1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1de Babel, et une Asie immobile dans sa méditation éternelle. p. 1152 e. « Les Appels de l’Orient (n° 9-10 des Cahiers du Moi
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
2édaigna des avances que la perte de son sens de l’éternel rendait pourtant considérables, au sens étymologique du terme. Il lou
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
3Aragon, avocat de l’infini, annonce l’entrée de l’éternelle anarchiste, la Poésie.   On dit : « Des mots ! » au lieu de « Je ne c
4 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
4 [p. 638] Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929) bc Ce n’est plus l’heure de venir prendre position
5 Trahison des Clercs 11 , thèse dont la Fin de l’Éternel ne fait que reprendre la défense contre ses adversaires de tous bords
6anqueront pas de faire observer que la « fin de l’éternel », la chute de l’idée dans la matière, est un phénomène exactement au
5 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
7Celle de Belles-Lettres est en agréable odeur à l’Éternel et à Satan pareillement. Et ceux qu’elle enivre entrent en état de gr
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
8rent ce chaos. Il lui reste sa foi en la grandeur éternelle de la Hongrie — intemporelle, n’ayant cure des statistiques — et sa d
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
9’égare au bras d’une erreur inconnue, ton fantôme éternel, ton « Désir désiré ». 16. Les eaux fades du Balaton Deux jours apr
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
101930 ; et en même temps il se réclame d’un Esprit éternel qui cependant est né et dont on ne saurait prévoir les avatars. Tout
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
11lisme : c’est un idéal positif, immédiat parce qu’éternel. Là où Keyserling dit seulement adaptation, nous ajoutons régénératio
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
12-dire souffrir, vieillir. L’amour étant d’essence éternelle, ses manifestations dans notre vie — dans la durée — sont nécessairem
11 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
13te toutes les incarnations d’un amour dont l’être éternel peu à peu transparaît au travers de ses manifestations. Gérard parle
14e de ses amours, il communie avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde ne sont que des décors mouvants dans la lue
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
15rent ce chaos. Il lui reste sa foi en la grandeur éternelle de la Hongrie — intemporelle, n’ayant cure des statistiques — et sa d
16’égare au bras d’une erreur inconnue, ton fantôme éternel, ton « Désir désiré ». xvi Les eaux fades du Balaton Deux jours a
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
17re Reinecke. Il y est beaucoup question de la vie éternelle, et d’expériences vécues avec l’Ange gardien, mais c’est toujours en
18 ces larmes. Maintenant, parlez-moi du modernisme éternel de cette plainte. — Des Werthers aux yeux secs, voilà ce que nous som
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
19 , qu’elle enflamme des chants prophétiques. Et l’Éternel enfin sera loué « selon l’immensité de sa grandeur » comme il est dit
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
20alme, et que je sens tout le bien que les sources éternelles ont déversé dans mon cœur. » Et deux ans plus tard : « Je suis ce que
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
21erpétuel dont l’enjeu est à chaque instant total, éternel et urgent. Je demande à M. Nizan si son appel à une philosophie vraim
17 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
22espoir éclatant de la révélation. La Croix, signe éternel de la contradiction et de l’« agonie », est au centre du monde chréti
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
23fait singulière d’un tel livre. Il y a des sujets éternels, ou mieux, perpétuels — sujets d’étonnement perpétuel — et la Fin du
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
24ns cesse de l’Éternité, pense continuellement à l’Éternel, — et que la chrétienté ensuite parle de la même façon, mais pense à
25lorifie » — est une participation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est p
26id parmi les étoiles, je t’en précipiterai, dit l’Éternel… Car le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdi
27’en précipiterai, dit l’Éternel… Car le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdias II, 3-4 et 15). Ils ont
20 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
28isque tout cela n’a de réalité que dans l’instant éternel, dans le contact mortel du temps et de l’éternité ; puisque tout cela
29stant de la foi, c’est la promesse de la victoire éternelle. ⁂ Loin de moi la prétention d’avoir, par ces quelques traits schémat
30 dialectique chrétienne sont séparées par la mort éternelle. Qu’un philosophe, qu’un moraliste, parle de choix, de risque et d’ac
21 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
31 [p. 55] Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933) x La lecture du bel article de M. Arnold Reymond, paru
32conditions de la vérité sont, elles, immuables et éternelles… (p. 12). Les conditions de la vérité sont donc éternelles (p. 13).
33… (p. 12). Les conditions de la vérité sont donc éternelles (p. 13). Les philosophes, de tout temps, ont montré du goût pour une
34s posent un problème, et non pas ses conditions « éternelles ». Nous ne pensons pas qu’il y ait lieu pour un philosophe, d’être ra
22 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
35onologique et transitoire, mais absolue. Primauté éternelle et non pas temporelle. Nous touchons ici à la divergence irréductible
36abord, mais ensuite et toujours. Mais la primauté éternelle appartient à l’Esprit qui agit dans l’instant bouleversant de la foi,
23 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
37espoir éclatant de la révélation. La Croix, signe éternel de la contradiction et de l’« agonie », est au centre du monde chréti
24 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
38ns cesse de l’Éternité, pense continuellement à l’Éternel, — et que la chrétienté ensuite parle de la même façon, mais pense à
39lorifie » — est une participation instantanée à l’éternel, elle juge et condamne ceux-là d’abord qui s’en réclament. Et c’est p
40id parmi les étoiles, je t’en précipiterai, dit l’Éternel… Car le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdi
41’en précipiterai, dit l’Éternel… Car le jour de l’Éternel est proche pour toutes les nations. » (Abdias, 3-4 et 15.) Ils ont pr
25 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
42le suivent. Les unes sont historiques, les autres éternelles. En somme, ce qui oppose irréductiblement, fondamentalement, christi
26 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
43c’est l’empire romain qui nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce, symbo
44du retour aux origines, c’est le rêve d’un avenir éternel, d’une révélation inouïe. Il s’agit donc de l’attente d’une communaut
45 foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ? Second point : quelle est la conditio
27 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
46ue insupportable à la présence dans ce temps de l’éternel. Car il ne suffit pas d’applaudir à ses thèses pour apaiser ce regard
47 réalité. Celui-là seul connaît sa fin et l’ordre éternel de sa vie. Celui-là seul peut juger de ce monde, et s’y tenir comme n
48r, et tout cela n’est rien que fuite devant notre éternel présent, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l
49Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. Le solitaire peut-il agir ? Le maléfice hégélien, c’est l’objectiv
28 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
50sa permanente crise et ses limites humiliantes. L’éternel est dans le présent, et non point dans l’intemporel, parce que l’éter
51sent, et non point dans l’intemporel, parce que l’éternel vient à nous, dans notre temps, où nous sommes, tout entier. L’éterni
52 l’être. Ainsi la voie du mystère est visible : l’éternel ne touche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet i
53 à l’impulsion indescriptible que nous appelons l’éternel. [p. 375] La personne est le témoignage d’une vocation reçue et obéi
54carnation. Si toute présence est l’événement de l’éternel dans le temps, par le moyen de l’homme, si l’homme n’est vraiment hom
55ersonne est proprement la sujétion de l’homme à l’éternel et de l’objet à l’homme, on peut dire que la personne est l’impensabl
56ut acte personnel est participation à l’actualité éternelle du Christ. 8. Communauté Tout ainsi que dans la Communion, Jésus-Ch
57ncret de cette liberté. C’est une usurpation de l’éternel par la conscience contingente, par cette conscience insinuée comme un
58 est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-être entendu quelque parole, on n’a rien vu qu’un corps en
59e distraction du monstre moi, qui suffit bien à l’éternelle vigilance pour me pousser un peu plus loin que tout calcul, un peu pl
60à tout recommence. Car la durée n’ajoute rien à l’éternel. Ce pas petit et triomphal à peine fait, je le reperds si je n’en fai
29 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
61e nous arrêter : l’an 33 de notre ère, la réponse éternelle à la perpétuelle question du monde, nous est donnée. C’est d’abord un
62vers l’homme désormais restauré dans sa condition éternelle, une réponse à toute la création, désormais replacée dans l’ordre ori
63: ce n’est plus un défi, c’est une soumission à l’Éternel. « Christ est ressuscité ! » Le Nouvel Adam vit. Le message de Pâques
30 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
64es qui nous séparent apparemment de cet événement éternel. N’est-il pas fort étrange et humiliant, qu’il faille un incroyant po
31 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
65amenés à notre vieux débat. Je n’ignore pas que l’éternel problème de la mort à soi-même et au monde est l’un de ceux qui préoc
32 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
66el. La foi réelle, c’est la puissance active de l’Éternel dans ce temps. Cette définition condamne tout mysticisme qui ne [p. 6
33 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
67guerre suffit à établir une paix vivante. C’est l’éternelle erreur de l’État policier. D’ailleurs, cet « ordre », qui se fonde su
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
68ais d’avoir refusé de la conduire, et cela sous l’éternel prétexte invoqué par toutes nos lâchetés : le prétexte de l’impuissan
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
69 aussi nommée arche du témoignage : alliance de l’Éternel et témoignage de sa volonté. Dans l’Arche sont les tables de la loi.
70pelle à la fois l’origine et la fin du peuple : l’Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu
71 qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle e
72eil et faveur à celui qui abandonne la quête de l’éternel et n’y voit plus qu’une « illusion ». Mais ce siècle lui-même, n’est-
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
73st tendue comme un arc par la passion de servir l’Éternel, Luther dira, d’un tour proverbial : « Voilà un écrit qui a des pieds
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
74e d’Israël oublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il perd aussi le sens des noms et bientôt sa langue délire 
38 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
75ignorance où on les a tenus de l’incommensurable, éternelle beauté de l’acte qui soudain, tendresse infime ou révolte démente, po
39 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
76it aux faux dieux, en tous temps, que pour fuir l’Éternel. Et je ne leur souhaite pas de revenir en arrière, de revenir par exe
77t, c’est le refus de l’obéissance instantanée à l’Éternel. Nous avons lâché la rampe, et désormais l’accélération de notre chut
78C’est l’acte. Car l’acte est adhésion à l’instant éternel ; un instant il se dresse contre les mécanismes de la mort ; un insta
79utes. Car un acte total, un oui total à l’instant éternel dresserait contre nous l’univers totalement unifié dans le non, — la
80ptible. Il n’est pas en notre pouvoir d’étonner l’Éternel, ni d’inventer quoi que ce soit qu’il n’ait prévu, qu’il n’ait donné,
40 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
81’à partir des réponses que l’on donne au problème éternel : où sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous ? Alors seulement,
41 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
82ien que mal tous les abîmes : ceux qui séparent l’éternel du temporel, Dieu de l’homme, la grâce de la nature, et la Révélation
42 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
83se révèle leur impuissance ; puis à montrer que l’éternelle vérité n’est encore qu’une grandiose ironie tant qu’elle n’est pas ac
84ourquoi l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel paradoxe de la vie et de la mort du Christ, jette sur tous nos sérieu
43 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
85elle, assez curieusement, d’abord : « Singes de l’Éternel » et aussitôt… « Ministres de l’esprit ». Ô singerie géniale et minis
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
86ur le reste, il demeure la proie du charlatanisme éternel. Mesure de la raison humaine : ils refusent la Trinité au nom de l’ar
45 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
87r que Luther fut un démagogue, un exploiteur de l’éternel ressentiment de la race allemande contre la civilisation romaine. On
88’omnipotence, mais l’omniscience et la prescience éternelle de Dieu, qui ne peut faillir dans sa promesse, et auquel nul obstacle
89re qu’elles sont prévues ! Et prévues par un Dieu éternel, qui alors se joue de moi indignement ! Il faudra donc choisir : Dieu
90espace et au temps. Comment le temps tuerait-il l’Éternel ? Comment la chair tuerait-elle l’Esprit ? Elle ne peut tuer que l’id
91 t’assurerait que cet acte de révolte échappe à l’éternelle Prévision ? Qui t’assurerait qu’en prononçant ces mots, tu ne prononc
92mots, tu ne prononcerais pas sur toi-même l’arrêt éternel de Dieu te rejetant vers le néant, en sorte que Dieu, vraiment, n’exi
93il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est vivant », croire que sa volonté, — qui a tout prévu, — peut aussi
94e ce qu’il décide ou de ce qu’il décidera ? Car l’Éternel ne connaît pas de « temps », il n’est pas lié comme nous à une succes
95e, nos divers temps et successions procèdent de l’Éternel et lui sont liés : nous venons [p. 229] de lui, nous retournons à lui
96 illusion nous ferait croire qu’une décision de l’Éternel est une décision dans le passé ! Quand c’est elle seule qui définit n
97extrêmes où elle revêt sa vraie réalité : c’est l’Éternel qui commande, — ou c’est moi. Il n’y a pas là de difficultés intellec
98mort » ou qu’il l’a « tué », il imagine le Retour éternel. Et comme ce Retour éternel paraît exclure toute liberté humaine, il
99 il imagine le Retour éternel. Et comme ce Retour éternel paraît exclure toute liberté humaine, il se met à prêcher l’amor fati
100in. (Pour le chrétien, c’est accepter, en acte, l’éternelle prévision du Dieu qui sauve.) La similitude étonnante du paradoxe lut
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
101 paix. — Le communisme est un moment de la France éternelle. — Nous continuons la France, la France généreuse, accueillante, comp
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
102uer à sa place centrale la conception du « retour éternel » et de la volonté d’éternisation, qui est le véritable message « rel
103t de la « mort de Dieu ») par la pensée du Retour éternel. Mais en même temps, il s’acharne à compenser ce fatalisme mécanique
104e la volonté humaine, qui doit vouloir son destin éternel et nécessaire… Enfin, dernier événement nietzschéen : L’Introduction
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
105ur le reste, il demeure la proie du charlatanisme éternel. Mesure de la raison humaine : ils refusent la Trinité au nom de l’ar
49 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
106érité désintéressée, — respectaient les principes éternels, — la liberté individuelle, — l’intellectualisme, — la pensée solitai
50 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
107te à la justice de Dieu. Non pas l’avenir, mais l’éternel Présent, ou la présence de l’Éternel, voilà ce que disent les lèvres
108enir, mais l’éternel Présent, ou la présence de l’Éternel, voilà ce que disent les lèvres du prophète. Et cet homme-là, comme l
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
109ur, c’est-à-dire de l’Éros divinisant, en conflit éternel et angoissé avec la créature de chair et ses instincts asservissants.
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
110ée, mais peut être acceptée dans l’obéissance à l’Éternel. Voilà le sens de la Révélation ; l’au-delà n’est pas la mort divinis
111ssance est toujours hic et nunc, dans l’acte de l’Éternel où notre espoir se fonde. ⁂ Deux thèmes de réflexion, amorcés çà et l
112 ne saurait entretenir avec son Dieu, — qui est l’Éternel et le Saint— que des relations d’amour mortellement malheureux. « Die
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
113le en soi… Et pourtant sa nature est fuyante. « L’Éternel féminin nous entraîne », dira Goethe. Et Novalis : « La femme est le
114as reçue. » (I, 1-5.) Est-ce encore le dualisme éternel, sans rémission, l’irrévocable hostilité de la Nuit terrestre et du J
115ulte druidique pour la Femme, être prophétique, « éternel féminin », « but de l’homme ». Les Celtes, déjà, tendaient donc à mat
116 de son hommage musical. Il lui jure à genoux une éternelle fidélité, comme on fait à un suzerain. En gage d’amour, la dame donna
117e l’orthodoxie chrétienne, décrétant la damnation éternelle du Diable et des pécheurs endurcis, aboutit à un dualisme final, bien
118 couronne et une chanson à sa fiancée, la Sagesse éternelle. Mais que penser du reste ? À table, il mange les trois quarts d’une
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
119ège de barons, les amants échangent l’anneau de l’éternelle fidélité et du secret. La soumission ne sera donc qu’apparente. Et le
120que tu étais en moi. » Il parle à Dieu, à l’amour éternel. Mais supposez qu’un troubadour ait exprimé la même prière en feignan
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
121ils, récriminant trop tard, au-devant du supplice éternel. Issus de ce ressentiment du corps, les fabliaux eurent un immense su
122tes serviteurs ; ici, ici Je vais fixer mon repos éternel, [p. 210] Secouer l’influence des étoiles funestes Et sortir de cett
123ort donnerait à l’humanité un exemple de fidélité éternelle, et qu’elle instaurerait, en quelque sorte, la possibilité d’aimer co
124son départ dans la conscience occidentale, c’est, éternelle hérésie passionnelle, la transgression rêvée de toutes limites, et le
125ieu comme l’Esprit, Alors se célébrera l’Alliance éternelle. L’Esprit est Dieu ! ce cri puissant retentira Comme un tonnerre de
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
126ur, c’est-à-dire de l’Éros divinisant, en conflit éternel et angoissé avec la créature de chair et ses instincts asservissants.
127e son école sur la Sophia, Sagesse et Vierge-Mère éternelle 198  ; et par ailleurs (vraiment ailleurs !) dans l’avant-garde de la
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
128ée, mais peut être acceptée dans l’obéissance à l’Éternel. Car après tout c’est ici-bas que notre sort se joue. C’est sur la te
129cation est toujours hic et nunc, dans l’acte de l’Éternel où notre espoir se fonde. ⁂ Deux thèmes de réflexions, amorcés çà et
130r ne saurait entretenir avec son Dieu — qui est l’Éternel et le Saint — que des relations d’amour mortellement malheureux. « Di
58 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
131ur sensuel, sa fièvre et son bonheur, un « aspect éternel du cœur humain » — si vous voulez… (Mais pourquoi ne pas dire du corp
59 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
132licisme, interprété par Alain, serait une sagesse éternelle qu’il s’agirait de remettre à jour, c’est-à-dire de laïciser. Point d
60 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
133 a rencontré soudain la fascinante idée du Retour éternel. Devant le roc de Sils Maria on le voit interrompre sa course, change
134 qu’une passion se révèle ; ou la mort, ou la vie éternelle. Il faut donc que Don Juan disparaisse (car Don Juan ne gagnait qu’en
135inal, le Jugement dernier — d’où l’idée du Retour éternel. ⁂ Comme je parlais de ces choses à une amie : « J’ai connu, me dit-e
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
136c’est l’empire romain qui nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce, symbo
137du retour aux origines, c’est le rêve d’un avenir éternel, d’une révélation inouïe. Il s’agit donc de l’attente d’une communaut
138 foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ? À nous maintenant de rester vigilants
62 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
139anéantir l’Europe ? Il s’agit de résoudre enfin l’éternel problème que nous posent les relations de l’individu et de la collect
140ins la possibilité de rendre un sens aux conflits éternels — un sens, et s’il se peut, une fécondité… Pendant que les autres fon
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
141’est souvent une grosse sottise. 12. Neutralité « éternelle ». — On nous parle aujourd’hui de « neutralité éternelle », et l’on v
142le ». — On nous parle aujourd’hui de « neutralité éternelle », et l’on va même jusqu’à nous affirmer que cette « éternité » est l
143 faute de français, j’en suis fâché. Ce n’est pas éternelle qu’il convient de dire, mais perpétuelle. Se figure-t-on que l’homme
144ons donc à qui de droit que nul État humain n’est éternel ; que la Suisse est un État humain ; et que par conséquent l’épithète
145 État humain ; et que par conséquent l’épithète « éternelle » ne saurait désigner l’attitude adoptée par la Suisse en politique.
146’un certain moment de son histoire. Or ce qui est éternel ne commence pas à un certain moment, en 1648 ou en 1815 par exemple.
64 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
147(aujourd’hui, 50 %) ? Oui ou non, le « germanisme éternel » existait-il avant Luther ? Oui ou non, l’axe Berlin-Rome passe-t-il
65 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
148e peine à prêter foi aux mensonges du jour qu’aux éternelles vérités transmises par les livres sacrés. L’homme moderne — en moi-mê
149s voyons un grand vieillard à barbe blanche, Père Éternel de Michel-Ange tonnant au ciel violent de la Sixtine. On nous [p. 24]
150l’an 547, le Concile de Constantinople le déclare éternel. Pendant tout le Moyen Âge, il terrorise les populations de l’Europe
151uelles vivant et agissant sur les frontières de l’Éternel et de la Création, de l’éternité et du temps. Ce sont des intentions
152r quitté sa juste place dans le monde. Tombé de l’éternel, Satan veut l’infini. Tombé de l’Être, il veut l’Avoir. Mais le probl
153le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : — Dieu a-t-il réellement dit :
66 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
154christ. Car il n’a pas de pouvoir sur notre salut éternel. Le véritable Antéchrist ne se révélera qu’à la fin des temps, comme
155es vont lui échapper s’il subsiste un recours à l’Éternel, c’est-à-dire l’autorité qui domine les pouvoirs terrestres. Il s’agi
156 foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ? 20. Midas prolétarien Le Prince de
67 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
157i l’accepte comme étant la position d’une réalité éternelle dans le temps : ainsi l’Incarnation et le miracle. Caricaturé par le
68 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
158comme un encens et devait être en bonne odeur à l’Éternel, car cet homme avait le cœur pur. [p. 129] À quelques mètres, derriè
159l à sa guise. Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme s
160mme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l’Éternel Dieu appela l’ho
161rnel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entend
162, parce que je suis nu, et je me suis caché. Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’
163 moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit :
164n est, à coup sûr, le plus « loin de la face de l’Éternel ». Pour qu’il n’y ait plus de responsabilité, il faut qu’il n’y ait p
165mes. Ils la font, et c’est là précisément que « l’Éternel confondit leur langage » ; c’est à partir de là que « l’Éternel les d
166dit leur langage » ; c’est à partir de là que « l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre ». Cette déconvenue mémor
167 attribuée par le récit biblique à la colère de l’Éternel, qui « descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fi
168la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit : voici, ils forment un seul peuple et ont tous le même langage,
169 manger une pomme qui était mauvais aux yeux de l’Éternel, ni la pomme en soi (au contraire), mais seulement la révolte d’Ève e
170Satan proposait des combats plus féconds. 54. L’Éternel Féminin L’amour n’est pas un crime, mais le Diable s’en sert, et de p
171vous de l’exaltation finale du Second Faust : « L’Éternel Féminin nous entraîne vers les hauteurs »… En vérité, la femme n’est
69 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
172dis au prince de Tyr : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel. Ton cœur s’est élevé et tu as dit : Je suis Dieu, Je suis assis sur
173 élevé. C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu, Voici, je f
174action de Satan dans nos vies et le mensonge de l’éternelle Tentation. C’est déjà la moitié de la victoire. Ah ! pour tout l’or d
175ance universelle émeut tout l’existant à la quête éternelle d’un accord qui sera le nom secret de Dieu. Ah ! nous pouvons mentir,
70 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
176 foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du péché d’origine ?… Mais résister ne suffit pas, on ne s
71 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
177 manger une pomme qui était mauvais aux yeux de l’Éternel, ni la pomme en soi (au contraire), mais seulement la révolte d’Ève e
72 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
178le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : vo
73 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
179à sa guise. « Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme s
180mme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l’Éternel Dieu appela l’ho
181rnel Dieu, au milieu des arbres du jardin. Mais l’Éternel Dieu appela l’homme et lui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entend
182, parce que je suis nu, et je me suis caché. Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’
183 moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit :
184n est, à coup sûr, le plus « loin de la face de l’Éternel ». Pour qu’il n’y ait plus de responsabilité, il faut qu’il n’y ait p
74 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
185comme un encens et devait être en bonne odeur à l’Éternel, car cet homme avait le cœur pur. À quelques mètres derrière lui suiv
75 1944, Les Personnes du drame. Introduction
186apparaissent comme attestant notre obéissance à l’Éternel. Cependant que l’analyse positiviste pourra toujours attribuer à ces
76 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
187ir gardé le sens. Encore, le philosophe du Retour éternel n’en possède-t-il qu’une nostalgie tragique. Car le « retour des temp
188 même est une contradiction. D’une part, il y a l’éternelle vérité, et de l’autre, la diversité de l’existence, que l’homme en ta
189commencement. » Mais l’homme déchu de son origine éternelle a perdu la vision de sa fin. Le voici prisonnier des formes et des no
190oi, il n’y aurait ni passé ni futur, mais le Jour éternel de la présence à Dieu et à soi-même régnerait sur le monde et l’unité
191uté, et le temps immobile s’abîmerait dans l’amen éternel. Æternitas non est temporis successio sine fine, sed nunc stans. L’ét
192le Christ est le chemin. Mais nous avons refusé l’éternel et nous lui préférons nos vies : c’est pourquoi nous vivons dans l’hi
193et c’est la forme du péché, du refus de l’instant éternel, — le temps, la succession et le désir 36 . C’est le retard de l’acte
194tant, s’il vit de la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne meure 45 . C’est le secret d
195ue insupportable à la présence dans ce temps de l’éternel. Car il ne suffit pas d’applaudir à ses thèses pour apaiser ce regard
196réalité. Celui-là seul connaît sa fin, et l’ordre éternel de sa vie. Celui-là peut juger ce monde, et s’y tenir comme n’étant p
197r, et tout cela n’est rien que fuite devant notre éternel présent, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l
198Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. 6. Le solitaire peut-il agir ? Le maléfice hégélien, c’est l’objec
199 qu’il sait qu’il existe un « ailleurs » et que l’Éternel vient à lui, il peut réellement et jusqu’au bout accepter de vivre hi
77 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
200r que Luther fut un démagogue, un exploiteur de l’éternel ressentiment de la race allemande contre la civilisation romaine. Au
201’omnipotence, mais l’omniscience et la préscience éternelle de Dieu, qui ne peut faillir dans sa promesse, et auquel nul obstacle
202re qu’elles sont prévues ! Et prévues par un Dieu éternel, qui dès lors se joue de moi indignement ! Il faudra donc choisir ; D
203 l’avait fait. L. — Comment le temps tuerait-il l’éternel ? Comment la chair tuerait-elle l’Esprit ? Elle ne peut tuer que l’id
204 t’assurerait que cet acte de révolte échappe à l’éternelle Prévision ? Qui t’assurerait qu’en prononçant ces mots tu ne prononce
205 mots tu ne prononcerais pas sur toi-même l’arrêt éternel de Dieu, te rejetant vers le néant, en sorte que Dieu, vraiment n’exi
206il pas ce paradoxe et ce mystère : croire que « l’Éternel est vivant », croire que sa volonté — qui a tout prévu — peut aussi t
207e ce qu’il décide ou de ce qu’il décidera ? Car l’Éternel ne connaît pas de temps, il n’est pas lié comme nous à une succession
208e, nos divers temps et successions procèdent de l’Éternel et lui sont liés : nous venons de lui, nous retournons à lui, il est
209 illusion nous ferait croire qu’une décision de l’Éternel est une décision dans le passé ! Alors que c’est elle seule qui défin
210extrêmes où elle revêt sa vraie réalité : c’est l’Éternel qui commande — ou c’est moi. Il n’y a pas là de difficultés intellect
211ort », ou qu’il l’a « tué », il imagine le Retour éternel. Et comme ce Retour éternel parait exclure toute liberté humaine, il
212 il imagine le Retour éternel. Et comme ce Retour éternel parait exclure toute liberté humaine, il se met à prêcher l’amor fati
78 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
213té » singulière d’un tel livre. Il est des sujets éternels, ou mieux, perpétuels — sujets d’étonnement perpétuel — et la Fin du
79 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
214elle, assez curieusement, d’abord : « Singes de l’Éternel » et aussitôt : « Ministres de l’esprit ». Ô singerie géniale et mini
80 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
215nnent, et qui ne cesseront de venir jusqu’au Jour éternel ! Prenons notre régime de vie tendue : il suffit de savoir ce qui com
81 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
216 retrouver qu’en Dieu. (Quand on est rapporté à l’Éternel.) ⁂ Sur un horizon d’incendie, ce cheval au galop monté par un gaucho
82 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
217s du continent, l’esprit subtil et ombrageux de l’éternel Dernier des Mohicans ! Vaincu, il a conquis l’âme des pionniers et go
83 1946, Lettres sur la bombe atomique. 8. Un salon atomique
218redoutait une fin qui l’eût pourtant jetée dans l’Éternel ? [p. 54] J’arpentais des avenues interminables, sillonnées de taxis
84 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
219nce. C’est Rome alors qui nous donnera le symbole éternel de la réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce est la pr
220 Et il apporte à la question des temps la réponse éternelle de l’Église. Qu’est-ce que l’Église primitive, dans la perspective so
221eul et même fait : la vocation qu’il a reçue de l’Éternel. Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’individu grec, puisqu’il se
222ienne. Dans la personne ainsi définie se résout l’éternel conflit entre la liberté individuelle et les devoirs vis-à-vis de la
223possibilité constante de recourir directement à l’Éternel, au-dessus de la communauté. Et la communauté est liée par sa fidélit
224té. Et la communauté est liée par sa fidélité à l’Éternel. Ainsi les droits et les devoirs du particulier ont le même fondement
85 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
225veauté reste entière. Et j’y songe : ce Schlemihl éternel, ce symbole en bottes de sept lieues qui traverse encore notre vie, n
86 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
226 a rencontré soudain la fascinante idée du Retour éternel. Devant le roc de Sils Maria on le voit interrompre sa course, change
227 qu’une passion se révèle ; ou la mort, ou la vie éternelle. Il faut donc que Don Juan disparaisse (car Don Juan ne gagnait qu’en
228ment, le jugement dernier — d’où l’idée du Retour éternel. Comme je parlais de ces choses à une amie : « J’ai connu, me dit-ell
87 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
229 plus la mort mais la vie et l’héritage de la vie éternelle. J’emprunte à Jean-Paul 7 une histoire étrangement parabolique et qu
230ranche chargée de fruits. Si un homme veut la Vie éternelle par seule crainte de mourir à cette vie temporelle, les eaux vives fu
231t seule, et dans un seul instant, mériter la joie éternelle. p. 103 7. Dans les Flegeljahre.
88 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
232e qui est réel, tout ce qui manifeste la présence éternelle de la Fin, tout ce qui donne un sens d’éternité à vos singeries, vous
233s, qui n’était pour nous qu’un refus de l’instant éternel. Et l’Histoire tout entière dans l’acte de ce oui, se manifeste au Jo
234féra tout entière dans ce cri, réponse unique à l’éternelle sommation, somme absolue de ses journées et de ses nuits, de ses pens
89 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
235le pieux et uni de cette vallée d’ombre jusqu’aux éternelles collines de la paix. » Plusieurs dizaines de millions d’hommes entend
90 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
236humanité rebelle aux chiffres, l’homme en soi — l’éternel Résistant ! Or, l’Europe, et c’est là sa grandeur, a justement vécu d
91 1950, Lettres aux députés européens. Deuxième lettre
237nt un toit. Pour tout dire en style familier, ces éternelles prudences nous cassent les pieds. On trouverait dans les procès-verba
92 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
238le déclin à l’ascension, selon les lois du Retour éternel. Pour ces religions, il n’était point de nouveauté, de véritable créa
93 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
239sait : « la plénitude du temps, quand la décision éternelle se réalise dans l’inégale occasion ». Le saut, c’était le mouvement p
240ien différent du terme. Quand Jérémie reçoit de l’Éternel l’ordre de parler aux nations, il répond : « Je ne suis qu’un enfant,
241lui est adressée en dépit de ce qu’il est. « Et l’Éternel me dit : Ne dis pas : Je ne suis qu’un enfant. Car tu iras vers tous
94 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
242dre établi. L’Église est obéissance au Libérateur éternel, mort pour nous mais présent dans la foi, cette « ferme assurance des
243té, au mépris de toute vraisemblance. La « France éternelle », « l’Allemagne immortelle » sont des expressions courantes en temps
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
244me de la foi sera l’homme en chemin, le viator, l’éternel « voyageur sur la Terre », qui n’a pas ici-bas de cité permanente. Il
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
245sme, partout où il agit dans l’esprit de son Chef éternel, détruit les castes et les barrières de classe, de nation, de race et
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
246dre établi. L’Église est obéissance au Libérateur éternel, mort pour nous mais présent dans la foi, cette « ferme assurance des
247té, au mépris de toute vraisemblance. La « France éternelle », « l’Allemagne immortelle » sont des expressions courantes en temps
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
248, voilà qui brise la croyance unanime aux retours éternels du temps cyclique. Dans le prolongement du temps dramatique des Proph
249nt développé des mythes du temps cyclique et de l’éternel retour, c’est parce que l’homme a peur du temps. Voilà le fait fondam
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 12. La quête sans fin
250ient pour mort et condamné. Et soudain la Sagesse éternelle apparaît, Minerve s’adresse au héros : Fils de Laerte nourri du Cie
100 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
251à l’appel angoissé de la liberté, éviter la honte éternelle qui accable désormais toute cette génération, la Hongrie massacrée so