1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1ant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925) a Henry de Montherlant, héritier d’une tradition chevaleresque, mè
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2775] André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925) b Sous une « vague de rêves », la logique, dernier agent de liaiso
3ux poète s’il ne s’efforçait de donner raison aux 75 pages où il voulut nous persuader que tout poème doit être une dictée
4ttres françaises qui risquent d’y perdre au moins deux grands artistes : Aragon, Éluard. Sans oublier Breton, enchanteur des
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
5 [p. 1033] Paul Colin, Van Gogh (août 1925) c Le nouveau volume de la collection des « Maîtres de l’art modern
6ème ouvrage publié en France sur Van Gogh, depuis 1922. Il contient pourtant des vues assez neuves. M. Colin s’est contenté d
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
7[p. 1151] Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929) d Lucien Fabre, ingénieur, poète, chroniqueur scientifique, « Prix
8né, contraint de suivre jusqu’au bout un roman de 500 pages comme Rabevel. Car si la liquidation des questions traitées est
9mme le fait son maître — : « La marquise sortit à cinq heures ». Une telle platitude est presque indispensable, mais il s’en
10res qui le sont moins. On n’écrit pas un roman en trois volumes sans y laisser des maladresses et des négligences. Mais on ne
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
11 [p. 1152] Les Appels de l’Orient (septembre 1929) e Le xxᵉ siècle s’annonce comme le siècle de la découverte du mond
12 de Genève sur « l’Avenir de l’Europe. » (Cf. les deux réponses d’André Gide en particulier). Car la plupart des enquêtés se
13homisme et ceux qui pensent inévitable le choc de deux mondes, et que seule une intime connaissance mutuelle l’adoucira. Il
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
146] Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929) f « Dès que nous sommes seuls, nous sommes des fous. Oui, le contr
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
15 [p. 1162] Almanach 1925 (septembre 1925) g En 1886, lors de sa fondation, la nouvelle maiso
16 [p. 1162] Almanach 1925 (septembre 1925) g En 1886, lors de sa fondation, la nouvelle maison d’édition Fisc
17 [p. 1162] Almanach 1925 (septembre 1925) g En 1886, lors de sa fondation, la nouvelle maison d’édition Fischer passait po
18on de M. A. [p. 1163] Eloesser dans l’Almanach du 25ᵉ anniversaire. Les révolutionnaires y faisaient pourtant bon ménage av
19 de ce que fut la littérature d’avant-garde entre 1900 et 1910. Depuis, la maison paraît s’être un peu embourgeoisée… Disons
20ue fut la littérature d’avant-garde entre 1900 et 1910. Depuis, la maison paraît s’être un peu embourgeoisée… Disons plutôt q
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
21 [p. 1163] Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929) h Dans l’atmosphère trouble où s’agite l’Allemagne nouvelle — et p
9 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
22 [p. 1164] Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929) j M. Valéry L
23s nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929) j M. Valéry Larbaud est vraiment un étonnant esprit. Pour présente
24on et le gage de sa légitimité. Nul doute que les Trois nouvelles exemplaires ne suscitent un intérêt très profond : elles no
25dello. N’annonce-t-il pas que les personnages des trois nouvelles « sont réels, très réels, de la réalité la plus intime, de
26tail extérieur ou d’enjolivure. La lecture de ces trois tragédies, d’une classique sobriété mais d’une brutalité et d’une iro
10 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
27 Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929) k Peut-être n’est-il pas trop tard pour parler du Vinet de M. Seil
11 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
28. 1560] Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929) l « Quel est celui-là qui s’avance » avec ce visage d’entre la vie
12 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
29[p. 1567] Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929) m L’Irlande contemporaine offre un spectacle bien passionnant : ce
30on, comme fut celle des Yeats, Synge, Joyce même… Trois noms qui permettent, je crois, de parler d’un grand siècle littéraire
13 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
31[p. 1567] Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929) n La Révolution russe va-t-elle usurper dans le roman d’aventures
32l sait qu’un grand mouvement est la résultante de millions de petits. Voici naître la révolution dans un cœur, puis dans une fam
33es conséquences. C’est ainsi qu’interviennent les trois Anglais mêlés au drame. M. Walpole leur a dévolu le soin d’entrer tan
34us les essais de M. de Voguë sur l’âme slave pour deux ou trois scènes de la Cité secrète. Pour celle-ci par exemple (caché
35ssais de M. de Voguë sur l’âme slave pour deux ou trois scènes de la Cité secrète. Pour celle-ci par exemple (caché dans un r
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
36 [p. 311] Adieu, beau désordre… (mars 1926) o L’époque s’en va très vite vers on ne sait quoi. On a mis le bon
37rétendre à l’action sociale que l’époque réclame  1 . C’est aussi pourquoi l’on ne saurait accorder trop d’importance à l
38s s’opposent avec hostilité. Dans l’intérieur des deux maisons pourtant se débattent les mêmes brouilles de famille entre Ar
39amille entre Art et Morale, Pensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture et à la libération du moi paraissent
40re s’y appliqua dans un de ses derniers articles 2 . Il rendait responsable de tout le « mal », le Romantisme — et c’est
41ps aux Français pour pousser à bout l’expérience 3 . Ingénieux équilibres entre la raison et les sens, entre le moi et l
42facile à juger du dehors n’était pas ce qu’il y a vingt ans on nommait blasé. Rien n’était émoussé en nous, mais pouvions-nou
43s phrases, tirées d’un récit d’ailleurs admirable 4 , de Louis Aragon, pour marquer l’aboutissement d’une évolution qui a
44es dont il s’étonne mais qu’il se garde de juger 5 . Il y a véritablement une littérature de l’acte gratuit, qui restera
45ême, qui lui faisait mépriser son propre intérêt 6 … » c’est proprement la perversion d’une vertu qui se brûle elle-même
46es rationnels. Nous ne pensons plus par ensembles 7  : symptôme de fatigue. Mais tout cela : dégoût universel, désir de v
47urde de quelques problèmes moraux et littéraires  8 , à quoi beaucoup sacrifièrent leur jeunesse. (« Nous sommes une géné
48s révolutions, quelles anarchies, quels Niagaras  9  !) [p. 319] Quelques jeunes hommes l’ont compris. Ils sont modestes
49oisir parmi leurs instincts, ni de les améliorer  10 . Tout ceci est assez nouveau. (Après tant de cocktails, quelle saveu
15 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
50 [p. 530] Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926) p Au creux des couleurs assourdies d’un divan le soir,
51 [p. 530] Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926) p Au creux des couleurs assourdies d’un divan le soir, tandis que
16 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
52] Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926) q Un artiste de grand talent à qui la guerre a fait perdre le goût
17 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
53[p. 661] Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926) r Un léger flirt avec la muse, parce que c’est dimanche, parce qu’
18 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
54 [p. 661] Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926) s C’est le récit de la découverte de Dieu par une jeune fille élev
55semblablement ignorante de toute religion jusqu’à vingt ans, Denise s’abandonne à « la vie », laquelle — un peu aidée par l’a
19 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
56 [p. 661] Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926) t Sous ce titre, le plus étonnant peut-être qu’il ait trouvé, Jean
57u’il aime pour les matériaux qu’on en peut tirer. L[e] malheur de Cocteau est qu’il se veuille poète. Il ne l’est jamais
58la poésie. (« Le poète ne rêve pas, il compte. ») Six projecteurs convergent sur une machine luisante et tournante. L’espri
20 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
59 [p. 662] René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926) u Les témoignages ne manquent pas sur la détresse morale de la gén
21 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
60 [p. 797] Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926) v Nous disons adieu aux charmes troubles et inhumains de la nature
61métrie… Elle use et conduit lentement l’usure des milliers d’êtres humains ». Elle n’est plus adaptée aux conditions nouvelles d
62 détail des rues. Congestion : « un cheval arrête 1 000 chevaux-vapeurs ». Et pourtant « la ville est une image puissante
63étail des rues. Congestion : « un cheval arrête 1 000 chevaux-vapeurs ». Et pourtant « la ville est une image puissante qui
64e et de ciment blanc, flamboyantes au soleil. Les vingt-quatre gratte-ciels de la Cité, au centre, s’espacent autour d’un aérodrome-
65errasses. Des perspectives régulières recoupées à 200 et 400 mètres par les plans fuyants des rues immenses livrées au 100
66s. Des perspectives régulières recoupées à 200 et 400 mètres par les plans fuyants des rues immenses livrées au 100 à l’heu
67ar les plans fuyants des rues immenses livrées au 100 à l’heure des autos. Les maisons habitées ne sont plus que des encein
22 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
68 [p. 124] Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926) w Je ne crois pas exagéré de dire qu’en publiant ce recueil d’essa
69connaissance personnelle. Après quoi il écrit : « II y a, en fait, deux manières de se connaître, à savoir se concevoir et
70onnelle. Après quoi il écrit : « II y a, en fait, deux manières de se connaître, à savoir se concevoir et s’essayer. » Fort
23 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
71] Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926) x J’éprouve quelque gêne à porter un jugement littéraire sur ce no
72eur ; dans ce portrait de Montherlant toréador, à seize ans, c’est surtout le Montherlant actuel que l’on sent. C’est dire qu
73agnoles pleines de simple grandeur, j’ai supporté mille fastidieux détails techniques et des délires taurologiques avec lesqu
24 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
740] Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926) y L’auteur veut amuser en nous quelques idées graves en leur prése
25 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
75 [p. 810] Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926) z Ce roman a le charme d’un automne, une amertume enveloppée, une
76ieux abandonné à son sujet, d’un pathétique assez neuf. p. 810 z. « Alfred Colling : L’Iroquois (Émile-Paul, Paris) »
26 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
77dré Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926) aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui répond de Chine
78thiser avec son idéal de culture. Il n’y a pas là deux points de vue irréductibles, du moins M. Malraux a fait parler son Ch
27 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
79 [p. 3] Avant-propos (décembre 1926) a Une mauvaise humeur qui flotte dans l’air nous proposerait de dé
80us le saurez un peu mieux quand vous aurez lu nos huit numéros. Il faut que notre revue reste cette chose unique et indéfini
28 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
81 [p. 13] Paradoxe de la sincérité (décembre 1926) b Nous voyons un mythe prendre corps parmi les ruines de ce temps.
82otion [p. 14] concrète de sincérité s’évanouit en mille définitions tendancieuses et contradictoires. Êtes-vous sincères en a
83e daltonisme du souvenir. [p. 18] Si l’un de ces deux procédés peut m’apprendre quelque chose, c’est bien le second. La qua
84 non sur mon passé, mais sur le moment que je vis 1 . Il est bien clair qu’on ne saurait atteindre « la vérité sur soi »
85el nous montre assez ce qu’il faut [p. 20] penser 2 . Il ne s’en suit pas que contenue dans des limites assez étroites em
86s ? Peut-être juste assez pour qu’ils vous aident 3 — mais jamais au point d’oublier la vérité qu’on désirait qu’ils cac
29 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
87p. 123] Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927) ab « Je n’admets pas qu’on reprenne mes paroles, qu’on me les oppo
30 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
88 [p. 256] Bernard Barbey, La Maladère (février 1927) ac « Quel admirable sujet de roman, écrit Gide, au bout de quinze
89 admirable sujet de roman, écrit Gide, au bout de quinze ans, de vingt ans de vie conjugale, la décristallisation progressive
90t de roman, écrit Gide, au bout de quinze ans, de vingt ans de vie conjugale, la décristallisation progressive et réciproque
91e d’hiver et soudain sous la lueur d’un incendie, deux visages tordus de passion. Cette fin est admirable, dont la brutalité
31 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
92 [p. 257] Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927) ad L’on aime que, pour certains hommes, écrire ne soit que le rece
93. Et peut-être l’amour n’est-il possible qu’entre deux cœurs que l’épreuve du plaisir n’a pas exténués. Mais alors quelle av
32 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
9487] Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927) af M. Edmond Jaloux offre l’exemple rare d’un homme que son évolut
95 gagne la puissance d’une merveilleuse obsession. II lui écrit de longues lettres, [p. 388] sans les envoyer. Il apprend s
96yrique, par l’équilibre qu’il maintient entre ces deux inconscients : l’époque et l’être secret du héros. Il sait mieux que
97Personne ne peut juger du drame qui se joue entre deux êtres, personne, pas même eux ». Dans ce roman, comme dans l’Âge d’or
33 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
98 [p. 563] Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927) ag Il faut souhaiter que ce témoignage sur les générations nouvell
99 en face de l’inquiétude », M. Rops considère les deux solutions les plus parfaites qui s’offrent aux jeunes gens d’aujourd’
100ciente ruse d’un inquiet qui veut le rester ? Ces deux solutions peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lo
101rester ? Ces deux solutions peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux terme
102quiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux termes d’un dilemme, l’une n’étant que le chemin qui mène à l’autre ?
34 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
103 [p. 689] Bernard Lecache, Jacob (mai 1927) ah Voici un livre dur et sans grâces, qui ne manque pas d’une beau
35 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
104 [p. 690] René Crevel, La Mort difficile (mai 1927) ai Le jeu de tout dire est une des plus tragiques inventions de l’
36 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
105[p. 693] Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927) aj Nocturnes aux caresses coupantes comme certaines herbes. Capita
106t gracieux des noctambules. Rêves éveillés, entre deux gorgées d’un élixir dont il voudrait bien nous faire croire que le di
37 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
107e Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927) al « De quoi s’agit-il ? de détruire ou de rafistoler ? » Entre ce
108t-il ? de détruire ou de rafistoler ? » Entre ces deux tentations, cédant à l’une autant qu’à l’autre, Drieu s’examine. Enco
38 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
109ard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927) am Quand vous avez fermé ce petit livre, vous partez en chantonnan
39 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
110 244] Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927) an Ces trois nouvelles n’ont guère de commun entre elles que la fo
111s Vaudoyer, Premières Amours (août 1927) an Ces trois nouvelles n’ont guère de commun entre elles que la forme : ce sont de
112 « encore jeune » se souvient d’un danseur de ses vingt ans, d’une aventure qui aurait pu être… Un homme médite à côté du cor
113n ami suicidé pour une femme qu’ils ont aimé tous deux (L’Amie du Mort.) Ou bien c’est le récit d’un été de vacances, quand
114Un vieil été. Cette nouvelle, très supérieure aux deux autres, est une réussite rare par la justesse de l’observation autant
115a nostalgie, de la jeune étrangère dont on rêve à quinze ans ; et voici ce je ne sais quoi, ce délice furtif, ce que l’auteur
40 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
116 787] Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927) ao À ceux qui se contentent du mot fumeux pour caractériser tout l
41 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
117 [p. 791] Léon Bopp, Interférences (décembre 1927) ap Un jeune auteur raconte dans une lettre à une amie comment il a
118 plus de choses qu’il n’y paraît d’abord dans ces 50 pages. Beaucoup sont excellentes et leur facilité même est une réussi
42 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
119 [p. 40] Billets aigres-doux (janvier 1927) c Pour Harriet V. A.-W. Poste aux amours perdues Sur le mont g
43 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
120ysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927) d Comme le démiurge venait de peser sur le commutateur des étoiles
121s, tout scintillement pudiquement dissimulé. Vers 1 heure, elle éclaira d’une rose caresse lumineuse la chevelure rouge d
44 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
122 [p. 61] Dans le Style (janvier 1927) e Nous recevons d’un Bellettrien facétieux cet « Hommage à Paul Mo
123eillant en français, termine : … Irène. (Grasset, 1924… … y compris la Suède et la Norvège.) [p. 62] On lit dans les Nouve
124[p. 62] On lit dans les Nouvelles littéraires, du 8 janvier 1927, l’information suivante : Mardi dernier a été célébré en
125 lit dans les Nouvelles littéraires, du 8 janvier 1927, l’information suivante : Mardi dernier a été célébré en l’église grec
45 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
126 [p. 67] Lettre du survivant (février 1927) f « Triste, mais vrai. » (Les journaux.) Mademoiselle, Il faut d
127 allusion de mauvais goût.) Je vous ai rencontrée quatre ou cinq fois dans des lieux de plaisir, comme on dit, sans doute parc
128de mauvais goût.) Je vous ai rencontrée quatre ou cinq fois dans des lieux de plaisir, comme on dit, sans doute parce que c’
129’avais demandé à un de mes amis, qui vous connaît 4 , de me présenter. Il m’en avait donné la promesse. Vos regards renco
130passer trop souvent devant les ascenseurs. « Vers 4 heures, me disais-je elle y entrera, et, me glissant auprès d’elle, j
131tre si perdu. Chaque fois [p. 70] qu’un paquet de dix personnes s’engouffrait dans la cage rouge et or et s’élevait, j’épro
132tre bel ami laqué, souriante… Enfin, un peu après 6 heures, je suis sorti. Il y avait beaucoup de monde dans les rues, so
133vant de retrouver ma rue. Il doit être maintenant 5 heures du matin. Premiers appels d’autos dans la ville, mais il me se
134vertigineusement, par cette aube incolore. Il y a vingt-quatre heures donc, j’étais encore au bal. Cette constatation machinale ne c
135st chargé, sur cette table. (Je le caresse, entre deux phrases.) Mais voici que ce geste de ma mort aussi me lasse, l’image
46 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
136 [p. 85] Orphée sans charme (février 1927) g « Cet âge est sans pitié. » « Le véritable symbole n’est jamai
137i me gêne pourtant, c’est d’y découvrir possibles deux interprétations symboliques au moins ; de ne pouvoir m’empêcher d’y s
138 de calembours… [p. 86] Art chrétien, a-t-on dit 5 . Certes, cette pièce n’est pas dépourvue de certaines des qualités q
47 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
139 [p. 94] L’autre œil (février 1927) h Décembre L’époque s’ouvre où l’on attend un miracle pour la fi
140s, nous ne sommes pas de ces gens qui croient que 2 et 2 font 22, et qui confondent Jérôme et Jean Tharaud ! » Il y a des
141us ne sommes pas de ces gens qui croient que 2 et 2 font 22, et qui confondent Jérôme et Jean Tharaud ! » Il y a des soir
142ommes pas de ces gens qui croient que 2 et 2 font 22, et qui confondent Jérôme et Jean Tharaud ! » Il y a des soirs où tout
143 nous. Et nous calculons qu’il s’agit de déranger 5 000 personnes en huit soirées, et de les occuper quatre heures durant
144ous. Et nous calculons qu’il s’agit de déranger 5 000 personnes en huit soirées, et de les occuper quatre heures durant… Ma
145ulons qu’il s’agit de déranger 5 000 personnes en huit soirées, et de les occuper quatre heures durant… Mais la vision, rapi
146 000 personnes en huit soirées, et de les occuper quatre heures durant… Mais la vision, rapidement entrevue par chacun dans so
147ée, à propos d’une apparition La vieille Monture 6 un soir nous apparut, lugubrement fardée, l’haleine mauvaise, édenté
148reconnaître Cinématoma. Naissance de Cinématoma Cinq Bellettriens furent commis au soin d’engendrer cet adorable monstre.
149. Quelquefois, Mossoul amène un scénario né entre deux cafés-nature, et presque sans qu’il s’en soit rendu compte. Clerc ent
150en soit rendu compte. Clerc entrevoit un projet à deux faces. Lugin, qui est théologien, et de la Tchaux, n’a pas la foi. To
151ran. Pitoëff avait prêté un accent, Mme d’Assilva deux actrices, M. Grosclaude son fils Lucas Loukitch et une mise en scène
152 que par métaphore. À la Chaux-de-Fonds, il y eut trente membres et cent doigts dans deux lits. Combien cela fait-il de pieds
153. À la Chaux-de-Fonds, il y eut trente membres et cent doigts dans deux lits. Combien cela fait-il de pieds et d’oreillles ?
154onds, il y eut trente membres et cent doigts dans deux lits. Combien cela fait-il de pieds et d’oreillles ? À signaler la fu
48 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
155r’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927) i Surprendre est peu de chose, il faut transplanter. Max Jacob.
156naire, de René Clair. La Mort de Phèdre (environ 1905) : quelques acteurs d’une troupe de province s’agitent incompréhensib
157cipe est simple : « Je vous aime » se traduit par trois ou quatre claques sur la poitrine ; et une crise intérieure par un co
158simple : « Je vous aime » se traduit par trois ou quatre claques sur la poitrine ; et une crise intérieure par un court accès
159s gens bien habillés. » Soudain éclate Entr’acte (1925). « Une étude sur le Monde des Rêves ». Rondes de cheminées dans le c
160ssez tragique. Mitrailleuse de phares d’auto, les 100 000 yeux de la nuit. Des imprécisions rapides. Un chasseur, toujours
161 tragique. Mitrailleuse de phares d’auto, les 100 000 yeux de la nuit. Des imprécisions rapides. Un chasseur, toujours sur
162qui s’ouvre pour dégager le mouvement obsédant de deux jambes, l’harmonie de leurs arabesques à trois dimensions mêlées avec
163 de deux jambes, l’harmonie de leurs arabesques à trois dimensions mêlées avec une lenteur et une perfection dont une brève v
164es personnages et lui-même. ⁂ Le tout ne dure pas 20 minutes. Et c’est heureux. Nous manquons d’entraînement dans le domai
165il exprime, et se suffit. Mais comme pour le film 1905, on a sans cesse envie de crier : « Trop de gestes ! » C’est une quest
166l » nous apparaît alors comme l’une seulement des mille figures que peut revêtir une substantia dont nos sens trop faibles —
167e, car alors quoi de plus surréaliste que le film 1905. Ce n’est peut-être qu’une question d’imagination ; il reste qu’un fil
49 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
168 [p. 131] Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927) j Ah ! je sens qu’une puissance étrangère s’est emparée de mon êt
169aisie, même si cela doit m’anéantir. Hoffmann. I (Notes écrites en décembre 1925, au sortir d’une conférence sur le Sa
170éantir. Hoffmann. I (Notes écrites en décembre 1925, au sortir d’une conférence sur le Salut de l’humanité.)   Ce soir en
171’on est enfin rassuré. C’est incompréhensible !, trois mots dont l’un savant. Je ne connais pas de meilleur remède contre Di
172 éprouvées par le repas dont vous sortez, que ces trois mots où se résume la défense de la loi sociale, patriotique, religieu
173 protège votre paresse à concevoir en esprit. Ces trois mots vous ont délivré du plus absurde malaise, et vous rallumez votre
174et labiles à l’immobilité miraculeuse des statues 7 . » Il s’agit bien de critique littéraire! Nous sommes ici en présenc
175édaigneuses, de bravades et de faciles tricheries 8 — qu’ait connue l’esprit humain. Sens de l’Absolu, sens de la pureté
176l’Aventure. « Le salut pour nous n’est nulle part 9  ». Ultime affirmation d’une foi que plus rien ne peut duper. Depuis
177 atteindre Dieu ou n’espérer plus aucun pardon. II Novembre 1926. Je viens de retrouver quelques pages écrites il y a un
178ieu ou n’espérer plus aucun pardon. II Novembre 1926. Je viens de retrouver quelques pages écrites il y a un an, tel soir d
179 tel soir de colère où le thermomètre eût indiqué 39° selon toute vraisemblance. Et voici Aragon revêtu d’une dignité tragi
180Aujourd’hui, je le verrais plutôt comme un Musset 10 plus véritablement désespéré. Un Musset moins frivole et plus perver
181un Musset triple-sec). Au lieu du cynisme verbeux 1830, une théorie du scandale pour le scandale qui a le mérite de n’être pa
182 dont il serait le premier à s’amuser ?   Février 1927. Relu Une vague de rêves et la préface de Libertinage. Sous une certai
183e qu’un appel à la foi la plus haute.   [p. 137] 1er mai 1927. Mieux vaut pécher par ridicule que par scepticisme ; par ex
184appel à la foi la plus haute.   [p. 137] 1er mai 1927. Mieux vaut pécher par ridicule que par scepticisme ; par excès que pa
185vages bien plus étendus qu’on n’osait le craindre 11 . Si dans un essai sur la sincérité j’ai soutenu qu’une introspection
186f. certaines remarques — pas toutes — de novembre 1926.   2 mai 1927. « Nous avons dressé notre orgueilleuse raison à nous tr
187ines remarques — pas toutes — de novembre 1926.   2 mai 1927. « Nous avons dressé notre orgueilleuse raison à nous trompe
188emarques — pas toutes — de novembre 1926.   2 mai 1927. « Nous avons dressé notre orgueilleuse raison à nous tromper sur ce q
189un rideau). — J’attends votre plaisir… [p. 139] III Il y a des gens qui croient avoir tout dit quand ils ont montré à l’o
190es de ce siècle sont écrites en haine de l’époque 12 . Le reproche d’obscurité que l’on fait à la littérature moderne n’es
191ce divorce radical entre l’époque et les quelques centaines (?) d’individus pour qui l’esprit est la seule réalité. C’est pourquo
192nds ce mot dans son sens le plus vaste. Il y a eu quatre-vingt-treize, la Réforme, Karl Marx, la préface de Cromwell. Mais il ne s’agit pas
193as s’acoquiner avec des gens qui ont fait, il y a 10 ans, une révolution en fonction du capitalisme. Est-ce que vraiment v
194vague vers des souvenirs, quand nous allions tous deux, ces bonnes farces, et aussi pourtant des histoires de copains qui on
195omment dites-vous, surréalisme ? — Baptisé il y a cinq ou six ans et mort des suites. Quand cesserez-vous de nous faire la j
196ites-vous, surréalisme ? — Baptisé il y a cinq ou six ans et mort des suites. Quand cesserez-vous de nous faire la jambe, p
197vainement pourquoi il n’arrive pas à se contenter 13  ». Acculés à ce choix : inconscience de ruminants ou neurasthénie, e
50 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
198 [p. 151] Quatre incidents (avril 1927) l La maîtresse d’École Au printemps pur com
199 [p. 151] Quatre incidents (avril 1927) l La maîtresse d’École Au printemps pur comme une joue, École err
51 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
200 [p. 180] Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927) m … et je jure par Mercure, dieu du commerce, qu’on m’a appris à
201st l’âge où l’on atteint la vie. On s’y maintient cinq ans, dix ans au plus. Après, c’est un long adieu et le corps se fige
202ù l’on atteint la vie. On s’y maintient cinq ans, dix ans au plus. Après, c’est un long adieu et le corps se fige à mesure
203rit s’établit sur ses positions. Or donc, j’avais vingt ans. Je vivais chez mes parents, comme tant d’autres à cet âge, logé,
204me en bleu dansait en regardant au plafond. Après deux tangos, nous montions ensemble dans une chambre d’hôtel où l’on ne vo
205 fut endormie, je me rhabillai. Je ne trouvai que 100 francs dans son sac à main : c’était assez pour me permettre d’entrep
206endarmes. Je sais bien ce que vous me direz : Les millions que je pourrais leur soustraire ne compenseront jamais cette escroque
207té naturelle dont il paraissait lui-même gêné. En deux mots, vous ne me trouvez pas sérieux. Le reproche est grave. Je ne sa
52 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
208 [p. 186] Conseils à la jeunesse (mai 1927) n « On a reproché bien des choses aux romantiques : le goût du sui
209sius Bertrand. Est-ce vraiment aux romantiques de 1830 que ces reproches s’adressent, ou bien plutôt — vous alliez le dire —
210terre, jeune homme ! Quand tu seras au bout de la 20e ligne de 200 mètres, ce qui représente quatre kilomètres de plantatio
211homme ! Quand tu seras au bout de la 20e ligne de 200 mètres, ce qui représente quatre kilomètres de plantation, le siècle
212 de la 20e ligne de 200 mètres, ce qui représente quatre kilomètres de plantation, le siècle ne sera plus malade, les temps se
213de Lavaux. » Seulement, il y a tout de même un ou deux petits phénomènes sociaux de notre temps que cette méthode ne suffira
53 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
214 Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927) o I Parler littérature Si je prononce le nom de tel de vos confrè
215r le mépris de la littérature (juillet 1927) o I Parler littérature Si je prononce le nom de tel de vos confrères, si
216éry, cette œillade se souvient d’un vers d’Éluard 14 . Et des phrases, des cris, des mots. Au défaut de l’ivresse naissant
217aie vie ce que le flirt est à l’amour. [p. 234] II Sur l’insuffisance de la littérature On reconnaît un écrivain, aujour
218érieurs qui sont parfois des actions en puissance 15 . Il faudrait des choses plus lourdes et plus irrésistibles, percutan
219: mais rien n’est plus facile que d’y échapper. III Sur l’utilité de la littérature Montherlant me paraît être le moins «
220ssible ; mais, pour sûr, jamais vivre pour écrire 16 . De tous les prétextes que l’on a pu avancer pour légitimer l’activi
54 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
221 [p. 249] Les derniers jours (juillet 1927) p Ces « cahiers politiques et littéraires » 17 , rédigés par Drieu
22227) p Ces « cahiers politiques et littéraires » 17 , rédigés par Drieu la Rochelle et Emmanuel Berl, sont — avec la Revu
55 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
223 [p. 256] Adieu au lecteur (juillet 1927) q Nous passons la main au central de Genève, fidèles à la traditio
224es additionnons : ils s’annulent. Il reste à dire deux mots sur la paradoxale situation intellectuelle d’une revue d’étudian
225ous parvient un signe d’amitié qui ne trompe pas. Deux ou trois mots, on s’est compris. Que pouvions-nous espérer d’autre ?
226ient un signe d’amitié qui ne trompe pas. Deux ou trois mots, on s’est compris. Que pouvions-nous espérer d’autre ? Il y eut
56 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
227 [p. 189] Le péril Ford (février 1928) a On a trop dit que notre époque est chaotique. Je crois bien, au
228 buts que sa civilisation poursuit depuis près de deux siècles, l’Occidental est saisi d’un étrange malaise. Il soupçonne, p
229t du capitaliste. Le succès immense de ses livres 1 , sa popularité universelle sont signe que l’époque a senti en lui so
230utière. « Depuis l’instant où, enfant [p. 191] de douze ans, j’aperçus cette machine de route, jusqu’au jour présent, ma gran
231on rêve, le type unique d’automobile utilitaire » 2 . Dès lors, c’est une suite de chiffres indiquant le progrès de sa pr
232née. On pourrait ajouter à ces chiffres celui des milliards qu’il possède, ou plutôt qu’il gère, mais ce n’est pour lui qu’un rés
233é comme il est donné à peu d’hommes de le faire : 7 000 voitures par jour, et la possibilité d’augmenter encore cette pro
234comme il est donné à peu d’hommes de le faire : 7 000 voitures par jour, et la possibilité d’augmenter encore cette product
235téresse plus réellement. Il croit qu’il va gagner 5 francs en achetant 5 francs moins cher un objet que, sans cette baiss
236nt. Il croit qu’il va gagner 5 francs en achetant 5 francs moins cher un objet que, sans cette baisse, il n’eût pas achet
237e intitulé « Le grand paradoxe du monde moderne » 3 , ce qu’il y a de profondément anti-humain dans la conception fordien
238 de sa vie privée. Cette liberté particulière, et cent autres pareilles, composent, au total, la grande Liberté idéale et me
239Réjouissons-nous… Mais, comment expliquer que des centaines de milliers de lecteurs, dans une Europe « chrétienne », applaudissen
240ous… Mais, comment expliquer que des centaines de milliers de lecteurs, dans une Europe « chrétienne », applaudissent sans réser
241er presque fatalement dans un anarchisme stérile. Accepter la technique et ses conditions. Dans cette mécanique bien hu
242 immuable comme la mort le restitue au monde vers 5 heures du soir, dans la détresse des dernières sirènes. Au monde, c’e
243lui a donné une auto pour admirer la nature entre 17 et 19 heures : vraiment, il ne lui manque plus rien — que l’envie. Ma
244donné une auto pour admirer la nature entre 17 et 19 heures : vraiment, il ne lui manque plus rien — que l’envie. Mauvais
245orces mêmes qui nous la firent désirer. [p. 201] Accepter l’esprit, et ses conditions. Je dis que les êtres encore dou
246anage d’une sorte de franc-maçonnerie de quelques centaines d’individus. Et cette franc-maçonnerie sera bientôt traquée avec la d
247 périr. Il se prépare déjà des révoltes terribles 4 , celles d’un mysticisme exaspéré, devenu presque fou dans sa prison.
57 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
248 121] Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928) aq C’est un livre sympathique ; et il vaut la peine de le dire car
58 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
249 de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928) ar Livre passionnant pour tous ceux que Jules Verne passionne. Pou
250 emprunté le véhicule à la mode pour conduire des millions de lecteurs dans un monde purement fantaisiste où les équations tyran
59 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
251 [p. 1034] Aragon, Traité du style (août 1928) as Ce n’est pas le seul talent de M. Aragon qui le rendrait digne
252tion. J’admire autant le talent de celui qui mène 60 parties d’échecs simultanément, et c’est naturel : je m’en avoue plus
253n mot bien français et ses applications faciles à cent célébrités locales. (Quant à Goethe, traité de clown, cela ne va pas
60 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
254lle, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928) at Les derniers écrits des surréalistes débattent la question de s
61 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
255p. 1547] André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928) au Ce récit de la révolution cantonaise en 1925 nous place au nœud
256928) au Ce récit de la révolution cantonaise en 1925 nous place au nœud du monde moderne : on y voit s’affronter en quelqu
257entiellement contradictoires : elles représentent deux manières de sentir l’unité d’une époque obsédée d’action.) Autour de
62 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
258alès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928) av L’histoire de Louis II exalte et déçoit l’imagination. On compr
259t de charme : Wagner et Nietzsche lui fournissent deux tons fermes dont le jeu donne aux nuances assez troubles du personnag
63 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
260. 1553] Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928) aw Au hasard d’une rencontre, l’auteur de ce récit se lie avec un
64 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
261 bonne fois.   Il ne faut pas songer à décrire en 50 petites pages tous les méfaits de l’instruction publique. C’est à pei
262 Il a paru sur le sujet de l’instruction publique deux petits livres 1 excellents dont je considère les thèses comme acquis
263ujet de l’instruction publique deux petits livres 1 excellents dont je considère les thèses comme acquises : L’Éloge de
264ute, tapez-lui dans le dos, amenez-lui le Guguss  2 , des bretzels, sa petite amie, au secours ! Car j’ai encore deux mot
265els, sa petite amie, au secours ! Car j’ai encore deux mots à dire. Dès qu’une voix s’élève pour mettre en doute l’excellenc
266ants par inertie, je ne sais. Mais je m’attends à cent « réponses » de cette sorte. Et je tiens à les classer par avance en
267te sorte. Et je tiens à les classer par avance en deux catégories dont je vais régler le compte sommairement. Cela n’empêche
268si, ceux qui croient aux faits. Je leur réponds : qu’ils ne peuvent me dénier le droit de juger ces faits ; 2° qu’ils n
269e peuvent me dénier le droit de juger ces faits ; qu’ils ne peuvent, en vertu même de leur scepticisme quant à la valeu
270ées, m’accuser de faire une critique dangereuse ; que néanmoins je crois à l’efficace de certaines utopies. (Les religi
271as de le dire : l’instruction publique.) Résumé : On a le droit d’aller contre l’époque, et on le peut efficacement. 2°
272ller contre l’époque, et on le peut efficacement. rira bien qui rira le dernier. [p. 11] B. Réponses du type : vous êt
273s de langage. Je les renvoie en corps au chapitre 5 où je traiterai de cet aspect du problème que l’on peut appeler la qu
65 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
274 [p. 12] 1. Mes prisons Il existe des gens qui s’attendrissent sur leurs souvenir
275ur emplir ou pour vider un bassin (et souvent les deux), (pour emplir et vider ensemble), (drôle d’occupation), (après combi
276rs, n’est qu’une [p. 14] dissonance douloureuse.  3 Deux angoisses dominent mon enfance : les séances chez le dentiste e
277 n’est qu’une [p. 14] dissonance douloureuse.  3 Deux angoisses dominent mon enfance : les séances chez le dentiste et l’ho
278ut cela tient trop de place dans notre enfance. À cinq ans, j’avais appris à lire, en cachette avec ma sœur aînée. L’année s
279 formule de mes premières douleurs morales. Après six ans de ce régime, on m’avait suffisamment rabroué pour que je ne mont
280isante. L’école me rendit au monde, vers l’âge de dix-huit ans, crispé et méfiant, sans cesse en garde contre moi-même à cause d
281te donc, et le cerveau saturé d’évidences du type 2 et 2 font 4, ou : tous les hommes doivent être égaux en tout. Deux fo
282nc, et le cerveau saturé d’évidences du type 2 et 2 font 4, ou : tous les hommes doivent être égaux en tout. Deux fois de
283le cerveau saturé d’évidences du type 2 et 2 font 4, ou : tous les hommes doivent être égaux en tout. Deux fois deux quatr
284 ou : tous les hommes doivent être égaux en tout. Deux fois deux quatre, c’est stérile, mais ça ne fait de mal à personne, e
285 les hommes doivent être égaux en tout. Deux fois deux quatre, c’est stérile, mais ça ne fait de mal à personne, et de plus,
286hommes doivent être égaux en tout. Deux fois deux quatre, c’est stérile, mais ça ne fait de mal à personne, et de plus, toutes
287iques, qui sont une généralisation de la règle de trois, aussi profondément certes qu’un Voltaire le fut par les Jésuites : d
66 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
288 [p. 18] 2. Description du monstre Le service militaire me permit de retrouver qu
289 avait coutume de dire à une classe de garçons de 10 à 11 ans : « J’ai bien su mater les quarante hommes de ma section, je
290t coutume de dire à une classe de garçons de 10 à 11 ans : « J’ai bien su mater les quarante hommes de ma section, je saur
291garçons de 10 à 11 ans : « J’ai bien su mater les quarante hommes de ma section, je saurai aussi vous mater. » On imagine à quoi
292 ses crottes de mouches… Dans ce décor s’écoulent huit années de votre vie, citoyens ! Et vous pensez que c’est un grand pro
293té, et ils sont déjà démodés. On dit que le style 1880 n’en est pas un : mais l’absence de style est encore un style : c’est
67 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
294 [p. 22] 3. Anatomie du monstre Ayant épanché un peu de ma rancune, à seule fin d
295ser la difficulté dans l’avenir, d’une ou [p. 23] deux générations. Pendant ce temps elle s’aggrave, et nous voici avec l’hé
296 elle s’aggrave, et nous voici avec l’héritage de cinquante ans de radicalisme sur les bras. L’écheveau est tellement embrouillé
297les modalités locales de réalisations pratiques. 3.a. Le programme a) l’horaire : c’est un cadre, ou plutôt un moule, dans
298roclites, sans égard à leurs qualités propres. De 8 à 9 arithmétique ; de 9 à 10 composition, etc. Ces disciplines se suc
299ites, sans égard à leurs qualités propres. De 8 à 9 arithmétique ; de 9 à 10 composition, etc. Ces disciplines se succède
300eurs qualités propres. De 8 à 9 arithmétique ; de 9 à 10 composition, etc. Ces disciplines se succèdent sans transition,
301 qualités propres. De 8 à 9 arithmétique ; de 9 à 10 composition, etc. Ces disciplines se succèdent sans transition, dans
302ntiques pour tous les écoliers. Ce plan régit les huit années réglementaires de la scolarité, et englobe la totalité de la s
303it pour établir ce programme de disposer d’une ou deux feuilles de papier, d’un crayon et d’une règle (pour diviser la page
304 on nous paye, et ils n’en meurent pas. [p. 25] 3.b. Les examens Ce sont en principe des « contrôles » comparables à ceux
305eler sans cesse des vérités aussi élémentaires. 3.c. L’égalitarisme des connaissances De l’existence des programmes, qui
306les enfants doivent à tout instant être en mesure d’ingurgiter la même quantité de « matière » ; 2° d’en rendre compte
3071° d’ingurgiter la même quantité de « matière » ; d’en rendre compte de la même façon, dans le même temps. Contentons-n
308nature humaine. L’histoire enregistre bien une ou deux autres bêtises de cette épaisseur, mais il faut reconnaître que jamai
309ec acharnement à son [p. 27] commun dénominateur  4 . Nos bourgeois assistent sans honte à ce crime quotidien, et se féli
310ensive et extensive des veaux et des médiocres. 3.d. Le gavage Moyen de réaliser les précédents. Plus ou moins rationalis
311en commerce intime avec elles. On apprend plus de deux que de mille, dit un sage oriental dont j’ai oublié le nom. Une autre
312intime avec elles. On apprend plus de deux que de mille, dit un sage oriental dont j’ai oublié le nom. Une autre conséquence
313e ? On va supprimer les leçons de calligraphie. 3.e. La discipline On conçoit que la réalisation d’un programme entièreme
314iste à faire tenir les enfants immobiles et muets 6 heures par jour durant 8 ans. Il paraît que cela facilite le travail
315fants immobiles et muets 6 heures par jour durant 8 ans. Il paraît que cela facilite le travail du maître. Il se peut. To
316iberté, liberté chérie, voilà bien ta patrie. » 3.f. La préparation civique Tous les pontifes de l’instruction publique s
317niature. » Ceci est une énorme bourde. Juxtaposez trente enfants sur les bancs d’une salle d’école, vous n’aurez [p. 30] rien
318 oblige les enfants à vivre ensemble dès l’âge de cinq ans, favorise le développement de leurs penchants les plus « communs 
319ation sociale qui enlève l’enfant à la famille ?  5 Quel est cet instrument de perfectionnement civique qui assure l’écr
320ment des plus délicats par les plus vulgaires ? 3.g. L’idéal du bon élève Le bon sens voudrait que le bon élève soit celu
321ets. Dans une composition sur La Neige, Victoria, 10 ans, écrit : « C’est l’hiver. Déjà la terre a revêtu son blanc mantea
322 la terre a revêtu son blanc manteau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3 sur 10 à Sylvie pour avoir trouvé : « Quand
323re a revêtu son blanc manteau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3 sur 10 à Sylvie pour avoir trouvé : « Quand il neig
324c manteau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3 sur 10 à Sylvie pour avoir trouvé : « Quand il neige, c’est comme des
325eau. » Elle aura 10 sur 10. Mais on donnera 3 sur 10 à Sylvie pour avoir trouvé : « Quand il neige, c’est comme des petits
326 chez nos petits Helvètes un légalisme écoeurant  6 , un conformisme d’imbéciles ou d’impuissants, qui d’ailleurs ne peut
327nnées d’instruction publique qu’ils ont subies. 3.h. Le dilemme J’ai indiqué que les principes de l’instruction publique
68 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
328 [p. 35] 4. L’illusion réformiste Bien entendu, tout cela a été dit. (Un peu autr
329 en général judicieuses, dictées par le bon sens  7 , et retouchées par le pédantisme inhérent à toute science. On a cons
330 d’enfants » où l’on apprend à des élèves âgés de trois à quatre ans à lacer leurs souliers ; et cela s’appelle l’école prati
331ts » où l’on apprend à des élèves âgés de trois à quatre ans à lacer leurs souliers ; et cela s’appelle l’école pratique. Plus
332uvriers un second dimanche afin qu’ils consomment deux fois plus de machines. Jeu du chat avec la souris. On n’impose plus d
333ne tarde pas à se développer… Prenez un enfant de 6 ans… Mettez ensemble trois enfants… Je reconnais que les buts de l’éc
334opper… Prenez un enfant de 6 ans… Mettez ensemble trois enfants… Je reconnais que les buts de l’école nouvelle sont honnêteme
335n officielle. Ils éduquent de futurs anarchistes  8 , bravo ! Mais ce qu’on leur avait confié, c’était la fabrication en
69 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
336 [p. 40] 5. La machine à fabriquer des électeurs Je crois à l’absurdité de fait d
337er la nature qui répète par toutes ses voix, d’un milliard de façons, que c’est absurde. Pour qu’on n’ait pas le temps de découv
338qu’on n’ait pas le temps de découvrir la Liberté  9 , parce que celui qui l’a embrassée une fois, une seule fois, sait bi
339 qu’ils faisaient — et je les excuse pour autant  10 . Je dis simplement ceci : leur œuvre n’a été possible que parce qu’e
340Je me souviens d’un dessin humoristique publié en 1914, représentant l’œuvre de Kitchener : une machine qui absorbait des gen
341 été décervelés et dotés d’une petite mécanique à quatre sous qui suffit à régler désormais l’automatisme de la vie civique. L
342on dont je viens de décrire la marche nécessaire  11 . On ne manquera pas d’insinuer qu’à l’origine de tout ceci il y a su
70 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
343 [p. 46] 6. La trahison de l’instruction publique (Ici, le procureur prit un ton
71 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
344 [p. 50] 7. L’instruction publique contre le progrès Un beau titre. Et qui a meil
345nstruction publique s’est arrêtée aux environs de 1880 et depuis lors n’a guère bougé. Le moteur n’en continue pas moins de
346rétés. [p. 51] On forme nos gosses, dès l’âge de six ans, à ne se point poser de questions dont ils n’aient appris par cœu
347me tout entier. Je distingue dans cette opération deux temps : d’abord critiquer ce qui est — par la comparaison avec ce qui
348En vérité, démocratie et rationalisme ne sont que deux aspects, l’un politique, l’autre intellectuel, d’une même mentalité.
349es sentiments. Maintenant il y a le rationalisme  12 et la sentimentalité. Ce rationalisme-là triomphe non seulement dans
350ette formidable expérience négative qui aura duré deux siècles au moins. L’évolution de l’humanité paraît conforme à la dial
351que la république qu’ils appelaient serait livrée cent ans plus tard à peine à la folie démocratique, cette danse de Saint-G
72 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
352Les économistes (mot stupide) et les philosophes  13 les mieux informés de ce temps s’accordent sur un point : le salut d
353el retrouvent le courage d’être, malgré les mots  14 , des anarchistes et des utopistes. J’appelle anarchiste, tout ce qui
354ui déteste l’école a pourtant faim d’instruction  15 , et se croirait lésé dans un de ses droits fondamentaux. Le peuple v
355tre, mais il recouvrerait la domination du monde  16 et non plus en barbare cette fois-ci. Ce qui l’empêche de comprendre
356intensité avec un minimum de moyens. J’en citerai deux exemples : la discipline jésuite et le drill militaire. Le drill corr
357Il s’agit bien d’un geste identique, exécuté dans deux plans différents. Le drill est un Yoga corporel, le Yoga est un drill
358le Yoga est un drill de l’esprit. Je sais que ces deux mots sont bien dangereux et impopulaires. Tout comme ce qu’ils désign
359e de milices suisses fait des soldats en moins de trois mois. Si l’école appliquait en les transposant des méthodes de concen
360end plus d’une chose longuement contemplée que de mille aperçues au passage. Ab uno disce omnes. Une minute de concentration
361-t-il sauvé de sa folie démocratique ?   AREUSE, 26 décembre 1928 — 10 janvier 1929. [p. 65] NOTE A On est toujours tent
362de sa folie démocratique ?   AREUSE, 26 décembre 1928 — 10 janvier 1929. [p. 65] NOTE A On est toujours tenté d’attribuer
363olie démocratique ?   AREUSE, 26 décembre 1928 — 10 janvier 1929. [p. 65] NOTE A On est toujours tenté d’attribuer à ses
364atique ?   AREUSE, 26 décembre 1928 — 10 janvier 1929. [p. 65] NOTE A On est toujours tenté d’attribuer à ses adversaires d
365peut faire des haltères et rester pacifiste. NOTE C Vous parlez de la grande vulgarité de mes attaques. Ce qui est vulgai
73 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
366son, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929) ax Le critique se sent désarmé et légèrement absurde en face d’un
367it pas encore apparaître sous cet aspect dans ces deux premiers tomes, où il décrit des scènes de son enfance et de sa jeune
74 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
368 [p. 762] Jules Supervielle, Saisir (juin 1929) ay Ce petit livre de poèmes est comme une initiation au silence. I
75 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
369 [p. 248] Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929) az Après cet austère Pays qui n’est à personne paru l’année derniè
76 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
370dré Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929) ba À lire ce petit livre et le parallèle qu’il établit entre la Yo
77 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
371 638] Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929) bc Ce n’est plus l’heure de venir prendre position dans un débat o
372e connaissent la thèse de la Trahison des Clercs 11 , thèse dont la Fin de l’Éternel ne fait que reprendre la défense con
78 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
373lles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929) r 1. Belles-Lettres, c’est la clef des champs. 2. L’essence de Bel
374es, c’est la clé des champs… » (janvier 1929) r 1. Belles-Lettres, c’est la clef des champs. 2. L’essence de Belles-Lett
375 r 1. Belles-Lettres, c’est la clef des champs. 2. L’essence de Belles-Lettres, c’est de l’alcool à brûler les cervelles
376brûler les cervelles et les réputations. [p. 79] 3. Belles-Lettres n’est compréhensible et légitime que dans la mesure où
377sure où la poésie est compréhensible et légitime. 4. Je suis de sang-froid, je dis : Belles-Lettres est essentiellement un
378muler cette ivresse ; autrement que par des cris. 5. Avec toutes les erreurs et turpitudes que cela comporte, Belles-Lettr
379pas cru, c’est qu’ils sont foncièrement mauvais.) 6. Peu de choses dans le monde moderne ont encore une « essence ». Celle
380st-ce point de se livrer, purement et simplement. 7. (Secret). p. 78 r. « Belles-Lettres, c’est la clef des champs… »
79 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
381 [p. 168] Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929) s Prison Prisonnier de la nuit mais plus libre qu’un ange prisonn
80 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
382enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929) t Quand avec un air fin mais un ton convaincu l’on a répété dans u
383rai, s’y prêtait, peu complexe et comme réduite à deux dimensions ; la conscience ne pouvait y tuer un lyrisme quasi inexist
81 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
384e social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929) u L’ordre social Il y avait une fois un jeune homme comme les aut
82 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
385r un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930) b Deux menaces mortelles assiègent notre condition humaine : la li
386isme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930) b Deux menaces mortelles assiègent notre condition humaine : la liberté de l
387 qu’en tant que son génie parvient à composer les deux périls en une résultante qui est la civilisation. Appelons humanisme
388 esprit ne comporte pas l’égalité de droit de ces deux disciplines. Car la science à peine libérée, demande la tête de la mé
389er donc à ne l’apercevoir que dans ses servitudes 5 . Aussi la critique du matérialisme entreprise par certains philosoph
390 contre-espionnage allemand chargé de sa filature 6 . Ah ! comme nous avons besoin d’être purifiés d’une odeur de laborat
391Non, mais que l’esprit qui l’a créée, la surpasse 7 . Seul un parti pris constant en faveur de l’esprit peut maintenir l’
392 facultés mystiques ; d’une technique spirituelle 8 indépendante de toute fin religieuse particulière, antérieure à n’im
83 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
393 [p. 384] Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930) bd Si vous avez la curiosité, mieux, le goût des esprits singulier
84 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
394 [p. 385] Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930) be Peut-être faut-il venir du Japon pour accueillir du premier reg
85 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
395 [p. 520] André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930) bf Ce récit d’une élégante minceur décrit la passion d’une jeune f
86 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
396Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930) bg On ne sait presque rien de Lautréamont, sinon qu’il s’appelait
397oème en prose intitulé Les Chants de Maldoror. De 1870 jusqu’à la guerre son influence fut « quasi nulle », et peut-être va-
398 ces éclats de voix sarcastiques, émouvants comme 93, mais où certaine bêtise trouve assez bien son compte. Et quant à l’or
87 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
399 [p. 409] Voyage en Hongrie I (octobre 1930) bh à Albert Gyergyai. [p. 405] 1. Le dormeur au fil de l’eau Où
400octobre 1930) bh à Albert Gyergyai. [p. 405] 1. Le dormeur au fil de l’eau Où s’asseoir ? Le pont est encombré de jam
401r le nom de qui l’on a reconduit à sa villa, vers cinq heures [p. 406] à travers ces quartiers si clairs, arbres et jets d’e
402 bienheureux : il se lève, il reconnaît son rêve. Huit heures aux clochers de la capitale qui s’avance dans la lumière fauve
403on nous déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers r
404aux voûtes sombres, qui est un Collège célèbre. 2. La recherche de l’objet inconnu Personne n’a mon adresse, je n’attend
405tre, j’attends je ne sais quoi de très important… Trois déceptions par jour ne peuvent qu’énerver le désir. Parfois j’imagine
406 il faut se taire pour écouter ce qu’il entend. 3. Au tombeau de Gül-Baba Dans Bude il y a des ruelles qui sentent encor
407ner. Dehors, les roses crimson sentent le soufre. Trente degrés à l’ombre. Ce sanctuaire indigent est plutôt inexplicable [p. 
408 arrive qu’on porte sur la vie, tout d’un coup, à trois heures de l’après-midi par exemple, — non sans angoisse… 4. De midi
409 l’après-midi par exemple, — non sans angoisse… 4. De midi à quatorze heures On voyage de nos jours d’une façon « ration
410 par exemple, — non sans angoisse… 4. De midi à quatorze heures On voyage de nos jours d’une façon « rationnelle », c’est-à-di
411 la légère se débarrasser sans courir les risques 12 les plus graves et provoquer une crise, bref, sans le payer cher. To
412ner, je continuerai à chercher mon bien de midi à quatorze heures, temps qu’ils réservent à la mastication, entre deux séries d’
413s, temps qu’ils réservent à la mastication, entre deux séries d’heures de travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer ce
414tion. Mais je m’égare, laissons-là ces moutons. 5. Café amer En Hongrie l’on est assailli par le pittoresque, mais il s’
415 de nouveau de hautes voûtes. Une banquette longe trois des parois, la quatrième est occupée en partie par le comptoir (un éc
416comptoir (un écriteau porte simplement ce tarif : 5 pengö), en partie par un poêle immense, à plusieurs étages et marches
417 un poêle immense, à plusieurs étages et marches. Deux ou trois tables avec des verres et des bouteilles sont placées au has
418e immense, à plusieurs étages et marches. Deux ou trois tables avec des verres et des bouteilles sont placées au hasard dans
419ne parlons pas : le froid paralyse la mâchoire. 6. Doutes sur la nature du Sujet Je crois qu’il faut que je raconte mon
420e.) … feuilletons un peu ma Hongrie. [p. 414] 7. Les magnats en taxis [p. 414] La place Saint-Georges, à Bude, est u
421ambre des Magnats, le jour de l’élection d’un des quatre Gardiens de la Couronne de saint Étienne. Auprès du porche du Palais,
422s du porche du Palais, ils n’étaient guère qu’une centaine de curieux, et quelques gardes. Traversant dans sa longueur toute l’i
423te, de troubler l’équilibre toujours instable des huit reflets de leur dignité. Mais je n’oublierai pas le sourire de ce vie
424teurs ainsi du trait d’union de Buda-Pest. Il y a trois semaines, à Freudenau, lors du Derby viennois, je les ai vus portant
425coup de gens comprendraient mieux sa politique. 8. Les coussins Rothermere Le nationalisme de la plupart des États de l’
426 liqueur de pêche rend démonstratif, dont on vide trois verres d’un trait en guise de salut. C’est alors que se déplient les
427e mutilée ». — « Savez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » Ah ! ce n’est pas vous, maintenant, qui all
428, une fois de plus, passent à côté de l’essentiel 13 . Rien n’est grave, que le sentiment, — en politique comme ailleurs.
429limat de la passion ? — C’est celui de la Hongrie 14 . 9. Une lettre de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu
430e la passion ? — C’est celui de la Hongrie 14 . 9. Une lettre de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de
431, vous perdrez la tête. Donné à Bude. Le roi. » 10. Visite à Babits Personne, à ma connaissance, ne se plaint de ce qu’il
432ui me paraît être le contraire du style hongrois. II y a aussi une extrême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d’Esp
433ttement internationaliste de doctrine, au lyrisme neuf et parfois sauvage, social ou futuriste, et dont la « furia » serait
434mportant du Nyugât (l’Occident), revue fondée par deux grands poètes : André Ady et Michel Babits. Ady, le sombre et pathéti
435 Babits. Ady, le sombre et pathétique, est mort à trente-cinq ans, mais sa ferveur anime encore ces écrivains profondément magyars
436] montons vers la maison du poète, sur un coteau. Trois chambres boisées entourées d’une large galerie d’où l’on voit le Danu
437, des boissons préparées, l’ombre bourdonnante, — trois petites chambres et un pan de toit par-dessus, une baraque à peine vi
88 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
438a Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930) bi L’année du centenaire du romantisme sera celle aussi de la déco
439r, la Mort d’Empédocle. Cette tragédie difficile, trois fois remise à pied d’œuvre et jamais achevée, donne moins que les Poè
89 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
440 [p. 577] Voyage en Hongrie II (novembre 1930) bj 11. Le retour d’Esztergóm Il faut se pencher aux portières et
441. 577] Voyage en Hongrie II (novembre 1930) bj 11. Le retour d’Esztergóm Il faut se pencher aux portières et laisser l’a
442nuit des faubourgs de Pest, au-dessous de nous. 12. Un bal, ou de l’ivresse considérée comme un des beaux-arts Ils n’ont
443’ont plus de noms, ils ne sont qu’une ivresse aux cent visages, lorsque j’entre dans l’atelier du peintre. Je ne tarde pas à
444ison, mais n’auront que cela, car c’est l’ivresse 15 seulement qui permet à l’esprit de passer d’une forme dans d’autres,
445ns Noms, ça ne sera pas encore pour cette fois. 13. Chansons hongroises Les Suisses chantent immobiles, les yeux fixes, l
446le qui se serait mis à tourbillonner sur place. 14. L’amour en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comm
447ns talisman, s’il a du cœur, n’en revient plus. 15. La plaine et la musique L’ouverture de Stravinsky exécutée par l’expr
448je ne [p. 582] me compose pas de morceaux choisis 16 . Il y a une grande ville, un grand lac, une plaine et une seule vign
449 Et point de ces endroits déprimants, à plusieurs milliers d’exemplaires, tels que banlieue française, village suisse, gare alle
450 peuple errant qui lui donna sa musique nationale 17 . Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dans une ère é
451din public, [p. 583] flanquée d’un temple blanc à deux clochers baroques, d’hôtels modernes, de statues, de pylônes plantés
452nue, ton fantôme éternel, ton « Désir désiré ». 16. Les eaux fades du Balaton Deux jours après, dégrisé, je nageais dans
453« Désir désiré ». 16. Les eaux fades du Balaton Deux jours après, dégrisé, je nageais dans les eaux fades du Balaton. Ces
454ière fois — ou bien était-ce un être ? [p. 586] 17. Insomnie J’éteignais la lampe et la veilleuse me rendait compagnon d’
455omie bleuâtre, mais peut-on se reposer vraiment à cent à l’heure. Par-dessous le store, je voyais la lune faire des bonds co
456 et une délivrance étrangement mêlées. [p. 588] 18. Les clefs perdues Il faudrait sortir à l’air frais, mais chaque porte
457rquoi l’œil est implacable… Pas de clefs dans mes onze poches. Seulement ce papier timbré d’un ministère… mais déjà l’œil s’
458s une sorte de Pierre Philosophale. Peut-être ces deux mots suffiraient-ils à l’indiquer quand je m’en parle ? Tout en donna
459raiment elle n’existe plus, l’Hermétique Société 18   de ceux qui ne désespèrent pas encore du Grand Œuvre? Cela seul est
460Quelle autre rencontre espérer — maintenant ?) 19. « Tous ceux qui quittent ce monde vont à la lune — lit-on dans les
90 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
461 [p. 656] Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930) bk Je n’ai jamais cherché rien d’autre que d’
462harles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930) bk Je n’ai jamais cherché rien d’autre que d’approcher mon sujet,
463 parfaite définition de sa manière au seuil de la 4ᵉ série de ses Approximations ; elles forment, tant par les sujets abor
91 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
464 [p. 160] Les soirées du Brambilla-club (mai 1930) v Aux Albert Béguin en souvenir de l’ombrelle rouge de Versailles
465Légion d’honneur. Quand vous prenez un taxi passé onze heures, c’est double tarif, et pourquoi ? Regardez : à côté de vous,
466emple, publiés par la Revue de Belles-Lettres………… 18 La plupart des noctambules préfèrent d’aller à pied ; mais moi je m
467entimentalité ».) Nous voici donc en taxi, « nous deux le fantôme » comme on disait au village où je suis né, qui n’est pas
468rce que je me réjouis. La Maison des Ogres est au 53 rue de Rennes ; je ne vous le confie pas sans un secret tremblement.
469tit miracle. Jaloux et Dick conversent en danois. Quatre anciens Bellettriens célèbrent les rites du Sapin vert. À ce moment a
470’Aldébaran. On joue Rose de Tannenbourg, drame en 15 tableaux, un prologue et une conclusion. Le carton des armures sonne
471 défendues par des rosiers sauvages. Laquelle des trois filles est donc la plus jolie ? Sans doute celle qui dort dans la man
472 peur… ⁂ Le reste de la vie, c’est toujours entre deux voyages d’Allemagne. Cela se passe actuellement dans un hôtel tragi-c
473passe actuellement dans un hôtel tragi-comique en cinq étages et un prologue ou vestibule, plein de bruits de lavabos et de
474s il est temps de mettre à ces fariboles un terme 19 . J’ai du solide à équarrir. Et auparavant, j’aimerais lire un peu. M
475an (xvie siècle) à certains moments.   Paris, le 28 avril. p. 160 v. « Les soirées du Brambilla-club », Revue de Bel
92 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
476 [p. 78] André Malraux, La Voie royale (février 1931) c M. André Malraux écrit des livres qu’on n’oublie pas facilement.
477tulé La Tentation de l’Occident. La Voix royale 9 , est, croyons-nous, le récit des événements qui précédèrent l’aventu
478urant tout le récit, au travers des aventures des deux explorateurs aux prises avec les fièvres de la forêt tropicale, puis
479anarchiste et antichrétienne que Malraux inaugure 10 avec La Voie royale, mérite mieux que notre curiosité humaine, ou qu
480osité humaine, ou que notre admiration littéraire 11 . [p. 81] Le courage presque agressif qu’elle apporte à décrire la f
93 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
481 [p. 184] Sécularisme (mars 1931) d Il nous plaît de faire converser ici les gens les moins faits po
482il faut pour situer le petit livre de M. P. Nizan 12 , dans sa perspective la plus équitable. C’est le type du livre qui v
483neront le ton et les thèmes principaux : J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vi
484ne, les emprisonnements au Tonkin. Et non Bouddha 13 . — La liberté est un pouvoir réel et une volonté réelle de vouloir ê
485blèmes venus à ma rencontre étaient justement les deux objets les plus révoltants de la terre : une église, une prison. » Tr
486près dans le même sens que M. René Gillouin parle 14 de l’effort de notre monde pour « se séculariser, pour se constituer
487mée. Avec M. Brunschvicg, il pense qu’un homme de 1931 a dépassé ce « stade », qu’il n’est plus permis de nos jours… bref, q
488uvelle Revue des jeunes publie dans son numéro du 15 février 15 . M. Marcel analyse trois attitudes typiquement sécularist
489e des jeunes publie dans son numéro du 15 février 15 . M. Marcel analyse trois attitudes typiquement sécularistes : la phi
490s son numéro du 15 février 15 . M. Marcel analyse trois attitudes typiquement sécularistes : la philosophie des lumières, cel
491me ordre. Lui est des pieds à la tête un homme de 1930 ; et en même temps il se réclame d’un Esprit éternel qui cependant es
492tre, se demande, songeant à l’Europe, s’il y aura dix justes dans Sodome. p. 184 d. « Sécularisme », Foi et Vie, Paris
94 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
493exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931) e C’est donc qu’il y en a ? avez-vous dit. Depuis le temps qu’on c
494us reprenions toutes les mesures, tout redevenait neuf : les mots « forme », « couleur », « architecture ». Et Dieu avait un
495rrement au Pays de Montbéliard » grave et serein. Deux petits Lotiron font un coin de campagne lumineuse, et le « Douarnenez
496t religieux qu’annonce cette grande composition : trois longues croix dans une lumière dramatique, le corps du Christ déjà pr
497tholiques, concernant la Vierge et les saints. En deux mots, il y a des « sujets catholiques », il n’y a pas de « sujets pro
95 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
498 [p. 287] Conférences du Comte Keyserling (avril 1931) f L’auteur du Journal de voyage d’un philosophe, d’Analyse spectra
499Sagesse de Darmstadt vient de donner au Trocadéro trois conférences sur les problèmes fondamentaux de la civilisation moderne
500re, Keyserling, il faut le reconnaître, a su, par trois fois, tenir en haleine une salle énorme en parlant avec sérieux de pr
501ormance qui vaut d’être enregistrée. Rien de très neuf dans cette trilogie philosophique, mais un bel ensemble d’observation
96 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
502an : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931) g M. Maurice Baring est entré dans l’intimité de milliers de lecte
503 M. Maurice Baring est entré dans l’intimité de milliers de lecteurs français avec un livre d’un rare prestige, Daphné Adeane.
504n vient de traduire un autre roman du même auteur 16 , et il nous aide à mieux définir le charme de cette œuvre inoubliabl
505à Daphné, beaucoup plus long, — il compte plus de 600 pages dans l’édition française — d’un rythme plus inégal aussi, il ne
506ujourd’hui presque disparue, « roman-fleuve » que deux dates limitent : 1851-1914. Ainsi met-il en jeu les deux éléments don
507parue, « roman-fleuve » que deux dates limitent : 1851-1914. Ainsi met-il en jeu les deux éléments dont l’antagonisme fait le fond
508tes limitent : 1851-1914. Ainsi met-il en jeu les deux éléments dont l’antagonisme fait le fond de presque toutes les grande
509ividualité et un milieu social bien défini. À ces deux éléments s’en ajoute un troisième qui est moins visible, mais dont la
510té. Maurice Baring exprime ce troisième sujet par deux vers de son ami Hilaire Belloc dont voici la traduction : L’amour de
511us convaincant de sa grandeur, et le plus tonique 17 , — il en va tout autrement de l’histoire d’une vie sentimentale. La
512aire comprendre la réalité. Et c’est au cours des quarante pages qu’il consacre à la « conversion » au catholicisme de la prince
513re de notre auteur : « La veille de la Chandeleur 1909, je fus reçu dans le sein de l’Église catholique…. le seul acte de ma
514ntes de la Princesse, chargées ici de représenter deux églises anglaises. Ces deux respectables ladies, qui ne jouent pas d’
515es ici de représenter deux églises anglaises. Ces deux respectables ladies, qui ne jouent pas d’autre rôle dans l’histoire,
516dans l’Église catholique n’est pas une conversion 18 , c’est une adhésion à ce qui lui semble être la vérité. Sa vraie con
517Daphné Adeane, dans la Princesse Blanche, ce sont deux prêtres 19 qui, au moment décisif, viennent apporter ce dur message
518, dans la Princesse Blanche, ce sont deux prêtres 19 qui, au moment décisif, viennent apporter ce dur message à l’âme de
519rature religieuse. Celui de la Princesse Blanche 20 donne sans aucun doute l’accord le plus profond de l’œuvre de Baring
97 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
520 [p. 351] Kierkegaard (mai 1931) h L’entrée de l’œuvre de Kierkegaard dans le monde intellectuel et
521ale. Et voici que l’on annonce de plusieurs côtés 21 , la publication prochaine des œuvres principales de l’un des plus gr
522e tous. Soeren Kierkegaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Voici comment le profond essayiste allemand Rudo
523gaard naquit à Copenhague en 1813, et y mourut en 1855. Voici comment le profond essayiste allemand Rudolf Kassner caractéris
524Kassner caractérise cette existence (Commerce, n° XII). Le grand événement de sa vie fut la mort de l’Évêque Mynster qui a
525ne peut être placé qu’à côté du poète russe. Tous deux marchent de pair et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. On
98 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
526 [p. 548] Littérature alpestre (juillet 1931) i Mlle Claire-Éliane Engel, qui a conquis maint sommet du massif d
527lettres, vient de nous donner un livre bien utile 22 . En vérité, il fallait une sorte d’intrépidité pour entreprendre cet
528répidité pour entreprendre cette « traversée » de deux littératures. Combien d’heures de marche monotone à travers des morai
529est là, la tranquille et solennelle Puissance aux mille aspects, aux mille bruits. » Ce n’est plus l’homme que ces poètes vie
530le et solennelle Puissance aux mille aspects, aux mille bruits. » Ce n’est plus l’homme que ces poètes viennent interroger su
531obert de Traz intitula Nietzsche et les hauteurs 23 , et qui, posé en face du tableau franco-anglais, fournit un contrast
532 Montherlant lui-même, récemment, le confessait.) Deux chances sont encore offertes aux amateurs de risques authentiques : l
99 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
533 [p. 623] Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931) j Dire de ce livre qu’il ne ressemble à rien serait une louange tr
534tion de Kagawa, telles qu’il les raconte dans ces deux volumes, témoignent que l’amour chrétien peut encore aujourd’hui péné
535lisation d’une Europe dont il rejette la religion 24 . Nous savions aussi que ce leader social, cet économiste et cet évan
536à l’existence la plus quotidienne d’Eiichi, à ces mille petites difficultés précises et humiliantes, à ces moments de doute,
537ent à être si émouvant. On peut dire que dans ces deux gros volumes si nourris, il n’y a pas deux lignes d’allure convention
538ns ces deux gros volumes si nourris, il n’y a pas deux lignes d’allure conventionnelle, deux lignes qui ne traduisent une vé
539l n’y a pas deux lignes d’allure conventionnelle, deux lignes qui ne traduisent une vérité vécue et particulière. Telle est
540Osaka la nuit ! Il ne comprenait pas pourquoi ces deux mots lui semblaient avoir des rapports intimes et atroces. Quel horri
541isite aux bas-fonds : Eiichi était partagé entre deux désirs. L’un était de se sauver au plus vite de cet horrible endroit
542metière du Temple de Zuigan, quand les prêtres de douze temples et Eiichi à leur suite entourèrent le cercueil, il ne put ret
543pensée à ce sujet. Eiichi se taisait. Une minute, deux minutes s’écoulèrent. Quatre ou cinq moineaux sautaient de branche en
544e taisait. Une minute, deux minutes s’écoulèrent. Quatre ou cinq moineaux sautaient de branche en branche sur le camphrier du
545 Une minute, deux minutes s’écoulèrent. Quatre ou cinq moineaux sautaient de branche en branche sur le camphrier du jardin,
546e de dire quoi que ce soit à cet homme en colère. Trois, quatre, cinq minutes s’écoulèrent. Le Procureur regardait distraitem
547re quoi que ce soit à cet homme en colère. Trois, quatre, cinq minutes s’écoulèrent. Le Procureur regardait distraitement son
548que ce soit à cet homme en colère. Trois, quatre, cinq minutes s’écoulèrent. Le Procureur regardait distraitement son carnet
549 doigts. Il eut été impossible de dire lequel des deux était le juge de l’autre. Eiichi est provisoirement libéré. Les enfa
550is dans les merveilles du monde. Et voici que, le 14 février, il se décida à faire profession de disciple du Christ. Page
551milieu des arbres, à côté d’un ruisseau, il passa trois heures et demie à lire tout l’Évangile selon saint Matthieu, du premi
100 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
552 ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931) k La manière est toujours l’indice d’une complaisance, et vite el
553tégorie. (On sait qu’il y a dans le monde moderne trois sortes de gens, les pécheurs, les sauvés et les honnêtes gens.) Ensui
554vraiment vivante », répète inlassablement M. Gide 25 . Seulement, celui qui, de propos délibéré, veut perdre sa vie, et no