1 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
1 Les Mémoires, en français, d’un des burgraves zu D. qui fut gouverneur d’Orange, et eut pour précepteur Pierre Bayle en p
2 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
2oumic. ⁂ À propos d’une conversation avec un SA D. de Rougemont nous écrit d’Allemagne : « L’ami XXX n’a pas dû lire Mei
3 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
3nde, c’est qu’on lui raconte une histoire, me dit R. — Mais si je raconte mon histoire ? — Le lecteur veut des histoires i
4s les précisions qu’un collégien puisse désirer.) R. me disait aussi : En somme, vous n’êtes pas un vrai chômeur, puisque
5t vrai, dans le détail… ⁂ Cette conversation avec R. m’a rendu attentif à un fait qui m’apparaît soudain fondamental : c’e
4 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
6t, A. M. Petitjean, Marius Richard, Armand Robin, D. de Rougemont, Michel Seuphor, Jean Tardieu. On voit qu’il ne s’agit p
5 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
7radicalement à toute culture véritable. ⁂ Île de R. — La nuit ! Je l’avais oubliée à Paris. La nuit des villes n’est pas
6 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
8raser Londres en cas de résistance, le jeune Lord D. me disait en riant : « C’est comme dans Carmen : ‟Si tu ne m’aimes pa
9et de plus graves, et personne n’a crié au fou. ⁂ R. vient d’être reçu au Palais de Venise et me raconte sa visite. Il pén
10 Duce. — Alors je m’assieds. » En sortant, ajoute R., je n’ai vu que des dos !… La nouvelle s’était répandue et l’on salua
7 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
11 Tout à l’heure, comme j’essayais de me faufiler, R. s’extrait du groupe, me cède sa place, et je l’entends dire à sa femm
8 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
12ien. Mais vous auriez tort de vous plaindre. C et D. N’empêche que nous sommes seuls à relever un défi qui s’adresse à tou
9 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
13près-midi pâle sur les dômes de Saint-Marc. A. et R. boivent un negroni en regardant passer par bancs les touristes en che
14es touristes en chemise, ceints d’étuis à Leica. R. — Avez-vous entendu cette femme à l’autre table ? Elle trouve Venise
15 » ! A. — Je comprends bien ce qu’elle veut dire. R. — Moi je m’y refuse absolument. Elle n’avait qu’à rester tranquille d
16router. A. — Vous êtes bien dur et bien maussade. R. — C’est qu’il y a de quoi ! Venise n’a rien de plus artificiel qu’une
17mis de voyager, ce n’est pas très… démocratique ? R. — Ce ne l’est pas le moins du monde, et après ? Vous croyez à la Démo
18s souvenirs, elle apprend à connaître l’étranger… R. — Je demande une expertise de ces clichés. Je n’entends ici, dans les
19ment éduquée, que vous semblez vouloir condamner. R. — Oh ! je ne la condamne pas ! Je la crois dépassée. On va me couper
20es du paradoxe, vous n’êtes pas « bien sérieux ». R. — Je suis aussi sérieux que l’étymologie. Démocratie veut dire pouvoi
21e. Ils entendent par démocratie tout autre chose. R. — Quoi, selon vous ? A. — Eh bien, l’égalité d’abord, l’abolition des
22itraire du Pouvoir. Seriez-vous devenu fasciste ? R. — C’est ce qu’on lance à la tête de quiconque émet le moindre doute s
23. — Il faut donc devenir fasciste ou communiste ? R. — Au contraire, il faut dénoncer les illusions démocratiques qui cond
24tendez et quelle sorte de régime vous paraît bon. R. — J’avoue que j’ignore son nom, on le trouvera bien un jour, et je n’
25ls sont aristocratiques. A. — Comme par exemple ? R. — L’éducation ouverte à tous, mais en vue de favoriser la promotion a
26irs qui deviennent tous abusifs quand ils durent. R. — Puis-je vous faire observer que l’élection n’est pas un procédé dém
27prouvez les élections. A. — Je ne vous suis plus. R. — C’est pourtant simple. Si les démocraties égalitaires croyaient vra
28z une aristocratie. A. — Vous jouez sur les mots. R. — Non, je les prends au sérieux. A. — Vous approuvez donc l’élection
29l’élection en tant que procédé antidémocratique ? R. — Cette raison ne serait pas suffisante. Voyons plutôt le mérite du p
30ste. A. — Que faites-vous du suffrage universel ? R. — Les démocrates eux-mêmes en limitent les dégâts. Dès qu’il s’agit d
31éputés. A. — Vous oubliez le Président américain. R. — Là, vous marquez un point. Ce mélange de plébiscite et de rugby, ce
32. Que deviendraient alors les libertés humaines ? R. — Il est douteux que l’homme soit libre. Luther le nie énergiquement,
33rlez plus bas, on nous entend aux autres tables ! R. — Croyez-moi, la Démocratie restera dans l’Histoire le rêve du dix-ne
34vons su l’entourer. A. (chuchotant). — Et après ? R. — Nos ministères seront remplacés par des cerveaux électroniques, seu
35es. A. — Les machines en tiendront-elles compte ? R. — Ce qu’il faut revendiquer, désormais, laissant tomber en chemin tou
36omme, un vieux système… Il a bien peu de chances… R. — Ce sont les chances de l’homme.   La nuit est là. Les dômes dorés
10 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur un certain cynisme (septembre 1957)
37er. Je suis ami de la France. Je me sens déprimé. R. — Vous ne l’avez pas volé, et cela vous apprendra à croire tout ce qu
38aconte et tout ce qu’on me donne à lire m’égare ? R. — Regardez ce que l’on fait, tous ces gosses, par exemple. Les grands
39t que le pessimisme, l’amertume et le ricanement. R. — C’est en effet la convention commune à l’extrême-droite et à la gau
40la tenons pour typiquement française en Amérique… R. — J’en déduis que votre pays se franciserait plus facilement que la F
41st-ce pas déprimant, pour les amis de la France ? R. — Je vous les laisse, mais je vous conseille de laisser cela qui se v
42 la santé de la France ». A. — Un nouveau livre ? R. — Non, c’est une petite liste qui compte huit à dix noms. A. — Faites
43un. Deux sont morts et pas un n’est un « jeune »… R. — Mais pas un seul n’est un cynique, notez-le bien, et ce sont eux qu
44cet égard. Que faites-vous de Céline le Cynique ? R. — Que voulez-vous que j’en fasse ? Céline est le modèle de votre Henr
45vent » 67 . A. — Vos auteurs vivent-ils à Paris ? R. — Quelques-uns, mais comme n’y étant pas. Les autres en province ou à
46de théâtre et aux poètes la qualité de créateurs. R. — Toute l’histoire littéraire de la France, des Serments de Strasbour
47A. — Quelle est la moyenne d’âge de vos auteurs ? R. — Soixante-quatre ans et demi, et saluez, je vous prie, car ce n’est
48l’homme. A. — Faut-il jouer la « Marseillaise » ? R. — Non, mais changez un peu vos mesures de la France. p. 72 ah. «
11 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le Centre européen de la culture : ce qu’il fait — d’où il vient — où il va (février 1958)
49n de la Section culturelle du Mouvement européen, D. de Rougemont et Raymond Silva ouvrent à Genève, dans une construction
12 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
50mans, R. Brugner, P. Desjacques, E. Hutchinson et D. de Rougemont). Ce stage de travail intensif (trois séances par jour)
13 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Avant-propos
51’ignore, mais n’en trouveront pas de plus sûres. D. de Rougemont.
14 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
52urs qui déclarent s’inspirer de « la Tradition », D. de Rougemont donne le tableau suivant formé de quatorze antithèses 40
15 1969, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Non, notre civilisation n’est pas mortelle ! » (30-31 août 1969)
53rgement employé au cours des émeutes de mai 1968. D. d. R. — Il n’y a pas de culture bourgeoise. Il n’y a pas de culture o
54t employé au cours des émeutes de mai 1968. D. d. R. — Il n’y a pas de culture bourgeoise. Il n’y a pas de culture ouvrièr
55 Question. — Et la culture, qu’est-ce que c’est ? D. d. R. — Je ne sais pas très bien ce que l’on entend par culture bourg
56ion. — Et la culture, qu’est-ce que c’est ? D. d. R. — Je ne sais pas très bien ce que l’on entend par culture bourgeoise,
57 nous sommes entrés dans une ère de révolutions ? D. d. R. — Il y a une nécessité révolutionnaire qui vient de cette mauva
58sommes entrés dans une ère de révolutions ? D. d. R. — Il y a une nécessité révolutionnaire qui vient de cette mauvaise ad
59revendications ne sont pas assez bien formulées ? D. d. R. — C’est exact. On dit n’importe quoi, parce qu’on n’a pas fait
60ications ne sont pas assez bien formulées ? D. d. R. — C’est exact. On dit n’importe quoi, parce qu’on n’a pas fait une bo
61me ? une mutation tant physique que spirituelle ? D. d. R. — Je n’en sais rien. Je sais vers quoi je voudrais qu’on aille.
62ne mutation tant physique que spirituelle ? D. d. R. — Je n’en sais rien. Je sais vers quoi je voudrais qu’on aille. Le pr
63istons à la mort de la civilisation occidentale ? D. d. R. — C’est impossible. Paul Valéry a écrit : « Nous autres, civili
64 à la mort de la civilisation occidentale ? D. d. R. — C’est impossible. Paul Valéry a écrit : « Nous autres, civilisation
65 une autre civilisation qui pourrait s’épanouir ? D. d. R. — Je n’en vois aucune. Question. — Et la Chine ? D. d. R. — Enc
66utre civilisation qui pourrait s’épanouir ? D. d. R. — Je n’en vois aucune. Question. — Et la Chine ? D. d. R. — Encore fa
67 — Je n’en vois aucune. Question. — Et la Chine ? D. d. R. — Encore faudrait-il que ce soit une civilisation vraiment diff
68n’en vois aucune. Question. — Et la Chine ? D. d. R. — Encore faudrait-il que ce soit une civilisation vraiment différente
69ifférence faites-vous entre marxisme et maoïsme ? D. d. R. — Le maoïsme prétend être le vrai marxisme. Mais c’est un mélan
70nce faites-vous entre marxisme et maoïsme ? D. d. R. — Le maoïsme prétend être le vrai marxisme. Mais c’est un mélange de
71us au succès des révolutions que des évolutions ? D. d. R. – Je ne crois pas du tout au succès des révolutions. Il n’y en
72succès des révolutions que des évolutions ? D. d. R. – Je ne crois pas du tout au succès des révolutions. Il n’y en a jama
73uez-vous l’apogée et la chute des civilisations ? D. d. R. — Personnellement, je ne crois pas que les civilisations soient
74us l’apogée et la chute des civilisations ? D. d. R. — Personnellement, je ne crois pas que les civilisations soient comme
75té de l’artiste dans un monde en transformation ? D. d. R. — Dans une société qui s’agrandit follement, qui perd ses mesur
76l’artiste dans un monde en transformation ? D. d. R. — Dans une société qui s’agrandit follement, qui perd ses mesures, la
77que traverse notre siècle a-t-elle été préparée ? D. d. R. — Je vous dirais sans trop réfléchir : par le nationalisme mili
78averse notre siècle a-t-elle été préparée ? D. d. R. — Je vous dirais sans trop réfléchir : par le nationalisme militarisé
16 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.4. Naissance d’une Fondation
79M. H. Brugmans, Franco Marinotti, J. H. Retinger, D. de Rougemont, Raymond Silva, Georges Villiers. Le baron van Zeeland é
17 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.5. Pronostics 1969 (une interview)
80Max Ernst… — Et la culture, qu’est-ce que c’est ? R. — La culture occidentale repose sur l’héritage gréco-romain et la thé
81 nous sommes entrés dans une ère de révolutions ? R. — Il y a une nécessité révolutionnaire qui vient de cette mauvaise ad
82revendications ne sont pas assez bien formulées ? R. — C’est exact. On dit n’importe quoi, parce qu’on n’a pas fait une bo
83me ? une mutation tant physique que spirituelle ? R. — Je n’en sais rien. Je sais vers quoi je voudrais qu’on aille. Le pr
84istons à la mort de la civilisation occidentale ? R. — C’est impossible. Paul Valéry a écrit : « Nous autres, civilisation
85une autre civilisation qui pourrait s’épanouir ? R. — Je n’en vois aucune. — Et la Chine ? R. — Encore faudrait-il que ce
86ouir ? R. — Je n’en vois aucune. — Et la Chine ? R. — Encore faudrait-il que ce soit une civilisation vraiment différente
87ifférence faites-vous entre marxisme et maoïsme ? R. — Le maoïsme prétend être le vrai marxisme. Mais, c’est un mélange de
88us au succès des révolutions que des évolutions ? R. — Je ne crois pas du tout au succès des révolutions. Elles ont toutes
89uez-vous l’apogée et la chute des civilisations ? R. — Je ne crois pas que les civilisations soient comme les plantes, qui
90té de l’artiste dans un monde en transformation ? R. — Dans une société qui s’agrandit follement, qui perd ses mesures, la
91que traverse notre siècle a-t-elle été préparée ? R. — Je vous dirai sans trop réfléchir : par le nationalisme militarisé,
18 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.11. L’Europe des régions
92érieux. — À quoi attribuez-vous cette situation ? R. — Au fait que les États-nations n’ont aucunement l’intention de renon
93riez-vous cette « difficulté d’être » de l’État ? R. — Tout d’abord, nous devons constater que la formule de l’État, qui b
94[p. 178] — Comment définissez-vous cette région ? R. — Elle peut être ethnique quelquefois, purement économique d’autres f
95cer de plus en plus la constitution de l’Europe ? R. — Ces facteurs sont au nombre de deux. Le premier, déjà mentionné, pr
96e domaine, il n’y a plus place pour le folklore. R. — Il subsistera pendant longtemps encore trois niveaux d’action europ
97 cas où elles seraient multinationales. [p. 181] R. — Les régions vont progressivement former entre elles un tissu de rel
98r, ou qu’alors il courra un risque d’éclatement. R. — C’est en effet la critique que l’on adresse immanquablement à celui
99faire contrepoids à la prépondérance alémanique… R. — Le sens de la réalité des régions n’est pas absent de Suisse. Mais
100plus vite, celle des États ou celle des régions ? R. — Nous avons déjà constaté qu’au point de vue politique l’unité fondé
19 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
101pourra jamais prétendre une révolution humaine. » D. de Rougemont, Penser avec les mains, 1933-1936. [p. 15] « La révolut
102son ensemble et en même temps vers la personne. » D. de Rougemont, Lettre ouverte aux Européens, 1970.   Voilà pourquoi le
20 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
103rasbourg, plus que des nostalgies de militants. D. Ce que nos États désunis ne peuvent plus faire Mais voici qu’en ce po