1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1lus haute poésie. Mais dans ce siècle, où tant de voix l’appellent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacr
2s maisons. Il voyait des prairies et des collines basses, de l’autre côté de l’eau jaune et verte… Quel est donc ce sommeil « 
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
3omme dont l’âme fait des signes solennels ? » Une voix lente aux méandres songeurs, une simplicité qui n’est pas familière.
4’on cherche les morts… « … Cette chose haute à la voix grave qu’on appelle un père dans les maisons. » Comme Valéry, ce poèt
3 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
5cun se faisait à part soi, qu’ils incarnaient les voix contradictoires d’un débat que tous menaient en eux-mêmes loyalement.
4 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
6a suite ; c’est peut-être pourquoi nous accordons voix dans le débat d’écrire, aux forces les plus secrètes de notre être co
5 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
7ythme impérieux au point qu’il faut que certaines voix en moi taisent leur protestation, étouffées par des forces qui se lèv
8cochon, saligaud ! » Il l’apostrophait ainsi tout bas, sur un ton révérenciel, et comme on déroule une litanie. Sous les gr
6 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
9ons maintenant le sentier du bord du fleuve, plus bas que la Promenade désertée. Sur les eaux, comme immobiles, des nuages
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10tes l’emportent peu à peu, une aspiration vers le bas produit une agitation accélérée et folle, puis tout finit dans un râl
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
11ement un besoin d’être aimés qui faussaient leurs voix pour les rendre plus touchantes. Celui-ci bat sa coulpe avec une sain
9 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
12. H. Dessoulavy)… Mais déjà paraissaient dans les Voix (cette courageuse revue qu’il avait fondée avec J. P. Zimmermann) des
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
13illères géantes aux pensées, [p. 69] le ciel trop bas d’un rêve sans issue, pesant comme l’envie d’un sommeil sans fin… J’a
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
14n flanc déjà meurtri, la suivaient en hurlant : « Bas-toi là, bas-toi là ! »… Est-il plus atroce spectacle que celui d’une
15 meurtri, la suivaient en hurlant : « Bas-toi là, bas-toi là ! »… Est-il plus atroce spectacle que celui d’une maîtresse ja
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
16té, seules vous nous appelez encore hors de cette voix de l’infini où chancellent parmi les éclairs nos premiers pas. Aragon
17urés d’azur. Alors un juron mélodramatique, d’une voix torturée, hurle au Pape et au Diable un anathème sanglant. Louis Arag
18 vous, dubitatives barbes. Je viens d’entendre la voix d’un mystique. Que si l’on vient nous empêtrer de dogmes bassement in
19 quoi je ne vais pas m’empêcher de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens
20gner, veut nous l’imposer pour quelles fins assez basses, nous le savons… Mais pour Aragon, ce n’est point façon de parler. So
21 raison. Et avec Aragon lorsqu’il vous crie : « À bas le clair génie français. » Alors la voix de Rimbard k à la cantonade
22rie : « À bas le clair génie français. » Alors la voix de Rimbard k à la cantonade : Qu’il vienne, qu’il vienne Le temps d
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
23tu dans laquelle on m’avait emprisonné c’était un bas opportunisme social, résultante des paresses accumulées de tous les c
14 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
24emps de se désintéresser simplement des buts — si bas soient-ils — d’une civilisation sous le poids de laquelle nous risquo
15 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
25ous refusez d’avancer ! Mais il reste à portée de voix du troupeau. C’est sans doute son rôle. Il le tient magnifiquement. M
16 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
26 et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins bru
27itter… — C’est une chose singulière, prononce une voix, à côté de moi, c’est une chose singulière que le pouvoir de cette mu
28ndent indéfiniment — c’est un ciel suspendu assez bas sur nos têtes. Lumière orangée, tamisée ; un piano dissimulé joue trè
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
29rs ! Car j’ai encore deux mots à dire. Dès qu’une voix s’élève pour mettre en doute l’excellence du principe de l’instructio
18 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
30mps d’écouter la nature qui répète par toutes ses voix, d’un milliard de façons, que c’est absurde. Pour qu’on n’ait pas le
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
31ûre saveur ; une phrase naturellement grave ; une voix douce et virile ; et quel beau titre ! « Saisir » n’est-ce point l’ac
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
32re de venir prendre position dans un débat où les voix les mieux écoutées ont dit ce qu’elles avaient à dire. Et d’autre par
21 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
33thie qu’aucun orchestre ne vient troubler, aucune voix haute, aucune couleur vive. Les journaux qu’ils lisent annoncent chaq
34a rumeur des clients, le violoncelle répond de sa voix profonde et passionnée, sous les roulades d’un cymbalum. Aux parois,
35s élégants, tout de noir vêtus, belles femmes aux voix agréablement rauques… Sortez pour en suivre une, arrêtez-vous à ses c
36mme une nuée d’insectes affolés. Les maisons sont basses, couvertes du haut en bas d’affiches rouges et jaunes et d’inscriptio
37âtre, vous n’y comprenez rien, mais le charme des voix hongroises féminines suffit à votre bonheur et vous voyez bien que Mm
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
38pensée forte et orientée plutôt que ces éclats de voix sarcastiques, émouvants comme 93, mais où certaine bêtise trouve asse
23 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
39rmantes. (Vue sur des maisons pauvres un peu plus bas, avec du linge dans des courettes poussiéreuses.) On aboutit à une pl
40les rues vides sous la pluie étrangère. Une porte basse s’ouvre sur un long corridor hanté d’ombres drapées, qui ne sont pas
41le aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, et nous [p. 419] montons vers la mais
24 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
42; ce sont les harmoniques éveillées en lui par la voix de Hölderlin qui ont dû l’inciter à l’acte recréateur qu’est la tradu
25 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
43t qui sont les plus émouvants, entre des collines basses grattées par les vents, aux arbres rares, mais aux replis si doucemen
44lançant vivement la tête. Quand elles parlent, la voix un peu rauque, voluptueuse ; quand elles chantent, les moires et l’on
45n se cabre le rythme, avant la chute stridente et basse, prolongée. Peut-être ce soir-là, ai-je compris la Grande Plaine, et
46ale dont l’approche déjà fait grésiller les notes basses du cymbalum, — et maintenant ferme les yeux sous la vague toujours un
47re. Lac doré, horizon de collines pointues, rives basses, verdoyantes, toutes fraîches de musiquettes et de baigneuses ; quais
48 la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’apparence rocheuse — ce sont des restes de volcans — blanches sous
49qués de petits arbres et d’un désordre de maisons basses, les dernières de la ville de Debrecen, au bord de la Grande Plaine e
26 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
50 Au carrefour des cris perdus j’écoute encore une voix nue qui vient de dire ton nom même avec l’accent de notre amour et mo
27 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
51, des incantations tout juste bonnes à évoquer la basse pègre du monde spirituel. Ce n’est pas en détraquant nos sens ou notr
28 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
52 : des aboiements fous et une effusion de lumière basse, rougeoyante, campagnarde. ⁂ La sauce est au rôti ce que le style à l
53onne sourdement sous les coups d’un Kühnrich à la basse rugissante, plus traître que nature avec sa large face mangée par une
54fêlées et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons populaires qui sont ce que je co
55tite maison du colonel en retraite a des fenêtres basses, mais défendues par des rosiers sauvages. Laquelle des trois filles e
29 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
56et dense intitulé La Tentation de l’Occident. La Voix royale 9 , est, croyons-nous, le récit des événements qui précédèren
30 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
57erre, qui était avant tout un art. La nôtre ayant voix au forum discute autant qu’elle n’invente ou qu’elle ne stylise. On p
31 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
58chose qui devrait être surmonté, nous souffle une voix émouvante, aux résonances vraiment altières, celle-là : la voix de Ni
59, aux résonances vraiment altières, celle-là : la voix de Nietzsche. ⁂ Ici, nous changeons de monde. À vrai dire, nous quitt
32 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
60 dans ses livres de philosophie. Il entendait une voix intérieure qui lui disait : « Si tu te mêles de ces affaires, tu ne s
61igné du vulgaire. » Mais au même moment une autre voix intérieure disait : « La bonté est le sel de la vie. L’organisme soci
33 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
62érée, déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Mais la crainte me prend qu’on aille chercher en ces rem
34 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
63 et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins bru
64itter… — C’est une chose singulière, prononce une voix, à côté de moi, c’est une chose singulière que le pouvoir de cette mu
65ndent indéfiniment — c’est un ciel suspendu assez bas sur nos têtes. Lumière orangée, tamisée ; un piano dissimulé joue trè
35 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
66 salon en salon ; et, plus loin que la rumeur des voix, orchestre du grand monde qui accorde, s’égarent parfois dans un sile
67 levée, et devant le piano, assis sur un tabouret bas — le pan de l’habit repose sur le parquet — quelqu’un qui ressemble à
68rire… [p. 57] Moi je suis dans les buis, près des basses du petit orchestre, avec des écharpes et du sentiment. (Vu de près, l
69st alors, d’un balcon qui domine les groupes, une voix qui descend avec un tremblement d’étoile. Richard Strauss a levé la t
70ais non la mélodie d’une danse, au-dessus, et des voix qui passent. Allées et venues dans la fête invisible qui m’environne,
71ournoie, éclair de roses sur un seuil. C’était la voix de la comtesse Adélaïde, — je la connais à cet écho de joie dans mes
72vres pour me dire une phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais
73 phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éte
74péras. — « Comme [p. 61] elle est laide, mais une voix à faire mal de bonheur, mais laide !… ah ! magnifique ! » dit quelqu’
36 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
75rmantes. (Vue sur des maisons pauvres un peu plus bas, avec du linge dans des courettes poussiéreuses.) On aboutit à une pl
76les rues vides sous la pluie étrangère. Une porte basse s’ouvre sur un long corridor hanté d’ombres drapées, qui ne sont pas
77le aux rues de terre brûlante, aux maisons jaunes basses, ville sans ombre, sans arbres, et nous montons vers la maison du poè
78t qui sont les plus émouvants, entre des collines basses grattées par les vents, aux arbres rares, mais aux replis si doucemen
79lançant vivement la tête. Quand elles parlent, la voix un peu rauque, voluptueuse ; quand elles chantent, les moires et l’on
80n se cabre le rythme, avant la chute stridente et basse, prolongée. Peut-être ce soir-là, ai-je compris la Grande Plaine, et
81ale dont l’approche déjà fait grésiller les notes basses du cymbalum, — et maintenant ferme les yeux sous la vague toujours un
82oré, horizon de collines pointues, rives [p. 106] basses, verdoyantes, toutes fraîches de musiquettes et de baigneuses ; quais
83 la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’apparence rocheuse — ce sont des [p. 107] restes de volcans — blan
84qués de petits arbres et d’un désordre de maisons basses, les dernières de la ville de Debrecen, au bord de la Grande Plaine e
37 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
85lus haute poésie. Mais dans ce siècle, où tant de voix l’appellent, combien sont dignes de s’attendre au don du langage sacr
86s maisons. Il voyait des prairies et des collines basses, de l’autre côté de l’eau jaune et verte… Quel est donc ce sommeil « 
38 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
87onne sourdement sous les coups d’un Kühnrich à la basse rugissante, plus traître que nature avec sa large face mangée par une
88fêlées et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons du Grand Duché de Bade [p. 155]
89tite maison du colonel en retraite a des fenêtres basses, mais défendues par des rosiers sauvages. Laquelle des trois filles e
90 du bonheur de respirer. Combien j’aime ces ciels bas et traînants. Le beau temps n’est pas toujours le bon, si l’expressio
39 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
91mou. Le silence grandit ; cris de pics, vibration basse des cylindres. On voit paraître de plus hauts arbres et bientôt un va
92pas effrayer le gibier sensible au moindre son de voix humaine. (Tout cela c’était pour préparer quelque battue prochaine.)
40 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
93 : des aboiements fous et une effusion de lumière basse, rougeoyante, campagnarde. ⁂ La sauce est au rôti comme le style à la
41 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
94auront pas à s’exprimer, d’ailleurs, sinon par la voix de leur président, et la mimique d’un jeune aviateur, dont la mâchoir
42 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
95qu’il me semble entendre pour la première fois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des q
96ire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines, des éléments créateurs de sa race. Il a cette même len
43 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
97ance. L’excès verbal de Werther couvre d’abord la voix intérieure, la renie même bruyamment. C’est là le fait d’une âme qui
98 jusqu’à la mort ? L’homme ne peut juger que plus bas que lui. C’est-à-dire qu’il n’en a pas le droit. Certes, il est d’aut
99tinguer dans ce vertige la réelle puissance d’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins danger
44 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
100e (et mal) contre les « risques-vie », livrée aux basses rigueurs d’un cadre policier. Que vivre soit un choix, une partialité
45 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
101, fraction de l’hitlérisme qui prétend faire main basse sur les églises et utiliser la religion aux fins de la renaissance ge
46 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
102plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont d
47 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
103du monde. La qualité des traductions du latin, du bas latin et de l’italien dont ce livre est abondamment orné permettra de
48 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
104 et de ses rêves. Elle pense trop haut, agit trop bas : c’est qu’elle a perdu la mesure. Elle a perdu le sens du niveau pro
49 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
105iscontinuer par les générations successives. Leur voix immortelle se taira sans doute pour vous, quand vous ne serez plus ;
50 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
106s divinisées, toutes les idolâtries flatteuses ou basses ou généreuses, [p. 91] pour lesquelles les hommes s’entretuent : capi
51 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
107plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jouée, t’ont d
52 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
108t guère plus que celle du bourgeois attaché à son bas de laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, la liberté ne consi
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
109gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
54 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
110la façon la plus sage de supporter les maux de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera d
111 de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques, tentera de prouver qu’il extravague ; on proposera en
112ard qui nous perce, et si nous sommes sourds à sa voix, comment étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de
113bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Ré
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
114tique. Il y a, dans Destin allemand, un timbre de voix métallique, une sobriété amère et courageuse, un souffle, une grandeu
56 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
115aindre comme il sied à un homme ? Parle, élève la voix, parle fort, Dieu peut bien parler plus fort, lui qui dispose du tonn
57 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
116haut. Pas trop haut — erreur romantique — ni trop bas — erreur soviétique. Mais bien à hauteur d’homme, et c’est la vérité
58 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
117ux que cela, une présence, une plainte juste, une voix d’homme. L’auteur entre dans les confidences d’une femme non mariée,
118t votre courage ? N’aurez-vous jamais que le plus bas ? Ne penserez-vous jamais à ceux qui ont besoin de comprendre le mond
59 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
119tiquité : la panique de l’homme environné par les voix innombrables de l’univers, et son recours à la raison pour leur impos
120anxieuse. Peut-être, s’il allait au-devant de ces voix, sans armes, les mains nues, au risque de sa vie, peut-être alors le
60 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
121t guère plus que celle du bourgeois attaché à son bas de laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, la liberté ne consi
61 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
122t de vue économique, il se réduit à la défense du bas de laine. Mais on ne se défend bien qu’en attaquant. Les discours de
62 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
123est dire qu’elle triomphe en général au terme des basses époques théologiques. p. 29 b. « Sur la méthode de M. Goguel »,
63 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
124 atteintes. Dans ce même livre, quatre pages plus bas, j’en trouve un autre exemple : Nietzsche croit découvrir que la noti
64 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
125nsifs et soigneusement vidés de toute espèce de « basse » réalité qui alimentent les discours des Parlements et des Académies
126s d’Israël qui prêtent à la folie des masses leur voix : Crucifie, relâche Barrabas ! Voilà la trahison grossière, la simoni
127st-ce que la vérité ? » À vingt siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cette réplique fam
65 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
128 à peu une vivacité fébrile parut s’emparer de sa voix. Nicodème. — « …Ce que nous savons, nous le disons. Ce que nous avon
129u point que tout d’abord, je n’osai pas élever la voix. Je sentais cependant, que je devais dire certaines choses, traduire
130aient usé. — Vous avez dit, — commença-t-il d’une voix très calme — que l’angoisse de Nicodème devrait nous empêcher tous de
66 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
131r sa vocation, ce n’est pas toujours entendre une voix intérieure. Il y a aussi des voix qui nous appellent de l’extérieur,
132rs entendre une voix intérieure. Il y a aussi des voix qui nous appellent de l’extérieur, et qui nous montrent, ici et maint
67 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
133étachée, un refuge hors de la réalité médiocre et basse. Pour Guisan, l’esprit c’était l’acte, l’aide effective apportée hic
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
134cieux, en bas sur la terre, et dans les eaux plus bas que la terre. » Cela condamne toute espèce d’art plastique. « Tu n’au
69 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
135eur milieu dès qu’ils commencent à distinguer les voix… ; celui que nous apprenons sans aucune règle en imitant notre nourri
70 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
136me au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de propagande politique et de publicité industrielle. La seule littér
71 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
137nt porté sur cette situation. Je ne crois pas aux voix mystérieuses, mais je crois à l’appel des faits. Considérons les temp
72 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
138e font une gloire de découvrir des déterminations basses ou hautes selon qu’il faut juger, respectivement, d’un miracle ou d’u
73 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
139t pas d’un tribun déchaîné ; il élève rarement la voix, sauf à la fin ; il ne dit que des choses simples, raisonnables, parf
74 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
140ire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines créatrices de sa race. Il a cette lenteur qu’impose la
141e en communion, je vois, j’apprends, j’entends la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante 
142ds la voix d’un homme. N’est-ce pas assez ? Cette voix n’est-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme.
143st-elle pas émouvante ? — Oui, c’est beaucoup, la voix d’un homme. C’est assez rare dans la littérature. Qui voudrait exiger
144fois davantage. Certaines paroles dites par cette voix. Celui qui se refuse à poser les questions dernières, s’autorise à bo
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
145me au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de propagande politique, et de publicité industrielle. La seule litté
146nt porté sur cette situation. Je ne crois pas aux voix mystérieuses mais je crois à l’appel des faits. Considérons les temps
76 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
147ence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
148i, vaguement américain et militaire, sous un ciel bas couleur d’acier où rien ne bougeait, et voilà tout d’un coup cet orag
149 la présence d’un destin. Voici l’île : une plage basse, quelques pins, deux ou trois baraques. Nous traînons nos valises le
150ons de longs villages blancs et bleus aux maisons basses, des champs pauvres, des landes où le soleil qui reparaît fait brille
151ontal. Des voiles ocrées passent au ras des dunes basses qui ondulent à peine, en demi-cercle devant nous, marquant la fin des
152eux-sombres-et-populeux où il faut pénétrer l’âme basse et la petite enveloppe à la main. Tant d’autres disent : Allons-nous-
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
153tites dunes broussailleuses qui ferment l’horizon bas. Peu de terre et beaucoup de ciel, et partout cette humide lumière bl
154u’ascétique. Dans le chai, à la porte un peu trop basse, règne une pénétrante odeur de laurier. On distingue dans l’ombre des
155 préfère sans doute appeler moyen ce qui est très bas — pour se sentir un peu au-dessus… 19 novembre 1933 Premiers conta
156ns assis derrière eux. Au fond, sur deux armoires basses, siégeaient une dizaine d’hommes. Deux ou trois coiffes de paysannes
157c. » La chevelure s’agite, les bras s’agitent, la voix s’enfle. « J’étais au dernier Congrès des instituteurs qui s’est tenu
158nsonges, on n’applaudira guère que le son de leur voix, ou le parti qui les délègue. Il resterait à expliquer cet état de ch
159eule obstination de l’instinct, au niveau le plus bas où l’homme puisse vivre sans misère, sans ambitions, sans rêves, sans
160ère de la cour, cale son bâton, et commence d’une voix posée, monotone et basse : — C’était le 26 de juillet, l’anniversaire
161 bâton, et commence d’une voix posée, monotone et basse : — C’était le 26 de juillet, l’anniversaire de ma défunte mère. Le m
162s de montre, mais c’est très long. Aucun bruit de voix dans la salle de la caisse. Le client est-il sorti ? Quel peut bien ê
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
163e qui sait calculer, faire son budget, bourrer le bas de laine et nourrir la bouteille aux pièces de dix sous. Une chose es
164astels et quelques cheminées d’usines grattent le bas d’un grand ciel jaune. On distingue à peine le village de N. parmi le
165 Il faut partir d’ici, du niveau le [p. 175] plus bas, du canevas brut et plein de trous de l’existence dépouillée… …Dépoui
166ou de soi-même, quand on prêche et proclame d’une voix pathétique : tout est perdu ! il est bon de se souvenir que tout est
167penser que ces « illettrés » sont peut-être moins bas que ces « assurés ». Ce peuple à la retraite qui meurt en rouspétant
168auds s’y sont mis. Un vieux mâle coasse des notes basses, et le chœur lui répond, deux octaves au-dessus. Toujours ces luttes
169t au-dessous de notre chambre, et leurs éclats de voix nous ont plusieurs fois réveillés. 7 mai 1935 Alors, Madame Calixte
170j’ai dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’étai
80 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
171ns assis derrière eux. Au fond, sur deux armoires basses siégeaient une dizaine d’hommes. Deux ou trois coiffes de paysannes s
172c. » La chevelure s’agite, les bras s’agitent, la voix s’enfle. « J’étais au dernier Congrès des instituteurs qui s’est tenu
173nsonges, on n’applaudira guère que le son de leur voix, ou le parti qui les délègue. Il resterait à expliquer cet état de ch
174eule obstination de l’instinct, au niveau le plus bas où l’homme puisse vivre sans misère, sans ambitions, sans rêves, sans
81 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
175 dire, à tenir pour vrai ce que l’on juge le plus bas. Ainsi l’on en vient peu à peu, par désir de se montrer original, à t
82 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
176étruit par les obus de Franco, et Commune, par la voix d’Aragon, exprime sa juste indignation. Crime contre la culture. Car
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
177 le soient, à la limite, autant. Il me dira d’une voix que j’entends déjà : « Mais je n’ai rien voulu de tout cela ! Mes per
84 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
178auds s’y sont mis. Un vieux mâle coasse des notes basses, et le chœur lui répond deux octaves au-dessus. Toujours ces luttes d
179t au-dessous de notre chambre, et leurs éclats de voix nous ont plusieurs fois réveillés. [p. 384] 7 mai — Alors, Madame Cal
180j’ai dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’étai
85 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
181eux-sombres-et-populeux où il faut pénétrer l’âme basse et la petite enveloppe à la main. Tant d’autres disent : allons-nous-
182u’ascétique. Dans le chai, à la porte un peu trop basse, règne une pénétrante odeur de laurier.   10 novembre Ce journal n’au
183s de montre, mais c’est très long. Aucun bruit de voix dans la salle de la caisse. Le client est-il sorti ? Quel peut être l
86 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
184lage apparaît fantastique : les becs de gaz, très bas, éclairent quelques façades blanches, carrés et rectangles détachés v
87 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
185u centre et du nord ne pouvant fournir le blé aux bas prix de l’Afrique, il fallut s’orienter vers des cultures spécialisée
186mmune mesure) fut la puissance matérielle la plus basse, et dont le moyen fut le bureaucratisme. Cette civilisation justifiai
187s stabilisèrent leur production à un niveau assez bas. Les « maîtres » se constituèrent en une classe toujours plus jalouse
88 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
188aine (un seul étage) ou plutôt c’est deux maisons basses réunies par une longue galerie, le tout accoté à une falaise de la To
89 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
189e de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien bas. Et ce n’est pas seulement une politique qui se trouve jugée par l’av
90 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
190douanier s’est approché, attiré par nos éclats de voix. Il coupe court : Nie mehr Krieg. Erledigt ! (Plus jamais de guerre !
191r le WHW ! 4  » Mon « Non merci » les laisse sans voix. J’ai entendu vanter et dénigrer cette œuvre. Selon les uns, le produ
192s paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas rythmés. Un voisin me les répète entre les dents
193tif », teint pâle, lunettes, une lourdeur dans le bas du visage 10 . Avant 1933, on ne le recevait plus dans la société de
194laine est vide, parfois parcourue de moteurs. Une voix dure et nasillarde s’élève d’une tribune que nous ne voyons pas. (J’a
195rs désordonnés, haineux. Silence morne. Alors une voix plus claire s’élève : « Mais la vieille légende germanique nous annon
196t venu réveiller son Peuple ! » Et maintenant des voix militaires décrivent les fastes du nouveau Reich, la communauté recré
91 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
197n passionnée qu’exerce une religion naissante, si basse qu’elle soit, sur les masses décomposées par des siècles d’individual
198al qu’on admire en Allemagne puisse être obtenu à bas prix, par des méthodes plus ou moins « habiles », ou « rationnelles »
92 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
199te charade : mon premier est ce qu’il y a de plus bas ; mon second ce qu’il [p. 747] y a de plus haut ; mon tout est peut-ê
93 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
200gauche ou à droite, et depuis lors y bêlent d’une voix aigre et anxieuse, tout en signant une quantité de manifestes. Ils on
94 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
201n (novembre 1938) z Le poète disait d’une belle voix d’amertume : — Nous n’avons plus guère de mesures pour les choses div
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
202oyons tenir une explication de ces faits. Le plus bas nous paraît le plus vrai. C’est la superstition du temps, la manie de
203ieux souvenirs. Car du fond de notre Occident, la voix des bardes celtes lui répondait. Je ne sais si c’était un écho, ou qu
204rche. Et il nous trouve lorsque nous percevons sa voix, et que nous répondons en obéissant. Dieu nous cherche et nous a trou
205e contenance ! (Marcabru.) [p. 131] Écoutez ! Sa voix (d’Amour) paraîtra douce comme le chant de la lyre, si seulement vous
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
206 pousse vers le haut, et rien ne l’attire vers le bas… » (Maximes.) Le troubadour Arnaut Daniel parlait aussi de cet « excè
207 pousse vers le haut, et rien ne l’attire vers le bas », disait saint Jean de la Croix, et cela « parce qu’il se tient au c
208u pouvoir « expliquer » le plus élevé par le plus bas, la mystique pure par la passion humaine. Elle a fondé cette « scienc
209çois s’enfuit dans la campagne, chantant à pleine voix des vers français… Le parfait dénuement avait fait de son corps l’hum
210ujours le débat au bénéfice de ce qui est le plus bas. Prenons le cas des métaphores : on dit d’un goût qu’il est amer mais
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
211« maladie de l’âme » — se transmettra aux parties basses de la littérature française : gauloiserie, gaillardise, rationalisme,
212nt les « illustres bardes » qui chantèrent d’une voix grave et solennelle tournois et trophées remportés, forêts, enchantem
213ouffrir les maux dont je me plains », dit-il plus bas. C’est donc la honte qui est cause de son mensonge. En vérité, il sou
214ssement. Mais nous avons des devoirs sacrés en ce bas monde. Il ne nous reste plus rien que la confiance la plus parfaite l
215étient le pouvoir d’harmoniser la plainte de deux voix, et d’en faire une plainte unique où déjà vibre la réalité d’un indic
98 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
216veur sont passifs ; ils écoutent le langage d’une voix qui leur est intérieure et pourtant étrangère, qui s’élève dans les p
217que la masse allemande, imitant au niveau le plus bas l’évolution des romantiques cherche à récupérer son unité perdue dans
99 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
218loire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de Schumann. Un mythe nouveau prend son essor au sein même de la cata
100 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
219més. Mais quand la Science vous dit de porter des bas de laine, la Mode vous impose des bas de soie. Les romans et les film
220 porter des bas de laine, la Mode vous impose des bas de soie. Les romans et les films nous enfièvrent d’une nostalgie d’am