d’une angoisse très secrète, tentatrice, voix comparables à ces sifflements pleins de mystères qui circulent au-des
118 endroits indéfinis d’où nous vient l’inquiétante voix. Le son s’amplifie, se précise. C’est la voix de l’Europe moderne. Qu
119nte voix. Le son s’amplifie, se précise. C’est la voix de l’Europe moderne. Que nous dit-elle ? J’essayerai de l’interpréter
120l’envahisseur. Voici alors ce que nous disent ces voix européennes que rien n’arrête, et qui passeront toujours, quoi que no
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
121ts restreints. Les petits cantons, chez nous, ont voix égale avec les grands ; les catholiques avec les protestants ; les Ro
71 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
122ter rapidement : les journaux parlent de 48 % des voix à Willkie contre 50 % à Roosevelt, le résidu allant aux candidats soc
72 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
123 : « Roosevelt entraîne New York City par 270 000 voix de majorité. » Je n’oublierai pas la rumeur qui monta lentement des m
124erté, cette femme du peuple qui chantait à pleine voix le Star spangled banner, avec la ferveur d’une évangéliste de l’Armée
125 radio, j’ai entendu cette phrase prononcée d’une voix forte : « Ici Radio Municipale de New York, cité de 7 millions et dem
73 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
126re aide aux temps passés… Le président y joint sa voix. » Puis ce fut la prestation de serment, à la tribune élevée sur les
127ine les applaudissements se sont-ils apaisés, une voix forte prononce : « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit », anno
74 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
128. L’homme moderne — en moi-même d’abord et par la voix que vont lui donner mes lecteurs — m’arrête, au seuil de cette étude,
129mon, c’est de jeter un doute sur la réalité de la voix divine, et donc sur la réalité elle-même et ses structures. « Dieu a
75 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
130n et le Mal à sa guise. Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme
131ui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis
76 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
132et le mal à sa guise. « Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme
133ui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis
77 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
134ance. L’excès verbal de Werther couvre d’abord la voix intérieure, la renie même bruyamment. C’est là le fait d’une âme qui
135tinguer dans ce vertige la réelle puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins danger
78 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
136 vigilante prophétie de l’invisible. De Séir, une voix crie au prophète35 : « Sentinelle que dis-tu de la nuit ? Sentinelle
137orter les maux de ce bas monde ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on proposera de
138rd qui nous perce ; et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de
79 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
139qu’il me semble entendre pour la première fois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des q
140d’une personne. Je vois, j’apprends, j’entends la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante 
141ds la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme.
142st-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger
143fois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions dernières, s’autorise à bo
80 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
144ts jusqu’aux confins du monde, et l’on perçoit sa voix dans tous les dialectes. Hamann (Paraphrase du Psaume 19.) De l’Art
81 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
145êveur sont passifs, ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève dans les p
82 1946, Combat, articles (1946–1950). Les cochons en uniforme ou le nouveau Déluge (23 mai 1946)
146Il vaut la peine de remarquer, enfin, que pas une voix ne s’est élevée, du côté des fervents de l’Armée, pour protester cont
83 1946, Combat, articles (1946–1950). Les intellectuels sont-ils responsables ? (5 juillet 1946)
147gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
84 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Pour la suppression des visas (23 avril 1946)
148ceptons-nous comme des moutons, sans qu’une seule voix proteste ? 1. « Pour la suppression des visas », Le Figaro, Paris,
85 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
149a la possibilité matérielle d’y faire entendre sa voix. Si cela ne suffit pas, on peut changer de groupe. L’on n’est donc pa
86 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
150n de guerre, où j’étais chargé de l’émission « La voix de l’Amérique parle aux Français », retransmise par Londres. Il me fa
87 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
151arfois distinguer, très bas, très doux, comme une voix du rêve, dans les intervalles effrayants de la cacophonie mondiale ?
152ule puisse me faire perdre ? Je me rappelle cette voix, dans Isaïe, criant de Séir au prophète : « Sentinelle, que dis-tu de
88 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
153 visible ferveur. Et la musique est belle, et les voix justes et l’ordonnance du culte sans défaut. Au surplus, ce sont de b
89 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
154Invraisemblable ! »5 dit Kierkegaard. Ce sont ces voix que les meilleurs aujourd’hui, hors des Églises, me paraissent avides
90 1946, Journal des deux Mondes. Le bon vieux temps présent
155loire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Un mythe nouveau prend son essor au sein même de la cata
91 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
156 d’une marque d’auto. Et ces rires, ces éclats de voix ! Mais il y a depuis un moment une musique de radio on ne sait d’où v
157es au début, et maintenant, planante et pure, une voix de femme se détache… Tout d’un coup, cette ivresse ailée, tout d’un c
92 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
158ma radio qui se trouvait arrêtée sur Londres. Une voix nasille, puis se précise à mesure que l’appareil s’échauffe. Je renfo
159 l’appareil s’échauffe. Je renforce. Quelle belle voix grave… Et tout d’un coup, le coup au cœur ! « … moi, général de Gaull
93 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
160 Roosevelt emporte l’État de New York par 247 810 voix de majorité. » C’était l’élection assurée. Des centaines de milliers
161es, et elle clamait le Star Spangled Banner d’une voix de salutiste hallucinée… Cette réélection de Roosevelt sera sans dout
94 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
162 fond de la grande salle. Il vient nous prêter sa voix noble, agrémentée d’un léger sifflement, mais il garde pour lui son p
163bas — des oreilles clandestines entendront : « la Voix de l’Amérique parle aux Français. » Il est temps que je recueille et
95 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
164 décroche mon téléphone. — Messages pour moi ? La voix d’une secrétaire anonyme répond (trop vite, me dis-je, c’est sans dou
165 plus tard, je rappelle. Cette fois-ci, c’est une voix chantante et optimiste : — Oui, monsieur, des masses de messages ! Le
96 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
166es acceptons-nous, comme des moutons, sans qu’une voix ne proteste ? Février 1946 Vers le milieu du xxe siècle, les h
97 1946, Lettres sur la bombe atomique. La fin du monde
167arfois distinguer, très bas, très doux, comme une voix du rêve, dans les intervalles effrayants de la cacophonie mondiale ?
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. La paix ou la mort
168ule puisse me faire perdre ? Je me rappelle cette voix, dans Ésaïe, criant de Séir au prophète : « Sentinelle, que dis-tu de
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
169. Il vaut la peine de remarquer enfin que pas une voix ne s’est élevée, du côté des fervents de l’armée, pour protester cont
100 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
170guerre, il a mené le bon combat à l’émission « La voix de l’Amérique », tandis que ses livres et en particulier son Journal