1 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
1tions faciles à cent célébrités locales. (Quant à Goethe, traité de clown, cela ne va pas loin.) C’est une belle rage (ô combi
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
2re l’antithèse de Hölderlin : l’« économie » d’un Goethe, bien superficiellement qualifiée de bourgeoise, est en réalité la ga
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
3 voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissait d’au
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
4res le soin hasardeux de résoudre ses antinomies (Goethe) ; que si elles y échouent, il restera du moins des personnages ! Mai
5 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
5auparavant, j’aimerais lire un peu. Mes auteurs ? Goethe en tout temps ; Rodolphe Toepffer (admiré par Goethe) ou Jérôme Carda
6the en tout temps ; Rodolphe Toepffer (admiré par Goethe) ou Jérôme Cardan (xvie siècle) à certains moments.   Paris, le 28 a
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
7onde ressemblance avec les Affinités électives de Goethe. Aucune arrière-pensée de jugement moral ne perce dans le ton ni dans
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
8partager, en le lisant, ce goût qu’avait le vieux Goethe pour les ouvrages documentaires, pleins d’analyses précises, de citat
8 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
9devenir dialectique de la pensée allemande depuis Goethe : c’est à l’Orient, d’instinct, que cette pensée va demander non poin
10te de la puissance, c’est la réaction goethéenne. Goethe en ce sens est bien l’anti-allemand, ou encore comme le disait Curtiu
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
11 voyais très bien ce qu’en eussent tiré Sterne ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissait d’au
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
12issement des hautes branches. L’architecture, dit Goethe, est une musique glacée. Mais l’arborescence est une musique vivante,
13dans l’armoire sculptée du père Reinecke. (Il y a Goethe, Schiller, Lessing reliés en vers bavarois, avec des médaillons en re
14des classiques français, livrés à l’Enseignement, Goethe est profondément « populaire ». Non seulement l’aubergiste d’en face
15onfortante. juin 1929 Paracelse et Swedenborg : Goethe m’y ramène, dont je lis qu’il les prisait fort, ainsi que Boehme, dan
16laire, que tout, ici, conspire à m’inculquer. Que Goethe ait été « initié », ne saurait laisser aucun doute, fussions-nous mêm
11 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
17 [p. 304] Goethe, chrétien, païen (avril 1932) n Imaginez un membre de l’Académie de
18de son époque. Cela ne donnera pas un portrait de Goethe, certes, mais une idée de l’importance du phénomène Goethe. Maintenan
19ertes, mais une idée de l’importance du phénomène Goethe. Maintenant ajoutons que l’homme fut supérieur à la somme de toutes c
20ectuelle des chrétiens ne peut et ne doit éviter. Goethe est une de ces « questions au christianisme » comme dit Barth, une de
21que nécessite un examen de conscience. ⁂ [p. 305] Goethe s’est toujours affirmé chrétien, mais d’une façon si particulière que
22grave subsiste et paraisse avoir été cultivée par Goethe, ne prouve-t-il pas suffisamment l’inauthenticité de son christianism
23ne savions rien des circonstances dans lesquelles Goethe évoluait. Un grand critique allemand, Ernst Robert Curtius, rappelait
24t quelque bruit 37 les débuts piétistes du jeune Goethe et la part active qu’il prit aux réunions de « belles âmes » suscitée
25tait le temps aussi du « Sturm und Drang » auquel Goethe devait donner l’expression littéraire la plus parfaite avec Werther.
26 J’ai souffert et me voilà libre à nouveau, écrit Goethe à un ami en 1768, au sortir d’une grave maladie — ; cette calcination
27 circonstances cette « sagesse » devint-elle chez Goethe quelque chose qui, en fin de compte, ressemble si étrangement à une i
28ut du reste. » C’est ce « reste » précisément que Goethe dès lors recherchera dans une solitude aggravée par l’agacement que l
29te attitude s’accuse de plus en plus à mesure que Goethe avance en âge. Nous voici à ces années de la vieillesse, dont Eckerma
30a transcendance divine aboutit pratiquement, chez Goethe, à des affirmations nettement immanentistes, ou comme on disait alors
31Mais, comme l’établit fort justement Curtius « le Goethe païen et rien que païen est une légende, et une légende d’origine jui
32 et de la propagande antireligieuse ». En vérité, Goethe qui prêcha l’utile, nous apparaît comme Goethe l’inutilisable, si nou
33é, Goethe qui prêcha l’utile, nous apparaît comme Goethe l’inutilisable, si nous le jugeons du point de vue d’un parti. Il n’e
34sément dans la facilité d’interprétation qu’offre Goethe dans cette espèce de sagesse large et optimiste si contraire au scand
35e vie pratique et vient bouleverser nos sagesses. Goethe, prônant dans Faust le salut par l’effort humain au sein d’une nature
36in, « l’amour d’En-Haut » venant à sa rencontre — Goethe nous apparaît comme non chrétien, comme antichrétien, mais d’une tout
37justement les valeurs que le « christianisme » de Goethe paraît avoir négligées ou niées : le scandale divin, le péché radical
38le péché radical. Mais un homme de l’envergure de Goethe, s’il ne peut être un argument pour nul parti, ne saurait, pour les m
39u et la grandeur devraient s’imposer à nous tous. Goethe inutilisable, certes. Mais nous ne sommes d’aucun parti et n’avons pa
40n tel exemple. Que nous importe, dès lors, que ce Goethe exemplaire soit « chrétien » ou « païen » ? Nous n’avons pas besoin d
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
41 [p. 480] Le silence de Goethe (mars 1932) d « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’apprécie que
42 silence de Goethe (mars 1932) d « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’apprécie que ce qu’il est lui-même en état de fair
43nouveau l’exemple de cette vie. Ceux qui traitent Goethe de bourgeois ne prouvent rien de plus que leur propre rationalisme, s
44hez ceux qui vaticinent, ayant été moins loin que Goethe dans la domination des mystères. Ainsi se réclament-ils de Rimbaud. P
45« magiques » puis renonce à la magie, et se tait. Goethe, initié dans sa jeunesse, commence d’écrire vers ce temps, mais, la f
46jamais un écrivain, ni ne se soucia de l’être. Et Goethe ne fut qu’entre autres choses un écrivain, et se soucia de l’être dan
47utefois qu’une pareille assimilation eût exaspéré Goethe autant que Rimbaud, mais, croyons-nous, dans leur habitus individuel
48, une attitude humaine qui me paraît commune. Que Goethe ait pratiqué « le devis des choses grandes et secrètes » comme parle
49vers une plénitude, pour un esprit comme celui de Goethe. « On a peur que son feu ne le consume » écrit un de ses amis, vers c
50 consume » écrit un de ses amis, vers ce temps. « Goethe vit sur un perpétuel pied de guerre et de révolte psychique ». Et lui
51el découvre sa forme véritable. Et si, comme chez Goethe, c’est une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! »,
52eure. Par quel « hasard » l’a-t-il provoquée chez Goethe ? Il est un fait de sa jeunesse dont on ne saurait exagérer l’importa
53storique et symbolique : les premiers contacts de Goethe avec le mysticisme précédèrent de très peu une grave maladie, dont il
54». Retenons ceci : au seuil de l’initiation, chez Goethe, il n’y a pas une révolte, il y a un péril conjuré. C’est contre ce q
55urement « étrange » ont à peine enfiévré le jeune Goethe, que déjà la faiblesse du corps le ramène à l’aspect concret de notre
56llement que la littérature prendra plus tard chez Goethe l’allure d’une discipline de l’âme. Un [p. 484] exercice, une activit
57instrument et un style. Dès ce moment le choix de Goethe a trouvé sa forme. Il lui faudra maintenant le renouveler perpétuelle
58ence n’est pas absence de mots. C’est encore chez Goethe une activité réelle, et même à double effet. Qu’y a-t-il de plus agis
59fureur ». Cette complexe dialectique de la magie, Goethe lui-même l’a stylisée en symboles concrets dans le Faust, œuvre longu
60l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie sacrée de l’humain, comprenons qu’il y va de tou
61, et son destin se joue d’un coup. La grandeur de Goethe est d’avoir su vieillir, celle de Rimbaud de s’y être refusé. Transpo
62ale, l’a condamnée, l’a dépassée, acceptant comme Goethe les conditions réelles et données de son effort particulier. Ce renon
63 tous deux de loin, d’un long abandon à l’erreur. Goethe n’a pas connu de tels déchirements. Et c’est lui qui méritera la phra
64imilitude de forme dans le cours de la magie chez Goethe et chez Rimbaud, et d’autre part le contraste absolu des rythmes, von
65 l’on croirait tirée de quelque journal intime du Goethe des années ascétiques, à Weimar avant l’Italie. Et le passage fameux
66i sourd du plus lucide héroïsme : « Et allons ! » Goethe seul est allé jusqu’à la délivrance consciente. Il y a dans tout dése
67mposantes dans l’aventure rimbaldienne. Mais chez Goethe, c’est la longueur du temps qui les dénoncera. Et cette fameuse sérén
68 pour Rimbaud le silence, alors qu’elle propose à Goethe, comme un exercice de choix, l’écriture, — cela n’a rien que de logiq
69ut considérer sans paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dispose. Ni plus ni moins que l’
70L’on découvre ici la source de l’étrange refus de Goethe, dès qu’il s’agit de faire état des causes premières, des fins derniè
71per d’idées relatives à l’immortalité, poursuivit Goethe, cela convient aux gens du monde et surtout aux belles dames qui n’on
72critère de « jugement » qui permettrait de placer Goethe au-dessus de Rimbaud. C’est la pureté démesurée de Rimbaud qui nous j
73 Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que signifierait un choix dont l’opéra
74e longue fidélité peut-être orgueilleuse, puisque Goethe tenait ses faiblesses pour des erreurs, non pour le péché, et d’autre
75ésors patinés dans la haute demeure familiale des Goethe. Aujourd’hui… Un immense glissement de la réalité hors des cadres d’
76t nous porterait vers Rimbaud, nous détournant de Goethe. Mais prenons garde de tomber dans un conformisme à rebours, victimes
77’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins dangereux, pour qui sait l’entendre, que l’imprécatio
13 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
78nt une conclusion inattendue. Reprenant le mot de Goethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous conduit à
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
79nt une conclusion inattendue. Reprenant le mot de Goethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous conduit à
15 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
80as significatif que le mot de Ehrfurcht qui, chez Goethe, traduit la vénération de l’homme en présence de la Nature ; que le m
16 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
81 jamais assez combien il est anthropomorphe » dit Goethe. Il faudrait dire aussi, à la suite de Paracelse : l’homme ne saura j
17 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
82rolétarisée La pensée ne vaut rien pour penser. Goethe. L’exigence fondamentale Toute œuvre qui ne met pas en question not
83il ne faudra plus les confondre. Il y a Pascal et Goethe, Dostoïevski et Kierkegaard, — il y a aussi les fins lettrés, les bon
84èces de serrurerie. Si la pensée, selon le mot de Goethe, ne vaut rien pour penser, il convient d’ajouter ici, dans le même se
85olutionnaire un pâle frénétique qui vous condamne Goethe pour n’avoir pas, cette fois, renoncé assez tôt. Cent autres faits au
18 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
86hénomènes : ils sont eux-mêmes enseignement » dit Goethe. Il n’y a rien à voir sous les apparences. Car rien n’existe, hors de
87 Paracelse ; et les poètes du xvie siècle ; puis Goethe et certains romantiques allemands ; puis Rimbaud qui voulait « posséd
88contact avec l’objet. » Mais on peut dire cela de Goethe aussi ? Et de bien d’autres réalistes de la forme ? — De Goethe surto
89 Et de bien d’autres réalistes de la forme ? — De Goethe surtout. Il y a pourtant cette différence capitale que chez Goethe le
90l y a pourtant cette différence capitale que chez Goethe le contact n’est jamais « aussi direct que possible ». Goethe sait ma
91ntact n’est jamais « aussi direct que possible ». Goethe sait mal le grec, et connaît les statues par l’estampe. Il lui faut l
92nce là où tous les intermédiaires sont supprimés. Goethe cherche une économie des moyens, qui permette d’aller au-delà de ce q
93ps. Les niveaux respectifs auxquels se placent un Goethe et un Ramuz déterminent deux formes d’expérience apparemment incompar
94s n’est plus du tout ce qu’elle était au temps de Goethe. Plus encore que sa valeur, c’est sa fin qui est contestable, dès lor
95exemple. » Comment, ici encore, ne point songer à Goethe ? Mais à sa seule leçon, à l’équation fondamentale de sa vie, non poi
96e, tout cela qui échappe à nos prises. Ainsi fait Goethe, et c’est là sa vertu. Mais notre siècle pose d’autres questions, des
19 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
97se ici, c’est la foule. » Je me souviens alors de Goethe à Venise : « Je ne suis encore entré dans aucun bâtiment, [p. 466] ex
98 au-dehors, et la foule m’intéresse infiniment… » Goethe poursuit : « Aujourd’hui je me suis longuement attardé au marché ; j’
99r gourmandise. » — (Il est plaisant de rapprocher Goethe et Gide ; mais comparez aussi, Venise et Moscou — 1786 et 1936 —, et
20 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
100d n’a pu se faire dans la littérature, depuis que Goethe est mort et que le monde est moderne. À preuve Balzac, Stendhal, Baud
21 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
101qu’on en fasse ? — Nous avons tout à apprendre de Goethe. Non seulement des révélations du second Faust, mais aussi de ces pag
102 moment où je découvrais les Affinités électives. Goethe apparaît au seuil de l’ère moderne comme le seul homme qui ait su êtr
103formule à la fois de la mission et des limites de Goethe. Et c’est là qu’il nous faut reprendre, avec une patience obstinée ma
104ème du siècle, ou des siècles qui viennent. C’est Goethe encore qui l’a vu le premier. Et c’est pourquoi je pense qu’il nous e
105s deux pôles, société et individu, a varié depuis Goethe d’une manière appréciable. Les suites et les retentissements d’une va
106u’elle est le vrai ressort de toute l’Histoire. ⁂ Goethe vivait dans un ordre social dont les signes visibles et tangibles par
107t de supporter la condition sociale, ce sera pour Goethe, désormais, de se construire un ordre individuel aussi solide et orga
108 trois générations vont se débattre et s’épuiser. Goethe sera l’homme en relation avec le monde, la société, et la nature ; ma
109rt acceptable (utilisable, tel qu’il est, pour un Goethe tel qu’il se voudrait). Rien n’est plus significatif à cet égard que
110: son contrecoup dans la littérature. L’effort de Goethe contre lui-même vise à la création d’un ordre interne, d’une objectiv
111x, ce sont les œuvres. Une œuvre littéraire, pour Goethe, joue le rôle d’un objet exemplaire : c’est un modèle de composition
112des moyens de la parfaire en l’enseignant. Ce que Goethe doit au monde, c’est de devenir Goethe. Il doit montrer l’exemple d’u
113nt. Ce que Goethe doit au monde, c’est de devenir Goethe. Il doit montrer l’exemple d’un individu qui a su tirer du monde où i
114estiges, où l’esprit se découvre d’autres tâches. Goethe encore doit choisir ses sujets et le cadre de ses pensées dans un cer
22 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
115naturelles et les illusions qu’elles entraînent : Goethe ou Balzac n’ont rien fait d’autre. Mais toutes ces feuilles de tempér
23 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
116cette époque, j’écrivais à la fin d’une étude sur Goethe : « Les temps nous pressent de toutes parts au choix, jusque dans nos
117ésors patinés, dans la haute demeure familiale de Goethe 14 . » C’était au terme d’un court séjour en cette ville où je revien
118ier, les pièces aux meubles rares de la maison de Goethe, plus isolée encore et plus intime dans ce temps. Le Goethe de Francf
119rrir depuis dix ans. Kierkegaard est ma démesure, Goethe mon équilibre. Contemporains, ils se seraient détestés. Et c’est moin
120, un bonheur neuf, un orgueil mieux fondé ? C’est Goethe le premier qui nous apprit à considérer notre vie dans une durée biog
24 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
12191 . Les humanistes reprennent les arguments d’un Goethe ou d’un Engels en faveur du mariage : selon le premier, il faut y voi
25 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
122uyante. « L’Éternel féminin nous entraîne », dira Goethe. Et Novalis : « La femme est le but de l’homme. » Ainsi l’aspiration
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
123ée « classique » des alliés. On connaît le mot de Goethe, au soir de la bataille : « De ce lieu, de ce jour, date une ère nouv
27 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
12493 . Les humanistes reprennent les arguments d’un Goethe ou d’un Engels en faveur du mariage : selon le premier, il faut y voi
28 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
125les mériter par ses manières d’être et de penser. Goethe a écrit, à ce propos, quelques phrases extrêmement désobligeantes pou
126d’en tirer profit s’il y a lieu. « Un jour, écrit Goethe, les Suisses se délivrèrent d’un tyran. Us purent se croire libres un
127e leurs préjugés bourgeois. » Je n’oublie pas que Goethe écrivait cela au [p. 142] xviie siècle. Les petits tyrans dont il pa
128us bien certains que, pour autant, le jugement de Goethe n’est plus du tout valable de nos jours ? Sommes-nous bien certains q
29 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
129involontaire, je ne puis évoquer que l’exemple de Goethe, dont ce n’est pas telle œuvre ou telle action que j’aime, mais bien
130aliste à la manière goethéenne, et musicien comme Goethe encore se voulait peintre (mais Gide est, je crois, plus doué). On l’
30 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
131 « N’allez pas chercher derrière la forme, disait Goethe, elle est elle-même enseignement. » p. 697 as. « Hommage à C. F.
31 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
132s — Idées de Platon, Catégories de Kant, Mères de Goethe, Archétypes de Jung. Dans le mythe, une réalité équivaut par définit
32 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
133lez-vous l’intrigue centrale du Wilhelm Meister ? Goethe conduit son héros d’épreuves en surprises, par une volonté mystérieus
33 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
134lien plus énergique : « Porte de l’Enfer ! » Mais Goethe et tous les romantiques la divinisent. Souvenez-vous de l’exaltation
34 1944, Les Personnes du drame. Introduction
135C’est ainsi que j’ai cherché dans les œuvres d’un Goethe, d’un Kierkegaard, ou d’un Luther, les données « personnelles » dont
136t attestée dans Faust, — c’est cela que j’appelle Goethe. L’opposition de la forme du monde et de l’esprit qui la transforme ;
35 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
137 [p. 23] 1. Le silence de Goethe « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’apprécie que ce qu’il est lu
138 [p. 23] 1. Le silence de Goethe « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’apprécie que ce qu’il est lui-même en état de fair
139oujours l’exemple de cette vie. Ceux qui traitent Goethe de bourgeois ne prouvent rien de plus que leur propre rationalisme, s
140hez ceux qui vaticinent, ayant été moins loin que Goethe dans la domination des mystères. Ainsi se réclament-ils de Rimbaud. P
141magiques » — puis renonce à la magie, et se tait. Goethe, initié dans sa jeunesse, commence à écrire vers ce temps, mais la fi
142is un écrivain, ne se soucia jamais de l’être. Et Goethe ne fut qu’entre autres choses un écrivain. Ce n’est donc pas l’aspect
143toutefois qu’un pareil rapprochement eût exaspéré Goethe autant peut-être que Rimbaud 2 , mais je crois, dans leur habitus ind
144une attitude humaine qui me paraît commune. ⁂ Que Goethe ait pratiqué « le devis des choses grandes et secrètes » (Jérôme Card
145vers une plénitude, pour un esprit comme celui de Goethe. « On a peur que son feu ne le consume », écrit un de ses amis, vers
146consume », écrit un de ses amis, vers ce temps. « Goethe vit sur un perpétuel pied de guerre et de révolte psychique ». Et lui
147ituel découvre sa forme véritable. Si, comme chez Goethe, c’est une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! » e
148t de quel « hasard » l’a-t-il donc provoquée chez Goethe ? Il est un fait de sa jeunesse dont on ne saurait exagérer l’importa
149storique et symbolique : les premiers contacts de Goethe avec le mysticisme précédèrent de très peu une grave maladie, dont il
150e. Retenons ceci : au seuil de l’initiation, chez Goethe, il n’y a pas une révolte, il y a un péril conjuré. C’est contre ce q
151urement « étrange » ont à peine enfiévré le jeune Goethe, que déjà la faiblesse du corps le ramène à l’aspect concret de notre
152llement que la littérature prendra plus tard chez Goethe l’allure d’une discipline de l’âme. Un exercice, une activité organiq
153rètement conditionnée. Dès ce moment, le choix de Goethe a trouvé sa forme. Il lui faudra maintenant le renouveler perpétuelle
154nce n’est pas absence de mots. Il est encore chez Goethe une activité, et même à double effet. Quoi de plus agissant, dans une
155eur » ? ⁂ Cette complexe dialectique de la magie, Goethe lui-même l’a stylisée en symboles concrets dans le Faust. Œuvre longu
156l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie pour lui sacrée de l’humain, comprenons qu’il y
157, et son destin se joue d’un coup. La grandeur de Goethe est d’avoir su vieillir, celle de Rimbaud de s’y être refusé. [p. 31
158ale, l’a condamnée, l’a dépassée, acceptant comme Goethe les conditions réelles et données de son effort particulier. Ce renon
159 tous deux de loin, d’un long abandon à l’erreur. Goethe n’a pas connu de tels déchirements. C’est lui qui a su vivre cette ma
160imilitude de forme dans le cours de la magie chez Goethe et chez Rimbaud, et d’autre part le contraste des rythmes, vont se tr
161 l’on croirait tirée de quelque journal intime de Goethe des années ascétiques, à Weimar avant l’Italie. Et le passage fameux
162i sourd du plus lucide héroïsme : « Et allons ! » Goethe seul est allé jusqu’à la délivrance consciente. Il y a dans tout dése
163composantes dans l’aventure de Rimbaud. Mais chez Goethe, c’est la longueur du temps qui les dénoncera. Et cette fameuse sérén
164d l’abandon de la poésie, alors qu’elle propose à Goethe, comme un exercice de choix, l’écriture, — cela n’a rien que de logiq
165irmer sans trop de paradoxe que la littérature de Goethe est un des moyens de silence dont il dispose. Ni plus ni moins que l’
166L’on découvre ici la source de l’étrange refus de Goethe, dès qu’il s’agit de faire état des choses premières, des fins derniè
167per d’idées relatives à l’immortalité, poursuivit Goethe, cela convient aux gens du monde et surtout aux belles dames qui n’on
168uel critère de jugement qui permettrait de placer Goethe « au-dessus » de Rimbaud. C’est la pureté démesurée de Rimbaud qui no
169 Rimbaud qui nous juge, et la grandeur humaine de Goethe. Et qui voudrait les opposer ? Que signifierait un choix dont l’opéra
170e longue fidélité peut-être orgueilleuse, puisque Goethe tenait ses faiblesses pour des erreurs, non pour le péché, et d’autre
171ésors patinés dans la haute demeure familiale des Goethe. Aujourd’hui… Un immense glissement de la réalité hors des cadres d’
172uvement nous porte vers Rimbaud, nous détourne de Goethe. Mais prenons garde de tomber dans un conformisme à rebours, victimes
173’une voix volontairement assourdie. Le silence de Goethe n’est pas moins dangereux, pour qui sait l’entendre, que l’imprécatio
36 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
174 [p. 41] 2. Goethe médiateur Toute grandeur naît d’un rapport, d’une tension entre plusi
175n’existent pas de mesures. Mais où chercher, chez Goethe, les éléments de tension et les mesures ? Où, sinon en lui-même, je v
176 donné et ce qu’il sut tirer de ces données ? Car Goethe est en ceci un homme moderne, que ses mesures sont en lui-même et non
177s l’homme moderne crée son destin dans l’inconnu. Goethe est grand par le rapport, pour nous visible, de sa vie et de son œuvr
178e géant. Tout ici est organe, tout est nature. Et Goethe l’a su. Mais quand nous contemplons de loin cet arbre vénérable, aux
179ique. ⁂ Constater que les données initiales, chez Goethe, sont allemandes, peut paraître une lapalissade. Rappelons cependant
180 composantes nordiques de la psychologie du jeune Goethe : le romantisme, le goût de la magie, et cet élan qu’il nommera démon
181ui s’exprime magnifiquement dans le Prométhée. Si Goethe avait cédé à ces penchants que l’on peut bien appeler nationaux, son
182le qualificatif d’allemande. Or s’il est vrai que Goethe ait suivi sa pente, il se trouve que, selon le mot de Gide, c’est en
183e mot de Gide, c’est en la remontant. Du fait que Goethe a résisté à l’élément germanique irréductible [p. 43] et irrationnel
184 facile de montrer ce qui, dans l’œuvre écrite de Goethe, n’est pas typiquement allemand, et peut être directement assimilable
185llemande, même si, par son triomphe, elle conduit Goethe à être plus qu’allemand. En regard du Goethe de la vingt-sixième anné
186duit Goethe à être plus qu’allemand. En regard du Goethe de la vingt-sixième année, du Goethe qui se détourne du romantisme, p
187En regard du Goethe de la vingt-sixième année, du Goethe qui se détourne du romantisme, plaçons ce Hölderlin, qui vers le même
188ous aurons une antithèse presque parfaite. Devant Goethe comme devant Hölderlin, s’ouvre à tel moment de la vie spirituelle un
189nnées où, pour reprendre la comparaison du chêne, Goethe se fait un tronc, une écorce. En face du titanisme de Hölderlin — Höl
190de Hölderlin — Hölderlin ou l’Allemand exaspéré — Goethe figure l’Allemand surmonté, l’Allemand guéri. Mais guéri par ses moye
191serait très insuffisant de dire que le remède que Goethe s’applique est l’action. Nous sommes obligés, si nous voulons éviter
192 plus évidente que dans le cours de la Magie chez Goethe. Dans l’ordre des vérités occultes, Goethe choisit d’abord [p. 45] ce
193e chez Goethe. Dans l’ordre des vérités occultes, Goethe choisit d’abord [p. 45] celle qui lui paraît susceptible d’applicatio
194stes. Tel est peut-être l’Erlebnis qui fonde chez Goethe une conception qu’on dirait presque pragmatique de l’occultisme. Par
195leurs, le problème de la magie ne se pose point à Goethe comme le problème technique d’une science qu’il s’agirait d’approfond
196, en principe, résolu dès cette scène. Mais, pour Goethe jamais la solution de principe n’est une solution réelle, existentiel
197anifester en actes, en activité, en effort. Ainsi Goethe, homme moderne, détache d’abord la magie des choses, sur lesquelles p
198us une expérience intérieure, morale. La magie de Goethe se condense en paroles, en Zaubersprüche, qui deviennent tout naturel
199’allure si bourgeoise sont dirigés d’abord contre Goethe lui-même, contre son démonisme ; ils constituent la cure de cette seu
200 la cure de cette seule maladie morale à laquelle Goethe réduit toutes les autres maladies, de cette seule maladie qui tout en
201 dans une magie dominée. La magie est ainsi, pour Goethe, un remède dont il doit arriver à se délivrer. Personne moins que lui
202anti-Goethe — ou mieux : c’est la « personne » de Goethe triomphant de son « individu ». [p. 47] ⁂ Telle est la sagesse de Fau
203nd dès lors facilement la raison du culte rendu à Goethe par les meilleurs Allemands. Goethe figure à leurs yeux la plus harmo
204culte rendu à Goethe par les meilleurs Allemands. Goethe figure à leurs yeux la plus harmonieuse résolution des dissonances pr
205us qu’en Allemagne cette grandeur particulière de Goethe ne peut être éprouvée avec plus de reconnaissance, nulle part elle ne
206t être aussi tonique. Mais il y a plus. Parce que Goethe est un « Allemand surmonté » si j’ose dire — et à la manière allemand
207st l’office de la seule grandeur. C’est parce que Goethe est grand — et nous venons de dire de quelle grandeur, nationale en s
208out qu’il faut entendre le grand vers gnomique de Goethe : Über allen Gipfeln ist Ruh. 17 [p. 49] Les élites, en tant qu’
209a confusion 18 . C’est pourquoi notre tâche — que Goethe eût approuvée — reste de fédérer des différences authentiques, et non
37 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
210s dans la sagesse (on touche ici les limites d’un Goethe), mais il y faut au moins cette imprudence sans laquelle on n’essayer
38 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
211ache non moins certainement à son admiration pour Goethe. Rien n’est plus suggestif que cette rencontre en un seul homme de de
212 » Entre la folie de Kierkegaard et la sagesse de Goethe Il semble bien que le Château, roman posthume, devait se terminer sur
213t osciller, en toute conscience, de Kierkegaard à Goethe ? Ces deux noms ne désignent-ils pas les pôles de la tension spiritue
214né de vivre à un Occidental ? Oui, Kierkegaard et Goethe sont, à mes yeux, les plus géniales personnifications d’une éthique f
215re humain qui nous autoriserait à distinguer chez Goethe, chez Kierkegaard et chez Kafka le rôle possible de la foi. Et certes
216ns avoir pu donner l’équivalent des Entretiens de Goethe, ou de l’opuscule de Kierkegaard sur son activité d’auteur. Si donc n
39 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
217involontaire, je ne puis évoquer que l’exemple de Goethe, dont ce n’est pas telle œuvre ou telle action que j’aime, mais bien
218aliste à la manière goethéenne, et musicien comme Goethe encore se voulait peintre. On l’y découvre enfin, et cela me paraît n
40 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
219énomènes : ils sont eux-mêmes enseignement », dit Goethe. Il n’y a rien à voir sous les apparences. Car rien n’existe, hors de
220contact avec l’objet. » Mais on peut dire cela de Goethe aussi ? Et de bien d’autres réalistes de la forme ? De Goethe surtout
221 ? Et de bien d’autres réalistes de la forme ? De Goethe surtout. Il y a pourtant cette différence capitale que, chez Goethe,
222 y a pourtant cette différence capitale que, chez Goethe, le contact n’est jamais « aussi direct que possible ». Goethe sait m
223ntact n’est jamais « aussi direct que possible ». Goethe sait mal le grec, et connaît les statues par l’estampe. Il lui faut l
224nce là où tous les intermédiaires sont supprimés. Goethe cherche une économie des moyens, qui permette d’aller au-delà de ce q
225ps. Les niveaux respectifs auxquels se placent un Goethe et un Ramuz déterminent deux formes d’expérience apparemment incompar
226s n’est plus du tout ce qu’elle était au temps de Goethe. Plus encore que sa valeur, c’est sa fin qui est devenue contestable.
227exemple. » Comment, ici encore, ne point songer à Goethe ? Mais à sa seule leçon, à l’équation fondamentale de sa vie, non poi
228e, tout cela qui échappe à nos prises. Ainsi fait Goethe ; et telle est sa vertu. Mais notre siècle pose d’autres questions, d
41 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
229apacité de la plupart des jeunes contemporains de Goethe à donner des œuvres achevées. En effet le mouvement de ces poètes est
42 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
230ur « banal »). Fin de la vie d’un Tolstoï ou d’un Goethe ; d’un Valéry et d’un Gide, parmi nous. La gloire est devenue le droi
43 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
231, des symphonies et des Passions ; les députés de Goethe et de la littérature ; de Descartes et des philosophes ; d’Einstein e
44 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
232es, même dans les petits cantons à Landsgemeinde. Goethe, voyageant en Suisse vers la fin du xviiie siècle, pouvait écrire da
233ois. S’il est probable que la mauvaise humeur de Gœthe était en partie justifiée, il est certain que son jugement est excess
45 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
234l’Occident. La Nation ou la vocation socialisée Goethe, assistant à la bataille de Valmy, s’écriait : « De ce lieu, de ce jo
46 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
235 peut-être parfois sur Rousseau 32 , sûrement sur Goethe. Elle agit d’une [p. 84] manière pseudonyme 33 dans la passion intel
47 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
236’Occident. La Nation, ou la vocation socialisée Goethe, assistant à la bataille de Valmy, s’écriait : « De ce lieu, de ce jo
48 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
237 européenne, qu’illustreront plus près de nous un Goethe, créant le personnage de Mignon, un Novalis dédiant son œuvre à l’amo
49 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
238 logique, tous les « von » allemands (Metternich, Goethe, Leibniz, etc., etc.) ne sont pas groupés sous V, comme il arrive dan
50 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
239 européenne, qu’illustreront plus près de nous un Goethe créant le personnage de Mignon, un Novalis dédiant son œuvre à l’amou
51 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
240 Herder à Hegel, en passant par un Kant ou par un Goethe, l’Allemagne a pris la tête d’une révolution intellectuelle et poétiq
241r l’humanité entière. Il écrit, dans une lettre à Goethe, le 26 janvier 1798 : Entre temps je me suis passé le temps en lisan
242nt jamais en une forme humainement belle. À quoi Goethe se borne à répondre : Soyons donc contents de vivre sur cette partie
52 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
243uprès des grands esprits de Weimar et de Iéna, un Goethe, un Wieland, un Hegel, les plus « européens » du monde germanique, et
53 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
244vira de trait d’union entre les deux domaines. Et Goethe les dominera de sa stature, mais non pas de son influence. C’est au m
245 de la pensée européenne, initié par le génie des Goethe et des Herder. Son ouvrage intitulé De l’Allemagne est un acte europé
246 fédéralisme des esprits dans les déclarations de Goethe sur la littérature mondiale. p. 200 166. Il aura l’occasion de l
54 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
247 6. Goethe Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) est inclassable : il mérite à
248est qu’elle est implicite dans tout ce qu’a pensé Goethe, et tellement immanente à sa personne qu’il ne [p. 209] trouve guère
249èvent aussi naturellement de la formule vitale de Goethe que de la formule créatrice de l’Europe. Rien ne serait moins goethée
250 et propagés… Voici d’abord un choix de propos de Goethe où l’on retrouvera les mêmes idées, parfois presque dans les mêmes te
251en plus dans le sens de l’union : L’Europe — dit Goethe — était autrefois l’une des plus extraordinaires Républiques qui ait
252st possible et désirable. « Je ne crains pas, dit Goethe, que l’Allemagne ne devienne pas une ; nos bonnes routes et nos chemi
253gné toutes les parties de l’empire. » 178 Mais Goethe craint qu’une centralisation politique trop poussée nuise à cette uni
254cette terre. 179 L’Amérique, aux yeux du vieux Goethe, devient le symbole du monde technique, libre de toutes contraintes t
55 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
255ier, comme trop « catholicisant » selon l’avis de Goethe. L’écrit ne parut qu’en 1826, longtemps après la mort prématurée de s
56 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
256 : « harmonie et non point unisson » comme disait Goethe : Herder considérait l’humanité entière comme une grande harpe dans
257ns vu plus haut Turgot, Gibbon et Condorcet, puis Goethe, puis Schlegel et Hegel saluer l’Amérique comme le puissant refuge de
258atriotes ». Je songe à des hommes comme Napoléon, Goethe, Beethoven, Stendhal, Henri Heine, Schopenhauer. Qu’on ne m’en veuill
57 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
259occidentale au xxe siècle. Ses deux maîtres sont Goethe et Nietzsche. Au premier, il emprunte (abusivement peut-être) une thé
260tardif alliage, fut ce citoyen des villes libres, Goethe. Précisément parce qu’il est si réceptif au monde, il est Allemand en
58 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
261 peut dire que la tradition s’est poursuivie avec Goethe, Taine, Renan, Liszt, Nietzsche, Romain Rolland, André Gide. Ai-je be
59 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
262us qu’une affaire d’érudits, celui de l’époque de Goethe était trop lié à l’esthétique. C’était d’un nouvel humanisme que l’on
263emand sans la théologie chrétienne, ou encore que Goethe sans Raban Maur, Kant sans Thomas d’Aquin, Hegel sans Eusèbe de César
60 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
264donc une période de vingt-six siècles (d’Homère à Goethe)… Elle constitue une « unité intelligible », qui s’évanouit dès qu’on
265ipide dans l’Iphigénie de Racine et dans celle de Goethe. Ou, de nos jours, les Mille et Une Nuits et Calderon dans Hofmannsth
61 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
266politiques, de Dante à Victor Hugo en passant par Goethe, de Sully à Churchill en passant par Montesquieu, Rousseau et Saint-S
62 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.1. Puissance du mythe
267 des Suisses de Jean de Müller, par Schiller, que Goethe informait et que Rossini mit en musique pour le samedi soir des ville
63 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
268contraste entre un tel passé et le présent. Ainsi Goethe écrivait dans son journal de voyage : Un jour, les Suisses se délivr
64 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
269 de Cézanne, puis des romanciers russes, enfin de Goethe ? Il se voulait un pur Vaudois, séparatiste. (Car c’était là le vérit
270ntrer dans la littérature universelle : Herder et Goethe vont découvrir par elle Homère, Dante et Milton, les Nibelungen et le
271, et plus tard par Romain Rolland qui l’égalait à Goethe et à Milton et disait de lui : « C’est le premier grand homme que j’a
65 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. V. Appendice. Bref historique de la légende de Tell
272 Schiller compare Tschudi à Hérodote et à Homère. Goethe estime que son livre est l’un de ceux dont la lecture pourrait suffir
66 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vingt langues, une littérature (mai 1967)
273donc une période de vingt-six siècles (d’Homère à Goethe)… Elle constitue une « unité intelligible », qui s’évanouit dès qu’on
274uripide dans Iphigénie de Racine et dans celle de Goethe. Ou, de nos jours, Les Mille et Une Nuits et Calderón dans Hofmannsth
67 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
275donc une période de vingt-six siècles (d’Homère à Gœthe)… Elle constitue une « unité intelligible », qui s’évanouit dès qu’on
276, Shakespeare dans le « Gotz de Berlichingen » de Gœthe, Euripide dans 1’« Iphigénie » de Racine et dans celle de Gœthe. Ou,
277e dans 1’« Iphigénie » de Racine et dans celle de Gœthe. Ou, de nos jours, les Mille et Une Nuits et Calderon dans Hofmannsth
68 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 8. Deuxième histoire de fous : Hitler
278ésors patinés dans la haute demeure familiale des Goethe 110  ». L’accession d’Hitler au pouvoir se produisait onze mois plus
69 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 14. L’autogestion politique
279 discours sur l’Homme. Weimar n’est pas seulement Goethe et Schiller, mais l’Université d’Iéna, d’où la philosophie allemande,
70 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
280tituée en rupture de passé et pour l’avenir 181 . Goethe l’en félicitait dans un poème fameux : Amérique, à toi le meilleur S
71 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
281in croyait que le Mal n’est que le non-être. Pour Goethe, il est « celui qui toujours nie ». Mais encore faut-il être pour dir
282ée par les philosophes grecs, et près de nous par Goethe, par Kierkegaard, par Nietzsche, par la sagesse mystique mise en prat