1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1ont le sens change avec l’échelle de valeurs de l’écrivain. Énumérons pourtant quelques-uns des points de vue les plus riches ou
2 ils se récusent lorsqu’il s’agit de conclure. Un écrivain grec, M. Embiricos, a trouvé la formule qui définit ce que les autres
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
3ronie dure, la densité du style révèlent seules l’écrivain ; et aussi quelques sentences : « C’est de la faiblesse de nos yeux q
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
4r, — et mettre qui à la place ? Nos penseurs, nos écrivains ont perdu le sens social. Cela devient frappant dans les générations
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
5ion et de synthèse qui se dessine chez les jeunes écrivains d’aujourd’hui. La « critique philosophique » qu’il voudrait inaugurer
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
6fut, voici parmi trop de talents intéressants, un écrivain qui s’impose avec des qualités et des défauts pareillement énormes. I
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
7on est bien heureux de rencontrer chez les jeunes écrivains français un homme qui ait à ce point le sens de l’époque, une vision
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
8acerbe, plus profond. En somme, et avant tout, un écrivain, un bel écrivain, comme on dit. Et qui sait tirer un admirable parti
9ond. En somme, et avant tout, un écrivain, un bel écrivain, comme on dit. Et qui sait tirer un admirable parti littéraire de son
10 voudrait que soient justiciables les œuvres d’un écrivain, les démarches de sa pensée, ses délires, ses visions. Un critique qu
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
11ue paysan du Danube survenant : — Je vous croyais écrivain ? — Hélas ! soupirez-vous. Mais j’ai tué la littérature en moi, n’en
12 l’insuffisance de la littérature On reconnaît un écrivain, aujourd’hui, à ce qu’il ne tolère pas qu’on lui parle littérature. M
13considérée du point de vue de la psychologie de l’écrivain, est un besoin organique, un peu anormal, que l’on satisfait dans cer
14rlant me paraît être le moins « littératuré » des écrivains d’aujourd’hui. Quand il parle littérature, il a toujours l’air de met
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
15u plus grand créateur de mythes modernes, du seul écrivain dont l’influence soit comparable à celle du cinéma ! Claretie raconte
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
16sais plus dépourvu si possible. Je ne demande aux écrivains que des révélations, ou mieux, qu’ils les favorisent par leurs écrits
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
17trente-cinq ans, mais sa ferveur anime encore ces écrivains profondément magyars de sensibilité, bien que souvent européens de go
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
18sans secondes : le sens de la responsabilité de l’écrivain. p. 656 bk. « Charles Du Bos : Approximations, 4e série (Roberto
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
19 n’a coutume d’en attendre aujourd’hui d’un jeune écrivain. Son premier roman, Les Conquérants, décrivait la révolution communis
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
20 peu sceptique de certains critiques, artistes ou écrivains, s’est muée le soir du premier vernissage en une sympathie sincère et
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
21par tout ce qu’elles révèlent de la mentalité des écrivains et des peuples dont elles émanent. La montagne est un merveilleux réa
22lpestre en France. À part Sénancour, aucun de nos écrivains n’a su puiser dans le thème de la montagne une inspiration lyrique ou
23 que les malédictions de Zarathoustra ? Quand nos écrivains, lassés de la circulation des idées citadines, éprouveront le besoin
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
24 économiste et cet évangéliste se doublaient d’un écrivain extrêmement fécond, dont l’autobiographie en particulier [p. 625] ava
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
25t une regrettable désinvolture vis-à-vis d’un des écrivains les plus justement célèbres de ce temps, elle aura du moins le mérite
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
26 est, depuis l’Édit de Nantes, notre seul notable écrivain protestant 26 , non exilé, non réfugié, mais d’éducation et de nature
27’époque, que j’oubliais Loti. Loti est un notable écrivain protestant qui répond à ce même signalement. Et précisément il y aura
28inet sur le Romantisme, ceux d’un Frommel sur les écrivains qu’il appelle « positivistes » restent à peu [p. 754] près les seuls
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
29ge la plus flattée : son plus grand musicien, des écrivains célèbres, des cantatrices et des acteurs, des princes et des femmes à
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
30trente-cinq ans, mais sa ferveur anime encore ces écrivains profondément magyars de sensibilité, bien que souvent européens de go
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
31e monde ! Fable énorme et qui étonne de la part d’écrivains d’ordinaire consciencieux. Les canons de Shangai, qui rapportèrent ta
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
32res de l’année 1931 soient allés à trois romans d’écrivains protestants : Pierre Bost, Jacques Chardonne et Jean Schlumberger. —
33e Bost, Jacques Chardonne et Jean Schlumberger. — Écrivains protestants, vraiment ?… Ou bien, protestants qui écrivent ? — Mais v
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
34Deux heures durant, quelques pasteurs et quelques écrivains vont faire appel aux principes suprêmes (c’est-à-dire fondamentaux) d
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
35 à sa mort. » 3 Je cherche : je ne trouve aucun écrivain plus naturellement libéré de l’idéologie bourgeoise, que Ramuz. Sa co
36 coupé que dégagent certaines œuvres récentes des écrivains de l’URSS, je ne les retrouve que chez Ramuz. Mais purifiés de toute
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
37on considère ces deux hommes avant tout comme des écrivains ? C’est par la chose écrite, par la lettre justement qu’ils s’opposen
38posent le plus. Pourtant Rimbaud ne fut jamais un écrivain, ni ne se soucia de l’être. Et Goethe ne fut qu’entre autres choses u
39’être. Et Goethe ne fut qu’entre autres choses un écrivain, et se soucia de l’être dans la mesure seulement où il portait en tou
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
40 de vertu, de péché même, parfois, quels sont les écrivains capables de déclarer leurs références, leurs poids et leurs mesures,
27 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
41igieux, Corrêa publie presque exclusivement des « écrivains d’idées », les Éditions du Cavalier poursuivent une enquête européenn
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
42, le Père de la Brière lance un vibrant appel aux écrivains : qu’ils nous écrivent des romans contre le bolchevisme, et l’on donn
29 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
43de là, contrairement à ce que prétendent certains écrivains marxisants, que le bourgeois protestant soit actuellement le type mêm
44ge intellectuel qu’on rencontre rarement chez les écrivains politiques. Si certaines de ses conclusions sont nettement étatistes,
45it à lui seul toute une chronique de cette revue. Écrivain fécond 9 , [p. 1037] évangéliste, économiste, philosophe, meneur de g
30 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
46, le Père de la Brière lance un vibrant appel aux écrivains : qu’ils nous écrivent des romans contre le bolchevisme, et l’on donn
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
47 un ensemble de témoignages rédigés par de jeunes écrivains membres de groupes révolutionnaires personnalistes et marxistes. Ce C
32 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
481928, et intitulé l’Espagne invertébrée, le grand écrivain espagnol Ortega y Gasset n’hésite pas à comparer sous ce rapport l’Es
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
49en reste pas moins le lieu de rencontre de jeunes écrivains « de toutes croyances et de toutes incroyances », comme disait Péguy,
34 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
50ligence n’y gagne guère. [p. 260] ⁂ Tant que les écrivains mettaient leur soin à vivre en marge de tous les conflits et refusaie
51t exemple. Du moins a-t-elle eu cela de bon : les écrivains qui ont décidé tout récemment de renoncer à l’usage de leur pensée de
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
52iginal ». On savait aussi qu’il était le meilleur écrivain de son pays. Sa première œuvre eut un immense succès ; mais à mesure
36 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
53st comme au jeu de pigeon vole. Il reste quelques écrivains qui échappent à toutes les « espèces » parce qu’ils en créeront de no
54ien le seul fondement d’une communauté vivante. L’écrivain sera créateur dans la mesure où il obéira à sa seule vocation personn
55iné dans la commune condition humaine. Rendez à l’écrivain la responsabilité de ses écrits, vous le rendrez aussi à la communaut
56tumes et de nos idéaux. Il nous faut une équipe d’écrivains qui entreprennent de confronter la vie privée des hommes d’aujourd’hu
57ommes les fins de leurs activités. C’est, pour un écrivain, ordonner les moyens de son art à ces fins. Il y faut bien autant de
58 suiveurs des maîtres d’après-guerre. Les mauvais écrivains d’aujourd’hui ne valent rien humainement. Ils ne font que copier les
59formels obscurcissent ou trahissent les buts de l’écrivain et le séparent de l’humanité. Une littérature personnaliste rétablira
37 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
60a chose littéraire ; 2° parce qu’ils incitent les écrivains de métier à écrire des stupidités, des pornographies pauvrettes, des
61ouve dans une de ces feuilles une page digne de l’écrivain qui l’a signée : Montherlant par exemple, ou Giono. Marianne a publi
62le rôle des éditeurs, mais surtout et d’abord des écrivains, ne serait pas justement de savoir un peu mieux que « les gens » de q
38 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
63lic littéraire rendit un très mauvais service aux écrivains surréalistes en les prenant pour ce qu’ils croyaient être : des novat
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
64vision, vêtu de sa royale charité.   P.-S. — Nul écrivain contemporain mieux que C. F. Ramuz n’a su replacer l’homme dans la pe
40 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
65 peintre. Il est remarquable que presque tous les écrivains de ces années éprouvent simultanément le besoin de s’exprimer par des
41 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
66dans tous les sens de ce terme ; je ne vois pas d’écrivain français qui ait jamais su faire vibrer un tel accord des paysages et
42 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
67peu de l’esprit que nos commissaires sont de bons écrivains. IV. Le spiritualisme consacre le préjugé utilitaire De tout ceci,
68entreprise, soit mis à part, et honoré en soi. Un écrivain fameux, gloire du roman français à l’étranger, vient confirmer de son
69 le patronage du grand génie, savant, philosophe, écrivain, homme d’action qui, trois cents ans plus tôt, en 1637 exactement, pu
70crois guère aux plans machiavéliques que certains écrivains de droite font aux clercs « spiritualistes » l’honneur et le crime d’
43 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
71artez écrire dans les bois. » On allait oublier l’écrivain. Il est là, adossé à un pin, avec sa chemise bleue, ses culottes de v
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
72ut nouveaux. (Ce qui fait dire à certains [p. 23] écrivains, prisonniers des catégories anciennes, que le monde devient « impensa
73sabote ses instruments, on réduit la mission de l’écrivain à celle du propagandiste, chargé de ressasser les à-peu-près du jour 
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
74t une ampleur et une assurance qui ont permis aux écrivains bourgeois d’exprimer sans aucun scrupule les fondements secrets de le
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
75 Qu’est-ce que le latin, au xiiie siècle, pour l’écrivain dont l’œuvre a condensé toute la sagesse et toutes les passions de so
76érante des secrétaires de la curie romaine. « Les écrivains apostoliques ont entre les mains les premières affaires du monde 31 .
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
77 ne saurait en dire autant du langage de nos bons écrivains. Car non seulement il est mal entendu par la grande masse des lecteur
78e foule de dialectes ésotériques. Non seulement l’écrivain moderne use d’une langue dont le lecteur moyen trouve parfaitement no
79 ou politique, que nous sommes en train de jouer, écrivains ou lecteurs, citoyens ou hommes d’État. Les uns tiennent le parti de
80aires à grand tirage, voilà tout un domaine que l’écrivain digne du nom ne contrôle pas, [p. 80] ne forme pas, n’atteint même pa
81ur force et leur délicatesse d’appel. Et les bons écrivains, qui n’ont pas d’autres armes, se voient privés de tous moyens d’agir
82 des instruments de la culture : — d’une part les écrivains se mettent à raffiner l’expression propre de chaque chose séparée, au
83 ne soumet plus à un but unanime. Si bien que les écrivains ne sont plus compris du peuple, et que la langue vulgaire s’encombre
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
84s’est trouvée confirmée par les récents congrès d’écrivains soviétiques ou favorables aux Soviets. De toutes les confusions senti
85nante pour les subtils « dialecticiens » 43 . Les écrivains délégués par les Soviets au Congrès de Paris pour la défense de la cu
86eux mêmes faits à titre d’autocritique par divers écrivains communistes, que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, ma
87n même temps que son public. Autrement dit, les « écrivains de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense appr
88littéraire, n’en est pas moins en évidence. ⁂ Les écrivains soviétiques l’ont compris. Aussi les voit-on condamner la théorie mar
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
89 Seront tenus pour suspects ou saboteurs tous les écrivains issus [p. 112] d’une autre classe ou d’une autre race. (Pour condamne
90ilms, le roman, le théâtre…   [p. 113] Rôle de l’écrivain et de l’artiste : « L’artiste est le porte-parole du peuple, l’interp
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
91s elle est nécessaire à presque tout. Surtout à l’écrivain qui parle de la culture ; à son discours. Nous allons donc raisonner
92s. Ou sinon, ce [p. 215] n’est pas la peine ! Tel écrivain refuse de s’engager dans l’action politique sous prétexte que cela ne
93’abstraction doublé de mensonge concret, dont les écrivains d’aujourd’hui abusent avec le même succès en des conflits non moins s
94ini d’une manière à peu près unanime par tous les écrivains qui s’en sont occupés 100 . La personne, c’est pour nos contemporains
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
95aine critique ne veut point pardonner à Ramuz. Un écrivain français de la tradition des classiques, comme ils le sont tous plus
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
96s’est trouvée confirmée par les récents congrès d’écrivains soviétiques ou favorables aux Soviets. De toutes les confusions senti
97nante pour les subtils « dialecticiens » 56 . Les écrivains délégués par les soviets au Congrès de Paris pour la défense de la cu
98ux mêmes, faits à titre d’autocritique par divers écrivains communistes, que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, ma
99n même temps que son public. Autrement dit, les « écrivains de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense appr
100littéraire n’en est pas moins une évidence. ⁂ Les écrivains soviétiques l’ont compris. Aussi les voit-on condamner la théorie mar
53 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
101mposer à l’attention de quelques-uns l’œuvre d’un écrivain dont, cependant, la puissance de choc et d’interrogation ne saurait ê
54 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
102années, les difficultés que pouvait rencontrer un écrivain étaient de deux espèces : manque d’argent ou insuccès (auprès du publ
103populaires. Donc, jusqu’à ces dernières années, l’écrivain doit se battre sur deux fronts : il doit gagner son pain, et il doit
104rsonne et de l’impersonnel. Mais, depuis peu, les écrivains sont menacés, en France, par un troisième péril, par un péril que les
105ur, de risquer un beau geste en faveur de quelque écrivain, peut-être génial, mais invendable sur les quais de gare. Quant aux p
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
106avons un petit compte à régler avec le groupe des écrivains qui partagent la foi de l’auteur et utilisent la même méthode de disc
107de l’Écho de Paris.) M. Friedmann, comme tous les écrivains dont la « pensée » tend à se confondre avec les directives tactiques
108d’ailleurs en train de réussir auprès de quelques écrivains bourgeois trop contents de voir les Soviets repêcher les vieux mythes
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
109e doutent pas que c’est de cela précisément qu’un écrivain peut faire sa « spécialité ». Et rien ne les étonnerait davantage que
110rcs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les écrivains, les professeurs, des hommes distingués et très instruits. Eh bien, i
111 cent pas sur la place. M. Palut sait que je suis écrivain, il a lu un de mes articles. Je le sens inquiet de mon opinion « d’in
112irer de quoi vivre. (Combien y a-t-il en France d’écrivains qui vivent de leurs écrits ? Peut-être deux sur cent — et ces deux-là
113ont n’en parlent pas, dit-on. Et je ne suis qu’un écrivain. Ceci me rappelle un bout de conversation que j’aurais dû noter plus
114 que je n’en avais aucun, et que je n’étais qu’un écrivain, et chômeur par-dessus le marché, il s’écria : « Ah cher Monsieur, je
115curés ! » — « Comptez Monsieur, lui dis-je, qu’un écrivain a bien deux fois plus de peine à vivre qu’un homme normal, mettons qu
116tionnels. Je dis les antres. De toutes façons, un écrivain est par nature un empêtré. Et voilà le paradoxe et l’injustice : c’es
117iment, feraient de leurs détenteurs non point des écrivains mais des Don Juan, des dictateurs, des milliardaires ou des saints. C
118té. Je comprends très bien qu’un certain nombre d’écrivains français aient passé au communisme : il leur fallait cela sans doute
119r de plus en plus. Telle est la pauvre chance des écrivains français : il a fallu un nouveau conformisme pour les libérer de l’an
120naux a l’esprit plus « artializé » encore que les écrivains. Et quand ceux-ci « naturalizent », on les accuse d’artifice. Pourquo
121uffriront de cette nouveauté, c’est à prévoir. Un écrivain qui se rend compte du phénomène que j’ai décrit ne peut plus s’adonne
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
122ntellectuel, du journal intime par exemple. Aucun écrivain ne se donne plus de chances de mentir que celui qui écrit un journal
123tout temps la traduction du langage surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée de malentendus de ce gen
124le rôle des éditeurs, mais surtout et d’abord des écrivains, ne serait pas justement de savoir un peu mieux que « les gens » de q
125ce qui est dit. (C’est seulement de la langue des écrivains français qu’il est exact de dire, avec tous les manuels, qu’elle est
126tanée, qui est « péguyste » et non « classique ». Écrivains inutilisables dans la mesure où ils veulent être de bons écrivains fr
127sables dans la mesure où ils veulent être de bons écrivains français.) [p. 167] — Que de bonne volonté chez les hommes de ce Cer
128r l’excuse assez faible. Je n’ai pas la tête d’un écrivain, et d’ailleurs un écrivain, est-ce qu’on en a jamais vu ? Ça doit hab
129 n’ai pas la tête d’un écrivain, et d’ailleurs un écrivain, est-ce qu’on en a jamais vu ? Ça doit habiter Paris. Il faudra que j
130as. (D’où sans doute l’angoisse qui pousse tant d’écrivains à gagner de l’argent, à entrer à l’Académie, voire à jouer un rôle po
131ciste ou communiste. Et pourtant, la mission de l’écrivain n’est-elle pas justement d’éduquer le lecteur, j’entends de [p. 189]
132nventionnel qu’il croit de mise, s’adressant à un écrivain. Ou bien il se répand en confidences exagérées ; il s’excite, il s’ad
133je commence à comprendre au vif l’urgence, pour l’écrivain, de retrouver une commune mesure de langage et de sensibilité avec de
134comme telles, n’ont jamais eu de contact avec les écrivains, comme tels, en aucun temps. Ce ne sont pas des abstractions qui achè
135vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à l’écrivain ce qui est solide et ce qui est artificiel dans ce qu’il écrit. Et ce
136endre peu à peu le sens de la responsabilité de l’écrivain. Pour l’avoir négligée dans nos villes, au milieu des feuilletonistes
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
1375 Mystifications. — Quelques rencontres avec des écrivains impressionnés par les Soviets, aussi par le cortège de la Bastille. J
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
138rt, ont atteint 80, 75 et 100 milles. Et c’est un écrivain de classe ! L’essai de Gedat intitulé Un chrétien découvre les problè
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
139sé figurer le nom de Gide parmi « les plus grands écrivains de ce temps » embrigadés par les vrais communistes. p. 812 ab.
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
140ce. Mais que dire de l’absence de Proudhon, grand écrivain français pourtant ; et de celle de Georges Sorel ? Et même de celle d
141ages — et ils foisonnent — donnent la mesure de l’écrivain et de l’artiste, du conteur, du fabulateur d’idées que reste pour nou
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
142nventionnel qu’il croit de mise, s’adressant à un écrivain. Ou bien il se répand en confidences exagérées ; il s’excite, il s’ad
143je commence à comprendre au vif l’urgence, pour l’écrivain, de retrouver une commune mesure de langage et de sensibilité avec de
144comme telles, n’ont jamais eu de contact avec les écrivains comme tels, en aucun temps. Ce ne sont pas des abstractions qui achèt
145vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à l’écrivain ce qui est solide et ce qui est artificiel dans ce qu’il écrit. Et ce
146endre peu à peu le sens de la responsabilité de l’écrivain. Pour l’avoir négligée dans nos villes, au milieu des feuilletonistes
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
147sés ou intéressés, il existe une « génération » d’écrivains — prenons ces termes au sens le plus large — qui pour n’être point as
148rtissement sans conséquence. Il existe des jeunes écrivains qui ne sont pas embrigadés mais qui savent que toute œuvre engage, et
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
149uence est loin d’être négligeable chez les jeunes écrivains français et belges, et s’allie parfois curieusement avec l’éthique co
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
150ailleurs pour un luxe. (Nulle part, je crois, les écrivains n’ont moins d’action sur la vie politique.) Il est clair, et on le di
151ions de haute culture, à nos savants, artistes ou écrivains, les moyens d’assurer au pays un prestige international qui nous donn
66 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
152e doutent pas que c’est de cela précisément qu’un écrivain peut faire sa « spécialité ». Et rien ne les étonnerait davantage que
67 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
153 parle à l’O.N…) Il y a là un mathématicien et un écrivain. Le premier dit : créer, pour moi, c’est découvrir un nouveau théorèm
68 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
154tion et ses chefs ; 7° demande des articles à des écrivains et à des savants plutôt qu’à des acteurs ou à des coureurs cyclistes.
155r en prison. Il m’est arrivé de souhaiter que les écrivains de nos démocraties soient soumis pendant quelque temps à des sanction
156: cette cure ayant pour but de réveiller chez les écrivains en question le sens de ce qu’on engage en publiant. « Que l’esprit re
69 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
157 par Aladár Kuncz (janvier 1938) ai Professeur, écrivain, traducteur d’ouvrages français, ami de la France, séjournant en Fran
70 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
158x, l’intelligence n’y gagne guère. ⁂ Tant que les écrivains mettaient leur soin à vivre en marge de tous les conflits et refusaie
159t exemple. Du moins a-t-elle eu cela de bon : les écrivains qui ont décidé tout récemment de renoncer à l’usage de leur pensée de
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
160déclarés, où sera le courage que l’on réclame des écrivains ? Faudra-t-il qu’ils l’exercent contre eux-mêmes ? Et ne peut-on vrai
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
161nse [p. 72] satisfaisante, c’est l’honnêteté d’un écrivain que de se borner à déclarer son système personnel de références. Ce q
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
162 romans féeriques. Et la [p. 214] psychologie des écrivains français n’a pas cessé de se complaire dans l’élégance allégorique :
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
163me d’ailleurs est complaisamment exploité par les écrivains. C’est un thème de rhétorique [p. 267] inépuisable. « Ô ! trop heureu
75 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
16488] autant « d’appels plastiques à l’avenir ». Un écrivain contemporain, conscient de l’impasse où l’a conduit l’idéal d’une poé
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
1651928, et intitulé l’Espagne invertébrée, le grand écrivain espagnol Ortega y Gasset n’hésite pas à comparer sous ce rapport l’Es
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
166héologie qui s’en chargeaient. Puis ce furent les écrivains. Mais que peuvent-ils dans notre monde démesuré ? Un Valéry, un Gide
167hommes, et c’est tout un domaine du langage que l’écrivain ne contrôle pas, ne forme pas, n’atteint même pas. Ainsi se créent d’
168leur sens, et leur délicatesse d’appel. Alors les écrivains qui n’ont pas d’autres armes que les mots se voient privés de tout mo
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
169ailleurs pour un luxe. (Nulle part, je crois, les écrivains n’ont moins d’action sur la vie politique.) [p. 121] Il est clair, e
170ions de haute culture, à nos savants, artistes ou écrivains, les moyens d’assurer au pays un prestige international qui nous donn
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
171l’ont étudié et l’ont aimé. Ce sont nos meilleurs écrivains. 7. Tolérance. — Le fédéralisme véritable suppose une tolérance parti
172ques. Je connais tel professeur d’Université, tel écrivain, tel philanthrope, tel connaisseur et praticien des choses de la SDN
80 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
173sée ou de tel acte exceptionnel… ⁂ Les journaux d’écrivains sont vrais, mais d’une vérité indirecte, et parfois même négative. C’
81 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
174nds savants, des philosophes, des moralistes, des écrivains connus dans le monde entier : neuf fois sur dix ces maîtres de la pen
175 par nos mains. Et c’est pourquoi, l’artiste et l’écrivain sont terriblement exposés : dès qu’ils prennent le pinceau ou la plum
176Et comment faire la part de son incitation ? Tout écrivain digne du nom, tout créateur en général, soupçonne au moins l’ambivale
177intéressés. Elle nous donne la mesure absolue. Un écrivain, s’il est bon artisan, vaudra tout juste ce que vaut la mission qu’il
178llectifs d’aujourd’hui fut donnée vers 1848 par l’écrivain danois Søren Kierkegaard, le penseur capital de notre ère. Voici ce q
82 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
179llectifs d’aujourd’hui fut donnée vers 1848 par l’écrivain danois Kierkegaard, le penseur capital de notre ère. Voici ce que l’o
83 1944, Les Personnes du drame. Introduction
180ans ces études de la personne, je m’attache à des écrivains. Il est clair qu’ils ne détiennent pas un privilège particulier, mais
181ut n’est pas fortuit dans mon sommaire. Parmi les écrivains dont la pensée a transformé les données de nos vies, je distingue deu
84 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
182on considère ces deux hommes avant tout comme des écrivains ? C’est par la chose écrite qu’ils s’opposent le plus. Pourtant Rimba
183posent le plus. Pourtant Rimbaud ne fut jamais un écrivain, ne se soucia jamais de l’être. Et Goethe ne fut qu’entre autres chos
184’être. Et Goethe ne fut qu’entre autres choses un écrivain. Ce n’est donc pas l’aspect littéraire de ces expériences qui doit co
85 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
185iginal ». On savait aussi qu’il était le meilleur écrivain de son pays. Sa première œuvre eut un immense succès ; mais à mesure
186utes ses forces spirituelles et toute son œuvre d’écrivain… S’il ne meurt pas, dit-il, il poursuivra sa lutte religieuse, mais i
187onne et ce qui n’est que masque ou personnage. Un écrivain français, dont on admire le style, déclarait l’autre jour que le Pala
86 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
188iculeux d’une véracité stérile ? ⁂ Les journaux d’écrivains sont toujours vrais, mais d’une vérité indirecte, et parfois même nég
87 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
189aine critique ne veut point pardonner à Ramuz. Un écrivain français, de tradition classique, comme ils le sont tous plus ou moin
190ence à sa mort. » Je cherche : je ne trouve aucun écrivain de ce temps plus naturellement libéré de l’idéologie bourgeoise que R
191gi. Cette élaboration n’est pas de celles dont un écrivain d’aujourd’hui puisse faire l’économie 77 . L’a-t-il menée à chef, on
192nt coupé que dégageaient les premières œuvres des écrivains de l’URSS, je ne les retrouve que chez Ramuz. Mais purifiés de toute
88 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
193science de la vie ne s’est maintenue que chez les écrivains savants qui, à force d’ascèse intellectuelle et de raffinements affec
194 16 avril 1939 Question : Dans quelle mesure un écrivain a-t-il le droit, ou le devoir, de se montrer publiquement objectif vi
195 collectif. Je puis l’avouer parce que je suis un écrivain. Il est admis que ces gens-là ont le droit de dire — pour le soulagem
196ait fait montrer les fameuses photos en couleur d’écrivains français et étrangers) et José Ortega y Gasset. [p. 23] Ortega spiri
89 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
197e groupent autour d’un verre et d’un problème les écrivains, les jeunes professeurs, les logiciens et les théologiens. On m’y a p
198’opérations auxquelles je suis rompu par métier d’écrivain ? Il y a cependant une différence de quantité dans l’énergie qu’il s’
90 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
199iscours prononcés au banquet que m’ont offert les écrivains, et finalement ce stupide accident — au genou de nouveau, sur un cour
200au-delà desquels je distingue Ortega, et ce grand écrivain que l’Europe doit connaître, J.-L. Borgès, et tant d’autres du groupe
201pect. Intolérable ! — Que faites-vous ? — Je suis écrivain. [p. 151] — Qu’écrivez-vous ? — Oh !… de la philosophie… — What kind
202 temps de l’ouvrir. Je suis sans doute le premier écrivain que la police ait jamais inquiété pour existentialisme déclaré.
91 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
203 pour l’élégance. ⁂ Que serait-ce d’être un grand écrivain dans une langue morte ? Ou dans une langue parlée seulement par une p
204r de signification commune. Une carrière de grand écrivain commence par la qualité et finit par la signification. À partir d’un
92 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
205sentaient dans le monde les acteurs à succès, les écrivains célèbres, les modèles des grands couturiers, ou les [p. 205] chefs cu
93 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
206on de poésie. Est-ce un hasard si, parmi tous nos écrivains, ceux que je vois manifester le sentiment le plus direct et le plus c
207nabase et de l’Exil, et Paul Claudel, notre grand écrivain « global » ? Dans leur prose et dans leurs longs versets, quel qu’en
94 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
208N’est-ce pas toujours ainsi ? Je veux dire : tout écrivain n’est-il pas d’abord séduit, ou au contraire vexé par ses images ou s
209ans doute le plus mauvais tour qu’on ait joué aux écrivains d’idées ! Commencer par le commencement ! Aller du simple au compliqu
95 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
210 se peut que ce soit l’attitude de la plupart des écrivains modernes. « J’ai vécu pour la gloire, dit le prince André, et qu’est
211al. Mme de Staël en eut, mais non Constant (comme écrivain). Or personne ne lit plus les Martyrs ni Corinne, et tout le monde cr
96 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
212corps entier des philosophes, des pasteurs et des écrivains échouait naguère à faire comprendre. Grave menace pour la liberté. ⁂
213ntateur de la radio. Il avait sous ses ordres des écrivains, des journalistes, des banquiers, des cinéastes, des dactylos, des ét
214l’OWI, le NWLB ou l’OPA, il suffira de transposer écrivains en ingénieurs, journalistes en businessmen, cinéastes et acteurs en e
97 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
215vivante, elle n’a fait que rêver. Condition des écrivains et éditeurs Pas de milieu ni de milieux dans ce pays. Entre l’écrivai
216Pas de milieu ni de milieux dans ce pays. Entre l’écrivain d’avant-garde et l’auteur à succès, peu ou point de moyen terme, le s
217, ou de Berlin avant Hitler. Point de salons où l’écrivain se frotte aux gens du monde, et eux à lui ; point de cafés où l’on se
218ue, l’esprit, le succès personnel ou la rareté. L’écrivain aux États-Unis vit dans une sorte de vide social. Il évolue entre la
219our des raisons géographiques d’abord. Les « bons écrivains » que vous connaissez en Europe, sont dispersés aux quatre coins du c
220rès rarement. (Je ne connais guère que deux cas d’écrivains dignes de ce nom qui aient atteint le sommet de la liste des ventes,
221as un best-seller, on tombe dans la catégorie des écrivains « expérimentaux », c’est-à-dire des bizarres, peut-être intéressants
222carrière commerciale. En revanche, pour peu qu’un écrivain sérieux, qui a fait ses preuves dans la misère ou le professorat, obt
223et Steinbeck, frappés d’ostracisme par les jeunes écrivains, le premier parce qu’il est devenu un personnage officiel, le second
224uation est simplement la pire que puisse rêver un écrivain. Jamais on n’a tant lu en Amérique — les guerres font lire, entre aut
225s généraux… Dans ces conditions, si quelque grand écrivain se voit refuser l’un de ses manuscrits, il n’en conçoit ni honte ni r
226onnaissez, en France, à un ou deux noms près, les écrivains américains que j’ai cités, et beaucoup d’autres qui le méritent moins
227d public américain sait peu de choses de nos bons écrivains. De la France, il retient quatre ou cinq noms, si disparates qu’il es
228q » vous trouverez Malraux, Maritain, et quelques écrivains français amenés à vivre et à publier en Amérique par les hasards de l
229on, Fargue, Paulhan et Michaux. Cependant que les écrivains allemands réfugiés — Thomas Mann, Werfel, Ludwig et vingt autres — y
230as la peine d’écrire pour eux, me dit l’un de nos écrivains les plus célèbres en Amérique, vendez-leur une idée et votre nom. » I
231 contact quotidien avec le plus vaste public. Les écrivains font bien de se mettre à cette école, s’ils veulent agir sur leurs co
232ut précis que l’on vise. Le souci primordial de l’écrivain français digne du nom, c’est de durer par une forme achevée. Mais si
233le jugement aux yeux de l’Américain moyen et de l’écrivain qui se propose de l’atteindre. Peut-être oublieront-ils souvent d’all
234. C’est tout le problème du clerc de notre temps, écrivain, doctrinaire politique, ou prédicateur [p. 94] religieux. S’il adopte
235viétique, et d’une manière plus générale tous les écrivains engagés soit au service de l’opinion soit à celui d’un parti ou d’une
236s journalistes, des personnalités politiques, des écrivains d’« avant-garde »… Et ces professeurs de théologie n’hésitent pas à c
98 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
237 très souvent qu’un éditeur américain réponde à l’écrivain qui lui a soumis un manuscrit : « Votre livre est superbement écrit,
238 tout tranquillement cette question : « Vous êtes écrivain ? Comment vous vendez-vous ? »   Encore une fois, je ne voudrais pas
99 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
2396, sur l’initiative d’un groupe de professeurs, d’écrivains et d’artistes genevois, les premières « Rencontres internationales »
240telles grandes capitales de l’Europe, on voit des écrivains et des savants donner des gages d’apparente loyauté au parti le plus
100 1951, Preuves, articles (1951–1968). Culture et famine (novembre 1951)
241urent de faim. Montez à la tribune d’un congrès d’écrivains et proclamez « qu’il y a de l’indécence à parler de culture quand la