(1986) Cadmos, articles (1978–1986) «  Conclusions (été-automne 1984) » pp. 231-238

Conclusions (été-automne 1984) t

[p. 231] Je me suis aperçu un peu tard, c’est-à-dire cette nuit et ce matin même, que j’avais accepté une tâche absolument impossible, celle de résumer un colloque comme celui-ci où le plus important ne saurait être résumé.

Les mots qui ont fusé de partout, les échanges rapides, c’est tellement plus important que les conclusions solennelles que l’on pourrait tirer de nos débats, que je crois que j’ai entrepris quelque chose que je ne pourrai pas mener à bien. Alors, je vais être aussi peu objectif que possible dans mes conclusions, dans ce que j’aurais à dire sur l’ensemble de ce colloque. Je crois que c’est le seul moyen de m’en tirer, au moins en ne m’ennuyant pas trop moi-même — je m’excuse pour le reste auprès de vous tous.

Il me semble que ce colloque, des trois que nous avons vécus ensemble depuis trois ans, a été de loin le plus riche par le nombre et par l’importance des thèmes abordés. J’espère qu’il ne sera pas le dernier. Je vais faire des propositions précises pour une continuation indéfinie de ce genre de rencontres.

Je retiens, parmi d’autres qui sont peut-être plus importants, les trois thèmes qui nous ont le plus longuement retenus et qui ont été dans l’ordre : le thème du Forum  culturel de Budapest et sa préparation, qui a occupé la première journée. Deuxième thème, la sémantique : nous avons consacré toute une journée à l’examen des langues de bois diverses des gouvernements et de leurs experts, celles de certaines littératures, pas toutes, mais enfin il y en a beaucoup d’autres que nous pourrions examiner, et cela a été une journée extrêmement instructive, pour tout le monde je crois, un exercice tout à fait utile. Troisième thème, un retour à la culture commune des Européens, mais juste esquissé ; on a indiqué des pistes à suivre ou à développer, plutôt qu’on ne l’a fait vraiment.

Sur le  Forum  culturel, premier thème, je vous avouerai que j’ai [p. 232] tout appris ici. Je n’en savais rien. Quand j’ai vu cela sur le programme, quand j’ai vu que certains avaient choisi comme thème le  Forum  culturel, considérations sur le  Forum  culturel 1984-1985, c’était notre ami Boldizsar qui avait choisi ce thème, je me suis dit : est-ce qu’on prépare déjà un  forum  pour l’année prochaine ? Je croyais qu’il parlait de notre colloque. J’étais absolument à côté de la réalité. Et je crois que je n’étais pas le seul. Sans cela, je n’oserais pas le dire. Cela a été extrêmement utile pour nous tous. J’ai appris que le  Forum  culturel dont il était question allait commencer à s’organiser en novembre à Budapest et se tiendrait en 1985. J’ai appris qu’il était la suite de la Conférence d’Helsinki, laquelle avait donné naissance à la Conférence de Madrid, dont les déclarations finales appelaient un  Forum  scientifique, qui a déjà eu lieu, puis ce  Forum  culturel. Il s’agit, si j’ai bien compris, d’une réunion intergouvernementale, formée de trente-cinq délégations nationales, chaque délégation nationale comprenant deux espèces de membres : ceux qui sont désignés comme « des personnes libres », c’est presque incroyable, et, d’autre part, les « fonctionnaires gouvernementaux » — faut-il comprendre qu’ils ne sont ni des personnes, ni libres ? — la totalité représentant six cents personnes. Ce n’est donc pas un colloque, on appelle cela un  forum  et ce n’est pas par hasard. Nous nous sommes longuement interrogés sur la manière de désigner cette chose, ce « machin » aurait dit un général que vous connaissez. Il y a eu toutes sortes de propositions. M. Boldizsar a proposé « dialogue multilatéral », mais il n’était pas sûr que cela pouvait se dire. D’autres ont suggéré « une conversation ». Quant à moi, j’ai eu l’impertinence de proposer le mot « foire », parce que cela me paraît conforme à l’étymologie. Foire vient, à la fois, de  forum , place publique où on réunit beaucoup de monde et où tout le monde peut parler, mais c’est celui qui crie le plus fort qui vend le mieux sa marchandise. Il y aura certes ce côté-là dans ce qui va se passer à Budapest. Et puis, foire vient aussi de feria, jour férié, et là, cela voudrait dire que ce  forum , comme tous les  forums  de ce genre, ne fera rien. Nous avons donc appris tout cela, et que le thème de Budapest sera une discussion générale, donc un  forum culturel, sur la sécurité en Europe. De cette discussion, de ces thèmes, nous ont parlé avec beaucoup de pertinence, de réalisme et de sagesse, M. Lipatti, M. Acimovic, et aussi, le lendemain, M. Grossrieder, M. Haber et M. Boldizsar. Ce dernier [p. 233] sera l’un des hôtes, l’un des organisateurs de Budapest. Il nous a surtout recommandé, et plusieurs de ceux que je viens de nommer ont insisté là-dessus, de nous occuper surtout de ce qui nous unit, plutôt que de ce qui nous sépare. Je vous avouerai tout de suite que j’ai toujours eu quelque méfiance pour cette approche du problème. Les intellectuels vont d’instinct vers ce qui peut séparer, ne fût-ce qu’en apparence, et peut donner lieu à une discussion. S’ils étaient d’accord, il n’y aurait pas de colloques. Mais, en fait, chercher ce qui nous unit est, dans le cas présent, la seule voie praticable. Il nous faut trouver, en effet, d’abord un langage commun, sinon cela ne servira absolument à rien. Chercher ce qui nous unit, surtout dans le domaine de la culture, qui est d’abord une question de langage. Et ceci nous a amenés, durant la deuxième journée, à une discussion qui a roulé sur la sémantique, ou mieux encore, la sémiologie ; cela fait encore plus d’effet. Les vraies recherches sont sémiologiques, ou ne sont pas « de pointe ».

Nous avons eu, d’abord, le rapport extrêmement intéressant, très détaillé, de M. Grossrieder, sur ce que j’appellerai irrévérencieusement « la langue de bois de Madrid », c’est-à-dire le genre de termes qui ont été retenus, pour préparer Budapest, en étant absolument sûr que cela ne risquerait pas d’aboutir à des conclusions pratiques éventuellement dangereuses pour les uns ou les autres.

Mais avant d’en revenir à cette journée, je ne voudrais surtout pas oublier de mettre en valeur un intermède qui a occupé, je crois, tout l’après-midi du jeudi : Mme Oudaltsova nous a fait une communication trop modestement intitulée Byzance, ville d’art, et nous a projeté ensuite une série de diapositives d’une telle beauté que cela nous a réduits au silence. Nous avons décidé, après avoir vu ces images sur un grand écran, qu’il n’y avait plus rien à ajouter et nous avons levé la séance : bel hommage à ce que vous nous aviez montré, Madame. Dans votre introduction, traitant de la culture urbaine dans le développement de l’Empire byzantin, je me suis permis de relever deux remarques qui me paraissent aller très loin. Vous montriez qu’à la différence de l’Europe morcelée du Moyen Âge, Byzance est restée une monarchie centralisée où les doctrines politiques de l’empire et le culte de l’empereur exerçaient une influence décisive sur toute la culture et l’idéologie. Vous avez souligné, de la sorte, une distinction typologique importante entre la vie sociale et culturelle byzantine, et [p. 234] celle de l’Europe occidentale. Ce qui, selon vous, définit l’héritage de Byzance est devenu, de toute évidence, celui de la Russie, non seulement au Moyen Âge, mais après la Révolution d’Octobre, où beaucoup de traits sont proprement byzantins. Dans l’Empire byzantin, dites-vous, l’individu se dissolvait dans la société, alors que toute l’idée de grandeur exprimée dans l’idéologie, la littérature et l’art, ne s’appliquait qu’à l’État, à l’Empereur et à l’Église. Le parallélisme est frappant avec des situations que nous connaissons — en remplaçant l’Église par le Parti — et je crois que cette distinction entre deux types d’Europe va très loin, d’autant plus loin qu’elle ne s’est pas faite du tout pour des raisons géographiques, encore moins ethniques — la population de la Russie venait en majorité de l’Asie centrale, mais pas de Byzance, il s’agit donc d’une transmission purement culturelle comme on dit aujourd’hui — plus précisément ecclésiastique, religieuse, théologique, qui a imprimé des traits durables à toute la population russe, par l’intermédiaire de l’Église orthodoxe. Je me suis demandé s’il n’y aurait pas là un premier sujet —je vous en trouverai d’autres — de nouveau colloque.

Mais j’en reviens à notre deuxième thème, la sémantique. M. Grossrieder nous a donc appris mille choses importantes sur le langage propre aux congrès, et ensuite, M. Georges Nivat nous a montré, par une analyse à mon sens admirablement raffinée et portant sur une information très solide, les méfaits de la langue de bois, non seulement sur la politique, comme on venait de le voir avec M. Grossrieder, mais sur la production littéraire. Le ton était tranquille, objectif, aimable, je tiens à le souligner, et d’autant plus qu’il en alla de même pour les réponses venues de l’autre côté, et je crois que cela est tout à fait important. Il y a eu des moments où l’on sentait la tension monter dans un silence d’une qualité extrêmement dense, dirais-je, et puis tout s’est détendu quand notre président a pris la parole pour dire que les propos de Georges Nivat lui avaient suggéré d’appliquer à l’Ouest la même analyse que Nivat venait d’appliquer à l’Est. Cela m’a frappé d’autant plus que j’avais eu la même idée en même temps que lui, sans que nous ayons eu le moindre échange. Je l’avais notée, et je vous ai lu mes notes juste après que le président soit intervenu. C’était en substance : pourquoi ne pas appliquer la méthode Georges Nivat aux littératures de l’Ouest, dans ce siècle, dans leurs rapports avec le pouvoir et avec les oppositions ? On verrait peut-être [p. 235] que la langue de bois nationaliste, de classe, bourgeoise dans notre cas, a provoqué des réactions littéraires parfois violentes, parfois comparables à celles que Nivat soulignait chez ce qu’on a appelé les dissidents russes — nous, nous appelions cela l’explosion antibourgeoise : Dada, le surréalisme et puis après la guerre, les tentatives de littérature purement objective, où l’auteur ne jouerait plus aucun rôle, ne défendrait aucun point de vue, la littérature sémiologique de Roland Barthes. Aussi, parallélisme assez remarquable, le même phénomène que Nivat a souligné : pour échapper à l’idéologie, le retour à la littérature paysanne, à la littérature terrienne, comme celle de Ramuz qui s’est fait une langue qu’il voulait absolument purifiée de toute idéologie.

Le parallélisme est intéressant, et on a pu constater qu’il y avait des conflits parfois comparables des deux côtés, et que la dialectique entre la langue de bois et la langue proprement littéraire, même religieuse, comme Nivat l’a souligné, était un phénomène universel qu’il fallait étudier de près. Voilà encore un autre colloque à préparer pour une autre année ! Je crois bien que, lors de ce débat, de l’exposé de Nivat et des réponses que nos deux délégués soviétiques ont faites, nous avons touché peut-être le nœud du problème qui se posait à ce colloque. Il y avait quelque chose de nodal, de central, et j’ai eu l’impression de vivre un moment important : pour la première fois, je voyais des gens représentant les deux camps, comme on dit, parler avec rigueur, mais aussi avec amitié, autour d’une même table, sans animosité dans la manière de discuter. Et tout cela, dans une conjoncture mondiale qui, justement, semble opposer radicalement ces deux camps au point de créer le plus grand péril jamais encouru par l’humanité. Nous avons eu l’impression qu’autour de cette table, quelque chose se nouait, qui pouvait, en même temps, peut-être apporter le secret pour dénouer un conflit gigantesque. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, c’est un peu difficile à transmettre et c’est assez émouvant à vivre, je crois. Je crois que ce moment-là a entièrement justifié notre colloque.

Il y a eu une extrême richesse aussi, ce jour-là, dans les interventions qui ont suivi ces exposés plus longs, interventions de MM. Diez del Corral, Acimovic, Mayer, Lipatti, revenant sur tout le phénomène de la langue de bois de Madrid. Je voudrais relever, en passant, une remarque de Luis Diez del Corral, sur l’impression qu’ils ont ressentie [p. 236] à Madrid en lisant tous les jours les communiqués de presse sur les discussions : l’impression que tout cela tournait dans un petit cercle européocentrique, et que ce serait drôlement reçu ou mal reçu dans le Tiers Monde. Je crois que, là, vous avez touché, cher ami, quelque chose de tout à fait important. Le grand danger que nous avons couru au cours des trente dernières années, en tenant nos colloques, ou en créant des instituts pour l’étude de la culture européenne, a été de glorifier la culture européenne des siècles passés, tout en laissant entendre : attendez, vous allez voir ce que l’on va faire… C’est un exercice absolument stérile. Je pense que vous avez posé le doigt sur le vrai problème en parlant des réactions du Tiers Monde, car s’il est urgent de définir la culture commune des Européens, c’est pour prendre mieux conscience de ce que l’Europe a fait dans le reste du monde, en diffusant sans la moindre précaution, sans la moindre prise de conscience, sans les moindres réserves, sans le moindre sens des cultures différentes, notre civilisation scientifico-technique. Je prends le DDT comme exemple typique de cette ambivalence de notre science. Au début, le DDT a sauvé des récoltes immenses auparavant dévastées par les insectes, il a atténué ou presque supprimé les risques de malaria dans les pays où elle régnait d’une manière endémique, et puis, ensuite, on s’est aperçu que cela détruisait des équilibres écologiques millénaires, et créait des maux encore pires que la malaria, si bien qu’on a dû interdire le DDT. Je crois que cet exemple symbolise un des aspects de ce qu’a déchaîné sur le monde la civilisation occidentale. Je vois là un nouveau sujet de colloque extrêmement important. Ce serait un dialogue des cultures, un dialogue entre l’ensemble de la culture européenne et les différentes cultures qui se partagent le monde. Nous l’avons essayé il y a quelques années, au CEC, cela avait l’air prometteur. Je pense que c’est une chose à reprendre.

Le troisième thème a été centré sur la culture européenne. Là-dessus, il m’est difficile de dégager des conclusions sur ce que nous avons fait aujourd’hui même. Je ne puis guère vous donner que des conclusions personnelles, auxquelles je suis arrivé déjà depuis une trentaine d’années, sur la culture commune des Européens. Je pense que ce qui distingue notre culture européenne, c’est la diversité extraordinaire des sources, qui est beaucoup plus grande qu’on ne veut bien le dire d’habitude. Tout le monde, dans les pays latins [p. 237] surtout, a été enthousiasmé par la définition de Paul Valéry : est absolument européen tout ce qui a été touché ou formé par ces trois sources : Athènes, Rome et Jérusalem, autrement dit, la philosophie grecque, les institutions romaines, et le judéo-christianisme — la Loi et l’Évangile. Déjà, entre ces trois premières sources, que de « diversités », de valeurs antinomiques, d’où tensions créatrices ou conflits irréductibles. Simone Weil avait très bien montré en quoi Rome était au fond incompatible avec Athènes et encore plus avec Jérusalem. Mais ce n’est pas tout. Il y a en plus des trois sources selon Valéry la source germanique qui est considérable ; la population germanique a fait un bon tiers de la population de l’Europe, un autre tiers étant la population celte. Ce sont les deux grandes sources qui sont venues s’ajouter pour compliquer formidablement le jeu, pendant tout le Moyen Âge : la mystique celte, l’aventure, le roman, toute la littérature, y compris l’opéra sont sortis de là, et le reste est sorti de la civilisation germanique, notamment les notions de communauté et tout le droit communautaire qui est tellement important ; si l’on veut faire des fédérations, c’est à cela qu’il faut se rapporter. Et puis, ensuite, l’influence du monde arabe à travers l’Espagne, au Moyen Âge, non seulement sur les sciences, mais sur la doctrine de l’amour en Europe. J’ai essayé de le montrer dans un livre de jeunesse, que je crois que Hans Mayer connaît, il en a parlé l’an dernier… Finalement, il y a la source slave, à laquelle Valéry ne fait pas la moindre allusion. Je ne sais pas s’il a jamais lu Dostoïevski, j’en doute parfois. La source slave, à partir du xixe , a été considérable pour nous, ne fût-ce que par l’influence des romanciers russes de la fin du xixe , puis de la musique des débuts du xxe siècle.

Ce qu’on peut dire sur l’Europe, s’il faut définir d’un mot sa culture, c’est que c’est une culture qui accepte un nombre non limité de définitions, toutes justes. Le jeudi matin, je ne sais plus qui d’entre nous a dit qu’il connaissait quatre-vingts définitions de la culture européenne, c’était peut-être M. Boldizsar. Il était onze heures du matin, et je l’ai noté. À cinq heures de l’après-midi, un autre orateur a parlé de deux cent quarante-cinq définitions de la culture européenne. Cela s’était passé très vite, vous le voyez, et il n’y a aucune raison de s’arrêter. Un autre a dit que tout ce qui était définition de la culture n’était pas culture, il avait raison aussi. Donc, la culture européenne peut-être, en première approximation, définie comme ce [p. 238] qui admet un nombre non limité et sans cesse croissant de définitions toutes justes, c’est-à-dire capables d’être intégrées et exemplifiées par des œuvres et par des personnes. Il peut y en avoir des millions, et cela sera juste dans la mesure où ce seront des personnes qui intégreront à leur manière, selon leur vocation unique, sans précédent, tout ce qui leur est venu de partout — les objets de leur piraterie ! Je propose donc cette seconde conclusion : la culture européenne n’est pas la plus belle, n’est pas la seule, n’est pas la plus centrale du monde, mais celle qui doit donner, par ses diversités mêmes et par sa nécessité d’intégration personnelle, des mesures communes pour l’ensemble des activités humaines, non pas seulement, comme on est toujours tenté de le dire, littéraires et artistiques, mais peut-être plus encore scientifiques, technologiques, et donc économiques aussi. Conformément à ses mesures fondamentales, cette culture commune devrait nous imposer des systèmes de prudence, je dirais des modes d’emploi, au service non pas de la puissance des États, des gouvernements, mais de la liberté des personnes.

Et voilà sans doute le sujet d’un autre colloque encore, pour ce groupe. Mais, bien plus, il me semble que c’est là, en quelque sorte, le sujet de tous les colloques qu’il vaut la peine d’organiser sur le modèle de celui-ci.

Ce qui me paraît justifier, ou au moins excuser, ou simplement lever les scrupules que je devrais avoir à vous présenter des conclusions aussi exorbitantes, c’est sans doute l’atmosphère joyeuse qui a régné sur ce colloque depuis trois jours. Je crois bien n’avoir jamais autant ri au cours d’un exercice de ce genre.

Nous nous sommes tous beaucoup amusés et je suis donc convaincu que nous serons tous très heureux de répéter cela dans les mêmes conditions, aussi souvent que possible. Merci Jacques Freymond !