1 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
1spontanée, apparue dès la scène du bain. Eilhart, Gottfried et la plupart des autres accordent au contraire une efficace illimité
2 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
2e. 13. Du roman breton à Wagner, en passant par Gottfried La première recréation du mythe, par un esprit remarquablement consci
3ed de Strasbourg, vers le début du xiiie siècle. Gottfried était un clerc, qui lisait le français (il cite souvent des vers de T
4 ». Théologien, poète, et conscient de ses choix, Gottfried révèle beaucoup mieux que ses modèles l’importance proprement religie
5 « vin herbé » un symbole de l’ivresse amoureuse, Gottfried y voit le signe d’un destin, d’une force aveugle, étrangère aux perso
6nt manichéen sous-tend l’immense poème du Rhénan. Gottfried copie Thomas, mais il en fait ce qu’il veut. Il modifie — et nous dre
7 Tristan déguisé. Elle sort intacte de l’épreuve. Gottfried commente : « Ce fut ainsi chose manifeste et avérée devant tous que l
8coup tout ce que condamnent, aux [p. 150] yeux de Gottfried et des hérétiques de son temps, l’Évangile « pur » et la gnose dualis
9 par l’attitude dualiste et même gnostique 93 de Gottfried. c) Le mariage « consommé » avec la seconde Iseut rétablit le parall
10t de l’Église et du siècle, complices aux yeux de Gottfried et des cathares. Mais ceci jette un jour assez étrange sur la nature
11ne Comédie n’est thomiste. [p. 152] Il reste que Gottfried explicite la légende d’une manière toute nouvelle et grosse de conséq
12 ignorait que la source de Wagner fut le poème de Gottfried, la seule comparaison des textes l’établirait : les petits vers press
13s, haletants, du deuxième acte de l’opéra imitent Gottfried jusqu’au pastiche 94 . Le célèbre duo de Tristan et d’Isolde mêlant l
14le contenu philosophique et religieux du poème de Gottfried que Wagner va ressusciter par l’opération musicale. Le monde créé app
15amour : la Joie Suprême. Ce que Wagner a repris à Gottfried, c’est tout ce que les Bretons n’avaient pas voulu dire, ou pas su di
16 monde créé. Ce que Wagner, en somme, a repris de Gottfried, c’est son dualisme foncier. Et c’est par là que son œuvre agit encor
3 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
17r la nature de l’amour en question, précisons que Gottfried confesse qu’il a, lui aussi, erré au désert, mais sans y rencontrer l
4 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
18mants de Cornouailles dont Béroul et Thomas, puis Gottfried et Richard nous répètent qu’ils sont nés « pour désirer et pour mouri