1 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
1nt avoir plus tard pour principales illustrations Al-Hallaj, Ruzhbehan de Shiraz et Sohrawardi d’Alep, troubadours de l’Amour sup
2e déguisé, sur la foi de leur langage symbolique. Al-Hallaj et Sohrawardi devaient même payer de leur vie cette accusation d’héré
3 d’un impatient : « Qu’est-ce que le soufisme ? » Al-Hallaj répond : « Ne t’attaque pas à Nous, regarde notre doigt que nous avon
4e de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant vous me ferez vivre, car pour moi c’est mourir
5 martyre religieux au sommet de la joy d’amour : Al-Hallaj se rendait au supplice en riant. Je lui dis : Maître qu’est cela ? Il
2 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
6endant qu’on peut lire dans Massignon à propos de Al-Hallaj : « Adorer Dieu par amour [p. 387] seulement est le crime des maniché
7 tension plus dramatique, entre le grand mystique Al-Hallaj et le premier des troubadours arabes, Ibn Dawûd, vers la fin du IXe s
8rt pas de son amour ne peut en vivre ». Mais pour Al-Hallaj, l’Amour s’adresse à Dieu (comme à un homme), pour Ibn Dawûd, à un je