1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1e comme le siècle de la découverte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle de critique pour lequel nos contemporain
2 n’est qu’une forme de reportage international. L’Europe menant cette immense enquête manifeste son génie méthodique, son univ
3osité. Mais, de même que la France interrogeant l’Europe du xviiiᵉ prenait surtout conscience de son propre génie, l’Europe d’
4prenait surtout conscience de son propre génie, l’Europe d’aujourd’hui semble chercher dans une confrontation avec l’Orient, p
5 un jour d’un renouveau, c’est à quelques savants européens qu’il le devra, tandis que d’un mouvement inverse, le christianisme d
6 intéressant tableau des multiples réactions de l’Europe placée devant le dilemme Orient-Occident. Réactions qui, disons-le to
7 qu’ouvrit la Revue de Genève sur « l’Avenir de l’Europe. » (Cf. les deux réponses d’André Gide en particulier). Car la plupar
8 dénomination qui n’a de sens que par rapport à l’Europe. Il serait vain de tenter un classement parmi les réponses d’une extr
9s mieux définis. Pour Valéry, la supériorité de l’Europe réside dans sa « puissance de choix », dans le génie d’abstraction qu
10 déplorent. Plusieurs jeunes songent que dans une Europe vieillie, les parfums puissants de l’Asie sauront encore éveiller de
11revu peut-être pour la première fois le rôle de l’Europe [p. 1154] « conscience du monde », entre une Amérique affolée de vite
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
12tés depuis lors les grands noms de la littérature européenne d’avant-guerre mêlés à ceux des maîtres du renouveau idéaliste allema
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
13id. Et si l’on a pu reprocher à ses tableaux de l’Europe qu’il vient de parcourir quelque superficialité, du moins faut-il le
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
14ter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il aille s’abandonner à l’émotion communicative de
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
15op lucide, est un amour de fatigués (Les Nuits, l’Europe galante, de Morand). La lucidité aiguë de nos psychologues est cet ét
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
16’Occident (décembre 1926) aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui répond de Chine. Nous sommes loin du ton des Le
17e si dense, si inquiétant. Le Chinois voit dans l’Europe « une barbarie attentivement ordonnée, où l’idée de la civilisation e
18ec le nôtre. Mais je crois que toute intelligence européenne libre peut souscrire aux critiques du Chinois et sympathiser avec son
19 à notre tour certaines démences qui enfièvrent l’Europe. [p. 812] Tandis que M. Ford expose victorieusement sa méthode pour
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
20 et malicieux. » Je ne sais dans quel rapide de l’Europe centrale — région où l’on est forcé de prendre conscience de soi-même
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
21 griefs que les socialistes font aux capitalistes européens ne sauraient l’atteindre. Au contraire, il a résolu la question socia
22r, semble-t-il, en souhaitant que les industriels européens s’en inspirent toujours plus. Ford leur montre le chemin qu’ils seron
23e des centaines de milliers de lecteurs, dans une Europe « chrétienne », applaudissent sans réserve aux thèses de cet orgueill
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
24témoin intelligent et un peu ironique des cours d’Europe à la veille de la guerre. De cette espèce de collaboration résultent
25aris est du roman pur ; la tournée des cours de l’Europe centrale, qu’elle subit comme jeune épouse d’un comte polonais, grand
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
26individus — chinois nationalistes ou terroristes, Européens expérimentateurs, juifs russes méthodiques — s’émeuvent les masses de
27lle au sein même de la lutte qui met aux prises l’Europe et le monde du Pacifique. On retrouvera ici beaucoup des idées que la
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
28découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l’Europe napoléonienne, la Russie d’après Karl Marx, le vol des frères Wright,
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
29ce temps s’accordent sur un point : le salut de l’Europe est lié à la naissance d’une nouvelle attitude de l’âme. Ceci revient
13 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
30onfection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici l’Américain à rendement maximum. Et comptez que l’on poussera
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
31é un grand pont vibrant et nous sommes rentrés en Europe. Mais dès le lendemain, m’échappant du programme, il a bien fallu que
32 articles favorables à la Hongrie, au moment où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffi
33ondément magyars de sensibilité, bien que souvent européens de goûts et de curiosités, et dont Michel Babits est aujourd’hui le c
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
34 ces sœurs des Tziganes ! Les Tziganes vinrent en Europe conduits par le noir Duc d’Égypte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pou
35y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Le hasard a voulu que j’y entende, un soir, une présentation de musi
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
36ourd’hui l’un des premiers rangs dans la critique européenne, l’ampleur du champ qui lui est naturellement nécessaire suffirait à
37t un génie français, et sur un pied véritablement européen. L’envergure en quelque sorte géographique d’une telle enquête suppos
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
38’une « image fortement concentrée de notre mère l’Europe », un lieu où la vie occidentale se trouve « décantée jusqu’à l’essen
39an n’est pas de nous rendre le goût de ce qui, en Europe, « allongeait la solution », je ne puis m’empêcher de penser que cett
40ime de voir dans un tel « résidu » l’essence de l’Europe, — « son état de pureté extrême, qui est l’économique » ? On reconnaî
41ffets de la civilisation athée qu’apportaient les Européens. Autre trait plus édifiant encore : l’auteur rentrant à Marseille voi
42eu ce qu’est ce monstre, se demande, songeant à l’Europe, s’il y aura dix justes dans Sodome. p. 184 d. « Sécularisme »,
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
43 voyage d’un philosophe, d’Analyse spectrale de l’Europe, de Psychanalyse de l’Amérique, le célèbre philosophe fondateur de l’
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
44 vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir pratiquement abandonné à une doctrine de haine le sort d
45ne si rapidement envahi par la civilisation d’une Europe dont il rejette la religion 24 . Nous savions aussi que ce leader soc
20 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
46ion parmi les forces spirituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ignorera plus longtemps. Quant à l’Alle
21 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
47 [p. 11] Le sentiment de l’Europe centrale Un accord sans résolution Il arrive qu’au sortir de Paris l
48utres fois j’ai vibré au passage des rapides de l’Europe centrale ; non pas de cette jubilation nostalgique, mais d’une fièvre
49Sturm and Drang » à 100 kilomètres à l’heure. ⁂ L’Europe centrale est une de ces réalités qu’on reconnaît d’abord par leur fri
50idée d’établir une Carte du Tendre de la nouvelle Europe centrale. Il semblait que les noms des traités de 19, Versailles, Tri
51radoxe », tels sont peut-être les mots clefs de l’Europe sentimentale. Pourquoi faut-il que notre langue les traduise, en vert
52lée : conflits d’actes, de faits ou de droits ; l’Europe centrale, de ces choses « déchirantes » et sans nom qui font dans l’â
53 un mot français. [p. 22] En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on considère ses
54t pour tout dire, plus chrétien que le monde de l’Europe centrale. L’intelligence est sentimentale Le sentiment : un retard,
55telligence véritable est toujours sentimentale. ⁂ Europe du sentiment, patrie de la lenteur, — encore un paradis perdu ! C’éta
56Contribution à l’archéologie des états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en n
57états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en nous déjà, nous la portons encore
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
58venu. — Certes, poursuivit-il, je comprends que l’Europe est en décadence quand je la regarde s’amuser. Je vois se perdre ce s
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
59 vérité terriblement intéressant ! Le xxe siècle européen offre ici de lui-même l’image la plus flattée : son plus grand musici
24 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
60é un grand pont vibrant et nous sommes rentrés en Europe. Mais le lendemain, m’échappant d’un programme admirable, nourrissant
61 articles favorables à la Hongrie, au moment où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffi
62ondément magyars de sensibilité, bien que souvent européens de goûts et de curiosités, [p. 90] et dont Michel Babits est aujourd’
63 ces sœurs des Tziganes ! Les Tziganes vinrent en Europe conduits par le noir Duc d’Égypte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pou
64au bout d’un [p. 103] monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais quel hasard a voulu que j’y entende, un soir, une auditio
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
65ructeur parmi toutes les demeures seigneuriales d’Europe, aux fins de réunir les éléments les plus confortables des diverses a
66n, non de la considération. Et tout le reste de l’Europe bourgeoise fait nouveau riche, en regard de cette seule classe qui ne
67smarck, coupées de tous liens politiques avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, puisque tout est p
68e de colonisateurs, dominant sur ces marches de l’Europe depuis des siècles, mais séculairement menacés par l’Asie : ils lui r
69ndement dans cet Ordre du Sacrifice auquel rêve l’Europe, qu’elle redoute encore, mais qui forge sa loi au secret de son déses
26 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
70sible. C’est le principe de cet activisme que les Européens trouvent commode de nommer « américain ». 3° L’hérésie de la synthèse
27 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
71poque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe bouleversés ; les régimes choir ; le Plan Quinquennal s’édifier sur l
72t ; l’Amérique s’enrichir au-delà de toute raison européenne, puis s’affoler, entrer en décadence, et rêver à son tour une révolut
73 les Éditions du Cavalier poursuivent une enquête européenne sous ce titre significatif : « Les Mœurs et l’Esprit des nations 41
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
74 ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, et ne peut maintenir cette apparence de règne qu’en confondant scand
75leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe 3  ». L’on voit des von Papen, délégués par l’industrie lourde au go
29 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
76un Eugen Rosenstock — l’historien des Révolutions européennes — dans le domaine du service civil et des camps de travailleurs. Mais
30 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
77u flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne
31 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
78sible. C’est le principe de cet activisme que les Européens trouvent commode de nommer « américain ». 3° L’hérésie de la synthèse
32 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
79 ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, et ne peut maintenir cette apparence de règne qu’en confondant scand
80leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe » 26 . L’on voit des von Papen, délégués par l’industrie lourde au go
33 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
81e où, pour la première fois, dans l’histoire de l’Europe, la passion unitaire se donna libre cours. L’ancêtre du fascisme, c’e
34 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
82s les personnes averties de l’état politique de l’Europe ; cela ne paraîtra pas même un comble, mais sera tenu pour un rien et
83ces et de police. Nous connaissons une jeunesse d’Europe qui n’a pas attendu pour vivre la permission du marxisme orthodoxe. N
84’Angleterre. Est-ce l’avènement d’un nouvel Ordre européen ? 59 [p. 180] Aventures ? La révolution n’est pas une aventure. E
35 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
85comment se situe la Réforme dans l’évolution de l’Europe, et quel principe central elle doit y incarner, de nos jours sans dou
86r les relations politiques. Toute l’histoire de l’Europe serait à refaire à partir de cette constatation : que les formes et s
87 IV, conçut le « Grand Dessein » d’une fédération européenne ? Certes, les historiens attribuent à ces faits des causes politiques
88 en plein cœur de l’actuel. Comment situer dans l’Europe d’aujourd’hui les positions civiques de la Réforme et sa morale perso
89 longuement. » Il me semble que le spectacle de l’Europe contemporaine donne raison au Réformateur. Et je ne crois pas être in
90 tenté de situer la Réforme dans l’évolution de l’Europe, puis dans les conflits actuels. J’ai essayé de vous montrer que sa d
36 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
91e possède une tradition révolutionnaire unique en Europe, tradition qui a ses ancêtres et ses idéologues, ses annales et ses d
92t patriotes ; fédéralistes dans le plan politique européen, et personnalistes dans le plan moral, ils occupent une position orig
37 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
93épit de toute dignité humaine et de toute réalité européenne et mondiale. Si vous aimez ça, restez dedans. Mais alors, ne vous pla
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
94u flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
95». L’ironie Lorsque je vois de toutes parts, en Europe, à travers la confusion des doctrines, reparaître les traits ironique
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
96’autant moins indifférents que notre sort à tous, Européens, y est engagé. À vrai dire, il est malaisé de faire la part, dans ce
41 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
97e la masse ou du groupe qui domine la moitié de l’Europe, n’a pas d’origine plus certaine que ce renversement de l’individuali
42 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
98 ? Ne seront-ils pas la race de fer qui sauvera l’Europe menacée par tous les peuples de couleur ? Aux dernières pages, nous v
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
99 bohème prolétarienne. Le spectacle de la culture européenne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empiriques : d’
100 des principales tendances qui s’affirment dans l’Europe d’aujourd’hui. Ce projet positif présente un gros défaut pratique : i
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
101e fringale d’expérience qu’il promena par toute l’Europe, et peut-être même chez les Turcs, le rendit attentif à tant de phéno
45 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
102e. — Inutile d’ajouter que le salut temporel de l’Europe dépend de sa faculté d’opérer de telles distinctions. p. 633 w.
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
103unesse française se doit de donner en exemple à l’Europe. p. 1 o. « La situation politique en France », L’Ordre nouvea
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
104 guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, avec une sincérité que je ne puis mettre en doute, mai
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
105siècle, cet idéal est installé dans la conscience européenne. Quels que soient les régimes ou les coutumes que l’on prolonge, c’es
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
106n d’avoir conquis la majorité du clergé. Jamais l’Europe catholique n’a connu l’espèce d’unité que certaine polémique primaire
107e, mais bien de son empire réel sur la conscience européenne, cette décadence me paraît se traduire, ou se trahir, par la décadenc
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
108e encore et convention admise par tous les clercs européens. On ne saurait en dire autant du langage de nos bons écrivains. Car n
109ent lieu de conscience commune aux grandes masses européennes, quel que soit leur régime politique. Ainsi la mesure n’est plus cett
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
110élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de chaque homme
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
111nt les intellectuels, on se ferait une image de l’Europe telle que l’URSS se trouverait située entre la France et l’Allemagne.
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
112 je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l’extérieur
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
113 [p. 129] XIV L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c’e
114siècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c’est de lui opposer le génie de la liberté. Saint-Just. (Discours
115 ou un nom contemporains. ⁂ 1° Temps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu
116mps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles et celles qui se
117finissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d
118nsation qui en tiendrons lieu pour un temps. Si l’Europe d’aujourd’hui est divisée en nations « rajeunies » et nations vieille
119 à la montée de la conscience individuelle dans l’Europe du xvie siècle. Mais elle agit en sens inverse. Elle agit tout d’abo
120ui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les pla
121enir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répéter. Est-ce
122nts sacrés à l’Est. Pour le présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre, avec un maximum
55 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
123mps ! S’ils ne menaçaient pas d’étendre à toute l’Europe leur règne matériel, je ne perdrais pas ma peine à définir l’erreur f
124l, qu’un no man’s land. Pareillement, les armées européennes qui sont toutes organisées pour l’offensive et l’agression sont au se
125s seront impuissants à restaurer le prestige de l’Europe, qui tenait à l’esprit créateur de ses élites intellectuelles. Si nou
126ve défini très simplement le but de la révolution européenne : ramener le centre de toutes choses politiques au centre de l’homme
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
127d, et fonder sur cette condamnation une politique européenne, c’est à peu près aussi intelligent que de se déclarer l’adversaire d
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
128 je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l’extérieur,
129 [p. 264] III. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c’e
130siècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c’est de lui opposer le génie de la liberté. Saint-Just. L’on pourr
131 ou un nom contemporains.   1. Temps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu
132mps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles, et celles qui s
133finissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d
134ur d’une famine que les plus grandes nations de l’Europe moderne ont découvert le sens de leur histoire et l’avenir de leur gé
135 à la montée de la conscience individuelle dans l’Europe du xvie siècle. Mais elle agit en sens inverse. Elle agit tout d’abo
136ui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les pla
137enir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répéter. Est-ce
138nts sacrés à l’Est. Pour le présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre avec un maximum
58 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
139uestions que la France se doit de résoudre pour l’Europe, et de les poser sous la forme concrète d’une série de tensions qu’il
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
140épit de toute dignité humaine et de toute réalité européenne et mondiale. Si vous aimez ça, restez dedans. Mais alors, ne vous pla
141e puissant mouvement panafricain, si mal connu en Europe ; il y a l’Allemagne qui dresse toute sa jeunesse au service de l’Éta
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
142re progrès. Que si les staliniens de Commune ou d’Europe, comme c’est l’usage, ne répondent que par des injures à mes observat
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
143’Esprit les notions de minimum vital intérieur et européen, de service civil (appelé ici service public), d’entreprise (et non p
62 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
144c’est désespérer de la France et de sa mission en Europe ; et ce serait pour nous désespérer de nos positions les plus fondame
145l faire autre chose que du fascisme ? Regardons l’Europe d’après-guerre. Lénine fonde un régime marxiste, qui aboutit en quelq
63 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
146onstitue pratiquement un frein pour la révolution européenne. C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dé
147 C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dépassement de l’étatisme centralisateur. Tant que ce dépas
148de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement ave
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
149ir posé sur l’horizon, un peu au delà des limites européennes, dans une espèce de terrain vague de la civilisation de l’Occident, p
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
150nnable » qu’on donne en exemple aux barbares de l’Europe centrale. Le peuple qui sait calculer, faire son budget, bourrer le b
151n guerre. C’est tout le problème de la révolution européenne. 15 octobre 1934 Pendant tout ce qui précède, on a terminé les vend
152ne et qu’elle appelle. Toutes les nostalgies de l’Europe, tous les faux apaisements qu’elle leur donne et dont elle se plaint
66 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
153airs et chaotiques de la Ceinture qu’on rejoint l’Europe d’aujourd’hui. 10 juillet 1935 Toutes les radios du bloc par les fe
154té. Le chrétien est impie en Asie, le musulman en Europe, le papiste à Londres, le calviniste à Paris, le janséniste au haut d
155ste est l’ennemi public en URSS, le communiste en Europe, le fasciste à Londres, le libéral à Nuremberg, le « national » place
67 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
156, à la grande tension spirituelle dans laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur. Tension dont le débat du libre arbitr
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
157 [p. 665] Robert Briffaut, Europe (janvier 1937) aa On se souvient de la guerre des Balkans. Elle écl
158e ce brillant tableau des vices de l’aristocratie européenne qu’une telle classe est la vraie responsable du cafouillage de 1914.
69 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
159Runde). Nietzsche tente de surmonter le nihilisme européen (résultant de la « mort de Dieu ») par la pensée du Retour éternel. M
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
160caractérise non seulement notre rôle politique en Europe, mais encore notre mentalité par rapport aux pays voisins. Or il faut
161t au surplus le droit de faire la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous d
162e, jouer un rôle de premier plan dans l’équilibre européen. Et quand bien même il serait démontré que la Suisse ne peut plus pré
163éfense des intérêts économiques, c’est la réalité européenne de la Suisse qu’on perd de vue. On l’a senti à l’occasion des sanctio
164enser notre neutralité dans le cadre nouveau de l’Europe. Il est fatal que ces dilemmes se multiplient à l’avenir. Le fameux é
165 à l’avenir. Le fameux équilibre stratégique de l’Europe qu’on a coutume d’invoquer pour justifier l’espèce d’exterritorialité
166oportions nouvelles des mystiques qui régissent l’Europe d’aujourd’hui. Notre chance et nos risques sont là.   Rien ne me para
167ouvelle ; elle constitue l’apport spécifique de l’Europe à l’humanité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’es
168n de la Suisse peut être définie à l’échelle de l’Europe : la Suisse doit être la gardienne de ce principe central, fédératif 
169e celui de la Croix-Rouge, gardiens de ce qui est européen et commun à toutes les nations ; étant eux-mêmes dans la mesure où il
170semble, — voilà les Suisses, grands Portiers de l’Europe, et mainteneurs de ses communes mesures. Qu’on ne voie pas là je ne s
171isse peut et doit maintenant revendiquer face à l’Europe son droit à la neutralité. Elle n’est réellement intangible que parce
172le est l’expérience témoin, l’annonciatrice d’une Europe fédérée dont elle prouve la réalité en assemblant dans un État nos tr
173e mission qui justifie en même temps notre statut européen de neutralité, et notre statut intérieur de confédération de cantons,
174r au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum, ce n’est pas — comme c
175ue nous étions seuls à juger dans une perspective européenne. (Nos trois cultures nous y préparaient, nous y contraignaient même e
176ns. Et ce ne peut être qu’au nom de l’avenir de l’Europe, puisque c’est cela que nous sommes dès maintenant. 2. — La culture.
177t peut-être future et finale, des diversités de l’Europe, symbolisées par nos trois langues, nos deux religions, nos vingt-cin
178at perpétuel, exaltant, le battement du cœur de l’Europe. Vouloir créer une « culture suisse », ce serait trahir notre mission
179pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-dessus un Gottfried Keller et un Ramuz. Ceux-là
180 un Gottfried Keller et un Ramuz. Ceux-là ne sont Européens que parce qu’ils sont d’abord, et génialement, Suisse allemand et Vau
181e , la Suisse réapparaît sur la grande scène de l’Europe. De Genève, c’est une autre « école suisse » qui domine les lettres f
182ar le moyen de la Suisse, une assez belle culture européenne 77 . Je ne vois pas pourquoi nous douterions d’une tradition que tout
183ouvons être les moyens de la grandeur future de l’Europe. (Il y a là plus qu’un calembour, soit dit pour essayer de rassurer c
184e, devient la pire des imprudences au milieu de l’Europe fasciste. Notre instruction publique très développée à tous les degré
185 cherche à se mettre au pas des grandes économies européennes, mais de la manière la [p. 35] plus fatale à ce fédéralisme tant vant
186conscience de cette mission, et le grand air de l’Europe et du monde reviendra vivifier nos pays. Il y aura de nouveau du jeu,
71 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
187lma Lagerlöf est la seule femme de la littérature européenne dont le génie ait eu la force de recréer un pays tout entier, avec se
72 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
188t local. L’articulation des diverses régions de l’Europe était la meilleure sauvegarde contre les famines locales. Développé e
189au matériel général et fondement économique d’une Europe fédérée. Mais dès le début, l’initiative individuelle extrêmement [p.
190ue se faisant trop fortement sentir sur le marché européen, le libre-échangisme ne peut en effet jouer qu’à l’intérieur d’empire
191a largement contribué à la dissolution de l’unité européenne en ces morceaux d’Empire romain que sont les États-nations, incapable
73 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
192s de ce premier mois, les camps se sont formés en Europe : la Russie est pour le gouvernement, l’Allemagne et l’Italie pour le
193ée. D’ailleurs, sans compter que la division de l’Europe en fascistes et communistes est une des plus lourdes farces de l’Hist
74 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
194berté. Mon premier livre dit assez mon amour de l’Europe centrale ; et mon deuxième, l’idée que je me fais des régimes totalit
195u au régime de Weimar. Il n’y a sans doute pas en Europe de classe plus indifférente à la vie politique, plus passive vis-à-vi
196e viens de parler se confond presque avec le type européen du libéral. Il en est d’autres (on le prétend), qui sont devenus marx
197 les clauses du Diktat, l’état démographique de l’Europe centrale, le rôle des camps de travail dans la création d’une éthique
198 guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, avec une sincérité que je ne puis mettre en doute, mai
199e temps, celle qui s’impose déjà à la moitié de l’Europe, et qui demain la dominera ? Si le régime totalitaire est le châtimen
200régime totalitaire est le châtiment qu’a mérité l’Europe, si plus rien ne peut s’opposer à son triomphe tôt ou tard, il nous f
75 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
201 et socialisme) d’une maladie aussi vieille que l’Europe, et qui est sa P. G. politique. Ainsi l’État devient l’expression uni
202ses avant 1933, les circonstances politiques de l’Europe, le Traité de Versailles, la décomposition des gauches, le double jeu
76 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
203 pratiquement un frein pour la révolution [p. 91] européenne. C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dé
204 C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dépassement de l’étatisme centralisateur. Tant que ce dépas
205de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement ave
77 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
206ussie rouge dans toute la presse qu’il possède en Europe, le fait vraiment au nom de l’Évangile ? Et je me demande si cet ordr
78 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
207, probablement sans précédent dans notre histoire européenne. Quant au mariage, il fut proprement balayé durant la période des Sov
208 Alors le cycle de l’amour courtois sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra da
79 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
209 peuvent établir. ⁂ Les Orientaux caractérisent l’Europe par l’importance qu’elle donne aux forces passionnelles. Ils y voient
210 source de cet aspect le plus réel de l’activisme européen une sorte de tempérament continental ? Ou quelque influence indirecte
211x-chrétiens (c’est-à-dire créateurs) du dynamisme européen, sont orientés par une volonté exactement contraire à celle de passio
212omme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce sera pour avoir trop longtemps culti
213s de les surmonter. Par exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire, (et supposé qu’elle n’y succombe point)
80 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
214és en 1938. 1. Caractérisez l’état politique de l’Europe en 1938. — Les Démocraties de l’Ouest avaient fondé leur paix sur deu
215cations hitlériennes ? — Les dictateurs du Centre européen furent les premiers à s’apercevoir du paradoxe politique que nous ven
216 (guerre limitée). 5. Quelle fut la réaction de l’Europe ? — L’opinion démocratique apparut désorientée par cette exigence pur
217scurément, ruineuse pour l’avenir confédéral de l’Europe. Hitler comprit que son heure n’était pas encore venue. Il se vit con
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
218eut-être ? 2. Le mythe Il existe un grand mythe européen de l’adultère : le Roman de Tristan et Iseut. Au travers du désordre
219ersistance nous invite à porter sur l’avenir de l’Europe un jugement très pessimiste. Marquons ici une incidence qui méritera
220 amour vrai. La grande trouvaille des poètes de l’Europe, ce qui les distingue avant tout dans la littérature mondiale, ce qui
221qui exprime le plus profondément l’obsession de l’Européen : connaître à travers la douleur, c’est le secret du mythe de Tristan
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
222 encore moins sa localisation dans notre histoire européenne… L’antiquité n’a rien connu de semblable à l’amour de Tristan et d’Is
223les Celtes avaient conquis une grande partie de l’Europe actuelle. Venus du sud-ouest de la Germanie et du nord-est de la Fran
224et hindouistes avec la religion fondamentale de l’Europe. De l’Inde aux rives de l’Atlantique, nous retrouvons exprimé, dans l
225d’ailleurs à quel point le celtisme originel de l’Europe a survécu à la conquête romaine et aux invasions germaniques. « Les G
226s justement par les clercs — qui évangélisèrent l’Europe, et la rappelèrent au culte des lettres. Et ceci nous amène aux abord
227ois : Troubadours et Cathares Que toute la poésie européenne soit issue de la poésie des troubadours au xiie siècle, c’est ce don
228inte, et une belle qui toujours dit non. » 23 L’Europe n’a pas connu de poésie plus profondément rhétorique : non seulement
229usqu’à l’Espagne, pour rayonner de là sur toute l’Europe. Dans le même temps, d’autres mouvements hétérodoxes agitent le peupl
230récédents. C’est au xiie siècle que s’atteste en Europe une modification radicale du jeu d’échecs, originaire de l’Inde. Au l
231badours et fait leur gloire mondaine dans toute l’Europe. Or nous voyons cette religion de l’amour ennoblissant célébrée par l
232oc, une Italie du Nord, une Germanie rhénane, une Europe tout entière enfin, où les passions « religieuses » et la théologie n
233. De là, on peut suivre son progrès rapide vers l’Europe à travers une série de traductions en syriaque, en arabe, en latin, e
234ieux du génie celtique s’est incorporé à l’esprit européen. (Hubert, II, p. 336.) Ce « son particulier », que Bédier sut faire
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
235se vanter d’avoir agi sur les [p. 191] mœurs de l’Europe, c’est à coup sûr à notre mythe qu’elle le doit. D’une manière plus p
236e, les hérétiques répandus désormais dans toute l’Europe, où l’Église les traque, aient cessé de recourir à l’expression litté
237out, en 1348, la grande peste noire qui ravagea l’Europe : et voilà qui rappelle au poète que ses « qualités d’homme » le lien
238eprises, avec des variantes infinies, par toute l’Europe médiévale. Les fabliaux annoncent le roman comique, qui annonce le ro
239 même étendue que l’influence des troubadours : l’Europe entière. Les Minnesänger (chanteurs de l’Amour) en Allemagne sont nou
240ns l’évolution du mythe à travers l’histoire de l’Europe. 11. Phèdre, ou le mythe « puni » Le thème de la mort est écarté d
241ique de la Révolution, de la Terreur, des guerres européennes, certains aveux deviennent possibles, certaines souffrances osent enf
242poléon à peine vaincu, voici l’envahissement de l’Europe par une plus insidieuse tyrannie. Jusqu’au jour où Wagner, d’un seul
243naux de l’Inquisition, puis envahir la conscience européenne, même orthodoxe, et par une sorte d’ironie, donner sa rhétorique pass
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
244ormations de tous ordres survenues entre-temps en Europe, et à l’encontre des intérêts réels les plus urgents. C’est ici que s
245 de 1804-1814, Russes de 1812, Allemands de 1813, Europe de 1814, et comporta alors ces manifestations glorieuses et puissante
246ode coloniale, la dernière « paix » méritée par l’Europe. On a marqué plus haut (livre IV, chap. xix) que cette période, du po
247assions, mais une sorte d’immense castration de l’Europe. c) La guerre totale suppose la destruction de toutes les formes con
248relâchement des liens sociaux. La première guerre européenne fut le jugement d’un monde qui avait cru pouvoir abandonner les forme
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
249tenté de juger sans précédent dans notre histoire européenne 195 . Quant au mariage, il fut en principe balayé durant la période d
250 Alors le cycle de l’amour courtois sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra da
251eux voir notre état, regardons l’Amérique — cette Europe délivrée de ses routines, mais aussi de ses freins traditionnels. Nul
252actère moins désastreux et même plus normal qu’en Europe. Là où l’Européen voit surtout une rupture créant un désordre social,
253astreux et même plus normal qu’en Europe. Là où l’Européen voit surtout une rupture créant un désordre social, et la perte d’un
254Il est clair que la crise présente du mariage, en Europe comme en Amérique, résulte d’une pluralité de causes profondes ou pro
255 ailleurs !) dans l’avant-garde de la littérature européenne, le regain d’intérêt pour le catharisme, l’exaltation de la « Femme-E
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
256 peuvent établir. ⁂ Les Orientaux caractérisent l’Europe par l’importance qu’elle donne aux forces passionnelles. Ils y voient
257 source de cet aspect le plus réel de l’activisme européen une sorte de tempérament continental ? Ou quelque influence indirecte
258ns (c’est-à-dire créateurs) [p. 344] du dynamisme européen, sont orientés par une volonté exactement contraire à celle de la pas
259omme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce sera pour avoir trop longtemps culti
260s de les surmonter. Par exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire (et supposé qu’elle n’y succombe point),
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
261, et dont nous voulons être sûrs. L’attitude de l’Européen qui se demande toute sa vie : « Est-ce de l’amour ou non ? Est-ce que
262ine, qui survint dès l’introduction des échecs en Europe, en imaginant une série de mutations phoniques à partir du nom de la
263ue des contes à dormir debout, obtenant une vogue européenne, et des amours d’une pureté angélique à servir de modèle aux races fu
264Jean xxii, en 1321 — dans tout le nord-ouest de l’Europe, et spécialement en Brabant. Leur mouvement est né « au point de renc
265ncue achevait la conquête esthétique du nord de l’Europe. » Ajoutons enfin ce trait impressionnant : « On sait que la thèse se
266» le catharisme, l’amour courtois, et la mystique européenne ? 13. Sur le sadisme Je trouve une confirmation de mon analyse du c
88 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
267le mondiale, le drame de la Diète de Stans. Notre Europe trouvera-t-elle son pacificateur ? Le mérite-t-elle encore ? Saura-t-
89 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
268s, ils s’efforcent de situer notre mission dans l’Europe d’aujourd’hui. On trouvera tout d’abord une conférence sur le Protest
269et spirituels qui déterminent l’état présent de l’Europe, et situent notre action particulière dans l’évolution générale. Le r
270’est entendu. Nous ne sommes pas les mentors de l’Europe. Mais n’allons pas confondre cette modestie, dont Spitteler parlait s
90 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
271comment se situe la Réforme dans l’évolution de l’Europe, et quel principe central elle doit y incarner, de nos jours sans dou
272r les relations politiques. Toute l’histoire de l’Europe serait à refaire à partir de cette constatation : que les formes et s
273 IV, conçut le « Grand Dessein » d’une fédération européenne ? Certes, les historiens attribuent à ces faits des causes politiques
274 en plein cœur de l’actuel. Comment situer dans l’Europe d’aujourd’hui les positions civiques de la Réforme et sa morale ? Cal
275 longuement. » Il me semble que le spectacle de l’Europe contemporaine donne raison au Réformateur. Et je ne crois pas être in
276 tenté de situer la Réforme dans l’évolution de l’Europe, puis dans les conflits actuels. J’ai essayé de vous montrer que sa d
91 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
277que et de civilisation. Jamais, dans aucun siècle européen, on n’avait constaté pareil écart entre les créations de la culture e
278es des monstres antédiluviens. La population de l’Europe a plus que doublé en cent ans, ses richesses ont été décuplées, sa pr
279et dans ses signes extérieurs, l’appel de toute l’Europe du xxe siècle vers une commune mesure restaurée et vivante. L’appe
280 est le pôle collectiviste. Toute l’histoire de l’Europe peut être ramenée à ces grands balancements d’un pôle à l’autre. À l’
281s renversements menacent aujourd’hui d’anéantir l’Europe ? Il s’agit de résoudre enfin l’éternel problème que nous posent les
282aines de la culture, le seul avenir possible de l’Europe. Le seul lieu où cet avenir soit, d’ores et déjà, un présent. Il ne s
283ps du Saint-Empire : notre mission vis-à-vis de l’Europe. Nous sommes chargés de la défendre contre elle-même, de garder [p. 1
284l’accomplir. On parle un peu partout de fédérer l’Europe. Cela ne se fera pas en un jour, ni même pendant les quelques semaine
285voir grand, de voir aux [p. 101] proportions de l’Europe moderne, tout en gardant la mesure de notre histoire, la mesure de l’
286En appelant et préparant de toutes nos forces une Europe fédéralisée, nous ne demanderons pas un paradis sur terre. Nous deman
287 n’est pas [p. 102] au facile optimisme, dans une Europe tout obscurcie par la menace des avions. L’heure est plutôt venue de
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
288caractérise non seulement notre rôle politique en Europe, mais encore notre mentalité par rapport aux pays voisins. Or il faut
289t au surplus le droit de faire la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous d
290e, jouer un rôle de premier plan dans l’équilibre européen. Et quand bien même il serait démontré que la Suisse ne peut plus pré
291éfense des intérêts économiques, c’est la réalité européenne [p. 109] de la Suisse que l’on perd de vue. On l’a senti à l’occasion
292enser notre neutralité dans le cadre nouveau de l’Europe. Il est fatal que ces dilemmes se multiplient à l’avenir. Le fameux é
293 à l’avenir. Le fameux équilibre stratégique de l’Europe qu’on a coutume d’invoquer pour justifier l’espèce d’exterritorialité
294tions nouvelles des « mystiques » qui régissent l’Europe d’aujourd’hui. Notre chance et nos risques sont là. La mission essent
295ouvelle : elle constitue l’apport spécifique de l’Europe à l’humanité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’es
296n de la Suisse peut être définie à l’échelle de l’Europe : la Suisse doit être la gardienne de ce principe central, fédératif 
297e celui de la Croix-Rouge, gardiens de ce qui est européen et commun à toutes les [p. 111] nations 20 étant eux-mêmes dans la m
298nsemble — voilà les Suisses, grands Portiers de l’Europe, et mainteneurs de ses communes mesures. Qu’on ne voie pas là je ne s
299isse peut et doit maintenant revendiquer face à l’Europe son droit à la neutralité. Elle n’est réellement intangible que parce
300expérience témoin, l’annonciatrice [p. 112] d’une Europe fédérée dont elle prouve la réalité en assemblant dans un État ces tr
301e mission qui justifie en même temps notre statut européen de neutralité et notre statut intérieur de confédération de cantons,
302r au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum 22 , ce n’est pas — com
303ue nous étions seuls à juger dans une perspective européenne. (Nos trois cultures nous y préparaient, nous y contraignaient même e
304 ne peut être qu’au nom de l’avenir de [p. 115] l’Europe, puisque c’est cela que nous sommes dès maintenant. 2. La culture. Je
305t peut-être future et finale, des diversités de l’Europe, symbolisées par nos quatre langues, nos deux religions, nos vingt-ci
306at perpétuel, exaltant, le battement du cœur de l’Europe. Vouloir créer une « culture suisse », ce serait trahir notre mission
307pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-dessus un Jérémie Gotthelf et un Ramuz. Ceux-là
308 un Jérémie Gotthelf et un Ramuz. Ceux-là ne sont Européens que parce qu’ils sont d’abord, et génialement, pasteur bernois et Vau
309e , la Suisse réapparaît sur la grande scène de l’Europe. De Genève, c’est une autre « école suisse » qui domine les lettres f
310ar le moyen de la Suisse, une assez belle culture européenne 25 . Je [p. 120] ne vois pas pourquoi nous douterions d’une tradition
311ouvons être les moyens de la grandeur future de l’Europe. (Il y a là plus qu’un calembour, soit dit pour essayer de rassurer c
312e, devient la pire des imprudences au milieu de l’Europe fasciste. Notre instruction publique très développée à tous les degré
313 cherche à se mettre au pas des grandes économies européennes, mais de la manière la plus fatale à ce fédéralisme tant vanté. Autan
314e [p. 127] de cette mission, et le grand air de l’Europe et du monde reviendra vivifier nos pays. Il y aura de nouveau du jeu,
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
315s pleins de mystères qui circulent au-dessus de l’Europe et que parfois, quand vous cherchez un poste de radio, vous captez sa
316Le son s’amplifie, se précise. C’est la voix de l’Europe moderne. Que nous dit-elle ? J’essayerai de l’interpréter. Depuis une
317es, et plus précisément depuis 1933, la face de l’Europe a changé. Il est temps de nous en rendre compte. Autrefois, et naguèr
318nt une doctrine politique tout à fait nouvelle en Europe. Ils prétendent que les nations n’ont pas toutes les mêmes droits à l
319ahisseur. Voici alors ce que nous disent ces voix européennes que rien n’arrête, et qui passeront toujours, quoi que nous fassions 
320idés à défendre. Voilà le défi que nous adresse l’Europe moderne. [p. 134] Il s’agit maintenant d’y répondre. Nous ne pouvons
321stion nouvelle que nous pose la grande révolution européenne, il s’agit maintenant de donner une réponse dont dépendra notre exist
322tie depuis 1815 par toutes les grandes puissances européennes. Voilà, n’est-ce pas, trois belles et bonnes raisons de nous montrer
323mander ce que valent ces fameux privilèges dans l’Europe toute nouvelle où nous vivons en ce début de 1940. Il convient de se
324ivique et militaire, et qui sont un modèle pour l’Europe ». Oui certes, mais ici encore, n’ayons pas peur d’y regarder de près
325ore, dans cette guerre-ci, [p. 149] aux yeux de l’Europe et à nos propres yeux, notre situation privilégiée de neutres ? Il se
326ayer, nous aussi, notre part dans la défense de l’Europe. Je ne dis pas que ces arguments ne sont plus valables. Je dis seulem
327nom de la mission de la Suisse dans la communauté européenne. Non, la neutralité de la Suisse ne saurait être un privilège : c’est
328 et ne doit subsister qu’au nom de l’intérêt de l’Europe entière. Seule, la mission positive de la Suisse rend un sens et un p
329re comme une mesure d’intérêt [p. 153] général en Europe. Rester neutres au nom d’un traité signé à Vienne il y a plus de cent
330sont dans les vrais intérêts de la politique de L’Europe entière. 32  » Et j’en arrive, ici, au centre même de tout ce que je
331us sommes responsables vis-à-vis de la communauté européenne. Je voudrais marquer d’une devise ce point central. Au Moyen âge la
332e, c’est de défendre et d’illustrer aux yeux de l’Europe le principe du fédéralisme ; principe, notons-le bien, radicalement c
333c’est aussi le répandre au dehors, le prêcher à l’Europe, le propager, et préparer par nos études, par nos conseils, par nos i
334de position peut-être, les bases de la Fédération européenne. L’illustrer, c’est le réaliser, ici et maintenant, et dans nos vies,
335 ait vraiment le droit de s’offrir en exemple à l’Europe, sur le plan du fédéralisme. Ces deux aspects de notre vocation me pa
336 parle d’une vocation de la Suisse vis-à-vis de l’Europe, nombreux sont ceux qui crient à l’utopie. Eh bien, j’estime qu’un ch
337tent à prendre une attitude active vis-à-vis de l’Europe. Voilà ce qui distingue extérieurement une vocation d’une utopie. Il
338aperçoivent nullement l’indication d’une vocation européenne de la Suisse. Dans un certain sens, ils n’ont pas tort. Une vocation
339ant [p. 161] le plan d’une entreprise fédéraliste européenne, sur l’initiative de la Suisse. Or on pourrait me faire remarquer qu’
340ée de faire un jour quelque chose de grand pour l’Europe. Peut-être est-il encore trop tôt pour mobiliser l’opinion en faveur
341étail de nos vies, en sorte que cette réduction d’Europe fédérée, qu’est la Suisse, soit au moins de l’ouvrage bien faite, dig
342et en bonne place, comme un modèle valable pour l’Europe de demain. Voilà un travail immédiat. Nul besoin, cette fois-ci, d’at
343e moment plus précise que notre [p. 163] vocation européenne ; mais je vous l’ai dit : l’une suppose l’autre et la soutient. Je la
344Suisses comme une espèce de « filon », dans notre Europe déchirée, si nous le considérons tout au contraire comme une « missio
94 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
345temps, une possibilité se révèle, d’élargissement européen ; un appel, voire une exigence, qui nous fait un devoir d’attaquer au
346dée et l’idéal du Saint-Empire, c’est-à-dire de l’Europe unie, dont il faut protéger le cœur. [p. 174] Toute l’histoire suiss
347… Vont-ils faillir à leur mission ? La Garde de l’Europe fera-t-elle un coup d’État, et, trahissant l’Empire, deviendra-t-elle
348il nous soit permis d’embrasser, c’est celui de l’Europe entière, non tel groupe de puissances voisines. Or l’Europe est un id
349ière, non tel groupe de puissances voisines. Or l’Europe est un idéal, une civilisation et un esprit, bien plus qu’une entité
350ient quelque chance de se résoudre : le plan de l’Europe. Notre fédéralisme ne peut durer que si nous lui donnons pour fin la
351ster des idées « en l’air ». L’idée de fédération européenne par exemple. Essayons donc de la faire redescendre dans les complexit
352 suisse au seul titre d’exemple enseignant pour l’Europe. En vérité, ce ne sont ni les idées qui ont « inspiré » son statut pr
353es, apparemment contradictoires, de la révolution européenne 36 . L’instinct contrecarré devient conscience ; la coutume attaquée
354 : ou se nier, ou triompher mais sur le plan de l’Europe entière. 6. Le grand danger de l’heure présente, pour la Suisse, je l
355nscience de ses fins. De même pour le fédéralisme européen. Un sentiment commun se formait peu à peu, depuis la guerre de 1914-1
356er. Brusquement, la question se pose de fédérer l’Europe dès la paix rétablie. Mais parce qu’elle se pose brusquement, elle ri
357r ses réussites. Elle peut et doit figurer pour l’Europe une « expérience-témoin » opérée dans le concret. À tout le moins pou
358aucoup de gens s’imaginent, hors de Suisse, que l’Europe ne peut être fédérée que par l’action d’une grande puissance. Ce fut
359ntime. Le morcellement d’un pays — ou demain de l’Europe — en régions autonomes et de faible étendue, a pour avantage d’écarte
360ntreprenants. Pour prévenir cette maladie, dans l’Europe de demain, comme en Suisse, il est essentiel d’insister [p. 192] sur
361… sinon de leur avidité. Construire la fédération européenne, ce sera peut-être simplement développer tout d’abord, et affirmer, u
362ussi leur légitimité relative.) 13. La Fédération européenne, si elle se fait, sera faite par des personnes, et non point [p. 194]
363aucun autre à préparer les bases de la Fédération européenne. (Un « personnel » : il faut sauver ce mot de sa déchéance bureaucrat
364es dont la fonction est avant tout de connaître l’Europe : juges et négociateurs d’accords internationaux, cosmopolites ou « S
365ional » est un homme qui peut et doit connaître l’Europe, [p. 195] par tradition, par goût et par nécessité. Et la connaître n
366es peuples et les princes les cols du centre de l’Europe. Mission pratique, devenue symbolique. Désormais, il nous appartient
367moderne : c’est la défense du cœur spirituel de l’Europe, la garde montée autour du drapeau rouge à la croix blanche, où le ro
368x si Dieu le veut, la Suisse tient les clefs de l’Europe, et c’est là sa vraie vocation. Elle est le lieu et la formule, le gé
369e puisse prétendre à jouer le rôle de germe d’une Europe nouvelle. Mais il y va de notre indépendance autant que de la paix oc
95 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
370ue possible. Par exemple : tant que notre mission européenne ne sera pas accomplie. (L’Empire fédératif ?) Mais toute politique di
371 et praticien des choses de la SDN et de la chose européenne, qui nous représenteraient à l’étranger — officiellement ou non — ave
372prudences « fédérales ». Sur le plan diplomatique européen, la Suisse pourrait et devrait jouer dans notre siècle une partie mag
96 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
373tions spontanées, comme accidentelles, de centres européens dans un canton : Zürich au xviiiᵉ siècle, Coppet, Bâle au temps de Bu
97 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
374t le Moyen Âge, il terrorise les populations de l’Europe christianisée. Les moines font autant pour sa gloire que les rabbins
98 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
375r. [p. 66] Replaçons-nous dans la situation de l’Europe à la veille de sa grande catastrophe. La question qui se posait alors
376ait le sens et le prix. De même Hitler, battant l’Europe entière, n’a jamais pu jouir de sa victoire. Gagnant tout, il n’a rie
377Paris est détruit, j’en perdrai le goût d’être un Européen. La Ville Lumière n’est pas détruite : elle s’est éteinte. Désert des
99 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
378manifeste de l’Oxford Group, largement répandu en Europe, et qui s’intitulait non sans une curieuse présomption : « Nous somme
379ions le perdent à coup sûr. Je parle ici comme un Européen qui a vu de près des phénomènes bizarres de désintégration démocratiq
380des leçons claires qui se dégagent des événements européens me paraît être celle-ci : la haine purement sentimentale du mal qui e
381 de pensée et de vie qu’ils venaient de perdre en Europe pour en avoir abusé sans plaisir. On s’en voudrait de commenter une s
382rd du navire : nous approchons d’Ellis Island. En Europe et dans les deux Amériques, j’ai traversé durant cette guerre une bon
100 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
383t aux troubles révolutionnaires qui marquaient en Europe l’irruption du libéralisme, du capitalisme et du nationalisme. Lui se
384’ailleurs toute l’instabilité. La population de l’Europe a plus que doublé en cent ans ; ses richesses ont été décuplées ; sa
385nière, celle des relations de l’Allemagne et de l’Europe, ou d’une masse quelconque et du Prince. Ou encore, elle figure le co