1 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
1es croix dans une lumière dramatique, le corps du Christ déjà presque transfiguré en symbole mystique sur le ciel vert du plus
2 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
2ils, dans le vrai sens du mot, les successeurs du Christ ? Ne sont-ils pas plutôt des fonctionnaires payés par l’État et avide
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
3né à une doctrine de haine le sort de ceux que le Christ aima, parce que leur dénuement était ce qu’il y avait au monde, de pl
4lution, il se sentait graduellement attiré par le Christ. Il se disait que ce n’était pas dans la mer qu’il fallait se jeter,
5r, il se décida à faire profession de disciple du Christ. Page étrange, en vérité, et dont l’accent presque nietzschéen choqu
6our obtenir la grâce de devenir capable de suivre Jésus. Une autre fois, à midi, il monta sur le sommet d’une montagne en fac
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
7pos délibéré, veut perdre sa vie, et non pas pour Christ, mais pour la rendre vraiment vivante, celui-là ne fait qu’usurper la
5 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
8fute ses adversaires — Freud en particulier, dans Christ et l’âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur do
6 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
9la révérence, mais comme on craint le risque, que Jésus n’a jamais craint. Et c’est en quoi elle révèle la faiblesse de sa th
7 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
10e mes rapports sont meilleurs avec le Seigneur et Jésus son fils bien-aimé. C’est vous dire que j’ai acquis plus de raison et
11n, au sens antique du mot, depuis que la venue du Christ a modifié la nature même de l’homme et l’ensemble des données religie
12l’homme qui a pu dire qu’il s’inclinait devant le Christ comme devant la « révélation divine du plus haut principe de la moral
8 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
13 jeune homme, dit le pasteur Cooreman. C’était le Christ. Martin est coupable de l’avoir accepté. » Sur quoi le commissaire du
9 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
14glante et même insupportable, si nous n’avions le Christ, seul médiateur et seul espoir, seulement accessible [p. 24] au plus
10 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
15eure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de ses disciples, se faire un avoir
16lent de confisquer à leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe 3  ». L’on voit des von Papen, délégués par l’i
17 christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitu
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
18ique : « La grande majorité des ouvriers parle de Jésus-Christ et de l’Église comme de deux choses qui n’ont rien en commun. » Il co
12 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
19te nuit pour en sortir un jour. Ils savent que le Christ leur promet la lumière à la mesure de leur obéissance. Ils n’ont donc
13 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
20ible, paradoxe dont la formule est le nom même de Jésus-Christ. La réalité centrale d’une telle dialectique est formulée dans ce pas
14 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
21r là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet amour du
22s mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi vo
23Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : mais qui est mon prochain ? Ce
24est bien vague, cela me paraît assez sentimental… Jésus lui répondit par une parabole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur
15 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
25glante et même insupportable, si nous n’avions le Christ, seul méditateur et seul espoir, seulement accessible au plus profond
16 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
26 qui tout est accompli : le péché, et le salut en Christ. Voilà sa liberté : sa mort est derrière lui. Le problème a été résol
27it historique de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Ce fait existe. Mon action consiste à m’en rendre contemporain. Au t
17 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
28eure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de ses disciples, se faire un avoir
29lent de confisquer à leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe » 26 . L’on voit des von Papen, délégués par l’i
30 christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitu
18 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
31tre de l’aventure chrétienne est connue depuis le Christ, elle a été prédite par l’Évangile et l’Apocalypse — c’est une catast
32 Le christianisme est d’abord risque et folie. Le Christ dit à deux pêcheurs, qu’il surprend à leur travail : « Suivez-moi. »
33us sera donné par-dessus. » 2° Le « Suis-moi » du Christ affirme que le début, c’est l’obéissance à Dieu, mais que c’est aussi
34. Les moyens, les modes de vie que cela entraîne, Jésus ne les dit pas, il n’en parle pas : ils n’ont pas d’importance en eux
35ieu, il faut mourir ? Que toutes les promesses du Christ concernent la vie de celui qui d’abord est mort ? Que non seulement l
36e ce que nie le marxisme. Toutes les promesses du Christ concernent une vie [p. 126] qui est au-delà de la mort. Toutes ces pr
370 ans, 2 000 ans. La réalisation des promesses du Christ est promise à ses disciples pour l’instant même où ils obéissent au «
38 d’intérêts humains, alors que le commandement du Christ est un commandement de sacrifice total, et de mort au monde. Maintena
39i, tout ce que disent les chrétiens à la suite du Christ « retombe à plat », comme l’écrivait récemment André Gide 38 . La rel
19 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
40nt où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradox
41 et solidaires. Elles ont leur véritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’
42l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la diversité
20 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
43r là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet amour du
44s mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi vou
45Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : Mais qui est mon prochain ? Ce
46est bien vague, cela me paraît assez sentimental… Jésus lui répondit par une parabole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur
21 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
47’humanité » à l’amour du prochain commandé par le Christ : et c’est au nom de cet amour de l’humanité que nous revendiquons le
48nnemis » que la surnaturelle paix annoncée par le Christ à ceux qui luttent (dans leurs luttes et au-dessus d’elles) ; un égal
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
49s consolations pour ceux qui souffrent à cause du Christ. Il suppose, sans autre, que le chrétien souffre pour sa doctrine… »
50oule qui n’a pas de mains. » Tout seul en face du Christ, un homme oserait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ?
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
51tale de Dieu dans l’Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite atteinte de la personne dans l’histoire, le fait extrêm
52qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette foi consist
53sur la nature actuelle de la personne). La foi au Christ est proprement ce qui « personnifie » le solitaire, ce qui le rend co
54nnel est participation à l’actualité éternelle du Christ. 8. Communauté Tout ainsi que dans la Communion, Jésus-Christ nous
55 8. Communauté Tout ainsi que dans la Communion, Jésus-Christ nous est donné, dit Calvin, « comme substance et fondement de tout »,
56nstration charnelle et déchiffrable d’une action. Jésus-Christ est le verbe incarné, la vocation toujours présente, la parole qu’on
24 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
57 n’a pas d’autre fondement que l’ordre révélé par Jésus-Christ. Si le tu a le droit de venir troubler ma quiétude, n’est-ce pas, en
25 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
58plus un défi, c’est une soumission à l’Éternel. « Christ est ressuscité ! » Le Nouvel Adam vit. Le message de Pâques, c’est la
26 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
59’il ne connaît pas, parce qu’il ne connaît pas le Christ. « Nul ne vient au Père que par moi ». C’est par le Fils que Dieu dev
60alors l’acte aussi est possible. Ainsi, la foi au Christ est la seule possibilité qui soit donnée à l’homme de marcher, d’écha
27 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
61ération paradoxale qui nous rend contemporains du Christ incarné, et qui nie par là même la valeur de tous les siècles qui nou
62pique d’un homme qui n’a jamais rencontré Dieu en Christ ; pas plus qu’on ne saurait rencontrer la justice ; pas plus que la j
28 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
63ses, sur la notion de « contemporanéité » avec le Christ. Toute la polémique de Kierkegaard est dirigée contre un certain espr
64s 19 siècles de christianisme, le « scandale » du Christ s’est atténué. Cette longue tradition nous aurait habitués à admettre
65ition nous aurait habitués à admettre que l’homme Jésus était aussi le Christ. Ainsi l’histoire, la durée, les dogmes appris,
66itués à admettre que l’homme Jésus était aussi le Christ. Ainsi l’histoire, la durée, les dogmes appris, nous dispenseraient p
67e à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » L’Histoire, le dévelo
68que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » L’Histoire, le développement de la tradit
69t bien que mal dans la situation de Pierre devant Jésus, bref, de nous rendre contemporains de Jésus-Christ en faisant abstra
70vant Jésus, bref, de nous rendre contemporains de Jésus-Christ en faisant abstraction du temps qui nous sépare de son apparition [p.
71 à l’époque et aux lieux historiques où la vie de Jésus s’est écoulée. D’autre part, nous ne pouvons nous empêcher, après tan
72d’une autre, « contemporains » de l’apparition de Jésus-Christ. Mais ne jouons pas sur le mot pour faire dire à Kierkegaard exacteme
73nt que notre double effort pour nous re-présenter Jésus, soit en nous transportant à son époque, soit en le transportant dans
74ns la nôtre, tend tout naturellement à ramener ce Jésus sur notre plan, à nous « faciliter » la foi, c’est-à-dire à nous en d
75lions tout simplement ce fait : c’est qu’entre le Christ et nous, il n’y a pas 19 siècles, mais une éternité ; il n’y a pas un
76écue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons-nous rejoindre Jésus-Christ par les artifices d’une pensée j
77qui nous sépare de Christ, pensons-nous rejoindre Jésus-Christ par les artifices d’une pensée justement soumise au péché ? D’autre p
78 sérieux l’exigence de la contemporanéité avec le Christ des Évangiles ? La Dogmatique de Barth nous offre maints exemples de
79 a trois sortes de temps, dit Barth : le temps de Jésus-Christ, — le temps de ses témoins bibliques, — le temps de l’Église (notre t
80 temps). Ce sont là les trois temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155] prophètes et
81 de Dieu lui-même dans sa Révélation, le temps de Jésus-Christ, le temps de celui qui a été annoncé aux prophètes et aux apôtres pou
82 et de l’apostolat, le temps de Pierre sur lequel Christ bâtit son Église…, — autre encore est le temps de cette Église même,
83ilippe. Certes, Pierre vit dans le même temps que Jésus, le rabbi de Nazareth, mais il ne devient le « contemporain » [p. 156
84’instant où, par la foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la chair, ni le sang n’auraient pu
85arole. Nicodème a beau vivre en même temps que le Christ : il ne le reconnaît pas, il ne voit en lui qu’un prophète, il n’est
86disciples d’Emmaüs ont beau cheminer aux côtés du Christ : ils ne deviennent ses contemporains qu’à l’instant où lui-même se r
87que qui voudrait nous rendre « contemporains » de Christ. Car cette méthode, par elle-même, ne peut nous conduire qu’à revivre
88 qu’à revivre la situation du brigand qui refuse. Christ, dans son temps, est le vis-à-vis absolu des apôtres dans leur temps.
89ciples sur le chemin, mais non pas cet instant où Christ se révèle. C’est sous ce signe critique radical que nous plaçons les
90 : mort à soi-même, obéissance, attente active du Christ vivant, pensée « chrétienne ». Et ces témoins, ces vis-à-vis, nous ju
29 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
91dème, un chef des juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu d
92ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naî
93ut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’
94icodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondit : Tu es docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses !
95est vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? Nous sommes là en pleine et absolue certitude ;
96 de ses réponses aux objections des humanistes : “Christ n’a pas cru pouvoir sauver les hommes autrement qu’en mourant pour eu
97-nous donc faire de plus que lui ? L’imitation du Christ, c’est de mourir en lui et avec lui, — non pas de s’emparer de son me
98rd ? Être chrétien, c’est devenir contemporain de Jésus-Christ dans son abaissement. Contemporains ! Mais Nicodème aussi fut contemp
99porains ! Mais Nicodème aussi fut contemporain de Jésus. Et même il sut reconnaître en ce Jésus un docteur envoyé par Dieu !
100porain de Jésus. Et même il sut reconnaître en ce Jésus un docteur envoyé par Dieu ! [p. 168] « Mais voyez-vous, nous sommes
101allé le voir, parce qu’il savait que ce prophète, Jésus, “était venu de la part de Dieu”. Comment le savait-il ? Parce qu’on
102 Parce qu’on lui avait dit quels miracles faisait Jésus. C’étaient bien là des expériences, n’est-ce pas ? Et l’expérience re
103utre chose que lui ? Sommes-nous contemporains du Christ autrement ou plus réellement qu’il ne le fut, cette nuit-là ? Faisons
104tée, une fois pour toutes, par la résurrection de Jésus-Christ. Pardonnez mon langage, peut-être trop ecclésiastique, mais je ne pui
105mmuniant ainsi avec la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Certes, ce n’est pas là une expérience ! Ou plutôt, les sentiments q
106s sacrements, la promesse de l’accomplissement en Christ — déjà venu et qui revient ! — de ce que nous espérons présentement,
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
107persécuté par les chrétiens pour avoir méconnu le Christ, puis par les ennemis totalitaires du Christianisme pour avoir prépar
31 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
108ifié dans le non, — la pleine stature de mort. Le Christ fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le cara
109rist fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain de l’acte est d’aller contre quelque ch
32 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
110eprise des Pères de Juvisy, entre « l’héritage du Christ » d’une part, et les dangers de déviations protestantes de l’autre 23
111récis de la divergence : la Réforme prêche que le Christ est le chef absolu, souverainement adorable, de l’Église qui est son
112la tradition et le Pape détiennent « le secret du Christ » lui-même. (L’expression est de Bossuet.) À la question ainsi posée,
113u point qu’on en arrive à se demander pourquoi le Christ a dû mourir pour triompher de notre péché, alors que la sagesse antiq
114 incorporant à la tradition de l’Église, corps du Christ ressuscité ! » Réponse qui justement donne un exemple bien typique de
115s. Si l’on croit sérieusement que le sacrifice du Christ est éternellement suffisant, on ne cherche pas d’autres moyens de sur
116es catholiques la célèbrent tout autrement que le Christ n’a institué la Cène) : Que Jésus-Christ a donné un grand pouvoir à
117rement que le Christ n’a institué la Cène) : Que Jésus-Christ a donné un grand pouvoir à son Église dans la dispensation de ses mys
118Et non seulement l’Église a cessé de faire ce que Jésus-Christ avait fait, et les apôtres suivi ; mais encore elle a pris la liberté
119tend pas que c’est l’Église qui sait le secret de Jésus-Christ, qui sait ce qui appartient essentiellement à son institution, ce qui
120te : Vous vous étonnez de ce qu’on sépare ce que Jésus-Christ a mis ensemble, et qu’on donne le corps à manger sans donner en même
121a tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire… Comme je citais cette page à un abbé fort écouté, don
122 non pas la seule Écriture, qui sait le secret de Jésus-Christ ! — Et d’où l’a-t-elle appris, si ce n’est de l’Écriture ? — Relisez-
123a tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire. Elle a donc le pouvoir de séparer ce qu’il avait mis e
124s bien, l’Église prouve qu’elle sait le secret de Jésus-Christ, en ordonnant de faire tout le contraire de ce qu’il a dit ? — Exacte
125actérise la propriété. Si l’Église a le secret du Christ, c’est « qu’instruite par le Saint-Esprit et par la tradition de tous
126a tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire ». (Elle sait même qu’il a voulu faire le contraire de
127 : « Buvez-en tous ! » L’intention « secrète » du Christ, intention que Bossuet loue l’Église d’avoir exécutée, n’est donc pas
33 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
128e ; 3° si l’incarnation de l’Esprit, c’est-à-dire Jésus-Christ, fils de Dieu, a jamais « porté l’empreinte de certains intérêts terr
129qui se résout pratiquement en unanimité contre le Christ, contre l’esprit incarné en Personne ; 5° si le clerc qui s’en lave l
34 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
130eux absolu 39 que dans la vie et dans la mort du Christ, homme et Dieu, car lui seul eut vraiment « le droit de mourir pour l
131mps l’éternel paradoxe de la vie et de la mort du Christ, jette sur tous nos sérieux, poses et amusettes, une ironie, ou ce qu
35 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
132propriété chez les Juifs est presque communiste ! Jésus est l’ami des pauvres, des péagers. Malheureusement il y a le clérica
133le. Être chrétien, c’est aimer son prochain comme Jésus nous aime. Si tous les hommes étaient chrétiens, il n’y aurait plus d
36 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
134Si je crois à la Résurrection et au don actuel du Christ dans la foi, certifié et scellé par les signes visibles du pain et du
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
135eut aussi penser : ce sont des hommes pour qui le Christ est mort. Ils ont chacun en eux ce problème insondable, qu’ils le sac
38 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
136par nos mots. Ils renvoient tous à la question du Christ : « … Et toi, maintenant, crois-tu cela ? » — Si tu le crois, si tu a
137 donc, « tout est accompli », — depuis la mort du Christ sur la croix. Non seulement prévu, mais accompli ! C. M. — Si c’étai
138t attestée par l’Écriture, — or, cette Parole est Christ lui-même, — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à
139itre » 71 , dans les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir, — cet acte extrême, — pour nous sauver, fait voir que
39 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
140is celui qui croit humblement jusqu’à la mort. Le Christ n’est [p. 16] pas mort en héros, mais en paria, aux yeux de sa nation
40 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
141t la guerre que vous ferez contre elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans,
142sir entre le Mal et le Bien incarnés. « Au nom du Christ ; nous disait-on, en avant contre les Soviets ! Haro sur les rouges d
143 demande à voir. Si l’on veut m’engager au nom du Christ, mon seul salut, j’ai même le devoir d’y regarder à deux fois avant d
144e Führer, ne le soutiennent vraiment qu’au nom du Christ ? Pourquoi donc ces dictateurs iraient-ils protéger en Espagne une Ég
41 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
145; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et comment réfuter ce furieux ? Les incroyants
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
14617 sont invoqués [p. 67] et loués successivement Jésus, Manès, Ormuzd, Çakyamouni, et enfin Zarhust (Zarathustra ou Zoroastr
147 christianisme, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette dialectique de fond en comble. Au lieu que
148me, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette dialectique de fond en comble. Au lieu que la mort so
149’est fait homme, et vrai homme. En la personne de Jésus-Christ, les ténèbres vraiment ont « reçu » la lumière. Et tout homme né de f
150demandaient ironiquement : Qui est mon prochain ? Jésus répond : c’est l’homme qui a besoin de vous. Tous les rapports humain
151âme en quête de lumière, mais c’est le mariage du Christ et de l’Église. L’amour humain lui-même s’en trouve transformé. Tandi
152Un tel amour, étant conçu à l’image de l’amour du Christ pour son Église (Éph., 5, 25), peut être vraiment réciproque. Car il
153aux lois de la procréation et de la mort. Mais le Christ est venu parmi nous, pour nous montrer le chemin du retour à la Lumiè
154nous montrer le chemin du retour à la Lumière. Ce Christ, en cela semblable à celui des Gnostiques et de Manès, ne s’est pas v
155umière salvatrice, Mère intacte (immatérielle) de Jésus, et semble-t-il, Juge plein de douceur des esprits délivrés. Les mani
156tait pour eux non pas une femme de chair, mère de Jésus, mais leur Église ? Mais certains abjurèrent l’hérésie sans abandonne
157ui donnait à manger une pomme à son tendre enfant Jésus ; et ce dernier quart, il le mange avec la peau, parce que les petits
158double la cinquième gorgée parce que, du flanc de Jésus, coula du sang et de l’eau. Voilà la sanctification de la vie poussée
159, elle n’aurait pas eu besoin d’être rachetée par Jésus-Christ. » Le culte de la Vierge répondait à une nécessité d’ordre vital pour
160squ’à faire du Graal le vase qui reçut le sang du Christ, et de la Table ronde une sorte d’autel pour la Sainte Cène. Cependan
161ifeste et avérée devant tous que le très vertueux Christ tourne à tout vent comme girouette et se plie comme une simple étoffe
162t contre les doctrines orthodoxes qui « plient le Christ comme une simple étoffe » et lui font sanctionner après coup tout ce
163cré à la déesse Minne comme l’autel catholique au Christ, s’opère le sacrement courtois : les amants « communient » dans la pa
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
164ant de ceux qui ont concentré leur oraison sur le Christ incarné réellement. Mais les « parfaits » ne croyaient pas l’Incarnat
165cidité. Si « la mort m’est un gain », c’est que « Christ est ma vie », et Christ s’est incarné, c’est-à-dire abaissé. Ainsi le
166st un gain », c’est que « Christ est ma vie », et Christ s’est incarné, c’est-à-dire abaissé. Ainsi le chrétien ne se jette pa
167e le pain dans le sacrement se change en corps du Christ : je suis ainsi changé en lui parce que lui-même me fait être sien. U
168dire Ruysbroek à l’une de ses béguines parlant du Christ. « Je me suis perdue dans sa bouche », dit une autre. Et une troisièm
169« mariage » — cette communion de l’âme élue et du Christ époux de l’Église. Mais la voie de l’homme séparé, c’est la passion —
170vers de la vie. (Ils ne croient pas l’humanité du Christ.) Ils veulent aller tout droit à l’Amour par l’amour, et de la Nuit a
171. (Celui qui veut aller à Dieu sans passer par le Christ qui est « le chemin », celui-là va au Diable, disait énergiquement Lu
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
172prit saint soutenant son Église par la charité du Christ — (la Pitié) — jusqu’à ce que tous aient pu recevoir la Vie Nouvelle 
173lleria celestial del pié de la rosa fragrante. Le Christ y devient le chevalier du Lion, Satan le chevalier du Serpent, Jean-B
174 qui parle de l’Être suprême et paraît ignorer le Christ…) Tout cela ne m’empêchera point de confesser un goût très vif pour l
175e par Novalis et ses amis : Elle aussi, l’ère du Christ, que Dieu nous voile, Passera, la Nouvelle Alliance sera rompue ; [p
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
176; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et comment réfuter ce furieux ? Les incroyants
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
177 sœur, recevez-en la confidence, et vous surtout, Jésus mon rédempteur, je vous prends pour garants et témoins que par cet an
47 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
178 frère Claus à tous ceux qui ont témoigné pour le Christ contre l’Antéchrist. » Nicolas et le théâtre protestant L’une des m
48 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
179our qui est venu de Dieu, rendu aux hommes par le Christ, cette Agapè qui seule sauvera l’Éros et qui, loin de le sublimer, lu
49 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
180nt où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradox
181 et solidaires. Elles ont leur véritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’
182l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la diversité
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
183t-on tiède, est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmem
184s du Royaume de Dieu. « Je vous vomirai », dit le Christ. Si c’est vis-à-vis de la guerre des autres que l’on reste tiède, cet
185comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Royaume, à son
51 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). Neutralité (3 mai 1940)
186t-on tiède, est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmem
187rs du Royaume de Dieu. « Je vous vomirai » dit le Christ. Si c’est vis-à-vis de la guerre des autres que l’on reste tiède, cet
188comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Royaume, à son
52 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
189me lui donne un rôle dans les récits de la vie de Jésus. Et dans l’Apocalypse il est autorisé à régner sur le monde entier, a
190n divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens de gagner le monde par un pl
191nent « les sépulcres blanchis » que maudissait le Christ. Je lui donne rendez-vous dans nos vertus. 14. Le psychanalyste con
53 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
192rons plus d’autre intercesseur auprès de Dieu que Christ lui-même. Mais l’homme auquel vous pensez n’est encore qu’un petit mo
54 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
193dait pas un instant se conformer aux préceptes du Christ. Il avait la franchise féroce de l’immoralité donnée pour telle, resp
55 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
194-à-dire Dieu caché autant que révélé dans l’homme Jésus. Et quelques-uns seulement surent connaître le Christ dans le fils de
195us. Et quelques-uns seulement surent connaître le Christ dans le fils de Joseph, charpentier de village. Mais l’incognito et l
196. Le Diable nous empêche de reconnaître Dieu dans Jésus-Christ, mais à l’inverse, il nous empêche aussi de nous reconnaître dans nos
197Un jour l’Église a été qualifiée de « Satan » par Jésus lui-même. Ce fut quelques minutes après sa fondation, et dans la pers
198ion, et dans la personne même de celui sur lequel Jésus venait de la fonder : l’apôtre Pierre. Jésus avait demandé à ses disc
199quel Jésus venait de la fonder : l’apôtre Pierre. Jésus avait demandé à ses disciples : — Et vous, qui dites-vous que je suis
200 que je suis ? « Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es
201pondit : Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ;
202ns les deux » (Matthieu 16). Sur cet acte de foi, Jésus fonde l’Église : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cet
203ngile — ce premier pape se fait [p. 124] dire par Jésus : « Arrière de moi Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne s
204rre d’achoppement ? Pourquoi cet homme, auquel le Christ vient de dire qu’il parlait selon le Père, parle-t-il maintenant selo
205irituelle, s’explique sans la moindre équivoque : Jésus après avoir fondé l’Église, a fait connaître à ses disciples sa mort
206el ou collectif : c’est le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car lorsque Pierre croit, il est l’Église.
207sque spirituel et de la catastrophe salutaire. Si Jésus n’est pas supplicié, il ne ressuscitera pas non plus. L’Église n’aura
208ur le Pierre qui a cru, mais sur le Pierre auquel Jésus disait : « Arrière de moi Satan ! Car tu m’es en scandale. » 40. Le
209 toute l’Histoire, ce fut la mort ignominieuse du Christ en croix. Ce sacrifice a rompu le Pacte entre le Diable et notre huma
210 Patmos. Et les premiers à découvrir et saluer le Christ naissant, ce furent les Mages. Il serait vain de nier les faits sous
211e à l’origine, et dont cette phrase du Mystère de Jésus nous donne peut-être l’expression la plus poignante : [p. 166] « Je p
56 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
212ans péché. Il nous est au contraire révélé par le Christ lorsqu’il accepte de mourir en assumant tout le péché du monde. Le mo
213social C’est au désert que le démon entra dans le Christ, c’est toujours aux déserts qu’il habite, déserts de sables, d’eaux a
57 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
214n divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens de gagner le monde par un pl
58 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
215-à-dire Dieu caché autant que révélé dans l’homme Jésus. Quelques-uns seulement surent reconnaître le Christ dans le fils de
216sus. Quelques-uns seulement surent reconnaître le Christ dans le fils de Joseph, charpentier de village. Mais l’incognito et l
217. Le Diable nous empêche de reconnaître Dieu dans Jésus-Christ, mais à l’inverse, il nous empêche aussi de nous reconnaître dans nos
59 1944, Les Personnes du drame. Introduction
218tait sa vraie vie, sa vocation, sa fin dernière ? Jésus-Christ est cet Homme, et c’est pourquoi sa réalité historique, telle que l’a
219e Personne. Ils voyaient et touchaient l’individu Jésus, le charpentier de Nazareth. Ils connaissaient aussi sa vocation, ann
220 annoncée par les Écritures et désignée du nom de Christ. Mais ce que « la chair ni le sang », ni la raison qui entend les dom
221ire et contempler, c’était l’identité parfaite de Jésus-Christ, en une Personne. À tout jamais, pour l’homme de chair et de raison,
222nt Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus demande à ses apôtres : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Sim
223ue je suis ? » Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Jésus, reprenant la parole lui dit : « Tu
224it : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Jésus, reprenant la parole lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas,
225 que la foi seule peut reconnaître la vocation du Christ incarnée dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre vocation si
226t reconnaître la vocation du Christ incarnée dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre vocation singulière, dans le te
227ne nous demeure cachée — demeure « cachée avec le Christ en Dieu » — et ce n’est qu’aux yeux de la foi que certains de nos act
60 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
228. Je suis le chemin, la vérité et la vie, dit le Christ. 1. La vérité est le chemin Christ est la Vérité dans ce sens qu’êt
229 vie, dit le Christ. 1. La vérité est le chemin Christ est la Vérité dans ce sens qu’être la vérité est la seule explication
230 Être la vérité, c’est connaître la vérité, et le Christ n’aurait jamais connu la vérité s’il n’avait pas été la vérité ; et n
231e marchons pas, il n’y a pas de chemin. La foi au Christ nous permet seule de franchir ce cercle enchanté où nous maintient l’
232e serpent qui se mord la queue. La foi au [p. 72] Christ est la condition nécessaire et suffisante de tout acte véritable, de
233érité ; agir en vérité, c’est-à-dire agir dans le Christ. Il n’y a donc aucun acte possible, aucun acte vrai et vivant en deho
234 aucun acte vrai et vivant en dehors de la foi au Christ. Mais croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’e
235ant en dehors de la foi au Christ. Mais croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’est croire que Dieu a re
236nventer à chaque pas Tant que nous considérons le Christ avec des yeux de moralistes, comme une personnalité morale de premier
237un pas dans la nuit, sur ce « chemin » qui est le Christ présent. Il y a des abîmes entre ces deux exigences : l’abîme entre l
238s : le présent » 33 Nous ne connaissons rien du Christ, du « chemin », en dehors de l’acte de foi qui, supprimant toute dist
239tans. L’éternité a marché sur la terre : ainsi le Christ est le chemin. Mais nous avons refusé l’éternel et nous lui préférons
240s consolations pour ceux qui souffrent à cause du Christ. Il suppose, sans méfiance, que le chrétien souffre pour sa doctrine…
241oule qui n’a pas de mains. » Tout seul en face du Christ, un homme oserait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ?
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
242e de contre-épreuve que Josef K. puisse croire au Christ des Évangiles. Toute la problématique du Procès s’en trouverait comme
243ble, et l’obéissance praticable ! Ainsi la foi au Christ est bien l’issue, la possibilité donnée à l’homme de marcher, d’échap
244oins la faute morale que le refus d’aimer Dieu en Christ. Si la foi survenait, Josef K. renoncerait aux vains efforts d’une ju
245 sens inverse, de Dieu à l’homme, par la venue du Christ dans l’histoire. Kafka savait qu’il devait y avoir un chemin, et cela
246t d’une vie chrétienne. Ce cri d’une femme devant Jésus : « Je crois, Seigneur, subviens toi-même à mon incrédulité », c’est
62 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
247par nos mots. Ils renvoient tous à la question du Christ : « … et toi, maintenant, crois-tu cela ? » Si [p. 133] tu le crois,
248u donc, « tout est accompli » — depuis la mort du Christ sur la croix. Non seulement prévu, mais accompli. C.M. — Si c’était v
249et attestée par l’Écriture, — or cette Parole est Christ lui-même — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à d
250bitre 66  » dans les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir pour nous sauver — et la mort est un acte extrême, non
251ait un Dieu stupide qui révélerait aux hommes (en Christ) une justice qu’ils connaîtraient déjà, ou dont ils auraient en eux l
63 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
252 sur la mort duquel on médite, est la personne du Christ crucifié, — ou se confond avec elle indiscernablement. Les romantique
64 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
253plus nulle part d’indifférence possible ! Ici, le Christ reste le Scandale, l’Autre, l’Amour qui bouleverse le monde et fait s
65 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
254mouche, un entraînement pour le “combat final” où Christ seul pourra nous sauver, lorsque le Malin en personne nous accusera a
66 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
255t tombe avec la foi dans l’union des chrétiens en Christ, cette foi pouvant être connotée par le rejet de l’hérésie unitaire.
67 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
256u mariage. Or l’Église chrétienne est l’Épouse du Christ. Quand elle s’arrange trop bien avec le monde (Constantin et la suite
68 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
257 Je demandais un jour à une petite fille pourquoi Jésus parlait en paraboles à ses disciples, sachant qu’ils ne comprendraien
258rendraient pas. Voici la réponse qu’elle me fit : Jésus racontait des histoires pour qu’ils s’en souviennent mieux plus tard.
69 1947, Doctrine fabuleuse. 14. L’eau ou L’esprit de la tempête
259ère, où l’Esprit danse dans les vagues profondes, Christ a promis l’Eau Vive gratuitement. L’amertume acceptée, la mort par l’
70 1948, Suite neuchâteloise. IV
260830 et 1900. Et cela va d’un essai sur Socrate et Jésus-Christ jusqu’à des Observations sur l’organe détonant du Brachinus crepitans
71 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
261onde où Pascal peut placer dans la bouche même du Christ cette phrase célèbre : « Je pensais à toi dans mon agonie ; j’ai vers
72 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
262er la nature transcendante d’une vocation. Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’un charpentier de Naza
263Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’un charpentier de Nazareth » et l’autre confessera : « C’e
264 de Nazareth » et l’autre confessera : « C’est le Christ, le Fils de Dieu, la Deuxième Personne de la Trinité. » L’incertitude
73 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
265éissance aux lois sacrées. Enfin, l’apparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution
74 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
266ersonnes divines, et particulièrement de celle du Christ, vrai Dieu et vrai homme à la fois. Le problème était le suivant : co
267ations de Dieu à l’homme révélées par la venue du Christ, Dieu qui est le Père en tant que Créateur, le Fils en tant que Rédem
268la nature triple et une de la Divinité révélée en Jésus. Ainsi naquit l’idée de Personne, terme purement théologique aux yeux
269me profonde de nos catégories intellectuelles. Si Jésus-Christ est à la fois « vrai Dieu » et « vrai homme » en une seule et même Pe
270 l’homme et du monde — accord réalisé une fois en Jésus-Christ, et promis au croyant par la Résurrection. Dès lors le témoignage de
271oderne, sœur des sciences. Les « adversaires » du Christ ont souvent mieux compris que ses « défenseurs » attitrés les vraies
272 veux parler du docétisme, qui tenait le corps du Christ pour une simple apparence, et l’Esprit pour la seule et vraie réalité
273le définition de Dieu donnée par sa révélation en Jésus-Christ : « Dieu est Amour. » (Dans le contexte ardu que l’on vient d’explore
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
274te idée en l’exposant sous trois aspects variés. Christ et le Buddha. Le Fils de Dieu, incréé, transcendant, entre dans l’imm
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
275ersonnes divines, et particulièrement de celle du Christ, vrai Dieu et vrai homme à la fois. Le problème était le suivant : co
276ations de Dieu à l’homme révélées par la venue du Christ, Dieu qui est le Père en tant que Créateur, le Fils en tant que Rédem
277la nature triple et une de la Divinité révélée en Jésus. Ainsi naquit l’idée de Personne, terme purement théologique aux yeux
278e du chrétien imite au plan humain la Personne du Christ. (Cette analyse sociologique est homologue — soulignons-le — de l’ana
279nt concilier en un seul être historique et divin, Jésus-Christ, les deux termes, vrai homme et vrai Dieu ? Le résultat de ce débat f
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
280éissance aux lois sacrées. Enfin, l’apparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
281 suite d’événements révélateurs. L’Incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et certes, l
282e patiente, et de la foi dans un retour unique du Christ glorieux. Et dans ce temps nouveau, le rôle de chaque personne devien
283stence qui échappe au temps et à la mort. « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine et vous êtes encore dans vo
284res défenses. Il essayera d’abord de mythifier le Christ en niant sa parfaite humanité : c’est l’intention commune à toutes le
285 Fin imminente : encore « un peu de temps » et le Christ reviendra. Mais Rome s’écroule, l’Église s’installe, et les Barbares
286t de rendre un rythme à sa durée. L’apparition du Christ ne marque plus pour lui le commencement du temps de la Fin, mais le «
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
287les entreprises par les rois d’Europe « au nom du Christ »… Tous ces motifs éclairent diversement les arrière-plans d’un fait
288-à-dire Christum ferens, qui veut dire porteur de Jésus-Christ, et c’est ainsi qu’il signa souvent ; car en vérité il fut le premier
289rtes de l’Océan pour y faire passer notre Sauveur Jésus-Christ vers ces [p. 151] pays et royaumes lointains jusqu’alors inconnus… So
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
290me profonde de nos catégories intellectuelles. Si Jésus-Christ est à la foi « vrai Dieu » et « vrai homme » en une seule et même Per
291 l’homme et du monde — accord réalisé une fois en Jésus-Christ, et promis au croyant par la Résurrection. Dès lors le témoignage de
292oderne, sœur des sciences. Les « adversaires » du Christ ont souvent mieux compris que ses « défenseurs » attitrés les vraies
293 veux parler du docétisme, qui tenait le corps du Christ pour une simple apparence, et l’Esprit pour la seule et vraie réalité
294le définition de Dieu donnée par sa révélation en Jésus-Christ : « Dieu est Amour. » (Dans le contexte ardu que l’on vient d’explore
81 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
295 suite d’événements révélateurs. L’incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et, certes,
296ce patiente et de la foi dans un retour unique du Christ glorieux. Et, dans ce temps nouveau, le rôle de chaque personne devie
297stence qui échappe au temps et à la mort. « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine et vous êtes encore dans vo
298res défenses. Il essayera d’abord de mythifier le Christ en niant sa parfaite humanité : c’est l’intention commune à toutes le
299 Fin imminente : encore « un peu de temps » et le Christ reviendra. Mais Rome s’écroule, l’Église s’installe, et les Barbares
300t de rendre un rythme à sa durée. L’apparition du Christ ne marque plus pour lui [p. 408] le commencement du temps de la Fin,
82 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
301fute ses adversaires — Freud en particulier, dans Christ et l’Âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur do
302 seul de comprendre chez Rilke « son hostilité au Christ, qui blesse les uns, paraît folle aux autres »… Je ne fais ici qu’énu
83 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
303que… » Religion dont toute la Loi est résumée par Jésus-Christ lui-même, dans un seul et unique commandement : « Tu aimeras le Seign
304e personne humaine est donné par l’Incarnation du Christ fils de Dieu, en Jésus fils de Marie — Jésus-Christ étant à la fois «
305onné par l’Incarnation du Christ fils de Dieu, en Jésus fils de Marie — Jésus-Christ étant à la fois « vrai Dieu et vrai homm
306 du Christ fils de Dieu, en Jésus fils de Marie — Jésus-Christ étant à la fois « vrai Dieu et vrai homme » selon le Credo. D’où suit
307ar l’Amour divin, va devenir, dans l’imitation de Jésus-Christ, vraie vocation et vrai individu, c’est-à-dire : une personne distinc
308ure en partie mystérieuse, étant « cachée avec le Christ en Dieu », mais elle se manifeste par des actes, dans l’amour du proc
309turelle et déchue. Dans la naissance virginale de Jésus, la tradition et le peuple dévot virent l’absence du sexe, donc du pé
310e l’amour des sexes dans le mariage et l’amour de Jésus pour l’ensemble des âmes croyantes : « Maris, aimez vos femmes comme
311ntes : « Maris, aimez vos femmes comme le [p. 18] Christ a aimé l’Église. » Tantôt, et plus souvent, il réduit le mariage à n’
84 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
312er la nature transcendante d’une vocation. Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’un charpentier de Naza
313Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’un charpentier de Nazareth » [p. 97] et l’autre confessera
314reth » [p. 97] et l’autre confessera : « C’est le Christ, le Fils de Dieu, la Deuxième Personne de la Trinité. » L’incertitude
85 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
315fute ses adversaires — Freud en particulier, dans Christ et l’Âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur do
316 seul de comprendre chez Rilke « son hostilité au Christ, qui blesse les uns, paraît folle aux autres »… Je ne fais ici qu’énu
86 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
317ifestée par son amour (agapè) et « cachée avec le Christ en Dieu ». (Colossiens, III, 3.) Dès les Pères grecs et le latin Boèc
318alité ; dès maintenant donc « ressuscitée avec le Christ », bien que « cachée avec le Christ en Dieu » jusqu’à l’avènement de
319citée avec le Christ », bien que « cachée avec le Christ en Dieu » jusqu’à l’avènement de l’Amour ? C’est l’Ange, répond l’Ira
320de la même « mort au monde et à soi-même » que le Christ exige de ses disciples, et qui est la condition de leur accession à l
87 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
321la sauvera pour la vie éternelle (Jean, XII, 25). Jésus sachant son heure venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé
322 question : quel est le plus grand commandement ? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de
323 (demande un autre docteur de la Loi). Réponse de Jésus : Celui qui a secouru le blessé trouvé au bord du chemin, celui qui a
324tes frères sont dehors et demandent à te parler : Jésus répondit : Qui est ma mère et qui sont mes frères ? Puis étendant la
325e dans son cœur. (Matt., V, 27). On amène devant Jésus une femme surprise en flagrant délit d’adultère. Faut-il la lapider ?
326tère. Faut-il la lapider ? Qu’en pense-il ? Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils conti
327 péché jette, le premier, la pierre contre elle. Jésus se remet à écrire sur la terre. Tous s’en vont. Resté seul avec la fe
328-il condamnée ? Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus (Jean
329ection, duquel sera-t-elle la femme ? demandent à Jésus les sadducéens. Jésus leur répondit : les enfants de ce siècle prenn
330lle la femme ? demandent à Jésus les sadducéens. Jésus leur répondit : les enfants de ce siècle prennent des femmes et des m
331Une « femme pécheresse » dit le récit, vient voir Jésus qui est à la table d’un pharisien. Elle pleure, essuie les pieds de J
332 d’un pharisien. Elle pleure, essuie les pieds de Jésus de ses cheveux, les baise et les oint de parfum. Le pharisien se dit
333 femme qui le touche et que c’est une pécheresse. Jésus lui dit : [p. 269] Ses nombreux péchés ont été pardonnés, car elle
334mé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu… Et Jésus dit à la femme : « Ta foi t’a sauvée, va en paix » (Luc, VII, 36-50).
335entait pardonnée et qu’elle a cru à mon pardon. Jésus, fatigué, s’arrête au bords d’un puits. Une femme de Samarie survient
336eau de la vie éternelle. La Samaritaine comprend. Jésus lui dit : « — Tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’es
337je vois que tu es prophète. » Et c’est à elle que Jésus dit alors cette phrase capitale : Dieu est esprit, et il faut que ceu
338ècle », dans le monde apparent où nous vivons. 2. Jésus n’a jamais parlé de sa naissance virginale. Pas une seule fois. Mais
339 en termes « charnels », comme le fit Origène. 4. Jésus donne quelques-unes de ses révélations les plus profondes à des « gen
340mpudiques n’entreront pas dans le royaume ». Mais Jésus dit cela des « riches ». L’Occident n’a retenu que la phrase de saint
341dent. 7. En regard des déclarations constantes de Jésus sur l’amour spirituel, seul décisif, et de ses rares jugements (autan
342ir puritains et ascètes : lorsque le Diable tente Jésus qui a jeûné quarante jours dans le désert, il le tente par la faim (t
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
343tent, joie, laquelle il devait obtenir lorsque le Christ nous aurait rachetés par sa mort. E donc signifie un mariage légitime
344outefois répudiée. Mais le mariage, par lequel le Christ s’est adjoint l’Europe son Église, ne sera jamais rompu : de sorte qu
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.8. « Europa vel regnum Caroli »
345rles se trouve plus près de « l’Orient », qui est Jésus-Christ, que de « l’Occident » classique, mauvaise moitié du monde… C’est ici
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
346oètes illustres, et même le témoin de la bonté du Christ l’ont témoigné ; enfin Paul nomma cet état très heureux la plénitude
347nce d’une Europe où, dans plusieurs régions, « le Christ est inconnu ou méconnu » : Transporte-toi maintenant en esprit plus
348e la crèche. Dans les autres régions d’Europe, le Christ est inconnu ou mal vu… Le lieu de naissance et le sépulcre même du Se
349us imbus d’erreur, quoiqu’ils rendent un culte au Christ — Arméniens, Jacobites, Maronites et le reste. Les Grecs se séparèren
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
350ité. Seule la France, fleur intacte du royaume du Christ, est son asile le plus sûr. Si par hasard quelque orage survient, ell
351de force sur eux que les liens de la nature et du Christ ? La distance d’un pays à l’autre sépare les corps et non les âmes. J
352ne peut [p. 83] rompre les liens de la société du Christ. L’apôtre Paul s’indigna un jour, en entendant des Chrétiens prononce
353nominations de ce genre qui eussent pu blesser le Christ, le conciliateur de toute chose. Et nous considérons cette dissemblan
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
354d’exemple : car mon but suprême est d’annoncer le Christ à tous les peuples. Cette Lumière doit être apportée aux autres peupl
355plusieurs gardiens du salut des hommes ; c’est le Christ, la sagesse étemelle, qui nous y invite dans ce célèbre passage, Matt
356nt de nous tous au seul Père dans les cieux et au Christ qui nous a été donné comme seul Maître et Conducteur. § 10. Dans chac
357 suprême prêtre, le suprême roi), c’est-à-dire le Christ qui seul a pouvoir de tout diriger puissamment. Mais, pour maintenir
358, grâce à cette subordination graduée, l’école du Christ, le temple du Christ et le royaume du Christ soient solidement établi
359dination graduée, l’école du Christ, le temple du Christ et le royaume du Christ soient solidement établis. § 12. Il sera util
360e du Christ, le temple du Christ et le royaume du Christ soient solidement établis. § 12. Il sera utile d’adopter des appellat
361 monde feront bien de devenir un seul tribunal de Christ ; car, une fois que tous les royaumes du monde lui seront remis (Psau
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
362 des souverainetés fédérées : Dans ce royaume du Christ ayant maintenant le Christ lui-même pour Chef et Seigneur, il fut com
363 : Dans ce royaume du Christ ayant maintenant le Christ lui-même pour Chef et Seigneur, il fut communément admis que deux mag
364ce lors de ces conciles et que ceux-ci, au nom du Christ, ont déclaré la guerre aux ennemis du nom chrétien. On reconnaît ici
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
365té à la nation, puis à l’Europe et au monde : Le Christ, en fixant à la civilisation l’ultime but terrestre d’unifier la gran
366ublimation comme Hercule ou par l’ascension comme Jésus-Christ. On pourrait dire qu’à un moment donné un peuple entre en constellati
367Orthodoxie, en laquelle seule …la face divine du Christ s’est conservée dans toute sa pureté. Peut-être est-ce là toute la mi
368ues reconnaissent la vérité, cette vérité même du Christ telle qu’elle est reconnue par le simple croyant. Il faut bien que la
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
369 un thème classique, le dialogue de Socrate et de Jésus-Christ. La primauté de l’esprit et de la volonté, et l’étroite parenté entr
370rétienne. Socrate domine l’esprit de l’Europe, le Christ, sa volonté. Il est vain de se demander si ces deux traditions sont l
371vie européenne, Socrate est devenu chrétien et le Christ est devenu socratique… Ce n’est que lorsqu’il les renie délibérément
372 aidé et entravé par l’autre tradition — celle du Christ. Le trait caractéristique de la Chrétienté réside en ceci : en mouran
373 la Croix pour tous les hommes et pour chacun, le Christ a fondé l’humanisme sur une base spirituelle indestructible et a donn
374ix, pour expier les péchés de tous les hommes, le Christ a libéré définitivement la volonté de l’Europe de toute inhumanité. B
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
375sme chrétien qui a réhabilité le travail manuel : Jésus charpentier, Paul fabricant de tentes, « confréries de liberté », gui
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
376érents du reste des humains… Au iie siècle avant Jésus-Christ, les Grecs conquirent toute l’Inde, jusqu’au Bengale, et au même sièc
377la culture grecque, à partir du ive siècle avant Jésus-Christ, fut pour le monde un choc aussi considérable que la rencontre de not
378tes les valeurs sont personnelles. De même que le Christ proclama la valeur infinie de l’âme humaine et enseigna qu’aucun gain
379 et unique culture depuis le sixième siècle avant Jésus-Christ, est, je le crains, sur le point de finir, pour laisser la place à un
98 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
380ifestée par son amour (agapè) et « cachée avec le Christ en Dieu ». (Colossiens, 3, 3.) Dès les Pères grecs et le latin Boèce,
381alité ; dès maintenant donc « ressuscitée avec le Christ », bien que « cachée avec le Christ en Dieu » jusqu’à l’avènement de
382citée avec le Christ », bien que « cachée avec le Christ en Dieu » jusqu’à l’avènement de l’Amour ? C’est l’Ange, répond l’Ira
383de la même « mort au monde et à soi-même » que le Christ exige de ses disciples, et qui est la condition de leur accession à l
99 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
384emier millénaire de notre ère, obéit à l’ordre du Christ : Allez et évangélisez toutes les nations. Cette injonction envoie ce
385i est Colón, et son prénom Christophe, porteur du Christ — en vérité, porteur de l’histoire du monde ! — tout en lui me semble
100 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
386 vie d’homme devant Dieu. ⁂ Conrad Witz peint un Christ vêtu de rouge marchant sur les eaux vertes et transparentes de la rad