1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
1 qui enfièvrent l’Europe. [p. 812] Tandis que M. Ford expose victorieusement sa méthode pour « réussir » — à quoi, grands d
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
2ssions où triomphe sous tous les déguisements, de Ford à Clément Vautel, le matérialisme le plus pauvre auquel se soit jamai
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
3e des Maurras et des Mussolini, des Lénine et des Ford. Alors les hommes hurleront un affreux besoin mystique. Vous réveille
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
4 [p. 189] Le péril Ford (février 1928) a On a trop dit que notre époque est chaotique. Je c
5l’époque m’offre de mieux réussi. Voici la vie de Ford, telle qu’il la raconte dans Ma Vie et mon Œuvre. Il naît fils de pay
6on. Il fonde tôt après la Société des automobiles Ford, « et commence à réaliser son rêve, le type unique d’automobile utili
7 possibilité d’augmenter encore cette production. Ford est le plus puissant industriel du monde ; le plus riche, au point qu
8dustriels européens s’en inspirent toujours plus. Ford leur montre le chemin qu’ils seront bien obligés de prendre tôt ou ta
9er ou mourir », écrivait récemment un économiste. Ford, perfection de l’industriel, offre au monde moderne le premier exempl
10estion qu’on puisse poser à notre temps. II. M. Ford a ses idées, ou la philosophie de ceux qui n’en veulent pas Nous avon
11s dit tout à l’heure quel fut le but de la vie de Ford, sa « grande et constante ambition ». Il semble que toute sa carrière
12eur de l’humanité par la possession d’automobiles Ford. Et, comme il est très intelligent, il a vite fait de démêler les con
13 sans auto. Voilà l’affaire lancée. La passion de Ford se donne libre cours. Il ne s’agit plus maintenant que de lui donner
14 n’ait plus qu’à plier bagage. Mais c’est ici que Ford montre le bout de l’oreille, et que son but réel est la production po
15umain dans la conception fordienne de l’oisiveté. Ford a créé un second dimanche dans la semaine, « retouché l’œuvre de la C
16 la duperie : ce jeu du chat et de la souris ; si Ford relâche les ouvriers et leur donne une apparence de liberté, c’est po
17vu. Il est déterminé par la réclame, les produits Ford qu’il faut user, etc. Il a pour but véritable [p. 195] d’augmenter la
18atteintes. On peut se demander jusqu’à quel point Ford est conscient des buts et de l’avenir de son effort. Pour mon compte,
19ns à la terre la satisfaction de nos besoins. » — Ford se moque de la philosophie. Il ne peut empêcher que son attitude ne p
20 196] encore : « Je ne considère pas les machines Ford simplement comme des machines. J’y vois la réalisation concrète d’une
21messianisme matérialiste ? Un seul doute effleure Ford vers la fin de son livre : Le problème de la production a été brilla
22 il faudrait en tirer des conséquences, alors que Ford passe outre et se remet à discuter des points de technique. Il n’a pa
23 grands esprits de tous les temps. On me dira que Ford a mieux à faire que de philosopher. Je le veux. Mais si j’insiste un
24ies pour admirer mutuellement leur culture », dit Ford. Et tout est dit ! Le simplisme arrogant avec lequel, de nos jours, o
25buts propres, humains et divins. Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour admirer la nature entre 17 et 19 heures : v
26ans les rouages de la vie moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte de franc-maçonnerie
27 l’Occident. La logique, parlant par la bouche de Ford : « Inutile, donc à détruire. » Ford a raison, une fois de plus. Pas
28la bouche de Ford : « Inutile, donc à détruire. » Ford a raison, une fois de plus. Pas de compromis possible de ce côté. Mai
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
29 la pilule amère des connaissances. On songe à M. Ford, qui donne à ses ouvriers un second dimanche afin qu’ils consomment d
6 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
30faire endosser le blâme, mais comme l’homme nommé Ford, de Détroit, a contribué davantage que n’importe quel autre de mon te
31le souverain du monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les modernes. Quelle décadence ! p. 123 ax. « Sherwood A
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
32l’organisation du monde-termitière type Lénine ou Ford. Soucieux de comprendre notre temps avant de le condamner ou de l’abs
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
33sement par exemple. Que l’on songe à l’œuvre d’un Ford, ou à celle de presque tous nos hommes d’État. Le privilège admirable
9 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
34ent beaucoup d’ampleur sur le terrain préparé par Ford. Une récente enquête publiée en volume chez Macmillan sous ce titre :
10 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
35’est un ouvrier qui parle. D’avoir travaillé chez Ford ne donne pas forcément plus de valeur que d’avoir traîné son vague à
11 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
36représente. D’où l’ascétisme du capitaliste, type Ford ou Stinnes — son affectation de vie simple et son mépris des fins hum
12 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
37a été détourné de ses fins humaines par Taylor et Ford ; que le mécanisme et « l’intellectualisme décharné » ont provoqué de
13 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
38de d’autarchisme panique, l’on peut bien dire que Ford apparaît sain si on l’oppose aux dictateurs fascistes ! Enfin la résu
14 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
39at des ouvriers de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protègera contre les grèves irrégulières,
15 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
40at des ouvriers de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protégera, lui le patron, contre les grèv
16 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
41at des ouvriers de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protégera, lui le patron, contre les grèv
17 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
42 surtout — avaient construit des autos bien avant Ford. Son invention, ou sa ré-invention, n’en reste pas moins exemplaire.
18 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
43é de presse du 4 juin 1957 Un don de la Fondation Ford au Centre européen de la culture. Le CEC vient de recevoir une subven
44cevoir une subvention de $ 40 000 de la Fondation Ford, destinée au développement des activités d’éducation européenne entre
45imés d’un esprit européen. Le don de la Fondation Ford permettra la poursuite et l’extension de l’ensemble de ce programme.
46, grâce à une subvention spéciale de la Fondation Ford. Elles ont été prévues méthodiquement dans des milieux aussi variés q
19 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Universités américaines (12-13 janvier 1963)
47mérique. [p. 19] Liberté Invité par la Fondation Ford pour me promener dans les États-Unis sans l’ombre d’une obligation —
48is un très haut niveau intellectuel, la Fondation Ford a créé un Centre d’études avancées pour les sciences du comportement.
20 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
49l’adolescence, qui est l’âge des fugues. Le jeune Ford le réalisa en 1893, quelques années après que l’Allemand Otto eût inv
50onstruit d’autres voitures automobiles bien avant Ford. Son invention ou sa réinvention n’en demeure pas moins exemplaire, p
51plus que s’il est bien certain que l’invention de Ford est née d’un rêve d’évasion hors des voies imposées de la civilisatio
21 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
52artes le mécaniste, dont Marx procède de même que Ford et la grande industrie moderne. Elle trahit peut-être, en fin de comp
22 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
53de l’adapter à la « science militaire ». Le jeune Ford, lui, marche à l’étoile, avec toute l’assurance que peuvent donner au
54 modèle T ne changera pas plus que son auteur. Le Ford milliardaire et souvent ridiculisé de la maturité et de la vieillesse
55é et de la vieillesse, n’est en rien différent du Ford entreprenant et souvent malchanceux de l’adolescence et de la jeuness
56rigeait ce défaut », écrit l’un des biographes de Ford 99 . À partir des axiomes de toute éthique utilitaire et du principe
57utile à la poursuite de la production lui suffit. Ford n’est pas un capitaliste. Il se voit au contraire philanthrope. Il ve
58s, d’où il est renvoyé vers la Norvège neutre, où Ford écœuré l’abandonne, pour reprendre aussitôt à Détroit son œuvre propr
59, vingt-quatre ans après son « chemin de Damas », Ford abandonne un emploi bien rétribué de chef-mécanicien à la Société Edi
60tigineux, aveu du siècle ! En quelques décennies, Ford va changer tout cela : c’est dire qu’il va changer la nature même des
61 dans l’histoire de nos rêves. Voyons l’intrigue. Ford observe d’abord que le public ne s’intéresse aux voitures automobiles
62tion. L’idée d’aller plus vite amuse l’Américain. Ford, sans plaisir, décide de jouer ce jeu. La même année 1903, il gagne s
63s qui outrepassent largement la sobre utilité que Ford vénérait. Les jeunes gens prennent leur voiture pour faire 300 mètres
64a ? On [p. 167] a vu que le projet fondamental de Ford est né d’un rêve d’évasion campagnarde hors des voies imposées de la
65pour toujours. Au lieu de la libération rêvée par Ford, nous avons accepté en fait l’asservissement au rythme des machines,
66ble dans le sentiment de ce que, par le succès de Ford, elle menaçait de léser pour longtemps au plus intime de l’homme mode
67Automobile avait à peine trente ans. « Le Péril Ford 105  » « On a trop dit que notre époque est chaotique. Je crois bien,
68un économiste. Sous l’intertitre suivant : «  M. Ford ou la philosophie de ceux qui n’en veulent pas  » je donnais la recet
69 sans auto. Voilà l’affaire lancée. La passion de Ford se donne libre cours. Il ne s’agit plus maintenant que de lui donner
70l n’ait plus qu’à plier bagage.Mais c’est ici que Ford montre le bout de l’oreille, et que son but réel est la production po
71réservation, d’autorégulation et d’alternances. » Ford a créé un second dimanche dans la semaine, “retouché l’œuvre de la cr
72r la duperie : ce jeu du chat et de la souris. Si Ford relâche les ouvriers, et leur donne une apparence de liberté, c’est p
73vu. Il est déterminé par la réclame, les produits Ford qu’il faut user, etc. Il a pour but véritable d’augmenter la consomma
74teintes. » On peut se demander jusqu’à quel point Ford est conscient des buts et de l’avenir de son effort. Pour mon compte,
75ts propres, humains et divins. » Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour aller admirer la Nature entre 18 et 19 heur
76s les rouages de la vie moderne. » Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte de franc-maçonnerie
77’Occident. » La logique, parlant par la bouche de Ford : “Inutile, donc à détruire.” Ford a raison, une fois de plus. Pas de
78r la bouche de Ford : “Inutile, donc à détruire.” Ford a raison, une fois de plus. Pas de compromis possible de ce côté. Mai
23 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 9. Devenir soi-même
79uvre. Plus grave encore est la publicité. Lorsque Ford entreprend de convaincre les paysans du Middle West qu’ils ont besoin
24 1978, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Bof ! disent les jeunes, pourquoi ? » (1er décembre 1978)
80 en français. L’article était intitulé « Le péril Ford » et s’élevait contre Ford et son triomphe, qui commençait à se manif
81it intitulé « Le péril Ford » et s’élevait contre Ford et son triomphe, qui commençait à se manifester à ce moment-là. L’aut
82-là. L’auto industrielle n’avait que 29 ans, déjà Ford était milliardaire. Et j’ai eu une réaction viscérale. Je me suis dit