1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1révolte des autres et quelles prières cela fait à Dieu » disait Drieu La Rochelle. Mais il faudra bien se remettre à manger,
2moins de gloriole s’accompagnât votre ultimatum à Dieu. Mais, secouant son dégoût, un Montherlant s’abandonne au salut par l
3is jusqu’au point d’y percevoir comme un appel du Dieu perdu. Il avoue enfin la cause secrète des inquiétudes modernes : la
4des modernes : la perte d’une foi. Il a besoin de Dieu, mais il attend en vain sa Révélation : « C’est peut-être que je suis
5t d’abord en présence, non de nous-mêmes, mais de Dieu. » p. 311 o. « Adieu, beau désordre… (Notes sur la jeune littéra
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
6(mai 1926) s C’est le récit de la découverte de Dieu par une jeune fille élevée dans l’athéisme. Invraisemblablement ignor
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
7goisse qu’en y substituant ce qui ne vient que de Dieu : la Foi ». Acculée à la rigueur d’un choix presque impossible, notre
8 de l’inquiétude et de la foi : « Si tu as trouvé Dieu, il te reste à le chercher encore… » p. 563 ag. « Daniel-Rops :
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
9ée, sinon peut-être cette indispensable « part de Dieu » — comme dit Gide — qui serait aussi la part de l’humain, l’imperfec
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
10vant. Je ne connais pas de meilleur remède contre Dieu. Monsieur, vous avez dit : « C’est incompréhensible ! » — avec une in
11Si j’essaye un instant de m’élever à la notion de Dieu, répond Aragon, je me révolte qu’elle puisse en aucun cas servir d’ar
12ance d’un prophète qui rapprenne comment aimer un Dieu. Ce n’est pas à genoux qu’on attendra : pour que cela eût un sens, il
13i ? — sa grandeur, c’est qu’il lui faut atteindre Dieu ou n’espérer plus aucun pardon. II Novembre 1926. Je viens de retro
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
14le grâce ? un peu de cette connaissance active de Dieu que nos savants nomment mysticisme et considèrent comme un « cas » tr
15 ce côté. Mais du nôtre ? « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon », dit l’Écriture. ⁂ [p. 202] Je ne pense pas qu’une attit
7 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
16 vous proposez à notre bonne volonté gémissante ! Dieu, dans sa pitié, leur envoya un ange porteur d’une solution fort simpl
8 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
17emander de plus, s’il laisse en blanc la place de Dieu. Mais où trouver les lévites assez purs pour garder vierge parmi nous
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
1899] Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930) bg On ne sait presque rien de Lautréamont, sinon q
19s à la cheville de Rimbaud. (Ce n’est pas avec un Dieu pour rire que Rimbaud est aux prises, et il n’a cure de cette littéra
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
20uvaise grâce à qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie » dit la formule traditionnelle.) La l
21qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie » dit la formule traditionnelle.) La liqueur de pêche
22re de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous pr
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
23te d’un certain « homme moderne », — l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie même, en f
24dans la mort. L’homme qui pourrait se définir : « Dieu n’est pas, donc je suis » ; l’homme seul ; areligieux, relié à rien.
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
25« se séculariser, pour se constituer en dehors de Dieu sur des bases purement humaines ». Aux yeux du « séculariste », bien
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
26mots « forme », « couleur », « architecture ». Et Dieu avait une place plus grande dans la joyeuse lumière de notre ciel sim
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
27aire Belloc dont voici la traduction : L’amour de Dieu qui mène aux royaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu de l’Amou
28 cette œuvre où l’on parle le plus directement de Dieu que Dieu est le plus absent. Car nous y sommes à chaque page incités
29vre où l’on parle le plus directement de Dieu que Dieu est le plus absent. Car nous y sommes à chaque page incités à juger,
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
30ent, mais la foi, certainement. Et « l’honneur de Dieu ». p. 351 h. « Kierkegaard », Foi et Vie, Paris, n° 27, mai 19
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
31érature qui transforme les sommets en images d’un Dieu vertueux, ou en remparts de la liberté. La montagne n’est ni bienveil
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
32ommet d’une montagne en face du mont Maya et pria Dieu de lui donner Kobé et les bas-fonds. La nature, le sommeil et les enf
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
33vangile n’a de sens que par le jaillissement vers Dieu. Et tout précepte évangélique une fois détaché de la grâce se décompo
34 pas d’être vertueux, mais de faire la volonté de Dieu. Et ce que nous voulons ce ne sont pas des exemples édifiants, mais d
35s témoignages de responsabilités acceptées devant Dieu, avec l’incommensurable tragique que cela comporte. Un nom me hante,
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
36 n’étaient pas révélés parce qu’on les cachait en Dieu et qu’une sainte pudeur en dérobait l’accès. L’existence apparente ét
37, loin des oreilles des hommes, jusqu’au trône de Dieu. Il n’en est plus ainsi maintenant ; l’âme est restée semblable, mais
20 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
38n tant que le péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le converti ; c’est donc l
21 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
39uelques-uns des plus significatifs de ces récits (Dieu et le sommeil, Les Fins Dernières) l’on assiste à un réveil, explosio
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
40uvaise grâce à qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie », dit la formule traditionnelle.) La
41qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie », dit la formule traditionnelle.) La liqueur de pêch
42re de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous pr
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
43st encore à dire : du droit des choses telles que Dieu les a créées. Aristocratie de l’être et de la fonction, non de la con
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
44droits où la vraisemblance voudrait que le nom de Dieu fût invoqué (je pense au testament de la mère par exemple), c’est au
45romper, lorsqu’il note que dans ce conflit moral, Dieu est « tranquillement oublié ». Il y a visiblement chez Jean Schlumber
46r nous-mêmes le bien, dans l’abandon aux mains de Dieu, — aux violentes mains de Dieu. Un cantique nouveau Nous voici loin
47andon aux mains de Dieu, — aux violentes mains de Dieu. Un cantique nouveau Nous voici loin de nos auteurs. Si loin qu’en
25 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
48 normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, par rapport à notre pensée naturelle. Dès lors, pourquoi
49rnons-nous à « réaliser » dans nos actions ce que Dieu jugea bon de nous révéler dans l’Évangile. Et en présence de l’intemp
50ens, affirmons que nous ne savons presque rien de Dieu, ou plutôt qu’il est vain de chercher à en savoir plus que ce que la
51ilité de la raison devant l’insondable mystère de Dieu devient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde co
52, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre que l’
53omme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre que l’ensemble des lois de la nature. Ainsi la c
54nterdit à la pensée la plus probe de se passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu
55passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut êt
56. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il doit être envi
57 Il n’y a pas de neutralité du monde vis-à-vis de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du péché entraîne la considéra
58n’avons pas connu, alors que nous-même… Alors que Dieu seul juge. Si nous refusons le nom de chrétien à cet homme [p. 309] d
59 doctrinales les plus gênantes pour ce monde sans Dieu. Or, ce sont justement les valeurs que le « christianisme » de Goethe
26 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
60onisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désigne comme une lâcheté. Car en présence de l’athéisme militant, no
61litant, nous n’avons plus à prouver vainement que Dieu est ; mais à prouver pratiquement que nous y croyons. Nous n’avons pl
62leur appareil d’assurance dans le monde et contre Dieu — seul l’Évangile est radicalement dangereux, — salutaire. p. 478
27 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
63et s’impose dans le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décision se f
64a donné par son acte la preuve d’une obéissance à Dieu qui devrait être celle de tout croyant ; ou s’il a seulement manifest
28 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
65 que nous n’avons rien mérité, sinon la colère de Dieu. En face de morales de plus en plus débilitantes, asservies à la clas
29 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
66re 1932) b …que nous faisons du paradoxe ? Non. Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le
67ous met en relation personnelle et immédiate avec Dieu : et que la relation d’un être déchu avec son Créateur ne puisse être
68s — de vouloir fonder dans ce monde un Royaume de Dieu qui pour capitale, plutôt que Genève, choisirait Détroit. Il s’agirai
69e est l’arrêt de mort des idoles. Elle suppose un Dieu transcendant. Quel dieu fait de nos désirs d’hommes pourrait nous cer
70nthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance » 1 . p. 23
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
71e ses mesures morales, en donne la référence : ce Dieu terrible. Et sa vertu est choix. L’absolu d’un Nietzsche, c’est le Gr
31 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
72 adoriez la lumière, le beau temps vous serait un Dieu rendu visible ; et votre « bonheur » rien de plus que l’un des noms d
32 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
73rtius, dont il fut parlé ici même, [p. 135] ou le Dieu est-il Français, de F. Sieburg, donneront une idée assez juste du gen
33 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
74s, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse, et que no
75les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin que nul ne se glorifie » — est une participation
76litique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu.
77uivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jo
78(Abdias II, 3-4 et 15). Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en réalité ils rendaient à César. Entraînée dans cette politiqu
79dée chrétienne, l’idée religieuse, l’idée même de Dieu est abolie… » Ne pouvant supporter l’idée que cette « idée » soit abo
34 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
80ur une fois réel ; tout ce qui les désarme devant Dieu et les jette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bi
81t plus l’homme qui pose des questions, mais c’est Dieu, seul Sujet. Et alors l’homme, enfin, [p. 42] devient responsable 3
82mme, enfin, [p. 42] devient responsable 3 devant Dieu et devant son prochain, en tant que ce prochain lui apparaît précisém
83in lui apparaît précisément comme la question que Dieu lui adresse. À la faveur de cette « conversion », la notion même de p
84ommes ces ordres que l’on ne peut attendre que de Dieu : parce qu’avec les hommes, nous pourrons discuter… p. 37 c.
35 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
85nt à rapporter tous ces problèmes à la réalité de Dieu telle qu’elle nous apparaît, c’est-à-dire au problème de tous nos pro
86ème absolument insoluble, puisque notre rapport à Dieu, depuis la chute, est paradoxe par définition. Tel est l’aspect humai
87’est pas dans la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi est vaine et c’est perdre son temps que d’en apprécier hum
88que est formulée dans ce passage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce
89s ce passage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce qui est affirmé ici
90le contenu [p. 99] décisif d’un vrai discours sur Dieu. Mais comment établir le rapport nécessaire de ces deux aspects de la
91ause. C’est qu’aussi bien ce oui, c’est la Vie en Dieu, et ce non c’est la mort où nous sommes. Ce oui, c’est l’éternité, et
92ns doute que notre perpétuel refus de l’éternité. Dieu dit oui : l’homme comprend non, se découvrant soudain plongé dans la
93 plus ici d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; cho
94a dans notre parler quotidien. Nous dirons donc : Dieu premier et dernier, et ensuite seulement notre recherche, mais en mêm
36 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
95fusé de choisir. Il croit pouvoir entretenir avec Dieu des rapports de politesse. Cela pourrait bien être la formule du déso
37 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
96t à rejeter toutes les assurances humaines contre Dieu, tous les « rites » et toutes les « formules », en même temps que la
38 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
97nde majorité de nos contemporains ne croit pas en Dieu et sait qu’elle n’y croit pas. Mais elle garde chevillé au cœur le be
98du singe, les autres croient qu’il a été créé par Dieu. [p. 44] Ils se disputent énormément. J’estime qu’ils ont tort de se
99ce à part, à côté de la race des hommes créés par Dieu, et qui, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. Cette
100, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. Cette petite histoire ne s’applique pas seulement aux partisans att
101ilà la réalité décisive. Tous, nous avons reçu de Dieu cet ordre : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tous donc, nous a
102e dans cet acte, unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut in
103ntrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. p. 35 7. Conférence donnée à Genève, le 12 février 1934, au cou
39 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
104 une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocation des p
105s de fortes réserves. L’Évangile nous apprend que Dieu s’adresse à tous les hommes, croyants ou non. Je pense que beaucoup d
106ffle où il veut, nul ne sait où il va. Mais c’est Dieu qui nous dit cela, par la Bible. Nous ne l’aurions pas trouvé par nos
40 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
107ais de son effort, ni aucun esprit. À moins qu’un Dieu transcendant ne les y introduise. On peut dire, semblablement, que s’
41 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
108 mais être dans la foi, c’est faire la volonté de Dieu, c’est agir, c’est donc attester sa dignité proprement humaine. La fo
109 que cette transformation s’appelle le Royaume de Dieu, non le royaume de l’homme moyen. Contre le réactionnaire, il affirme
110ute politique chrétienne : « L’homme seul (devant Dieu) est au-dessus de la collectivité 20 . » Cela ne signifie pas que le
111 qu’est sa foi, — sa situation personnelle devant Dieu. Non seulement le chrétien pourra et devra collaborer avec tous les «
112nde dans ce rapport originel [p. 83] de l’homme à Dieu, d’où découle la relation concrète et humainement bienfaisante que l’
42 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
113u Taciturne Faisons-nous donc du paradoxe ? Non : Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le
114ous met en relation personnelle et immédiate avec Dieu : et que la relation d’un être déchu avec son Créateur ne puisse être
115re contre tout espoir, parce qu’elle espère en un Dieu transcendant, et qui n’est point fait de main d’homme. Quel Dieu fait
116nt, et qui n’est point fait de main d’homme. Quel Dieu fait de nos idéaux pourrait nous certifier, dans le fond de nos âmes,
117faites de notre volonté de vivre ? Mais aussi, ce Dieu qui nous sauve en dépit de tous nos échecs, c’est un Dieu qui veut êt
118 nous sauve en dépit de tous nos échecs, c’est un Dieu qui veut être adoré sans partage ! On ne peut pas espérer en son nom,
119doles dont il nous délivre. On ne peut pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en fac
120délivre. On ne peut pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en face des idoles, il n’
121t pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en face des idoles, il n’y a plus que deux
122e premier temps de son action rénovatrice. Servir Dieu, c’est combattre Mammon, ce n’est pas déplorer ses excès et toucher p
123nthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance ». 21 p.
43 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
124maître, que ça ne marche plus, et qu’un enfant de Dieu n’est plus un pauvre pantin du hasard ! Vienne l’échec, il en rend gr
125n du hasard ! Vienne l’échec, il en rend grâces à Dieu. À cause de l’échec ? Non point ; mais parce que cet [p. 94] échec, s
44 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
126? 23 Le jugement va commencer par la maison de Dieu. I. Pierre, 4, 17. Le faux rapport entre le christianisme et le ch
127s, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse, et que no
128les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin [p. 105] que nul ne se glorifie » — est une part
129litique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu.
130uivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jo
131 » (Abdias, 3-4 et 15.) Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en réalité ils rendaient à César. Entraînée dans cette politiqu
132idée chrétienne, l’idée religieuse l’idée même de Dieu est abolie… » Ne pouvant supporter l’idée que cette « idée » soit abo
45 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
133royance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit de salu
134 Comment l’homme s’aimerait-il lui-même mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son ori
135ême mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son origine et dans sa fin. L’homme étant «
136igine et dans sa fin. L’homme étant « séparé » de Dieu sa source, — et c’est en quoi consiste le péché « originel » — il en
137naturelle à l’homme, d’agir pour soi, et non pour Dieu. C’est maintenant au tour de l’humaniste d’endosser le reproche de lâ
138te encore, l’homme pieux qui prie pour demander à Dieu des « avantages » humains. (Comment donc les connaîtrait-il ? Comment
139es nommer, s’il n’a d’abord cherché la volonté de Dieu, si souvent contraire à la sienne ?) [p. 116] Prier pour qu’il fasse
140à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-il tout simplement d’enle
46 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
141Christ affirme que le début, c’est l’obéissance à Dieu, mais que c’est aussi le vrai but. La fin est déjà présente dans l’or
142t toujours purement symboliques de l’obéissance à Dieu, immédiats à l’origine et à la fin. Le marxiste, au contraire, revend
143nt symbolique du péché d’abord, de l’obéissance à Dieu ensuite. L’épitaphe laïque qu’on voit dans certains cimetières : Le t
144 valent que dans la mesure où ils sont faits pour Dieu, c’est-à-dire par Dieu. Sinon il suffirait d’être pharisien. Inutile
145ure où ils sont faits pour Dieu, c’est-à-dire par Dieu. Sinon il suffirait d’être pharisien. Inutile de s’étendre plus sur l
146 impossible, est une pure hypocrisie en dehors de Dieu. Le plus court chemin vers autrui passe par Dieu. Et il n’y en a pas
147 Dieu. Le plus court chemin vers autrui passe par Dieu. Et il n’y en a pas d’autre. Il n’y a pas d’autre communion humaine.
148nt-ils encore que, pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut mourir ? Que toutes les promesses du Christ concernent la vi
149 à donner un sens réel aux paroles de l’Évangile. Dieu seul le peut. La conclusion de tout cela est évidente. Si nous sommes
150bien ordonnée que celle qui commence par rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Sinon, César lui-même pâtira. p. 119 36. Caus
151celle qui commence par rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Sinon, César lui-même pâtira. p. 119 36. Causerie donnée au cer
47 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
152nt, que le fascisme. Il vaut bien mieux repousser Dieu que de l’admettre comme soutien de l’État. La comédie spiritualiste,
153sait que le premier commandement, c’est de servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu,
154mmandement, c’est de servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et
155ieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des P
156pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des Prophètes lui appr
157 et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des Prophètes lui apprend que le péché majeur est c
158éché majeur est celui qui consiste à se servir de Dieu en le servant. L’opposition du christianisme et du fascisme, c’est l’
48 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
159in sera au dernier rang de l’ordre spirituel, que Dieu ordonne. Et encore : le plus grand est celui qui s’abaisse à servir l
160croient à l’argent et haïssent celui qui croit en Dieu. Voilà la seule opposition réelle, la seule qu’il y ait lieu de prend
161et les derniers les premiers — dans le Royaume de Dieu. Il adresse à chaque homme une vocation : là s’arrête son égalitarism
49 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
162que voici : pour les Réformateurs, l’homme devant Dieu égale zéro ; pour les modernes, un protestant égale une personnalité.
163dre ici. Comment passer du zéro de l’homme devant Dieu à la valeur infinie de la personnalité ? Comment passer de notre théo
164auté absolue de tous les temps : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une société absolument nouvelle : l’Église. Qu’e
165terrestre : il s’est assis au Ciel à la droite de Dieu. Leurs ambitions non plus ne sont pas terrestres, car ce qu’elles att
166 restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme des novateurs. « Nous
167’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai que l’œuvre de Ca
168État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que Dieu attribue à chaque homme dans Son plan. Notez bien que nous retrouvons
169e, distincte et reliée à nouveau. Car le rôle que Dieu attribue à un homme distingue cet homme, l’isole, mais en même temps
170t qu’il peut incarner une volonté particulière de Dieu. Et dès lors, cet homme n’a pas-seulement le droit d’être respecté pa
171par cela je ne sois nullement empêché de rendre à Dieu le service que je lui dois par ma vocation. » C’est à ma connaissance
172garchies et républiques sont également voulues de Dieu et doivent être obéies comme telles. Une fois cependant il marque une
173 que la personnalité, si grande soit-elle, devant Dieu c’est zéro. Et si l’on se borne au point de vue social, il faut prévo
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
174nde majorité de nos contemporains ne croit pas en Dieu et sait qu’elle n’y croit pas. Mais elle garde chevillé au cœur le be
175du singe, les autres croient qu’il a été créé par Dieu. Ils se disputent énormément. Je crois qu’ils ont tort de se disputer
176ce à part, à côté de la race des hommes créés par Dieu, et qui, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. » Cett
177, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. » Cette petite histoire ne s’applique pas seulement aux partisans at
178ilà la réalité décisive. Tous, nous avons reçu de Dieu cet ordre : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tous donc, nous a
179et [p. 156] acte unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut in
180ntrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. p. 143 q. « Destin du siècle ou vocation personnelle ? », Foi e
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
181 qu’il ordonne cette soumission : ils l’appellent Dieu). Ce qu’il y a d’inoffensif chez l’être faible, sa lâcheté, cette lâc
182haine des hommes ; bien plus : une révolte contre Dieu. L’homme du ressentiment, ce n’est pas le chrétien, c’est le bourgeoi
52 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
183t monté sur un petit tertre et il avait maudit le Dieu tout-puissant qui le laissait mourir de faim. Ce blasphème assombrit
184it pas en assumer l’entière responsabilité devant Dieu et devant les hommes. Ce ne fut qu’à la fin de sa vie qu’il s’offrit
185« Il y a une différence qualitative infinie entre Dieu et l’homme. » Le sens réel et profond de toute son œuvre réside dans
53 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
186 seul est plus forte, dans son humilité et devant Dieu, — car c’est la foi, — que les discours des réalistes et l’enthousias
187 chacun n’est pas à sa place là où la vocation de Dieu l’a mis. Supposez qu’un tel homme existe. Que va-t-on faire de lui, d
188onde qu’on nous prépare ? Il se peut, si pourtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où
189age, « en vertu de l’absurde », sur le chemin que Dieu lui montre, seul. Cette primauté de la foi sur les vérités qui font v
190és qui font vivre, cette solitude première devant Dieu, est-ce bien cela que revendiquent les défenseurs du primat de l’espr
191i à Berlin, ni à Moscou, mais à nous-mêmes devant Dieu. ⁂ [p. 609] Soeren Kierkegaard est sans doute le penseur capital de
192x qu’aucun autre le message du « solitaire devant Dieu ». L’ironie Lorsque je vois de toutes parts, en Europe, à travers l
193ant choisir. Ou bien tu crois à la seule grâce de Dieu, dans l’abîme infini où tu te vois, ou bien tu crois aussi à ce série
194c émotion sur ce texte qu’il a choisi lui-même : “Dieu a élu dans le monde les petits et les méprisés”, et personne ne rit !
195mitent, et n’agissent jamais seuls. » Mais ce que Dieu exige, c’est précisément le contraire : il veut l’originalité. « Voil
196veut l’originalité. « Voilà pourquoi la Parole de Dieu est telle qu’on y trouve quelque passage qui dise le contraire d’un a
197ierkegaard appelle, c’est l’homme seul devant son Dieu. Mais comment cela se peut-il, sinon par l’effet de la foi ? Il faut
198eut-il, sinon par l’effet de la foi ? Il faut que Dieu [p. 613] l’appelle, qu’il le nomme et par là le sépare, autrement l’h
199 exemplaire dans le troupeau. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui répond à la foi, cet appel. Quand on parle de romant
200de est lui-même en révolte contre l’ordre reçu de Dieu, qui sera l’Ordre du Royaume. Et nier une négation, c’est s’enfoncer
201tien est position, obéissance. Si donc l’appel de Dieu isole du monde un homme, c’est que le monde, dans sa forme déchue, s’
202, dans sa forme déchue, s’oppose au monde tel que Dieu l’a créé, s’oppose à la transformation que veut l’Esprit, s’oppose à
203ransformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine de sa réalité. Celui-là seul co
204rait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ? Mais qu’il soit foule, il aura ce « courage », — il l’a eu. Il faut
205as d’autre pouvoir que mon refus d’exister devant Dieu et d’exercer le pouvoir que je suis. Elle n’est que ma dégradation. E
206ait se tenir, dans l’instant, « sous le regard de Dieu », comme disent les chrétiens. (Est-ce facile ? ou bien même possible
207e la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus présent. Parce qu’il sait q
208eut-être aussi tout formel, de l’isolement devant Dieu. Et, d’autre part, l’acte du « solitaire » n’est pas de ceux dont nou
209 conséquences. Ou bien il est, et c’est l’acte de Dieu, ou bien je l’imagine, et mon discours est vain. À qui pressent, dans
210l’époque ne provient pas de ce qu’elle est « sans Dieu », car nul siècle, comme tel, ne fut jamais chrétien, mais bien plutô
54 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
211estait l’acte historique. L’incarnation totale de Dieu dans l’Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite attei
212 réunir — ce que ne font ni la vie ni la mort, ni Dieu qui ressuscitera les morts 20 . En vérité, cette illusion provient d’
213rien vu qu’un corps en mouvement. C’est parce que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme [p. 382] que l’esprit, parmi nous,
55 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
214re à la Nature : il est lui-même une question que Dieu ne semble pas entendre. L’homme antique, c’est Adam dessaisi de sa ro
215e monde, séparé de l’homme, et l’homme, séparé de Dieu. Pourtant le dernier mot a été prononcé. ⁂ L’effort de l’homme pour i
216tion des choses en même temps qu’à la question de Dieu. Baptiser communion ce lyrisme de l’isolement, c’est un des tours com
56 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
217apitaliste. Tous deux savent qu’il faut être pour Dieu ou contre Dieu. La bourgeoisie a choisi dès longtemps, pratiquement a
218s deux savent qu’il faut être pour Dieu ou contre Dieu. La bourgeoisie a choisi dès longtemps, pratiquement athée sans le sa
57 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
219ut cela, ce n’est pas la « misère de l’homme sans Dieu », mais la misère de l’homme livré à un Dieu qu’il ne connaît pas, pa
220sans Dieu », mais la misère de l’homme livré à un Dieu qu’il ne connaît pas, parce qu’il ne connaît pas le Christ. « Nul ne
221ient au Père que par moi ». C’est par le Fils que Dieu devient pour nous le Père ; mais alors, l’acquittement est possible.
58 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
222gnante qui soit. » Il faut perdre la croyance en Dieu, en la liberté et en l’immortalité, comme ses premières dents ; ce n’
223ela veut dire : J’aime les hommes pour l’amour de Dieu ? Est-ce autre chose que de dire : J’aime les gendarmes pour l’amour
224hrase typique d’un homme qui n’a jamais rencontré Dieu en Christ ; pas plus qu’on ne saurait rencontrer la justice ; pas plu
225zsche croit découvrir que la notion chrétienne du Dieu paternel dérive de la notion « de la famille patriarcale ». Comme si
226 hommes de commandement commanderont aussi à leur Dieu, tout en croyant le servir. » Formule qui n’est pas valable pour le s
227me s’est établi au nom de la Science, qui est son Dieu. On sait aussi qu’il n’a pas hésité à condamner la théorie d’Einstein
228il y a, à côté de la causalité absolue, encore un Dieu ou une finalité, l’idée de la nécessité devient insupportable. Tradu
229uisons : dès que vous croyez qu’il y a, à côté de Dieu, encore un dieu : morale, devoir kantien, conscience, notion humaine
230 l’idée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en partic
231liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en particulier, une certaine théologie libérale
232éressées, de toutes ces choses. N’est-ce pas ce « Dieu moral » qui détourna plusieurs générations des églises où on le prêch
233on le prêchait envers et contre tout « honneur de Dieu » ? La réfutation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” q
234ntre tout « honneur de Dieu » ? La réfutation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” qui est réfuté. Il est bien
235a réfutation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” qui est réfuté. Il est bien significatif que les fragments de
59 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
236qu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » L’Histoire, le développement de la tradition, l’accoutuman
237de la notion de contemporanéité avec la Parole de Dieu. Essayons de résumer sa description extrêmement précise et vigoureuse
238ise et vigoureuse des trois temps de la Parole de Dieu. Nous la trouvons aux pages 148 à 155 du premier tome (en cours de tr
239temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155] prophètes et des apôtres — l’Ancien
240à d’elle-même, à travers eux, à la Parole même de Dieu. « Autre est le temps du parler direct et originel de Dieu lui-même d
241utre est le temps du parler direct et originel de Dieu lui-même dans sa Révélation, le temps de Jésus-Christ, le temps de ce
242manité. Ils résultent d’attitudes différentes que Dieu adopte en face de l’homme. Ils représentent trois activités de Dieu b
243e de l’homme. Ils représentent trois activités de Dieu bien distinctes. « Cette position différente dans la hiérarchie de Di
244« Cette position différente dans la hiérarchie de Dieu distingue les trois temps d’une manière tout à fait particulière, qui
245nt les temps de l’homme en dehors de la Parole de Dieu, et qui dépend ici de la distinction propre aux temps de la Parole. »
246e devient le « contemporain » [p. 156] du Fils de Dieu qu’à l’instant où, par la foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fi
247 foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la chair, ni le sang n’auraient pu lui faire dire ce
248lui faire dire cette parole (Matt. 16, 17). C’est Dieu lui-même qui agit en lui à ce moment, qui lui fait faire le « pas »,
249phétie au temps de la présence. Ou encore : c’est Dieu seul qui peut faire passer l’homme d’un temps à l’autre, c’est par le
250 temps à l’autre, c’est par le « bon plaisir » de Dieu seul que nous pouvons devenir contemporains de sa Parole. Nicodème a
251absolu de l’Église dans notre temps. Il dépend de Dieu seul, et nullement de nos efforts, que nous passions de notre temps à
60 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
252simplement le message existentiel de la Parole de Dieu ! Il me semble que c’est assez !   — Ici s’engagea un débat extrêmeme
253: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est
254rsonne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le d
255ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieu
256et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu… Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondi
257oi, Nicodème, docteur et professeur des choses de Dieu… Ce que j’ai vu et entendu c’est cela qu’il me faut attester… Et je l
258e, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? Nous sommes là en pleine et absolue certitude ; nous apercevons le
259sut reconnaître en ce Jésus un docteur envoyé par Dieu ! [p. 168] « Mais voyez-vous, nous sommes ici au nœud de ce mystère
260que ce prophète, Jésus, “était venu de la part de Dieu”. Comment le savait-il ? Parce qu’on lui avait dit quels miracles fai
261ole de l’homme qui ne peut pas mourir !… Plaise à Dieu que l’angoisse qui tourmente cet homme depuis sa rencontre nocturne,
262e et de la Cène n’ont aucune espèce d’importance. Dieu fait pour nous, à ce moment, ce que Nicodème et tous les hommes recon
61 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
263é par des voies imprévues, comment la négation de Dieu entraîne la négation du prochain, dans un esprit voué à la plus tortu
62 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
264limites charnelles et temporelles, à s’oublier en Dieu, son principe ». La question est alors de savoir s’il existe une myst
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
265t de suite à un exemple extrême. Pour le croyant, Dieu n’est pas un problème, ni la solution d’un problème, mais il est la p
266C’est lorsque la foi disparaît que le problème de Dieu se pose — éternellement insoluble. Ou bien Dieu [p. 22] est présent,
267e Dieu se pose — éternellement insoluble. Ou bien Dieu [p. 22] est présent, et c’est un ordre souverain ; ou bien il se reti
268l se pose à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’aff
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
269dans l’absolu, comme un idéal religieux, comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providence plus rigoureuse que l’
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
270istoire », c’est l’histoire des [p. 61] gestes de Dieu, dont les Hébreux ne furent que les instruments. C’est l’histoire des
271celle que lui prêchent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourq
272chent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourquoi son telos est
273ient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourquoi son telos est transcendant comme Dieu,
274. C’est pourquoi son telos est transcendant comme Dieu, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seul
275nscendant comme Dieu, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux morte
276 Dieu, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux mortels, et c’est po
277titution égare Et ils se prostituent loin de leur Dieu. (Osée, 4, 12) Cet « esprit de prostitution », cette idolâtrie qui r
278lte du destin profane contre la libre vocation de Dieu. Et de même que cette révolte est symbolisée au concret par les statu
279la fois l’origine et la fin du peuple : l’Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est
280 Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peu
281vice. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et p
282 du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en [p. 62] elle la règle permanente de toute action et de
283es civiles : c’est que la mesure est indivisible. Dieu est au ciel, sa loi est sur la terre, et les prêtres sont là pour vei
284n que ce soit leur métier — s’ils oublient que le Dieu qu’ils servent est un Dieu qui se nomme « jaloux », les prophètes se
285 s’ils oublient que le Dieu qu’ils servent est un Dieu qui se nomme « jaloux », les prophètes se lèvent contre eux et dénonc
286ntreprise de Babel : une révolte d’orgueil contre Dieu. La culture d’Israël sera pauvre à raison même de sa pureté. Sa pauvr
287actions : c’est que le culte qu’il faut rendre au Dieu vivant est une obéissance directe « en esprit et en vérité ». Or abst
66 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
288ublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il perd aussi le sens des noms et bientôt sa langue délire : « Il pr
289tte faim et cette soif. Au païen ignorant du vrai Dieu, les prêtres donnent des idoles faites à l’image des terreurs de l’ho
67 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
290viétique des Sans-Dieu, on ne saurait nier que le Dieu qu’il sert est immanent aux intérêts du Volkstum, et doit se confondr
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
291ifférentes. Et qu’il advienne de la Russie ce que Dieu voudra ! Nous avons [p. 125] bien assez de notre sort pour en être au
69 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
292e pétrirai selon la loi nouvelle. Advienne ce que Dieu voudra ! J’aurai du moins gagné ma mort. J’aurai vécu. Le sort du mon
70 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
293l entendre qu’elle relève de la seule patience de Dieu. Je crois cela. Mais cette longanimité agit aussi par nos mains d’hom
294oir en face, pour l’accepter ou pour le refuser : Dieu, mal, souffrance, responsabilité de la pensée, but de la littérature,
295il est admirable de l’aimer. Et la pensée même de Dieu ne s’est point soustraite à cette loi, c’est-à-dire à ce choix souver
296à cette loi, c’est-à-dire à ce choix souverain de Dieu. C’est en s’y soumettant qu’elle se révèle à l’homme, lorsqu’elle s’i
297 vision de l’homme, la forme de son corps tel que Dieu le forma. Ainsi l’acte nous réincarne. La primauté du spirituel, c’es
298et acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain de l’acte est d’aller contre quelque chose — Die
299main de l’acte est d’aller contre quelque chose — Dieu seul agit et crée de rien — mais de n’aller pas jusqu’au bout. Et c’e
300é est défini par cette contradiction. Aux yeux de Dieu, notre acte est seulement restaurateur. À la mesure de sa violence, i
301le faux dieu du moi pur, pour ressusciter le vrai Dieu. C’est pourquoi dans le temps tout se renverse. Chacun des actes [p. 
302le l’homme perdit jusqu’au souvenir de l’image de Dieu qu’il était. L’homme créateur n’est pas le démiurge isolé d’un idéali
71 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
303monies monumentales et sacrales en l’honneur d’un Dieu nouveau, l’âme de la masse, l’obscur et puissant esprit de la nation,
72 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
304ais à bout dans mon esprit. Voici : l’homme a tué Dieu. Alors est venu l’État, qui n’a plus rien au-dessus de lui pour le ju
73 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
305 pour un esprit qui reconnaît la transcendance de Dieu, seul auteur de la foi. Tandis que dissocier la doctrine de Marx de s
306Staline ne peut le sauver qu’au prix de la vie du Dieu qui est en lui, c’est que l’homme est pécheur, et ne peut pas outrepa
74 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
307abîmes : ceux qui séparent l’éternel du temporel, Dieu de l’homme, la grâce de la nature, et la Révélation de notre raison ?
308orme, par Luther et Calvin, répond : [p. 14] non, Dieu seul connaît ce qui est de Dieu. Pour nous, ne connaissons de la volo
309nd : [p. 14] non, Dieu seul connaît ce qui est de Dieu. Pour nous, ne connaissons de la volonté de Dieu que ce qu’il lui a p
310 Dieu. Pour nous, ne connaissons de la volonté de Dieu que ce qu’il lui a plu de nous en révéler dans l’Écriture, et par l’a
311 demeure la « fidèle interprète » des volontés de Dieu. Mais c’est ici que Bossuet nous arrête : « Qu’entendez-vous, nous di
312e à la Révélation donnée une fois pour toutes par Dieu lui-même dans son incarnation unique, dont l’Écriture témoigne. — C’e
313e, une réponse qui n’est pas nôtre : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » (Jean 6:29) Si vou
75 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
314n de l’Esprit, c’est-à-dire Jésus-Christ, fils de Dieu, a jamais « porté l’empreinte de certains intérêts terrestres », et c
76 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
315e dans la vie et dans la mort du Christ, homme et Dieu, car lui seul eut vraiment « le droit de mourir pour la vérité », éta
77 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
316 vraiment « poétiser », collaborer à l’ouvrage de Dieu, et recréer la catholicité. Mais c’est aussi, dans le monde d’aujourd
317e la création attend la révélation des enfants de Dieu, parce que ce n’est pas de son propre gré qu’elle a été assujettie à
318! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute éternité ! p. 992 aa. « L’Art poétique ou Qu’
78 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
319laisser marcher sur les pieds, chacun pour soi et Dieu pour tous, etc. — c’est bien à ce slogan-là : le fascisme est à droit
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
320s. Ici tout est sans voile, dans sa nudité devant Dieu. Ici plus de dérangements domestiques, plus aucun de ces subterfuges
321 (solitude), et Gottgemeinsamkeit (communion avec Dieu). Leur rapprochement exprime le sens profond de la lande, son sens és
322 mouvement de l’être. Celui qui « se tient devant Dieu » est seul. Il se trouve placé dans un rapport strictement personnel,
323définition. Mais aussitôt qu’il communie avec son Dieu, il se voit uni à ses semblables par un lien de responsabilité. Sépar
324us d’une aultre robe, pour l’usage de l’eschole : Dieu leur doint bien faire ! Si i’estoy du mestier, ie naturalizeroy l’art
325ses particulières, d’autant plus nous connaissons Dieu » (Spinoza). « Tout l’univers s’adresse à l’homme dans un langage in
326oir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire
327chose qui prouve certainement quelque chose, mais Dieu sait quoi. Pour moi, je sais seulement que je suis content. Hier soir
80 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
328 que les autres, mais c’est qu’ils se confient en Dieu, et qu’ils n’attendent des ordres que de lui. À la fin, un des commun
329bat : En somme, dit-il, si nous ne croyons pas en Dieu, nous autres, ce serait que nous sommes trop orgueilleux ? En général
330n ont peur. Or, ils devraient n’avoir peur que de Dieu, et des vocations bouleversantes qu’il arrive que Dieu nous adresse.
331 et des vocations bouleversantes qu’il arrive que Dieu nous adresse. C’est un comique profond, lugubre et déprimant que celu
332mmes ; et s’il a honte, c’est qu’il ne craint pas Dieu, mais qu’il croit au jugement des incroyants, tout en s’imaginant qu’
3336] Noël 1934 C’est dans la pauvreté totale que Dieu est né. Il n’y avait donc plus d’autre espoir. Voilà la limite impens
334pour nous le révéler en nous montrant sa fin, que Dieu est né, mort, ressuscité. Palavas-les-Flots, 6 janvier 1935 Deux co
335our des questions d’argent, on ne croit plus ni à Dieu ni à diable et à peine à la politique, l’hiver est « pourri », la « p
81 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
336haque homme sa propre vie, dès que la question de Dieu s’y pose. L’observation des sociologues a pour effet systématique d’a
82 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
337ontiers « inhumain », parce qu’il attribue tout à Dieu. Le Traité du serf arbitre C’est sans doute dans cette perspective
338ation par la foi, qui est don gratuit et œuvre de Dieu seul ; opposition de cette justice de Dieu à la justice des hommes et
339vre de Dieu seul ; opposition de cette justice de Dieu à la justice des hommes et de leurs œuvres ; opposition de la grâce à
340rationnelle entre les règnes en guerre ouverte du Dieu de la foi et du Prince de ce monde ; nécessité du témoignage et du té
341éritable « action » de l’homme entre les mains de Dieu. Tels sont les thèmes qu’illustre cet ouvrage. S’ils n’y sont pas tra
342i traduisent : « Paix sur la terre aux hommes que Dieu agrée », par « Paix aux hommes de bonne volonté », tous ceux-là sont,
343nsée d’un homme qui veut croire…) Dialogue Car Dieu peut tout à tout instant. C’est là la santé de la foi. Kierkegaard.
344her, nous n’avons aucune liberté, car en réalité, Dieu a tout prévu, et rien n’arrive que selon sa prévision. Luther ne pose
345 mais l’omniscience et la prescience éternelle de Dieu, qui ne peut faillir dans sa promesse, et auquel nul obstacle ne s’op
346 une hypothèse de travail… Pour moi, je crois que Dieu connaît la fin, la somme, la valeur absolue de nos actions passées, p
347présentes, futures, car elles sont dans le temps, Dieu dans l’Éternité qui est avant le temps, qui est en lui, et qui est en
348en lui, et qui est encore après lui. Au regard de Dieu donc, « tout est accompli », — depuis la mort du Christ sur la croix.
349 — Si c’était vrai, je préférerais encore nier ce Dieu qui prétend voir plus loin que le terme de mes actions, — ce qui, avo
350me dire qu’elles sont prévues ! Et prévues par un Dieu éternel, qui alors se joue de moi indignement ! Il faudra donc choisi
351oue de moi indignement ! Il faudra donc choisir : Dieu ou moi. Je dirai : moi. Dussé-je tuer Dieu, comme Nietzsche a proclam
352isir : Dieu ou moi. Je dirai : moi. Dussé-je tuer Dieu, comme Nietzsche a proclamé qu’il avait fait. L. — Mais l’homme est
353e fausse qu’elle s’en formait… Tu affirmes que si Dieu prévoit tout, tu es alors dispensé d’agir, et que ce n’est plus la pe
354 le fournir ? Et si tu décidais : « Je suis, donc Dieu n’est pas ! 70  », qui t’assurerait que cet acte de révolte échappe à
355 prononcerais pas sur toi-même l’arrêt éternel de Dieu te rejetant vers le néant, en sorte que Dieu, vraiment, n’existe plus
356l de Dieu te rejetant vers le néant, en sorte que Dieu, vraiment, n’existe plus pour toi ? Fermer les yeux sur une réalité,
357e. « Demandez et l’on vous donnera », dit le même Dieu qui nous prédestina ! Quand le croyant, qui sait que Dieu a tout prév
358 nous prédestina ! Quand le croyant, qui sait que Dieu a tout prévu éternellement, adresse à Dieu, au nom de sa promesse, un
359it que Dieu a tout prévu éternellement, adresse à Dieu, au nom de sa promesse, une prière précise et instante, ne vit-il pas
360omme, sans que rien soit changé de ce qu’a décidé Dieu, de ce qu’il décide ou de ce qu’il décidera ? Car l’Éternel ne connaî
361 salut avec crainte et tremblement, puisque c’est Dieu qui produit en [p. 230] vous le vouloir et le faire. » (Phil. 2 : 12-
362et le faire. » (Phil. 2 : 12-13). C’est parce que Dieu fait tout que nous devons agir, selon qu’il nous l’a commandé. C’est
363r, selon qu’il nous l’a commandé. C’est parce que Dieu a tout prévu que nous avons en lui, et en lui seul, la liberté. Mais
364l n’y a de liberté possible que dans la grâce que Dieu nous fait. Toute l’argumentation de Luther vise le moment de la décis
365happer au nihilisme qui l’étreint, dès lors que « Dieu est mort » ou qu’il l’a « tué », il imagine le Retour éternel. Et com
366er et regagner la dignité suprême de l’homme sans Dieu. Être libre, c’est vouloir l’éternité de son destin. (Pour le chrétie
367c’est accepter, en acte, l’éternelle prévision du Dieu qui sauve.) La similitude étonnante du paradoxe luthérien et du parad
368u « tu dois » des chrétiens, qui est prononcé par Dieu, Nietzsche oppose le « je veux » de l’homme divinisé. Puis, à l’exist
369eux » de l’homme divinisé. Puis, à l’existence de Dieu, il oppose sa propre existence 72 . Mais la difficulté fondamentale q
370 Parole vivante s’est incarnée : « Emmanuel ! » — Dieu avec nous ! p. 221 w. « Luther et la liberté (À propos du Trait
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
371nne — qui, assimilant selon un mot de Nietzsche « Dieu » à « la plus parfaite organisation de l’Univers », postule la mort o
372l’Univers », postule la mort ou l’assassinat de « Dieu » avant toute construction sociologique libératrice. « Dieu », la têt
373nt toute construction sociologique libératrice. « Dieu », la tête, l’unité, c’est l’État totalitaire, le fascisme ou le stal
374 le nihilisme européen (résultant de la « mort de Dieu ») par la pensée du Retour éternel. Mais en même temps, il s’acharne
84 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
375 femmes, dans une église, présentent au pardon de Dieu. Il y a le refuge du rêve, tout en marchant le long du Quai aux Fleur
85 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
376t plus désormais [p. 788] de sa vie propre, c’est Dieu qui vit et agit en elle. » Il s’agit, au vrai, de la lutte entre le v
86 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
377ommes, quand on ne le peut éviter qu’en offensant Dieu ». Et au sujet du second : « qu’il n’est pas avantageux de contenter
378s avantageux de contenter les hommes en offensant Dieu ». J’en conclus qu’il est bon d’engager la raison dans la vie : non p
87 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
379ertus germaniques s’écrie : « Je ne crois qu’à un Dieu qui sauve l’honneur de mon peuple ! » Le village enfin délivré de la
380les ruines fumantes du temple 11 et prient : « Ô Dieu, qui nous a faits libres et forts, reste avec nous, Amen ! » C’est la
381 céder à ce César sans rien céder de ce qui est à Dieu ? Tragique révision des valeurs, qui nous oblige à dépouiller enfin t
382nce comme il l’affirme, ou qu’il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance), son destin ne dépend plus des hommes, pas même de
383ant de l’histoire et le confronte à la justice de Dieu. Non pas l’avenir, mais l’éternel Présent, ou la présence de l’Éterne
384ées ». Il faut créer « une religion d’hommes sans Dieu », disait Naigeon ; « une foi concrète et patriotique », disait l’abb
385 la « foi allemande » de Rosenberg. On rejette le Dieu personnel parce qu’il est le Dieu des personnes, et l’on adore un Die
386. On rejette le Dieu personnel parce qu’il est le Dieu des personnes, et l’on adore un Dieu cosmique, non révélé, non incarn
387qu’il est le Dieu des personnes, et l’on adore un Dieu cosmique, non révélé, non incarné, qui est l’instinct sublimé de la m
388ut le moi jadis pécheur et responsable. Liquidons Dieu et gardons le fanatisme : voilà ce qu’il faut pour une Inquisition. P
389justement qui est sérieux ! Le témoignage rendu à Dieu quand Dieu le veut et que les hommes l’interdisent, ah ! ce n’est pas
390ui est sérieux ! Le témoignage rendu à Dieu quand Dieu le veut et que les hommes l’interdisent, ah ! ce n’est pas un choix d
391e sait plus gouverner s’il n’usurpe les droits de Dieu. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, cela s’appelle alors du sabotage, e
392verner s’il n’usurpe les droits de Dieu. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, cela s’appelle alors du sabotage, et cela conduit
393pe les droits de Dieu. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, cela s’appelle alors du sabotage, et cela conduit au camp de concent
394 dans ce lieu où le néant de l’homme est déclaré, Dieu n’ait retrouvé des humains. 21 juin 1936, nuit Fête du solstice d’
88 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
395e est une part indiscutable et révélée du plan de Dieu pour notre époque ? Je me demande si la campagne en faveur du « réarm
396ance. Dans cette nuit universelle où la Colère de Dieu sévit par les mains de quelques tyrans, on demande au chrétien comme
89 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
397e saurait s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur est une Eurydice : on l’a perdu dès qu’on veut le saisir.
90 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
398ssion, il n’y a pas une « erreur » sur l’homme ou Dieu — a fortiori pas une erreur « morale » — mais une décision fondamenta
399ariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement malheureux », et cette passion chrétienne est l
400igneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu… Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lors
401 reçu de Dieu… Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé (vierge ou marié)… usa
402de tout ordre humain, qui s’appelle le Royaume de Dieu (« Il n’y aura plus ni hommes ni femmes »), je borne ma vision et mon
403n fausse la théologie en partant du « problème de Dieu » — exactement comme si l’on ne croyait pas — alors que le seul vrai
404aine, d’une raison de foi, d’une promesse faite à Dieu, gagée par Dieu… (Et peut-être, plus tard, après coup, l’homme découv
405on de foi, d’une promesse faite à Dieu, gagée par Dieu… (Et peut-être, plus tard, après coup, l’homme découvre que la folie
406ns le mariage chrétien témoigne que la volonté de Dieu, même quand elle ruine notre bonheur, est salutaire. L’amour de Trist
407 pas l’homme qui doit se délivrer lui-même, c’est Dieu qui l’a aimé le premier, et qui s’est approché de lui. Le salut n’est
408que exige et crée l’égalité de ceux qui s’aiment. Dieu manifeste son amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint c
409 l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la trai
410que le christianisme a réveillée et orientée vers Dieu » 102 . Il est plutôt le sous-produit de la religion manichéenne. Plu
411ses particulières, d’autant plus nous connaissons Dieu » dit Spinoza. Cette attitude, qui définit mon Occident, définit en m
412me fini et pécheur ne saurait entretenir avec son Dieu, — qui est l’Éternel et le Saint— que des relations d’amour mortellem
413 des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout ex nihilo » et celui que Dieu élit par son amour, « il comm
414eureux. « Dieu crée tout ex nihilo » et celui que Dieu élit par son amour, « il commence par le réduire à néant ». Du point
415 Du point de vue du monde et de la vie naturelle, Dieu apparaît alors comme « mon ennemi mortel ». Nous nous heurtons ici à
416tre chose qu’une « solution », pour qui croit que Dieu est fidèle, et que l’amour ne trompe jamais l’aimé. Certes, Kierkegaa
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
417 du choix : « J’ai voulu cela ! » ou bien : « Que Dieu m’en garde ! » Je ne suis pas sûr que la conscience claire soit utile
418ine. Celle-ci demande et obtient un « jugement de Dieu » pour prouver son innocence. Grâce à un subterfuge, elle triomphe de
419la reine coupable propose-t-elle un « jugement de Dieu » ? Elle sait bien que cette épreuve doit la perdre. Elle n’en triomp
420sée in extremis, et qui est donnée comme trompant Dieu lui-même, puisque le miracle s’opère 6  ! Enfin, ce jugement étant ac
421si parle Tristan. Et Iseut après lui : Sire, por Dieu omnipotent, Il ne m’aime pas, ne je lui, [p. 41] Fors par un herbé d
422résence de Marc, méfiance des barons, jugement de Dieu, etc.), Tristan bondit par-dessus l’obstacle (le saut d’un lit à l’au
423 qui s’emparaient de leur secret vouloir, mais le Dieu qui promet sa grâce, et la « vive flamme d’amour » éclose aux « déser
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
424e procède de la divinité et porte notre élan vers Dieu. Tel est l’amour platonicien : « délire divin », transport de l’âme,
425encement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 69] était la vie et la vie étai
426 et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle [p. 69] était la vie et la vie était la lumière des hommes.
427, mais de la vie présente que l’Esprit ressaisit. Dieu — le vrai Dieu — s’est fait homme, et vrai homme. En la personne de J
428e présente que l’Esprit ressaisit. Dieu — le vrai Dieu — s’est fait homme, et vrai homme. En la personne de Jésus-Christ, le
429nait des créatures ignorées par son dieu. Mais le Dieu des chrétiens — et lui seul, parmi tous les dieux que l’on connaît —
430, mais sans pécher et sans se diviser, l’Amour de Dieu nous a ouvert une voie radicalement nouvelle : celle de la sanctifica
431hrétien est obéissance dans le présent. Car aimer Dieu, c’est obéir à Dieu qui nous ordonne de nous aimer les uns les autres
432ce dans le présent. Car aimer Dieu, c’est obéir à Dieu qui nous ordonne de nous aimer les uns les autres. Que signifie : Aim
433’est un malheur mortel que pour l’homme séparé de Dieu, mais un malheur recréateur et bienheureux dès cette vie pour le croy
434triomphé qu’en Occident : celle qui pose qu’entre Dieu et l’homme, il existe un abîme essentiel, ou comme le dira Kierkegaar
435ou conversion, une descente de la Grâce venant de Dieu à l’homme. Ces deux extrêmes ainsi marqués, l’on n’aura pas de peine
436 pas l’union qui s’opérerait au-delà de la vie. « Dieu est au ciel, et toi tu es sur la terre. » Et ton sort se joue ici-bas
437 Le péché n’est pas d’être né, mais d’avoir perdu Dieu en devenant autonome. Or, nous ne trouverons pas Dieu par une élévati
438 en devenant autonome. Or, nous ne trouverons pas Dieu par une élévation indéfinie de notre désir. Nous aurons beau sublimer
439 la Bonne Nouvelle ; et cette nouvelle, c’est que Dieu nous cherche. Et il nous trouve lorsque nous percevons sa voix, et qu
440vons sa voix, et que nous répondons en obéissant. Dieu nous cherche et nous a trouvés par l’amour de son Fils abaissé jusqu’
441 plus pour lui seul. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même. » C’est ainsi dans l’amour du procha
442oint de fusion ni d’exaltée dissolution du moi en Dieu. L’Amour divin est l’origine d’une vie nouvelle, dont l’acte créateur
443e de deux mondes et de deux créations. En effet : Dieu est Amour, mais le monde est mauvais. Donc Dieu ne saurait être l’aut
444: Dieu est Amour, mais le monde est mauvais. Donc Dieu ne saurait être l’auteur du monde, de ses ténèbres et du péché qui no
445ourraient faire le mal et le bien, qu’en haut, où Dieu ne leur permettait que le [p. 84] bien. » 33 Pour mieux séduire les
446 et s’engageaient solennellement à se consacrer à Dieu seul, à ne jamais mentir ni prêter serment, à ne tuer ni manger nul a
447s » jusqu’à la mort volontaire, mort par amour de Dieu, consommation du détachement suprême de toute loi matérielle.) Le con
448i « Dame Louve, qui m’a si bien conquis, que, par Dieu et ma foi ! ses doux ris restent dans mon cœur ! ». Or nous savons qu
449aration, le leitmotiv de tout l’amour courtois : Dieu ! comment se peut-il faire Que plus m’est loin, plus la désire ? Et
450: Roi glorieux, lumière et clarté vraie Puissant Dieu, Seigneur, s’il vous agrée À mon copain fidèle soit aide et bienvenue
451ns ses bras jusqu’à ce que le guetteur ait crié : Dieu ! c’est l’aube. Qu’elle vient donc vite ! — Combien je voudrais, mon
452amais le guetteur n’annonçât le lever de l’aube ! Dieu ! c’est l’aube. Quelle vient donc vite ! [p. 95] Mais cette « belle
453irc à une Dame sans merci : Je ne désire pas que Dieu m’aide ni me donne joie ou bonheur, sinon par vous ! S’il ne s’agit
454inité en soi des grands mystiques hétérodoxes, le Dieu d’avant la Trinité dont nous parlent la Gnose et Maître Eckhart, et p
455e Eckhart, et plus précisément [p. 96] encore, le Dieu « suressentiel » qui selon Bernard de Chartres (vers 1150 !) « réside
456e siècle et de la confusion qu’elle favorise, de Dieu et de la Dame des pensées, il écrit : « Il n’y a là, dira-t-on, que f
457fait que l’Islam contestait que l’homme pût aimer Dieu (comme l’ordonne le sommaire évangélique de la Loi). Une créature fin
458 conventionnel de la femme aimée, et signifie ici Dieu. Or les troubadours nommaient aussi la Dame de leurs pensées d’un nom
459grand Amant, puisqu’en exprimant le désir de voir Dieu sur le Sinaï, il exprima le désir de sa mort. Et l’on conçoit que le
460ypte, soit enfin comme dans le manichéisme, en un Dieu bon qui est pur esprit et un Démiurge qui domine la matière et la cha
461lors une participation à la puissance légitime du Dieu lumineux, un « endieusement », c’est-à-dire [p. 124] littéralement un
462ivinisante — c’est-à-dire dressant l’homme contre Dieu — sitôt qu’on [p. 148] aura décidé de lui céder. (Ce paradoxe annonce
463e sans auteur. 91 [p. 149] a) Le « jugement de Dieu » est une coutume barbare, mais l’Église l’admettait au xiie siècle
464ions : l’extase finale n’aboutit point au jour de Dieu mais à la nuit de la passion, non point au salut de la personne mais
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
465ase, l’âme doit penser « comme s’il n’y avait que Dieu et elle au monde ». A-t-on le droit d’opérer ce rapprochement entre u
466en sorte qu’ « elle se figure être persécutée par Dieu comme son ennemie ». Cette impression provoque une souffrance si péni
467ce si pénible, puisque l’âme se croit rejetée par Dieu, qu’elle arracha à Job soumis à une semblable épreuve ce cri : « Pour
468es. On se souvient de la plainte du troubadour : Dieu ! comment se peut-il faire Que plus m’est loin plus la désire ? [p.
469 cellule. Rencontre de celui qui souffre pour son Dieu, et des amants qui souffrent pour un autre Amour… Ils se repentent (c
470qu’exige la reine, ce sera sa vengeance contre le Dieu du roi, deux fois trompé. ⁂ Pour extérieures et formelles qu’elles so
471. L’orthodoxe aboutit au « mariage spirituel » de Dieu et de l’âme, dès cette vie, tandis que l’hérétique espère l’union et
472ables. Moi seul, je ramène toutes les créatures à Dieu. » C’est ce mouvement qui fait défaut, théoriquement, à toute mystiqu
473vais pas, parce que tu étais en moi. » Il parle à Dieu, à l’amour éternel. Mais supposez qu’un troubadour ait exprimé la mêm
474christocentriques » une propension à s’adresser à Dieu dans le langage des affections humaines : attrait sexuel, faim et soi
475lonté. Exaltation en termes humains de l’amour de Dieu. Ainsi se dessinent deux grands courants que nous retrouverons dans l
476épithalamique : il tend au mariage de l’âme et de Dieu, et suppose donc qu’une distinction d’essence est maintenue entre la
477infiniment mouvante). Au contraire, Eckhart verra Dieu présent dans toutes les créatures, en tant que, par l’âme du croyant,
478e l’écrit ailleurs Eckhart, l’âme reste l’âme, et Dieu reste Dieu 103 . L’acte d’amour spirituel est initial, et non final.
479illeurs Eckhart, l’âme reste l’âme, et Dieu reste Dieu 103 . L’acte d’amour spirituel est initial, et non final. Pour le chr
480n plus d’union mais bien d’égalité de l’âme et de Dieu : « Et cette égalité de l’un dans l’un et avec l’un est source et ori
481 bulle : « Nous nous métamorphosons totalement en Dieu et nous nous convertissons en lui de la même manière que le pain dans
482e fait être sien. Unité et non similitude. Par le Dieu vivant, il est vrai qu’il n’y a plus là aucune distinction. » Cette t
483 et ses disciples — qui « s’imaginent qu’ils sont Dieu par nature ». « Quant à ces gens qui ne veulent pas seulement être le
484ns qui ne veulent pas seulement être les égaux de Dieu, mais Dieu lui-même, ils sont plus méchants et plus maudits que Lucif
485eulent pas seulement être les égaux de Dieu, mais Dieu lui-même, ils sont plus méchants et plus maudits que Lucifer et ses s
486it nullement que toute distinction entre l’âme et Dieu puisse être abolie : l’âme ne peut se faire divine, mais seulement se
487 peut se faire divine, mais seulement semblable à Dieu. Elle contemple Dieu dans le miroir d’un esprit entièrement purifié.
488, mais seulement semblable à Dieu. Elle contemple Dieu dans le miroir d’un esprit entièrement purifié. « Nous contemplons ce
489ion. » Et ailleurs : « L’abîme qui nous sépare de Dieu est perçu de nous au lieu le plus secret de nous-mêmes. Il est la dis
490n lumière. Si l’âme peut s’unir essentiellement à Dieu, l’amour [p. 173] de l’âme pour Dieu est un amour heureux. On peut pr
491tiellement à Dieu, l’amour [p. 173] de l’âme pour Dieu est un amour heureux. On peut prévoir qu’il ne sera pas porté à s’exp
492nverse, si l’âme ne peut s’unir essentiellement à Dieu, comme le soutient l’orthodoxie chrétienne, il en résulte que l’amour
493rétienne, il en résulte que l’amour de l’âme pour Dieu est, dans ce sens précis, un amour réciproque malheureux. On peut alo
494son père richement habillé, déclara que désormais Dieu seul serait son Père. « L’évêque lui jeta sur les épaules son propre
495au. Les poèmes de Jacopone da Todi, « jongleur de Dieu », les laudes de ses imitateurs, les lettres de sainte Catherine de S
496uveaux (nuevas palabras) pour louer les œuvres de Dieu telles qu’ils les vivent dans leur âme. Et leurs silences furent plus
497pports « malheureux » entretenus par l’âme et son Dieu, qu’elle s’est plus complètement humanisée, c’est-à-dire détachée de
498hérésie. Car l’hérésie posait l’union possible de Dieu et de l’âme, ce qui entraînait le bonheur divin et le malheur de tout
499uel, dit Jean de la Croix, l’âme parvient à aimer Dieu sans plus sentir son amour. C’est un état d’indifférence parfaite, cr
500s, comme Icare est tombé. (Celui qui veut aller à Dieu sans passer par le Christ qui est « le chemin », celui-là va au Diabl
501Mais ils ignorent que la Nuit, c’est la Colère de Dieu — répondant à notre révolte — et non pas l’œuvre d’un obscur démiurge
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
502hé. C’est lorsque la volonté humaine se sépare de Dieu pour être une volonté à soi, qu’elle suscite sa propre ardeur et brûl
503cette faveur. Seule, Pitié prend notre parti, car Dieu dit, et c’est de ma Dame qu’il entend parler : — Mes bien-aimés, ores
504ti « Aimer une chose mortelle avec une foi Qui à Dieu seul est due et à lui seul convient… » « Tout le monde, et sur le mo
505me : car voyant la fin chaque jour plus proche, à Dieu mille fois j’ai demandé ces ailes avec lesquelles, hors de la mortell
506nt : aimer une chose mortelle, avec une foi qui à Dieu seul est due et à lui seul convient est plus interdit à qui plus dési
507ce au mythe. Mais la confusion de la foi, « qui à Dieu seul est due et à lui seul convient », avec l’amour d’« une chose mor
508’était insurgé « contre la puissance créatrice de Dieu, contre les dogmes de la Trinité et de l’Incarnation… répudiant les d
509u par ce mystique : si la cause extérieure est un Dieu auquel notre âme pourrait s’identifier 146 . Mais Spinoza néglige « l
510i l’environne, et garder sa blessure ouverte. Que Dieu me conserve cette douleur qui m’est indiciblement chère… Notre engage
511nt un son proprement manichéen : On doit séparer Dieu et la Nature. Dieu n’a rien à faire avec la Nature, il est le but de
512t manichéen : On doit séparer Dieu et la Nature. Dieu n’a rien à faire avec la Nature, il est le but de la Nature, l’élémen
513r s’harmoniser. Nous sommes des esprits émanés de Dieu, des germes divins. Un jour nous deviendrons ce que notre Père est lu
514s et ses amis : Elle aussi, l’ère du Christ, que Dieu nous voile, Passera, la Nouvelle Alliance sera rompue ; [p. 241] Alo
515nce sera rompue ; [p. 241] Alors nous concevrons Dieu comme l’Esprit, Alors se célébrera l’Alliance éternelle. L’Esprit es
516 se célébrera l’Alliance éternelle. L’Esprit est Dieu ! ce cri puissant retentira Comme un tonnerre de joie à travers la nu
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
517qui avez combattu et tué tant d’hommes ennemis de Dieu dans les armées et dans les villes ! Ô ! trop heureux encore une fois
518gne. (Ce n’était plus d’ailleurs un « jugement de Dieu », mais le triomphe d’une personnalité). On réprouvait l’usage des ar
519en même temps se « profanise » : aux Jugements de Dieu, à la chevalerie sacrée, bardée de fer, ascétique et sanglante, succè
520e plus grand que tout, aussi seul et puissant que Dieu. Elle veut (sans le savoir) qu’au-delà de cette gloire, sa mort soit
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
521e saurait s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur est une Eurydice : on l’a perdu dès qu’on veut le saisir.
522But de l’amour infini ne peut être que le divin : Dieu, notre idée de Dieu, ou le Moi déifié. Mais pour celui que le mythe v
523i ne peut être que le divin : Dieu, notre idée de Dieu, ou le Moi déifié. Mais pour celui que le mythe vient tourmenter sans
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
524ssion, il n’y a pas une « erreur » sur l’homme ou Dieu — a fortiori pas une erreur « morale » — mais une décision fondamenta
525ariage avec sa vertu. Car l’amour du pécheur pour Dieu est « essentiellement malheureux », et cette passion chrétienne est l
526igneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu… Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lors
527 reçu de Dieu… Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé (vierge ou marié)… usa
528de tout ordre humain, qui s’appelle le Royaume de Dieu (« Il n’y aura plus ni hommes ni femmes »), je borne ma vision et mon
529n fausse la théologie en partant du « problème de Dieu » — exactement comme si l’on ne croyait pas — alors que le seul vrai
530aine, d’une raison de foi, d’une promesse faite à Dieu, gagée par Dieu… (Et peut-être, plus tard, après coup, l’homme découv
531on de foi, d’une promesse faite à Dieu, gagée par Dieu… (Et peut-être, plus tard, après coup, l’homme découvre que la folie
532ndant du Décalogue : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » ne saurait
533’homme un état de sentiment. L’impératif : « Aime Dieu et ton prochain comme toi-même » crée des structures de relations act
534 pas l’homme qui doit se délivrer lui-même, c’est Dieu qui l’a aimé le premier, et qui s’est approché de lui. Le salut n’est
535que exige et crée l’égalité de ceux qui s’aiment. Dieu manifeste son amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint c
536 l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la trai
537que le christianisme a réveillée et orientée vers Dieu » 206 . Il est plutôt le sous-produit de la religion manichéenne. Plu
538ses particulières, d’autant plus nous connaissons Dieu », dit Spinoza. Cette attitude, qui définit mon Occident, définit en
539me fini et pécheur ne saurait entretenir avec son Dieu — qui est l’Éternel et le Saint — que des relations d’amour mortellem
540 des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout ex nihilo » et celui que Dieu élit par son amour, « il comm
541eureux. « Dieu crée tout ex nihilo » et celui que Dieu élit par son amour, « il commence par le réduire à néant ». Du point
542 Du point de vue du monde et de la vie naturelle, Dieu apparaît alors comme « mon ennemi mortel ». Nous nous heurtons ici à
543tre chose qu’une « solution », pour qui croit que Dieu est fidèle, et que l’amour ne trompe jamais l’aimé. Certes, Kierkegaa
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
544imitation des chœurs des anges autour du trône de Dieu. Le poète espagnol Juan Manuel l’appelle une espèce de sacrement, qu’
545j’ai de l’affection pour elle ? Est-ce que j’aime Dieu ou est-ce que j’ai seulement envie de l’aimer ? Est-ce que j’aime cet
546Bernard souhaiter d’être débarrassé de l’amour de Dieu. » Or les troubadours gémissent sous le joug de l’Amour. Donc cet amo
547son dit fort bien, deux pages plus loin, que « si Dieu est immanent sans être transcendant, il n’y a pas de problème mystiqu
548qu’ils ont à expérimenter… c’est l’immanence d’un Dieu qui est et reste transcendant. » Mais alors, lorsqu’une créature aime
549ndant. » Mais alors, lorsqu’une créature aime son Dieu, l’obstacle de la transcendance introduit dans l’amour un malheur ess
99 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
550nourriture corporelle », il se bornait à dire : « Dieu le sait… » Rien d’étonnant non plus si, en 1522, un pamphlet catholiq
551de nos ancêtres ! Car c’est par la seule force de Dieu que nos ancêtres se sont libérés des maîtres que Faber sert aujourd’h
552raternel et la vigilance. Puis il salue l’ange de Dieu qu’il voit venir à sa rencontre. Les satires zwingliennes et le mystè
553re dernier, la légende dramatique qui sera joué — Dieu voulant ! — à l’Exposition de Zurich. J’ai tenté de réintégrer Nicola
554is le résultat de nos calculs, mais le miracle de Dieu seul, et la victoire de Sa miséricorde. p. 8 b. « Nicolas de
100 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
555 essentiels du christiani‌sme. « L’Amour vient de Dieu, appartient à Dieu et tend vers Dieu. » Le vieux fou de Transjordanie
556stiani‌sme. « L’Amour vient de Dieu, appartient à Dieu et tend vers Dieu. » Le vieux fou de Transjordanie profère une vérité
557our vient de Dieu, appartient à Dieu et tend vers Dieu. » Le vieux fou de Transjordanie profère une vérité première. (J’avai
558cret, il n’est pas vrai que tout amour tende vers Dieu. Il n’est pas vrai non plus que tout l’humain soit humain. « Je trouv
559ion. Or cette exaltation ne tend pas vers le vrai Dieu, ni vers la créature telle qu’elle est, mais vers le moi rêvé de celu
560pèce de narcissisme. Le seul amour qui tende vers Dieu et qui l’atteigne à travers la vraie créature, c’est l’amour qui est
561 la vraie créature, c’est l’amour qui est venu de Dieu, rendu aux hommes par le Christ, cette Agapè qui seule sauvera l’Éros