1 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
1nvoyait à l’armée, font parfois de la politique : Hitler les flatte mais ne vainc pas souvent leurs méfiances. Certains se son
2 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
2sera plus la commander. Schleicher dispose contre Hitler de toute la Reichswehr et [p. 17] des Schupos. Pourquoi n’en use-t-il
3pays, mais la violence spirituelle est du côté de Hitler, et c’est elle qui vaincra sans coup férir une force brutale dont le
3 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
4stes. Prenez le dernier article de Trotski contre Hitler. C’est d’une logique parfaite. Tout s’y enchaîne en une démonstration
5e par notre appartenance à une classe déterminée. Hitler, selon Trotski, s’explique entièrement par le fait qu’il était, à la
6 est séduisante, vraisemblable même. Que répondra Hitler ? Il répondra que tout ce que dit Trotski s’explique simplement par l
4 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
7nifie pas que cet individu partage les opinions d’Hitler ou de Mussolini, mais simplement qu’il est d’un autre avis que Léon B
8 différentes : les jacobins et les ultramontains. Hitler, en unifiant la vieille Allemagne fédéraliste, a terminé l’œuvre entr
9ous les coups de force hitlériens. Les hérauts de Hitler ou de Mussolini, après ceux de Lénine et de la Guépéou, ne seront jam
10e servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoi
5 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
11tralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les régimes qu’ils venaient d’abattre
12cette distinction entre personne et personnalité. Hitler peut former, [p. 220] lui aussi, des personnalités énergiques, mais c
6 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
13stes. Prenez le dernier article de Trotski contre Hitler. C’est d’une logique parfaite. Tout s’y enchaîne en une démonstration
14e par notre appartenance à une classe déterminée. Hitler, selon Trotski, s’explique entièrement par le fait qu’il était, à la
15 est séduisante, vraisemblable même. Que répondra Hitler ? Il répondra que tout ce que dit Trotski, s’explique simplement par
7 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
16t à nous, nous n’avons pas attendu la victoire de Hitler pour dénoncer l’irrémédiable impuissance des socialistes vis-à-vis du
8 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
17r devine quelques intérêts convergents, du côté d’Hitler par exemple. Staline veut une armée française puissante, il approuve
9 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
18 du communisme allemand, a conduit au triomphe… d’Hitler ! 2° Les « hommes d’action » de droite et les intellectuels stalinisa
10 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
19erre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction de l’armée française. Car, si nous comprenons ses m
11 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
20t taire cette presse au nom de la Révolution, par Hitler dénonçant le Diktat de Versailles, par l’Italie partant à la conquête
12 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
21oit la haine violente qui oppose un Staline et un Hitler, ils se ressemblent au moins en ceci, qui est décisif : c’est qu’ils
13 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
22la chercher plus loin que dans le triomphe même d’Hitler. C’est parce qu’Hitler a compris cela qu’il a battu tous les partis a
23ue dans le triomphe même d’Hitler. C’est parce qu’Hitler a compris cela qu’il a battu tous les partis adverses, et sept millio
24qui fit la force de l’armée du Rhin. Mais surtout Hitler a compris que la mystique la plus puissante sur le peuple, serait cel
25politique. Mais cela n’empêche pas que le génie d’Hitler est un fait. (J’appelle génie la faculté de distinguer la véritable s
26re était partout et la mesure commune nulle part. Hitler parut et dit : Je suis le Parti, je suis le Pays, je suis le Peuple,
27Parti et État sont une seule et même chose. » — « Hitler est l’Allemagne, l’Allemagne, c’est Hitler. » — Voilà la mesure, et s
28 » — « Hitler est l’Allemagne, l’Allemagne, c’est Hitler. » — Voilà la mesure, et son incarnation visible à tous. « La nation
14 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
29s se relâcheront. ⁂ Les partisans de l’URSS ou de Hitler me feront sans doute deux objections dont j’admets l’importance. Ils
15 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
30elligentsia devant les actes d’un Staline et d’un Hitler sont plus honteuses encore qu’impuissantes. Ces deux hommes font peut
16 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
31 voudrait refaire le coup de Mussolini, le coup d’Hitler. Simplement, un tel mouvement n’aurait aucune justification historiqu
32’irrationalisme germanique, etc., et représentent Hitler comme un tribun déchaîné exploitant les haines les plus anormales. No
17 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
33 bien qu’en URSS. ⁂ Les partisans de l’URSS ou de Hitler me feront sans doute deux objections très importantes. Ils me diront
18 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
34trouver le texte exact dans plusieurs discours de Hitler imprimés et traduits en français.) Je ne puis pas me mettre dans la p
35re toute espèce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler ou de Staline, mais aussi contre toute espèce de fascisme « à la fran
19 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
36kegaard et M. Duhamel, Madame Lombroso-Ferrero et Hitler, L’Ordre nouveau et Ruskin, C. G. Yung et Caillaux, Husserl, Spengler
20 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
37 a su mâter ses anciens « camarades ». Puis c’est Hitler qui prend ses meilleures armes au socialisme. Enfin, pour liquider le
21 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
38alisme, il n’est pas rare qu’un membre du parti d’Hitler réponde : « Vous êtes bien mal venu à critiquer ce qui se fait ici !
39spontanément, par des personnes très favorables à Hitler, mais qui gardaient leur sens critique. Ce ne sont pas là des « Schla
40crète. ⁂ À quoi se résume effectivement l’œuvre d’Hitler ? Son mouvement prend naissance en Bavière, en pleine effervescence [
41on et de son « honneur ». Cette situation dicte à Hitler les grandes lignes d’une action d’urgence. 1° Lutte contre le séparat
42 leurs mains pour mieux lutter contre l’étranger. Hitler de même sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes p
43ation ». 2° Lutte contre l’étranger. — Là encore, Hitler va trouver une base de haines communes sur laquelle puisse s’unifier
44térêts de la nation. Pour le reste, la tactique d’Hitler rappelle plutôt celle des Léninistes en 1919 : c’est la même lutte su
45ice d’été, culte des morts de la Révolution, sous Hitler. (Je ne puis ici que renvoyer à l’article de Pierre Gardère sur Anach
46tes, là où triomphe sans conteste Goebbels 58 . ⁂ Hitler peut expliquer cette « jacobinisation » de l’Allemagne par des argume
47e qui l’explique. Mais un exemple mal interprété. Hitler n’a vu d’abord dans la structure centralisée que la condition indispe
22 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
48 le sachent, et le disent, comme un Staline et un Hitler l’ont dit ou l’ont fait dire souvent. Ce serait là, semble-t-il, le s
23 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
49qu’à cet excès grandiose d’assimiler Luther et M. Hitler, par goût de la rime sans doute. Pour l’opinion moyenne sur Luther, j
24 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
50i, pour la rime sans doute : Luther précurseur de Hitler !) Mais on oublie peut-être que Nietzsche a condamné l’antisémitisme,
25 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
51ux pourquoi. De toutes façons, vivre à l’époque d’Hitler, et n’aller point l’entendre et voir, quand une nuit de chemin de fer
52de à ses carences profondes, et de les compenser. Hitler est en train d’opérer un dressage du peuple allemand (comme Staline,
53se de café au lait le matin. Qu’on nous donne ça, Hitler ou un autre, ça suffira. La politique n’intéresse pas les ouvriers qu
54riers quand ils ont de quoi manger et travailler. Hitler ? Il n’a qu’à appliquer son programme, maintenant qu’il a gagné. C’ét
55 aujourd’hui membre des SA, me dit qu’à son avis, Hitler était le seul homme capable d’assurer des relations équilibrées (?) e
56. Durant les années qui précédèrent l’avènement d’Hitler, j’ai souvent constaté dans d’autres provinces allemandes, la propens
57e si les Italiens avaient jamais été une nation ; Hitler une religion de l’État, et les Allemands l’apprennent péniblement, av
58é, je n’aime pas cela comme ils l’aiment déjà.   Hitler. — On me questionne sur le Führer. Je ne [p. 51] suis pas son confide
59alogues. Voilà le principal de ce que je sais sur Hitler. Vous pouvez réfléchir là-dessus. Réfléchir ou même délirer. On ne ti
60non numérable le fait qu’il vous faut bien nommer Hitler, c’est une effrayante ironie machinée par la Providence : — « Ah ! vo
61is… J’aurais pu dire par exemple que ceci définit Hitler : seul un prophète peut lui répondre.   (Note pour certains de mes c
62bre a voué au Führer. Que [p. 54] voulez-vous, M. Hitler persuade mieux que M. Sarraut. Je ne dis pas cela, comme on le croira
63 de politique. Or ceux qui parlent pour ou contre Hitler, en France, parlent en réalité pour ou contre Blum, en toute ignoranc
64réalité pour ou contre Blum, en toute ignorance d’Hitler. Vous, déserteurs de la bataille économique, vous qui exportez vos ca
65ire de distinguer entre l’Hitler d’Allemagne et l’Hitler de M. Bailby. Ils sont fatigués d’avoir peur. Un peu de vérité les tu
66C’est le « christianisme positif » du 24e point d’Hitler, la « piété » des Deutsche Christen, la « foi allemande » de Rosenber
67 par la foi et la confiance du peuple en moi ! » (Hitler.) Refuser de réfléchir sur ces deux textes, sur leur identité vertigi
68tionaux » convaincus, politiquement d’accord avec Hitler. On trouve même parmi eux beaucoup de vieux membres du NSDAP d’avant
69it à elle-même. Au cri d’Allemagne réveille-toi ! Hitler a-t-il hypnotisé son peuple, maintenant en proie au cauchemar de la f
26 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
70gauches, le double jeu du grand capital soutenant Hitler contre les marxistes et Papen contre Hitler : tout cela est bel et bo
71enant Hitler contre les marxistes et Papen contre Hitler : tout cela est bel et bon, et fournit de la copie aux marxistes et a
72as. Il y a bien des choses à y prendre. » Certes, Hitler a rétabli l’ordre dans la rue. Il fait régner la paix sociale. Il y a
73de son prestige. On ne voit aucune raison pour qu’Hitler tombe. Mais on ne voit pas beaucoup de raisons de douter que son régi
27 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
74-socialiste. Ils insistent surtout sur le fait qu’Hitler soutient Rosenberg sans réserves. Ils font remarquer en outre que le
28 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
75uver les textes exacts dans plusieurs discours de Hitler imprimés et traduits en français.) Je ne puis me mettre dans la peau
76re toute espèce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler ou de Staline, mais aussi contre toute espèce de fascisme « à la fran
29 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
77alisme, il n’est pas rare qu’un membre du parti d’Hitler réponde : « Vous êtes bien mal venu à critiquer ce qui se fait ici !
78spontanément, par des personnes très favorables à Hitler, [p. 87] mais qui gardaient leur sens critique. Ce ne sont pas là des
79on et de son « honneur ». Cette situation dicte à Hitler les grandes lignes d’une action d’urgence. 1° Lutte contre le séparat
80 leurs mains pour mieux lutter contre l’étranger. Hitler de même sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes p
81ation ». 2° Lutte contre l’étranger. — Là encore, Hitler va trouver une base de haines communes sur laquelle puisse s’unifier
82térêts de la nation. Pour le reste, la tactique d’Hitler rappelle plutôt celle des Léninistes en 19 : c’est la même lutte sur
83ice d’été, culte des morts de la Révolution, sous Hitler. L’analogie est à peu près parfaite, à ceci près que Robespierre ne d
84ussites, là où triomphe sans conteste Goebbels. ⁂ Hitler peut expliquer cette « jacobinisation » de l’Allemagne par des argume
85e qui l’explique. Mais un exemple mal interprété. Hitler n’a vu d’abord dans la structure centralisée que la condition indispe
30 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
86o sur les rouges d’Espagne ! Déclarez la guerre à Hitler ! Ils persécutent les Églises chrétiennes. Lutter contre eux, c’est e
31 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
87 en principe. Mais alors (entrevue de Godesberg), Hitler démasqua l’aspect original (et non plus jacobin) de la dictature tota
88t, ruineuse pour l’avenir confédéral de l’Europe. Hitler comprit que son heure n’était pas encore venue. Il se vit contraint d
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
89é dans la Nation. De 1933 à 1939, l’État-Nation d’Hitler dit aux Allemands : Procréez ! — et c’est une négation de la passion 
90ais en 1938 : « Le Français s’étonne des succès d’Hitler auprès de la masse germanique, mais il ne s’étonnerait pas moins des
91es quand ils courtisent une assemblée électorale. Hitler est plus brutal : il se fâche et se plaint en même temps ; il ne pers
92eien, verbe qui signifie littéralement : libérer… Hitler le sait peut-être un peu trop bien : Dans sa grande majorité, écrit-
93passionnelle sur les masses, telle que la définit Hitler, se double désormais d’une action rationalisante sur les individus. E
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
94é, de virulence anarchisante. L’Allemagne d’avant Hitler atteignit-elle un stade d’anarchie sexuelle comparable à celui de la
34 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
95tralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les régimes qu’ils venaient d’abattre
96cette distinction entre personne et personnalité. Hitler peut former, lui aussi, des personnalités énergiques, mais ce qu’il n
35 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
97Pourquoi ? Parce qu’on se contentait de dire : M. Hitler est pour l’ordre, les bolchévistes sont pour le désordre. Sans se dem
98 vocation d’un dictateur ou d’un conquérant, d’un Hitler ou d’un Napoléon, on serait en droit de lui dire : ta prétendue [p. 1
36 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
99 fut l’idée de Napoléon. C’est peut-être l’idée d’Hitler. C’est aussi celle de certains neutres admirateurs de l’Angleterre. I
37 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
100 [p. 1] De Luther à Hitler (15 mars 1940) c Nous n’avons plus le droit de nous tromper dans no
101ste à placer Luther au début d’une évolution dont Hitler serait le terme, ce n’est pas une erreur minime. Elle résulte tantôt
102la Réforme : l’assimilation grossière de Luther à Hitler n’est évidemment pas destinée à diminuer le prestige du second, mais
103n au mal, la foi pure de Luther à l’action pure d’Hitler. Mais c’est une douteuse méthode entre les mains des défenseurs de la
104centre catholique ? Oui ou non, l’intronisation d’Hitler est-elle le fait de von Papen, catholique ? Oui ou non, l’Allemagne c
38 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
105 [p. 57] Deuxième partie Hitler ou l’alibi [p. 59] 15. Où paraît la nécessité d’un alibi Il est étra
106t personne d’autre. Ce fut son second tour. 17. Hitler est-il l’Antéchrist ? Je tiens l’action d’Hitler pour plus réellement
107 Hitler est-il l’Antéchrist ? Je tiens l’action d’Hitler pour plus réellement diabolique que ne l’imaginaient ceux qui ont cru
108 assez pauvre Diable. Quand nous nous figurons qu’Hitler est le Diable, nous faisons évidemment trop d’honneur à l’ex-caporal
109ogien Karl Barth répondre à la fameuse question : Hitler est-il l’Antéchrist ? Voici ce qu’il disait en substance, et pour aut
110. [p. 63] 18. Le Diable en chemise brune Certes Hitler ne fut pas le grand ange déchu. Mais certains pensent pour l’avoir ép
111alogues. Voilà le principal de ce que je sais sur Hitler. On peut réfléchir là-dessus. Réfléchir ou même délirer. On ne tire p
112non numérable le fait qu’il vous faut bien nommer Hitler, c’est une effrayante ironie machinée par la Providence : « Ah ! vous
113ue et son actualité profonde. Car le mouvement qu’Hitler sut enflammer au xxe siècle existait en puissance dans l’âme humaine
114doute jusqu’à la fin de l’histoire de notre race. Hitler n’a fait que lui prêter figure et nom, à l’occasion d’une de ses érup
115uerre de 1939, la majorité des hommes savaient qu’Hitler était le nom d’un désastre imminent et mondial. Pourtant on ne l’a pa
116aires ? » Je me répondais de la manière suivante. Hitler est assez démoniaque pour avoir su réveiller nos démons, par une espè
117 son âme, qui en fait le sens et le prix. De même Hitler, battant l’Europe entière, n’a jamais pu jouir de sa victoire. Gagnan
118olence hitlérienne. La tactique et la stratégie d’Hitler furent en sommes très simples. Il est apparu dans le monde comme un m
119notre monde, dans son économie ou dans sa morale, Hitler a poussé à fond, jusqu’à ce que tout s’écroule. Partout où une faible
120s la paix et la prospérité. Nous avions mérité qu’Hitler nous les fît voir, et par le seul moyen proportionné à notre insensib
121éférence, dans une parole de vérité ! 23. Après Hitler 10 Hitler s’est tu. L’aventure a pris fin dans la catastrophe prévu
122ns une parole de vérité ! 23. Après Hitler 10 Hitler s’est tu. L’aventure a pris fin dans la catastrophe prévue. Et devant
123e, que de la grandeur de nos misères secrètes. En Hitler, le Diable avait trouvé l’alibi le plus populaire qu’il eût jamais im
124e d’une création de liberté qui le démente. Après Hitler, après la guerre et la victoire, les peuples de la terre vont s’éveil
125te la sociologie moderne le prouve. À son défaut, Hitler l’aurait fait voir par le moyen de cette religion synthétique (comme
126avions en masse et par ce moyen-là venir à bout d’Hitler ; mais il ne pourra prévenir la multiplication prochaine d’autres sym
127 nouvelle : nous avons tout prévu contre un futur Hitler, rien contre son absence, pourtant certaine. Et c’est la chance du Di
128rtaine. Et c’est la chance du Diable pour demain. Hitler battu, nous n’aurons plus d’Ennemi 12 . Une dimension de la vie nous
39 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
129ce qu’il y eut finalement de plus diabolique chez Hitler, c’est la façon dont il persuada le peuple allemand que toutes ses mi
130eaucoup de démocrates ont cru très sincèrement qu’Hitler incarnait seul tout le mal de notre temps, et qu’il était un monstre
131s vraiment rien de commun. « Voyez, je ne suis qu’Hitler ! » disait Satan. Nous n’avons vu qu’Hitler. Nous l’avons trouvé terr
132is qu’Hitler ! » disait Satan. Nous n’avons vu qu’Hitler. Nous l’avons trouvé terrible. Nous l’avons détesté. Nous lui avons o
133 tour est joué. Nous voilà pris. Si le Diable est Hitler, nous sommes du bon côté ? C’est un ennemi battu, nous sommes donc qu
134isant [p. 88] pour nous en délivrer. Ces signes — Hitler, Staline, ou les Capitalistes, selon les cas, les méchants en général
135oraire. Confessons donc la vérité compromettante. Hitler n’était pas en dehors de l’humanité, mais en elle. Bien plus, il n’ét
136mœurs et dans nos pensées. Mais cela n’excuse pas Hitler. Loin de là ! Cela nous accuse. Si je ressemble à un criminel, cela n
137 n’avons pas le droit moral de nous battre contre Hitler. » — Nous sommes tous coupables, certes, mais si nous en sommes persu
138 des traits les plus précisément diaboliques chez Hitler — sa façon de localiser tout le mal à l’étranger, pour s’innocenter —
139s dans la même erreur que lui : nous avons fait d’Hitler une image du Démon tout extérieure à notre réalité. Et pendant que no
140 des vertus moyennes. Par là, nous avons provoqué Hitler et l’éruption des « forces mystérieuses » qu’il représenta. Autant qu
141Autant que la compensation fatale de nos défauts, Hitler a été le négatif exact de nos idéaux optimistes, dans la mesure où il
142s rigoureuses produites par l’hitlérisme au nom d’Hitler. Ce qui a paru de grand, dans notre camp, n’a pas été le fait de la d
143ation. Il avait sa bonne conscience de démocrate. Hitler est venu, Pétain a capitulé, et aussitôt, certains ci-devant « intell
144 ! Cessez de croire qu’il ne peut ressembler qu’à Hitler ou à ses émules, car c’est à vous-même qu’il s’arrangera toujours pou
145oire. Puis nous avons imaginé que le Diable était Hitler. Et le Diable s’est frotté les mains (Hitler aussi). [p. 97] Peut-êt
146tait Hitler. Et le Diable s’est frotté les mains (Hitler aussi). [p. 97] Peut-être serait-il plus fécond maintenant, plus amu
147finissent par se neutraliser. Le Diable n’est pas Hitler, qui pourtant est démoniaque ; il n’est pas non plus la démocratie, q
148s nos vies : le maître du confusionnisme dirigé ! Hitler fut l’âme de la cinquième colonne du siècle, mais Satan reste l’essen
40 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
149 nous, nations démocratiques — un siècle avant qu’Hitler ne vînt nous réveiller en portant aux excès les plus grandioses nos p
150elle, c’est le même, en chacun de ses détails, qu’Hitler a proposé au peuple allemand. Et cela s’appelait la théorie de l’espa
151ar un corps, ou par une utopie, par le plus fort, Hitler — ou l’Autre… ⁂ Cet « amour » qui détruit tant de fidélités, non par
41 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
152. Jamais nos objectifs ne furent plus manifestes. Hitler m’indique en lettres gigantesques tout ce qu’il me faut combattre dan
153en de bourgeois apeurés s’obstinèrent à voir dans Hitler, cet homme des masses, « le rempart » de leur ordre contre le bolchev
42 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
154 non de Niemöller, chrétien et luthérien, mais de Hitler, païen né catholique. Pour l’opinion moyenne sur Luther, je crois que
43 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
155vec force et bruyamment nié, (tous les discours d’Hitler proclament dès le début que les Allemands n’ont pas perdu la guerre),
44 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
156e Conquête, dont chaque mot pourrait être écrit d’Hitler avec plus de pertinence encore que de Napoléon, et les Lettres de Jac
45 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
157e sont ni froids ni bouillants seront vomis. Mais Hitler, loin de vomir les neutres, les mange. ⁂ C. B. fut reçu en audience p
158tres, les mange. ⁂ C. B. fut reçu en audience par Hitler au moment de la première crise polonaise, en mai 1939. Le Führer lui
159ulée : « Le Führer a perdu la guerre des nerfs ». Hitler entra dans une rage folle. « Vous voyez, cria-t-il, il faut bien que
160 de chez moi.) ⁂ À propos d’un récent discours où Hitler assurait le peuple anglais de ses bonnes intentions, et le menaçait e
161 ces messieurs comprendraient, mais trop tard, qu’Hitler était beaucoup plus tolérable, beaucoup moins puissant [p. 63] et jal
162? Parce que tout y est dominé par la lutte contre Hitler. Or il est trop facile d’être contre Hitler, trop facile de se sentir
163ontre Hitler. Or il est trop facile d’être contre Hitler, trop facile de se sentir meilleur que les nazis. Les grandes époques
164usqu’à midi. J’ai écrit deux pages sur l’entrée d’Hitler à Paris, les ai recopiées, et envoyées à la Gazette de Lausanne. « Vo
46 1946, Journal des deux Mondes. 6. Intermède
165rendre un peu plus tard dans les pays occupés par Hitler. Je suis conscient du léger ridicule qu’aux yeux de beaucoup présente
166nature me semblait également intolérable, tant qu’Hitler sévissait en Europe. [p. 80] Enfin, je pressentais que dans la lutte
47 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
167e aux yeux de l’histoire la première victoire sur Hitler. Ah ! pourvu qu’on le sache en Europe ! Princeton, 10 novembre Rel
168lte qu’on collabore avec les partisans sournois d’Hitler, de Mussolini, de Franco et de leur régimes « d’avenir »… Celui qui n
169 disent-ils. C’est pour cela qu’il faut combattre Hitler et la police. Je suis prêt à me battre pour le droit de pleurer devan
48 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
170 Au Cosmopolitan Club une dame me dit : — Si cet Hitler gagnait la guerre, pensez-vous que notre vie américaine en serait vra
171irant de ce que l’on sait de l’Europe occupée par Hitler, mais aucun fait qu’on puisse énumérer ni leur ensemble ne me paraît
172 ne me paraît bien convaincant. Si je leur dis qu’Hitler interdirait leur jazz, persécuterait leurs juifs, étatiserait leur in
173 chose que de faits, il s’agit du sens de la vie. Hitler, peut-être, ne changerait pas grand’chose aux faits d’une existence d
174e. Il parle de Briand qu’il a servi longtemps ; d’Hitler dont il a regardé les yeux de près et qu’il décrit en termes médicaux
175. Leur répéter chaque jour quels sont les plans d’Hitler pour dépouiller la France de sa main-d’œuvre qualifiée — opération qu
176mensonge, si pieux mensonge soit-il, qui ne serve Hitler en fin de compte. J’écris vingt à trente pages par jour après des heu
49 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
177’hier marquait un double anniversaire : dix ans d’Hitler et dix ans de Roosevelt. Relevé le parallèle dans mes broadcasts. En
178llèle dans mes broadcasts. En dix ans de pouvoir, Hitler a fait de l’Allemagne le pays le plus détesté du monde, Roosevelt a f
179t, avec du matériel américain. La grande décade d’Hitler est terminée, la décadence est commencée. 1er février 1943 Trouvé u
180qui se passe en Algérie), quand l’Europe en est à Hitler, à Staline, à de Gaulle, à ceux qui se préparent à les dépasser. Elle
50 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
181in », sur les modèles récemment présentés par MM. Hitler et Staline. Je m’en tiens là dans mes jugements, j’arrive à peine. Ma
51 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
182nière des valeurs civiques et morales. L’esprit d’Hitler plus que jamais tyrannise les Européens, la police politique traque l
52 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
183ent. Mais nous qui avons connu par la persécution Hitler, Staline, et l’exil et la guerre, et le cinéma pour notre information
53 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
184 nouvelle : nous avons tout prévu contre un futur Hitler, rien contre son absence, pourtant certaine. Et c’est la chance du di
185rtaine. Et c’est la chance du diable pour demain. Hitler battu, nous n’aurons plus d’ennemi. Une dimension de la vie nous fera
54 1946, Lettres sur la bombe atomique. iii. La guerre des gaz n’a pas eu lieu
186n avait une peur bleue, et que personne, même pas Hitler, n’a eu le courage de commencer. À plus forte raison pour la Bombe… »
187Je ne trouve pas l’argument bien fort, en vérité. Hitler n’a pas eu recours aux gaz, c’est entendu. Mais pense-t-on qu’une tim
55 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
188ut aujourd’hui proposer cette réponse ? Le rôle d’Hitler est de détruire. Il détruit les contradictions intolérables d’une Eur
189e et nationaliste, et qui refusait de se fédérer. Hitler abat les barrières, le passé. C’est toute sa force, et sa victoire mê
190cture du pouvoir qu’elle renverse, un Staline, un Hitler et, dans une mesure moindre, un Mussolini, se virent contraints par l
56 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
191fin, ils ne croient pas au Mal… Le krach de 1928, Hitler, la guerre, et quelques privations ont causé les premières fissures d
57 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
192ntre vos théories. Au début de 1933, au moment où Hitler arrivait au pouvoir, on m’offrit de donner des conférences à Budapest
58 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
193e monde moderne sont celles qui, comme le Reich d’Hitler, souffrent de tensions intérieures telles qu’on ne peut les résoudre,
194 un chef au nom de sa nation : les Allemands sous Hitler, les Français sous Louis XIV et sous Napoléon, les Italiens sous Muss
59 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
195raires » de Paris, de Londres, ou de Berlin avant Hitler. Point de salons où l’écrivain se frotte aux gens du monde, et eux à
60 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
196aérodynamique construites par les Allemands avant Hitler, ou par les Suisses ou par les Hollandais. Mais en Amérique, on copie
197fin, ils ne croient pas au Mal… Le krach de 1929, Hitler, la guerre, et quelques privations ont causé les premières fissures d
61 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
198a voir, qu’elle a perdu la guerre. Militairement, Hitler et ses séides ont été battus et sont morts, mais dans la lutte ils on
199 La brute a donc imposé son point de vue. Ainsi d’Hitler et de l’Europe démocratique. Ce ne sont pas seulement les ruines et l
200e la vérité objective, et malgré le nationalisme. Hitler représentait exactement, et point par point, le refus et la destructi
201e du chef, la politisation totale de l’existence. Hitler battu, son corps brûlé dans le pétrole, que reste-t-il ? À peu près t
202le, que reste-t-il ? À peu près tout cela — moins Hitler. Mais tout cela qui était chez les « nazis », chez les méchants, en f
203ale diminuée où vient de nous laisser la guerre d’Hitler. Ces chances paraissent très faibles en vérité. L’Europe a dominé le
204e Europe démoralisée par sa victoire douteuse sur Hitler, rétrécie et coincée entre deux grands empires, dépossédée par eux de
205é ne connaît plus aucun scrupule. De même, on vit Hitler, on voit Staline, écraser les partis à l’intérieur, puis se comporter
62 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
206ne serions pas ici non plus si nous pensions avec Hitler que l’homme n’est qu’un soldat politique, totalement absorbé par le s
207le ou mondiale. L’échec de Napoléon, puis celui d’Hitler, dans leurs tentatives pour faire l’unité de l’Europe, sont des avert
63 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
208r, l’autre pro-allié à l’ouest. Mais l’arrivée de Hitler au pouvoir provoqua un renversement complet des sympathies alémanique
64 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
209 en Amérique, en Asie, en Afrique. Elle a produit Hitler, les chambres à gaz et le racisme. Elle a provoqué les guerres les pl
65 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
210dictateurs, de Napoléon à Staline, en passant par Hitler, viennent des confins de la patrie qu’ils domineront : de la Corse, d
211ui plus profond de deux qualités d’âme. Napoléon, Hitler, ont rêvé de « faire l’Europe ». Ils l’ont presque faite, par les arm
66 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
212e, dans l’esprit de M. Bevan, avec la citation de Hitler qu’est la seconde phrase. L’URSS a d’ailleurs cessé d’être redoutable
213nine ? Très évidemment non. » Et il avait raison. Hitler ne fut pas non plus un autre Bismarck. Généralement, les gens ne sont
67 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
214, de très grands et de très sanglants : Napoléon, Hitler, Mussolini, Staline. Ces tyrans n’ont été abattus que par la guerre o
68 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
215péenne ignorait cela, au xixe siècle, comme sous Hitler elle ignora les camps. Pourtant, le nombre des prolétaires qui ont cr
69 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
216rait-on d’un Nazi d’aujourd’hui qui n’attaquerait Hitler que pour avoir pendu de « bons Allemands » après le 20 juillet ? 3. P
217ns d’un malade », écrivait Simone Weil au temps d’Hitler, qui était aussi le temps de Staline. Et que la dictature se dise col
218 des chefs totalitaires ; 2. que la guerre contre Hitler (celle que les communistes qualifiaient au début d’« impérialiste »,
219si monstrueuse que celle de millions de juifs par Hitler au nom du racisme, et compromettait au surplus un idéal universel, ce
220s un idéal universel, ce que n’avait pas su faire Hitler ; 5. que les procès de Rajk, Kostov, Slanski, etc., menés au nom des
70 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
221moyens d’assouvir votre haine. Nasser n’est pas Hitler Toujours en retard d’une dictature, l’opinion occidentale exige qu’on
222ture, l’opinion occidentale exige qu’on riposte à Hitler quand elle voit se dresser [p. 81] Nasser. Au vrai, ces hommes n’ont
223ves en paroles et déficientes en actes. L’affaire Hitler était locale, politiquement : elle ne concernait que les rapports des
71 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
224, de très grands et de très sanglants : Napoléon, Hitler, Mussolini, Staline. Ces tyrans n’ont été abattus que par la guerre o
72 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
225péenne ignorait cela, au xixe siècle, comme sous Hitler elle ignora les camps. Pourtant, le nombre des prolétaires qui ont cr
73 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
226ve ? Ces triomphes du juste et du vrai ? Pourtant Hitler s’est suicidé dans la débâcle, Mussolini a été fusillé, Staline et Be
227 seize ans, j’en publiais un autre sur l’entrée d’Hitler à Paris. Hitler nous menaçait à bout portant. Quinze jours de prison
228 publiais un autre sur l’entrée d’Hitler à Paris. Hitler nous menaçait à bout portant. Quinze jours de prison militaire m’avai
74 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
229gne ; mais non pas en 1939 : tous d’accord contre Hitler) ; 3°) s’il se réserve de jouer en marge du conflit un rôle humanitai
75 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
230elle cesse d’être inefficace. On nous rappelle qu’Hitler a voulu faire [p. 47] l’Europe, et Napoléon avant lui. Où prend-on ce
231ope dans son ensemble sinon lui. Même jeu pour un Hitler, qui a presque fait l’Europe, mais contre lui. C’est en effet dans le
76 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
232rme est devenu tabou. La raison en est évidente : Hitler et Mussolini ayant raillé la Démocratie, tous ceux que leur système r
233ime consistait à porter cette erreur au pire. Or, Hitler et Staline n’ont fait en réalité que pousser l’utopie démocratique à
77 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
234Vérité même que le chef veut servir. Les crimes d’Hitler et de Staline étaient légitimés, bien au contraire, par la doctrine q
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
235 de la volonté de puissance ont été réalisées par Hitler beaucoup plus tôt qu’il ne le pensait, et c’est fini. Mais Spengler r
236 l’Europe tiède, humanitaire, occupée à survivre. Hitler tentera de les tuer toutes les deux. L’essayiste anglais Hilaire Bell
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
237le s’épuise. Et cependant, une Europe unifiée par Hitler ou passée au rouleau compresseur des Soviets serait-elle encore elle-
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
238 affirmait une attitude d’isolation, cependant qu’Hitler remportait son premier grand succès électoral, le 14 septembre 1930.
239 1939 était dès lors fatale. On n’a pas oublié qu’Hitler prétendait lui aussi faire l’Europe. Il ne trompa personne dans le ca
240quelques hommes politiques qui ont été de ceux qu’Hitler a emprisonnés ou exilés, ou de ceux qui ont conduit la lutte contre l
81 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Guide européen de l’enseignement civique [introduction] (1960-1961)
241moyens dictatoriaux : les échecs de Napoléon et d’Hitler l’ont bien fait voir. L’union de l’Europe suppose en fait les mêmes e
82 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
242re le gouvernement de l’imminence d’une attaque d’Hitler contre l’URSS. Les Polonais furent les premiers et presque les seuls
243bstacle à la conduite d’une guerre commune contre Hitler. Partageant les idées de Retinger, le général Sikorski se trouvait pr
244ciations de militants de tous les pays victimes d’Hitler, mais aussi de l’Allemagne et de l’Italie. Parmi ses chefs : Brugmans
83 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
245 des jacobins. Il a certes inspiré Napoléon, puis Hitler, dans leurs brèves tentatives avortées — une douzaine d’années chacun
84 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
246r des débouchés outre-mer — un espace vital, dira Hitler — a joué un rôle important à l’origine des deux guerres mondiales. Ma
85 1963, Preuves, articles (1951–1968). Le mur de Berlin vu par Esprit (février 1963)
247 Anglais en remboursement de Pontecorvo ? Combien Hitler eut-il pu demander aux Américains en dédommagement de la formation d’
86 1963, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Enquête sur l’enseignement civique dans les pays européens [Avant-propos] (mai 1963)
248moyens dictatoriaux : les échecs de Napoléon et d’Hitler l’ont bien fait voir. L’union de l’Europe suppose en fait les mêmes e
87 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
249Certes, les tentatives unitaires de Napoléon et d’Hitler ont avorté, au prix qu’on sait, mais rien ne prouve que les moyens mo
250si qu’à provoquer des réactions nationalistes, et Hitler des mouvements de résistance. Une troisième tentative ne manquerait p
88 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
251it la situation lorsque éclata la guerre de 1939. Hitler estimait sans nul doute, à l’instar de Napoléon, que la neutralité n’
89 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
252ne longtemps. Revenu en Suisse en 1933 (arrivée d’Hitler au pouvoir), il fallut, dit son fils, « plusieurs années pour qu’il o
253e soldat dans l’armée suisse : il faut résister à Hitler au nom de la foi, parce qu’il instaure une religion. Après la guerre,
254 d’une ultime et dramatique intervention auprès d’Hitler ; enfin mémorialiste d’événements qu’il a vécus et qu’il avait prévus
255iciper aux guerres. Il eût fallu se battre contre Hitler, ou voler au secours de Budapest, — de cette ville justement où Barth
90 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
256Certes, les tentatives unitaires de Napoléon et d’Hitler ont avorté, au prix qu’on sait, mais rien ne prouve que les moyens mo
257si qu’à provoquer des réactions nationalistes, et Hitler des mouvements de résistance. Une troisième tentative ne manquerait p
91 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
258ait, tous proches, les mouvements de résistance à Hitler et aux nationalismes totalitaires : c’étaient eux qui prolongeaient l
92 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
259gue : « Une Foi, une Loi, un Roy » ou la devise d’Hitler : « Ein Volk, ein Reich, ein Führer ! » disaient bien cette volonté q
93 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
260aire, à l’assassin, au gangster et au fou ! Voyez Hitler. Mais personne ne m’a démontré qu’entre les ambitions de Napoléon et
94 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.1. L’Europe contestée par elle-même
261dont devaient s’inspirer peu après Mussolini puis Hitler. Or le régime totalitaire, c’est l’état de guerre en permanence dans
262ui, après la première guerre. Ce que Mussolini et Hitler, tous deux fortement influencés par l’exemple de Lénine, ont eu le gé
263ils fassent pour elle au moins un peu de ce qu’un Hitler fit pour l’Allemagne, de ce qu’un Staline fait pour ses Russes : qu’i
95 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.12. Fécondité des études régionales
264ionalisme tel qu’il s’est constitué de Napoléon à Hitler : régime anémiant des « cultures nationales », obstacles aux échanges
96 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
265sa stupeur devant le premier triomphe électoral d’Hitler, annoncé quelques jours plus tard. Mais, dès le début des années 30,
97 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
266a pas non plus l’œuvre d’un dictateur : Napoléon, Hitler ont échoué pour longtemps. Ni spontanée, ni fatale, ni imposée, elle
267rises atroces, s’est vaccinée. L’Europe a sécrété Hitler, mais en douze ans elle l’a éliminé, et elle s’en trouve immunisée po
98 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
268e titre diffamant de « science bourgeoise ». Sous Hitler, on parlait de mathématiques allemandes, et sous Staline d’une biolog
99 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
269ue : « Une Foi, une Loi, un Roi », ou la devise d’Hitler : « Ein Volk, ein Reich, ein Führer », disaient bien cette volonté qu
270erais à l’assassin, au gangster et au fou ! Voyez Hitler. Mais personne ne m’a démontré qu’entre les ambitions de Napoléon et
100 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
271e Napoléon, Bismarck, Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Brejnev, Mao — égale Police plus Idéologie. N’importe quelle idéolog
272Cité comme le voulaient Platon, Maurras, Staline, Hitler et le Duce. D’où l’on voit que le « politique d’abord » de Maurras ne