1 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
1 ses lois, dit le premier des troubadours connus, Guillaume, septième comte de Poitiers et neuvième duc d’Aquitaine, qui mourut e
2 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
2’autres la représentaient comme une femme assise. Postel, nous dit Moreri à l’article Europe, la représente ainsi en l’honneur
3 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
3intes-Écritures de l’hébreu et du grec en arabe.) Postel croit à la Monarchie universelle, mais non pas à la manière de Dante.
4ace gallique au témoignage de Josèphe… Toutefois, Postel est loin de se regarder comme un impérialiste « gaulois ». Dans l’un
4 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
5s son temps et son lieu la personne fulgurante de Guillaume et le conflit merveilleusement fécond qui opposa le duc au moine. ⁂ L
6 le catharisme. Et derrière les dons poétiques de Guillaume, il y a la séculaire tradition littéraire des cours aquitaines 238 ,
7ns sa phase la plus idéalisée » 239 . Du Poitevin Guillaume et de ses proches amis, les Ventadour et les d’Ussel du Limousin, la
8n’est pas moins féconde. Aliénor, petite-fille de Guillaume, épousera Louis VII de France, puis Henri II Plantagenêt. Désespéréme
9rand sera leur ami et obligé, Chrétien de Troyes. Guillaume est le prince le plus puissant sur les terres qu’on nomme France aujo
10 Audéoude, passent dans le camp du moine, renient Guillaume, et prennent le voile à Fontevrault. Guillaume IX ne semble pas avoi
11t l’asag avant tous les troubadours, et avant que Guillaume en parle dans un vers, opposons Bezzola, ici plus réaliste : Peut-on
12moindre façon ?… Il nous paraît très probable que Guillaume fut vivement impressionné par le mouvement de Fontevrault et par les
13oisinage immédiat (p. 207). Première réaction de Guillaume au défi que lui portent ces « succès éclatants » : le sarcasme et l’é
14îchir ma chair et renouveler mon corps », traduit Guillaume ; pour notre salut par l’amour, diront les troubadours classiques… J
15 « l’abbé laïc » de Saint-Martial n’est autre que Guillaume, septième comte du Poitou, neuvième duc d’Aquitaine, et premier troub
16 duc d’Aquitaine, et premier troubadour d’Europe. Guillaume commence par imiter, dans une intention parodique — contre l’ambiance
17ssent sur le poète à son insu et le transforment. Guillaume découvre que l’amour, c’est beaucoup plus que faire faire [p. 404] l’
18 la naissance du lyrisme courtois dans l’œuvre de Guillaume, il est un second facteur formel dont l’action n’a guère été moindre
19t — l’une des sources attestées de la courtoisie. Guillaume a certainement connu les procédés de composition lyrique des poètes r
20 si souvent relevée sur cinq des onze chansons de Guillaume. Mais encore : dans la lutte à jamais créatrice de toute mystique de
21 ni cathares ni jongleurs. Robert est catholique, Guillaume est grand seigneur… Pour peu que l’on renonce aux clichés, il est fac
22] vers la fin de ce xiie siècle. C’est aussi que Guillaume n’est pas encore « converti » à la courtoisie, et qu’elles ont des ra
23amp spirituel ou poétique 244 . Enfin, proches de Guillaume dans l’espace et le temps, une [p. 408] troisième paire d’adversaires