1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1s une Europe vieillie, les parfums puissants de l’Asie sauront encore éveiller de beaux rêves. Il y a ceux qui repoussent un
2er de beaux rêves. Il y a ceux qui repoussent une Asie ignorante du thomisme et ceux qui pensent inévitable le choc de deux
3ont pas eu de Moyen Âge », nous pourrons amener l’Asie à comprendre la religion romaine (ce christianisme méditerranéen si é
4que les autres entendent vaguement par Orient : l’Asie est le subconscient du monde, formule qui, je pense, réunira tous les
5ses gratte-ciels comme des tours de Babel, et une Asie immobile dans sa méditation éternelle. p. 1152 e. « Les Appels d
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
6e, et que par sa musique j’étais aux marches de l’Asie. En sortant du concert, j’ai erré aux terrasses des hôtels, dans le g
7sonne ne vit… Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fallait att
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
8e bonnes raisons humaines, de nous intéresser à l’Asie : les grèves à Bombay, les révolutions et les massacres en Chine, les
4 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
9e, et que par sa musique j’étais aux marches de l’Asie. En sortant du concert, j’ai erré aux terrasses des hôtels, dans le g
10sonne ne vit. Et certes un tel amour est un amour mineur. Mais qui saura jamais la vérité sur aucun être ? Et s’il fallait att
5 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
11uis des siècles, mais séculairement menacés par l’Asie : ils lui résistent par leur pauvreté. Les magnats de Hongrie sont dé
6 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
12dire : cela nous a valu quelques œuvres durables, mineures sans doute, mais délicates et ingénieuses. Cependant, les temps ont c
7 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
13 condamne aussi à rendre compte des seules œuvres mineures, toute création réelle étant la position d’un acte indépendant des mé
8 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
14ve, la raison remplit son office qui est l’office mineur et nécessaire d’un instrument. Mais si la vision de la fin s’efface o
9 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
15émesurées. Il y a le Japon qui veut dominer sur l’Asie ; il y a l’URSS qui veut faire mieux que l’Amérique et qui ne demande
10 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
16sieurs et dames, on oppose M. Stakhanov, champion mineur de l’URSS. L’erreur des Méchants, des « anti-progressistes », c’est d
11 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
17.) Nos hôtes nous avaient signalé la famille d’un mineur retraité, dont la femme fait des journées. Considérant que richesse o
18u’on le lui dise. Il s’estime fort au-dessus d’un mineur retraité, par exemple. Les instituteurs d’A… ? Ils sont du peuple. Ou
19e éthique, et de rendre ainsi à l’argent son rôle mineur de moyen, d’impur et simple moyen… 3-4 mars 1935 Deux jours au sole
20atuit, il néglige au contraire certaines qualités mineures et curieuses ou certains ornements de la pensée que le critique, blas
12 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
21outes parts à l’impiété. Le chrétien est impie en Asie, le musulman en Europe, le papiste à Londres, le calviniste à Paris,
13 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
22s. Morbacka, c’est comme une anthologie de scènes mineures des grands romans de Lagerlöf. On y admire, appliquées au réel, toute
14 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
23atuit, il néglige au contraire certaines qualités mineures et curieuses ou certains ornements de la pensée que le critique, blas
15 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
24Ce n’est pas pour défendre le capitalisme que les mineurs de la Sarre ont voté leur rattachement au IIIe Reich. Ce n’est pas en
16 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
25dire : cela nous a valu quelques œuvres durables, mineures sans doute, mais délicates et ingénieuses. Cependant, les temps ont c
17 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
26ance de l’esprit humain qui a trouvé du côté de l’Asie ses plus hautes et pures expressions. J’entends parler d’une forme de
18 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
27ement chez les peuples et dans les religions de l’Asie. L’Iran, l’Islam, l’Arabie et le Judaïsme ne sont pas cet Orient-là,
19 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
28 dans les landes de la Prusse ou les steppes de l’Asie. Le fait géographique que le Gothard est le seul point où un seul col
29bien plus qu’une entité géographique. (« Cap de l’Asie » dit Valéry…) Aussi bien, les notes qui vont suivre ont-elles l’ambi
20 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
30ertus sauront nous préserver de l’abus des vertus mineures, par où le Diable pourrait nous asservir. La solution est d’attaquer
31 participants de cette victoire. Un des prophètes mineurs de l’ère moderne, Joseph de Maistre, écrivait sous Napoléon : Lorsqu
21 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
32abitants des Amériques Nord, Centre, Sud, et de l’Asie, c’est-à-dire la moitié du genre humain. L’autre moitié en subit les
33 révoltés en Caroline du Sud ou à Harlem ; et les mineurs du pays de Galles n’auront plus de viande pendant des mois, parce que
34rançais riche et pur, battre le pouls mesuré de l’Asie, le cœur violent des Amériques. [p. 84] Et que dire de ce grand joue
22 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
35’en appeler aussi au précédent des sept églises d’Asie, possédant chacune leur ange ? Ou à la parole « Soyez un comme le Pèr
23 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
36e parviendrait à le dénouer régnerait sur toute l’Asie. ⁂ [p. 46] Car un nœud, c’est d’abord un anneau : signe d’alliance e
24 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
37 a l’Amérique du Sud, il y a les Russes, il y a l’Asie, voilà ce qui compte pour le commerce et pour l’avenir de la paix. Vo
38 des beuveries. On dit que c’est la question de l’Asie qui nous sépare. Car en réalité, nous touchons à l’Asie. Nous sommes
39ui nous sépare. Car en réalité, nous touchons à l’Asie. Nous sommes une puissance maritime et cela compense la proximité géo
25 1946, Combat, articles (1946–1950). Les intellectuels sont-ils responsables ? (5 juillet 1946)
40dire : cela nous a valu quelques œuvres durables, mineures sans doute, mais délicates et ingénieuses. Cependant, les temps ont c
26 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
41 parviendrait à le dénouer, régnerait sur toute l’Asie. Car un nœud, c’est d’abord un anneau : signe d’alliance et de prise
27 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
42isse d’un divorce sensationnel ou de la grève des mineurs. Je songe surtout au mouvement de l’esprit qui détermine, soit chez e
28 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
43 a l’Amérique du Sud, il y a les Russes, il y a l’Asie, voilà ce qui compte pour le commerce et pour l’avenir de la paix. Vo
44 des beuveries. On dit que c’est la question de l’Asie qui [p. 174] nous sépare. Car en réalité, nous touchons à l’Asie. Nou
454] nous sépare. Car en réalité, nous touchons à l’Asie. Nous sommes une puissance maritime, et cela compense la proximité gé
29 1947, Carrefour, articles (1945–1947). La France est assez grande pour n’être pas ingrate (26 novembre 1947)
46les parts qui reviennent à l’Amérique latine, à l’Asie et à la Russie, on voit ce qui reste pour l’Europe — pour la solidité
30 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
47e fameuse de Valéry sur l’Europe « petit cap de l’Asie ». Aujourd’hui l’Europe, vue d’Amérique, et j’imagine aussi, vue de R
31 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
48onner en notant que l’Europe n’est qu’un cap de l’Asie. À ces faits matériels vient s’ajouter le grand fait politique des de
32 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
49ppellerai ensuite que si l’Europe, petit cap de l’Asie comme on sait, a été tout de même pendant plus de deux mille ans, la
33 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
50le continent européen n’est qu’une péninsule de l’Asie. Si ce petit coin de terre n’en est pas moins, depuis plus de deux mi
34 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
51nter. Les députés non point d’une presqu’île de l’Asie un peu plus grande que la Corée, quoique ne dépassant guère 4 % de la
52es autres. D’où vient, Messieurs, que le cap de l’Asie ait dominé le monde pendant des siècles ? D’où, sinon d’un pouvoir d’
35 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
53e géographique : l’Europe est une presqu’île de l’Asie. Second caractère permanent : elle est nettement divisée en compartim
54n fait géographique qui marque ses limites vers l’Asie, mais seulement un fait historique, un rapport de forces humaines. La
55te. Et c’est dans l’affrontement perpétuel avec l’Asie, dans l’effort pour s’en distinguer, pour résister à la réabsorption
56 le rideau de fer. Relevons que les poussées de l’Asie par l’Est ont été suivies généralement de périodes sombres, d’épuisem
57st physiquement, autre chose qu’un petit cap de l’Asie, pour reprendre le mot fameux de Valéry, — le cœur et le cerveau du m
58e à ce qu’elle est, ne serait plus qu’un cap de l’Asie — et l’Asie n’a jamais passé pour la terre de la liberté. Certes, on
59le est, ne serait plus qu’un cap de l’Asie — et l’Asie n’a jamais passé pour la terre de la liberté. Certes, on peut dispute
60éfère) ou n’est qu’un appendice insignifiant de l’Asie. Et cela veut dire que la vraie source de la puissance européenne est
36 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
61nter. Les députés non point d’une presqu’île de l’Asie un peu plus grande que la Corée, quoique ne dépassant guère 4 % de la
62es autres. D’où vient, Messieurs, que ce cap de l’Asie ait dominé le monde pendant des siècles ? D’où, sinon d’un pouvoir d’
37 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
63une compréhension bien autrement inquiétante de l’Asie. Comment dire ce que l’on sent être à ce point étranger aux concepts
64omprendre, je viens de sentir au moins pourquoi l’Asie peut connaître les castes, ignorer entièrement la personne, faire bon
38 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
65s de l’Antiquité, les civilisations magiques de l’Asie et les modernes entreprises totalitaires, l’Europe nous apparaît comm
66avec le monde antique, avec le monde magique de l’Asie, avec le monde collectiviste. Je dis que nos valeurs modernes, actuel
67 ou tout au moins dans nos secrètes nostalgies, l’Asie l’ignore en toute sérénité, l’Amérique la déprime, la Russie la suppr
68 pourquoi vous le chercherez en vain dans toute l’Asie. Et vous n’en jouerez pas impunément dans les États totalitaires, où
69tif. Toutes les religions antiques et celles de l’Asie, étaient des religions an-historiques, en ce sens qu’elles croyaient
39 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
70ur les choses. Je constate que l’Europe, cap de l’Asie, a dominé le monde pendant des siècles non point par la réalité de se
40 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
71nie d’État. Il est facile de s’en convaincre. En Asie, dans l’Antiquité, chez les Aztèques, pendant la Renaissance, au xvii
41 1953, Journal de Genève, articles (1926–1982). Aller et retour (21 mai 1953)
72ions, par la force et par la fraude. L’Afrique, l’Asie, l’Amérique sont successivement tombées sous sa domination. La supéri
42 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aller et retour (avril 1953)
73ions, par la force et par la fraude. L’Afrique, l’Asie, l’Amérique, sont successivement tombées sous sa domination. La supér
43 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
74 et de défendre — contre l’URSS, l’Amérique, et l’Asie — les Européens tels qu’ils se montrent. Si les Européens n’étaient m
75 », profitent de son désastre pour s’emparer de l’Asie : nous lui serons livrés par surcroît. Presque rien de tout cela n’es
44 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
76ois massacré des peuples entiers, en Amérique, en Asie, en Afrique. Elle a produit Hitler, les chambres à gaz et le racisme.
45 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
77En-lai déclare en substance : « Bas les pattes en Asie ! Notre tour est venu de nous immiscer dans vos affaires. L’Indochine
78le installe au cœur de l’Europe les délégués de l’Asie et leurs problèmes, et nous impose ainsi, sans coup férir, un angle d
79e diversion, et que la meilleure possible était l’Asie. Il suffisait de viser le point crucial, qui se trouvait être le plus
80faites militaires et l’insolence des envoyés de l’Asie rouge. Et voici la deuxième victoire : pendant des mois, l’Europe ne
81 à la campagne neutraliste. Un revers français en Asie deviendra le nouveau prétexte à la démission de l’Europe. Le colonial
82Europe de l’Est, en même temps que la moitié de l’Asie. Il baptise « paix » cette conquête par la force, et « provocation be
83oyen de rétablir la « paix » dans le sud-est de l’Asie, puisque celle-ci se verrait ouverte à l’expansion russe et chinoise.
84i les tienne en respect. (Et tout le sud-est de l’Asie devrait comprendre que son élan irrésistible vers l’indépendance nati
46 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
85tout l’Europe est-elle autre chose qu’un cap de l’Asie ? Elle retrouverait ainsi sa juste place, dans une conception saineme
86jamais signal clair fût donné par l’Histoire. L’Asie à Genève, ou l’Europe humiliée Deux mois plus tard, tout est changé.
87aites militaires, et l’insolence des envoyés de l’Asie rouge distribuant à nos hommes d’État des camouflets très peu « diplo
88e à certains nationalistes. Un revers français en Asie deviendra le nouveau prétexte à la démission de l’Europe. Dans son pr
89-lai déclarait en substance : — Bas les pattes en Asie ! Notre tour est venu de nous immiscer dans vos affaires. L’Indochine
90ns que récitent les Russes et leurs satellites en Asie. Mais le colonialisme soviétique, lui, nous menace à bout portant : i
91is nos six nations de l’Est, et quatre nations en Asie. Il baptise « paix » cette conquête par la force, et « provocation be
92oyen de rétablir la « paix » dans le Sud-Est de l’Asie, puisque celle-ci serait ouverte à l’expansion russe et chinoise. Mai
93i les tienne en respect. (Et tout le Sud-Est de l’Asie devrait comprendre que son élan irrépressible vers l’indépendance nat
94t bien être détourné de ses fins par la Russie. L’Asie, donc, doit vouloir autant que nous, et autant que l’Amérique, l’Euro
47 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
95qui a permis à notre continent, simple « cap de l’Asie » comme on sait, de dominer toute la Planète. C’est la technique et s
48 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
96e christianisé ». S’il n’y a pas de socialisme en Asie, écrivait en 1930 Henri de Man, cela tient à l’absence du christianis
97 avons assisté à l’extension du communisme dans l’Asie. Mais prenons l’Inde : les premiers touchés par l’idéologie marxiste
98, voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie tout entière est menacée de « prendre » notre fièvre nationaliste. Ce
49 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
99’à la Renaissance, ne dépassent guère celles de l’Asie jusqu’à l’invention des machines. Vers 1800, tout va changer très bru
100s prix ; que la mise en valeur de l’Afrique, de l’Asie, des régions polaires offrira de nouvelles « occasions de travail » ;
50 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
101el. C’est qu’elle est menacée par la révolte de l’Asie et de l’Afrique du Nord. C’est qu’elle est sommée par l’Histoire de d
51 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
102 l’Europe, tandis qu’il est barré par la Chine en Asie ? Supposez, au surplus, qu’elle se soit avisée que la condition prolé
52 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
103met l’ensemble des rapports entre l’Occident et l’Asie, elle met en cause l’une des deux politiques fondamentales pratiquées
104à l’Empire soviétique russo-chinois le reste de l’Asie [p. 82] coupée de l’Occident… On conçoit qu’en présence d’une option
53 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
105ontinent. C’est pour un marché continental que le mineur extrait le charbon, que le paysan moissonne son blé. Ils s’en moquent
54 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
106tienne de l’Occident et la pensée religieuse de l’Asie 1 . Sur d’autres plans, pourtant, les différences éclatent. [p. 18]
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
107e — et non point le Silence des mystiques ou de l’Asie hindo-bouddhiste 15 — devenue par le même geste de l’Esprit Parole d
56 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
108s au moins diverses et parfois de sens opposés. L’Asie et la Russie n’ont pas connu la Renaissance : elles sont en train de
109nsi voyons-nous aujourd’hui l’Europe chassée de l’Asie, investie par les Russes et minée par les communistes, s’accrocher né
57 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
110e christianisé ». S’il n’y a pas le socialisme en Asie, écrivait en 1930 Henri de Man, cela tient à l’absence du christianis
111 avons assisté à l’extension du communisme dans l’Asie. Mais prenons l’Inde : les premiers touchés par l’idéologie marxiste
112r voici justement ma seconde raison : c’est que l’Asie tout entière est menacée de « prendre » notre fièvre nationaliste. Ce
58 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
113n peu plus de la moitié inférieure de la carte. L’Asie, presque réduite au Proche-Orient, occupe le reste de la moitié supér
114 fut le barrage massif établi par l’Islam entre l’Asie et nous, forçant nos énergies à se tourner ailleurs, vers le sud afri
115e défi de l’Islam n’a pas poussé les peuples de l’Asie à rechercher le contact avec l’Europe… Les raisons historiques [p. 14
59 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
116’à la Renaissance, ne dépassent guère celles de l’Asie jusqu’à l’invention des machines. Vers 1800, tout va changer très bru
117s prix ; que la mise en valeur de l’Afrique, de l’Asie, des régions polaires, offrira de nouvelles « occasions de travail »
60 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
118s Sudistes, par ailleurs dénoncée en Europe et en Asie — avec une véhémence suspecte — par tous ceux qui admirent les Soviet
119eut pas achever, et enfin de la Technique, dont l’Asie et l’Afrique ne paraissent nullement disposées à refuser les dons amb
61 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
120ait longtemps dominé, enfermée sur son « cap de l’Asie » par le rideau de fer communiste et la révolte de ses colonies, conf
121 Amériques et de l’Océanie, et la partie sud de l’Asie (à des degrés divers, mais pour le moins égaux à ceux qu’avaient atte
122loc soviétique compact, le monde arabe hostile, l’Asie qui nous expulse. Il a fallu qu’elle se sente menacée pour que l’Euro
123ffreux bouleversements. Laissons les Amériques, l’Asie, demain l’Afrique, reprendre le « flambeau de la Civilisation ». Mais
124le suffrage universel s’imposent partout, même en Asie, au moment où les grands problèmes de l’État et de l’économie échappe
125semblent bien devoir s’imposer nécessairement à l’Asie mère. Ils la divisent déjà en deux moitiés. Comment les accorder ? Ce
62 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
126non, par l’intermédiaire des princes nestoriens d’Asie et des moines franciscains, n’ont abouti qu’à des échanges simplistes
127en renversa le courant. Il se fit missionnaire en Asie, créa des évêchés dans toute la Chine mongole, au Turkestan et sur le
128’ère moderne, ont entrepris l’évangélisation de l’Asie non-mahométane, mais le colonialisme et la technique, puis le bolchev
129n volontaire ou forcé des colonies européennes en Asie vient de supprimer la cause la plus irritante du sentiment d’inégalit
130s, que les échanges se multiplient en fait, que l’Asie s’industrialise, et que le temps des voyages cesse de nous séparer (n
131echnique que l’Occident est requis d’apporter à l’Asie. « Il faut analyser les relations intimes qui existent [p. 261] entre
132ins phénomènes, ou de certaines conceptions que l’Asie tient pour vraies : la magie, le contrôle des sources de la pensée, l
63 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
133mne les menées communistes dans les pays libres d’Asie, Nehru dit oui, mais à la condition que fussent également condamnées
64 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
134 « cloués », le jeu ne s’en poursuit pas moins en Asie, en Afrique et dans le Moyen-Orient. Que devient alors, sur ces théât
135tiques en cours au sud-ouest de l’Europe. Reste l’Asie : Chine, Inde, Indonésie jouent une autre partie, non moins complexe,
65 1957, Preuves, articles (1951–1968). L’échéance de septembre (septembre 1957)
136tant à peu près elle-même dans l’ensemble. Mais l’Asie le pourra-t-elle ? Et l’Afrique ? L’URSS écrase les défenses instinct
66 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
137 arabe soutenu par le groupe de Bandung qui est l’Asie tout entière et une partie de l’Afrique, l’URSS nous menaçant de détr
67 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La Suisse et l’Europe après 1945 (avril 1957)
138et la France perdent leurs plus riches colonies d’Asie et d’Afrique du Nord. Le monde arabe se révolte contre l’influence oc
68 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
139r les États européens dans les deux Amériques, en Asie et en Afrique. Il y a la révolte de l’Asie contre l’Occident tout ent
140es, en Asie et en Afrique. Il y a la révolte de l’Asie contre l’Occident tout entier, révolte concrétisée par l’assemblée et
141e la population du monde, beaucoup plus rapide en Asie et en Afrique qu’en Europe même. Tous ces facteurs convergent, et tou
142tre nation, nous sommes tous des Européens. Vus d’Asie, je n’ai pas besoin d’insister, on nous confond même avec les América
143é des poussées et des contre-poussées venant de l’Asie et de l’Europe. L’Europe a varié et elle variera. Est-ce à dire qu’el
144é de formes d’organisation sociale inconnues de l’Asie, comme les Églises, la Commune, le Parlement, la Nation. Et enfin, ne
145 pourquoi sont-elles nées en Europe et non pas en Asie, par exemple ? Ainsi donc, toute définition statique de l’Europe, soi
146d’autres civilisations sacrées, comme celles de l’Asie, en général, ou comme les [p. 13] anciennes civilisations babylonienn
147moins, un principe général de cohérence. ⁂ Pour l’Asie, la civilisation et la religion enseignent une voie plutôt qu’une foi
148rsel. Le communisme lui-même ne peut apporter à l’Asie qu’une caricature très simplifiée de l’Occident, dont il est lui-même
149ion inégale de nos valeurs et de nos produits) L’Asie sourde à nos mélodies L’énoncé des plus hautes valeurs européennes ti
150e de Bach et dans celle de Mozart. La Messe en ut mineur réduit à peu de chose toute tentative verbale pour exprimer ce que l’
151 et l’URSS en quadrillé rouge et blanc. Quant à l’Asie et à l’Afrique, il faudrait y marquer des points rouges, indiquant la
152u’au jour où les habitants d’un médiocre cap de l’Asie, qu’on nomme Europe, se mirent à étudier cette matière mystérieuse qu
153e permets de lire comme suit : Europe = cap de l’Asie multiplié par culture intensive. J’en demande pardon aux esprits sci
154ait, l’Europe actuelle est assiégée. Chassée de l’Asie et d’une partie de l’Afrique, qui menacent de s’unir contre elle sous
155i vous ôtez la culture, il vous reste un cap de l’Asie, 4 % des terres du globe… Tout cela n’est pas nouveau, mais on l’oubl
69 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
156 l’Europe est en train d’être faite par l’URSS, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique, l’union de notre Terre sera faite par
70 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le Centre européen de la culture : ce qu’il fait — d’où il vient — où il va (février 1958)
157et technique et les cultures traditionnelles de l’Asie, de l’Afrique et du Moyen-Orient appellent des études et des solution
71 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
158a liberté de lire comme suit : Europe = cap de l’Asie multiplié par culture intensive Ayant en vue l’union de l’Europe, co
72 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
159it, grande et pacifique comme le nom de l’Océan d’Asie. Ce n’est pas un hasard si tu es là, au terme de ma vie, mon ange sec
73 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
160absolument hindou, ajoute Kassner, appartient à l’Asie, et n’eût été compris que par peu de Grecs, par les Eléates, et par a
161, reliant ainsi les représentations de l’ancienne Asie à celles de l’Occident chrétien. Ce qui lui semble, en fin de compte,
74 1960, Preuves, articles (1951–1968). Les incidences du progrès sur les libertés (août 1960)
162tions différentes de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie, du Proche-Orient et des deux Amériques ; mais ceci dans la perspecti
75 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
163le. Ce qui a permis de passer du « petit cap de l’Asie » à cette royauté longtemps incontestée — et qui peut renaître demain
164b hébreux, le pays du couchant, part de Japhet, l’Asie étant à Sem, l’Afrique à Cham — l’Europe est à nos yeux une unité de
165et technique et les cultures traditionnelles de l’Asie, de l’Afrique et du Moyen-Orient, appellent des études et des solutio
76 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
166it, grande et pacifique comme le nom de l’Océan d’Asie. Ce n’est pas un hasard si tu es là, au terme de ma vie, mon ange [p.
77 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
167absolument hindou, ajoute Kassner, appartient à l’Asie, et n’eût été compris que par peu de Grecs, par les Éléates, et par a
168, reliant ainsi les représentations de l’ancienne Asie à celles de l’Occident chrétien. Ce qui lui semble, en fin de compte,
78 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
169du moi Les peuples des régions que l’Europe nomme Asie diffèrent bien plus entre eux que les peuples de l’Europe, mais s’il
170s autres ? En fait, on ne voit pas les Sages de l’Asie dénoncer sans relâche, comme on pourrait s’y attendre, les croyances
171 s’en tient aux textes, la cause est entendue : l’Asie métaphysique ne connaît pas l’amour, — j’entends l’amour de Dieu, de
172t même l’amour matrimonial. Mais on me dira que l’Asie n’est pas toute spirituelle, et que la vie ne s’en tient pas aux text
173 tort. Car les grandes doctrines religieuses de l’Asie n’ont [p. 234] jamais été révolutionnaires. Elles n’ont jamais préten
174rine que ce n’était le cas, jusqu’à nos jours, en Asie. Prenons l’exemple de l’érotisme. Le Shivaïsme explique le cosmos tou
175catégorie spirituelle. Dans les littératures de l’Asie, on trouvera peu [p. 236] d’exemples convaincants — pour ma part, je
176ortalité par la rétention du semen, sont liées en Asie à la piété, tandis que nos coutumes viennent d’un vieux fonds païen e
177onflit avec la foi, tandis que la vie réelle de l’Asie est en symbiose avec ses religions. Et si la symétrie de ces formules
178en tous. » Depuis six millénaires, les sages de l’Asie n’ont pas [p. 243] varié dans leur croyance en la dualité de l’Un et
79 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
179là qui transforme et non pas un reflet ! Un poète mineur et parfait de ce temps l’a découvert un jour, non sans stupeur : Il
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
180ne cite qu’une quarantaine — Hésiode nomme encore Asie, et Métis ou la Raison, première épouse de Zeus. Beaucoup plus tard,
181tamorphosé en taureau, il l’enlève aux rives de l’Asie pour la conduire en Crète, où elle deviendra reine, et mère des rois
182r deux terres se disputer à son sujet, la terre d’Asie et la terre d’en face ; leur aspect était celui de femmes. L’une avai
183deux terres qui se disputent Europe, « la terre d’Asie et la terre d’en face », le continent déjà civilisé et celui qui n’a
184git, là aussi, de la rivalité entre l’Europe et l’Asie, l’une représentée par la Grèce indomptable, l’autre par la Perse doc
185reste le nom d’une puissance féminine enlevée à l’Asie, puis fécondée par le dieu mâle qui règne sur l’Olympe des Grecs cont
186era mieux que personne : Europe nous est venue d’Asie, mère de toutes les grandes religions, génératrice de tous les grands
187ne civilisation intermédiaire entre la Grèce et l’Asie. État puissant par son organisation, ses lois, ses arts, ses richesse
188enne. Qu’est-ce que l’Europe ? Europe est venue d’Asie. Elle a été enlevée à l’Orient par un dieu du Nord. Zeus-Jupiter dev
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
189 trois parties du monde que sont respectivement l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Cette tripartition mythique de la terre va d
190e la lignée de Japhet, qui, du Mont Taurus dans l’Asie médiane jusqu’à l’Océan Britannique posséderont toute l’Europe (omnem
191rce qu’Ion envoya des colonies sur les côtes de l’Asie mineure ; que cet Ion est visiblement Javan, en changeant I en Ja, et
192u’Ion envoya des colonies sur les côtes de l’Asie mineure ; que cet Ion est visiblement Javan, en changeant I en Ja, et on en v
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.4. Cadmus ou la quête d’Europe
193eux qu’ils pouvaient connaître en leur voisinage, Asie et Libye… Combien fallut-il d’années aux découvreurs de passes pour d
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
194 les pays d’où se lève le soleil, c’est-à-dire en Asie, par le mot Europe, on entendait le pays où le soleil se couche. De l
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
195e l’Europe n’est qu’un cap ou « un appendice de l’Asie ». Voici son texte le plus souvent cité à ce sujet : L’Europe devien
196 du vieux continent, un appendice occidental de l’Asie. Cela fit naguère sensation. Il s’agit en réalité d’un lieu commun d
197ne figure sur le globe que comme un appendice à l’Asie, est devenue la métropole du genre humain. 27 L’Europe n’est à prop
198dépendant. [p. 34] Ce n’est qu’une péninsule de l’Asie, l’extrémité, la pointe du continent asiatique. 29 Et, dans les mê
199ait le premier nommé les parties du monde d’après Asie et Europe, les Océanides. Hippias vivait au ve siècle avant notre èr
200ivres, dont l’un consacré à l’Europe, l’autre à l’Asie. Que pouvait-il entendre par Europe ? Dans son Prométhée joué en 472,
201sol d’Europe, tu prendras pied sur le continent d’Asie. Anaximandre pense de même 31 . Mais à partir de là, tous les auteu
202le premier parallèle (ou contraste) connu entre l’Asie et l’Europe 33  : § 18. Je vais maintenant exposer dans un aperçu so
203, et à en dire mon sentiment. J’avance donc que l’Asie diffère considérablement de l’Europe, non-seulement en ce qui est par
204t donc communément plus beaux et plus parfaits en Asie qu’en Europe, parce que la température la plus habituelle en est plus
205isons qu’il faut chercher la principale cause. En Asie, loin d’éprouver de fortes tribulations, celles-ci ont à peu près les
206elles ils sont soumis. La plus grande partie de l’Asie étant gouvernée par des Rois, il en résulte que partout où les hommes
207 pas conquérir les pays voisins. Les peuples de l’Asie sont intelligents et propres à l’industrie, mais ils manquent de cour
208n Strabon : Du temps d’Homère, ni l’Europe, ni l’Asie n’avaient reçu leurs noms respectifs ; l’œcoumène ou terre habitée n’
209pense que le monde est partagé en deux moitiés, l’Asie occupant l’une, l’Europe et l’Afrique l’autre. Paul Orose, son discip
210re supérieur en trois parties, qu’ils nommèrent l’Asie, l’Europe et l’Afrique… Et ainsi l’île de Crète paraît être située au
211titesse, elle est la plus grande en qualité… Si l’Asie se vante d’avoir vu former le premier homme par les mains mêmes du Cr
212elle ; mais que la gloire en est empruntée pour l’Asie qui n’a reçu ce bienfait que par préférence ou par bonheur. Mais l’Eu
213ne figure sur le globe que comme un appendice à l’Asie, est devenue la métropole du genre humain. Ainsi d’Hérodote et d’Hip
214tre le globe. Voyez sa ligne de force sortir de l’Asie pour se tendre vers l’infini par-dessus l’océan. Les autres continent
215erge dont la plaine russe se perdant au fond de l’Asie obscure, représentait la robe aux vastes et vagues plis. La Vierge Ch
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
216s entre le destin des peuples de l’Europe et de l’Asie, esquissées par Hippocrate et Aristote. Mais ces deux grands génies n
217 et place de la moitié occidentale de l’Empire, l’Asie en lieu et place de la moitié orientale : ainsi dans l’inscription de
218ignant Auguste comme Seigneur de l’Europe et de l’Asie 39 . Ce ne sont là ni l’Europe réelle ni encore moins l’Asie dans to
219e ne sont là ni l’Europe réelle ni encore moins l’Asie dans toute son extension, mais plutôt des désignations allégoriques.
220orique et spirituelle que l’on puisse opposer à l’Asie, et qui devienne acceptable pour les apologètes. Il faut attendre le
221re entendre que l’Europe ne le cède pas à toute l’Asie, et cela grâce au seul Martin. 46 À Martin de Tours s’ajoutent bie
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.8. « Europa vel regnum Caroli »
222 traditionnelle (l’Europe, la Libye ou Afrique, l’Asie), mais une existence autonome et dotée de vertus spirituelles. Selon
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
223 occupa une partie de l’Europe et une partie de l’Asie. C’est d’un seul et même langage reçu dans le châtiment de la confusi
224ographie générale, dont seuls les chapitres sur « Asie » et « Europe » purent être terminés. Pour la première fois depuis de
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
225mer Océane, et de dominateur de l’Afrique et de l’Asie. Et pourtant à sa mort, en 1558, que reste-t-il de ce grand rêve d’un
226squissée par Aristote, dans son parallèle entre l’Asie et l’Europe : Vous savez que l’Europe célèbre la renommée d’innombra
227rre. L’Afrique n’en a eu qu’un petit nombre, et l’Asie encore moins. Cette différence résulte de ce que, dans ces deux derni
228ure que le nombre des États diminue. On trouve en Asie un Ninus, un Cyrus, un Artaxerxès, un Mithridate ; on ne peut guère t
229ssité ou par toute autre passion humaine. Ainsi l’Asie ne compte que peu d’hommes illustres. Cette immense contrée où domina
230urope, de l’Afrique, et la plupart de celles de l’Asie, Rome resta la seule carrière ouverte au courage. Et les grands homme
231ands hommes se firent aussi rares en Europe qu’en Asie. La vertu tomba alors au dernier degré de l’abaissement. Car limitée
232au Proche-Orient, bien entendu, que se limite « l’Asie » dont on nous parle ici.) Érasme (1466-1536) En contraste éclatant
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
233ma entre les princes de Constantinople, a livré l’Asie aux mains des Turcs ; elle leur a ouvert les portes de la Thrace. Par
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
234e famille, peu fortunée. Il entra dans les ordres mineurs, mais ne reçut jamais la prêtrise. À Paris, il fit carrière sous les
235Lecteur à sentir la force de la démonstration. La mineure ou la seconde proposition contient les moyens, la preuve s’en trouver
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
236uyant dans leur pays, ils partaient tantôt pour l’Asie et tantôt pour l’Afrique, afin de changer de lieu et de se divertir 1
237ersans et Turcs enfin ont mêlé à la mollesse de l’Asie qu’ils ont soumise, les croyances grossières de leur religion ; les T
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
238ière de son commerce avec cette vaste partie de l’Asie qu’on appelle les Indes orientales. L’argent, ce métal si utile au co
239’Europe. 126 Sur le parallèle Europe-Asie : L’Asie n’a point proprement de zone tempérée ; et les lieux situés dans un c
240one tempérée y est très-étendue. De là suit qu’en Asie les nations sont opposées aux nations du fort au faible, les peuples
241rage. C’est la grande raison de la faiblesse de l’Asie et de la force de l’Europe, de la liberté de l’Europe et de la servit
242de la liberté de l’Europe et de la servitude de l’Asie ; cause que je ne sache pas que l’on ait encore remarquée. C’est ce q
243’on ait encore remarquée. C’est ce qui fait qu’en Asie il n’arrive jamais que la liberté augmente ; au heu qu’en Europe elle
244quise en hommes libres ; les peuples du nord de l’Asie l’ont conquise en esclaves, et n’ont vaincu que pour un maître. La ra
245st que le peuple tartare, conquérant naturel de l’Asie, est devenu esclave lui-même. … C’est ce qui a fait que le génie de l
246a toujours été semblable à celui des empires de l’Asie. Les peuples, dans ceux-ci, sont gouvernés par le bâton ; les peuples
247s ; et, dans tous les temps, ce que les peuples d’Asie ont appelé punition, les peuples d’Europe l’ont appelé outrage. Les T
248dépendants que pour le bonheur 128 . [p. 132] En Asie on a toujours vu de grands empires ; en Europe, ils n’ont jamais pu s
249urope, ils n’ont jamais pu subsister. C’est que l’Asie que nous connaissons a de plus grandes plaines ; elle est coupée en d
250a puissance doit donc être toujours despotique en Asie ; car, si la servitude n’y était pas extrême, il se ferait d’abord un
251tilité de son commerce. Au contraire, il règne en Asie un esprit de servitude qui ne l’a jamais quitté ; et, dans toutes les
252nies, forment de l’Europe, non-seulement, comme l’Asie ou l’Afrique, une idéale collection de peuples qui n’ont de commun qu
253destructive qui consacre la barbarie. L’Égypte, l’Asie, l’Afrique, la Grèce, tout a disparu devant ses progrès. On les cherc
254ctibilité a commencé à faire de grands progrès en Asie, à ce qu’on dit, il y a plus de douze mille ans ; et Dieu sait combie
255noble des races, vient naturellement du nord de l’Asie. Les Russes en tiennent le plus près, et c’est pour cela qu’ils ont f
256es richesses de l’Amérique que nous trafiquons en Asie. L’Univers n’offrit jamais un tel spectacle. L’Europe surtout est par
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
257prises, de nos établissements en Afrique et ou en Asie, vous verrez nos monopoles de commerce, nos trahisons, notre mépris s
258 citoyens qui répandront dans l’Afrique et dans l’Asie les principes et l’exemple de la liberté, les lumières et la raison d
259différens de cultes et de mœurs, depuis ceux de l’Asie antique jusqu’aux plus récens de l’Europe, ce nom d’une terre natale
260 me plaisais à retrouver la splendeur passée de l’Asie dans l’Europe moderne ; mais bientôt le charme de ma rêverie fut flét
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.4. Pendant ce temps, l’Amérique du Nord…
261ions, par la force et par la fraude. L’Afrique, l’Asie, l’Amérique sont successivement tombées sous sa domination. La supéri
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
262st européen. Quant au deuxième courant, il part d’Asie, par le Nord rejoint l’Europe où il submerge l’autre courant… S’il en
263 l’Europe n’a point de relations avec les Cours d’Asie ; en Afrique, Alger, Tunis, Tripoli, Maroc, sont dignes de remarque.
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
264ropéens, celui qui avait rêvé d’une conquête de l’Asie mais que son échec égyptien avait contraint de limiter ses ambitions
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
265la supériorité de l’Europe et de la liberté sur l’Asie et le despotisme : L’univers s’est partagé en deux systèmes d’une di
266urope le droit public, si court et si clair, de l’Asie et de l’Afrique ; mais puisque le pouvoir chez elle est toujours crai
267te de la vérité qui les réunit. Tantôt, comme les mineurs, ils creusent jusqu’au fond de la terre, pour pénétrer, au sein de l’
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
268oumettra l’Europe entière, jusqu’aux limites de l’Asie » ! En 1821, dans un écrit intitulé Europa und die Revolution, il att
269a s’ouvrir librement à notre culture, mais bien l’Asie et l’Amérique… Franz von Baader (1765-1841), philosophe bavarois, thé
270niverselle le monument de la pensée romantique. L’Asie — l’Inde en particulier — est la patrie de toute religion véritable m
271 le contraste classique, depuis Aristote, entre l’Asie et l’Europe, surtout en ce qui concerne la conception de la liberté ;
272e propension à la domination du monde ait passé d’Asie en Grèce pour se transmettre ensuite aux Romains, l’état de l’Europe
273iginelle doit être considérée, par opposition à l’Asie, comme le caractère distinctif de l’Europe. En Asie nous trouvons dès
274ie, comme le caractère distinctif de l’Europe. En Asie nous trouvons dès le commencement de grandes quantités d’États et de
275nt selon les possibilités de sa propre liberté. L’Asie, pourrait-on dire, est le pays de l’unité, où tout s’épanouit en gran
276lication posthume), Hegel décrit l’évolution de l’Asie, de l’Antiquité et de l’Europe moderne, comme s’il s’agissait réellem
277’Europe est vraiment la fin de l’Histoire, dont l’Asie est le commencement. Pour l’Histoire universelle, il existe un Est en
278s elle a bien plutôt un Est déterminé, et c’est l’Asie. Là se lève le soleil physique, extérieur, et à l’Ouest il se couche 
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
279 qu’une nation depuis qu’il y a une Amérique, une Asie, une Afrique. C’est de l’unité de l’Europe contre ces masses et de la
280un élément d’unité prenant racine certainement en Asie, mère antique des religions, des empires, des écritures et des arts,
281one se formèrent sur la terre d’Europe, et non en Asie. Les principales langues se répandirent en des contrées et des pays t
282 duquel la « Moscovie » et la « Scythie » sont en Asie… La Tzarine éclairée, Catherine le Grand — comme l’appelait le Prince
283t dont les bras vont s’étendre du Bosphore vers l’Asie, l’Afrique et l’Europe : alors l’Européen cherchera son salut dans la
284us apprend que nous sommes destinés à civiliser l’Asie. C’est fort bien ; mais demandez-lui donc, je vous prie, quels sont l
285i donc, je vous prie, quels sont les peuples de l’Asie que nous avons civilisés ? Apparemment les mastodontes et les autres
286toutes les révolutions de l’Orient partaient de l’Asie centrale. La nouvelle Charte de la Compagnie des Indes, voilà désorma
287 désormais le véritable élément civilisateur de l’Asie. C’est l’Europe au contraire, que nous sommes destinés à instruire su
288es voies il pénètre jusqu’au fond de la lointaine Asie où il n’y a guère que la Chine qui puisse encore lui barrer le passag
289 civilisations qui dépassent de beaucoup celles d’Asie par le fait qu’elles sont d’aspect et de forme multiples et qu’en ell
290milieu, où l’Europe reflue pour ainsi dire vers l’Asie — en Russie. C’est là que la volonté latente est depuis longtemps com
291 à la guerre avec l’Inde, ni aux complications en Asie que l’Europe devrait demander de la protéger contre le danger le plus
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
292es Américains et de forts contingents recrutés en Asie, en Australie et en Afrique. Appelés à nous tirer de nos décombres, i