1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
1oiseaux de la mer ? » « Quel est cet homme dont l’âme fait des signes solennels ? » Une voix lente aux méandres songeurs, u
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
2use la curiosité de l’auteur à l’endroit de cette âme irlandaise en laquelle s’allient une fantaisie et un réalisme égaleme
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
3 un psychologue de la puissance de Walpole, que l’âme russe — cette âme russe qui pour le Parisien restera toujours « indéf
4 la puissance de Walpole, que l’âme russe — cette âme russe qui pour le Parisien restera toujours « indéfinissable ». M. Wa
5 Je donnerai tous les essais de M. de Voguë sur l’âme slave pour deux ou trois scènes de la Cité secrète. Pour celle-ci par
6he. Il n’y a pas même des forces endormies dans l’âme russe : mais des possibilités, à chaque instant, d’explosion. Le géan
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7Mais il a touché [p. 315] certains bas-fonds de l’âme où s’éveille un désenchantement qui l’amène au besoin d’une mystique.
8rtions ; rééduquer les instincts du corps et de l’âme ; vouloir une foi… La morale de demain sera en réaction complète cont
9u’ils s’en vont « épiant toutes les émotions de l’âme, et lui multipliant ses douleurs en les lui nommant », ils décrivent
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10anée (Gide), ou « perpétuel effort pour créer son âme telle qu’elle est » (Rivière), ou encore refus de choisir, volonté de
11is curieuse et désintéressée, de naturaliste de l’âme ? Heureusement que M. Brémond ne s’est pas encore mêlé de l’affaire.
12cérité comme « un perpétuel effort pour créer son âme telle qu’elle est ». Il voyait dans cet effort sur soi le gage d’un e
13 non pas ce que je suis, mais ce que de toute mon âme je veux être !… p. 13 b. « Paradoxe de la sincérité », Revue de
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
14uffrance indispensable au perfectionnement de son âme. Et qu’importe si les Allemands qui, fréquente sont ae , pour notre p
15dégage, sagesse qui veut « que nous appelions les âmes à la vie après seulement toutes les morts du plaisir », car elle sait
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
16e ne fut Rilke. Rilke y apparaît comme une de ces âmes mystiques et raffinées telles qu’on en découvre chez certaines femmes
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
17ée, et ce refus au sommeil qui meurtrit jusqu’à l’âme.)   Convulsions d’oriflammes sur l’orchestre pensif. Ton re gard est
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
18re et a saisi les cordes les plus secrètes de mon âme, qu’elle peut faire désormais vibrer à sa fantaisie, même si cela doi
19ffamé est le contrecoup du christianisme dans les âmes profondes ou délicates qui ne sont pas devenues chrétiennes. » « Le s
20mme une femme merveilleuse nous perdrait corps et âme dans l’ivresse amoureuse ; nous cherchions cette Révolution de toutes
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
21tait un ange, de ceux qui vont à la recherche des âmes. Aussitôt il téléphone à ceux du paradis : « Qui va à la chasse perd
11 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
22tes de notre régression. Cette perte du sens de l’âme se nomme bon sens américain. On en fait quelque chose de jovial et d’
23 doute, cela en prend la place. Les facultés de l’âme, inutilisées, s’atrophient. Pourvu, dit-on, que subsiste le peu de mo
24eligieuse.) L’homme moderne manie les choses de l’âme avec une maladresse de barbare. [p. 199] IV. « En être » ou ne pas
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
25upérieure à l’imitation. Mais Victoria montre une âme docile, un rassurant défaut d’esprit critique, tandis que Sylvie appa
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
26entais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme auxquelles je tiens plus qu’à tout. Ma haine de la démocratie est l’a
27ent se réveiller… Il suffit d’un peu de chaleur d’âme pour amorcer le dégel de ces principes, et ce peut être le signal de
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
28ivée par l’État), l’École, après avoir entraîné l’âme moderne dans ses collèges, l’y enferme et l’y laisse crever de faim.
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
29t lié à la naissance d’une nouvelle attitude de l’âme. Ceci revient à dire que seule une grande vague de l’imagination coll
30vains pour instaurer cette nouvelle attitude de l’âme. Mais ces méthodes ne prendraient tout leur sens et toute leur effica
16 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
31. Ce qu’elle décrit, ce sont des perceptions de l’âme plus que de l’esprit ou des sens. « Reste immobile et sache attendre
32de toi comme une lourde pierre. » Le corps, que l’âme quitte, redevient minéral, statue dans le silence « aux yeux gelés de
33erie », il se confond avec l’ombre du monde. Et l’âme peut enfin « saisir » dans leur réalité les choses dont elle s’est dé
17 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
34es qui de toutes parts annoncent une rentrée de l’âme dans la littérature la plus spirituelle du monde. La thèse que défend
18 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
35ouvent à ces récits : ce n’est point un paysage d’âme qu’on y cherche, mais l’anecdote bien tournée, des noms connus. Tout
19 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
36-t-il existé un modèle gréco-latin, un canon de l’âme aussi bien que du corps. Il est possible que ce mythe ait animé l’hum
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
37ion du monde véritablement neuve, dans laquelle l’âme, agissant à la façon d’une force physique, déforme et recrée le réel
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
38r peu qu’elle y découvre une secrète parenté de l’âme. Kikou Yamata peint la Suisse avec un pinceau « fait du poil de novem
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
39égaux d’ailleurs, préférons cet impérialisme de l’âme à celui de la surproduction des machines et des enfants. C’est parce
23 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
40Insensé, — penses-tu de figure en figure — voir l’âme ? — Tu iras dans les flammes. » Quant aux documents sur la folie de H
24 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
41sage qu’elle consiste — ô Danses ! avènement de l’âme aux gestes ! Vous voici, longs coups d’ailes en silence au-dessus du
42profonde ne fut l’attente, et lâche tout. C’est l’âme qui joue aux montagnes russes, mais voici que le petit train en rumeu
25 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
43maines, au terme desquelles, épuisé de corps et d’âme, et n’ayant pas écrit une seule note, il se retrouva aux portes de Na
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
44mis aux Américains — reste un trait marquant de l’âme allemande : le choix de la salle, les sujets abordés, jusqu’à la stat
27 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
45œur humain. Si le rôle de l’art est d’affiner nos âmes au contact de réalités plus pures que celles de la vie courante, on p
46 l’ascension d’un caractère, d’une volonté, d’une âme virile, trouve dans sa durée même l’élément le plus convaincant de sa
47aux premiers troubles que la grâce jette dans son âme. D’autre part, tous les catholiques qu’elle rencontre et qui lui parl
48ent décisif, viennent apporter ce dur message à l’âme de celle qui demandait d’être apaisée. Admirables dialogues, déchiran
49stesse, par-delà la tristesse »… Un tel état de l’âme n’est plus très éloigné peut-être de cette joie qui, elle aussi, est
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
50gnes. Ils ont tous étudié presque exclusivement l’âme humaine. La montagne qui repousse l’homme, la montagne farouche, effr
29 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
51en le fermant, est-il réellement impossible à une âme chrétienne d’atteindre la grandeur morale si elle n’a pas connu, ne f
52oue, mais en même temps le drame s’éveille dans l’âme du jeune homme : comment concilier son bonheur personnel avec l’idéal
53uelques instants devant la beauté singulière de l’âme qu’elle révèle. Une âme qui sent tout avec force et délicatesse, épro
54la beauté singulière de l’âme qu’elle révèle. Une âme qui sent tout avec force et délicatesse, éprouve tous les penchants h
55ue bien des chants de victoire de « sauvés ». Une âme parfaitement consciente, claire et de bonne volonté. Une âme à la foi
56ement consciente, claire et de bonne volonté. Une âme à la fois sobre et extrême. Tous les excès lui sont possibles, en act
57nt et par quoi mesurer la valeur chrétienne d’une âme ? L’action même est souvent trompeuse. Mais la qualité du regard qu’u
30 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
58sse, mais au conflit de certaines idées, dont mon âme n’est que le théâtre, et où je fais fonction moins d’acteur que de sp
59ession du tragique. Car le tragique naît dans une âme qui s’efforce vers l’unité, vers l’unification de ses aspirations et
60ion de ses aspirations et de ses actes ; dans une âme responsable de ses contradictions. Sans doute, la psychologie moderne
31 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
61 de Mon Frère Yves. Il semble, en effet, que les âmes du dix-neuvième siècle soient plus profondes et plus voilées, plus in
62nt et les aurait ainsi fouillées ? Je ne sais ; l’âme humaine, je pense, depuis qu’elle existe, n’a pas changé de nature, e
63ne de Dieu. Il n’en est plus ainsi maintenant ; l’âme est restée semblable, mais on lui a retranché le ciel ; les mêmes asp
64mais non plus les espérances de la religion, et l’âme, qui montait autrefois, est retombée sur la terre et l’anime de tout
65s vives de l’être ont déchiré leur enveloppe, les âmes se sont ouvertes à tous les regards, les cœurs se sont révélés et leu
66L’ouverture s’est faite, mais non du bon côté ; l’âme, que tourmente un suprême besoin d’épanchement, s’est déversée, mais
32 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
67ersaires — Freud en particulier, dans Christ et l’âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur domaine pro
33 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
68brent, violence et mélancolie, paysages — états d’âme imposant tour à tour le cynisme ou la bonhomie, tout cela baigne dans
69 Confusion liée au mouvement le plus profond de l’âme allemande, qui la porte à la création volontaire, titanique, du réel.
70hoses « déchirantes » et sans nom qui font dans l’âme un bruit de vent mortel et caressant ; une qualité métaphysique et pa
71e [p. 23] réalité spirituelle sera plus vive, son âme plus fortement engagée dans le tragique essentiel. Calcul faux, comme
72sentiel. Calcul faux, comme tous les calculs de l’âme : le péché n’est réel que pour celui qui veut s’en arracher. Toute dé
73enché »… Contribution à l’archéologie des états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit
34 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
74uses en passant par toutes les formes animales. L’âme du monde palpite dans cette confidence. Il m’enseigne que la passion
35 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
75cher un corps livré à la violence immobile de son âme… Mais les jeunes filles sont parfois trop émouvantes pour qu’on ose l
36 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
76égaux d’ailleurs, préférons cet impérialisme de l’âme à l’impérialisme de la surproduction des machines et des enfants. C’e
77sage qu’elle consiste — ô Danses ! avènement de l’âme aux gestes ! Vous voici, longs coups d’ailes en silence au-dessus du
78[p. 104] ne fut l’attente, et lâche tout. C’est l’âme qui joue aux montagnes russes, mais voici que le petit train en rumeu
37 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
79a cassé les cordes, c’est vraiment l’image de son âme ; j’ai voulu attirer là-dessus l’attention du médecin, mais il est pl
80rivé quelque chose de terrible, où il a perdu son âme. Et puis il n’est revenu qu’un vieux corps radotant. — Qu’en pensez-v
81is cultivés à faire la bête dès qu’il s’agit de l’âme. Dans la bouche de certains, cela prend l’air de je ne sais quelle re
82quoi troubler le miroir innocent de ces eaux, ces âmes indulgentes à leur banalité ? Est-ce qu’ils ne soupçonnent jamais rie
38 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
83i », remarque Pascal, asservi au seul climat de l’âme. Pour moi, c’est ma jeunesse et ma vieillesse que je porte ainsi tour
84st-ce donc que ce paradoxal mélange de chair et d’âme ? — Paracelse et Swedenborg s’accorderaient, je le crois, pour répond
85e degré suprême de la signification. (L’état de l’âme et du corps où tout nous apparaît en relations concrètes.) 31 mai 1
86je un jour décrire ma Souabe : comme un état de l’âme patiente. Une pensée sensuelle et lente, et qui jouit parfois de son
87mouvement. Et c’est par là qu’ils parlent à notre âme et la retiennent, la captivent. Fin juillet 1929 Vraiment la rapidi
39 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
88maines, au terme desquelles, épuisé de corps et d’âme, et n’ayant pas écrit une seule note, il se retrouva aux portes de Na
40 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
89une doctrine héroïque, pouvait provoquer dans les âmes des complexités merveilleuses, un pathétique aux résonances profondes
90e adéquate au libéralisme fut l’analyse d’états d’âme dans le doute, il est permis d’attendre de la violence même d’une thé
41 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
91a part active qu’il prit aux réunions de « belles âmes » suscitées par l’apostolat du comte de Zinzendorf. C’était le temps
92— ; cette calcination a été très profitable à mon âme… Le Sauveur m’a enfin attrapé ; je courais trop vite pour lui, il m’a
42 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
93’effort humain ? Sinon l’exercice nécessaire de l’âme, son actualisation, la raison d’être de son incorporation ; mais les
94ommes pourrait nous certifier dans le fond de nos âmes un salut qui se rit des ultimes efforts et des ultimes défaites de no
43 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
95analogie universelle des réactions profondes de l’âme devant [p. 482] son destin m’autorise à cette confrontation et me per
96uiétants qui gouvernent trop puissamment dans son âme » qu’il appelle les arts d’une magie maîtrisée, c’est-à-dire incarnée
97s tard chez Goethe l’allure d’une discipline de l’âme. Un [p. 484] exercice, une activité organique à objectifs limités et
98 la renie même bruyamment. C’est là le fait d’une âme qui se refuse encore à la souffrance et la crie sur la place. Un peu
99mme libérée intérieurement au « jour nouveau ». L’âme parvient à cette « connaissance », à cet acte de fécondation spiritue
100session de ses forces et l’assurance du regard. L’âme, purifiée de sa « vieille dépouille » par l’effort aveuglant de la vi
101e forme dialectique, « agonique », de la vie de l’âme, une forme cruciale, c’est-à-dire une de ces contradictions essentiel
102fense et de lenteur. Il avance ainsi pas à pas, l’âme tendue dans une puissante circonspection, pendant soixante ans, sans
103ns ces façons que la distraction souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisible à tout
104tique, mais quel écho n’eût-il pas éveillé dans l’âme du jeune ministre de trente-deux ans, adonné vers ce temps au plus du
105toujours s’est efforcé » a purifié le corps, et l’âme est prête à recevoir « l’amour d’en haut ». Car telle est la yoga occ
106tte pureté et cette grandeur ne tenteront pas nos âmes jusqu’à la mort ? L’homme ne peut juger que plus bas que lui. C’est-à
44 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
107ns, mais non pas le généreux avec le pleutre, une âme triste avec une âme joyeuse. » Voilà bien le leitmotiv de l’œuvre ent
108généreux avec le pleutre, une âme triste avec une âme joyeuse. » Voilà bien le leitmotiv de l’œuvre entière de Jouhandeau.
45 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
109i offre, il faudrait qu’elle le paie du prix de l’âme même. On nous donne à choisir entre un régime bourgeois odieux, raté,
110égnant, nous détestons de toute la force de notre âme : la primauté du matériel. Comment penser — si « penser » est insépar
46 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
111rnière survivance du spiritualisme, de la « belle âme », et, pour tout dire, de l’hypocrisie de la classe possédante. Ils c
47 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
112’effort humain ? Sinon l’exercice nécessaire de l’âme, son actualisation, la raison d’être de son incorporation ; mais les
113éaux pourrait nous certifier, dans le fond de nos âmes, un salut qui se joue des ultimes efforts et des ultimes défaites de
48 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
114ui offre il faudrait qu’elle le paie du prix de l’âme même. On nous donne à choisir entre un régime bourgeois odieux, raté,
49 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
115teurs. Elle a plus de dureté et plus de chaleur d’âme que la jeunesse bourgeoise d’après-guerre. Elle ne va plus à la reche
50 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
116sylvanie convertie au calvinisme et qui devient l’âme de la résistance au centralisme des [p. 209] Habsbourg, qu’il s’agiss
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
117ent perpétuée ». Et tout cela tend à créer dans l’âme une disponibilité paradoxale : « parce que l’âme sait qu’elle n’est p
118’âme une disponibilité paradoxale : « parce que l’âme sait qu’elle n’est pas à elle-même, et que le seul usage entièrement
52 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
119de son journal, — mais qui porte l’enfer dans son âme ! — Kierkegaard a montré « le comique infini ». Il faut risquer cette
120lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Réel et qui pourtant
121des de l’esprit religieux leur font concevoir une Âme du Monde qu’ils se figurent (mais sans franchise, ni précision) comme
122ce surnaturelle. 61  » Mais qui ne voit que cette Âme du Monde le tient aussi, et jusque dans son scepticisme, lorsque Maur
53 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
123age en puissance notre être tout entier, corps et âme sans distinction. Apprenons à penser comme des hommes responsables, n
54 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
124lutôt son lieu naturel, en séparant le corps et l’âme : c’est qu’il les a mal distingués. Du point de vue de la personne, l
125és. Du point de vue de la personne, le corps et l’âme sont deux aspects de l’homme concret, dont la nature réelle n’apparaî
126lidarité avec le monde des objets ; l’aspect de l’âme est notre orientation, l’originalité essentielle de l’homme au sein d
127 qui le forme, le tient debout et le dirige, ni l’âme n’est humainement imaginable hors de la consistance qui la révèle et
128consistance qui la révèle et l’effectue. Corps et âme sont un seul et même être ; ils naissent ensemble et meurent ensemble
129 humain ; c’est une étrange erreur que de rêver l’âme immortelle 19  ; et c’est au nom de cette erreur [p. 381] qu’on croit
130tte erreur [p. 381] qu’on croit pouvoir séparer l’âme du corps — quitte à ne plus savoir comment les réunir — ce que ne fon
131tard entre l’individu et sa pressante vocation. L’âme immortelle n’est rien que l’illusion d’un égoïsme qui se glorifie dan
55 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
132sans corps ou que s’installe un matérialisme sans âme. ⁂ À ce degré d’évolution du mal, la conscience du danger s’obscurcit
133t permet l’économie de tout « concours actif de l’âme » ; il pousse la lucidité jusqu’à marquer qu’un tel état n’est pas re
134t bientôt place à la satisfaction pauvrette d’une âme flattée de s’admirer dans l’infini d’un paysage. « Un paysage est un
135fortes que la Nature est censée dispenser à toute âme un peu cultivée, fournit à la prédication chrétienne un lyrisme qu’el
136 se fait entendre dans l’intérieur de [p. 49] son âme, dans une partie de son être inconnue à lui-même, et qui tient à la f
56 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
137e dimanche pourtant, prêchent l’exaltation de « l’âme humaine » par la religion, et qui définissent volontiers l’Église com
57 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
138ure. Et je m’explique mal pourquoi tant de bonnes âmes s’indignent lorsque Kierkegaard défend avec puissance cette vérité fo
58 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
139t plus de valeur que d’avoir traîné son vague à l’âme par les rues d’une ville de province ; mais cela donne au moins une m
59 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
140vastes paysages maritimes des Charentes et de ces âmes et de ces corps tout frémissants de nostalgies naïves et de jeunes ru
60 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
141ant sous le même nom — psychologie : science de l’âme — d’un tout autre ordre de problèmes : à savoir la physiologie des se
61 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
142tel est son aspect vénérable. Pour ses qualités d’âme, j’espère que ce récit d’une soirée passée dans son salon pourra fair
62 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
143t d’avoir ressuscité ». Rajeunir son corps et son âme par l’ordure, c’est un des thèmes favoris de notre temps. Mais combie
63 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
144lle, que la « recherche des moyens par lesquels l’âme arrive à transgresser ses limites charnelles et temporelles, à s’oubl
64 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
145arlait avec feu d’actions réelles dont il était l’âme et l’agent, non pas en « homme d’action » — cette sotte espèce améric
146 « problèmes » souvent si vagues qui peuplent une âme d’unioniste romand. Vraiment, le souvenir d’une influence et d’une pr
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
147 vanité que de gagner le monde si l’on y perd son âme. Toute fin qui n’embrasse pas le tout de l’homme, et qui pourtant ve
66 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
148 mains dans le corps, la foi et les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, cette pensée profonde et ce qui la
149la foi et les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, cette pensée profonde et ce qui la révèle au jour, cet e
150ime à se plaindre en vertu d’un snobisme de belle âme, tout ce que l’on protège cependant avec une si furieuse jalousie con
67 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
151on langage. Le mot, corps d’une idée qui serait l’âme de cette combinaison ? De fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corp
152âme de cette combinaison ? De fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps,
153fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la suite d’un relâche
154orps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la suite d’un relâchement de l’être, d’une faute or
155l désunit, mots et idée, pensée et acte, corps et âme, etc. Dès lors, leur réunion même ne suffit plus à effacer sa trace.
156t ce qui voudrait réduire le corps au profit de l’âme, ou l’inverse, [p. 219] alors que la racine du mal n’est ni dans l’un
68 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
157les et sacrales en l’honneur d’un Dieu nouveau, l’âme de la masse, l’obscur et puissant esprit de la nation, que le Führer
69 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
158Rimbaud qui voulait « posséder la vérité dans une âme et un corps ». Aujourd’hui, c’est un Rilke, un Claudel, un Ramuz qui
159’une laborieuse et schématique reconstruction des âmes. Il est entendu désormais qu’un auteur qui n’utilise que des faits se
70 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
160ue des faits : les réactions d’un esprit et d’une âme — le corps, ici, a peu de part, nous sommes en France — au fait socia
71 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
161x des Lettres qui aura gardé assez de fraîcheur d’Âme et de goût des choses de l’Esprit pour entreprendre une statistique c
72 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
162s Lieux-sombres-et-populeux où il faut pénétrer l’âme basse et la petite enveloppe à la main. Tant d’autres disent : Allons
73 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
163 manière subtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le
164eu de cela, les modernes nous servent des états d’âme improbables ou excessifs, des inquiétudes dont ils n’ont même pas l’a
165. 75] 15 février 1934 Les gens. — Si j’avais une âme de philanthrope, je chercherais à répandre mes idées dans la populati
166 mesurer la force : bien voir, c’est accorder son âme aux dimensions des choses vues. Parfois il semblerait que l’équilibre
167able qui se fait entendre dans l’intérieur de son âme, dans une partie de son être inconnue à lui-même. Quoi de plus simple
168vaille sans fièvre et que je flâne sans vague à l’âme. C’est quelque chose. Je ne dis pas que c’est le bonheur, je n’ai jam
74 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
169ce que Madame Guyon appelle “la mort mystique”. L’âme ne vit plus désormais [p. 788] de sa vie propre, c’est Dieu qui vit e
75 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
170une circulation des cultures, une respiration des âmes. Et ceci qui est le plus important : des possibilités d’imaginer, don
76 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
171s lieux-sombres-et-populeux où il faut pénétrer l’âme basse et la petite enveloppe à la main. Tant d’autres disent : allons
172 manière subtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le
173vaille sans fièvre et que je flâne sans vague à l’âme. C’est quelque chose. Je ne dis pas que c’est le bonheur, je n’ai jam
77 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
174ît la geste de cette communauté de sans-foyers, d’âmes sauvages et musiciennes, les douze « Cavaliers » d’Ekeby, qui régnère
78 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
175eau. Un régime totalitaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de porter remède à ses carences
176e suisse-allemand L. : — Vous y croyez, vous, à l’âme collective ? Est-ce que ce n’est pas une formule grandiloquente pour
177 formule grandiloquente pour désigner l’absence d’âme personnelle chez les individus charriés par les mouvements mécaniques
178, mais d’amour. J’ai entendu le râle d’amour de l’âme des masses, le sombre et puissant râle d’une nation possédée par l’Ho
79 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
179ngagera sans doute l’hiver prochain, lutte pour l’âme allemande dans l’esprit et selon la [p. 78] volonté du Führer… Le Füh
180urelle consiste dans une prise de conscience de l’âme raciale inconsciente et endormie… Il faudra en venir à une lutte ouve
181domination mondiale des juifs) ; le dualisme de l’âme [p. 79] et du corps, d’origine juive ; la négation de la vie ; l’immo
80 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
182e est l’œuvre d’un mauvais Démiurge, retenant les âmes dans les Ténèbres. La sexualité, loi des corps, est une entrave à l’e
183al. Car le sacrement unissait tout à la fois deux âmes fidèles, deux corps aptes à procréer, et deux personnes juridiques. I
184ité, une forme d’intoxication, une « maladie de l’âme » comme pensaient les Anciens, tout le monde est prêt à le reconnaîtr
185s cesse, il faut recommencer cette ascension de l’âme dressée contre le monde. Mais alors le Tristan moderne glisse vers le
81 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
186ans sa diversité, d’empêcher le monde d’envahir l’âme, la fidélité des époux est l’accueil de la créature, la volonté d’acc
187nté chrétienne de transformer le pécheur dans son âme et dans sa conduite a entraîné en Occident l’idée de transformer le m
188nte passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et
189r, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme se comporte alors à l’endroit de son amour avec une sorte d’indiffére
190acte même d’obéir, en sorte qu’il n’est plus en l’âme de brûlure, ni même de conscience de l’amour, mais seulement la sobri
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
191 malheur. Que ce malheur, selon la force de notre âme, soit la « délicieuse tristesse » et le spleen de la décadence, ou la
192un même langage, et chantent peut-être dans notre âme la même « vieille et grave mélodie » orchestrée par le drame de Wagne
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
193re et le Banquet d’une fureur qui va du corps à l’âme, pour la troubler d’humeurs malignes. Ce n’est pas l’amour tel qu’il
194e pas sans quelque divinité, ni ne se crée dans l’âme au-dedans de nous : c’est une inspiration tout étrangère, un attrait
195ur platonicien : « délire divin », transport de l’âme, folie et suprême raison. Et l’amant est auprès de l’être aimé « comm
196 doctrines de Pythagore sur la transmigration des âmes à celles des druides sur l’immortalité. La mythologie comparée est la
197nts. Par cette doctrine centrale de la survie des âmes, les Celtes s’apparentent aux Grecs. Mais toute doctrine de l’immorta
198héennes, c’est la nature divine ou angélique de l’âme, prisonnière des formes créées et de la nuit de la matière. Issu de
199ple du sauveur Manès, dans l’hymne du Destin de l’Âme. L’élan de l’âme vers la Lumière n’est pas sans évoquer d’une part la
200nès, dans l’hymne du Destin de l’Âme. L’élan de l’âme vers la Lumière n’est pas sans évoquer d’une part la « réminiscence d
201 de l’Amour ce n’est plus la passion infinie de l’âme en quête de lumière, mais c’est le mariage du Christ et de l’Église.
202 spécialement de sa doctrine du mariage) dans les âmes où vivait encore un paganisme naturel ou hérité. Mais tout cela reste
203 », qui est l’Éros suprême, est l’élancement de l’âme vers l’union lumineuse, au-delà de tout amour possible en cette vie.
204est-à-dire Lucifer ou Satan. Celui-ci a tenté les Âmes ou Anges, en leur disant : « Qu’il leur valait mieux être en bas, où
205que le [p. 84] bien. » 33 Pour mieux séduire les Âmes, Lucifer leur a montré « une femme d’une beauté éclatante, qui les a
206t fondamental chez l’homme, même de nos jours.) L’âme, dès lors, se trouve séparée de son esprit, qui reste au Ciel. Tentée
207e de la Femme, appât du Diable pour entraîner les âmes dans les corps. En retour (en revanche, dirait-on), un principe fémin
208tiques. À la Femme instrument de la perdition des âmes, répond Marie, symbole de pure Lumière salvatrice, Mère intacte (imma
209 manifestation) et qui accueille l’hommage de son âme par un salut et un baiser. L’enfer étant la prison de la matière, Luc
210ner que pour le temps que durera « l’erreur » des âmes. Au terme du cycle de leurs épreuves — comportant plusieurs vies, phy
211naturel, corps, raison, facultés, désirs — donc l’âme aussi. ⁂ La croisade des Albigeois, conduite par l’abbé de Cîteaux, a
212civilisation très raffinée dont ils avaient été l’âme austère et secrète. Et cependant, de cette culture et de ses doctrine
213 à quoi lui peut servir De laisser en extase son âme ravir. La doctrine n’exigeait-elle pas qu’on mît fin à sa vie « non
214ns le monde. (Ces deux « copains », seraient-ce l’âme et le corps ? L’âme liée au corps, mais désirant l’esprit ? Mais souv
215ux « copains », seraient-ce l’âme et le corps ? L’âme liée au corps, mais désirant l’esprit ? Mais souvenons-nous aussi de
216e : la part spirituelle de l’homme, celle que son âme emprisonnée dans le corps appelle d’un amour nostalgique que la mort
217 mystique fortement attestée dans la vie même des âmes. Essayons à nouveau de repérer, entre les pointes et les oscillations
218mystique évident : « Ce que le corps me refuse, l’âme me l’octroie » (par exemple, car il y a d’autres sens encore que celu
219divine dont l’exaltation aboutît à la fusion de l’âme et de la Divinité. Or le langage érotico-religieux des poètes mystiqu
220s est construit sur l’allégorie du « Château de l’Âme » et de ses différents étages et loges. Dans l’une de ces loges habit
221on, spectacle mystérieux ».) Dans le Château de l’Âme habitent d’autres personnages allégoriques, tels que Beauté, Désir et
222 roi-chevalier. Nous retrouverons le Château de l’Âme parmi les symboles préférés d’un Ruysbroek et d’une sainte Thérèse…
223vanouissement des formes illusoires, l’union de l’Âme et de l’Aimé, la communion avec l’Être absolu. Aussi Moïse est-il pou
224nsi qu’au dernier confluent des « hérésies » de l’âme et de celles du désir, venues du même Orient par les deux rives de la
225rt du Diable — ne saurait engager le salut de son âme : « Point de péché au-dessous du nombril ! » précise un évêque dualis
226ui répondissent au même désir profond, surgi de l’âme collective. Il fallait « convertir » ce désir, tout en se laissant po
227 de la conscience et de l’expression lyrique de l’âme, le Principe Féminin de la çakti, le culte de la Femme, de la Mère, [
228elle et physiologique, c’est-à-dire de l’exil des âmes captives dans la prison des corps. C’est ici le jugement de la morale
229damnée en même temps que divinisée, l’effort de l’âme pour échapper à l’inordinatio fondamentale du Siècle, à la contradict
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
230on à l’aventure surnaturelle. C’est la quête de l’âme pécheresse, c’est-à-dire blessée mortellement, qui renonce aux aides
231tout semblait le préparer, c’est l’élection d’une âme par l’Amour tout-puissant, la vocation qui la surprend comme malgré e
232ieurs siècles avant Novalis, que dans l’extase, l’âme doit penser « comme s’il n’y avait que Dieu et elle au monde ». A-t-o
233 « parfaits ». C’est alors le contenu des états d’âme et leur objet, mais non leur forme, qui diffère (Appendice 10). (Nous
234lus la lumière et l’amour divin sont vifs, plus l’âme se voit souillée et misérable en sorte qu’ « elle se figure être pers
235ion provoque une souffrance si pénible, puisque l’âme se croit rejetée par Dieu, qu’elle arracha à Job soumis à une semblab
236a mortification des sens et de la volonté, mais l’âme souffre séparation et rejection, dans le temps même de la plus vive a
237 citer cent pages où revient la même plainte de l’âme sur « l’abandon divin, tourment suprême ». Sur « ce vide profond… cru
238 des trois sortes de biens qui peuvent consoler l’âme, savoir les temporels, les naturels, et les spirituels » ; enfin, « s
239 aboutit au « mariage spirituel » de Dieu et de l’âme, dès cette vie, tandis que l’hérétique espère l’union et la fusion to
240rnation, et ne pouvaient connaître ce retour de l’âme à une vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse,
241nt parfait : « Lorsqu’on mortifie les passions, l’âme ne reçoit plus d’aliment des créatures ; et de cette façon, elle est
242latonicien, sait dire en termes magnifiques que l’âme pure est le lieu de rédemption des créatures dénaturées par le péché.
243ystique unitive : il tend à la fusion totale de l’âme et de la divinité. Le second courant peut être appelé celui de la mys
244 mystique épithalamique : il tend au mariage de l’âme et de Dieu, et suppose donc qu’une distinction d’essence est maintenu
245ent dans toutes les créatures, en tant que, par l’âme du croyant, elles « passent de leur vie à leur être ». La confrontati
246union, puisque, comme l’écrit ailleurs Eckhart, l’âme reste l’âme, et Dieu reste Dieu 103 . L’acte d’amour spirituel est in
247ue, comme l’écrit ailleurs Eckhart, l’âme reste l’âme, et Dieu reste Dieu 103 . L’acte d’amour spirituel est initial, et no
248uestion non plus d’union mais bien d’égalité de l’âme et de Dieu : « Et cette égalité de l’un dans l’un et avec l’un est so
249 ne croit nullement que toute distinction entre l’âme et Dieu puisse être abolie : l’âme ne peut se faire divine, mais seul
250nction entre l’âme et Dieu puisse être abolie : l’âme ne peut se faire divine, mais seulement semblable à Dieu. Elle contem
251 point qu’il importait de mettre en lumière. Si l’âme peut s’unir essentiellement à Dieu, l’amour [p. 173] de l’âme pour Di
252nir essentiellement à Dieu, l’amour [p. 173] de l’âme pour Dieu est un amour heureux. On peut prévoir qu’il ne sera pas por
253le langage de l’amour humain. » À l’inverse, si l’âme ne peut s’unir essentiellement à Dieu, comme le soutient l’orthodoxie
254odoxie chrétienne, il en résulte que l’amour de l’âme pour Dieu est, dans ce sens précis, un amour réciproque malheureux. O
255avait fait de son corps l’humble serviteur de son âme ; plus d’obstacles à ses élans vers le Souverain Bien !… Se souvenant
256œuvres de Dieu telles qu’ils les vivent dans leur âme. Et leurs silences furent plus réels que leurs paroles. Il ne s’agit
257’ils appellent « mariage » — cette communion de l’âme élue et du Christ époux de l’Église. Mais la voie de l’homme séparé,
258sion des rapports « malheureux » entretenus par l’âme et son Dieu, qu’elle s’est plus complètement humanisée, c’est-à-dire
259l’hérésie posait l’union possible de Dieu et de l’âme, ce qui entraînait le bonheur divin et le malheur de tout amour humai
260de leur ascension dans la liberté souveraine de l’âme. Saint Jean de la Croix et Maître Eckhart disent en termes différents
261ans le mariage spirituel, dit Jean de la Croix, l’âme parvient à aimer Dieu sans plus sentir son amour. C’est un état d’ind
262e dans un état d’extrême « désintoxication » de l’âme. Dans la plus rigoureuse possession de soi-même. Et c’est alors que l
263blimées. Le cycle de l’ascèse chrétienne ramène l’âme à l’obéissance heureuse, c’est-à-dire à l’acceptation des limites de
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
264 qui condamne la passion comme une « maladie de l’âme » — se transmettra aux parties basses de la littérature française : g
265e. Son langage résonne avec tant de douceur que l’âme qui l’écoute et l’entend s’écrie : — Malheureuse que je suis ! Je ne
266se voit une merveille en l’acte qui procède d’une âme qui jusqu’ici rayonne. Le Ciel, qui ne manque que d’une chose, — c’es
267e Où si haut visèrent mes yeux, Et je dis : Ô mon âme, il te faut rendre grâce Toi qui fus jugée digne alors d’un tel honne
268t résulter l’opposition tragique du corps et de l’âme. C’est la tendance ascétique, orientale — le monachisme vient d’Orien
269e poésie, cynisme contre idéalisme. Le Débat de l’âme et du corps qui date précisément de cette époque est le premier témoi
270ariage chrétien était censé résoudre. On y voit l’âme récemment séparée de son corps adresser à son compagnon les reproches
271ir de la mélancolie ». Surgi des profondeurs de l’âme avide de tortures transfigurantes, de la nuit abyssale où l’éclair de
272 Vierge sérieuse », il la prie d’évoquer encore l’âme d’Orphée, l’époux de Canacée qui possédait la bague et les miroirs ma
273, sans pourtant lui rien ôter de cette grandeur d’âme avec laquelle il épargne l’honneur de Phèdre, et se laisse opprimer s
274: si la cause extérieure est un Dieu auquel notre âme pourrait s’identifier 146 . Mais Spinoza néglige « l’obstacle ». Dans
275ir, succédant à la séparation de l’esprit et de l’âme croyante, aboutit à diviser l’être en intelligence et en sexe. À vrai
276ait mille fois. Rends-moi cette étroite union des âmes… Julie, dis-moi donc si je ne t’aimais point auparavant, ou si mainte
277 de la vie supérieure, germée au plus secret de l’âme. L’esprit déploie mille antennes toutes vibrantes de désir, tisse son
278et de la nuit en Jour. Le même élan qui portait l’âme vers la lumière et l’unité divine, considéré du point de vue de ce mo
279 la passion tourmente : il a découvert dans son « âme », c’est-à-dire dans son goût du sublime, ce vide dont parlait Fichte
280que par celle de l’infortune. » Et encore : « Une âme faite pour les passions sent d’abord que cette vie heureuse (le maria
281 possède enfin, ô toi seule qui remplis toute mon âme, suprême volupté d’amour ! » L’homme qui a écrit cela (dans Tristan
282laire, immensément plaintive et bienheureuse de l’âme sauvée [p. 249] par la blessure mortelle du corps. Mais le sens maléf
283. Le deuxième acte est le chant de la passion des âmes prisonnières des formes. Tous les obstacles surmontés, quand les aman
284 plus qu’une dernière et brûlante langueur dans l’âme qui se guérit de vivre. Seule la lumière douloureuse du troisième act
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
285al. Car le sacrement unissait tout à la fois deux âmes fidèles, deux corps aptes à procréer, et deux personnes juridiques. I
286lité une forme d’intoxication, une « maladie de l’âme », comme pensaient les Anciens, tout le monde est prêt à le reconnaît
287s cesse, il faut recommencer cette ascension de l’âme dressée contre le monde. Mais alors le Tristan moderne glisse vers le
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
288ans sa diversité, d’empêcher le monde d’envahir l’âme, la fidélité des époux est l’accueil de la créature, la volonté d’acc
289 Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » ne saurait concerner que des actes. Il serait
290nté chrétienne de transformer le pécheur dans son âme et dans sa conduite a entraîné en Occident l’idée de transformer le m
291nte passion, saint Jean de la Croix connaît que l’âme atteint un état de présence parfaite à l’objet aimant de l’amour, et
292r, et c’est ce qu’il nomme le mariage mystique. L’âme se comporte alors à l’endroit de son amour avec une sorte d’indiffére
293acte même d’obéir, en sorte qu’il n’est plus en l’âme de brûlure, ni même de conscience de l’amour, mais seulement la sobri
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
294 albigeois, qui par un dédoublement mystique de l’âme et du corps, étaient censés avoir les deux sexes, hommes en tant que
295e règne de la Dame, qui devait en vérité former l’âme de l’Occident et fixer définitivement les traits de sa culture ». Leu
89 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
296ques », Nicolas n’a pas pu trouver la paix de son âme dans le monde. Il a dû se retirer et vivre en marge des conditions no
297où la piété de l’Église non réformée laissait les âmes, les plus exigeantes, privées de tout contact direct avec la Bible. 2
90 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
298considérée par les anciens comme une maladie de l’âme. Mais à partir du xiie siècle, et par l’effet de confusions mystique
91 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
299e victoire ? « La nouveauté est le tyran de notre âme », écrit le vieux Casanova. Mais déjà ce n’est plus l’homme du plaisi
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
300 peut-être ; mais nous courons déjà l’épreuve des âmes. Or le courage qu’il y faut n’est pas seulement celui de résister : i
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
301 convertie [p. 35] au calvinisme et qui devient l’âme de la résistance au centralisme des Habsbourg, qu’il s’agisse des Pro
94 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
302une circulation des cultures, une respiration des âmes. Et ceci qui est le plus important : des possibilités d’imaginer, don
95 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
303tre, écrivait-il, doit réfléchir sa beauté dans l’âme de ses enfants. Le fait-il ? Hélas ! Il est bien à craindre que le vo
304s les instants, qui ne cesse de retentir dans les âmes d’élite. Oui, Rambert nous le dit fort bien : ce premier de nos priv
96 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
305’un dictateur qui a pu écrire : « L’État, c’est l’âme de l’âme », voilà des drôles de fédéralistes, des drôles de Suisses 4
306teur qui a pu écrire : « L’État, c’est l’âme de l’âme », voilà des drôles de fédéralistes, des drôles de Suisses 41 . [p. 2
97 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
307pas au bien, à la délicatesse, à la grandeur, à l’âme, le Malin est un homme à trucs. C’est l’agent double, triple, centupl
98 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
308 nous pouvons, dans la nature ou dans la vie de l’âme, reconnaître des formes, comprendre leur langage, et parfois même pré
309e nous sur les mystères du monde et le secret des âmes qu’il abuse… [p. 34] 6. Le Prince de ce monde L’acte d’orgueil éblo
310 reconquerra jamais le Ciel, qui est proprement l’âme de ce monde et le mystère du transcendant dans l’immanence. Il n’aura
311 désir et sa jalousie forcenée se portent sur nos âmes individuelles. Il rôde autour de nous comme un lion rugissant en quêt
312ore un bien, pensons-nous. Mais ce mouvement de l’âme créatrice, dès qu’il est détourné des fins prévues par Dieu, nous jet
313inverti par notre orgueil et par l’inertie de nos âmes, devient presque invisible à la conscience humaine. Un vice, c’est un
99 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
314ammer au xxe siècle existait en puissance dans l’âme humaine depuis la formation de la première société ; et il existera s
315ndant dans une masse passionnée, il exalte dans l’âme des plus déshérités une sensation de puissance invincible. Il leur ré
316 qu’il limite l’empire du Prince de ce Monde. Les âmes vont lui échapper s’il subsiste un recours à l’Éternel, c’est-à-dire
317nce de ce Monde peut tout avoir du monde sauf son âme, qui en fait le sens et le prix. De même Hitler, battant l’Europe ent
318lle s’est éteinte. Désert des hautes pierres sans âme, cimetière… L’envahisseur avait prophétisé : le 15 juin, j’entrerai d
319 On ne conquiert pas avec des chars les dons de l’âme et les raisons de vivre dont on manque. Qu’ils fassent dix fois le to
320ns peuples, dans certains groupes, dans certaines âmes, il nous dira : « Faisons au moins du christianisme une religion comm
100 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
321 Car tout homme porte dans son corps (et dans son âme) les microbes de toutes les maladies connues, et de bien d’autres. An
322proche et facile ? C’est l’un et l’autre, selon l’âme qu’on y porte, et le sens que l’on prête au mot. [p. 99] Pour la plu
323s magies protectrices, négligeant les forces de l’âme, nous cherchons le salut dans la fuite. L’assurance-vie remplace parm
324tistiques. Il vous promet enfin ce pur néant de l’âme : santé — bonheur — prospérité — jovialité et vérité viagère. Vous se
325’affront. Il gardait, dans le vice, un style de l’âme. Le contraste qu’on vient d’esquisser peut nous faire mesurer toute l
326e faire des amis, gagner le monde — et perdre son âme ? [p. 114] 35. Paradoxe de la démocratie Avec beaucoup d’intelligen
327ur régime, les imbéciles n’ont rien à perdre. Les âmes fortes y sont éliminées par le ressentiment brutal des plébéiens, les
328ées par le ressentiment brutal des plébéiens, les âmes faibles aisément convaincues qu’elles n’ont pas droit à l’existence p
329es n’ont pas droit à l’existence personnelle, les âmes moyennes utilisées. Comme on le voit, le régime totalitaire n’est que
330te : l’intelligence n’aurait rien à y perdre, les âmes fortes y seraient à l’aise, les âmes faibles y seraient éduquées, les
331 perdre, les âmes fortes y seraient à l’aise, les âmes faibles y seraient éduquées, les âmes moyennes s’y sentiraient gênées
332l’aise, les âmes faibles y seraient éduquées, les âmes moyennes s’y sentiraient gênées d’être moyennes et de faire nombre. O
333le maître du confusionnisme dirigé ! Hitler fut l’âme de la cinquième colonne du siècle, mais Satan reste l’essence même de