1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
1e mêlés à ceux des maîtres du renouveau idéaliste allemand et viennois, Hesse, Hofmannsthal… Les extraits de ces auteurs qui com
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
2 1929) h Dans l’atmosphère trouble où s’agite l’Allemagne nouvelle — et peut-être parce qu’il sait en sortir parfois — M. Otto
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
3perfectionnement de son âme. Et qu’importe si les Allemands qui, fréquente sont ae , pour notre plaisir, un peu plus viennois que
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
4ersonne des poètes scandinaves et des romantiques allemands parce qu’il partage avec eux ce goût du rêve préféré à la vie, — à ce
5 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
5 guerre à diriger le service de contre-espionnage allemand chargé de sa filature 6 . Ah ! comme nous avons besoin d’être purifié
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
6place. 14. L’amour en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils aiment les saucisses ou les catastrophes,
7tels que banlieue française, village suisse, gare allemande grouillante de questions sociales. La Puszta est une terre vierge, je
8pte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pour leur nom allemand, c’est : Zigeuner ; hongrois : cigány ; mien : cigognes. D’ailleurs c
7 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
9devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie, et la France c’est la Chambre des Députés, je n’en
10en vite connaissance, pourvu qu’on sache un peu d’allemand, — et l’allemand littéraire y suffit. Pour moi, je ne me sens pas tro
11nce, pourvu qu’on sache un peu d’allemand, — et l’allemand littéraire y suffit. Pour moi, je ne me sens pas trop embarrassé ; co
12te de la vie, c’est toujours entre deux voyages d’Allemagne. Cela se passe actuellement dans un hôtel tragi-comique en cinq étage
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
13aux Américains — reste un trait marquant de l’âme allemande : le choix de la salle, les sujets abordés, jusqu’à la stature du con
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
14ourut en 1855. Voici comment le profond essayiste allemand Rudolf Kassner caractérise cette existence (Commerce, n° XII). Le gr
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
15es réactions anglaises et françaises. La réaction allemande eût apporté un élément important et radicalement différent. Nous essa
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
16 ligne de la mort, en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, et en France, sous celui d’Avant l’Aube, est un des livres les plus
12 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
17La France ne l’ignorera plus longtemps. Quant à l’Allemagne, elle s’est depuis plusieurs années déjà pénétrée de cette philosophi
18eprend un des thèmes essentiels du pré-romantisme allemand, l’opposition de l’antique et du moderne, non [p. 641] du point de vu
13 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
19urs de la fin du xviiiᵉ ; des sujets dans le goût allemand, tels sont les éléments qui composent non sans paradoxe ce recueil de
14 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
20de préciser, fût-ce à l’aide d’un seul exemple. L’Allemand, dit-on, est brutal ; le Français malin. Deux traits de caractère don
21 ordre arbitraire au prix d’un désordre. Mais à l’Allemand, cette sorte-là de mensonge n’est guère sensible : la vérité pour lui
22fusion liée au mouvement le plus profond de l’âme allemande, qui la porte à la création volontaire, titanique, du réel. Son menso
23on. Je pense, comme vous, qu’il existe quantité d’Allemands et de Français pour lesquels la distinction que l’on vient d’établir
24s économiques et politiques, l’on peut nommer ici Allemagne, et là, France. Il reste qu’un Empédocle, qu’un Zarathoustra, génies
25dère en effet le devenir dialectique de la pensée allemande depuis Goethe : c’est à l’Orient, d’instinct, que cette pensée va dem
26ore comme le disait Curtius, le premier classique allemand. Bien plus que Nietzsche, type du déchiré, qui glorifie l’instinct pe
27ment. L’Italien fait l’amour et n’épilogue pas. L’Allemand ne fait pas l’amour [p. 26] et en tire une métaphysique 4 . Le plaisi
15 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
28ace. xiv L’amour en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils [p. 99] aiment les saucisses ou les catas
29ls que : banlieue française, village suisse, gare allemande grouillante de questions sociales. La Puszta est une terre vierge, je
30pte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pour leur nom allemand, c’est : Zigeuner ; hongrois : cigàny ; mien : cigognes. D’ailleurs c
16 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
31hit. C’est une sorte de vieillard qui reparaît en Allemagne. Et durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la pet
17 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
32iqué autant de mots abstraits que les professeurs allemands, et cependant, par une apparente contradiction, la mentalité du bourg
33ial tout indiqué en l’occurrence.) Ainsi vivait l’Allemagne d’hier — celle de cette province encore — dans l’intimité vivante de
34 Début de juillet 1929 Écrivez donc une nouvelle allemande pleine de myosotis, de Gérard de Nerval, de victoria égarée dans la f
35ement large de tout l’être devant un verre de vin allemand que l’on boit à petites gorgées, entre des bouffées de pipe, à l’aube
36te de la vie, c’est toujours entre deux voyages d’Allemagne. On peut s’éprendre d’une telle absence, qui vient au lieu d’un temps
18 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
37vient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est la Poésie, et la France c’est la Chambre des Députés », disait
38en vite connaissance, pourvu qu’on sache un peu d’allemand, — et l’allemand littéraire y suffit. Pour moi, je ne me sens pas tro
39nce, pourvu qu’on sache un peu d’allemand, — et l’allemand littéraire y suffit. Pour moi, je ne me sens pas trop embarrassé ; co
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
40ans lesquelles Goethe évoluait. Un grand critique allemand, Ernst Robert Curtius, rappelait récemment dans un article qui fit qu
41 temps du réveil sentimental et mystique dans une Allemagne luthérienne ravagée par l’Aufklärung et le rationalisme. C’était le t
20 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
42ar la nécessité) la plus brûlante : Américains et Allemands chez nous. Laissons les Américains. Ils réussissent mal à nos satiris
43e « Français chez eux ». Mais lorsqu’il croque un Allemand, l’on doit reconnaître qu’il se surpasse et qu’il surpasse, mais il y
44niveau de jugement où nous place M. Hermann, tout Allemand a le crâne rasé, s’appelle Fritz, a volé des pendules et violé pour l
45aut tout de même que nos camarades de la jeunesse allemande, qui s’en inquiètent à juste titre, sachent ce que nous pensons des m
21 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
46stater, en parcourant les catalogues de librairie allemande, par exemple, que la proportion des ouvrages purement romanesques va
47ront une idée assez juste du genre. Son succès en Allemagne remonte aux premières années de l’après-guerre, illustrées par les li
48é d’emblée le grand succès qu’ils méritaient. Les Allemands vivent « la crise » depuis 1919, et l’atmosphère de crise baigne tout
49 ne l’imagine d’ordinaire en France. En ceci, les Allemands se trouvent être en quelque sorte plus « actuels », plus directement
50ût pour l’idéologie que manifeste le grand public allemand. Il est bien naturel qu’une société qui jouit d’une relative sécurité
51de cet [p. 139] album de photos paru récemment en Allemagne : « Weltgeschichte gefälligst », Histoire du monde, s’il vous plaît !
22 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
52 sur elle pour attaquer le régime. L’exemple de l’Allemagne est pour le moment le plus frappant, mais tout porte à croire que l’A
53elle considérable sur le protestantisme de langue allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse personnelle fa
54à l’effort critique de la « théologie politique » allemande que dans le mince bulletin du groupe Hic et Nunc, et dans certains ar
23 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
55et 1933) e Au cours d’un article paru en Suisse allemande, le professeur O.-E. Strasser déclare que le sonnet publié par Albert
24 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
56tait, à la fin de la guerre, caporal dans l’armée allemande. Son idéologie n’a rien de personnel, c’est l’idéologie des petits gr
25 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
57Russie ; 2° la naissance des fascismes italien et allemand. Je m’explique : Le fascisme a repris à son compte la critique du spi
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
58terme favori de la théologie et de la philosophie allemandes contemporaines ? 33 L’une des caractéristiques de notre temps, c’es
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
59ional. Nous ne sentons pas l’hitlérisme comme des Allemands, ni le fascisme comme des Italiens. Nous ne les sentons pas en France
60 le « phénomène fasciste » comme tel, en [p. 133] Allemagne et en Italie, on ne trouve guère, sur le plan des doctrines, qu’une s
61les ultramontains. Hitler, en unifiant la vieille Allemagne fédéraliste, a terminé l’œuvre entreprise par le jacobin Bonaparte. M
62’un principe de soi sans puissance : c’est le mot allemand Gleichschaltung — mise au pas — qui justifia tous les coups de force
63répondre à coup sûr. Que nous montre, en effet, l’Allemagne ? Dans l’ordre ecclésiastique, c’est l’Église confessante qui s’oppos
28 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
64rtain point. Tout cela est éminemment français. L’Allemand, par exemple, enviera toujours ce sens fin et naturel qu’a tout Franç
65igue. Grattez un peu le conformisme politique, en Allemagne, en Russie, en Italie, vous retrouverez ce visage, cette allure, ce s
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
66rande violence spirituelle. L’exemple récent de l’Allemagne le prouve. Schleicher et la République de Weimar disposaient contre H
30 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
67 les causes de ces deux phénomènes. En Russie, en Allemagne, à Rome et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avai
68 la Russie orthodoxe, une autre correspondant à l’Allemagne luthérienne, et deux autres correspondant à l’Italie [p. 214] et à l’
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
69tait, à la fin de la guerre, caporal dans l’armée allemande. Son idéologie n’a rien de personnel, c’est l’idéologie des petits gr
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
70ais ce n’est point partout le cas. L’exemple de l’Allemagne peut nous faire réfléchir. Les philosophes y connaissent des succès d
71othèse n’est pas absurde : elle s’est vérifiée en Allemagne, à propos de Spengler par exemple, dont on sait l’influence qu’il exe
72d possible. ⁂ Max Scheler se rattachait à l’école allemande des phénoménologues, illustrée par Husserl et Martin Heidegger. On sa
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
73et qui va croissant avec le temps. La philosophie allemande contemporaine, avec ses deux grands maîtres, Heidegger et Jaspers, pr
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
74 [p. 812] Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934) u Le meilleur livre de l’année. Je crois bien pouvoi
75 très étonnant, d’ailleurs. Il s’agit d’une œuvre allemande, d’un auteur inconnu en France jusqu’ici, d’un roman qui veut dire qu
76 avec une puissance assez austère. ⁂ Six chômeurs allemands, anciens officiers et sous-officiers pendant la guerre, s’embarquent
77interdit à la Bolivie d’utiliser les services des Allemands. Pendant leur traversée, un coup d’État renverse le gouvernement qui
78 infecte, avec des Indiens lépreux. Le ministre d’Allemagne à La Paz, Pillau, réussit à les tirer de là après des semaines d’effo
79e de son autorité, c’est-à-dire la faiblesse de l’Allemagne sur le plan international. Les quatre hommes s’en vont à Buenos Aires
80à qui donne l’idée d’un roman d’aventures. Destin allemand est bien, entre autres, un roman d’aventures, et même d’une intensité
81 leur pain, mais c’est surtout de constater que l’Allemagne, pour laquelle ils se sont battus, n’a plus la force d’utiliser leurs
82ée, broyée, souffrante, et pourtant fière, d’être Allemand, de garder la tête haute pour l’Allemagne, et de participer au destin
83, d’être Allemand, de garder la tête haute pour l’Allemagne, et de participer au destin qui lui était échu pour un temps. Ce dest
84ait échu pour un temps. Ce destin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu
85 fort de Capocabana, il a soudain la vision d’une Allemagne future renaissant de son calvaire, purifiée et galvanisée par ses sac
86ns âgés qui possédaient tout. Ces [p. 815] jeunes Allemands qui doivent supporter, de nos jours, toutes les misères du monde au f
87. Nous sommes ici au nœud tragique de ce problème allemand qui domine l’après-guerre, et dont le dénouement doit nous laisser d’
88et de ce qui est plus généralement humain. Destin allemand pourrait aussi s’appeler « La condition humaine ». Et plusieurs des p
89mmes ? Et n’est-ce point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus le sort de l’hom
90inion qu’on ait sur le point de vue strictement « allemand » de l’auteur, qu’il est peu de problèmes plus graves pour notre aven
91graves pour notre avenir immédiat. Mais ce Destin allemand évoque bien d’autres questions. Edschmid a fait le tour du monde ; il
92rder pure. Alors ? Serait-ce bientôt l’heure de l’Allemagne ? On sent partout cette interrogation, cette anxieuse espérance, dans
93i nous apprendront tout cela. Il faut lire Destin allemand, comme on lirait dans la conscience même d’un peuple. Il faut avoir é
94 leur atmosphère et leur tension 65 , à ce Destin allemand, qui, toutefois, les domine. [p. 817] Edschmid est plus viril, plus m
95hmid est le plus authentique. Il y a, dans Destin allemand, un timbre de voix métallique, une sobriété amère et courageuse, un s
35 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
96ici fâcheusement. Iront-ils au-delà du romantisme allemand — qu’on est heureux pourtant de les voir découvrir, comme l’étymologi
36 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
97s panneaux hauts en couleur promenés par les rues allemandes et italiennes, et jusque dans les pages illustrées de nos quotidiens.
37 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
98duisibles en notre langue 13  ? Alors que toute l’Allemagne des Novalis, des Schelling et des Schlegel philosophe ardemment autou
99 sa réalité. Lisons ses Réflexions sur le Théâtre allemand. Il y décrit un état d’âme tout voisin de la « panique » antique 14 ,
100st évidente. Mais Constant, comme les romantiques allemands, s’il voit bien la question ne va pas jusqu’à l’accepter, et sa répon
38 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
101blesse du socialisme international », « échecs en Allemagne » et ailleurs ; échec auprès de la jeunesse « parce que nous n’avons
102mouvement prodigieux, redoutable, de l’hitlérisme allemand ? » Voilà certes des questions embarrassantes pour les SFIO. Nous ser
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
103 [p. 292] Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935) n Nous ne cesserons de protester ici contre la négligenc
104ité, voilà ce qui définit leur dernière dignité d’Allemands dans les tortures qu’un destin absurde leur réserve. « Il découvrit p
105sée, broyée, souffrante, et pourtant fière d’être allemand, de garder la tête haute pour l’Allemagne et de participer au destin
106e d’être allemand, de garder la tête haute pour l’Allemagne et de participer au destin qui lui était échu pour un temps. » Pour u
107lien. Et la haute statue de Pillau, le ministre d’Allemagne à La Paz — celui qui n’a pas pu sauver ses camarades — se dresse deva
108on les gens âgés qui possédaient tout. Ces jeunes Allemands qui doivent supporter de nos jours toutes les misères du monde au fon
109peuple. » N’est-il point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus le sort de l’hom
110nous la prochaine guerre pour lire dans ce Destin allemand l’un des secrets de notre destin à tous ? L’ostracisme de nos critiqu
111e livre — écrit par un juif ! — a été condamné en Allemagne. p. 292 n. « Kasimir Edschmid, Destin allemand, Plon. Traduit de
40 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
112 le ton des grandes utopies du premier romantisme allemand. Le style reste baroque (un rococo jésuite qui n’économise pas sur le
41 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
113’était qu’une locution philosophique « importée d’Allemagne », inassimilable pour nos « clairs esprits latins », et qui, d’ailleu
114nne toujours envie de dire des grossièretés, — en allemand, par-dessus le marché. Or, le ton de cette soirée avait été jusqu’à c
42 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
115à tous, et qu’il exprimait, comme Luther, dans un allemand populaire et grossier 30 . Il faut se méfier de la gloire qu’on lui a
116son latin de cuisine, son grec allégorique et son allemand mal accordé pour fabriquer ce petit nègre médical et philosophique do
43 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
117 [p. 599] Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935) u C’est
118 601] scission dans la culture et la spiritualité allemandes, scission aboutissant par une série d’actions et de réactions dialect
119 racisme et le marxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monstres germa
120rt de vouloir y réduire l’évolution du mysticisme allemand, qui justement lui inflige le démenti le plus formel. Car si l’on voi
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
121content, dans cette affaire, c’est le journaliste allemand qui la raconte, et qui ne manque pas de féliciter la Chambre des Comm
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
122 proprement marxiste, qui fut celle du communisme allemand, a conduit au triomphe… d’Hitler ! 2° Les « hommes d’action » de droi
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
123créatrice — comme ce fut le cas en Angleterre, en Allemagne et plus tard en Suisse — c’est-à-dire qu’on écarte brutalement la sol
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
124ersation avec un SA (décembre 1935) p Un jeune allemand. — Quoi de neuf depuis notre dernière rencontre ? Moi. — Quelques ob
125ntre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allemands ont aimé la marche et le chant par groupes. Ainsi, tenez, les Suisses
126tons que vous arriviez à faire comprendre, hors d’Allemagne, que votre goût du décor guerrier est un goût pacifique, somme toute,
127tes, à l’extrême, s’affirmer Français en face des Allemands, par exemple, cela conduit à une lutte ouverte, mais pas nécessaireme
128pas à la civilisation sous prétexte que les juifs allemands en ont donné, selon vous, une caricature. Il faut que nos luttes devi
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
129iers de ce siècle aura vus naître en Russie et en Allemagne. p. 30 5. Ce monument doit être érigé au centre de l’Exposition
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
130 D’une culture qui parle dans le vide Un critique allemand, E. R. Curtius, écrit 6  : « Il y a dans notre langue peu de mots aus
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
131ves de rénovation qui sont en cours en URSS et en Allemagne nous montreront le négatif de notre état : une culture unifiée par la
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
132 l’URSS se trouverait située entre la France et l’Allemagne. En fait, et qu’elle le veuille ou non, l’URSS met psychologiquement
133l’hitlérisme en 1936, la proximité immédiate de l’Allemagne rend très paradoxale cette similitude d’ignorance. [p. 104] La Franc
134outenir une action schématique. La situation de l’Allemagne en 1933 était exactement inverse. Elle ressemblait beaucoup à celle q
135 . Toutefois, le facteur décisif de la révolution allemande ferait nécessairement défaut à toute action de ce genre en France : e
136ional et nationaliste, quand il est question de l’Allemagne. C’est que la nation française existe depuis 1789 ; et qu’elle existe
137aut de conscience nationale se faisait sentir aux Allemands plus fortement que le défaut de liberté civique ou de bien-être matér
138éponse libératrice.) Personne n’a davantage que l’Allemand la passion de la vie communautaire ; jamais cette passion n’avait été
139ttants, je suis enfin l’annonciateur de la Nation allemande à venir. C’était l’incarnation de la commune mesure, la fin de l’ango
140 sont une seule et même chose. » — « Hitler est l’Allemagne, l’Allemagne, c’est Hitler. » — Voilà la mesure, et son incarnation v
141le et même chose. » — « Hitler est l’Allemagne, l’Allemagne, c’est Hitler. » — Voilà la mesure, et son incarnation visible à tous
142cessité. Elle dura plus longtemps en Russie qu’en Allemagne pour des raisons de fait faciles à distinguer. Mais une fois le régim
143s gigantesques sur des banderoles aussi rouges en Allemagne qu’en URSS. Ce schématisme de « l’édification culturelle » produit da
144 arguera en URSS de son ascendance bourgeoise, en Allemagne de son ascendance juive.) La culture officielle aura pour premier obj
145sur les panneaux de propagande du Secours d’hiver allemand.) On s’efforcera de mêler les travailleurs intellectuels et manuels.
146en URSS, et les camps de travail aux étudiants en Allemagne. Cet effort visant jusqu’ici à une juxtaposition ou à des interversio
147s le xviiie siècle français, c’est encore un mot allemand qui le résume le plus exactement : Diesseitigkeit, qualité de ce qui
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
148damnation » des conceptions culturelles russes ou allemandes. Ces entreprises, d’une envergure sans précédent, ne sont pas justici
149oit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, qui sont censées configurer la culture. 2° Or cette mesure partielle
150s parlent de la nécessité d’un homme nouveau — en Allemagne aussi bien qu’en URSS. Cet appel au miracle est le signe certain, sin
151culturelle. Il est apparu plus tard en URSS qu’en Allemagne, — relativement à l’âge de la révolution — pour la raison très simple
152r culture ce qui n’était que de l’instruction. En Allemagne, où la culture a de très fortes racines populaires et où l’élite étai
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
153nes qui valent pour le « producteur » ou pour « l’Allemand » tels qu’un parti les définit, mais non pas pour l’homme total. Elle
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
154tat. (Des « soldats politiques », comme on dit en Allemagne.) Leur opinion publique est dictée par l’État ; et l’opinion privée,
155gnent d’ailleurs de moins en moins. En Russie, en Allemagne, en Italie, il n’est question que de renaissance et de construction.
156a Russie ; et l’écrasante majorité en faveur de l’Allemagne hitlérienne lors du plébiscite de la Sarre. Prenons-y garde ! Ces deu
157 ne sommes pas en retard sur les Soviets ou sur l’Allemagne, tout au contraire. Mais si nous ne marquons pas notre avance histori
55 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
158 des bourgeois, et que les régimes « populaires » allemand ou russe, tendent à l’embourgeoisement. Je constate que l’enthousiasm
159t-être une foi nouvelle. Elle épie la Russie ou l’Allemagne, comme Lady Chatterley son garde-chasse. Passons sur l’impudeur de ce
160ons les Russes bâtir une mesure matérielle et les Allemands une mesure populaire, qui ne sont encore que des raisons d’État, perf
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
161t déjà une nation. Mais condamner le « fascisme » allemand, et fonder sur cette condamnation une politique européenne, c’est à p
162onté, qui n’aurait pas « vécu » (comme disent les Allemands : Miterlebt) une des grandes cérémonies de la religion nouvelle. Par
163puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi 
164 communion du cœur avec chaque homme de la nation allemande. » De nouveau dressés, saluant à la romaine, ils pleuraient, ils râla
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
165vie siècle ; puis Goethe et certains romantiques allemands ; puis Rimbaud qui voulait « posséder la vérité dans une âme et un co
166ard, et se modèle selon les prises du regard. (En allemand, le seul mot Gesicht signifie à la fois visage, vision, et vue au sen
58 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
167damnation » des conceptions culturelles russes ou allemandes 60 . Ces entreprises, d’une envergure sans précédent, ne sont pas jus
168oit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, — qui sont censées configurer la culture. 2. Or cette mesure partiel
169s parlent de la nécessité d’un homme nouveau — en Allemagne aussi bien qu’en URSS. ⁂ Les partisans de l’URSS ou de Hitler me fero
170État. (Des « soldats politiques » comme on dit en Allemagne.) Leur opinion publique est dictée par l’État, et l’opinion privée, b
171gnent d’ailleurs de moins en moins. En Russie, en Allemagne, en Italie, il n’est question que de renaissance et de construction.
172a Russie ; et l’écrasante majorité en faveur de l’Allemagne hitlérienne lors du plébiscite de la Sarre. Prenons-y garde ! Ces deu
173ie. (France de la fin du xviiie , Russie de 1917, Allemagne et Italie de l’après-guerre.) Ainsi l’opposition des deux Europes se
174 ne sommes pas en retard sur les Soviets ou sur l’Allemagne, tout au contraire. Mais si nous ne marquons pas notre avance histori
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
175versation avec un SA D. de Rougemont nous écrit d’Allemagne : « L’ami XXX n’a pas dû lire Mein Kampf. Ce n’est pas une “autobiogr
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
176ncurrence des groupes, tandis qu’il ne désigne en Allemagne qu’une opération de propagande au profit d’un régime essentiellement
177ation antiparlementaire a été présentée au peuple allemand comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieurs de ses discours
178 somnambule aux ordres de la Providence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’appelle de
179 ne puis pas me mettre dans la peau d’un électeur allemand qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le s
180t être provoqué que par le gouvernement, comme en Allemagne, en ne saurait parler sans sophisme d’un contrôle de pouvoir par le p
181 à la « vraie démocratie ». C’est que le problème allemand fondamental est aujourd’hui de constituer une nation unitaire, centra
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
182nt panafricain, si mal connu en Europe ; il y a l’Allemagne qui dresse toute sa jeunesse au service de l’État le mieux « entraîné
62 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
183Essayez de prononcer cette phrase en Italie ou en Allemagne, si vous voulez amuser le monde. Mais la politique étrangère ne suppo
184bisme derrière lui ; cela ne dit rien du tout à l’Allemand. (Il n’en va pas de même en Espagne, mais c’est à cause des jésuites.
185nt » 54 ce qu’ils peuvent. Quant aux socialistes allemands, ils n’avaient eu que le temps d’écraser les spartakistes et les sépa
186éputé socialiste, porté par la révolte des marins allemands, en 1918, au poste de gouverneur de Kiel : c’est lui que, par un sûr
63 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
187 ! Tâchez donc de comprendre une bonne fois que l’Allemagne n’a pas eu de Révolution française, et qu’elle doit rattraper son ret
188 peuple à côté de vous, que ce soit l’Italie ou l’Allemagne, essaye de faire ce que vous avez fait, et dont vous paraissez si fie
18922. À ce moment, les grands périls qui menacent l’Allemagne apparaissent d’ordre politique : c’est d’une part la dislocation en p
190u moins ouvertement le séparatisme, drainent l’or allemand, et se préparent à occuper la Rhénanie ; c’est enfin le règne, à Berl
191emières menaces de soviétisation fédéraliste de l’Allemagne, en réprimant les révoltes de Münster, de Magdebourg et de Munich. Ma
192et de Munich. Maintenant il faut donner à toute l’Allemagne un idéal commun, des haines communes, et pour cela fonder un parti un
193t bien loin des préoccupations urgentes du peuple allemand, mais qui fournissent des bases idéologiques à la lutte pour l’idée n
194 sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes pour tenir tête à la double pression qu’exercent les Alliés et les ré
195lité [p. 3] fonde à ses yeux l’unité de la nation allemande : celle de la race. Mais pour la rendre populaire, il faut la lier à
196tler peut expliquer cette « jacobinisation » de l’Allemagne par des arguments très voisins de ceux qu’utiliserait Staline pour ju
197s vers l’avenir prochain, nous dirons donc : si l’Allemagne a commis l’erreur du centralisme jacobin, c’est en partie l’exemple d
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
198êlée de rayons, à quelque illustration du xviiie allemand. 28 novembre 1933 L’océan met un grand sous-entendu solennel à tout
199 Copenhague. Deux mots me frappent dans l’édition allemande où je poursuis la lecture de ce journal : Einsamkeit (solitude), et G
200s communion contient et évoque union, alors qu’en allemand le même mot contient et évoque solitude. Je ne pense pas qu’il y ait
201ans honte présenter aux jeunes Russes, aux jeunes Allemands, comme un type de jeune Français. Je retiens de cette journée deux im
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
202mbre 1934 La traduction d’un considérable ouvrage allemand nous permettra de passer trois mois ou [p. 138] quatre sans trop de s
203it être question de ce cliché importé d’URSS ou d’Allemagne hitlérienne : « Retrouver le contact avec les masses. » Les masses, c
66 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
204n exploiteur de l’éternel ressentiment de la race allemande contre la civilisation romaine. On a poussé la bouffonnerie jusqu’à c
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
205r si peu. Je constate simplement ceci : le peuple allemand, dont le régime me paraît spécialement dangereux pour la culture, ach
206ient-ils opposer aux tirages invraisemblables des Allemands ? Un roman historique en 3 volumes sur Paracelse, coûtant 25 marks, s
207e 50 milles. Repère : le dernier Lagerlöf fait en Allemagne 40 milles, en France, 5, etc., etc. Conclusion ? Si l’on mesurait la
208oviétiques, il faudrait en conclure que le régime allemand est très supérieur au français. Ce qui est faux. Alors ? Alors on voi
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
209muser. (Comme on l’exige de nouveau en URSS et en Allemagne.) Mais nos romans ne veulent plus de morale — à cause de « l’art » —
69 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
210a métaphore continuée avec une fantaisie (au sens allemand) plus baroque, plus « triomphante ». Voici la conclusion de son chapi
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
211 994] Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937) ae Ce livre eût passionné Lénine, gr
212 C’est toute l’histoire de la première révolution allemande (1918-1919) qui se recompose autour de l’aventure du GQG prussien, au
213l’auteur paraît aussi solide qu’inattendue : si l’Allemagne ne s’est pas défaite en vingt morceaux, si la révolte spartakiste a p
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
214rs. Je signale ce grand livre à ceux qui lisent l’allemand, en attendant une traduction, aussi nécessaire d’ailleurs que peu pro
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
215it être question de ce cliché importé d’URSS ou d’Allemagne hitlérienne : « retrouver le contact avec les masses ». Les masses, c
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
216tologique des poètes chrétiens et des romantiques allemands, c’est la volonté de réintégration générale de la création dans son é
74 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
217lus au nom de la droite française ou de la gauche allemande émigrée, mais au nom du principe fédéral que nous avons à incarner, o
218partisane, à la manière des partisans français ou allemands, n’est plus qu’une presse d’intérêt local. Là encore, nos chances son
219parce qu’ils sont d’abord, et génialement, Suisse allemand et Vaudois rhodanien. Mais deux poètes « enracinés » ne font pas une
220ie passagère de l’École suisse sur la littérature allemande. Avec le xixe , la Suisse réapparaît sur la grande scène de l’Europe.
75 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
221, la destruction directe ou indirecte d’un soldat allemand nous coûte 20 000 livres, sans compter la perte sur notre population,
76 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
222en Europe : la Russie est pour le gouvernement, l’Allemagne et l’Italie pour les rebelles. C’est net. Quant à la France, elle ne
223 le comité de non-intervention. Elle y retrouve l’Allemagne, qui a envoyé du matériel, des techniciens et un ambassadeur qui est
224essimistes au Führer sur le rendement du matériel allemand. Des volontaires [p. 43] anglais, qui ont enfin compris, se décident
77 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
225ais il ne s’agit plus de chômage. L’auteur vit en Allemagne hitlérienne, et il y vit de son travail. (Des cours à l’Université d’
226sera déçu s’il attend une évocation poétique de l’Allemagne : c’est le régime seul qui retient l’attention. Et l’on n’a pas voulu
227lier ces pages, c’est justement qu’à son retour d’Allemagne, il n’était pas encore fixé sur la nature de leur actualité. Il craig
78 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
228alisme tous les traits caractéristiques de la vie allemande d’aujourd’hui. C’est l’erreur habituelle des reporters qui ont mal ou
229tuelle des reporters qui ont mal ou point connu l’Allemagne ancienne. Voici donc ce que je retiens de mes observations depuis un
230Nouvelle discussion à propos d’un numéro de revue allemande. Le ton monte. Cela va se gâter, car il y a toute une bibliothèque au
231ais noterait dans son carnet : Tous les douaniers allemands sont des espions mais en même temps des pacifistes.)   Appartements.
232is il se reprend : — « Et aussi en l’honneur de l’Allemagne !… » Gêne. Tous ont senti l’hésitation. Ce n’est guère qu’à de très p
233u familier. Le défilé fait partie de l’atmosphère allemande comme les embouteillages de l’atmosphère parisienne. On ne se retourn
234on pacifiste ? Ou bien ne peut-on enthousiasmer l’Allemand qu’en lui parlant de « guerre », fût-ce même contre le froid ? Dimanc
235des leaders de la presse mise au pas. Certes, les Allemands ont toujours eu le sens du groupe, et l’on est trop souvent tenté d’e
236itler est en train d’opérer un dressage du peuple allemand (comme Staline, un dressage du russe), dressage dont les buts n’ont r
237ns de l’État, qu’elle n’a pas. Le sens de l’unité allemande, de la prépondérance de l’intérêt allemand sur les intérêts de classe
238unité allemande, de la prépondérance de l’intérêt allemand sur les intérêts de classe, et sur tout intérêt privé. Voilà la grand
239un peu moins qu’on ne le croit chez les bourgeois allemands. Mais sans doute une réponse exacte ne saurait-elle être donnée, la q
240 Les étudiants. — Dans la plupart des universités allemandes, le nombre des étudiants en langues romanes est tombé au dixième de c
241et même à l’âge, qui était naguère si frappant en Allemagne. C’est simplement l’indispensable technicien — d’ailleurs mauvais gym
242n traduis quelques passages : Il fut un temps en Allemagne où l’on se croyait tout permis, et nous pensons avec un doux ricaneme
243r encore ? Ils ne sont pas comme ça, les ouvriers allemands. « Vous autres Français, me dit-il, vous ne rêvez que révolutions et
244ences et les rédacteurs politiques. Or un journal allemand : 1° ne contient pas de récits de crimes ; 2° ne calomnie que pour de
245s cyclistes. Toutes ces raisons rendent la presse allemande assommante pour le grand public. Les tirages baissent, le nombre des
246 du monde que les « libres » journaux français. L’Allemand sait ce qui se passe au Japon, en Amérique du Sud, et même en France.
247es relations équilibrées (?) entre la France et l’Allemagne, et cela en instituant un contrôle [p. 29] des marchés. Il me rappell
248e la hiérarchie des besoins élémentaires chez les Allemands. Les propriétaires [p. 30] de notre maison sont ruinés. Ils n’ont plu
249er, j’ai souvent constaté dans d’autres provinces allemandes, la propension des gens ruinés à bâtir, à agrandir leur maison, à per
250st un des secrets de l’endettement monétaire de l’Allemagne, et de sa richesse réelle.   Propagande. — Nous oublions trop souven
251nde hitlérienne flatte un des goûts profonds de l’Allemand : celui d’apprendre. Rosenberg, Goebbels, les théoriciens racistes, c
252cole civique élémentaire qui aura donné au peuple allemand ce qui lui manquait pour désirer la vraie démocratie. Et pour réalise
253ne nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent péniblement, avec un pédantisme pathétique… N’allons pas
254 le régime, de nouveau, qui s’efface : la vieille Allemagne pieuse et forestière ressuscite à tous les foyers, et c’est encore la
255 Et moi, je ne puis plus le payer. Voilà bien mes Allemands ! Au début, par désir de se rendre sympathiques, par générosité ou ma
256 interprétant adroitement la lettre du contrat. L’Allemand préfère en appeler à la nécessité qui ne connaît plus de contrat. Dif
257 Un film de propagande. — Destin d’une commune d’Allemands de la région du Volga, pendant la révolution russe. L’officier soviét
258e jeune paysan brutal qui lui tient tête figure l’Allemagne nouvelle. Grâce à lui, le village sera sauvé, les [p. 34] Russes prop
259ntre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allemands ont aimé la marche et le chant par groupes. Ainsi, tenez, les Suisses
260tons que vous arriviez à faire comprendre, hors d’Allemagne, que votre goût du décor guerrier est un goût pacifique somme toute,
261tes, à l’extrême, s’affirmer Français en face des Allemands, par exemple, cela peut conduire à une lutte ouverte, mais pas nécess
262pas à la civilisation sous prétexte que les juifs allemands en ont donné, selon vous, une caricature. Il faut que les luttes devi
263, je pense. L’insolence paralyse un fonctionnaire allemand. Il se met à suer à grosses gouttes. Il cherche une chicane… Voilà :
264’est pourquoi la lutte que poursuit la chrétienté allemande sous la croix est pour nous d’une valeur exemplaire : jusqu’où peut-o
265puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi 
266ent, vues d’ici, décrire un monde factice, où nul Allemand ne pouvait reconnaître ni ses souffrances secrètes ni son espoir. « I
267 On me dit encore : la plus grande part du peuple allemand gémit sous la botte du tyran. Je réponds : non, l’opposition se rédui
268de vérité les tuerait. Avril 1936 (De retour en Allemagne.) Jacobinisme et hitlérisme. — J’ai fait admettre comme sujet de mon
269nts que le national-socialisme est un jacobinisme allemand 16 . Les nazis sont contre l’esprit de 89 ? Sans doute. Mais c’est qu
270ler, la « piété » des Deutsche Christen, la « foi allemande » de Rosenberg. On rejette le Dieu personnel parce qu’il est le Dieu
271puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du peuple en moi 
272nos démocraties, que la grande majorité du peuple allemand croit cela, et vit dans cette croyance. Et ensuite, mais ensuite seul
273nous commettons fréquemment, nous qui regardons l’Allemagne ou l’URSS du dehors ; nous croyons que tous ceux qui y vivent sont af
274le. Cette Église organise dans plusieurs villes d’Allemagne, successivement, des « semaines évangéliques » au cours desquelles de
275e heureuse des Wandervögel d’autres temps. Pauvre Allemagne, gauche et raidie dans un orgueil qu’on lui apprend, qu’elle croit vi
276par la peur qu’elle se fait à elle-même. Au cri d’Allemagne réveille-toi ! Hitler a-t-il hypnotisé son peuple, maintenant en proi
277s charmes… 30 juin 1936. Départ Nous quittons l’Allemagne ce soir. Hier, nous chantions encore avec les étudiants, dans une aub
278 strophes… — Quelle impression emportez-vous de l’Allemagne ? me demandaient-ils sur le chemin du retour, tandis que le jour bais
279s. Mais face à face avec un jeune Russe, un jeune Allemand, vous sentirez, mes jeunes amis Français, la vanité d’avoir seulement
280 histoire, oubliée chaque jour. Quand je vois ces Allemands résignés mais obscurément satisfaits, je me dis parfois : ils aiment
281classe. Je ne suis pas « contre » le fascisme des Allemands : [p. 65] ils en font leur affaire, et je n’en suis pas. Mais j’essai
79 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
282ens à me placer aux environs du point de vue d’un Allemand — et je ne dis pas d’un fanatique, pas même d’un nationaliste, non :
283fanatique, pas même d’un nationaliste, non : d’un Allemand de bon sens et de bonne foi. Mais justement, il ne s’agit plus de pre
284montraient, le Capital en mains, que la situation allemande conduisait droit au communisme. Ce qui m’effraye, c’est leur soupless
285s vides ou de mensonges pour les fidèles du culte allemand. Il ne s’agit ici que de religion. Ce n’est pas pour défendre le capi
286 de « réalistes ». [p. 71] J’ai reçu récemment d’Allemagne une lettre qui résume tout ceci. Elle est d’un jeune national-sociali
287euple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand. Nous voulons croire à l’immortalité du peuple (un arbre dont nous ne
288re proprement religieuse du phénomène totalitaire allemand. Mesurons maintenant la naïveté des « réalistes » qui tiennent fréque
289ens ! Croit-on que l’ordre social qu’on admire en Allemagne puisse être obtenu à bas prix, par des méthodes plus ou moins « habil
290 déchaîne régulièrement l’enthousiasme des foules allemandes — pour les canons. Ces foules peuvent très bien être composées de pac
291’une guerre totale, telle que nous l’imposerait l’Allemagne, ne peut sortir qu’un état totalitaire. Il s’agit donc d’empêcher cet
292 une discipline équivalente à celle qui régit les Allemands. À supposer que l’on y réussisse, on se trouverait encore en arrière 
80 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
293iants hitlériens (Extrait de lettre d’un étudiant allemand) « J’ai été convoqué par ma corporation à un camp d’instruction de de
294era sans doute l’hiver prochain, lutte pour l’âme allemande dans l’esprit et selon la [p. 78] volonté du Führer… Le Führer au cou
81 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
295tion anti-parlementaire a été présentée au peuple allemand, après le 7 mars, comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieu
296) Je ne puis me mettre dans la peau d’un électeur allemand qui écoute ce langage. Il se peut qu’il soit un instant gêné par le s
297t être provoqué que par le gouvernement, comme en Allemagne, on ne saurait parler sans sophisme d’un contrôle du pouvoir par le p
298 à la « vraie démocratie ». C’est que le problème allemand fondamental est aujourd’hui de constituer une nation unitaire, centra
82 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
299 ! Tâchez donc de comprendre une bonne fois que l’Allemagne n’a pas eu de Révolution française, et qu’elle doit rattraper son ret
300 peuple à côté de vous, que ce soit l’Italie ou l’Allemagne, essaye de faire ce que vous avez fait, et dont vous paraissez si fie
30122. À ce moment, les grands périls qui menacent l’Allemagne apparaissent d’ordre politique : c’est d’une part la dislocation en p
302u moins ouvertement le séparatisme, drainent l’or allemand, et se préparent à occuper la Rhénanie ; c’est enfin le règne à Berli
303emières menaces de soviétisation fédéraliste de l’Allemagne, en réprimant les révoltes de Münster, de Magdebourg et de Munich. Ma
304et de Munich. Maintenant il faut donner à toute l’Allemagne un idéal commun, des haines communes, et pour cela fonder un parti un
305t bien loin des préoccupations urgentes du peuple allemand, mais qui [p. 88] fournissent des bases idéologiques à la lutte pour
306 sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes pour tenir tète à la double pression qu’exercent les Alliés et les ré
307ule réalité fonde à ses yeux l’unité de la nation allemande : celle de la race. Mais pour la rendre populaire, il faut la lier à
308tler peut expliquer cette « jacobinisation » de l’Allemagne par des arguments très voisins de ceux qu’utiliserait Staline pour ju
309s vers l’avenir prochain, nous dirons donc : si l’Allemagne a commis l’erreur du centralisme jacobin, c’est en partie l’exemple d
83 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
310égitimité et de virulence anarchisante. Certes, l’Allemagne de l’après-guerre n’atteignit pas un stade d’anarchie sexuelle compar
311étéroclites. Le cynisme morbide de l’après-guerre allemande, la Neue [p. 669] Sachlichkeit des avant-gardes littéraires et artist
312titue des écoles analogues pour toutes les femmes allemandes, et l’on ne manquera pas de les rendre obligatoires à bref délai. Le
84 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
313l’air d’une « fantaisie ». Prenons ce mot au sens allemand : une « imagination » profonde du destin de Napoléon, voilà ce que no
85 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
314 qu’elles pratiquaient en fait. C’est ainsi que l’Allemagne exigea l’autonomie des Sudètes au nom du droit de libre disposition d
315ent convaincre par le « bon droit » des exigences allemandes. Et c’est pourquoi, lorsqu’en septembre 1938, l’Allemagne appuya sa r
316s. Et c’est pourquoi, lorsqu’en septembre 1938, l’Allemagne appuya sa revendication de menaces militaires, les Démocraties cédère
317exigence d’entrer en armes était une « querelle d’Allemands », une rodomontade gratuite, puisqu’en principe tout était résolu. Se
318é. Une vague de fond s’éleva contre la prétention allemande, que l’on sentait, obscurément, ruineuse pour l’avenir confédéral de
319 qui régla le problème à l’avantage matériel de l’Allemagne, mais sur une base d’arbitrage international préfigurant ainsi un sta
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
320où qu’elle fût (hongroise, espagnole, portugaise, allemande, sicilienne, toscane, génoise, pisane, picarde, champenoise, flamande
321njure — et plusieurs ont insinué que la qualité d’Allemand de ce professeur les dispensait de réfuter un système incompatible av
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
322 compare, puis oppose le fondateur de la mystique allemande au xive siècle. Maître Eckhart, et le mystique hindou Sankara. Ce qu
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
323ntière. Les Minnesänger (chanteurs de l’Amour) en Allemagne sont nourris de légendes cathares 138 et par ailleurs ne font qu’ada
324hilosophes de Sturm und Drang le traduisissent en allemand pour les poètes, qui l’ont traduit en métaphores pour les bourgeois s
325olution des liens terrestres. 15. Le romantisme allemand C’est à partir de l’état d’âme sentimental — et non mystique 153 — d
326réciproque malheureux — chez tous les romantiques allemands sans exception 154 . Quelques textes choisis entre mille en diront pl
327nouvelle hérésie albigeoise que fut le romantisme allemand. La mort est le but idéal des « hommes [p. 240] élevés » de la Loge i
328orisation du mythe Le rythme intime du romantisme allemand, la diastole et la systole de son cœur, c’est l’enthousiasme et la tr
329e lucidité qui le conduit plus rapidement que les Allemands, dans un domaine plus restreint, à des conclusions désolées. Certes,
330igure d’adolescents. Le goût de la mort, chez les Allemands, exalte la saveur de vivre : c’est peut-être qu’il est plus « naïf »,
331la vulgarité foisonnante que les plus purs poètes allemands savaient goûter malgré leur nostalgie 159 . René s’amuse un jour à ef
332 les débris de son rameau… On croit lire un poète allemand, on va retrouver la richesse du monde… Mais déjà l’homme du xviiie s
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
333, la destruction directe ou indirecte d’un soldat allemand nous coûte 20 000 livres sans compter la perte sur notre population,
334e révolutionnaire Entre Rousseau et le romantisme allemand, c’est-à-dire entre le premier réveil du mythe et son épanouissement
335emple, furent les premiers appuis du nationalisme allemand. D’où le caractère de plus en plus sanglant des guerres du xixe sièc
336792-1793, Espagnols de 1804-1814, Russes de 1812, Allemands de 1813, Europe de 1814, et comporta alors ces manifestations glorieu
337om de laquelle le roi de Prusse devenu empereur d’Allemagne, revendiquera les provinces allemandes de l’Autriche. Mais nous la vo
338 empereur d’Allemagne, revendiquera les provinces allemandes de l’Autriche. Mais nous la voyons maintenant (1903) encore nationale
339 10. La guerre totale À partir de Verdun, que les Allemands baptisent la Bataille du matériel (Materialschlacht), il semble que l
340et de cynisme matérialiste (Neue Sachlichkeit des Allemands). L’on vit bien que la passion romantique ne trouvait plus de quoi se
341n. De 1933 à 1939, l’État-Nation d’Hitler dit aux Allemands : Procréez ! — et c’est une négation de la passion ; mais il dit aux
342’étonnerait pas moins des façons qui plaisent aux Allemandes. Chez les Latins, faire la cour à une femme c’est l’étourdir de parol
343’oublions pas que le terme populaire désignant en Allemagne l’acte d’épouser, c’est freien, verbe qui signifie littéralement : li
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
344nité, de légitimité, de virulence anarchisante. L’Allemagne d’avant Hitler atteignit-elle un stade d’anarchie sexuelle comparable
345étéroclites. Le cynisme morbide de l’après-guerre allemande, la Neue Sachlichkeit des avant-gardes littéraires et artistiques, l’
346titua des écoles analogues pour toutes les femmes allemandes. Et l’on décréta que les mariages seraient contractés dorénavant « au
91 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
347terwalden ». Les autres réformateurs de la Suisse allemande en font autant. Joachim von Watt, ou Vadian, le savant humaniste fond
92 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
348 classique, et que ressusciteront les romantiques allemands, à partir de Hamann et de Herder. La création entière, disait Hamann,
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
349t fait voir aux plus optimistes 3 . En Russie, en Allemagne, en Italie, l’attaque est déjà déclenchée. Elle nous atteint déjà par
350 les causes de ces deux phénomènes. En Russie, en Allemagne, à Rome et en Espagne, la distinction entre l’Église et l’État n’avai
351 la Russie orthodoxe, une autre correspondant à l’Allemagne luthérienne, et deux autres correspondant à l’Italie et à l’Espagne c
94 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
352lus au nom de la droite française ou de la gauche allemande émigrée, mais au nom du principe fédéral que nous avons à incarner, o
353partisane, à la manière des partisans français ou allemands, n’est plus qu’une presse d’intérêt local. Là encore, nos chances son
354ie passagère de l’École suisse sur la littérature allemande. Et le Lausanne des beaux esprits cosmopolites, tel que nous l’ont dé
95 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
355 la parole jurée, le nom l’indique, et surtout en allemand : Eidgenossenschaft, communauté de ceux qui ont fait serment. Mais ic
356reste à connaître vraiment nos confédérés Suisses allemands, qui savent souvent tellement mieux que nous ce qu’est la Suisse. Il
96 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
357reint et inexact d’autonomie de la région. Le mot allemand de Bund n’insiste que sur l’union. Quand je parle de fédéralisme et d
97 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
358de nous tromper dans nos jugements sur les choses allemandes. Toute erreur, si minime soit-elle, toute appréciation erronée des or
359 est professée y voient une arme non pas contre l’Allemagne, mais d’abord contre la Réforme : l’assimilation grossière de Luther
360on totalitaire ? L’auteur d’un livre récent sur l’Allemagne écrit que la nation éduquée par Luther « était prête à se donner à n’
361donner à n’importe quel despote, pourvu qu’il fût Allemand et protestant ». Or le despote est venu, cher M. de Reynold : il étai
362 D’autre part, où prend-on que Luther ait formé l’Allemagne moderne ? Comment sa doctrine centrale de la justification par la foi
363-t-il fait emprisonner le premier ? Oui ou non, l’Allemagne pré-hitlérienne fut-elle gouvernée par Brüning, chef du parti du cent
364 le fait de von Papen, catholique ? Oui ou non, l’Allemagne comptait-elle, depuis des siècles, 38 % de catholiques (aujourd’hui,
365ce » qu’auraient représentée tous ces catholiques allemands), je poserai un problème délicat : Comment expliquer que les quatre p
366hé sans résistance, et bien plus totalement qu’en Allemagne, soient aujourd’hui les parangons de la liberté démocratique ? Je veu
98 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
367le est américaine, ou comme la Panzerdivision est allemande. En fait, l’idée première du Diable fut donnée aux Juifs par l’Orient
99 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
368? Que dans tous les pays, et non pas seulement en Allemagne, des hommes et des femmes subissent la contagion de ce mal, changent
369Versailles, « cette Gorgone terrorisant le peuple allemand qui vivait désarmé et humilié sous le regard de ces milliers d’yeux »
370rer, le « guide », le directeur de l’inconscience allemande, est en même temps conscient de ce qu’il fait, maître de sa technique
371uveau Code : « Le Droit est ce qui sert le peuple allemand. » Ce n’est pas d’attaquer les Églises, mais c’est de le faire en nat
372n des dilemmes fameux de notre temps fut posé aux Allemands par Goering : c’était du beurre ou des canons. Ils choisirent les can
100 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
373Hitler, c’est la façon dont il persuada le peuple allemand que toutes ses misères venaient de l’extérieur, de l’étranger, du Tra
374s autres, toujours des autres, — jamais du peuple allemand lui-même. C’est à ce procédé que l’on reconnaît le mieux la tactique
375t hitlérien, que l’hitlérisme n’est pas seulement allemand, que nous aussi, nous sommes déjà plus ou moins hitlérisés dans nos m