1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1in d’entrer tantôt dans un foyer, tantôt dans une église, pour constater que la foule ne réagit pas autrement que les individu
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
2ation suivante : Mardi dernier a été célébré en l’église grecque de la rue Georges Bizet le mariage de M. Paul Morand avec la
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
3e fis graver : Prêté — rendu, pour la gloire de l’Église. (Ici, il but une gorgée et prit un temps.) » Je vous fais grâce, pou
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
4sournoises déclarations d’amour. Tel qui raille l’Église et les curés, c’est qu’il se fait une très haute idée de la religion.
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
5réalise son ambition : soustraire les enfants à l’Église et à la famille. L’Église donnait des valeurs idéalistes, la famille
6straire les enfants à l’Église et à la famille. L’Église donnait des valeurs idéalistes, la famille des valeurs réalistes, san
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
7deux objets les plus révoltants de la terre : une église, une prison. » Triste carence d’un jugement qui se prétend humain ! P
8gnante, il y aura toujours plus d’hommes dans les églises que dans les prisons, — et des hommes qui viendront y trouver leur li
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
9la Chandeleur 1909, je fus reçu dans le sein de l’Église catholique…. le seul acte de ma vie que je suis parfaitement certain
10» Plus tard elle avoue franchement : « … dans nos églises j’éprouve un sentiment de détresse aiguë, ou bien je m’y ennuie. » Et
11de la Princesse, chargées ici de représenter deux églises anglaises. Ces deux respectables ladies, qui ne jouent pas d’autre rô
12es caractérisent. « Naturellement, vous allez à l’église le dimanche ? — Oui, tante Harriet, j’y vais. — Tante Harriet eut un
13uestion était réglée : du moment qu’on allait à l’église le dimanche, tout était bien ; inutile d’en demander plus. » Parlant
14excentricité. » Elle appelle ceux qui passent à l’Église romaine des « pervertis » : « Nous en avons eu trop dans la famille,
15il établit. En vérité, l’entrée de Blanche dans l’Église catholique n’est pas une conversion 18 , c’est une adhésion à ce qui
8 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
16ntre des maisons pointues et les contreforts de l’Église du Chapitre : je vois s’y engager chaque jour le fou au profil de vie
9 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
17e ici à l’armature catholique, qui condamne cette Église au réformisme modéré, c’est-à-dire à un effort pour durer par des moy
10 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
18 Il s’agit, on le sait, du bien et du mal selon l’Église. Mais l’émouvante et ironique dialectique de Jouhandeau est-elle très
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
19i de par la souveraineté, désormais usurpée, de l’Église, le désordre se trouve « établi ». Notre jeunesse s’éveille au milieu
20n, et qui, depuis, assure son succès relatif. Une église « établie » établissant à son tour un ordre injuste du monde et s’app
21de et s’appuyant sur lui, en réalité n’est plus l’Église et n’a plus le droit de parler ; elle n’est plus qu’une précieuse aux
22ce. Qu’on n’attende donc pas de nous un appel aux églises en tant que corps constitués et officiels 1 . Non, en présence du sca
23mbourgeoisée, patriotarde, riche et peureuse, les églises auraient beau multiplier les manifestations publiques, les assemblées
24moins encore que tout cela, nous attendons de nos églises qu’elles énoncent une doctrine sociale nouvelle opposée aux doctrines
25umains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien », se fondaient
26 administrer dans la durée. C’est une force que l’Église aurait, une fois pour toutes. Et cette possession serait en quelque s
27 de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont dominée, ceux qui mangeaient ton pain
28utables déterminations de l’avenir. L’office de l’Église est en tout temps de dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la
29 n’est de choix que personnel. Ainsi le rôle de l’Église doit-il rester de porter sur le monde un jugement permanent et destru
12 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
30a chrétienté. Or en fait, dans certains pays, les églises protestantes sont devenues les officines d’un conformisme social et p
31et politique plus scandaleux encore que celui des églises catholiques, puisque il se trouve condamné par la dogmatique réformée
32 Certains même parlent déjà du devoir qu’aurait l’Église de « christianiser les mouvements radicaux » c’est-à-dire les mouveme
33jorité des ouvriers parle de Jésus-Christ et de l’Église comme de deux choses qui n’ont rien en commun. » Il constate que l’Ég
34ses qui n’ont rien en commun. » Il constate que l’Église est intervenue dans la vie quotidienne en promulguant des règles sur
35ui de la thèse marxiste qui ne veut voir dans les Églises que des institutions de classe. Cette position simpliste de problèmes
13 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
36eant du paganisme contemporain. Il sévit dans nos églises, avec une virulence sourde, attisée de temps à autre par un sermon co
14 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
37inon une révolution, une nouvelle conversion de l’Église ? Car l’Église, elle aussi, peut devenir une idole, dès qu’elle cherc
38tion, une nouvelle conversion de l’Église ? Car l’Église, elle aussi, peut devenir une idole, dès qu’elle cherche des assuranc
15 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
39i de par la souveraineté, désormais usurpée, de l’Église, le désordre se trouve « établi ». Notre jeunesse s’éveille au milieu
40n, et qui, depuis, assure son succès relatif. Une église « établie » établissant à son tour un ordre injuste du monde et s’app
41de et s’appuyant sur lui, en réalité n’est plus l’Église et n’a plus le droit de parler ; elle n’est plus qu’une précieuse aux
42 n’attende donc pas de nous un appel aux [p. 102] Églises en tant que corps constitués et officiels 24 . Non, en présence du sc
43mbourgeoisée, patriotarde, riche et peureuse, les églises auraient beau multiplier les manifestations publiques, les assemblées
44moins encore que tout cela, attendons-nous de nos églises qu’elles énoncent une doctrine sociale opposée aux doctrines régnante
45umains ; il est à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien », se fondaient
46 administrer dans la durée. C’est une force que l’Église aurait, une fois pour toutes. Et cette possession serait en quelque s
47 de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont dominée, ceux qui mangeaient ton pain
48utables déterminations de l’avenir. L’office de l’Église est en tout temps de dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la
49 n’est de choix que personnel. Ainsi le rôle de l’Église doit-il rester de porter sur le monde un jugement permanent et enseig
16 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
50 les libertés fondamentales de la personne et des églises, ainsi que toute espèce de création spirituelle. Le véritable malheur
51ennes, est un [p. 137] danger plus grand pour les Églises que la tragédie soviétique. Et pour des raisons analogues, l’humanism
52’Allemagne ? Dans l’ordre ecclésiastique, c’est l’Église confessante qui s’oppose à l’esprit unitaire et qui sauvegarde le pri
17 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
53homme fondant une société absolument nouvelle : l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, du point de vue sociologique où je
54é absolument nouvelle : l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, du point de vue sociologique où je me place ici ? C’est un
55 lui déniait toute activité libre et spontanée, l’Église lui [p. 201] rend sa dignité humaine d’individu en même temps que son
56 libère. Ainsi, spirituellement et socialement, l’Église est une communauté d’hommes qui sont à la fois libres et engagés. Lib
57: la conversion. Tel est l’homme neuf, créé par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davanta
58re, le Fils et le Saint-Esprit, les Docteurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même term
59rétiennes ou, pour mieux dire, des créations de l’Église chrétienne. Voici donc définis par leurs origines, et dans leur genès
60mation et dans le sujet précis qui nous occupe. L’Église primitive a repris peu à peu l’héritage de l’Empire romain. Elle s’es
61le. Or, cette collusion peut-être inévitable de l’Église et de l’Empire temporel, recréa, tout au long du moyen âge, une sorte
62 collective. » C’est-à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique tendait à opprimer la liberté de la personne,
63 Réformateurs était de restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme de
64isté essentiellement à restaurer la doctrine de l’Église, de même qu’elle a consisté accidentellement, dans le plan politique,
65t pour des raisons politiques, mais pour sauver l’Église véritable, car, dit-il, « si personne n’allait au devant pour rembarr
66es, toute la pureté de la foi serait confuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nou
67 communautés locales. Telles seront à nouveau les Églises réformées. Point de centralisation, point de capitale, point d’unific
68g et Genève. Le problème ne se pose même pas. Les Églises locales s’organiseront en fédérations, délégueront des députés à des
69rist, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon
70propres termes de Calvin, dans la diversité « des Églises et des personnes particulières ». Car non seulement il y a plusieurs
71rticulières ». Car non seulement il y a plusieurs Églises, mais à l’intérieur de chaque Église locale, il y a diversité des per
72a plusieurs Églises, mais à l’intérieur de chaque Église locale, il y a diversité des personnes particulières, c’est-à-dire de
73 à la réalité de l’homme chrétien, du membre de l’Église, mais il apporte une précision capitale à la définition de la personn
74te, au sens précis où je l’entends. Diversité des Églises, fédération de ces diversités, multiplicité des vocations personnelle
75e constatation : que les formes et structures des Églises ont toujours précédé, et ont en quelque sorte contaminé les formes et
76olitique de la doctrine calvinienne [p. 208] de l’Église et des vocations personnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le
77i compte, mais bien la condition qu’il ménage à l’Église, et l’idée de l’homme qu’il suppose. C’est en nous plaçant à ce doubl
78plaçant à ce double point de vue : condition de l’Église et conception de l’homme, que nous pourrons le mieux départager les d
79ier groupe est celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de gouvernement aussi disp
80gne, à Rome et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avait jamais été établie d’une manière satisfaisante. Le
81mple, était à la fois chef de l’État et chef de l’Église : c’est ce qu’on nomme le césaro-papisme. D’autre part, ses décisions
82ait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux le Pouvoir. Renverser l
83dre à son compte à la fois l’autorité d’un chef d’Église et le pouvoir d’un chef d’État. Chacun sait [p. 213] qu’une Révolutio
84ours maintenu avec rigueur la distinction entre l’Église et l’État, et que, d’autre part, il a toujours favorisé le développem
85odoxe grecque, par exemple, disparaît en temps qu’Église vivante, il reste dans le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’É
86e pour notre civilisation et plus encore pour nos Églises. Je [p. 215] considère que nous n’avons plus le droit de l’étudier en
87ions pratiques. Quelle est la condition faite à l’Église dans les pays totalitaires ? Cette première question est capitale. Ca
88pendante de l’attitude qu’il prend vis-à-vis de l’Église et du fait religieux en général. Un régime est totalitaire lorsqu’il
89ces spirituelles et nous font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus mêmes qu’il importe de nous méfier. Méfions-
90 l’homme et de l’État. Ceci ne signifie pas que l’Église ait à proposer un programme comme tant d’autres, mais bien qu’elle do
18 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
91e qu’il s’offrit sans masques à la lutte contre l’Église établie, lutte qui devait le mener à la mort parce qu’elle accompliss
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
92porter les maux de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on
93réalité. Le dimanche, nous allons quelquefois à l’église déplorer en commun l’athéisme du monde. « Le Nouveau Testament suppos
94à nous qui n’avons pas voulu souffrir ». « Dans l’église somptueuse paraît le Très Vénérable et Très Noble Premier Prédicateur
20 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
95i fait construire un des trucs-là juste en face l’église du village, vous voyez d’ici ! Et toutes les combines que ça amène, a
21 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
96mme le voulait Calvin, le contenu des dogmes de l’Église chrétienne. Cette indifférence est si profonde qu’elle rend parfois i
97sies qui se sont introduites dans la piété de nos églises au cours des deux derniers siècles. Non seulement on voit des pasteur
98asteurs lire sans sourciller la confession de nos églises, qui proclame le salut par la foi seule. Bien plus, quand un théologi
99 de la mort à soi-même, vient définir à nouveau l’Église chrétienne comme le lieu où la Parole est prêchée, on voit des pasteu
100 par la religion, et qui définissent volontiers l’Église comme une [p. 66] force au service de la civilisation, s’étonner des
22 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
101eu moral » qui détourna plusieurs générations des églises où on le prêchait envers et contre tout « honneur de Dieu » ? La réf
23 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
102st dans les refoulements qu’imposent la morale, l’Église, les exploiteurs, la raison. Le rêve se trouve refoulé par le langage
24 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
103nt du corps. Ce que Descartes a proposé, ce que l’Église, pour son malheur, a pris en compte, c’est la doctrine « spiritualist
25 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
104e temps de ses témoins bibliques, — le temps de l’Église (notre temps). Ce sont là les trois temps de la Parole. Jésus-Christ
105oignages de la Parole. Enfin, la prédication de l’Église procède de ces témoignages et renvoie, au-delà d’elle-même, à travers
106t, le temps de Pierre sur lequel Christ bâtit son Église…, — autre encore est le temps de cette Église même, le temps de la pr
107son Église…, — autre encore est le temps de cette Église même, le temps de la prédication dérivée de la parole des prophètes e
108s apôtres, la Bible, est le vis-à-vis absolu de l’Église dans notre temps. Il dépend de Dieu seul, et nullement de nos efforts
26 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
109 l’expérience religieuse de ce grand docteur de l’Église avait bien su les reconnaître. C’était conforme à sa théologie, on po
27 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
110re les catholiques en même temps qu’il oblige les églises réformées à se constituer en parti politique. D’autre part, limitant
111té appliqué de telle sorte qu’on a déjà ruiné les églises protestantes, rasé la plupart de leurs temples, « converti » par la f
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
112morale, adressée à la société tout entière ; et l’Église, en tant que directrice du devoir universel, fait sienne cette exigen
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
113suffisant témoignage des luttes qui déchirèrent l’Église aux plus beaux temps de sa puissance. Et pourtant, ce que l’on ne peu
114 la mesure catholique 24 — et je ne dis pas de l’Église de Rome, mais bien de son empire réel sur la conscience européenne, c
115ure linguistique commune aux chancelleries et à l’Église : la requête est écrite en français 29 c’est-à-dire en idiome vulgai
116elle, une mesure qui ramène d’un même mouvement l’Église, la politique et la culture à la source commune de toute autorité et
117 aux Genevois pour les ramener dans le giron de l’Église, toutes les ressources de sa « grâce merveilleuse » à exposer les doc
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
118e agit dans la théologie, qui affirme à nouveau l’Église en tant que société de ceux qui croient, ou qui revient à la doctrine
31 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
119mantique ou pire encore : dogmatisme ! Le clerc d’église n’avait pas bien vu l’homme : c’est qu’il était pressé de le juger, d
32 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
120u le cadre institutionnel. Le grand prestige de l’Église catholique, et son miracle, ce fut d’unir entre ses mains, durant des
121ette mesure spirituelle. L’Arche de l’Alliance, l’Église, le César, le Roi, le Dictateur, l’État : voilà des signes matériels
33 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
122e agit dans la théologie, qui affirme à nouveau l’Église en tant que société de ceux qui croient, et qui revient à la doctrine
34 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
123ent, la dissociation de la foi et des œuvres de l’Église est relativement aisée pour un esprit qui reconnaît la transcendance
35 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
124— dont quinze nous sont communs d’ailleurs avec l’église romaine — à quatre siècles d’une tradition que l’on réduit au seul do
125 seul domaine français, sans même compter que nos églises ont subi de telles persécuti‌ons qu’elles ont été quasi anéanties dur
126st une doctrine du salut par la foi au sein d’une Église obéissant à la Révélation, et une doctrine du salut par l’Église, par
127t à la Révélation, et une doctrine du salut par l’Église, par une Église qui prend barre sur l’Écriture. Précisons encore ce s
128n, et une doctrine du salut par l’Église, par une Église qui prend barre sur l’Écriture. Précisons encore ce schéma, qui ne pr
129est le chef absolu, souverainement adorable, de l’Église qui est son corps ; tandis que Rome affirme que la tradition et le Pa
130que cette objection ne porte guère. En effet, « l’Église ne reconnaît une expression exacte de sa substance que dans la person
131’importent, mais la manière dont on en use dans l’église romaine, mais le degré de sérieux qu’on leur accorde en fait, mais l’
132s que le catholique, en tant que tel, croit que l’Église est au-dessus de l’Évangile, qu’elle a barre sur lui, qu’elle dispose
133es achever en les incorporant à la tradition de l’Église, corps du Christ ressuscité ! » Réponse qui justement donne un exempl
134 Que Jésus-Christ a donné un grand pouvoir à son Église dans la dispensation de ses mystères !… Il a permis à son Église de s
135dispensation de ses mystères !… Il a permis à son Église de séparer ce qu’il avait mis ensemble… Et non seulement l’Église a c
136r ce qu’il avait mis ensemble… Et non seulement l’Église a cessé de faire ce que Jésus-Christ avait fait, et les apôtres suivi
137imparfaites, c’est qu’on n’entend pas que c’est l’Église qui sait le secret de Jésus-Christ, qui sait ce qui appartient essent
138 ! Mais plutôt ne vous étonnez jamais de ce que l’Église fait. Instruite par le Saint-Esprit et par la tradition de tous les s
139 « Bossuet ne saurait être tenu pour un Père de l’Église que par un académicien ! » Boutade, en [p. 13] vérité, mais très « ca
140 faire voir [aux apôtres] qu’il leur laissait son Église pour être une fidèle interprète de ses volontés, et une sûre dispensa
141acrements ? » Décidément, nous sommes d’accord. L’Église véritable est bien cela pour nous aussi. Nous ajouterons une simple p
142rque Bossuet, que vous n’entendez pas que c’est l’Église, et non pas la seule Écriture, qui sait le secret de Jésus-Christ ! —
143nt cette pratique. » — Si nous comprenons bien, l’Église prouve qu’elle sait le secret de Jésus-Christ, en ordonnant de faire
144tenant. Examinons alors l’origine du secret que l’Église, selon Bossuet et les Conciles, détient et possède si bien qu’elle a
145ieux droit romain, caractérise la propriété. Si l’Église a le secret du Christ, c’est « qu’instruite par le Saint-Esprit et pa
146 qu’elle est notre critère, ce « vis-à-vis » de l’Église dont parle Barth, et auquel doit se rapporter sans cesse toute prédic
147re source » de la Révélation. En réalité, c’est l’Église de Rome qui nous paraît à cet égard abandonnée à un subjectivisme red
148e l’Écriture ne peut être interprétée que selon l’Église, et en particulier selon les décisions du Concile de Trente. La tradi
149secrète » du Christ, intention que Bossuet loue l’Église d’avoir exécutée, n’est donc pas contenue dans l’Écriture. Il faudra
150 fonde dans cette inquiétude 32 , qui a conduit l’Église de Rome à statuer qu’il [p. 18] existe, à côté de la Bible, une autre
151umain, mais la suite des témoignages rendus par l’Église historique à son Chef, qui lui fut révélé dans l’Écriture, et non ail
36 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
152. Parce que Kierkegaard s’est déchaîné contre les églises établies, les évêques de la cour, et la religion bourgeoise qui veut
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
153toute blanche qui [p. 20] contourne la panse de l’église, et aboutit à la place principale. Au milieu de cette place, qui est
154e « antifasciste », et qui avait pour sujet : « L’Église contre les travailleurs ». Je comptais me rendre à la première confér
155ordialement, et parle : — On a dit ici même que l’Église est contre les travailleurs. Est-ce vrai ? Il y a plusieurs églises,
156 les travailleurs. Est-ce vrai ? Il y a plusieurs églises, et malheureusement elles ne s’entendent pas toujours. La primitive é
157t elles ne s’entendent pas toujours. La primitive église était constituée par des esclaves et des gens pauvres. Depuis lors il
158es et des gens pauvres. Depuis lors il y a eu des églises de riches. Elles ont trahi l’Évangile. « Un philosophe français, M. J
159du cadastre en lisant affichées sur les murs de l’église les annonces de ventes immobilières. Les propriétés se composent géné
160’esprit de pauvreté qu’on aime entendre louer à l’église ou dans les livres. On croit que pauvreté est vice, et c’est même jus
161les affecte encore d’un sens certain : « À part l’église Saint-Marc, je n’ai visité aucun bâtiment. Il y a bien assez à faire
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
162availlent, elles qui décident, elles qui vont à l’église ou au temple, ou n’y vont pas, elles qui savent. Pour les hommes, c’e
163enait dans la seule mesure [p. 161] de l’utile. L’Église faisait le trait d’union, l’Église gardienne du sens concret des lieu
164 de l’utile. L’Église faisait le trait d’union, l’Église gardienne du sens concret des lieux communs. Aujourd’hui ces données
165ion. Bref, il n’est plus de mesure commune : ni l’Église, ni la Culture, ni l’École qui prétend les remplacer, n’ont plus d’au
166onstruire un de ces trucs-là juste en face [de] l’église du village, vous voyez d’ici ! Et toutes les combines que ça amène, a
167ne doivent tout de même pas faire partie de votre église, pratiquement ? — C’est-à-dire, oui et non. — Enfin, viennent-ils au
168la raison contre les entreprises rétrogrades de l’Église, n’hésite pas à tirer bénéfice de la culture de cette superstition. S
169 la mesure où cela lui permet de ne pas aller à l’église. Pour le reste, il demeure la proie du charlatanisme éternel. Mesure
170 en vérité n’est qu’une prière obscure : vienne l’Église universelle, — la révélation du Prochain. 17 février 1935 Cercle d
39 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
171222] de dogmatique luthérienne ou d’histoire de l’Église dans les trois Facultés françaises de théologie protestante. Il n’en
172asse ici « à l’intérieur » du christianisme, de l’Église. L’humanisme laïque, autonome, est simplement nié, comme une absurdit
173ait : c’est encore en théologien, en docteur de l’Église fidèle, en prédicateur responsable, non plus en philosophe ou en méta
174re révolte… Réalité radicale du problème Dans l’Église, une fois acceptés le Credo et son fondement qui est la Parole dite e
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
175la raison contre les entreprises rétrogrades de l’Église, n’hésite pas à tirer bénéfice de la culture de cette superstition. S
176 la mesure où cela lui permet de ne pas aller à l’église. Pour le reste, il demeure la proie du charlatanisme éternel. Mesure
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
177[p. 480] médiocres, que quelques femmes, dans une église, présentent au pardon de Dieu. Il y a le refuge du rêve, tout en marc
42 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
178ite rue toute blanche qui contourne la panse de l’église et aboutit à la place principale. Au milieu de cette place, qui est u
43 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
179l’un de ses aspects les plus profonds. Dans cette église baroque de Sainte-Catherine — murs couverts d’armoiries et de cimiers
180rons-nous une liberté nouvelle ? 11 juin 1936 L’Église confessionnelle (Bekenntniskirche) groupe autour d’une confession de
181nt de laisser « mettre au pas » l’Évangile. Cette Église organise dans plusieurs villes d’Allemagne, successivement, des « sem
182agande nationale-socialiste répand le bruit que l’Église confessionnelle est le refuge de l’opposition démocratique et sociali
183est que le très grand nombre des fidèles de cette Église sont des « nationaux » convaincus, politiquement d’accord avec Hitler
1848 . Peu à peu, on les a contraints à distinguer l’Église de la Nation. Malgré eux, à leur cœur défendant, contre leurs traditi
185e actuelle n’est que le premier affrontement de l’Église chrétienne et d’un système « total » dont les chefs ont beau jeu de p
186ue nous soyons ici des frères en communion avec l’Église universelle. Rien n’empêchera que dans ce lieu où le néant de l’homme
44 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
187 Le seul adversaire du régime demeure, en fait, l’Église chrétienne ; c’est-à-dire qu’à la religion de la Nation et de la Race
45 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
188Déclarez la guerre à Hitler ! Ils persécutent les Églises chrétiennes. Lutter contre eux, c’est embrasser le parti du Bien. » E
189nd on me dit que les rouges d’Espagne brûlent les églises, je ne dis pas non : ils s’en vantent eux-mêmes. Mais je me demande s
190es dictateurs iraient-ils protéger en Espagne une Église qu’ils attaquent chez eux ? Et quand on me dit, d’un autre côté cette
191ous parlez politique, quand il s’agit de sauver l’Église. À quoi je réponds : Croyez-vous, chers amis, que vous n’en parlez pa
192ans une croisade ne le font-ils que pour sauver l’Église ? Et même dans ce cas, est-ce une raison pour renoncer à toute clairv
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
193caractérise fort bien l’opposition. Aux yeux de l’Église, l’adultère était tout à la fois un sacrilège, un crime contre l’ordr
194e auxquelles nous assistons depuis la guerre. Les églises font un honorable effort de redéfinition de l’institution et des devo
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
195s’exprimer en satisfactions symboliques. (Ainsi l’Église avait « compris » le paganisme dans ses rites.) Or si ce cadre dispar
196e de l’inceste, curieusement exploité, trouvait l’Église sans résistance : il suffisait d’alléguer sans trop de preuves une pa
197barbare dans ses effets. Elle est proscrite par l’Église comme un péché ; par la raison comme un excès morbide. On ne pourra d
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
198 lumière, mais c’est le mariage du Christ et de l’Église. L’amour humain lui-même s’en trouve transformé. Tandis que les mysti
199ant conçu à l’image de l’amour du Christ pour son Église (Éph., 5, 25), peut être vraiment réciproque. Car il aime l’autre tel
200ommunion, dont le modèle est dans le mariage de l’Église et de son Seigneur. Cela suppose une illumination subite, ou conversi
201 Sur quoi le christianisme triompha. La primitive Église fut une communauté de faibles et de méprisés. Mais à partir de Consta
202te ferveur renouvelée pour un dieu condamné par l’Église ne pouvait s’avouer au grand jour. Elle [p. 76] revêtit des formes és
203 de la religion cathare qu’elle représenta pour l’Église un péril aussi grave que celui de l’arianisme. Certains ne vont-ils p
204les sectes néo-manichéennes d’Asie Mineure et les églises bogomiles de Dalmatie et de Bulgarie. Les « purs » ou Cathares 29 se
205 certaines de leurs variations, les dogmes de l’« Église d’Amour », nom que l’on a donné parfois à l’hérésie aussi dite « albi
206: ce consolamentum devient le rite majeur de leur Église. Il se donnait, lors des cérémonies d’initiation, aux frères qui acce
207, bouddhisme, essénisme, gnosticisme chrétien — l’Église cathare se divisait en deux groupes : les « Parfaits » (perfecti) 35
208 qui nie plusieurs des dogmes fondamentaux de son Église. Quant à la pureté de mœurs des Cathares, nous avons vu qu’elle tradu
209dérer les troubadours comme des « croyants » de l’Église cathare, et comme des chantres de son hérésie ? Cette thèse, que je q
210 Les prêtres eux-mêmes cèdent à la tentation. Les églises sont désertes et tombent en ruine… Les personnages les plus important
211rière, et l’entendeire) comme on distingue dans l’Église d’Amour les « croyants » et les « parfaits » ? Et s’ils raillent les
212qui devaient subir un apparent « mariage » avec l’Église de Rome dont ils étaient les clercs, tout en servant dans leurs « pen
213 servant dans leurs « pensées » une autre Dame, l’Église d’Amour… Bernard Gui, dans son Manuel de l’Inquisiteur, n’affirme-t-i
214 pas une femme de chair, mère de Jésus, mais leur Église ? Mais certains abjurèrent l’hérésie sans abandonner le « trobar » ?
215ette recherche. Si la Dame n’est pas simplement l’Église d’Amour des Cathares (comme ont pu le croire Aroux et Péladan), ni la
216hypothèse fort excitante d’une clandestinité de l’Église hérétique, dont les poètes eussent été les agents, nous passons maint
217ou altération qu’auraient reçue ces dogmes dans l’Église du Midi, n’apporterait pas grand-chose pour ou contre ma thèse. Ce ne
218ue aux yeux des initiés et des sympathisants de l’Église d’Amour. Normalement, il ne serait venu à personne cette idée, strict
219 et fondent ainsi une communauté — comparable à l’Église d’Amour des Cathares. [p. 114] b) selon le manichéisme iranien, don
220 ascètes condamnant le mariage mais fondant une « Église d’Amour », opposée à l’Église de Rome 63 , envahit rapidement la Fran
221 mais fondant une « Église d’Amour », opposée à l’Église de Rome 63 , envahit rapidement la France, de Reims au Nord et des co
222aux prélats ambitieux et aux pompes sacrales de l’Église un spiritualisme épuré, ils aboutissent parfois, plus ou moins consci
223vaux et Abélard sont les pôles de ce drame dans l’Église, et au niveau de la spéculation. Mais hors de l’Église, dans ses marg
224e, et au niveau de la spéculation. Mais hors de l’Église, dans ses marges, dans le peuple auquel ces disputes paraissent loint
225e de l’Amour et du culte de la Femme idéalisée, l’Église et le clergé ne pouvaient manquer d’opposer une croyance et [p. 122]
226use contre « cette fête nouvelle que l’usage de l’Église ignore, que la raison n’approuve pas, que la tradition n’autorise poi
227ge répondait à une nécessité d’ordre vital pour l’Église menacée et entraînée… La papauté, plusieurs siècles plus tard, ne put
228 mariées — que le mariage était condamné par leur Église. Beaucoup de troubadours —  [p. 126] cela n’est pas douteux — étaient
229e ses romans fussent des chroniques secrètes de l’Église persécutée (thèse de Rahn, Péladan et Aroux) ou de simples allégories
230, qui lui permet de comparer l’architecture d’une église chrétienne et celle du temple de l’amour ; c) il décide que le maria
231ugement de Dieu » est une coutume barbare, mais l’Église l’admettait au xiie siècle et venait de l’appliquer, précisément, à
232ge. b) La Minnegrotte nous est décrite comme une église, avec une science réelle du symbolisme liturgique et de l’architectur
233de son manichéisme, qui triomphe du jugement de l’Église et du siècle, complices aux yeux de Gottfried et des cathares. Mais c
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
234 » avec l’autre Iseut — l’autre « foi » — l’autre Église dont il doit refuser la communion ! En un seul passage du Roman, l’or
235 — ou d’un symbole de l’Éros lumineux, voire de l’Église d’Amour ? On conçoit donc que, par la suite, le lecteur ignorant des
236 détour d’une rhétorique qu’elle a créée contre l’Église, et que l’Église lui reprend par ses saints ! Résumons les étapes de
237torique qu’elle a créée contre l’Église, et que l’Église lui reprend par ses saints ! Résumons les étapes de l’aventure : l’hé
238e communion de l’âme élue et du Christ époux de l’Église. Mais la voie de l’homme séparé, c’est la passion — et la passion est
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
239ques répandus désormais dans toute l’Europe, où l’Église les traque, aient cessé de recourir à l’expression littéraire de leur
240d’ailleurs, n’arrête pas son progrès. [p. 193] L’Église d’Amour donnera naissance à d’innombrables sectes plus ou moins secrè
241les Hussites), mais aussi chez les hérétiques des Églises réformées : Schwenckfeldt, Weigel, les Anabaptistes, les Mennonites…
242n semblable entre les « spirituels » (mais dans l’Église) et les poètes. Cependant qu’autour de Palerme, où Frédéric II tient
243 s’agit-il plutôt de l’Esprit saint soutenant son Église par la charité du Christ — (la Pitié) — jusqu’à ce que tous aient pu
244malheur des temps rend totalement impraticable. L’Église de Rome a triomphé. Mieux vaut dès lors se mettre du bon côté avec l’
245érédité, dans le jargon de notre siècle, ce que l’Église appelle péché originel, cela désigne la perte irrémédiable du contact
246e. En détruisant matériellement cette religion, l’Église romaine la condamnait à se propager sous la forme la plus ambiguë et
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
247ns des formes et des règles, c’est la barbarie. L’Église avait pour tâche de réprimer la brutalité et la licence du peuple, ma
248ue la courtoisie non seulement ne devait rien à l’Église, mais s’opposait à sa morale. Voilà qui peut nous inciter à réviser b
249 entourait les tournois explique l’hostilité de l’Église pour ces sports. Ceux-ci provoquaient parfois d’éclatants adultères,
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
250caractérise fort bien l’opposition. Aux yeux de l’Église, l’adultère était tout à la fois un sacrilège, un crime contre l’ordr
251 guerre mondiale, début de l’ère totalitaire. Les Églises font un honorable effort de redéfinition de l’institution et des devo
252issant renouveau de la mariologie [p. 320] dans l’Église catholique et ses masses populaires ; les travaux tout récents de C. 
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
253e anticatholique de Dante Alighieri, pasteur de l’Église albigeoise de la ville de Florence, affilié à l’ordre du Temple — don
254on d’Amour, en transporta toute la passion dans l’Église et l’orthodoxie, auxquelles il demeura toujours fidèle. Et Sabatier r
255thares au début, furent souvent persécutées par l’Église. L’une fut même brûlée vive en 1236, et plusieurs furent soumises à l
54 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
256ïc et non d’un moine, parfois même suspecté par l’Église qui se méfie de cet « irrégulier ». Ne dit-on pas que, durant les vin
257stence. Signe du désarroi intime où la piété de l’Église non réformée laissait les âmes, les plus exigeantes, privées de tout
258tt, ou Vadian, le savant humaniste fondateur de l’Église de St-Gall, décrit la vie de Nicolas dans un ouvrage sur la Vie monac
259s Flacius l’Illyrique, le père de l’histoire de l’Église chez les protestants, fait l’éloge de Nicolas dans un ouvrage au titr
55 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
260tuel que les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’Église, et sur la civilisation dite chrétienne, incitent beaucoup de nos con
261 rudes et monumentales, posées par les Pères de l’Église, des Apôtres jusqu’à Luther. Devant le danger, ils serrent les rangs.
262homme fondant une société absolument nouvelle : l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, du point de vue sociologique où je
263é absolument nouvelle : l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, du point de vue sociologique où je me place ici ? C’est un
264 lui déniait toute activité libre et spontanée, l’Église lui rend sa dignité humaine d’individu en même temps que son [p. 24]
265 libère. Ainsi, spirituellement et socialement, l’Église est une communauté d’hommes qui sont à la fois libres et engagés. Lib
266: la conversion. Tel est l’homme neuf, créé par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davanta
267re, le Fils et le Saint-Esprit, les Docteurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même term
268rétiennes ou, pour mieux dire, des créations de l’Église chrétienne. Voici donc définis par leurs origines, et dans leur genès
269mation et dans le sujet précis qui nous occupe. L’Église primitive a repris peu à peu l’héritage de l’Empire romain. Elle s’es
270le. Or, cette collusion peut-être inévitable de l’Église et de l’Empire temporel, recréa, tout au long du moyen âge, une sorte
271 collective. » C’est-à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique tendait à opprimer la liberté de la personne,
272 Réformateurs était de restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme de
273isté essentiellement à restaurer la doctrine de l’Église, de même qu’elle a consisté accidentellement, dans le plan politique,
274t pour des raisons politiques, mais pour sauver l’Église véritable, car, écrit-il, « si personne n’allait au-devant pour remba
275es, toute la pureté de la foi serait confuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nou
276 communautés locales. Telles seront à nouveau les Églises réformées. Point de centralisation, point de capitale, point d’unific
277g et Genève. Le problème ne se pose même pas. Les Églises locales s’organiseront en fédérations, délégueront des députés à des
278rist, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon
279propres termes de Calvin, dans la diversité « des Églises et ses personnes particulières ». Car non seulement il y a plusieurs
280rticulières ». Car non seulement il y a plusieurs Églises, mais à l’intérieur de chaque Église locale, il y a diversité des per
281a plusieurs Églises, mais à l’intérieur de chaque Église locale, il y a diversité des personnes particulières, c’est-à-dire de
282 à la réalité de l’homme chrétien, du membre de l’Église, mais il apporte une précision capitale à la définition de la personn
283te, au sens précis où je l’entends. Diversité des Églises, fédération de ces diversités, multiplicité des vocations personnelle
284e constatation : que les formes et structures des Églises ont toujours précédé, et ont en quelque sorte contaminé les formes et
285duction politique de la doctrine calvinienne de l’Église et des vocations personnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le
286i compte, mais bien la condition qu’il ménage à l’Église, et l’idée de l’homme qu’il suppose. C’est en nous plaçant à ce doubl
287plaçant à ce double point de vue : condition de l’Église et conception de l’homme, que nous pourrons le mieux départager les d
288ier groupe est celui des nations qui respectent l’Église et la personne. Nous y trouvons des formes de gouvernement aussi disp
289gne, à Rome et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avait jamais été établie d’une manière satisfaisante. Le
290ait à la fois chef de [p. 40] l’État et chef de l’Église : c’est ce qu’on nomme le césaro-papisme. D’autre part, ses décisions
291ait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaient à eux deux le Pouvoir. Renverser l
292dre à son compte à la fois l’autorité d’un chef d’Église et le pouvoir d’un chef d’État. Chacun sait qu’une Révolution copie t
293ours maintenu avec rigueur la distinction entre l’Église et l’État, et que d’autre part il a toujours favorisé le développemen
294hodoxe grecque, par exemple, disparaît en tant qu’Église vivante, il reste dans le pays une empreinte césaro-papiste, d’où l’É
295e pour notre civilisation et plus encore pour nos Églises. Je considère que nous n’avons plus le droit de l’étudier en curieux,
296ions pratiques. Quelle est la condition faite à l’Église dans les pays totalitaires ? Cette première question est capitale. Ca
297pendante de l’attitude qu’il prend vis-à-vis de l’Église et du fait religieux en général. Un régime est totalitaire lorsqu’il
298implement, dans la pratique, à l’utilisation de l’Église pour des fins politiques, c’est-à-dire au césaro-papisme. Si le mot d
299ne » doit être lancé, ce ne peut être que par les Églises seules, et non par un parti ou par une ligue. Une « Suisse chrétienne
300tion strictement calviniste entre les droits de l’Église et ceux de l’État. Beaucoup de choses en dépendent, pour l’avenir imm
301ces spirituelles et nous font perdre le sens de l’Église. C’est ici de nos vertus mêmes qu’il importe de nous méfier. Méfions-
302 l’homme et de l’État. Ceci ne signifie pas que l’Église ait à proposer un programme comme tant d’autres, mais bien qu’elle do
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
303le sens des mots ? En d’autres temps, c’étaient l’Église et la théologie qui s’en chargeaient. Puis ce furent les écrivains. M
304ier siècle de notre ère, par les communautés de l’Église primitive. Le chrétien primitif est un homme qui, du fait de sa conve
305rts orientés par une même espérance. L’effort des Églises, tout d’abord. Jusqu’à l’ère du rationalisme, les Églises ont été les
306 tout d’abord. Jusqu’à l’ère du rationalisme, les Églises ont été les grandes pourvoyeuses de lieux-communs pour la cité. La th
307e de Jean Calvin. Mais dans l’époque moderne, les Églises ont paru, elles aussi, se détourner de toute action régulatrice sur l
308e la mission sociale qu’avaient trahie toutes les Églises. Nicolas Berdiaeff l’a bien vu : le bolchévisme fut le châtiment d’un
309il me semble que là encore, un réveil soulève les Églises. Elles ont compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer les doctrines p
310e Stockholm et d’Oxford ont montré que les autres Églises n’entendaient pas demeurer en arrière. Presque tout reste à faire, c’
311est certain. Mais l’important, c’est qu’enfin les Églises retrouvent leur rôle de direction, dans tous les ordres de la pensée
312 les ordres de la pensée et de l’action. Oui, les Églises ont quelque chose à dire aux économistes aussi. Car après tout, l’éco
313 seul peut le faire. J’ai insisté sur le rôle des Églises parce qu’elles sont le type même des groupes au sein desquels la cult
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
314t aussi tout [p. 164] l’idéal œcuménique, que nos Églises devraient soutenir, précisément, au nom de leur vocation d’Églises su
315 soutenir, précisément, au nom de leur vocation d’Églises suisses. Ceci m’amène à mon troisième et dernier point. C’est comme c
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
316légalement à l’État suisse ; religieusement à une Église dont les frontières sont bien plus vastes que celles de l’État ; inte
59 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
317e adroite et justifiable, au moment où toutes les Églises sont appelées, par ailleurs, à faire un « front commun » contre la re
60 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
318finnois avaient conscience de défendre aussi leur Église. Mais il existe d’autres pays où la foi d’un soldat chrétien pourrait
319at à refuser de défendre l’État qui persécute son Église. Dis-moi pour qui tu acceptes de mourir, je te dirai en qui tu crois
61 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
320estants de naissance » détachés de la vie de leur église, et subissant seulement la coutume d’un milieu. Tout à fait justifiée
321it à Claudel : Ce qui me retient [d’entrer dans l’église], ce n’est pas la libre pensée, c’est l’Évangile. » Mais n’y a-t-il p
322 n’y a-t-il pas, à l’origine de ce refus de toute église (tant reformée que catholique), un attachement à sa vérité propre qui
323pourrait se poser en termes nets le problème de l’église visible, de l’obéissance à une orthodoxie qui ne prétende pas s’empar
324t si j’en reconnaissais une, ce serait celle de l’Église » (donc de Rome). Allons donc ! Pour un protestant, ce dilemme est au
62 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
325de démons et de diablotins 2 . On lui invente une église et des messes noires. On lui oppose des tribunaux, une Chambre ardent
63 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
326e ce qui était en cause. Ils somnolaient dans des églises presque aussi vides de fidèles que de foi. Ils épargnaient de l’argen
327e l’Antéchrist. Et la lutte qu’il mène contre les Églises et le monde chrétien n’est qu’un premier avertissement à nous armer p
328le peuple allemand. » Ce n’est pas d’attaquer les Églises, mais c’est de le faire en nationalisant la Providence, et en son nom
64 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
329ériles n’entrent en ligne. 39. Le Diable dans l’Église Un jour l’Église a été qualifiée de « Satan » par Jésus lui-même. Ce
330en ligne. 39. Le Diable dans l’Église Un jour l’Église a été qualifiée de « Satan » par Jésus lui-même. Ce fut quelques minu
331(Matthieu 16). Sur cet acte de foi, Jésus fonde l’Église : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâ
332es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Le Seigneur donne à Pierre les plus grands pouvoirs vicariaux : « 
333 donc arrivé ? Comment cette « pierre » sur qui l’Église vient à peine d’être posée est-elle déjà devenue pierre d’achoppement
334 la moindre équivoque : Jésus après avoir fondé l’Église, a fait connaître à ses disciples sa mort prochaine et sa résurrectio
335ur ! cela ne t’arrivera pas ! » À peine fondée, l’Église en la personne de Pierre, son chef terrestre, a voulu s’assurer de so
336teur de l’Évangile a décrit toute l’histoire de l’Église. À chaque instant dans tous les siècles, le même drame va se répéter,
337 : c’est le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car lorsque Pierre croit, il est l’Église. (Tout homme qui
338lise à Pierre, car lorsque Pierre croit, il est l’Église. (Tout homme qui croit, dans l’instant de la foi devient Pierre à son
339 foi devient Pierre à son tour, et fondement de l’Église.) Mais lorsque Pierre se croit le possesseur du bien dont il a reçu l
340 ni la moralité que Pierre devait maintenir par l’Église dans le monde, mais le mystère et la pratique du sacrifice, le sens d
341pas supplicié, il ne ressuscitera pas non plus. L’Église n’aura plus rien à dire, le pouvoir de Pierre sera vide. L’Église est
342us rien à dire, le pouvoir de Pierre sera vide. L’Église est posée dans l’Histoire pour y représenter le permanent rappel au d
343126] peut-on dire qu’il est mis en action par les Églises modernes dans leur ensemble ? En fait, nous les voyons préoccupées de
344 mission d’animer. Or dans toute la mesure où une Église s’en tient à de pieuses prudences, sous prétexte de sauvegarder quelq
345s débats théologiques aux siècles de la primitive Église. Notre musique, notre sculpture, notre peinture sont nées dans le chœ
346pture, notre peinture sont nées dans le chœur des églises, tandis que notre poétique se composait dans l’atmosphère des sectes
347epuis plus de quinze cents ans par les Pères de l’Église et les grands hérétiques. La naïveté théologique de notre siècle est
348 quand il « adore Dieu dans la forêt mieux qu’à l’Église », quand il prétend se « confier dans sa raison » (aveuglément), ou q
65 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
349ndé sur les mots 31 . (Ce Ministère était jadis l’Église. Une analyse de nos vocabulaires montrerait que le peu de sens commun
66 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
350ptembre à Rio de la Plata, sous les auspices de l’Église évangélique de langue française. Je vois de grandes perspectives d’a
351 libre et engagée. Par l’organisation même de ses Églises et de ses paroisses, elle offre le type d’une communauté libre et pou
352l’initiative. Ici, la perspective qui s’offre aux Églises protestantes, c’est de préparer le terrain pour la reconstruction féd
353 de ce vaste effort, qui tend à réunir toutes les Églises chrétiennes, fut un luthérien, l’archevêque Nathan Soederblom. Il gro
354, les orthodoxes grecs et russes, et les vieilles Églises du Proche-Orient, c’est-à-dire toutes les Églises chrétiennes sauf ce
355Églises du Proche-Orient, c’est-à-dire toutes les Églises chrétiennes sauf celle de Rome qui se tient, par malheur, à l’écart.
356 idéaux calvinistes : la fédération organique des Églises, leur union spirituelle dans la diversité admise des formes de culte
357ines de nos traditions secondaires. Le but de nos Églises n’est pas d’imposer le protestantisme au monde, mais d’annoncer l’Éva
358« ismes » disparaîtraient pour se fondre dans une Église plus vaste. S’il fallait que je dise en une phrase ce qui m’attache à
359it que je dise en une phrase ce qui m’attache à l’Église protestante, plutôt qu’à aucune autre, je dirai ceci : L’Église prote
360ante, plutôt qu’à aucune autre, je dirai ceci : L’Église protestante est justement celle qui ne se donne pas pour la seule for
361t celle qui ne se donne pas pour la seule forme d’Église possible ; elle est l’Église qui accepte d’être constamment réformée
362our la seule forme d’Église possible ; elle est l’Église qui accepte d’être constamment réformée et jugée par la Vérité même q
67 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
363ie qu’il s’offrit sans masque à la lutte contre l’Église établie, lutte qui devait le mener à la mort parce qu’elle accompliss
364reté probable. » Car tout cela va au martyre. Les églises le savent bien. Elles insistent plutôt sur autre chose. On dirait qu’
365us sage de supporter les maux de ce bas monde ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on
366réalité. Le dimanche, nous allons quelquefois à l’église déplorer l’athéisme du monde. « Le [p. 94] Nouveau Testament suppose
367 à nous qui n’avons pas voulu souffrir. » Dans l’église somptueuse paraît le très vénérable et très noble Premier Prédicateur
68 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
368nabé, me paraît correspondre à la lutte entre les Églises établies et les petits groupes de dissidents illuminés. L’auberge ins
69 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
369à « l’intérieur » du christianisme, de [p. 135] l’Église. L’humanisme laïque, autonome, est simplement nié comme une absurdité
370ait : c’est encore en théologien, en docteur de l’Église fidèle, en prédicateur responsable, non pas en philosophe ni en métap
371re révolte… Réalité radicale du problème Dans l’Église, une fois acceptés le Credo et son fondement, qui est la Parole dite
70 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
372 à Claudel : — Ce qui me retient (d’entrer dans l’Église), ce n’est pas la libre-pensée, c’est l’Évangile. » Mais n’y a-t-il p
373à l’origine de ce refus de la visibilité de toute église (tant réformée que romaine), un attachement à sa vérité propre qui, l
374pourrait se poser en termes nets le problème de l’église visible, de l’obéissance à une orthodoxie qui ne prétende pas s’empar
375t si j’en reconnaissais une, ce serait celle de l’Église » (donc de Rome). Allons donc ! Pour un protestant, ce dilemme est au
376z certains protestants détachés de la vie de leur église. Tout ce que je me sens le droit de dire ici, c’est que la Réforme a
71 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
377es cafés, les métros. Je le vois sortant de cette église ouverte, où passe le bruit des autobus ; ou de ce temple de Passy, un
378ière mûrit là-haut, sur le clocher roman de cette église mystérieusement demeurée, malgré la ville environnante, à la campagne
72 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
379 contournait la colline de Wassen surmontée d’une église blanche, montait encore par des lacets immenses, passait enfin à notr
380. Et quand le lieu du grand débat devient enfin l’Église et sa réforme, courant toujours au plus pressé, au plus vivant, Manue
381é. Si la Cité n’a plus de vraies mesures, c’est l’Église qui doit les refaire. Qu’elle s’y refuse, il faut la réformer. Après
73 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
382uelques villages en bordure de la route avec leur église de bois blanc, mais peu de fermes isolées. J’ai voulu me promener dan
383t d’autobus qui le desservent, la proximité d’une église. À dire le vrai, je n’ai jamais vu autant d’églises qu’à New York, dé
384glise. À dire le vrai, je n’ai jamais vu autant d’églises qu’à New York, dédiées à toutes les croyances du monde. C’est bien la
385des enfants qui chantent des carols ; dans chaque église ou presque, le Messie de Haendel. Et les cadeaux paraissent plus bril
386nne entre deux films. Je pense que c’est la seule église vraiment moderne de New York. La foule adore le music-hall parce que
387t de fonder, s’efforce de combattre l’inertie des Églises, demeurées isolationnistes dans leur grande majorité. La situation ne
388té. La situation ne m’apparaît pas simple. Si les Églises s’opposent à l’intervention, c’est par objection de conscience, pacif
74 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
389 Fin mars 1942 Écrit finis à six heures du matin. Église Saint-Marc à l’aube froide, quelques bonnes femmes et un jeune homme
390 un royaume ! Ou plutôt non : qu’on lui donne une église à régir, et le beau nom du sacerdoce à restaurer dans une atmosphère
75 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
391dans l’imitation. Elle imite le gothique dans ses églises, ses résidences de luxe, ses universités, quand l’Europe, patrie du g
392quand l’Europe, patrie du gothique, construit des églises en verre et ciment armé, des universités aérodynamiques. Elle imite l
76 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
393meubles et de pièces de bois sculptées, stalles d’églises, aigles de lutrin. De nouveau des ifs non taillés sur un pré d’un ver
77 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
394alisateurs. Point d’usine au village, mais quatre églises : l’anglicane, la presbytérienne, la catholique, la méthodiste. Un cu
395our aller au [p. 221] bureau de Robert. Plusieurs églises dominent de leur masse rouge les maisons de bois ou de brique d’un se
396 groupe de clochetons à bulbe d’or. Serait-ce une église orthodoxe ? Oui, dit Robert, l’une de nos deux églises ukrainiennes.
397se orthodoxe ? Oui, dit Robert, l’une de nos deux églises ukrainiennes. La moitié de la population de Cohoes est slave, polonai
398se de minuit des protestants, dans la plus grande église gothique du monde, la cathédrale de Saint-Jean de Dieu, siège de l’év
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
399au Japon. On brûle encore, à l’occasion, quelques églises protestantes au Mexique, mais, dans l’ensemble, la situation n’est pa
79 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
400ous intéresse ici, c’est la doctrine concernant l’Église universelle, implicitée par le fait même qu’il existe un effort œcumé
401s lors que nous prononçons : « Je crois la Sainte Église Universelle. » Et nous nous bornerons ici à en souligner quelques tra
402 de surmonter. C’est dans la mesure exacte où les Églises ont voulu transformer la foi à l’una sancta en une assurance visible
403l permis d’en appeler aussi au précédent des sept églises d’Asie, possédant chacune leur ange ? Ou à la parole « Soyez un comme
404onnes ? Posons ces questions-là aux docteurs de l’Église. Mais voici ce que nous devons affirmer dès maintenant : la théologie
405ler les orthodoxies existantes, dans les diverses Églises, mais au contraire, elle a pour premier effet de les renforcer en les
406e s’adresse pas aux dissidents virtuels de chaque Église, mais à leurs membres les plus fidèles. Toutefois, cette méthode n’es
407 à n’admettre plus de recours direct au Chef de l’Église, lequel est au ciel à la droite de Dieu, et non pas sur la terre, dan
408crits, ou dans tel prophète local. Certes, aucune église ou secte n’a jamais été capable, grâce à Dieu, de se fermer totalemen
409talement aux inspirations du Saint-Esprit. Aucune église ou secte n’a jamais nié que son Chef [p. 626] réel fût au ciel, mais
410’union transcendant qui assure la permanence de l’Église universelle, certaines ont ajouté, et peu à peu substitué en fait, un
411t qu’à Dieu. S’il sort, c’est avec amertume, et l’Église qu’il fondera peut-être sera opposée à l’ancienne, au lieu d’être seu
412pparaît humainement vérifiable, l’orthodoxie de l’Église se « ferme » sur elle-même. D’où les schismes nombreux, dès cette épo
413les schismes nombreux, dès cette époque, dans les Églises calvinistes. Une Église qui prétend se suffire et posséder son princi
414s cette époque, dans les Églises calvinistes. Une Église qui prétend se suffire et posséder son principe d’unité, une Église q
415 se suffire et posséder son principe d’unité, une Église qui tend à se fermer par le haut pour mieux assurer sa cohésion humai
416 le cœur à être un bon cœur. Notons aussi que les Églises qui ne représentent pas spirituellement une fonction distincte, mais
417i oppose l’unité et la division dans le plan de l’Église, correspond terme à terme le conflit qui oppose la collectivité et l’
418à la question des temps la réponse éternelle de l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, dans la perspective sociologique o
419la réponse éternelle de l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, dans la perspective sociologique où nous nous plaçons ici 
420rétiennes, ou pour mieux dire, des créations de l’Église chrétienne. Dans la personne ainsi définie se résout l’éternel confli
421e, les mêmes structures que dans la doctrine de l’Église universelle esquissée plus haut ; la même position centrale définissa
422 l’œcuménisme reconnaît pareillement leur valeur (églises diverses, paroisses, ordres, etc.). C’est en effet dans le groupe loc
423me et le fédéralisme en remplaçant « âmes » par « églises » et par « régions ». Enfin nous ne devons pas hésiter à compléter no
424rtis est un appel à une autorité nouvelle. Si les Églises n’y répondent pas, personne d’autre, je le crains, ne répondra. Avant
425ns, ne répondra. Avant même de se demander si les Églises peuvent répondre, il faut qu’elles comprennent qu’elles le doivent. M
426s pas dans la réalité de la foi ? Certes ! Si les Églises sont fidèles à leur Chef, elles savent qu’il règne et crée pour ceux
427mpuissance apparente où se voient aujourd’hui les Églises, si cette foi seule demeure, elle sera suffisante. Aussi bien, certai
428te. Aussi bien, certaines raisons de croire que l’Église peut agir, raisons que nous allons énumérer, sont-elles moins destiné
429, en Italie et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avait jamais été établie d’une manière satisfaisante. Il
430 en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’Église et l’État formaient un tout, et constituaient à eux deux le Pouvoir.
431ays calvinistes, au contraire, la séparation de l’Église et de l’État a toujours été réelle — même lorsqu’elle n’était pas str
432e siècle, ont accompli leur Réforme au sein de l’Église traditionnelle, sans rupture violente (surtout en Suède). Un contenu
433 une uniformité de gouvernement pour les diverses Églises qui se réclamaient de sa réforme. L’una sancta nous apparaît ici-bas,
434selon ses propres termes, dans la diversité « des Églises et des personnes particulières ». Elle doit donc s’organiser en fédér
435ssance liturgique qui va de pair, dans toutes les Églises, avec l’effort œcuménique, est en train de recréer un langage commun,
436une action risquée. De même que nous avons vu les Églises nées des missions en terre païenne se placer à l’avant-garde du mouve
80 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
437ait divorce, il faut qu’il y ait eu mariage. Or l’Église chrétienne est l’Épouse du Christ. Quand elle s’arrange trop bien ave
438st qu’on se trompe à la fois sur la fonction de l’Église et sur la nature du monde. Le fait que leur incompatibilité se voit m
81 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
439t bien », construire une banque qui a l’air d’une église, et une église qui a l’air gothique quand plus rien ne l’est en nous
440ruire une banque qui a l’air d’une église, et une église qui a l’air gothique quand plus rien ne l’est en nous ni autour d’ell
82 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
441st bien trop réjouissante… Glanz, le conseiller d’église, se met à faire une allocution, car il sait que cela le fait pleurer…
83 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
442 foi diminue, notre attente faiblit. La primitive Eglise, au début de notre ère, vivait dans la pensée de la fin imminente. Ma
84 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
443œurs en robes et des processions, jusque dans les églises protestantes de la campagne ; les garçons d’ascenseur galonnés comme
85 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
444 et qu’il faut imiter… [p. 95] Vue générale des églises de New York Je n’ai pas encore découvert cet autel « au dieu inconnu 
445e croire qu’il existe à New York. Serait-ce cette Église du Centre Absolu dont je vois annoncée la « causerie mystique » en fi
446uve les rubriques suivantes : Société védantiste, Église universaliste, Église de l’Unité, Unitariens, Théosophes, Spiritualis
447antes : Société védantiste, Église universaliste, Église de l’Unité, Unitariens, Théosophes, Spiritualistes, Catholiques romai
448, les Vieux catholiques, les réformés Hongrois, l’Église catholique nationale de Pologne. Et cinquante sectes. Approchons-nous
449ogne. Et cinquante sectes. Approchons-nous de ces églises par l’extérieur : par leur histoire d’abord, puis par [p. 96] l’archi
450x. C’est ainsi qu’un Américain qui appartient à l’Église Réformée a bien des chances d’avoir des ancêtres hollandais ; alleman
451 le xviiie siècle des différences de classes : l’Église baptiste est largement populaire, la méthodiste aussi (elles comptent
452chacune 9 à 10 millions de membres), tandis que l’Église presbytérienne et l’Église [p. 97] protestante-épiscopale (bien moins
453membres), tandis que l’Église presbytérienne et l’Église [p. 97] protestante-épiscopale (bien moins nombreuses) sont surtout c
454elles divisions, jusqu’à donner naissance à des « églises » qui ne comptaient que quelques centaines d’élus. Avec le xxe siècl
455 dit que je verrais à New York de pauvres petites églises tout écrasées entre des gratte-ciel triomphants. On ne m’avait pas di
456e-ciel triomphants. On ne m’avait pas dit que ces églises, d’ailleurs immenses pour la plupart, sont vénérées et fréquentées pa
457dit non plus que New York possède, en plus de ces églises, la plus grande cathédrale du monde : Saint-Jean de [p. 99] Dieu, édi
458abord, à deux cents mètres l’une de l’autre, deux églises au clocher oxfordien : l’une anglicane, l’autre presbytérienne, indis
459 la saison ou de la fête liturgique. Plus haut, l’église collégiale hollandaise, de style baroque, en marbre blanc ; et vis-à-
460 marbre blanc ; et vis-à-vis, dans un jardin, une église anglo-catholique, tout encombrée de poutres et d’images : c’est là qu
461teurs vont se marier. Plus haut encore, une autre église gothique aux flèches banales en pierre grise : Saint-Patrick, cathédr
462antines sur un porche roman : Saint-Barthélemy, l’église des riches, avec son chœur immense et froid, en mosaïque. Christ Chur
463 en gothique flamboyant, trop dorés. Plus loin, l’église luthérienne de Saint-Pierre, déshonorée par des vitraux livides et pl
464s défaut. Ceci chez les baptistes de Riverside, l’église du Révérend Fosdick, comme chez les anglicans des beaux quartiers, et
465 maintien presque presbytérienne. Entrez dans une église, au hasard, vers midi. Si vous tombez sur un service chanté, la commu
466ulent dans les bancs, de main en main, et toute l’église apparaît transformée en une salle de banquet silencieux. Partout, des
467vie publique (dans un pays, remarquons-le, où les Églises ont toujours été séparées de l’État). Je me bornerai pour aujourd’hui
468té. (Trois cultes chaque dimanche dans beaucoup d’églises.) Le lundi, copieux résumés des sermons de la veille, avec manchettes
469 vous entendrez un choix « d’hymnes de toutes les Églises ». Plus tard, un quart d’heure de nouvelles religieuses du monde enti
470ons. Vous passerez d’une liturgie solennelle de l’Église épiscopale à quelque réunion de Réveil ultra-dynamique dans un quarti
471sieurs de ce type : « Six pièces, confort, métro, Églises à proximité. » J’achète un guide de quartier, d’aspect commercial. Un
472 l’on peut sourire de la publicité qu’étalent les Églises de province, des grands panneaux de « bienvenue à tous » qu’elles pla
473ardi soir et de la danse le samedi, même dans les églises catholiques. On peut déplorer la concurrence que se font les diverses
474nautaire dans les paroisses. Devenir membre d’une Église, en Amérique, c’est aussi trouver un milieu social, des amis, des app
475e voix avec tous les membres du Congrès, dans une église de la capitale. Cela s’intitulait : « La nation prie avec son préside
476 causes publiques en Amérique, vous trouverez une église ou des pasteurs, plus dynamiques au nom de leur Bible qu’un démagogue
477d’hui, le plus petit village compte deux ou trois églises différentes, et les paroisses sont devenues des clubs. Elles offrent
478 comités, les diacres ou les vestrymen (anciens d’Église), et beaucoup de dames avides de donner libre cours à leur fameuse ef
479plus grand nombre et aux coutumes reconnues par l’église possède une valeur religieuse, est la religion même, à leurs yeux. Ce
480me que pose à un esprit européen le spectacle des églises américaines. Ou bien l’église va dans le siècle, l’organise, et tend
481n le spectacle des églises américaines. Ou bien l’église va dans le siècle, l’organise, et tend à se confondre avec la société
482ndre [p. 112] avec la morale du bourg ; ou bien l’église se dresse face au siècle pour lui prêcher le pur message de la foi, m
86 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
483l, vous non plus. Ils décorent luxueusement leurs églises, mais elles sont pleines. Ils ont beaucoup plus d’autos que les Franç
484lage américain, si vous ne faites partie d’aucune église, ce qui est autant dire d’aucun club, vous serez mal vu de la populat
485trente-six « stocks » d’immigrants, et trente-six églises différentes, sous-églises, sectes et sous-sectes, transportées jadis
486igieux. Mais les Américains changent facilement d’église, selon leur domicile ou leur cercle d’amis, tandis que le Français do
487thédrales, on demande à Le Corbusier de bâtir des églises en verre et en ciment : je me souviens du temple protestant de Drancy
488viens du temple protestant de Drancy, et de vingt églises en style aérodynamique construites par les Allemands avant Hitler, ou
489 en Amérique, on copie le gothique, tant pour les églises que pour les universités. On pousse le raffinement jusqu’à construire
490ait bien, construire une banque qui a l’air d’une église, et une église qui a l’air gothique quand plus rien ne l’est en nous
491ruire une banque qui a l’air d’une église, et une église qui a l’air gothique quand plus rien ne l’est en nous ni autour d’ell
87 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
492ovalis. Les masses comme les élites échappent aux Églises. Elles ne croient plus qu’en l’ici-bas, qu’en cette vie-ci, qu’en un
493enaçant, comme autrefois Descartes en donnait à l’Église, afin de s’éviter, disent-ils, les pires ennuis. Si ces abus vous fon
494anage du scepticisme et de l’esprit critique. Les Églises, autrefois, les redoutaient ; je pense qu’elles [p. 42] doivent aujou
495c d’aller plus loin. Ainsi l’Europe construit des églises modernes, en verre et en ciment armé, tandis que l’Amérique en est en
496, tandis que l’Amérique en est encore à bâtir des églises en gothique neuf. [p. 45] C’est parce que l’Europe est la mémoire du
88 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
497renté culturelle qui s’affirme. Ici, ce sont deux églises de confessions voisines qui s’ouvrent l’une à l’autre, et là c’est un
89 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
498es, organisations syndicales et professionnelles, églises, ligues féminines, universités, etc. C’est à la période de préparatio
499ation : antiquité gréco-romaine et christianisme, Église et État, catholicisme et protestantisme, attachements régionaux et se
500 Grands ». Un chrétien convaincu, s’il voyait son église se remplir subitement d’une foule d’incroyants répétant avec lui les
90 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
501ropéenne de l’homme : antiquité et christianisme, Église et État, catholicisme et protestantisme, [p. 152] attachements région
502os foyers et en public, dans nos partis, dans nos églises, dans nos milieux professionnels et syndicaux, les hommes et les gouv
91 1948, Suite neuchâteloise. IV
503al de robes et de rabats, soit de justice, soit d’église ; et entre temps plus de [p. 37] deux siècles de participation contin
504berté de l’esprit. Sa première allégeance était l’Église, et par là même l’universel, c’est-à-dire le prochain quel qu’il soit
92 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
505de réponses collectives. L’Occident n’est pas une église, n’est pas une doctrine du salut, comme les partis totalitaires voudr
93 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
506eux chez cet homme, alors que le christianisme, l’Église et l’Évangile, furent ses constants sujets d’irritation, de nostalgie
94 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
507rement chrétien, au sens courant, de membre d’une église, de l’homme pieux et moral. Je parle d’une manière plus générale du t
508t la qualifier d’extravagante ou d’immorale, et l’Église peut la condamner. Il n’en reste pas moins qu’elle a sa source vive —
95 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
509ît l’histoire du paysan qui affirmait sortir de l’église, non du café. « Ah tu étais à l’église ? lui dit sa femme. Dis-moi do
510ortir de l’église, non du café. « Ah tu étais à l’église ? lui dit sa femme. Dis-moi donc le sujet du sermon ? — Euh… le péché
96 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
511oppose trait pour trait cet ambitieux prince de l’Église que fut Mathieu Schiner. Fils de paysans valaisans, s’élevant avec té
97 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
512Kinder, Küche, Kirche (les enfants, la cuisine, l’église). Et de fait, les femmes suisses, en société, laissent parler leurs m
98 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
513s trouvent des idoles de Wotan dans les anciennes églises romaines. Mais grâce à ces moines pèlerins, le christianisme renaîtra
514ns presque chaque bourg de quelque importance des églises des deux cultes, le protestant moyen continue à penser que le catholi
515on souci de bien distinguer les prérogatives de l’Église de celles de l’État, n’ont jamais été bien compris. Le culte zwinglie
516ns la première moitié du xixe siècle, a doté les églises suisses de cantiques anglo-saxons aux rythmes tantôt allègres, tantôt
517oublier le manque de sobriété. L’organisation des églises protestantes est calquée sur la structure fédéraliste du pays. Elle e
518at, ou libres et vivant des dons des fidèles, les églises [p. 151] forment des unités cantonales, gouvernées par des synodes ré
519a direction du pasteur assisté par un « conseil d’église ». Il en résulte que « l’Église suisse » comme telle n’existe guère,
520ar un « conseil d’église ». Il en résulte que « l’Église suisse » comme telle n’existe guère, n’est qu’une fédération assez lâ
521iste guère, n’est qu’une fédération assez lâche d’Églises cantonales, et pourrait difficilement prendre une décision qui l’enga
522t presque synonyme de séparatiste.) Alors que les églises protestantes, de par leur structure même, sont non seulement décentra
523ecrutent surtout dans les villes protestantes — l’Église catholique est « fédéraliste » pour des raisons historiques bien déte
524s pouvoirs et sauvegarde la pleine autonomie de l’Église. Ils s’accordent aussi pour préférer à l’idéologie démocratique les l
525à l’endroit des interventions spectaculaires de l’Église ou de ses ministres, un goût de la sobriété, une self-consciousness s
526dements » officiels, généralement rédigés par les églises. Elle est devenue prétexte à des « menus de Jeûne » fort abondants, q
99 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
527 Réforme », de même que le Conseil œcuménique des Églises allait s’installer à Genève, la Suisse devenait la gardienne du premi
100 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
528le roi Claudius avait séduit la reine, c’est de l’Église qu’abuse la doctrine édulcorée que la foule, aujourd’hui, prend pour
529ours très officiel. L’évêque Mynster, primat de l’Église danoise, venait de mourir. Et le professeur Martensen, prononçant son