1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1e, frappe du pied et repart. Vers quels buts ? On verra plus tard. L’urgent c’est d’avancer. Et l’on atteindra peut-être ces
2on parle de cette œuvre : je ne sais s’il faut en voir la raison dans la force de la personnalité révélée ou dans la nobless
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
3sa défense de la poésie pure. Les beautés que j’y vois ne me seraient-elles perceptibles que par le fait d’une fortuite coïn
4 m’être parfaitement impénétrables. Je crois même voir que M. Breton serait un très curieux poète s’il ne s’efforçait de don
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
5in, des articles sur Valéry, St John Perse. On le vit naguère en province liquider des stocks américains. Et ses romans, c’
6eiller, l’entraîne au-delà du but. Le Tarramagnou voit son œuvre sabotée par des meneurs ; il tente en vain de ressaisir les
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
7r [p. 1198] ainsi le protestantisme de Vinet ? Ne voit-il pas que rien n’est plus protestant qu’une telle attitude ? Mais ce
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
8pées d’un brasier. Pour les causes de l’incendie, voir Dostoïevski. M. Walpole, lui, commence son roman quelques mois avant
9 aujourd’hui un roman bien différent, a [p. 1568] vu la Révolution sans romantisme, dans le détail de la vie d’une ville.
10t sauter quelques semaines. Qu’on veuille bien ne voir autre chose dans ces « procédés », d’ailleurs assez peu choquants, qu
11, les yeux grands ouverts dans le vide, sans rien voir. Ainsi le moujik devant le bolchevik violant sa patrie. Une effroyab
12qui le gêne. C’est l’empire. Il le renverse, pour voir. Pendant qu’il est encore ébahi du fracas, le juif survient avec une
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
13 de s’incarner, dans le héros de son roman, de se voir vivre, dans son œuvre ? C’est ici la conception même de la littératur
14ustement de quoi se glorifient ses tenants, ils y voient la suprême liberté. Le désir se précisait en moi de commettre enfin l
15 vous, désirs, et d’être vaincu sans bataille. On voit assez à quel genre de sophismes conduit ce mouvement de l’esprit qui
16la ne dérive-t-il pas d’une fatigue immense. Nous voyons se fausser le rythme des jours et des nuits [p. 318] à mesure que se
17la lumière. « Il vaut mieux, dit encore Vinet, ne voir d’abord que les grands traits de sa nature, ne connaître que les gran
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
18urs, on ne lira pas sans plaisir ce livre où l’on voit un homme appeler en vain le vent du large, parmi des gens qui craigne
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
19arantie des sentiments », où l’on est en droit de voir le germe d’un moralisme nouveau qui se fonderait solidement sur les d
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
20t plus encore que dans les œuvres précédentes, on voit beaucoup moins l’œuvre d’art que l’auteur ; dans ce portrait de Month
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
21e petit livre si dense, si inquiétant. Le Chinois voit dans l’Europe « une barbarie attentivement ordonnée, où l’idée de la
11 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
22Paradoxe de la sincérité (décembre 1926) b Nous voyons un mythe prendre corps parmi les ruines de ce temps. Il fallait bien
23ersonnage de tableau se mettre à décrire ce qu’il voit autour de lui — et l’étonnement indigné du spectateur. Pour parler av
24tiques d’abord de s’indigner. Aujourd’hui, on les voit assez enchantés de l’affaire : « Gratuit ! » déclarent-ils chaque foi
25ond de l’âme humaine ? Que si l’on s’étonne de me voir donner ici la préférence à l’acte volontaire, ou mieux : intéressé, t
26ent, non sur mon passé, mais sur le moment que je vis 1 . Il est bien clair qu’on ne saurait atteindre « la vérité sur soi 
27y chercher quelque raison de vivre, il voulait se voir le plus purement (« cette curiosité donnée comme raison d’une perpétu
28effort pour créer son âme telle qu’elle est ». Il voyait dans cet effort sur soi le gage d’un enrichissement, d’une consolidat
29ngleries verbales. Regards au-dessus de l’amour ! Voir l’heure à la pendule pendant l’étreinte d’un adieu et calculer rapide
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
30ouveau. J’ai nommé Rousseau, Nerval Musset : mais voyez un Rousseau sans tendresse, un Nerval sans pudeur, un Musset ivre non
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
31 bijoux sont taillés comme ceux de Giraudoux, j’y vois un signe charmant d’amitié de l’aîné au plus jeune, lequel envoie l’u
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
32e certitude trop vite atteinte, où sa jeunesse ne verrait qu’une abdication. Il décrit la « génération nouvelle » avec une inte
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
33… Qu’ils m’oublient, qu’ils me méprisent ! Je les vois régner. Je salue leur Loi. » Le récit grassement pittoresque dans la
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
34u malheur ? Le sujet profond de ce roman, où l’on voit comment Pierre en vient à sacrifier Diane, son apaisement, pour Arthu
35Pierre ou de Diane, les gestes d’Arthur, le roman vit et nous touche par la force de ce tourment ou de ce sauvage égoïsme ;
36t et mesquin de certain milieu bourgeois, et l’on voit bien que l’auteur n’est pas encore détaché de la matière pour en tire
17 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
37qu’on en découvre chez certaines femmes et l’on y voit une préciosité sentimentale qui touche à la névrose ou bien simplemen
38que tout la poésie, écrit Jaloux, aussitôt que je vis Rilke, je compris que cet univers dont je rêvais n’était pas un objet
18 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
39is il a des façons parfois bien désobligeantes de voir juste. Et quand son bonhomme se plaint de ce que son œuvre lui appara
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
40e surnom de Bin-Bin. Urbain ouvrit les yeux et ne vit rien. On rappelle que les étoiles s’étaient décrochées de leur poste
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
41rs cela n’en vaut plus la peine. (Veuillez ne pas voir dans cette phrase quelque allusion de mauvais goût.) Je vous ai renco
42z en moi, à certain désagrément que j’eus de vous voir si entourée… D’autres fois… je n’ai plus le courage de les dire. Enfi
43 banal, votre sourire répondant au mien, comme on voit au dénouement des films populaires et sur des cartes postales illustr
44, je ne pouvais pas monter. Je finissais par vous voir partout. Chaque visage de femme révélait soudain un trait de votre vi
45tobus de luxe s’était arrêté tout près de moi. Je vis un visage à l’intérieur se pencher vers la vitre… Je montai. Il n’y a
46aute voix, par bribes de phrases incohérentes. Je voyais avec une sombre joie les employés et les voyageurs s’inquiéter. Bient
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
47fum.   (Tout de même, Cocteau est un poète : j’en verrais une preuve, pour mon compte, dans le fait que je ne sais parler de lu
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
48out chaud ». Affreux. Aussi : « Elle mourut. » On voit que cette bande est antérieure à l’époque du long baiser de conclusio
49ins, complets variés, ça fait toujours plaisir de voir des gens bien habillés. » Soudain éclate Entr’acte (1925). « Une étud
50rsuivant le corbillard. Aspects du paysage urbain vu par les poursuivants, arbres au ciel renversé, maisons obliques, mont
51ines théories sur le rêve, le peuple, qui n’a pas vu ces dessous mais accueille le résultat avec la naïveté qu’il faut, ap
52de vitesse les prodiges que déclenche René Clair, verrons-nous, pris par surprise dans l’exploration ivre d’un projecteur, des
23 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
53it seules contagieuses. Comment, en effet, ne pas voir la part de littérature que renferme cette œuvre, et qui fait, en dépi
54brin janséniste chez ce poète. Aujourd’hui, je le verrais plutôt comme un Musset 10 plus véritablement désespéré. Un Musset mo
55 plus vive. Mais décidément nous sommes débordés, voyez vous-même, pas moyen de causer aujourd’hui… Quoi ?… Bon, bon, c’est e
56rer de cette manie française, la politique, et ne voyez-vous pas que c’est faire le jeu de vos ennemis de discuter avec eux d
57. C’était un vice, la révolution-vice. Mais on ne vit, on ne meurt que de vices. ⁂ [p. 143] Ici le lecteur se rassure. « I
58ourné, on pensait bien, ah ! cette jeunesse, mais voyons des affaires plus sérieuses. Et tout est dit. Ah ! c’est vrai, il all
24 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
59e profils jusqu’au soleil toujours de face. Il ne vit plus que la foule des yeux bleus, son éblouissement. Soudain la voici
60our tendre paraissait sous l’égide de la mort. Il vit des fleurs de son enfance, une églantine, quelques roses, un sourire
25 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
61resser la parole après un silence vertigineux. Il vit mon sourire et pleura. Alors une rage s’empara de mon corps tout enti
62ions ensemble dans une chambre d’hôtel où l’on ne voyait d’abord qu’un bouquet transfiguré par la lumière et que reflétaient d
63des soleils sur les parois claires. Du balcon, on voyait la mer, des bateaux, des nuages, une avenue et ses autos rouges, tout
64s beaux vols… » Dès lors, je vécus, comme vous me voyez vivre encore, dans un état de sincérité perpétuelle envers tous mes é
65tiquer les modalités de ma vengeance. Veuillez ne voir dans la confusion où je parais être engagé, du plan moral avec l’écon
66, contre-épreuves, variantes et enjolivures où je vois le véritable intérêt de ma vie. C’est vous dire que seule une certain
26 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
67r je pense, à part moi : j’ai lu ça quelque part. Voyez ma franchise. Un peu grosse, n’est-ce pas ? D’autres prennent soin qu
68ble et ne se baignent que dans des bénitiers : on voit trop qu’ils trouvent ça pittoresque. Et le plaisir d’être nu devant u
69salutaire, c’est refus de limiter le mal. Je vous vois envahi par des démons que vous prétendez m’interdire de nommer. Mais
70venu de passer sous silence. C’est assez drôle de voir le malaise des chers confrères. Ils ne pardonnent pas à ce toréador s
71ières de tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent y voir que révoltes contre leurs morales, ou menaces pour leurs instables ce
72t leurs bureaucratiques sécurités. Pourtant, vous voyez bien que votre attitude méprisante pour la littérature vous ferait bi
73stoire, une autre très belle histoire ». (Et vous verriez à quoi cela peut servir, une citation.) Mais non, cher ami, voici qu’
27 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
74 place, que ces quelques phrases de Drieu : « On voit déjà éclater dans les singuliers mouvements de sympathie qu’a provoqu
28 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
75nous en réjouir. On s’est beaucoup étonné de nous voir « si différents » de nos aînés. Nous avons l’énorme candeur de trouve
29 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
76 dit Ferrero. Le bon peuple s’extasie. Il ne peut voir la duperie : ce jeu du chat et de la souris ; si Ford relâche les ouv
77 machines Ford simplement comme des machines. J’y vois la réalisation concrète d’une théorie qui tend à faire de ce monde un
78he, pourtant plus que probable, par crainte de se voir obligé à la révision des valeurs, la plus difficile et la plus grave 
79vent encore quelque chose de la vie profonde, qui voient encore des vérités invisibles, qui gardent, par quelle grâce ? un peu
30 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
80s, divertissant et spirituel. Pourquoi ne veut-on voir en Jules Verne qu’un précurseur ? Jules Verne est un créateur, dont l
81e fut poète avant tout — et ce livre le fera bien voir aux sceptiques. Il a aimé la science parce qu’elle ouvre des perspect
82nt soumis la science à la poésie. Et l’on ne veut voir que jolis livres d’étrennes dans les œuvres du plus grand créateur de
31 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
83 coups d’exemples qui méritent de l’être. Et l’on voit bien ici qu’Aragon dépasse ces surréalistes, ces orthodoxes de l’absu
32 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
84la politique. Or ces ennemis de toute littérature voient leurs avances dédaignées par les communistes, gens d’action à jugemen
33 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
85n 1925 nous place au nœud du monde moderne : on y voit s’affronter en quelques hommes d’action les forces caractéristiques d
34 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
86e ; et par ailleurs ce livre sait bien le laisser voir. La qualité de l’illusion dont se nourrit Louis II n’est ni aussi pur
35 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
87préciser à l’excès dans le caractère. Daniel-Rops voit bien que l’épithète de mythomane n’épuise pas une question dont l’imp
88ue. Il y a dans ce culte de la mythomanie qu’on a vu sévir parmi certains milieux d’avant-garde une confusion assez tragiq
36 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
89vement sa terne existence. Je l’ai subi ; l’on va voir comment. De pareils souvenirs légitiment toutes les haines. Je serai
90 politique. Je me contente de vitupérer ce que je vois, qui est laid. Quand la soupe est brûlée, on la renvoie, même si l’on
37 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
91et les font indûment participer de la même grâce. Voyez Péguy, quand il essaye de nous faire croire qu’ « il n’y a rien au-de
92miracles de la science appliquée. On nous faisait voir tout au long de notre histoire le Progrès constant de l’humanité vers
38 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
93nce d’appartenir à une élite responsable, cela se voit de loin. Il faut dire que ce ridicule n’échappe pas à ceux qu’ils mép
94ant je ne veux que décrire l’école telle qu’on la voit. Après les personnes, le décor. La laideur des « collèges » n’est pas
95et matériel ? L’école publique, telle que nous la voyons est semblable à tous ces monuments « de la mauvaise époque » qui sont
39 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
96te institution passionnément détestée. Vous allez voir comment ils bafouillent leur « par cœur non compris ». Aux yeux de be
97s de soumettre les esprits au contrôle de l’État, voyons donc, — n’avez-vous pas honte de vous faire rappeler sans cesse des v
98se vérité que le bon sens m’eût par ailleurs fait voir : il n’y a pas d’égalité réelle possible tant que la loi est la même
99e vertu et de grandeur. Mais on peut s’étonner de voir qu’il n’est que ridicule et mesquinerie. Il y a là une préméditation
100nt manifestement à la race dangereuse de ceux qui voient avec leurs yeux d’élèves. Le bon élève est aussi l’élève discipliné.
101 se « baptisent » les hommes d’avenir. Un jour on voit s’étaler en première page des illustrés la face épanouie quoique éner
102dissement du peuple. D’autre part, il est aisé de voir que tous ces principes dérivent nécessairement du fait que l’école es
40 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
103 pourrait bien un jour l’atteindre au cœur, et je vois tout ce que cela entraînerait, dans une ruine d’où renaîtrait peut-êt
41 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
104oir bien ne point trop faire la bête, sinon je me verrai contraint de lui expliquer un certain nombre de vérités tellement évi
42 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
105ntérêts politiques. C’était là, nous venons de le voir, son unique moyen de parvenir. Elle participe donc sur une vaste éche
106s des « lumières » et qui pourtant s’indignent de voir la morale actuelle s’attaquer, voyez-vous ça, à la famille, « cette c
107’indignent de voir la morale actuelle s’attaquer, voyez-vous ça, à la famille, « cette cellule sociale ». Et je les traite de
43 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
108t manquer de s’inventer. Je ne puis m’empêcher de voir une intention providentielle dans cet amour de la destruction et de l
109développée au xviiie dans l’aristocratie qui n’y voyait qu’un jeu. Durant tout le xixe elle est descendue dans la bourgeoisi
110s, on triomphe grossièrement. J’aurais voulu vous voir demander à un sujet de Louis XIV ce qu’il concevait à la place de la
44 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
111 un amour) et qui s’y consacre. (Mais alors !… Je vois à votre mine stupidement rassurée que vous vous dites : c’est tout à
112ent parce qu’il le connaît mieux qu’eux qu’il y a vu des fissures et des possibilités nouvelles. Tenir compte du réel ne s
113ation romantique suppose l’existence. Que faire ? Voir et penser juste d’abord. Simplement. Ensuite, soutenir cette opinion 
114fendre : on se moque. On me dit : [p. 62] vous ne voyez tout de même pas une classe de gamins répétant la syllabe sacrée Aûm
115phiées que devrait s’employer l’école. Nous avons vu qu’elle préfère les étouffer. Cependant, je ne crois pas qu’il soit b
116tion privée : et moi je la voudrais secrète. Vous verrez bien. Cela se fera sans vous. Déjà revient le temps des mages : ils c
45 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
117a vie d’un homme de lettres. En réalité, on ne le voit pas encore apparaître sous cet aspect dans ces deux premiers tomes, o
46 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
118ité les choses dont elle s’est dégagée et qu’elle voit dans une autre lumière : « Tout semblait vivre au fond d’un insistant
47 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
119 [p. 250] André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929) ba À lire ce petit livre et le parallèle qu’il établit
120e « poétique » français… Mais non, nous préférons voir ici l’un de ces signes qui de toutes parts annoncent une rentrée de l
121 son mépris pour la révélation évangélique. Je ne vois là que l’indice d’une confusion bien française, hélas. p. 250 ba
48 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
122ute foi ne connaîtront pas de pardon. Car ils ont vu, et s’ils n’ont pas cru, c’est qu’ils sont foncièrement mauvais.) 6.
49 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
123les philosophes demeurent tout intimidés. Et nous vîmes le matérialisme mener son morne triomphe. Certes, la plupart de nos p
124isme sera de nous dégager des fatalités dont nous voyons l’empire s’étendre dans tous les domaines de notre existence, inclina
125 qui est le signe du monde matériel. [p. 244] Je vois l’humanisme nouveau sous l’aspect d’une culture des facultés mystique
126pas de l’existence la poésie, ce sens du Réel. Je vois se composer en cette méthode — peut-être séculairement — ce que la « 
127doute… Mais tout commence par des rêves. Et je ne vois rien d’autre. Quoiqu’il en soit d’ailleurs du contenu d’un nouvel hum
128nhumains : ils nous menacent et nous empêchent de voir encore le surhumain. Être véritablement homme, c’est avoir accès au d
50 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
129té du lac de Neuchâtel. Mlle Kikou Yamata a su le voir aussi « gris et ardent sous le soleil caché », ou bien, en un printem
130 de novembre des chamois ». On s’émerveille de le voir, dans sa main rapide et minutieuse, décrire la vallée du jeune Rhin o
51 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
131 trompés. M. Gide déclarait naguère qu’il fallait voir en Lautréamont « le maître des écluses pour la littérature de demain 
52 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
132lier pour ce château sur la rive, ils en ont tant vu ! Ils aiment mieux me faire honte de mon visage gris ; leurs yeux stu
133es poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont nous savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le
134e je recherche le chemin du Rozsadomb. « Vous n’y verrez, m’avait-on dit, qu’une paire de babouches dans une mosquée vide que
135n’a plus l’idée de visiter. » Mais comment ne pas voir qu’un lieu qui porte un nom pareil est par là même extraordinaire. Ce
136nus habentes qui me ressemblent. Au risque de les voir trépigner, je continuerai à chercher mon bien de midi à quatorze heur
137nt le plus simple consiste à traduire ce que l’on voit. Cette banque à la façade violette, or et bleue, aux grandes lignes v
138nte. Nous sommes assis autour d’une table et nous voyons, au milieu de la salle, un arbre de Noël aux amples branches rayonnan
139. Je vais feindre de prendre au sérieux ce que je vois. Ruse connue : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ;
140quel décor à rêver le cortège d’un sacre ! J’y ai vu défiler la Chambre des Magnats, le jour de l’élection d’un des quatre
141s, à Freudenau, lors du Derby viennois, je les ai vus portant cylindre gris à la terrasse du Jockey-Club. Maintenant dans l
142jourd’hui le chef de file. Des amis m’emmènent le voir à Esztergóm, où il passe ses étés. Esztergóm est la plus vieille capi
143s boisées entourées d’une large galerie d’où l’on voit le Danube gris-jaune, brillant, sans rides, la petite ville juste au-
53 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
144e ; mythe païen, mais il est bien troublant de le voir se mêler, dans la troisième version de ce drame, à des symboles nette
145sée. « Insensé, — penses-tu de figure en figure — voir l’âme ? — Tu iras dans les flammes. » Quant aux documents sur la foli
54 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
146ignement en nous-mêmes. À l’entrée d’un tunnel tu vois que la veilleuse brûle toujours — et moi, parmi les reflets fuyants d
147nse, ils incarnent l’allégresse rythmique. Je les vois frapper le sol du talon en levant un bras, la main à la nuque ; frapp
148ière mes paupières, dans ce désordre lumineux, le verrai-je naître à mon désir ? Rejoindre ! Mais vous, derrière ma tête, Sans
149ication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, des campements nocturnes où le souven
150une bonne ou une mauvaise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent être à la fois cocasses et fades. En Italie… M
151on instabilité rythmique. (Trop souvent ce que je vois traverse ce que j’entends.) La plaine hongroise n’est pas monotone, p
152répond-il, j’aimerais bien pouvoir vivre comme je vis ! » Voici les cigognes, dont Andersen assure qu’elles parlent en égyp
153 aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu ses profondes bibliothèques et son quartier universitaire tout rajeun
154me un pan de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir l’objet pour la première fois — ou bien était-ce un être ? [p. 586]
155aiment à cent à l’heure. Par-dessous le store, je voyais la lune faire des bonds courts sur la plaine inondée de nuit. J’essay
156s titres en étaient de Sénèque ou de Swift, et je voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goethe, mais, semblable à G
157aune, ne sachant plus en quel endroit du temps tu vis, — c’en est fait, toutes choses ont revêtu cet air inaccoutumé qui si
158 faut voyager pour découvrir ce sens ! — Qu’as-tu vu que tu n’étais prêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! La vie
159rir ce sens ! — Qu’as-tu vu que tu n’étais prêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! La vie est presque partout la mêm
160 n’étais prêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! La vie est presque partout la même… — Mais en voyage on la regarde
161 de voyage ? Cela va paraître improbable. On a dû voir sur moi que je le cherche, c’est pourquoi l’œil est implacable… Pas d
162ment qu’aux yeux de ceux qui surent désirer de la voir, apparaît la « Loge » invisible. J’attends, j’appelle quelqu’un qui v
163drait plus probable ? Ou bien n’ai-je [p. 589] su voir autre chose que la Hongrie de mes rêves, ma Hongrie intérieure ? Il e
164dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit… Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la
165ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière [p. 
166acer ta dernière [p. 590] différence, — car on ne voit que ce qui est de soi-même, et conscient… C’est à cause d’un pari peu
167iments indéfinis, à cause de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul instant — nos rêves sont instantanés — que tu es p
55 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
168ute aux lisières odorantes d’une terrasse où nous voyons Charles-Albert Cingria, transfiguré par un souffle épique, en train d
169l s’agit de les vivre plutôt que d’en parler vous voyez bien que j’ai quitté cette table écroulée, dans la fumée et les évoca
56 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
170me qu’elle combat avec raison ? D’ailleurs, si je vois bien que le propos de M. Nizan n’est pas de nous rendre le goût de ce
171scriptible et sec ». Mais est-il bien légitime de voir dans un tel « résidu » l’essence de l’Europe, — « son état de pureté
172s édifiant encore : l’auteur rentrant à Marseille voit de loin le château d’If et N.-D. de la Garde : « J’étais servi — s’éc
173istorique de l’autre. La preuve, je m’amuse à la voir dans le fait que le pamphlet de M. Nizan, communiste, est encore plus
57 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
174ormés nous mettaient naguère en garde. Keyserling voit la cause du développement exagéré de la technique dans le fait qu’auj
58 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
175nécessairement douloureuses. Certains, peut-être, verront-là une condamnation des passions humaines, et comme la morale du roma
176loi divine et humaine, et c’est ici que l’on peut voir sa profonde ressemblance avec les Affinités électives de Goethe. Aucu
177ane « de naissance », a donc épousé un Italien et vit dans un milieu catholique qui n’exerce, dit-elle, aucune pression sur
178qu’à l’unité. Il est d’autant plus regrettable de voir Baring se départir ici de la sagesse qu’il montre ailleurs, grossir l
59 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
179id. La glace est proche, la solitude énorme, mais voyez avec quelle tranquillité tout repose dans la lumière… » Vous avez rec
60 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
180meneurs écrive un livre pour nous dire comment il voit le peuple, comment il l’aime, et quel est le secret de son autorité s
181culable de stations. Regardant par la fenêtre, il vit d’affreux noms de gares tels que Tenman, Tamazukuri, tout à fait dans
182endroit célèbre pour les suicides, et qu’il avait vu un jour, au théâtre, à Kobé, le drame du suicide de Akaneya et Sankat
183mps décide de l’orientation de sa vie : Il avait vu mourir Sanuki au logement ouvrier, et il ne pensait pas que la mort d
184evant ses yeux. Au-delà des sentiments de Hamlet, voyant la procession funèbre d’Ophélie, pensa Eiichi, il y avait la redoutab
185s de Chanaan. Mais ce qui me frappe ici, c’est de voir le reste du chapitre consacré au récit des actes qu’immédiatement Eii
61 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
186laquelle je suis décidé à les formuler. Si l’on y voit une regrettable désinvolture vis-à-vis d’un des écrivains les plus ju
187 Ce qu’il faut certainement déplorer, c’est de le voir utiliser des dons incomparables et une sorte subtile de loyauté à des
188 cette attitude sereinement contradictoire, où il voit l’essence de sa « réforme » et de sa nouveauté. Luther disait : « Je
189et aviateur m’évoque la fable : « Je suis oiseau, voyez mes ailes. » Qu’il n’aille pas croire pourtant que désormais la vertu
62 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
190s à son attente. Selon lui, c’est un « André Gide vu de Genève » qu’il nous faudrait. M. Martinet a pris pour épigraphe la
191récisément il y aurait lieu à une manière de Loti vu de Genève. Loti appartient à ce pays de Saintonge, qui, si la force d
192 ont fait penser qu’il existe bel et bien un Loti vu de Genève, non pas sous la forme d’un ouvrage complet, mais d’un essa
63 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
193ien au contraire, l’homme qui doit être surpassé, vit dans la démesure, et lorsqu’il « veut prendre mesure de lui-même, il
64 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
194rop rapide. Il n’est pas bon qu’un conteur laisse voir la moindre ironie vis-à-vis de ses personnages ; car il risque de les
65 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
195mais sa mort et son devenir.   Ne pourrait-on pas voir une autre preuve de [p. 25] cette identité formelle dans l’observatio
196sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en nous déjà, nous la portons encore comme le souvenir d’un s
197ère de la forêt, des renards qu’on n’avait jamais vus, l’orage s’amassait. Ma mère me dit : « Il va y avoir une averse. Cou
198it au loin mais je n’avais plus peur. Pourtant je vis des larmes dans ses yeux, c’était la guerre. [p. 29] Brève nuit d’ao
66 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
199 êtres véritables. Nous nous rencontrons. Vous me voyez parce que vous comprenez certaines choses par votre souffrance… Mais
200Cela vexe les Viennois, me dit-il, parce qu’ils y voient une façon de me moquer de leurs petits chiens muselés… Je n’en suis p
201est en décadence quand je la regarde s’amuser. Je vois se perdre ce sens des correspondances secrètes et spontanées du plais
202foire éclatante de faux luxe. La misère, c’est de voir ici des femmes aussi ravissantes que celle-là qui danse en robe mauve
203odes s’appellent par le simple jeu des images, se voient par transparence l’un au travers de l’autre. Il dit : « Pour celui qu
204ailleurs endormi. En passant par la Freyung, nous vîmes un palais aux fenêtres illuminées. Des autos attendaient devant le po
67 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
205r qui fasse pousser un grand cri à un homme qu’on verrait alors s’agenouiller dans un silence impressionnant et rester longtemp
206gne ? D’un balcon, entre deux hautes colonnes, je vois des jardins florentins doucement lumineux, une vasque et des buis écl
207qui lui offre son bras et l’entraîne dans le bal. Vit-on jamais plus courtoise dérision du génie. Spectacle en vérité terri
208it orchestre, avec des écharpes et du sentiment. (Vu de près, le sourire éperdu des ballerines est émouvant, masque plus v
209dans la pose la plus naturellement élégante, j’ai vu des yeux lever vers moi un regard d’ardente confiance qui était tout
210u’il y ait eu ce regard, et que personne ne l’ait vu ! Ils ne savent plus que l’amour seul eût mérité ces fastes ; l’usage
211te ? [p. 60] Ébranle un peu ces lambris d’or, tu vois bien que tout cède aux regards de l’ivresse. Un coude nu s’appuie à m
212uns de ces hôtes diaphanes du petit jour. J’en ai vu deux, chaussés d’escarpins fins courant comme des reflets sur le parq
213oudain une déchirure assourdissante du monde : je vois une lumière vraie, chaude et triomphante, et des vaisseaux qui ramène
214nt tous ces gestes rythmés ? Anday chante. Ils me voient dans la nudité du rêve, oh ! je les hais de me voir ! Je tiens la mai
215nt dans la nudité du rêve, oh ! je les hais de me voir ! Je tiens la main d’une femme qui tremble… Comtesse Adélaïde en soie
216us bouleversante que l’amour, à la minute où l’on voit de très près, entre la nuit qui s’évapore et l’aube encore vacillante
68 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
217lier pour ce château sur la rive, ils en ont tant vu ! Ils aiment mieux me faire honte de mon visage gris ; leurs yeux stu
218es poètes essayent de décrire sans l’avoir jamais vu, et dont nous savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le
219’on ne dit pas en Amérique.) Grands dieux ! je le vois bien, à tout prix il vous faut un prétexte avouable… On me demandera
220e je recherche le chemin du Rozsadomb. « Vous n’y verrez, m’avait-on dit, qu’une [p. 71] paire de babouches dans une mosquée v
221n’a plus l’idée de visiter. » Mais comment ne pas voir qu’un lieu qui porte un nom pareil est par là même extraordinaire. Ce
222e au Temple de l’Objet inconnu. Voici que ce j’ai vu. On passe une barrière, une cour vide ; on prend le sentier qui monte
223nus habentes qui me ressemblent. Au risque de les voir trépigner, je continuerai à chercher mon bien de midi à quatorze heur
224nt le plus simple consiste à traduire ce que l’on voit. Cette banque à la façade violette, or et bleue, aux grandes lignes v
225nte. Nous sommes assis autour d’une table et nous voyons, au milieu de la salle, un arbre de Noël aux amples branches rayonnan
226. Je vais feindre de prendre au sérieux ce que je vois. Ruse connue : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ;
227quel décor à rêver le cortège d’un sacre ! J’y ai vu défiler la Chambre des Magnats, le jour de l’élection d’un des quatre
228s, à Freudenau, lors du Derby viennois, je les ai vus portant cylindre gris à la terrasse du Jockey-Club. Maintenant dans l
229jourd’hui le chef de file. Des amis m’emmènent le voir à Esztergom, où il passe ses étés. Esztergom est la plus vieille capi
230s boisées entourées d’une large galerie d’où l’on voit le Danube gris-jaune, brillant, [p. 91] sans rides, la petite ville j
231ignement en nous-mêmes. À l’entrée d’un tunnel tu vois que la veilleuse brûle toujours — et moi, parmi les reflets fuyants d
232nse, ils incarnent l’allégresse rythmique. Je les vois frapper le sol du talon en levant un bras, la main à la nuque ; frapp
233ière mes paupières, dans ce désordre lumineux, le verrai-je naître à mon désir ? Rejoindre ! Mais vous, derrière ma tête, Sans
234ication. Je ne sais ce que disent les paroles. Je vois des chevauchées sous le soleil, des campements nocturnes où le souven
235une bonne ou une mauvaise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent être à la fois cocasses et fades. En Italie… M
236ilité rythmique. (Trop souvent [p. 100] ce que je vois traverse ce que j’entends.) La plaine hongroise n’est pas monotone, p
237répond-il, j’aimerais bien pouvoir vivre comme je vis ! » Voici les cigognes, dont Andersen assure qu’elles parlent en égyp
238 aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir vu ses profondes bibliothèques et son quartier universitaire tout rajeun
239me un pan de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir [p. 108] l’Objet pour la première fois — ou bien était-ce un être ?
240ment à 100 km à l’heure. Par-dessous le store, je voyais la lune faire des bonds courts sur la plaine inondée de nuit. J’essay
241s titres en étaient de Sénèque ou de Swift, et je voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goethe, mais, semblable à G
242aune, ne sachant plus en quel endroit du temps tu vis, — c’en est fait, toutes choses ont revêtu cet air inaccoutumé qui si
243 faut voyager pour découvrir ce sens ! — Qu’as-tu vu que tu n’étais prêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! — La v
244rir ce sens ! — Qu’as-tu vu que tu n’étais prêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! — La vie est presque partout la m
245 n’étais prêt à voir ? — Mais il fallait aller le voir ! — La vie est presque partout la même… — Mais en voyage on la regard
246 de voyage ? Cela va paraître improbable. On a dû voir sur moi que je le cherche, c’est pourquoi l’œil est implacable… Pas d
247ment qu’aux yeux de ceux qui surent désirer de la voir, apparaît la « Loge invisible ». J’attends, j’appelle quelqu’un qui v
248drait [p. 114] plus probable ? Ou bien n’ai-je su voir autre chose que la Hongrie de mes rêves, ma Hongrie intérieure ? Il e
249dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit. Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la
250ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effacer ta dernière diff
251onde, effacer ta dernière différence, — car on ne voit que ce qui est de soi-même, et conscient. Et c’est à cause d’un pari
252iments indéfinis, à cause de ce pari dont tu n’as vu l’enjeu qu’un seul instant — nos rêves sont instantanés — que tu es p
69 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
253l’île n’existait pas, en face, ni les maisons. Il voyait des prairies et des collines basses, de l’autre côté de l’eau jaune e
254s et les contreforts de l’Église du Chapitre : je vois s’y engager chaque jour le fou au profil de vieille femme qui promène
70 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
255onnent sur la rivière. En m’y penchant je puis me voir dans l’eau plate, élargie en cet endroit, avant l’écluse qui la prend
256ssants, les voitures. (Ils l’aiment bien, — ne la voient plus.) La vie du pont m’occupe, comme les remous dans l’eau. Un
257 — il aime à me le répéter en français, —et je le verrai bien, assure-t-il, le jour où il me confiera quelques fragments du « 
258en sur le pont Saint-Nikolaus sont bien capons de voir à sa fenêtre la silhouette de l’Étranger. On a laissé sa photo dans m
259t parfois pour y sommeiller une lisière d’où l’on voit de lointains horizons, puis de nouveau m’enfonçant au hasard dans la
260e Aurore a surpris la licorne pure… » (Je croyais voir un éclair blanc sous la futaie.) J’avançais à travers une nature de d
261nt de regards que de balles : — « Je vous ai bien vu, un jour à la fenêtre de mon amie, vous étiez si melancholisch ! » — 
262drait ressembler aux girls de son magazine, et me voit comme au cinéma. Moi, je crois entendre Gretchen (dans la scène du ja
263 est possible de lire les Affinités « sans y rien voir », comme on dit 17 . Mais lorsqu’on « voit » soudain — quelle prise !
264y rien voir », comme on dit 17 . Mais lorsqu’on « voit » soudain — quelle prise ! Et combien j’aime le paysage de cette œuvr
265dans les rues vides, je monterai jusqu’au signal, voir le pays sous la lune, je choisirai une maison isolée, la plus secrète
266étrangement oblique, glissé comme entre ce que je vois et ce que je pense, tournant les choses, les vidant, allant pincer le
267lité avec un sourd gémissement de la pensée. J’ai vu la vie, c’est fini, je rentre en moi ; n’ai pas bougé. Le père Reinec
268 la lune s’en va, il y a ce haut corps obscur qui vit tout près de moi dans son véritable silence, les yeux clos. L’arbre,
269aient point touchées, lorsque au point du jour je vis pâlir la jeune femme. Elle comprit que j’allais parler, et mit un doi
270x gens des villes, au décor de leur « vie ». J’ai vu clairement qu’ils sont en péril d’inanition spirituelle. Ils ne dorme
271tout au bord d’une banquette. Mais je la [p. 166] vois encore en regardant devant moi. J’ai honte. Comme nous sommes incapab
71 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
272ière maritime ; puis cédaient de l’épaule et l’on voyait le golfe violacé écumer sous la masse du soleil. Une lisière qui nous
273; cris de pics, vibration basse des cylindres. On voit paraître de plus hauts arbres et bientôt un vaste portail, aux piles
274l’horizon toujours passent des voiles, mais on ne voit pas la mer.   Dans la bibliothèque de Waldburg, qui sent encore le cu
275la bête se trouve sans défense. Tacite n’a jamais vu d’élan. Ces animaux d’allure fantastique déambulent à la tombée de la
276haque pas que leurs membres ne se déboîtent. On a vu des élans gagner de vitesse les automobiles le long de la chaussée de
277gens grossièrement distingués qui ne vous ont pas vu, qui détournent la tête avec une expression méprisable de gêne et de
278en question la nécessité de leur genre de vie, et verraient une sorte d’inconvenance dans l’approbation que je pourrais leur en t
279 ne doit rien à l’opinion.   Non, je ne peux rien voir dans la « féodalité » de ces junkers, qui soit plus répugnant pour no
280sans du progrès, — le taylorisme par exemple. J’y vois, au contraire, des avantages « humains » peu contestables : des rappo
281s ou catastrophiques. Je suis scandalisé quand je vois se croiser dans la rue sans se connaître un patron d’usine et l’un de
282hasse de mes hôtes prussiens. Et puis, allez donc voir un peu dans les cryptes secrètes du grand capitalisme. Satan lui-même
283es villes qu’on parle des temps nouveaux. Et l’on voit bien pourquoi les intellectuels, les ouvriers, les exploités ont beso
284ne inondation ou d’une sécheresse partielle. J’ai vu sur les terres de Waldburg un village que le burgrave a de son propre
285ommunistes, par goût de l’énergie peut-être. J’ai vu des membres d’un parti national-marxiste dont le rêve est de restaure
72 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
286ute aux lisières odorantes d’une terrasse où nous voyons Charles-Albert Cingria, transfiguré par un souffle épique, en train d
287s’agit de les vivre plutôt que d’en parler ; vous voyez bien que j’ai quitté cette table écroulée, dans la fumée et les évoca
73 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
288ent ?… Ou bien, protestants qui écrivent ? — Mais voyons d’abord les œuvres. La critique à peu près unanime a salué dans Le Sc
289a famille qui se défait 30 . Mais gardons-nous de voir dans ce contraste autre chose que la vieille opposition du sacrifice
290une véritable préméditation — où l’on n’eût voulu voir qu’une pudeur — lui fait éviter toute allusion chrétienne, au point q
291Cette espèce de stoïcisme moral, dans lequel nous voyons se complaire beaucoup de « protestants par tradition », pourtant cach
292s renier le fondement de sa croyance 34 . Or nous voyons le moralisme se développer précisément à l’époque où la théologie de
293d. (Féerie du Conte de ma vie d’Andersen, où l’on voit ce « poète des poètes » à la sensibilité si authentiquement évangéliq
294sie naît du tragique et de la joie surabondante : verrons-nous quelque jour en France surgir une poésie chrétienne d’inspiratio
74 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
295x. Il est sûrement à vos trousses aussi, j’espère voir le jour où il vous rattrapera ; mais [p. 306] je ne puis répondre de
296ison devant l’insondable mystère de Dieu devient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu
297 [p. 308] terre, de percevoir. » Et certes, on ne voit guère en quoi pareille conception pourrait choquer certains protestan
75 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
298nécessité d’une pensée active, mais qui n’ont pas vu — qui n’ont pas encore vu — tout ce que cela implique. Ils voient bie
299ive, mais qui n’ont pas vu — qui n’ont pas encore vu — tout ce que cela implique. Ils voient bien le vice de la « pensée d
300nt pas encore vu — tout ce que cela implique. Ils voient bien le vice de la « pensée désintéressée », et qu’il faut s’affranch
301affranchir d’une « liberté » stérilisante. Ils ne voient pas à quel prix cet affranchissement devient possible ; ils ne voient
302ix cet affranchissement devient possible ; ils ne voient pas encore qu’il faut choisir. Or, notre temps ne comporte qu’un choi
303e l’homme ; de se borner à sa défense ; de ne pas voir que la vraie défense, c’est l’attaque. Nous avons moins besoin d’idée
304noumènes, d’immanence, de contingence, et l’on ne voit pas, dit M. Nizan, « comment ces produits tératologiques de la médita
305rs parlements et l’insolence des pouvoirs ; on ne voit pas à quoi mène la philosophie sans matière, la philosophie sans rime
76 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
306te est si complète qu’on se sent pris de malaise. Voyons, sommes-nous encore en 1916 ? s’agit-il encore de revanche ? S’agit-i
77 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
307 1° L’ensemble de cette oppressante cérémonie fit voir à l’évidence, une fois de plus, que le monde fabriqué pour leur usage
308aire qu’ils engendrèrent légitimement. Il fallait voir comment ces Messieurs de la Cour accueillaient certaines tirades sur
309un me demandait, à la sortie : « Avez-vous jamais vu un soldat défensif ? Comment est-ce que c’est fait ? » 7° Certes, l’o
78 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
310ce de philosophes qui se moquent des hommes et ne voient même pas qu’ils n’ont plus de réponses à offrir à [p. 2] leurs perpét
79 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
311qu’on y est forcé. Pourquoi y est-on forcé ? » Je vois que cet article en vient à formuler le dilemme sociologie-métaphysiqu
312dévisager notre condition la plus nue. « Alors on voit paraître le grand, c’est-à-dire on voit paraître l’homme dans sa gran
313 Alors on voit paraître le grand, c’est-à-dire on voit paraître l’homme dans sa grandeur, c’est-à-dire dans l’élémentaire :
314t de tirer sur ces racines, fortement : mais il a vu qu’elles tenaient bon, qu’elles tenaient trop de terre embrassée et p
315absence de toute complaisance à soi. Certes, j’en vois les défauts, le poncif ; ces détails par trop détaillés. Mais l’impor
316gement 6 , — un « arrêt dans une forme ». Cela se voit par l’étymologie. Aussi, par le passage à la limite : car la plus gra
317stions simples, et réputées grossières. Peut-être voit-on mieux maintenant dans quel esprit Ramuz les pose, et que préciséme
318e. Et c’est pourquoi le poète, Ramuz, l’homme qui vit concrètement les grands mythes et les réalise dans sa vision, cet hom
80 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
319sme, sans tension ni grandeur : ils ne savent pas voir dans la sagesse faustienne qu’elle est surtout une défense contre le
320émon révolté et la Magie latente ; et s’ils ne le voient pas, c’est que précisément cette défense a réussi. Par contre ils veu
321tte défense a réussi. Par contre ils veulent bien voir la révolte chez ceux-là qui la crient, et la magie chez ceux qui vati
322e » écrit un de ses amis, vers ce temps. « Goethe vit sur un perpétuel pied de guerre et de révolte psychique ». Et lui-mêm
323pour d’autres formes d’existence que la Nature se voit pour ainsi dire contrainte d’assigner à l’homme actif 8 , l’on décou
324s paraît le doute, entraînant la conscience. « Je vois que mes malaises viennent de ne m’être pas figuré assez tôt que nous
325 dont il gratifie le pauvre Eckermann. Je ne puis voir dans ces façons que la distraction souveraine d’une âme tout occupée
326bérant l’attention consciente. C’est ainsi que le voyant audacieux qui écrivit les chœurs mystiques du Second Faust peut aussi
81 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
327r le thème général du livre. Il est inquiétant de voir un esprit de cette qualité, et qui certes veut être honnête, se compl
328vatif, assure son conformisme foncier ? Faut-il y voir une sorte de sublimation à rebours du sens de la révolte ? On serait
82 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
329 mal, — et sans cesse il en parle, car la Société vit sous le règne des jugements. Mais d’autre part, peut-on parler réelle
330ais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhandeau oppose le mal ; à
331réalité de la foi est inverse. [p. 444] Elle fait voir le mal comme donnée immédiate ; puis le bien ; puis le péché et le pa
332 pardon. Et la grâce est déjà dans l’œil qui sait voir le péché au sein du mal et du bien à la fois. « Mal » ou « péché » —
83 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
333nise Philippe Lamour, parce [p. 840] que nous n’y voyons qu’une réalisation épurée, tyrannique et privée de toute résistance i
334capitalistes l’ont si bien compris qu’on peut les voir déjà préparer en sous-main des terrains d’entente avec l’URSS. Nous n
3352ᵉ — Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse ag
336 Je les entends menacer le bourgeois : mais je ne vois pas en quoi la tyrannie du matériel qu’ils prônent est meilleure pour
337es hommes [p. 844] que le présent désordre. Je ne vois pas qu’ils connaissent l’homme mieux que nous. Je ne les vois pas plu
338ils connaissent l’homme mieux que nous. Je ne les vois pas plus forts. Je vois bien l’accumulation de leurs griefs, — dont b
339mieux que nous. Je ne les vois pas plus forts. Je vois bien l’accumulation de leurs griefs, — dont beaucoup sont les nôtres,
340sont les nôtres, mais nous en avons davantage. Je vois clairement que leurs buts provoquent le refus, pour les mêmes raisons
341ais cette révolte va se tourner contre eux. On va voir qu’ils font la même chose, c’est-à-dire qu’ils font pire que ceux qu’
84 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
342ise femme, et si vous n’étiez pas si retors, vous verriez bien que je ne suis pas plus coquette qu’une autre. Mais les hommes c
343 pédant, dans cinq minutes je ne saurai plus même voir s’il fait beau ou s’il fait vilain. Lord Artur. — Je pense sérieusem
85 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
344s terribles déchaînées dans le monde contemporain voit bien que la question n’est plus de s’évader, de se distraire en oubli
345 notre conception du monde. Dans une époque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe bouleversés ; les régimes c
346’expliquer, avec une passion nouvelle. Nous avons vu paraître, il y a quelque dix ans, les premières Explications de notre
86 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
347ajorité des prétendus croyants, l’élément le plus voyant, le plus officiel et le plus puissant de la chrétienté, — il n’est pa
348gie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on dès lors ? Présentement ? — On voit des Georges Goyau et [p. 914]
349ue. Et que voit-on dès lors ? Présentement ? — On voit des Georges Goyau et [p. 914] autres « croyants » décorés, s’indigner
350imauté du Christ et celle de l’Europe 3  ». L’on voit des von Papen, délégués par l’industrie lourde au gouvernement d’une
351 chrétiennes, pour appuyer des décrets-lois. L’on voit des clergymen prier pour le dollar, des évêques asperger des croiseur
352autre à Berlin pour célébrer le même massacre. On voit une nuée de piétistes et de bigots, demeurer agressifs dans leur volo
353e-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un journal de Par
354. Mais j’en ai une autre plus profonde : celle de voir qualifier de « chrétienne » une « idée » qui sert l’injustice établie
355c ceux qu’il excite à l’attaque du désordre. « On voit maintenant, dit Kierkegaard 7 , toute l’extraordinaire sottise (s’il
87 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
356 de révolutionner ses formes. C’est pourquoi nous voyons aujourd’hui à l’avant-garde du mouvement révolutionnaire, dans tous l
357-bourgeois [p. 1035] « progressiste », ou bien se voit taxée sans examen de « manœuvre réactionnaire », on est surpris de tr
358 vient à l’appui de la thèse marxiste qui ne veut voir dans les Églises que des institutions de classe. Cette position simpl
359, André Philip tranche avec netteté, comme on l’a vu plus haut. En dehors des écrits de Philip, on ne trouvera guère d’éch
88 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
360depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons lourdement se débattre dans une amère contradiction : labeur forcé ou
361t consécutif, des institutions et des lois, je ne vois rien de plus néfaste que la fameuse législation du travail (c’est-à-d
89 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
362question chez Barth ; et que cela suffise à faire voir que Barth ne saurait en être tenu pour l’inventeur, pas plus que Kier
90 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
363 de deux cents pages qui, délayé en six cents, se verrait décerner le titre de « monument critique ». Tel qu’il est, un petit c
91 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
364miner le niveau d’une certaine presse. Si l’on ne voit dans l’auteur d’Adam et Ève qu’une sorte de folkloriste, il faudra co
365 sent, plus directe qu’ailleurs, sa pensée ; on y voit de tout près, dans l’intimité d’une chambre, comment sa pensée marche
92 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
366rie Schmidt (octobre 1933) m Il est plaisant de voir un jeune auteur obtenir de nos jours un effet de surprise par l’emplo
367ue l’on croyait tempéré et limpide, mais que l’on voit « s’échauffer, se brouiller » aux premières instances d’un choix radi
368t-Évremond, expose ses idées sur la société. On y verra comment il se peut faire que les tyrannies sociales, mondaines ou pol
93 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
369 dernière à souffrir. Elle risque cependant de se voir bientôt réveillée par une brutalité dont elle est entièrement respons
370e jour où elle a cessé d’être illusoire, on s’est vu forcé de la baptiser chômage. Le chômage, telle est la véritable fin,
371s un monde où le spirituel détiendra la primauté. Voyons maintenant quelles contingences imprévisibles ont précipité brusqueme
372de la productivité par homme de 1899 à 1919, nous voyons que leur ascension est relativement lente et passe, par exemple, pour
373end plus ». Et pour cette seule raison 4 . On ne voit pas en quoi la mystique quinquennale porterait remède à cette pervers
94 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
374un élan créateur. Mais cet acte, dans lequel nous voyons l’essentiel de la révolution, suppose et pose la personne, définie co
375ent sur l’époque. Et leur seul baume, c’est de la voir partagée par [p. 22] tous les malheureux qui s’en vont répétant : « L
376t vous venez lui dire que ça n’existe pas. À vous voir, on le croirait presque ! Votre démission est acceptée. » p. 19
95 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
377es gens qui ont le cœur à gauche et qui croient y voir une indication politique : c’est une espèce de fétichisme sentimental
378ue : c’est une espèce de fétichisme sentimental. (Voir Lévy-Brühl : La Mentalité primitive.) Il y a quelques vieux proudhoni
379ement devant la Banque d’État. Juste à temps pour voir se fermer les guichets, aux sons du Horst-Wessel-Lied. p. 5 c. «
96 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
380t que sur l’illusion matérielle, monétaire : on a vu ce qu’en valait l’aune.) Le spirituel, c’est l’acte créateur de rappo
381sant de tout leur poids ? Il se passe ce que nous voyons en France : la police seule protège encore la mécanique, la police, c
97 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
382les, corporatives, familiales, individuelles, que voyons-nous au contraire ? une action précise mais par là même meurtrière et
98 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
383olère, et par ailleurs le besoin de penser, il se voit obligé de répondre activement aux empiétements dans son domaine de ce
384ffolée s’étale sur les affiches électorales : j’y vois la preuve que personne ne sait plus le prendre au sérieux. Gardons se
385 n’était pas ce qu’elle cherchait, elle avait cru voir autre chose, pouvoir choisir ses résistances, et provoquer des advers
99 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
386e), avec ce qu’on nommait naguère lucidité, il se voit simplement traité d’« intellectuel impénitent ». L’expression, dans u
387n garderont bien, pour les raisons qu’on vient de voir. Ils n’appellent pas une sagesse, mais un homme. Ils délèguent au Che
388 de l’homme. (Pour le cœur et la [p. 18] tête, on verra plus tard, disent-ils 4  ; en attendant, ils les veulent soumis.) Dan
389poque » ne sont point trop encourageantes. Ne les voyons-nous pas, pour cette importante entreprise, faire appel à toute la ri
390eux d’aller au peuple. On est frappé cependant de voir que ce goût du pratique n’aboutit, pratiquement, qu’à une espèce de n
391épérit, — et sa sécurité n’est plus, nous l’avons vu en maint autre pays, qu’une espèce de liberté sous conditions. Le cle
100 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
392i ange ni bête, on se plaît à le répéter. Et nous voyons pourtant que les hommes de ce temps pensent comme s’ils étaient anges
393 d’une définition concrète de l’humain qu’il faut voir l’intention générale des essais réunis dans ce livre. Je ne me fais a
394ociologie n’est qu’une science de mythomanes. J’y verrais même le symptôme d’une espèce de refoulement. Dès que l’homme, en eff
395me, en effet, refoule sa vocation personnelle, on voit paraître toute espèce de troubles dans ses activités et ses pensées :
396t après tant d’autres. Ce qu’on n’a peut-être pas vu avec une suffisante netteté, c’est que l’un des prodromes du mal dont