1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1 protestations belliqueuses. Il nous montre « des Français qui pensent ces carnages inévitables, avec un bref soupir s’y résigne
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2 impression. C’est grand dommage pour les lettres françaises qui risquent d’y perdre au moins deux grands artistes : Aragon, Éluar
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
3rne » est au moins le cinquième ouvrage publié en France sur Van Gogh, depuis 1922. Il contient pourtant des vues assez neuves
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
4 nouvelle mise en servitude du peuple rustique de France ». En effet — le phénomène n’est pas particulier à la France — les pa
5n effet — le phénomène n’est pas particulier à la France — les paysans sont en train de redevenir serfs, serfs des syndicats e
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
6le et inépuisable curiosité. Mais, de même que la France interrogeant l’Europe du xviiiᵉ prenait surtout conscience de son pro
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
7ment un étonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il aille s’ab
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
8eillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929) k Peut-être n’est-il pas trop tard pour parler du Vi
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
9’en écrire l’épopée dans Prikaz, cette traduction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Belles étincelles échapp
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
10ttérature moderne. Il n’a pas fallu longtemps aux Français pour pousser à bout l’expérience 3 . Ingénieux équilibres entre la r
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
11écembre 1926) aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui répond de Chine. Nous sommes loin du ton des Lettres persanes
12greur, et critique avec un mépris tranquille ; le Français riposte sans conviction, et sous sa défense on devine une détresse. C
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
13hardi et le plus original de la jeune littérature française. Il le proclame « J’appartiens à la grande race des torrents ». Génie
14al sans pudeur, un Musset ivre non plus de vin de France, mais d’alcools pleins de démons, de drogues peut-être mortelles.
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
15ose, tout de même, de laqué, d’élégant, de « bien français » ; et le mot sang n’évoque ici qu’une tache de couleur, plus sentime
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
16n heureux de rencontrer chez les jeunes écrivains français un homme qui ait à ce point le sens de l’époque, une vision si claire
17, Ferrero, commencent à être prises au sérieux en France par quelques jeunes gens. Il faut louer Drieu d’avoir échappé au surr
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
18ortune. Urbain, fort d’une hérédité judiciaire et française, dédaigna des avances que la perte de son sens de l’éternel rendait p
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
19age commercial. Terminus : Morand, s’éveillant en français, termine : … Irène. (Grasset, 1924… … y compris la Suède et la Norvèg
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
20agon lorsqu’il vous crie : « À bas le clair génie français. » Alors la voix de Rimbard k à la cantonade : Qu’il vienne, qu’il
21aiment vous ne pouvez vous libérer de cette manie française, la politique, et ne voyez-vous pas que c’est faire le jeu de vos enn
22 Pensez-vous [p. 141] combattre cet esprit « bien français » qui s’associe à tant d’objets de votre mépris, en prenant le contre
23 que cette réaction même est ce qu’il y a de plus français ; que c’est elle qui donne au surréalisme ce petit côté jacobin si au
24ôté jacobin si authentiquement, si déplorablement français. Et puisque nous en sommes au surréalisme, ce produit parisien qui, c
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
25evue de Belles-Lettres — la seule revue de langue française où l’on dise la vérité librement et pour elle-même. Nous regrettons d
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
26ème action (l’amour de Catherine pour un aviateur français) assez peu intéressante à vrai dire, parce qu’elle n’est pas à l’éche
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
27é son premier chapitre, variation sur un mot bien français et ses applications faciles à cent célébrités locales. (Quant à Goeth
20 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
28ent vers l’action, c’est-à-dire, — nous sommes en France — vers la politique. Or ces ennemis de toute littérature voient leurs
21 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
29, on le traque à Paris même… Il subjugue le jeune Français par ces évocations et l’espèce de fièvre qu’il y apporte. Mais plusie
30du « prince » qui disparaît, néanmoins. Enfin, le Français reçoit une lettre trouvée sur le corps de son ami suicidé, pathétique
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
31ilitaristes qui signent des manifestes en mauvais français — et je ferais de la peine à d’excellents garçons. Revenons au civil.
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
32diquée pour préparer les élèves à une composition française ? Question oiseuse et saugrenue, — naïve. Le bon sens voudrait que l’
24 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
33élancoliques réflexions sur le génie « poétique » français… Mais non, nous préférons voir ici l’un de ces signes qui de toutes p
34qui se soit révélé par le truchement de la poésie française. — Livre un peu didactique, trop attentif à sa propre démarche, mais
35. Je ne vois là que l’indice d’une confusion bien française, hélas. p. 250 ba. « André Rolland de Renéville : Rimbaud le Voy
25 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
36 faciles qu’on aime à ménager dans un jardin à la française. Mais vous ne tarderez pas à remarquer que tout, ici, est original, i
26 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
37e sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. J'expliquais donc que je ne voyage qu’au hasard, et pour rien ni per
27 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
38 celle aussi de la découverte de Hölderlin par la France. La Mort d’Empédocle et les Poèmes de la folie ont paru simultanément
39plus d’un, c’est-à-dire de s’en libérer. Ainsi la France conçut l’homme rationnel ; Empédocle, au contraire est celui qui pass
40oi Hölderlin diffère le plus peut-être des poètes français, c’est que son lyrisme est l’expression d’une philosophie à l’état na
41oces. Jouve est le plus « germanique » des poètes français d’aujourd’hui ; ce sont les harmoniques éveillées en lui par la voix
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
42re que de s’abandonner d’une certaine manière. En France, chacun parle pour son compte, paraphe son épigramme, jette son petit
43lon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût d’en bien parler. Les Suisses aiment avec une bonne o
44usieurs milliers d’exemplaires, tels que banlieue française, village suisse, gare allemande grouillante de questions sociales. La
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
45rge non pas autrement qu’il n’aborderait un génie français, et sur un pied véritablement européen. L’envergure en quelque sorte
30 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
46t germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie, et la France c’est la Chambre des Députés, je n’en veux pas démordre, et la Légion
31 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
47eur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeune Français a décidé d’aller fouiller les temples en ruines de la Voie Royale d’A
32 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
48 trait le plus évidemment « protestant » de l’art français.   Mais s’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art protestant
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
49est entré dans l’intimité de milliers de lecteurs français avec un livre d’un rare prestige, Daphné Adeane. On vient de traduire
50ong, — il compte plus de 600 pages dans l’édition française — d’un rythme plus inégal aussi, il ne lui est pas inférieur par l’in
51très belle préface qu’il a donnée à la traduction française note avec raison que M. Baring se montre « quelque peu inexorable dan
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
52erkegaard dans le monde intellectuel et religieux français, est un événement qui mérite d’être signalé et qui aura un profond re
53dans des revues comme Commerce, la Nouvelle Revue française, la Revue de Genève. Diverses études lui ont été consacrées, en parti
54ts du xixe siècle, du plus méconnu peut-être, en France tout au moins, — du plus actuel, je dirais même du plus urgent de tou
55e œuvre de cette envergure ait pénétré d’abord en France, sous les espèces du fragment le moins caractéristique de Kierkegaard
56ulente. Qu’une telle œuvre commence son action en France au moment où l’intérêt passionné de beaucoup se porte à la rencontre
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
57se borner à confronter les réactions anglaises et françaises. La réaction allemande eût apporté un élément important et radicaleme
58, c’est la pauvreté de la littérature alpestre en France. À part Sénancour, aucun de nos écrivains n’a su puiser dans le thème
59 Mlle Engel constate que « les plus grands poètes français du xixe siècle ont échoué dans leur interprétation des montagnes. Il
60oderne ; mais elle est unique dans la littérature française du xixe . La littérature anglaise, au contraire, a donné toute une su
36 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
61, en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, et en France, sous celui d’Avant l’Aube, est un des livres les plus significatifs
62 failles. Quelques articles parus dans des revues françaises ou suisses nous avaient appris à connaître les résultats considérable
37 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
63’est Gide qui, l’un des premiers, l’a prononcé en France. Kierkegaard, un homme qui ne vous lâche plus. Il a beaucoup parlé de
38 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
64 non réfugié, mais d’éducation et de nature toute française. M. Thibaudet ajoute à ce propos : On m’a fait observer très justem
65ce pays de Saintonge, qui, si la force de l’unité française n’avait été irrésistible, avait ce qu’il fallait pour devenir une man
66 roi à neuf mille marins). Loti est un protestant français de la vieille souche maritime. Évidemment, cela n’en fait pas un Gene
39 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
67ituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ignorera plus longtemps. Quant à l’Allemagne, elle s’est depuis
6841] du point de vue littéraire comme on le fit en France, mais du point de vue des valeurs vitales (problème que notre xviiᵉ s
40 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
69ntiques, cas tout à fait rare dans la littérature française, et qui comporte en soi quelque chose de déconcertant. Il semble bien
41 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
70 qu’à la réflexion je trouvai trop spécifiquement français pour rendre compte d’une réalité qui, justement, m’attirait comme une
71seul exemple. L’Allemand, dit-on, est brutal ; le Français malin. Deux traits de caractère dont les manifestations quotidiennes,
72elle, masque et renie ses mensonges. Mais pour le Français, cela ne saurait présenter que des inconvénients tout pratiques, stri
73, ne change rien. En d’autres termes, le mensonge français n’est pas mythique. Il ne crée ni ne fausse rien d’essentiel à la réa
74mme vous, qu’il existe quantité d’Allemands et de Français pour lesquels la distinction que l’on vient d’établir ne vaut rien :
75olitiques, l’on peut nommer ici Allemagne, et là, France. Il reste qu’un Empédocle, qu’un Zarathoustra, génies titaniques, son
76mythes germains par excellence, — et que c’est un Français qui, le premier, conçut, pour s’en vanter, l’idée qu’il était né mali
77», — qui dans ce sens, vraiment, n’est pas un mot français. [p. 22] En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien qu
42 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
78e sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. [p. 75] J’expliquais donc que je ne voyage qu’au hasard, et pour ri
79re que de s’abandonner d’une certaine manière. En France, chacun parle pour son compte, paraphe son épigramme, jette son petit
80lon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût du bavardage. Les Suisses aiment avec une bonne ou un
81ieurs milliers d’exemplaires, tels que : banlieue française, village suisse, gare allemande grouillante de questions sociales. La
43 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
82ouffre par le fait des menées impérialistes de la France, il cherche une revanche sournoise et désintéressée dans l’activité d
83esprit « caustique » — il aime à me le répéter en français, —et je le verrai bien, assure-t-il, le jour où il me confiera quelqu
84ous la tonnelle du vestiaire. « N’est-ce pas, les Français sont terribles avec les filles ? » (Je pense : comme elles sont tout
85’entrer. 11 juin 1929 Au rebours des classiques français, livrés à l’Enseignement, Goethe est profondément « populaire ». Non
44 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
86 cuir, la chasse, j’ai trouvé tous les classiques français, et l’Encyclopédie. Même, un [p. 177] petit Voltaire dépareillé, « ex
87 poches d’un uniforme au retour de la campagne de France.) Les Mémoires, en français, d’un des burgraves zu D. qui fut gouvern
88etour de la campagne de France.) Les Mémoires, en français, d’un des burgraves zu D. qui fut gouverneur d’Orange, et eut pour pr
45 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
89germanique. « L’Allemagne, c’est la Poésie, et la France c’est la Chambre des Députés », disait un amoureux de la France. Quan
90a Chambre des Députés », disait un amoureux de la France. Quand vous prenez un taxi passé onze heures, c’est double tarif, et
46 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
91 auteur dans la lignée de ces fameux « moralistes français » auxquels nous pardonnons souvent d’être des romanciers assez ternes
92n fait prit corps, irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». Était-ce qu’i
93urs flattait un penchant traditionnel de l’esprit français). Cela pouvait donner soit des œuvres d’analyse tendant à dissoudre l
94 compte de la faiblesse numérique des protestants français. Bilan terriblement déficitaire si l’on prend au sérieux la grandeur
95 joie surabondante : verrons-nous quelque jour en France surgir une poésie chrétienne d’inspiration évangélique ? Souhaitons q
47 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
96sciences qui serait aussi directeur de la Comédie française et ministre de l’Intérieur, et qui, en marge des expériences accumulé
48 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
97 à beaucoup de jeunes intellectuels marxistes, en France particulièrement. Les philosophes ne s’adressent jamais à tel homme d
49 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
98es célèbres galipettes du père de Salavin ou le « Français chez eux ». Mais lorsqu’il croque un Allemand, l’on doit reconnaître
99aste fille de Montmartre. C’est une conception de Français né paillard, décoré, et qui ne sait pas la géographie. Il faut tout d
50 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
100e publique et privée, dans l’état où se trouve la France en 1932. Est-ce à dire qu’il faille entreprendre une description méth
51 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
101ique de l’indignation dont les figures servent en France indifféremment à des fins électorales, journalistiques ou philanthrop
102t de pastiche facile : décrire l’état d’esprit du Français moyen qui brandit son parapluie sous le nez de l’agent, invective les
52 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
103sible de définir une cause commune de la jeunesse française, une communauté d’attitude essentielle ? Il semble que la solidarité
104emières lignes de force d’une nouvelle révolution française. Leur anticapitalisme n’est pas celui de la Troisième Internationale.
53 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
105ns qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où est sa tradition vivante en ce pays 
106 vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le plus souvent verbale, électorale ; elle n’est pas dans leur
107ligne des forces révolutionnaires profondes de la France. Cette révolte de la personne, c’est la révolte jacobine, c’est la ré
54 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
108t de la religion. Des livres comme l’Essai sur la France, de E. R. Curtius, dont il fut parlé ici même, [p. 135] ou le Dieu es
109il fut parlé ici même, [p. 135] ou le Dieu est-il Français, de F. Sieburg, donneront une idée assez juste du genre. Son succès e
110en plus profond qu’on ne l’imagine d’ordinaire en France. En ceci, les Allemands se trouvent être en quelque sorte plus « actu
111ent mêlés au jeu des puissances modernes, que les Français ne le furent jusqu’à ces tout derniers temps. Et c’est là que gît l’e
112ù s’engage l’humanité tout entière. ⁂ [p. 136] En France, plus longtemps qu’ailleurs, le « grand public » considéra que la lec
113petite équipe des fondateurs de la Nouvelle Revue française pour imposer, par l’effet d’un snobisme inattendu, la mode des discus
114l. Les grandes controverses modernes sont nées en France autour de la Trahison des clercs, autour du problème de l’humanisme (
55 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
115ire que l’Amérique, demain, l’imitera, et même la France, si les questions économiques et sociales y prennent un jour l’acuité
116e protestantisme de langue allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse personnelle fait encore sourire le
117ue et le goût pour la violence dictatoriale. ⁂ En France, ce mouvement mondial a rencontré jusqu’ici peu d’écho. La revue le C
56 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
118s jésuites dans leurs Histoires de la littérature française (pour ne rien dire des lamentables dédains de M. Lanson parlant de Du
119us sommes inspirés, a paru dans la Nouvelle Revue française du 1er avril 1923 (trad. Jean de Menasce).   N. B. — Le poème contie
57 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
120e (juin 1933) b Elle est formée d’intellectuels français. On serait tenté de décrire les cadres de cette confrérie dans un sty
121e nous nommerons le défaitisme révolutionnaire en France. 1° Raisons sentimentales Beaucoup de gens sentent que les injustice
122nion. Mais il y a le marxisme. Le « communisant » français peut l’ignorer ; le brigadier de choc, non. Le marxisme est une soumi
58 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
123ut leur poids ? Il se passe ce que nous voyons en France : la police seule protège encore la mécanique, la police, c’est-à-dir
59 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
124uthentique, le plus en harmonie avec les réalités françaises : celui d’un maire et de son conseil municipal est chaque jour un peu
60 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
125elques milliers d’arrivés. Déjà certaine jeunesse française cesse de confondre réalisme et combine ; cesse de croire, par exemple
61 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
126cience, alors que les lois rationnelles de l’État français transforment aussitôt cette objection de conscience en un péril pour
62 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
127 comme le disaient récemment certains socialistes français, « pour n’être pas pris de vitesse par les fascistes ». Aussi bien a-
128-là serait tout bonnement le vieil individualisme français, dont les marxistes seraient ainsi les derniers défenseurs au xxe si
63 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
129 d’humanisme, on se borne trop souvent encore, en France, à désigner la culture gréco-latine. Nous n’avons pas, bien entendu,
64 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
130efoucauld et de l’école des moralistes sceptiques français. Toutes les hypocrisies que ces moralistes ont décelées dans nos beau
65 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
131me 39 Une question mal posée Si le fascisme en France n’existait pas, l’antifascisme l’aurait inventé. L’antifascisme est e
132me comme des Italiens. Nous ne les sentons pas en France. Nous nous élevons contre une méthode de gouverner imaginairement tra
133it ni ne prétend savoir ce que serait un fascisme français, mais nous ne dénonçons qu’avec plus d’éloquence ce que nous baptison
134 triomphe de l’antifascisme s’appelle le fascisme français. Cette hypothèse n’est pas gratuite. Elle s’appuie sur deux constatat
135ie sur deux constatations : 1° L’antifascisme, en France, ignore la véritable nature de son adversaire. 2° Les politiciens ant
136sions les plus propres à la naissance du fascisme français. Où faut-il se tourner maintenant ? Où chercher la doctrine efficace
66 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
137evendications En décembre 1932, la Nouvelle Revue française publiait un ensemble de témoignages rédigés par de jeunes écrivains m
138sible de définir une cause commune de la jeunesse française, une communauté d’attitude essentielle ? Il semble que la solidarité
139emières lignes de force d’une nouvelle révolution française. Leur anticapitalisme n’est pas celui de la Troisième Internationale.
140ns qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où est sa tradition vivante en ce pays 
141 vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le plus souvent verbale, électorale ; elle n’est pas dans leur
142ligne des forces révolutionnaires profondes de la France. Cette révolte de la personne, c’est la révolte de 89, dans ce qu’ell
67 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
143vent (surtout les intellectuels de gauche) que le Français est « passionnément attaché à l’égalité ». C’est inexact, parce qu’il
144act, parce qu’il n’y a aucune espèce d’égalité en France, — en France moins que partout ailleurs. Il faudrait dire que le Fran
145’il n’y a aucune espèce d’égalité en France, — en France moins que partout ailleurs. Il faudrait dire que le Français est pass
146ins que partout ailleurs. Il faudrait dire que le Français est passionnément attaché à la revendication de l’égalité, et d’autan
147plus tyranniquement hiérarchisées et honorées. Le Français est l’être le plus « social » du monde. On l’admet volontiers, mais i
148usqu’à un certain point. Tout cela est éminemment français. L’Allemand, par exemple, enviera toujours ce sens fin et naturel qu’
149enviera toujours ce sens fin et naturel qu’a tout Français pour les allusions, les tournures de langage convenues, les « façons 
150mettent ou qui remettent chacun à son rang. Et le Français veut bien se vanter d’une telle finesse. Jusqu’au moment toutefois où
151son idéal, car rien n’est plus contradictoire. Le Français moyen, né social, et décidé à le rester, a besoin d’affirmer hautemen
152s voyez grandir dans les nouvelles générations de France et d’Angleterre. Est-ce l’avènement d’un nouvel Ordre européen ? 59
68 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
153arles-Quint, chez un Philippe II d’Espagne, et en France dans le parti des Guise, dans la Ligue. Plus tard, c’est ce même espr
154 une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne de Louis le Grand », c’est-à-dire la F
155ous le règne de Louis le Grand », c’est-à-dire la France « mise au pas » par l’homme qui dit : « l’État, c’est moi » ; la Fran
156 par l’homme qui dit : « l’État, c’est moi » ; la France synchronisée, centralisée, déjà presque totalitaire, et vidée de ses
157c’est-à-dire fédéraliste. Les synodes réformés de France, vers la fin du xvie siècle, préconisèrent à plusieurs reprises des
158ratiques seulement : la Suisse, la Finlande et la France ; et enfin trois semi-dictatures : Pologne, Hongrie et Portugal. (On
159vinistes, même laïcisés, comme c’est le cas de la France sous la Troisième République 67 . Cela ne signifie pas, bien entendu,
69 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
160 239] 3 Groupements personnalistes Le drame de la France politique, c’est la carence du socialisme véritable. L’esprit parleme
161rlementaire a détourné la tradition du socialisme français de ses buts proprement sociaux. Il a fait de la « gauche » un parti n
162848. Mais le monde a changé depuis. Le socialisme français porte deux tares qui l’empêcheront toujours d’agir et de créer : la m
163ystique parlementaire et le marxisme — l’une trop française, au mauvais sens du terme, l’autre trop étrangère au génie du pays. C
164r le monde moderne et la situation concrète de la France en termes révolutionnaires et politiquement créateurs. Devant cette i
165mportation récente. Il ne faut pas oublier que la France est le pays qui a vu le plus grand nombre de révolutions [p. 240] dep
166t qu’elle apparaisse aux yeux du monde entier, la France possède une tradition révolutionnaire unique en Europe, tradition qui
167nt pas à tuer le proudhonien qui se cache en tout Français sain, c’est sur cet élément que l’on peut fonder raisonnablement l’es
168 qui sera le prophète d’une révolution réellement française et humaine. Proudhon qui s’opposait à Marx au nom des droits de la pe
169ste, seule vivante encore que peu visible dans la France d’aujourd’hui, que se placent les « groupes personnalistes ». Anticap
170e préjugé le plus nocif de la mentalité politique française. C’est un volume entier qu’il faudrait consacrer à la critique des mé
171gé, si profondément enraciné dans le sentiment du Français moyen, si stérile, si stérilisant, si peu réaliste, si vainement irri
172 que publiait en 1932, [p. 242] la Nouvelle Revue française, manifesta pour la première fois l’existence de cette « troisième for
70 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
173s faire ne se pose même plus. 3. La politique, en France, revêt des formes beaucoup plus variées et complexes que celles qu’on
174r ». [p. 249] À droite on assimile volontiers la France, « la vraie », aux partis de droite. À gauche, on fait volontiers pas
175s, on est bien forcé d’avouer qu’il n’y a plus en France de véritable idéologie politique. Ce qu’on nous offre sous ce nom n’e
176nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on
177ons restaurer le sens de la mission nationale des Français. C’est en vertu de notre conception de la personne, enfin, que nous j
178t même des politiques démesurées. Que va faire la France dans ce monde ? Quelle est sa mission, sa raison d’être, sa raison de
71 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
179t été vertement dénoncé par des « intellectuels » français. Mais si le monde ne s’en porte pas mieux, l’intelligence n’y gagne g
180t bien forcé par le spectacle de l’intelligentsia française. Précisons donc encore : la première tâche des intellectuels qui ont
181 dès qu’une menace se précise contre les libertés françaises ! Le réflexe du libéral devant le péril, c’est de faire un fascisme.
72 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
182nnées dans les jeunes groupes révolutionnaires de France et de Belgique, dans la revue Esprit, et surtout dans les cercles de
73 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
183s chrétiens (mai 1934) r Combien existe-t-il en France de personnes intelligentes ? Pour le juger il ne faudrait sans doute
184la Révolution auquel on demandait à son retour en France ce qu’il avait fait en exil : « J’ai vécu, Monsieur, c’est bien assez
185e qu’il fasse passer de l’air dans la philosophie française ; un de ceux pour lesquels philosopher ne figure pas l’activité de ce
186la pensée ; mais, jusqu’ici, peu l’ont suivie, en France. Sachons gré à M. Gabriel Marcel de nous donner l’exemple d’une « pré
74 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
187git d’une œuvre allemande, d’un auteur inconnu en France jusqu’ici, d’un roman qui veut dire quelque chose, — quelque chose qu
188stige. L’empire anglais se dissocie lentement. La France doute de sa mission. L’Espagne est morte, et le spectacle de la vie p
189ais il se peut tout de même que certains lecteurs français en soient choqués — le sentiment d’une fraternité humaine que le roma
190 constater que ses livres sont les seuls ouvrages français qu’on puisse comparer, tant pour leur sujet que pour leur atmosphère
75 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
191’essayai de me sauver par l’esprit. Vous qui êtes Français, dites-moi pourquoi, dans tout votre trésor littéraire, vous n’avez p
192. Pourquoi n’avez-vous jamais eu le courage, vous Français — ou la bonté — ou la générosité de soi — de dire oui à la vie. C’est
76 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
193issance voluptueuse de l’antagonisme cosmique, la France rationaliste, catholique et citadine, théorise sur le sentiment de la
77 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
194lles difficultés. Difficultés morales d’abord. La France est démoralisée par une « oligarchie de profiteurs ». Mais les mystiq
195onseil « permanente » (?). Lisons plus loin. « La France sera divisée en une vingtaine de régions, qui deviendront les circons
196sme. » Politique à la remorque, — démission de la France. Ce n’est pas avec cela qu’on fera du nouveau. Le début du chapitre s
197lus claires déclarations de cette démission de la France que, dès notre premier numéro, nous dénoncions. Qu’allons-nous reteni
198st en train de manifester aux yeux de beaucoup de Français l’impuissance des vieilles formules marxistes ou libérales, et la néc
78 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
199 du livre. Roger Breuil nous révèle une espèce de Français dont il est, sauf erreur, le premier à parler : une élite, une espèce
200 les sens de ce terme ; je ne vois pas d’écrivain français qui ait jamais su faire vibrer un tel accord des paysages et des être
79 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
201chmid, l’Académie refuse Claudel. État de l’élite française en 1935. Petits signes révélateurs d’une décadence que l’on n’arrêter
80 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
202nt. Les chantiers s’ouvrent. Une fois de plus, la France va affirmer sa vitalité, sa puissance d’assimilation et de création,
203onoré en soi. Un écrivain fameux, gloire du roman français à l’étranger, vient confirmer de son côté que ce Palais de l’esprit p
204es temps modernes et reste la charte de la clarté française, de la recherche scientifique et de la raison universelle, donnera à
205é d’aujourd’hui, sans détriment du prestige de la France, une restauration de l’esprit dans sa charge effective, créatrice et
81 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
206uait tantôt Heidegger ou Brunner, tantôt l’esprit français, tantôt Frommel et Vinet, — ces Helvètes — tantôt Calvin, qui écrivai
82 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
207côté d’Hitler par exemple. Staline veut une armée française puissante, il approuve la loi de deux ans. « Staline a raison » affir
83 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
208 Chuzeville nous présente sont inconnus du public français, Novalis et Ruysbroeck mis à part ; et beaucoup sont de grands poètes
84 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
209uvriérisme intégral et exclusif (l’attitude du PC français jusqu’à cette année) Lénine n’a pas cessé de se répandre en sarcasmes
85 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
210ril 1935) m Un conflit religieux « déchire » la France lors de l’avènement de Henri IV. Ainsi parlent nos manuels. Car selon
211vant liées bon gré mal gré au cadre de l’État, la France est divisée pendant un siècle en trois factions : — la faction cathol
212nverti » par la force 300 000 réformés, chassé de France les plus actifs d’entre eux. Les intendants peuvent envoyer au Roi de
213ts annonçant « qu’il n’y a plus de protestants en France ». Pourquoi maintenir dès lors un édit sans objet ? Ce délicat souci
214ique de l’aveuglement de l’auteur, et la noblesse française ne tardera pas à payer ces illusions tenaces et cette absence de réal
86 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
21535) n … Nous nous battrons le jour où le peuple français aura compris que l’adversaire unique est le capitalisme centralisateu
216conque, on s’apprête à descendre des centaines de Français. Au bénéfice de qui, nous l’avons dit. Quand les droites auront compr
217Quand les droites auront compris que la Banque de France est contre la patrie, quand les gauches auront compris que la peur de
87 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
218 [p. 1] La situation politique en France (octobre 1935) o 1. — Les partis bougent Nous n’avons guère parlé
219 On l’a dit et redit : le parti radical, c’est la France. Il faut dire aujourd’hui : c’était la France politicienne. Car l’acc
220 la France. Il faut dire aujourd’hui : c’était la France politicienne. Car l’accélération de la crise a pour effet normal de r
221exactement la carte des mystiques qui divisent la France depuis 150 ans. Il n’y a plus une gauche généreuse et une droite « ré
222merçants, et d’une façon générale tout ce qui, en France, a son petit magot à protéger, derrière les troupes disciplinées de M
223vice public. Nos Morts, les Martyrs de la Passion française, la Bonne Nouvelle des Volontaires Nationaux, leur Œuvre enfin, leur
224. La guerre à Hitler et la destruction de l’armée française. Car, si nous comprenons ses manifestes, placardés sur les voies publ
225seule et unique solution qui ait été envisagée en France, jusqu’ici. Si incroyable que cela paraisse, personne ne s’est encore
226appel à la doctrine personnaliste que la jeunesse française se doit de donner en exemple à l’Europe. p. 1 o. « La situati
88 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
227disais l’autre jour : Comment voulez-vous que les Français ne vous accusent pas d’ardeur belliqueuse, quand ils voient vos jeune
228 défilés farouches — tout cela signifie guerre en français. Il n’y a rien à faire contre ce jugement. Je vous le disais : quand
229contre ce jugement. Je vous le disais : quand des Français voient des jeunes gens marcher au pas par rangs de quatre bien aligné
230 quand Briand voulait soulever l’enthousiasme des Français, il « déclarait la Paix » au monde entier. Lui. — Mais il n’y avait
231e entier. Lui. — Mais il n’y avait aussi que des Français pour le croire. Et cela ne gênait pas beaucoup votre Comité des Forge
232ses communistes. Je voudrais bien que la jeunesse française se montre un peu plus héroïque, moins exclusivement passionnée pour l
233 sportives » des autres — des coureurs du Tour de France par exemple ; nous aussi, nous avons eu, à notre heure, une idée nati
234A, c’est-à-dire « fasciste » comme nous disons en France. Je suis Ordre nouveau. Mais nous reconnaissons l’un et l’autre la né
235 compresseur ? Vous n’êtes pas trop réalistes, en France. Moi. — Vous savez que l’O.N. n’est pas pacifiste. Nous reconnaisson
236ces, tous les contrastes, à l’extrême, s’affirmer Français en face des Allemands, par exemple, cela conduit à une lutte ouverte,
237vons aucune raison de vouloir la guerre contre la France. Qu’aurions-nous à y gagner, je vous le demande ? Moi. — En effet. M
238i en auront envie pourront… comment dites-vous en français « Sich austoben ? » Moi. — S’en donner à cœur joie ! Ou à mort, plutô
239lutôt… Je veux bien, pourvu que ce ne soit pas en France. Mais je vous répondrai plus sérieusement, d’un seul mot : c’est une
89 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
240eau. » La situation est-elle plus réjouissante en France ? Et ne faut-il pas craindre que certaines tentatives de restauration
241 culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit du Français moyen l’idée de l’Université, de la Bibliothèque nationale et des Œuv
90 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
242elle qui est à l’origine de la Révolution [p. 42] française, qui devait par ailleurs rendre un culte à la Raison déifiée. Mais ce
243ançon de son orgueil rationaliste. Certaine élite française enthousiasmée par l’idéal d’exportation de l’URSS est en train de com
91 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
244 Charles X faire appel à la « juste confiance des Français » et à « l’amour qu’ils ont toujours montré pour leur roi » 14 , la C
245resse fameuse « les sentiments et la raison de la France ». La Révolution est achevée : son principe est passé au rang de lieu
92 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
246elleries et à l’Église : la requête est écrite en français 29 c’est-à-dire en idiome vulgaire, accessible à tous les laïcs. La
247t qualifié comme tel de clericus, « parle [p. 72] français » au plus grand clerc du monde, il fonde la nouvelle mesure, il inaug
93 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
248uden ! Nous ferons mieux que l’Amérique ! Achetez français ! Passez vos vacances à la mer ! C’est avec ça qu’on fait les bons fa
94 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
249p. 103] XI La mesure nationale-socialiste L’élite française s’est fait depuis quelques années une géographie de l’esprit dont le
250pe telle que l’URSS se trouverait située entre la France et l’Allemagne. En fait, et qu’elle le veuille ou non, l’URSS met psy
251ologiquement un continent de malentendus entre la France et ses voisins réels. Il a paru en France nombre d’ouvrages excellent
252ntre la France et ses voisins réels. Il a paru en France nombre d’ouvrages excellents sur l’œuvre culturelle des Russes. Beauc
253doxale cette similitude d’ignorance. [p. 104] La France, j’allais dire la jeunesse de la France, aurait pourtant tout intérêt
254. 104] La France, j’allais dire la jeunesse de la France, aurait pourtant tout intérêt à suivre d’aussi près qu’il est possibl
255mblait beaucoup à celle qu’une seconde révolution française aurait à surmonter, et cela d’où qu’elle vienne et quoi qu’elle veuil
256rossièrement les conditions qui s’imposeraient en France à toute révolution de masses (qu’elle soit fasciste ou bolchéviste) 4
257cessairement défaut à toute action de ce genre en France : et c’est le facteur national qui a donné au NSDAP non seulement la
258le prestige d’un destin. On ignore à tel point en France l’importance capitale de ce fait, que l’on confond sans le moindre sc
259 est question de l’Allemagne. C’est que la nation française existe depuis 1789 ; et qu’elle existe même si réellement qu’elle tro
260, à côté d’elle, la volonté d’être une nation. Un Français qui proclame aujourd’hui, à grand éclat, qu’il veut être « Français d
261ame aujourd’hui, à grand éclat, qu’il veut être « Français d’abord », c’est un monsieur qui exagère, c’est un chauvin, et en tou
262 « Vive la Nation ! » de Valmy… C’est pourquoi le Français moyen traduit national-socialisme par nationalisme. Il se condamne ai
263itement absurde aux yeux du plus grand nombre des Français, n’allons pas la chercher plus loin que dans le triomphe même d’Hitle
264nde. Qu’on ne dise pas que cela est impensable en France, sans se rappeler que ce fut un jour mieux que pensable : les soldats
265e nationalisme et de socialisme que la traduction française du terme nous invite à imaginer. Il exprime en une seule formule l’as
266é les racines qu’il plonge dans le xviiie siècle français, c’est encore un mot allemand qui le résume le plus exactement : Dies
95 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
267s des critiques qu’on leur adresse d’ordinaire en France, au nom de quelques lieux communs plus vénérables que vivants. L’anar
268 d’une certaine facilité sénile, dont la jeunesse française n’est pas toujours indemne, facilité qui consiste à assimiler dictatu
269en plus artiste et bien moins « politique » qu’en France, l’opposition s’est fait sentir dès le début. La résistance des unive
96 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
270les s’en vantent d’ailleurs de moins en moins. En France, en Angleterre, en Suisse, en Belgique, en Scandinavie, il n’est ques
97 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
271tations de la scolastique positiviste, surtout en France, c’est à cause de la haine secrète qu’ils vouent à toute espèce de po
272mplement actuelle. (La virtuosité des philosophes français est la plus remarquable dans cet ordre. Ce sont de véritables Prêtres
98 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
273pend aujourd’hui de l’attitude de quelques pays — France, Angleterre, Suisse, Belgique, Hollande — qui disposent encore du rec
274 liberté. Il serait temps, en particulier, que la France renoue sa vraie tradition, qui est une tradition d’initiatives et de
275c’est une tâche révolutionnaire qui s’impose à la France actuelle : non pas seulement pour le salut de l’Occident, ou comme di
276personnels ou sociaux. L’élite intellectuelle, en France, pressent déjà que son affadissement vient de ce qu’elle a perdu le c
277enser. On serait parfois tenté de souhaiter qu’en France l’activité de l’esprit redevienne passible de prison : cela rendrait
99 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
278sommes tous ici, s’il s’agit de prendre parti, en France, contre un mouvement politico-social qui voudrait refaire le coup de
279rgiquement tendue vers lui. ⁂ Les journalistes en France parlent d’hystérie collective, d’irrationalisme germanique, etc., et
100 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
280ique ne veut point pardonner à Ramuz. Un écrivain français de la tradition des classiques, comme ils le sont tous plus ou moins,