1 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
1t qu’il peut parler d’égal à égal avec beaucoup d’États ; le plus parfait aussi. Son succès sans précédent le met à l’abri de
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
2 rassis qui tiennent aujourd’hui les charges de l’État, piliers d’un régime dont ils sont les seuls à s’accommoder parce qu’
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
3t, mais de soumettre les esprits au contrôle de l’État, voyons donc, — n’avez-vous pas honte de vous faire rappeler sans ces
4nches qui marquent un peu partout le passage de l’État, et dont la vue permet à ceux qui tombent du ciel sur notre sol de s’
5ublique, obligatoire, et soumise au contrôle de l’État. Alors ? Ou bien vous acceptez le régime — mais aussi ses conséquence
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
6ise humaine qu’en tant qu’elle est cultivée par l’État), l’École, après avoir entraîné l’âme moderne dans ses collèges, l’y
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
7ont-ils pas plutôt des fonctionnaires payés par l’État et avides d’avancement ? Les écrits polémiques de Kierkegaard, Le Mom
6 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
8ée — en la personne de ses grands maîtres — par l’État bourgeois. Les Chiens de garde 39 , tel est le titre de son pamphlet
7 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
9sprit. Hegel met d’abord l’esprit au service de l’État ; puis Marx à celui des « faits » et de la « matière » ; enfin Stalin
8 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
10à gauche, on arrive fatalement devant la Banque d’État. Juste à temps pour voir se fermer les guichets, aux sons du Horst-We
9 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
11r jusqu’au monstrueux la puissance abstraite de l’État. Le fondement de notre action est la liberté, le risque. L’autorité v
10 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
12lui qui, dans une société équilibrée, incombe à l’État, c’est ce que nous appelons le domaine du plan ; de l’autre, il a à p
13 a à protéger l’action de tout ce qui n’est pas l’État : départements, communes, corporations, familles, individus. Dans le
11 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
14par son jeu normal la disparition des cadres de l’État et du statut des classes, c’est-à-dire : l’élimination des facteurs d
12 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
15si petite qu’elle se fasse au réduit intérieur, l’État moderne a su trouver les moyens de venir la brimer. Non tant, d’aille
16rieur de logique dans l’application du système. L’État, sa politique, ses décrets, ses brimades, représentent dans notre siè
13 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
17 autorité que la police, plus d’autre unité que l’État, et plus d’autres réalités que celles qui concernent la moitié inféri
14 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
18’exploitation de l’homme par ses créations, par l’État et par les bavards. Elle refuse la dictature, parce que le centre viv
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
19s divinités, vous les connaissez bien : ce sont l’État, la nation, la classe, la race, l’argent et l’opinion publique. Elles
16 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
20 dire, sur le plan politique, que les droits de l’État priment ceux du citoyen. Voilà ce qui découle normalement de la défin
21le font figure de révoltés non seulement contre l’État, mais aussi contre la définition même de l’individu, et, en fin de co
22Cela revient à dire, sur le plan politique, que l’État n’est rien d’autre qu’une machine destinée à subvenir à l’entretien d
23roits dépendent, en pratique, du bon plaisir de l’État. Tout au contraire, des lois fondées sur la personne sont obligées de
24centre de l’autorité n’est pas dans les bureaux d’État, il reste dans l’activité réelle de chaque personne, au sein de group
25e des dictatures ! L’ordre extérieur imposé par l’État, au moyen des violences qu’on sait, peut très bien n’être que la fixa
26 conscience, alors que les lois rationnelles de l’État français transforment aussitôt cette objection de conscience en un pé
17 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
27a libération de l’individu et la suppression de l’État, sont sans commune mesure avec les moyens qu’il met en œuvre. Ou mieu
18 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
28i sont absolus, et ils s’opposent aux ordres de l’État totalitaire. Mais, d’autre part, le réformisme suppose trop de calcul
19 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
29les au bien collectif. Le bien collectif, c’est l’État. Il s’agit de s’en emparer. Un jour, vient l’ordre de marcher sur Par
30 fascisme sans discours diffusés par les postes d’État ? [p. 132] Dès qu’il s’agit de propagande de masses, le triomphe du
31 l’hitlérisme 42 se ramène à cette exigence d’un État fort, centralisé, dispensateur de tous les biens, méritant donc tous
32les sacrifices. Si l’on admet cette primauté de l’État, les violences nécessaires à son établissement se trouvent aussitôt l
33se trouvent aussitôt légitimées. Que représente l’État pour les fascistes ? Il répond en tout premier lieu à la nostalgie d’
34 mission. Reprenons ces trois caractéristiques. L’État fasciste subvient aux défaillances particulières : il est impersonnel
35ulières : il est impersonnel et jamais fatigué. L’État fasciste met fin aux luttes politiques : il supprime les partis et ju
36s : il supprime les partis et jugule la presse. L’État fasciste enfin résume et codifie officiellement l’idéal national que
37scisme n’est réelle et organique qu’à partir de l’État. Mais depuis l’origine du monde, les hommes ont toujours appelé « die
38boutit donc nécessairement à la divinisation de l’État. Tout ce qui échappe à l’emprise de l’État devient dès lors suspect,
39n de l’État. Tout ce qui échappe à l’emprise de l’État devient dès lors suspect, hérétique, coupable — à moins qu’on ne parv
40oir voulu subordonner à l’organisme matériel de l’État, préalablement divinisé, les libertés fondamentales de la personne et
41 sinon toutefois au mensonge officiel. Et quand l’État tiendrait la vérité, il en fait un mensonge dès qu’il y convertit par
42ersion du spirituel soumis de force à la raison d’État ? C’est bien déjà la folie [p. 136] unitaire, le mal fasciste, qui po
43les psychiatres. De toutes les idoles modernes, l’État totalitaire est peut-être la plus décevante. L’idole des humanistes (
44pousser Dieu que de l’admettre comme soutien de l’État. La comédie spiritualiste, que le fascisme croit devoir jouer pour en
45 peu près le contraire de l’héroïsme personnel. L’État fasciste a réussi à faire prendre pour une fièvre d’héroïsme le confo
46 et de leur nécessaire diversité. Elle veut que l’État soit une émanation de l’homme, et non l’inverse. Elle veut qu’il y ai
47qu’il y ait d’abord des hommes humains, ensuite l’État au service de ces hommes. Là où l’homme veut être total, l’État ne s
48 de ces hommes. Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. p. 129 39. Ici, d’une manière plus
20 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
49social qu’anime un risque permanent, essentiel. L’État marxiste idéal ne laisse subsister que les risques accidentels ; il r
21 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
50ond : il est dans la conception rationaliste de l’État moderne et dans la conception abstraite de l’homme considéré comme in
51 perdit de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expression de la collectivité des
52u moment même où elle l’imposait sur le plan de l’État. On ne le vit pas tout de suite : l’État commença par détruire certai
53lan de l’État. On ne le vit pas tout de suite : l’État commença par détruire certaines injustices criantes, détournant l’att
54n Publique, c’est-à-dire à la Presse (payée par l’État, les banques et le capital) et à la Publicité. L’homme n’eut plus de
55bilité de chacun, mais par le cadre policier de l’État, par l’ambiance morale que créent la Presse et la Publicité, et par l
56homme dans le groupe pour le plus grand bien de l’État. Cette inversion flagrante ne nous empêchera pas de prononcer un mot
57dations que le milieu inerte lui propose ou que l’État veut lui imposer. Le héros véritable, la personne dans sa pureté, c’e
22 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
58évêque, s’adressant à Louis XIV, c’est-à-dire à l’État personnifié, lui déclarer sans artifices de langage : « Voilà, Sire,
59 cauchemar la Bête de l’Apocalypse, le dieu glacé État qu’ils édifient pour le Grand Soir fasciste ou stalinien. Et cet écla
60ourgeois. Dans la révolte de la personne contre l’État, il n’y a pas seulement la vision d’un nouvel ordre et d’une franchis
61tionale, celle-ci à l’économie, et l’économie à l’État, et rejoignent ainsi le régime russe, si le monde entier d’ici vingt
62mmes renoncent ? Si le confort moyen imposé par l’État détend tous les ressorts de la création personnelle ? S’il n’y a plus
63ion fatale de leur désespoir s’appelle toujours l’État totalitaire. Pessimisme actif Quand on part pour une promenade de d
23 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
64are sur des voies de manœuvres qui conduisent à l’État totalitaire. La force véritable d’un groupe numériquement restreint r
24 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
65e (Antigone s’opposant aux décisions sacrées de l’État) ; — d’où les notions de gloire et de record. Et Alcibiade coupe la q
66é retrouve des contraintes qui le rassurent, et l’État sa puissance matérielle. C’est Rome alors, c’est l’empire romain qui
67oire de l’étatisme sur l’individualisme social. L’État romain, rural et militaire, avec son appareil rigide, devait fataleme
68éé par l’individualisme est toujours un appel à l’État dictatorial. Et cet État aux cadres géométriques, avec son armée, sa
69st toujours un appel à l’État dictatorial. Et cet État aux cadres géométriques, avec son armée, sa bureaucratie, sa police,
70 de succession fatale. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est abs
71L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes naturels subsistants, atomise encore plus la soci
72as ». C’est avec la poussière des individus que l’État fera son ciment. Diviser pour régner, déraciner pour mieux discipline
73 décadence de Rome. Le type d’homme que suppose l’État romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le solda
74u’ils ne jouent pas de rôle dans les rouages de l’État. Il est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le t
75es, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’autre pos
76enu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratisée, qui
77as de l’esclave qui devient chrétien. Alors que l’État romain lui déniait toute activité libre et spontanée, l’Église lui [p
78it le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que Dieu attribue à chaque h
79 n’a pas-seulement le droit d’être respecté par l’État, il a surtout le devoir d’agir, en tant qu’il est chargé d’une respon
80tons que si la personne doit être respectée par l’État, ce n’est pas en vertu d’on ne sait quel « droit naturel » à la désob
81turel » à la désobéissance ! Calvin précise que l’État, quel qu’il soit, doit être obéi par chacun. Mais il ajoute une restr
82 France « mise au pas » par l’homme qui dit : « l’État, c’est moi » ; la France synchronisée, centralisée, déjà presque tota
83que la Réforme a triomphé surtout dans les petits États qui éprouveraient le besoin de se fédérer contre l’Empire et contre R
84it Calvin, mais il vaut plus que tout, plus que l’État lui-même, dans certains cas, par le fait de sa vocation. C’est à caus
85tant cette précision : ce n’est pas la forme d’un État qui compte, mais bien la condition qu’il ménage à l’Église, et l’idée
86itiques que l’on pourrait marquer entre ces trois États : d’abord parce que ce n’est pas notre sujet, ensuite parce que ces d
87et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avait jamais été établie d’une manière satisfaisante. Le tzar, par
88 en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux le Pouvoir.
89u avec rigueur la distinction entre l’Église et l’État, et que, d’autre part, il a toujours favorisé le développement de la
90dans le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’État totalitaire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante,
91peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État, puisque c’est lui qui l’a créée pour ses seules fins, et qu’il n’exi
92nt engagé, corps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant plus aucune autorité qui transcende et
93rps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant plus aucune autorité qui transcende et limite son po
94és — des milliers de petits Führer — mais c’est l’État et sa « mystique » qui les créent. On ne leur laisse d’initiative que
95ons irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là, ce sont ses véritables adversaires, les seuls séri
96u sérieux la doctrine réformée de l’homme et de l’État. Ceci ne signifie pas que l’Église ait à proposer un programme comme
25 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
97ue, considéré comme une captation, au profit de l’État et de la finance, du sentiment patriotique originel ; refus de la cul
98personne humaine, toujours supérieurs à ceux de l’État, qui doit normalement leur être subordonné ; affirmation de la primau
26 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
99 pas d’abord d’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploi
100ngénieurs et des banquiers dans les Conseils de l’État et qui pensent que dès lors tout marcherait de soi, ceux qui envient
101libérée de tout tragique, et comme délivrée par l’État de l’oppression du péché originel, sombre invention « réactionnaire »
102e de spoliation des libertés de la personne par l’État (que ce soit au nom d’une classe ou de la race n’y change rien), j’es
103rt, la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure, — d’autre part la science des rapports de la
104 civique par devoir, au nom des « intérêts » de l’État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque
105auté. Elle n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais, au contraire, l’État et la nation ne sont que les
106ée par l’État ou la nation, mais, au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, les représentations extérieu
107 Cette double activité aboutit à la création de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une
108, il a besoin de la base matérielle assurée par l’État, d’autre part, il ne peut créer dans le vide, et sa création, quelle
109ion de la personne que nous voulons subordonner l’État à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation. C’est en vertu
110le de départ. (D’où notre définition du rôle de l’État, limité et fort, et l’institution du service civil.) C’est en vertu d
111nismes matériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la m
112 fascistes » des hommes qui veulent subordonner l’État aux libertés — ce qui est l’inverse de l’effort fasciste — ni de [p. 
27 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
113onduisaient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte in
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
114s divinités, vous les connaissez bien : ce sont l’État, la nation, la classe, la race, l’argent et l’opinion publique. Elles
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
115 des Allemands. Pendant leur traversée, un coup d’État renverse le gouvernement qui les avait appelés officieusement. Ils hé
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
116peu, cette même littérature « mise au pas » par l’État fasciste 13 . Que pourrait-elle lui opposer ? Où donc est la mesure d
117es opprime. Notre individualisme travaille pour l’État. Notre littérature travaille contre l’esprit. Préface à l’imprévisi
118chercher dans les choses, dans les partis, dans l’État ou dans la nation un principe de grandeur qui n’est plus que dans l’h
119l’individualisme politique. « Dernière heure de l’État, première heure des hommes. » Nous dirons première heure de la person
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
120ilité des hommes reliés ? Qu’importe l’ordre de l’État, s’il se maintient au prix du désordre privé ? Qu’importe, en fin de
32 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
121mat » 29 , mais ce n’est plus qu’un conformisme d’État. C’est, à peu près, l’ukase en moins, ce qui s’est passé chez les bou
33 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
122ond : il est dans la conception rationaliste de l’État moderne et dans la conception abstraite de l’homme considéré comme in
123 perdit de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expression de la collectivité des
124u moment même où elle l’imposait sur le plan de l’État. On ne le vit pas tout de suite : l’État commença par détruire certai
125lan de l’État. On ne le vit pas tout de suite : l’État commença par détruire certaines injustices criantes, détournant l’att
126n Publique, c’est-à-dire à la Presse (payée par l’État, les banques et le capital) et à la Publicité. L’homme n’eut plus de
127bilité de chacun, mais par le cadre policier de l’État, par l’ambiance morale que créent la Presse et la Publicité, et par l
128homme dans le groupe pour le plus grand bien de l’État. Cette inversion flagrante ne nous empêchera pas de prononcer un mot
129dations que le milieu inerte lui propose ou que l’État veut lui imposer. Le héros véritable, la personne dans sa pureté, c’e
34 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
130e, de la classe, de la nation, du capital ou de l’État, — car c’est de tout cela que se compose le destin du siècle, — c’est
131us croient, comme le fasciste, aux fatalités de l’État. Nous croyons à la liberté de la Personne. Je connais bien la réactio
132tonomie, et qui remet aux mythes collectifs — à l’État en définitive — le soin de garantir sa « matérielle ». Nous disons qu
133ar il n’y a pas d’exemple, dans l’histoire, que l’État ait pu assurer la vie d’une collectivité dont chaque membre se déclar
134s modernes, dont l’expression suprême s’appelle l’État. Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire.
135’appelle l’État. Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. p. 3 h. « Destin du siècle ou destin
35 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
136ous l’apprend, lorsqu’il fait un panégyrique de l’État fort. Certes, nous sommes d’accord avec Max Bonnafous, qui écrit dans
137 cet ordre est défini par la seule puissance de l’État, nous crions au « fascisme » et à la contre-révolution. Tout élan rév
138out élan révolutionnaire qui veut s’appuyer sur l’État aboutit à la dictature, s’arrête à mi-chemin de sa course, et par là
139 bien étrange de voir des socialistes réclamer un État renforcé, alors que leur doctrine a toujours défini l’État comme l’or
140orcé, alors que leur doctrine a toujours défini l’État comme l’organe d’oppression d’une classe sur toutes les autres. Nous
141s inexorable, en l’adoptant. 3. La réforme de l’État selon Doumergue Les seuls éléments constructifs — si l’on peut dire —
36 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
142 se tait sur Edschmid, l’Académie refuse Claudel. État de l’élite française en 1935. Petits signes révélateurs d’une décaden
37 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
143sprit ne s’impose plus sans discussion. Lorsque l’État vient au secours d’une religion, c’est qu’elle est morte. Ou qu’elle
144 Ou qu’elle n’en a plus pour longtemps. Lorsque l’État s’avise d’honorer « l’esprit créateur », tremblons pour l’avenir de l
145s, ce ne serait jamais qu’un musée. Et créé par l’État, et contrôlé par lui, ce ne serait jamais qu’un musée des lieux commu
146 un esprit « pur » dans un temple construit par l’État, la pensée s’évanouit, le temple est vide. Un Palais de l’Esprit ne p
147rsonnage consulaire, président d’une commission d’État pour une exposition promise à la publicité universelle, trouve nature
148e le nourrir. Une logique vulgaire voudrait que l’État, qui l’honore, se charge aussi de l’entretenir. Mais voilà le vice de
149ondition qu’on en sorte : en se vendant, soit à l’État, soit aux journaux, soit au public, soit au fascisme ou à l’antifasci
150es penseurs sans audience et sans prestige dans l’État ; — et décide en conséquence : la construction d’un Palais de l’Espri
151 révolution véritable ? Faudrait-il compter sur l’État pour prendre cette initiative ? 41 [p. 46] Laissons ce jeu. Les ut
38 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
152 rien enseigner, rien savoir d’autre que ce que l’État, la classe, ou le parti dont ils dépendent les paie pour enseigner ou
153’ordre culturel ou moral ont été supprimées par l’État soviétique, plus rigoureux dans son application d’une erreur initiale
154iques.   4. — L’autorité culturelle ne sera pas l’État, mais la Révolution elle-même. La Révolution appartient à la premièr
39 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
155hirent », tous les édits « apaisent », si c’est l’État qui les a promulgués. On célèbre l’Édit de Nantes au nom de l’ordre d
156célèbre l’Édit de Nantes au nom de l’ordre dans l’État. On flétrit la Révocation décrétée au nom du même ordre et pour le bi
157étée au nom du même ordre et pour le bien du même État, mais on invoque cette fois les droits sacrés de la conscience. Telle
158 qu’une réédition de la boutade, sur le plan de l’État. La paix d’abord, à n’importe quel prix. On ne saurait proclamer plus
159ux fois, qu’il subordonne au raffermissement de l’État. Que peut valoir un « ordre » imposé brutalement de l’extérieur à deu
160r une paix vivante. C’est l’éternelle erreur de l’État policier. D’ailleurs, cet « ordre », qui se fonde sur la méconnaissan
161ela suffit à qualifier l’espèce de « paix » que l’État prétend assurer au mépris des réalités spirituelles, et sous prétexte
162s qui en résultent, créés par l’intervention de l’État dans des domaines qui ne sont pas du ressort de la politique. L’explo
163s se trouvant liées bon gré mal gré au cadre de l’État, la France est divisée pendant un siècle en trois factions : — la fac
164e que le mot peut-être apocryphe du souverain : l’État, c’est moi. Voici cette phrase, dont on croirait qu’elle concerne que
165concerne quelque Führer, et non le roi : « Tout l’État est en lui, en lui est la puissance, en lui est la volonté de tout le
166ais de fait, le triomphe véritable est celui de l’État, plus encore que celui du Pape. C’est l’évolution étatiste qui permet
167té n’est inscrite dans les faits ! La raison de l’État est une raison abstraite, — nous croyons l’avoir dit suffisamment. Ma
40 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
168inisme considéré comme une forme de capitalisme d’État et de nationalisme russe, et là encore nous reconnaissons un point de
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
169n les cas rationalisation, rationalisme, raison d’État ou dictature. L’examen des doctrines les plus puissantes du dernier s
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
170ue, oublie son but, qui était la destruction de l’État, et d’une thèse purement critique tire une doctrine constructive qui
171 police et la propagande. Et la raison : raison d’État. Police-Propagande-État, voilà la main, voilà le cerveau, voilà le no
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
172it concevoir par exemple une mesure imposée par l’État et qui se révèle incapable d’épouser, pour le vivifier, le mouvement
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
173ns les discours et les articles de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, espri
174rsatz pitoyables que nous proposent l’Argent et l’État. Giovinezza ! Tod den Juden ! Nous ferons mieux que l’Amérique ! Ache
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
175du Mouvement. C’est sa force qui a créé le nouvel État et qui donne l’impulsion à l’édification nationale-socialiste. C’est
176 le Parti, le Parti est le Führer. » — « Parti et État sont une seule et même chose. » — « Hitler est l’Allemagne, l’Allemag
177toute institution publique. » — « L’empire est un État socialiste-racial, — populaire, — unifié, — comprenant un seul parti.
178é d’admirer, mais pour la volonté, affirmée par l’État, de fonder une culture nouvelle et populaire. En réalité, ce n’est pa
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
179ales incalculables provoquées par le socialisme d’État ; enfin le défaut complet, jusqu’à présent, de grandes œuvres représe
180 ordre : on ne se mitraille plus dans nos rues, l’État combat la misère et le chômage, nous avons supprimé les partis et leu
181ait partir d’autre chose que de l’individu : de l’État, de la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un corps. Mais les
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
182ar une mesure autoritaire, — l’argent, le Plan, l’État, le Chef — et l’esprit va d’un autre côté, bientôt sans force ni joie
183pelle sur l’épaule. Il n’est pas tout tracé par l’État. Nous avons à le construire nous-mêmes au prix d’un effort quotidien 
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
184uissante et toute dévouée aux seuls intérêts de l’État. (Des « soldats politiques », comme on dit en Allemagne.) Leur opinio
185llemagne.) Leur opinion publique est dictée par l’État ; et l’opinion privée, bon gré mal gré, se rapporte à ces seuls décre
186rassure par de faciles railleries à l’adresse des États libéraux. J’écris ce livre et je pose ces problèmes dans l’optique de
187livre et je pose ces problèmes dans l’optique des États libéraux. Qu’on n’entende point par là que j’accepte leurs régimes :
188enfin solides, de s’aimer ? La commune mesure des États neufs, c’est au contraire une mystique conquérante. Mais là encore, d
189. Elle réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse enco
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
190 cas il serait bon de mettre au point avant que l’État ne s’en mêle… ⁂ Il faut penser avec les mains. — La formule est brut
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
191 ces esclaves se trouvent être les maîtres, que l’État les décore, et que leurs mains s’étiolent d’inaction. Cette révolte d
192re dont prétendent souffrir ceux qui réclament un État fort, n’était pas justement le fait de la pensée systématique, de la
193 pensée qui délègue aux systèmes en cours (ou à l’État) l’office du choix, faisant l’économie de l’acte et de l’engagement p
194ù réside cette liberté. Mais qu’une doctrine de l’État en vienne à s’attaquer aux seuls biens qu’il connaisse, je pense [p. 
195 totalitaire, c’est-à-dire une glorification de l’État contre les personnes. Voilà la mécanique fort simple d’une harmonie p
196eu importe — ces noms sont insensés pour nous — l’État qui sanctionnera la lâcheté sociale par décret des tyrans, la pensée
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
197ture et ses succédanés récents s’en remettent à l’État pour agir. La nouvelle culture sera [p. 197] celle qui exigera l’enga
198ts quotidiens avec un monde hors de mes prises, l’État, la société telle qu’ils la font, — avec moi-même hors de ma prise ?
199l’armée n’est plus une arme, entre les mains de l’État ou du chef, car les insignes du pouvoir ne sont plus rien là où l’aut
200 que cette liberté-là, garantie par les lois de l’État, ne sera jamais [p. 213] que servitude pour le penseur, s’il sait que
201pour l’offensive et l’agression sont au service d’États qui prétendent tous n’avoir que des buts défensifs. Ainsi le « style 
202taire contredit les fins humaines alléguées par l’État et entraîne forcément cet État à des actions qu’il prétend condamner.
203es alléguées par l’État et entraîne forcément cet État à des actions qu’il prétend condamner. Hypocrisie profonde des formes
204a théologie ; le siècle de Louis XIV, la raison d’État incarnée par le roi ; et nous voyons les Russes bâtir une mesure maté
205e populaire, qui ne sont encore que des raisons d’État, perfectionnées infiniment par la technique et par la propagande. En
206e. C’est l’esprit seul qui nous sauvera, et non l’État, l’esprit autoritaire et incarné, l’esprit qui crée et qui éduque. Le
207ance, l’Église, le César, le Roi, le Dictateur, l’État : voilà des signes matériels de la mesure. Est-il possible de leur op
208els se rapportaient jusqu’à présent la société, l’État, les lois, la pensée et l’action, n’étaient pas le vrai centre de l’h
209e ; et que pour cette seule raison, la société, l’État, les lois, la pensée et l’action déformaient l’homme et se l’asservis
210éfinie par autre chose que par ce centre, — par l’État, ou par le Parti. Elle est le rayonnement de l’acte qui unit deux hom
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
211ales incalculables provoquées par le socialisme d’État ; enfin le défaut complet, jusqu’à présent, de grandes œuvres représe
212 ordre : on ne se mitraille plus dans nos rues, l’État combat la misère et le chômage, nous avons supprimé les partis et leu
213ait partir d’autre chose que de l’individu : de l’État, de la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un corps. Mais les
214uissante et toute dévouée aux seuls intérêts de l’État. (Des « soldats politiques » comme on dit en Allemagne.) Leur opinion
215llemagne.) Leur opinion publique est dictée par l’État, et l’opinion privée, bon gré mal gré, se rapporte à ces seuls décret
216tendant par de faciles railleries à l’adresse des États libéraux.   2. Situation qui nous est faite. Au terme du libéralisme,
217 enfin solides de s’aimer ? La commune mesure des États neufs, c’est au contraire une mystique conquérante. Mais là encore, d
218. Elle réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. Elle a pour formule réelle — même là où l’on refuse enco
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
219sant suite à ces documentaires, une critique de l’État — « Le Tous contre un » — et de son emprise sur nos vies. Critique do
220rit. Voici : l’homme a tué Dieu. Alors est venu l’État, qui n’a plus rien au-dessus de lui pour le juger. Il faudrait au con
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
221ent, au plus pressé, c’est-à-dire en organisant l’État, l’économie et les rapports sociaux selon les nécessités de l’heure,
222e, qui est celle des révolutions étranglées par l’État et sa police. Telles sont les bases — algébrisées — des recherches de
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
223 » s’impose pour des raisons pratiques — dans les États centralisés — et il ne reste plus qu’un seul moyen de la contrôler « 
224 en œuvre d’une propagande de masse dirigée par l’État. Et il y a lieu de poser la fameuse question de Voltaire : Jusqu’à qu
225pour son bien… On voit très clairement pourquoi l’État national-socialiste ne peut pas appliquer le système de referendum, e
226le referendum suisse est toujours dirigé contre l’État. C’est-à-dire que toute loi proposée par l’État et soumise au referen
227l’État. C’est-à-dire que toute loi proposée par l’État et soumise au referendum se voit ipso facto repoussée par la majorité
228mesure où le fédéralisme suisse subsiste, et où l’État centralisé n’a que des pouvoirs limités et ne « fait » pas l’opinion
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
229ment révolutionnaire, c’est encore le budget de l’État, quand il n’y a plus d’autorité au-dessus de l’État.) p. 2 t. « 
230at, quand il n’y a plus d’autorité au-dessus de l’État.) p. 2 t. « Qu’est-ce que l’autorité ? », L’Ordre nouveau, Paris
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
231plexes que celles qu’on lui voit prendre dans les États totalitaires (URSS et fascismes). J’essayerai de la définir par quatr
232 pas d’abord d’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploi
233ngénieurs et des banquiers dans les conseils de l’État et qui pensent que dès lors tout marcherait de soi, ceux qui envient
234libérée de tout tragique, et comme délivrée par l’État de l’oppression du péché originel, sombre invention « réactionnaire »
235 spoliation des libertés de la personne 43 par l’État (que ce soit au nom d’une classe ou de la race n’y change rien), j’es
236art la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure —, d’autre part la science des rapports de la
237 civique par devoir, au nom des « intérêts » de l’État, ou au nom des « intérêts » de la nation. La politique reste quelque
238auté. Elle n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais au contraire, l’État et la nation ne sont que les
239sée par l’État ou la nation, mais au contraire, l’État et la nation ne sont que les émanations, les représentations extérieu
240 Cette double activité aboutit à la création de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une
241t il a besoin de la base matérielle assurée par l’État, d’autre part il ne peut créer dans le vide, et sa création, quelle q
242ion de la personne que nous voulons subordonner l’État à la liberté créatrice de ceux qui forment la nation 46 . C’est en ve
243le de départ. (D’où notre définition du rôle de l’État, limité et fort, et l’institution du service civil.) C’est en vertu d
244nismes matériels aux œuvres spirituelles, enfin l’État à la nation. Dès lors il ne peut plus y avoir d’opposition entre la m
245 fascistes » des hommes qui veulent subordonner l’État aux libertés — ce qui est l’inverse de l’effort fasciste — ni de comm
246agne qui dresse toute sa jeunesse au service de l’État le mieux « entraîné » qu’on ait vu dans l’histoire… Que va faire la F
58 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
247ns laquelle on pousse l’ouvrier, c’est celle de l’État totalitaire stalino-fasciste. Ces criminelles foutaises inspirent à n
248gies de propagande ; et la raison par la raison d’État. Le « progrès » enfin, c’est de traiter de « fascistes » tous ceux qu
249 est maniée par un vrai marxiste, au service d’un État « dialectiquement » totalitaire. Tout notre honneur est de défendre i
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
250vail « obligation universelle », sur le rôle de l’État, — en quoi Mounier voit le « garant » du statut de la personne ! — et
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
251Il aura l’occasion de se détromper, le jour où un État fasciste fera main-basse sur ses capitaux étrangers et sur le tiers d
252ts de plus en plus semblables d’une même folie, l’État totalitaire ? L’entreprise paraît difficile. Les chances de l’erreur
253nnées, et selon son propre aveu, au capitalisme d’État. Mussolini fonde un régime anti-marxiste, qui est dès le début un cap
254i-marxiste, qui est dès le début un capitalisme d’État. Les socialistes scandinaves parviennent légalement au pouvoir, et co
255listes français les imitent, créent des offices d’État, et « nationalisent » 54 ce qu’ils peuvent. Quant aux socialistes al
256stes et les séparatistes — également ennemis de l’État — avant de céder la place aux bourgeois, qui à leur tour… Est-il poss
257nce générale : remettre le soin de gouverner à un État de plus en plus rigoureusement centralisé. Seul le rythme de l’étatis
258trine. Ils ont compris qu’on ne peut pas fonder l’État, tel que le rêvent les socialistes, sans étatiser du même coup les fo
259ssir à concentrer l’économie entre les mains de l’État, il faut l’appui d’une mystique qui paralyse les éléments d’oppositio
260un bel exemple.) Mais pour devenir totalitaire, l’État ne peut se fonder sur des bases purement matérielles. Il lui faut la
261donnera. Ainsi la formule socialiste : tout par l’État, ne peut se réaliser dans l’histoire qu’en devenant la formule fascis
262 qu’en devenant la formule fasciste : tout pour l’État. La fameuse croisade des démocraties socialistes contre les dictature
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
263tique : c’est d’une part la dislocation en petits États autonomes, dont certains risquent d’être entraînés dans des orbites é
264re catholique se rapprocherait de l’Autriche, les États rhénans, de la France) ; c’est d’autre part la pression des Alliés, q
265re la fatalité belliciste que représente [p. 6] l’État totalitaire. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
266s du minimum de sécurité financière accordé par l’État au chômeur industriel. Autre désavantage : il ne peut pas accepter n’
267lopper, c’est encore la Troisième République : un État faible, dont le centre est lointain, qui ne croit à rien, et qui par
268te qu’en fonction de chaque « personne ». C’est l’État qui devrait donner à chacun de ses membres le minimum qu’il mérite. M
269le minimum qu’il mérite. Mais comment exiger de l’État qu’il tienne compte des vocations particulières ? Elles sont souvent
270ne population nomade, qui portait l’uniforme de l’État, partout la même. Vous pouviez parcourir vingt fois la France de part
271e fumais des jaunes comme celles-là, le jour où l’État les a augmentées de deux sous parce qu’il avait pris le monopole. Ça
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
272prises où elle travaille, ou par quelque décret d’État. Je vois le chômage s’étendre et s’installer, comme se sont installés
273uelque espoir vague et profond. Or, tout ce que l’État nous apprend, par le moyen de l’école primaire entre autres, ridiculi
274isques, c’est-à-dire acceptent de vivre, malgré l’État laïque qui leur conseille plutôt l’épargne. 9 octobre 1934 (Suite d
275poser qu’il est assez rigoureusement déterminé. L’État marxiste — ou fasciste d’ailleurs — qui réglementerait les week-ends,
276 non-mesurables et d’autant plus « concrètes », l’État qu’ils veulent soumettrait le tout de l’homme à la part de servitude
277niser à temps ce qui doit l’être. D’où suit que l’État nouveau se croit tout permis.) 30 octobre 1934 Trop penser nuit. —
278mporté de Chine fait son apparition dans le Midi. État du pays en 1820 : douze filatures, deux fabriques de chapeaux, 5 000
279la région lyonnaise. Apparition du grand capital. État du pays en 1935 : Dix-sept filatures fermées. La dernière fournit enc
280 de la mévente croissante, on vit sur le dos de l’État, on suit des enterrements, on se brouille avec ses enfants pour des q
281erdu l’une et l’autre leur dynamisme propre. Si l’État ne freinait plus, si la personne ne cherchait plus à triompher de tou
282hie qui renonce à ses droits. Et si le cadre de l’État paraît demeurer identique, la démoralisation grandissante révèle pour
283s « irrationnels » et immédiats contre [p. 195] l’État. Le sens de la révolte se perd. Il se sublime, ô ironie, en rouspétan
284los de toute politique, c’est la suppression de l’État, la libération des personnes au moment où leurs disciplines se seront
285désordre s’installe et grandit. Dans notre cas, l’État devient totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera
286t totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devien
287 total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devient partout de plus en plus totalitaire. C
288incapables. Ils vous diront que le mal vient de l’État — et cela veut dire : de ceux qui font les lois sans rien savoir des
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
289onalisme, dénoncé le socialisme, et déclaré que l’État est le plus froid des monstres froids. À part cela, il reste son exal
290 libératrice. « Dieu », la tête, l’unité, c’est l’État totalitaire, le fascisme ou le stalinisme. Dans ces conditions, je su
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
291erdu l’une et l’autre leur dynamisme propre. Si l’État ne freinait plus, si la personne ne cherchait plus à triompher de tou
292hie qui renonce à ses droits. Et si le cadre de l’État paraît demeurer identique, la démoralisation grandissante révèle pour
293des droits « irrationnels » et immédiats contre l’État. Le sens de la révolte se perd. Il se sublime, ô ironie, en rouspétan
294los de toute politique, c’est la suppression de l’État, la libération des personnes au moment où leurs disciplines se seront
295ouer au profit de la politique et des doctrines d’État qui doivent justement la combattre, le désordre s’installe et grandit
296désordre s’installe et grandit. Dans notre cas, l’État devient totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera
297t totalitaire. « Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devien
298 total, l’État ne sera jamais totalitaire. » Or l’État, c’est un fait patent, devient partout de plus en plus totalitaire. C
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
299roit, une espèce de droit naturel. Or on a vu des États minuscules, Venise et Berne, les Pays-Bas de Guillaume d’Orange, joue
300fondamentalement liée à une forme fédérative de l’État et de la culture, voire même de l’économie. Cette convergence, cette
301dont elle prouve la réalité en assemblant dans un État nos trois plus grandes civilisations, la germanique, la latine et la
302édération — et c’est pourquoi elle appartient à l’État et non pas aux cantons. De plus, les mesures toutes récentes organisa
67 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
303tique monstrueuse que nous appelons aujourd’hui l’État totalitaire, et à la fonctionnarisation intégrale de toutes les activ
304ploitation de l’Empire ne reste possible que si l’État devient ce qu’on appelle « un État fort ». César, puis Auguste et ses
305sible que si l’État devient ce qu’on appelle « un État fort ». César, puis Auguste et ses successeurs immédiats l’ont compri
306 « classique ») de la dictature « nécessaire ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providence de tous les sujets, à
307ctature « nécessaire ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providence de tous les sujets, à charge d’une obéissance
308s les contraintes et les avantages procurés par l’État font qu’il existe encore un monde romain : ce n’est qu’une organisati
309les populations de l’Empire assistent aux coups d’État incessants, qui font et renversent les empereurs, mais sans jamais to
310pereurs, mais sans jamais toucher à la forme de l’État. De là aussi l’intérêt morbide du « public » pour les dérèglements in
311tiers. Enfin, il a nécessité l’établissement de l’État totalitaire, qui à son tour a sécrété une civilisation dont la seule
312n moins concrets (de classe à classe, plus tard d’État à État). C’est par le grand commerce 64 , des choses d’abord, puis de
313 concrets (de classe à classe, plus tard d’État à État). C’est par le grand commerce 64 , des choses d’abord, puis de l’arge
314 le protectionnisme municipal, au bénéfice de « l’État ». Ainsi naissent les affaires « nationales » (étatiques). Gens d’aff
315 la chose des seuls capitalistes, mais aussi de l’État, qui lui impose des lois générales. L’État est devenu l’arbitre souve
316i de l’État, qui lui impose des lois générales. L’État est devenu l’arbitre souverain des conflits sociaux, et la notion de
317s ce Bien commun est entendu au sens de Bien de l’État, c’est-à-dire du Prince. Et ce dernier arbitre toujours en faveur des
318 grande source des revenus ou disponibilités de l’État, celui-ci favorise l’enrichissement des bourgeois, grands acheteurs d
319é, le pillage de l’économie par les finances et l’État, le développement du protectionnisme et des privilèges, la [p. 11] ha
68 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
320ils veulent les uns et les autres la même forme d’État totalitaire, notons que la prise de parti des fascistes pour Franco,
69 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
321té nouvelle prendra donc naissance en dehors de l’État, et probablement contre lui, tel qu’il est conçu de nos jours. Ce qui
322, ou doive tendre à l’abolition de toute espèce d’État. Tout au contraire, — comme nous l’avons dit plus d’une fois dans cet
323e fonctionneront que si elles sont servies par un État aussi bien organisé et puissant dans son domaine limité qu’il est pos
324 pas moins vrai que ce n’est pas au niveau de cet État administratif que l’autorité pourra valablement s’exercer. Nous avons
325 avoir assez. Tous les programmes de réforme de l’État qu’on nous propose à droite et à gauche depuis quelques années échoue
326 le Conseil suprême sera absolument distinct de l’État, lui permettra de jouer le rôle de garant des libertés personnelles c
327en certains points, analogue à celui du Conseil d’État actuel. Mais, si nous faisons ce rapprochement, c’est pour marquer au
328ble impossible de concevoir que les conseillers d’État forment une communauté, et, encore bien moins, une communauté révolut
329aire. Il n’apparaît pas en effet que le Conseil d’État soit le représentant d’une doctrine spécifique. S’il est vrai que ses
330érale de la séparation des pouvoirs, le Conseil d’État manque de toute espèce d’orientation politique (au bon sens du mot).
331ence le subordonne finalement à la politique de l’État. Tout au contraire, le Conseil suprême sera orienté vers la création
332rvice civil, minimum vital… — soient gérées par l’État de manière à fonctionner effectivement dans le sens où elles ont été
333t dire que le Conseil suprême sera la raison de l’État, qui ne possède par lui-même qu’une « raison d’État » toujours prête
334at, qui ne possède par lui-même qu’une « raison d’État » toujours prête à se transformer en une raison au service de l’État
335te à se transformer en une raison au service de l’État et en une déviation impérialiste des institutions révolutionnaires. C
336, nous rappellerons d’abord que l’O.N. prévoit un État qui [p. 49] soit, dans son domaine administratif, un État fort. Puis,
337 [p. 49] soit, dans son domaine administratif, un État fort. Puis, et surtout, nous poserons à ceux qui font cette objection
338existence concomitante du Conseil suprême et de l’État est la manifestation la plus pure et la plus dynamique de cette polar
70 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
339 Quoi qu’il en soit, j’ai déjà pu constater que l’État retient 7 % de mon traitement comme « don volontaire » au WHW. Mon de
340e à la vie politique, plus passive vis-à-vis de l’État, plus lâche devant le fait accompli — et toujours accompli par d’autr
341 sens du groupe, qu’elle avait, mais le sens de l’État, qu’elle n’a pas. Le sens de l’unité allemande, de la prépondérance d
342 l’initiative qu’on exige, c’est celle qui sert l’État et qui est prévue par lui ; c’est celle que la tactique moderne exige
343de crimes ; 2° ne calomnie que pour des raisons d’État, jamais pour des raisons privées ; 3° ne donne de fausses nouvelles q
344é aux moments interdits, et ce piège rapporte à l’État beaucoup de pièces de 1 mark. Comme, au surplus, les porte-monnaie so
345ières conditions, qui sont le sens vulgarisé de l’État et le sens du service social.   Compensations. — Staline proclame un
346 jamais été une nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent péniblement, avec un pédantisme pathét
347e vouliez ou non, parce qu’il est au service de l’État. Lui. — Ach ! C’est uniquement pour notre éducation intérieure. Vous
348l’arrière-pensée du régime, c’est le socialisme d’État le plus rigide qu’on ait jamais rêvé ; pas un bourgeois n’y survivra.
349vous, rêveurs d’une liberté sociale assurée par l’État prolétarien, celui que vous haïssez réalise votre rêve, et plus habil
350ns conditionnelles très précises, édictées par un État fort et maître de l’opinion publique : cette cure ayant pour but de r
351aditions les plus chères, ils ont dû dire non à l’État. Parce que l’État brimait la Liberté ou les « valeurs spirituelles »
352chères, ils ont dû dire non à l’État. Parce que l’État brimait la Liberté ou les « valeurs spirituelles » [p. 61] des libéra
353lus sérieux que cela. Ils ont dit non parce que l’État prétendait modifier et limiter la prédication de l’Évangile. Je ne sa
71 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
354ue la tendance bourgeoise à faire supporter par l’État les déficits des particuliers. L’étatisme, au sens fort du terme, c’e
355économique n’est que la moitié d’une doctrine : l’État ne sera maître de l’argent que s’il est maître des esprits. Ils ont t
356 l’Europe, et qui est sa P. G. politique. Ainsi l’État devient l’expression unique (plus encore que le synonyme) de la natio
357s de comprendre (et c’est souvent heureux) ; où l’État devient le seul représentant du bien commun, mais ne se manifeste plu
358est la structure du régime. Or, la structure de l’État totalitaire — quelle que soit sa doctrine — c’est l’état de guerre. T
359les individus. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. Et cet État est né de la guerre ; il y prépare du simple fait que se
360. Or la Nation, pratiquement c’est l’État. Et cet État est né de la guerre ; il y prépare du simple fait que ses conditions
361r » la guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que soit son issue, pour l
362fatalement triompher. Et en s’armant autant que l’État totalitaire, l’État démocratique perdrait ses meilleures forces moral
363. Et en s’armant autant que l’État totalitaire, l’État démocratique perdrait ses meilleures forces morales : sa « mystique »
72 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
364 en œuvre d’une propagande de masse dirigée par l’État. Et il y a lieu de poser la fameuse question de Voltaire : Jusqu’à qu
365eferendum suisse est généralement dirigé contre l’État. C’est-à-dire que la plupart des lois proposées par l’État et soumise
366st-à-dire que la plupart des lois proposées par l’État et soumises au referendum sont ipso facto repoussées par la majorité
367mesure où le fédéralisme suisse subsiste, et où l’État centralisé n’a que des pouvoirs limités, ne « fait » pas l’opinion pu
73 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
368tique : c’est d’une part la dislocation en petits États autonomes, dont certains risquent d’être entraînés dans des orbites é
369r, contre la fatalité belliciste que représente l’État totalitaire. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on
370traduit, entre autres, leur mauvaise conscience d’États centralistes en face de la revendication totalitaire. p. 88 21.
74 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
371trouve déterminé par Hollywood — et bientôt par l’État. Double influence de la beauté-standard : elle définit d’avance l’obj
372e de la dictature productiviste qui contraignit l’État dit socialiste à édicter une série de lois contre le divorce (qu’on r
75 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
373passion plonge ses racines, il est probable que l’État s’en chargera, c’est son hygiène. Il y a toutes les raisons de le pré
374umaines, la guérison de nos passions viendra de l’État, ce Sauveur anonyme qui assumera le poids de toutes nos fautes, et de
76 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
375’est le cauchemar du xxᵉ siècle. Le triomphe de l’État sur l’homme. D’ailleurs on peut aussi ne rien voir de tout cela dans
77 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
376ernational. Au nom du premier principe fut créé l’État tchèque, au nom du second, la SDN. Mais le jacobinisme des Démocratie
377émocraties (centralisation rigide, confusion de l’État et de la Nation) s’opposait dans le fait à toute application honnête
378 part la SDN ne fut pas une Fédération, aucun des États constituants n’ayant renoncé à aucune de ses prérogatives au bénéfice
379atives au bénéfice de la Société ; d’autre part l’État tchèque opprima ses propres minorités, leur imposant un régime centra
380es dictateurs ne trouvant plus devant eux que des États demeurés centralistes et maladroitement autarchiques, auxquels ils em
78 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
381onduisaient à ce régime de faillite qu’on nomme l’État totalitaire. Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte in
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
382igation de faire élever leurs enfants à l’école d’État, « parcoururent les campagnes complètement dévêtus et chantant des hy
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
383de, donc le contraire d’une « militarisation ». L’État était devenu une œuvre d’art, selon l’expression de Burckhardt. La gu
384rce d’une infinité de maux et de révolutions. Les États changèrent tout à coup de face, les Provinces furent ravagées, les Vi
385mantique : le pavillon couvrait les intérêts de l’État, non les passions ou l’honneur des élites. Et l’État ne jouait plus g
386t, non les passions ou l’honneur des élites. Et l’État ne jouait plus guère que le rôle honorifique d’un conseil d’administr
387nhumaine, qui met en œuvre toutes les forces d’un État, changea la face de la guerre à Verdun. Car dès que la guerre devient
388s pays totalitaires, le dressage des jeunes par l’État tend à éliminer de la vie privée toute espèce de tragique intime et d
389 de « fronts » l’indique déjà. Et par ailleurs, l’État totalitaire n’est que l’état de guerre prolongé, ou recréé, et entret
390s de puissance affrontées — il y a déjà plusieurs États totalitaires — ne peuvent en fait que se heurter passionnément. Elles
391èse collectivisée, ce sont les restrictions que l’État impose au nom de la grandeur nationale. L’honneur du chevalier, c’est
392parue en premier lieu. Cette solution s’appelle l’État totalitaire. C’est la réponse du xxe siècle, né de la guerre, à la m
393vie même des peuples ainsi constitués en blocs. L’État totalitaire est bien une forme recréée, mais une forme trop vaste, tr
394 une morale. Entre le cadre artificiel des grands États et la vie quotidienne des hommes, il subsiste encore trop de jeu, tro
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
395 se trouve déterminé par « Hollywood » — ou par l’État. Double influence de la beauté-standard : elle définit d’avance l’obj
396e de la dictature productiviste qui contraignit l’État dit socialiste à édicter une série de lois contre le divorce (qu’on r
397ages seraient contractés dorénavant « au nom de l’État ». Le but dernier de l’entreprise ne faisait pas de doute : on en vie
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
398passion plonge ses racines, il est probable que l’État s’en chargera, c’est son hygiène. Il y a toutes les raisons de le pré
399umaines, la guérison de nos passions viendra de l’État, ce Sauveur anonyme qui assumera le poids de toutes nos fautes, et de
83 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
400non point parce qu’ils sont trop puissants dans l’État, mais parce qu’ils n’ont aucune puissance véritable, créatrice. 17. C
401tous plus ou moins courageusement — s’empare de l’État, la puissance de cet État devient la totalisation des lâchetés de tou
402usement — s’empare de l’État, la puissance de cet État devient la totalisation des lâchetés de tous les citoyens. 19. Tout p
403 est totalitaire dans son essence, et préfigure l’État totalitaire, brutal et stérilisant. 20. D’où l’incapacité essentielle
404pacité essentielle des partis à collaborer dans l’État : au lieu de se complémenter, ils s’excluent, chacun prétendant « tou
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
405e (Antigone s’opposant aux décisions sacrées de l’État) ; — d’où les notions de gloire et de record. Et Alcibiade coupe la q
406é retrouve des contraintes qui le rassurent, et l’État sa puissance matérielle. C’est Rome alors, c’est l’empire romain qui
407oire de l’étatisme sur l’individualisme social. L’État romain, rural et militaire, avec son appareil rigide, devait fataleme
408p. 19] l’individualisme est toujours un appel à l’État dictatorial. Et cet État aux cadres géométriques, avec son armée, sa
409st toujours un appel à l’État dictatorial. Et cet État aux cadres géométriques, avec son armée, sa bureaucratie, sa police,
410 de succession fatale. L’individu ne s’oppose à l’État qu’à la manière dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est abs
411L’individu s’était abstrait du groupe naturel ; l’État liquide les groupes naturels subsistants, atomise encore plus la soci
412as ». C’est avec la poussière des individus que l’État fera son ciment. Diviser pour régner, déraciner pour mieux discipline
413u’ils ne jouent pas de rôle dans les rouages de l’État. Il est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le t
414es, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’autre poss
415enu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plus général d’une société bureaucratisée, qui
416as de l’esclave qui devient chrétien. Alors que l’État romain lui déniait toute activité libre et spontanée, l’Église lui re
417it le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que Dieu attribue à [p. 32]
418 n’a pas seulement le droit d’être respecté par l’État, il a surtout le devoir d’agir, en tant qu’il est chargé d’une respon
419tons que si la personne doit être respectée par l’État, ce n’est pas en vertu d’on ne sait quel « droit naturel » à la désob
420turel » à la désobéissance ! Calvin précise que l’État, quel qu’il soit, doit être obéi par chacun. Mais il ajoute une restr
421 France « mise au pas » par l’homme qui dit : « l’État, c’est moi » ; la France synchronisée, centralisée, déjà presque tota
422que la Réforme a triomphé surtout dans les petits États qui éprouveraient le besoin de se fédérer contre l’Empire et contre R
423it Calvin, mais il vaut plus que tout, plus que l’État lui-même, [p. 37] dans certains cas, par le fait de sa vocation. C’es
424tant cette précision : ce n’est pas la forme d’un État qui compte, mais bien la condition qu’il ménage à l’Église, et l’idée
425itiques que l’on pourrait marquer entre ces trois États : d’abord parce que ce n’est pas notre sujet, ensuite parce que ces d
426et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avait jamais été établie d’une manière satisfaisante. Le tzar par e
427ar par exemple, était à la fois chef de [p. 40] l’État et chef de l’Église : c’est ce qu’on nomme le césaro-papisme. D’autre
428 en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux le Pouvoir.
429u avec rigueur la distinction entre l’Église et l’État, et que d’autre part il a toujours favorisé le développement de la pe
430dans le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’État totalitaire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante,
431peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État, puisque c’est lui qui l’a créée pour ses seules fins, et qu’il n’exi
432viniste entre les droits de l’Église et ceux de l’État. Beaucoup de choses en dépendent, pour l’avenir immédiat ! Et enfin,
433nt engagé, corps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant plus aucune autorité qui transcende et
434rps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant plus aucune autorité qui transcende et limite son po
435és — des milliers de petits Führer — mais c’est l’État et sa « mystique » qui les créent. On ne leur laisse d’initiative que
436ons irréductibles aux ambitions spirituelles de l’État. Ces personnes-là, ce sont ses véritables adversaires, les seuls séri
437u sérieux la doctrine réformée de l’homme et de l’État. Ceci ne signifie pas que l’Église ait à proposer un programme comme
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
438niser [p. 75] et de centraliser en écrivant : « L’État est le plus froid parmi les monstres froids. » Mais à part ces deux s
439 l’Empire romain, tout était réglé par le droit d’État. Chez les Juifs, c’était la Loi de Moïse qui ordonnait toute l’existe
440ettre au pas. Le malheur, c’est que l’Argent et l’État sont des principes qui ne valent rien dans le monde de l’esprit. Et d
441ualiste anarchisant, ce sera le refus d’obéir à l’État ; dans tel pays, la [p. 79] liberté consiste à s’armer jusqu’aux dent
442lus dans la rue mais seulement dans les prisons d’État. Je n’hésite pas à le dire : l’une des causes principales de la mésen
443 simple. Nous allons proclamer que l’intérêt de l’État dont nous sommes devenus les maîtres est la seule règle de toute acti
444s principes qui étaient partiels. La discipline d’État, ou le sang, ou la Classe, ce sont certes des réalités. Mais des réal
445oque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, que les États totalitaires justifient les rigueurs de leur régime au nom de lois éc
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
446nalisme. (N’en faisons pas : « Chacun pour soi, l’État pour tous ! ») Oui, c’est au nom de cette mission de gardienne du pri
447dont elle prouve la réalité en assemblant dans un État ces trois grandes civilisations : la germanique, la latine et la fran
448édération — et c’est pourquoi elle appartient à l’État et non pas aux cantons. De plus, les mesures toutes récentes organisa
87 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
449ce. Autrefois, l’on croyait volontiers que chaque État était voulu de Dieu, et qu’il jouissait par conséquent d’une légitimi
450 je parle dit autre chose : elle dit que certains États modernes n’ont pas été créés par Dieu, mais par le Traité de Versaill
451. Et c’est bien vrai. Elle dit aussi que d’autres États, et en particulier les petits États, ont été créés, eux aussi par d’a
452 que d’autres États, et en particulier les petits États, ont été créés, eux aussi par d’autres traités plus anciens, qui se t
453concept d’espace vital, elle déclare donc que ces États n’ont plus de « raison d’être historique ». Pour peu qu’elle arrive à
454, par conséquent, la plus grave menace pour notre État. Que reste-t-il donc à répondre à ceux qui nous demandent d’entrer en
455gion paraît subordonné à celui qu’ils portent à l’État suisse. Or nous devons croire exactement le contraire, je le répète :
88 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
456sion ? La Garde de l’Europe fera-t-elle un coup d’État, et, trahissant l’Empire, deviendra-t-elle impérialiste pour son comp
457tée fidèle aux préceptes du Frère Claus. Un grand État participant aux luttes des puissances nationales en formation — tel q
458nt dans un traité unique et uniforme instituant l’État fédératif. Pendant des siècles, la Confédération n’a donc point de ce
459ques, et de je ne sais combien de « races » en un État qui les respecte, cette union prend l’allure à la fois d’un anti-raci
460 est certain que ce germe sera tué si l’un de ces États, ou tous les deux ensemble, conçoivent la fédération comme un corps d
461 : sentimentalement à une région ; légalement à l’État suisse ; religieusement à une Église dont les frontières sont bien pl
462 frontières sont bien plus vastes que celles de l’État ; intellectuellement à l’une des grandes cultures voisines ; etc… et
463e la formule de la tyrannie maxima est celle de l’État qui prétend que ses frontières douanières et politiques soient en mêm
89 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
464dividualiste ou la maladie collectiviste de notre État. À quand le parti de la santé fédéraliste ? Il ne sera ni de gauche n
465 que je ne les aurai pas vu refuser l’argent de l’État, je ne pourrai pas prendre au sérieux leurs convictions « fédéraliste
466e. Tout parti politique est en puissance un petit État totalitaire et unifié, qui voudrait bien tout régler à sa guise, et q
467r la méthode d’un dictateur qui a pu écrire : « L’État, c’est l’âme de l’âme », voilà des drôles de fédéralistes, des drôles
468enne contre les principes mêmes qui fondent notre État. (Je me garderai bien de donner ici un autre exemple que celui de la
469n humaine ? Apprenons donc à qui de droit que nul État humain n’est éternel ; que la Suisse est un État humain ; et que par
470 État humain n’est éternel ; que la Suisse est un État humain ; et que par conséquent l’épithète « éternelle » ne saurait dé
471n gouvernement de « gouverner 44  », de piloter l’État et d’orienter sa marche ; le reste, le fonctionnement technique de la
90 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
472pourrait amener ce soldat à refuser de défendre l’État qui persécute son Église. Dis-moi pour qui tu acceptes de mourir, je
473celui qu’elles portent à la conservation de notre État. Or nous devons croire exactement le contraire, je le répète : nous d
91 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
474 slogan de « liberté », tandis que la police et l’État chaque jour étendaient leurs pouvoirs. Des massacres massifs se prépa
475fie, dans cette perspective satanique, le terme d’État totalitaire. Un régime est totalitaire lorsqu’il prétend centraliser
476peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État, puisque c’est lui qui l’a créée pour ses seules fins, et qu’il n’exi
477; régime de la bouteille de lait distribuée par l’État pour peuples relevant de la famine ; régime clérical modéré pour démo
92 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
478s de l’humour qui sauve les hommes vivant dans un État démocratique. Et de quoi les sauve-t-il ? De l’asphyxie par la proxim
479ou entre fonctionnaires et victimes normales de l’État. Prenez en effet une démocratie quelconque. Supprimez toute espèce d’
480l’opération, si elle est énergiquement poussée, l’État totalitaire dans sa splendeur native. L’auteur de ce livre étant inti
481 pour laquelle nous mourons n’est pas celle que l’État nous garantit. Celle que nous revendiquons perd ses rayons dorés auss
482spendre un seul moment, mais c’est le droit que l’État laisse à l’homme d’obéir à sa vocation. Si l’homme ne se reconnaît po
483t d’autre droit que celui de s’y conformer. Que l’État lui refuse ce droit, le citoyen peut librement choisir entre la honte
484ent d’une bonne conscience civique brevetée par l’État, elles me laissaient chaque fois un peu plus incertain quant à l’iden
485le triomphe des petits groupes sur la masse, et l’État respectueux des vocations les plus étranges. C’est un programme compl
93 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
486ns de vivre non prévues par les statistiques de l’État. Mais pourquoi devenons-nous collectivistes, si vraiment nous n’aimon
94 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
487eu. C’est ce que nous voyons se produire dans les États atteints de gigantisme, où les relations humaines, du fait des grande
488ale, à l’anarchie dans le cadre des lois. Alors l’État pour subsister doit devenir totalitaire, c’est-à-dire que l’abstraite
489’ils estiment possible, hors de la guerre et de l’État totalitaire, qui n’est rien d’autre que l’état de guerre en permanenc
490 puissance originelle et créatrice. Un tyran ou l’État pourront bien interdire nos discours et nos discussions, « étouffer l
95 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
491s hommes d’État sont seulement des manœuvres. Son État à lui est le produit d’une imagination géniale » 92 . Une politique «
96 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
492que de Napoléon sur la nature fédérative de notre État, et tous les trois disent la même chose.) [p. 45] Drôle d’occupation
493 : « Le sort des ouvriers sera le plus étrange… L’État militaire va devenir le grand fabricant. Ces masses humaines ne peuve
494ut la réformer. Après quoi l’on pourra rebâtir un État… ⁂ La sagesse des manuels a le don de stériliser d’un seul mot l’exem
97 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
495mis de l’Axe. Ils sont prêts à soutenir un coup d’État fasciste (au nom de l’ordre) et je pense qu’ils en seront comme aille
496 [p. 148] 5. On me parle tous les jours du coup d’État que médite et prépare le général Justo, dernier espoir des démocrates
497 depuis des mois. 6. J’estime que le seul coup d’État qu’il faut prévoir sera fait par les colonels. Il serait vain d’essay
98 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
498arriver, même le pire. Il pressent que le sort, l’État, la science, le monde moderne et sa prospérité ne sont pas les garant
99 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
499toute leur collection de tableaux, puis remis à l’État en 1940, mais ils en gardent la charge partielle. Une maison d’éditio
100 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
500elt pour l’élection au poste de gouverneur de cet État. Il est tanné comme un Indien, juste juge, roublard, [p. 214] riche e
501s préjugés de race » ayant passé cet hiver dans l’État, la pancarte porte aujourd’hui : « Nous sommes catholiques et protest
502 bien ! C’était un des meilleurs hôtels de tout l’État, extrêmement bien fréquenté. — C’est donc nous qui avons commencé. Et