1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1souffrances semblent s’être le plus rapprochés du Christ ; et dans l’Église persécutée, le martyre devient le signe par excell
2rons les saints pour l’exemple de leur vie : mais Christ est le seul médiateur à qui doit s’adresser le culte, en son cœur, du
3nt. Le centre de gravité religieux est replacé en Christ. — Comment l’Église catholique réagit-elle ? En codifiant l’état de c
4s il faut être parfait. Tel est l’enseignement de Jésus, telle est la pensée qu’a voulu restaurer le protestantisme. La place
2 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
5 se perd dans un syncrétisme effarant, où Mithra, Jésus, les taureaux et Alban confondent leurs génies dans une sorte de cauc
3 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
6sumé ». N’est-ce point oublier que l’existence du Christ donne à « l’humaine liberté » des limites d’une nature que Léonard ne
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
7es croix dans une lumière dramatique, le corps du Christ déjà presque transfiguré en symbole mystique sur le ciel vert du plus
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
8ils, dans le vrai sens du mot, les successeurs du Christ ? Ne sont-ils pas plutôt des fonctionnaires payés par l’État et avide
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
9né à une doctrine de haine le sort de ceux que le Christ aima, parce que leur dénuement était ce qu’il y avait au monde, de pl
10lution, il se sentait graduellement attiré par le Christ. Il se disait que ce n’était pas dans la mer qu’il fallait se jeter,
11r, il se décida à faire profession de disciple du Christ. Page étrange, en vérité, et dont l’accent presque nietzschéen choqu
12our obtenir la grâce de devenir capable de suivre Jésus. Une autre fois, à midi, il monta sur le sommet d’une montagne en fac
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
13pos délibéré, veut perdre sa vie, et non pas pour Christ, mais pour la rendre vraiment vivante, celui-là ne fait qu’usurper la
8 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
14fute ses adversaires — Freud en particulier, dans Christ et l’âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur do
9 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
15la révérence, mais comme on craint le risque, que Jésus n’a jamais craint. Et c’est en quoi elle révèle la faiblesse de sa th
10 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
16e mes rapports sont meilleurs avec le Seigneur et Jésus son fils bien-aimé. C’est vous dire que j’ai acquis plus de raison et
17n, au sens antique du mot, depuis que la venue du Christ a modifié la nature même de l’homme et l’ensemble des données religie
18l’homme qui a pu dire qu’il s’inclinait devant le Christ comme devant la « révélation divine du plus haut principe de la moral
11 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
19 jeune homme, dit le pasteur Cooreman. C’était le Christ. Martin est coupable de l’avoir accepté. » Sur quoi le commissaire du
12 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
20glante et même insupportable, si nous n’avions le Christ, seul médiateur et seul espoir, seulement accessible [p. 24] au plus
13 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
21une rencontre personnelle et inconcevable avec le Christ, et non point une morale prudente, garantie de bonheur terrestre ou c
22on de Grünewald, cette main énorme qui désigne le Christ en croix. La théologie n’est pas la parole. Elle ne peut que l’indiqu
23ux de Port-Royal !) d’effrayer celui qui vient au Christ, peut seule répondre à l’angoisse humaine, tandis que l’optimisme nat
14 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
24eure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de ses disciples, se faire un avoir
25lent de confisquer à leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe 3  ». L’on voit des von Papen, délégués par l’i
26 christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitu
15 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
27ique : « La grande majorité des ouvriers parle de Jésus-Christ et de l’Église comme de deux choses qui n’ont rien en commun. » Il co
16 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
28te nuit pour en sortir un jour. Ils savent que le Christ leur promet la lumière à la mesure de leur obéissance. Ils n’ont donc
17 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
29ible, paradoxe dont la formule est le nom même de Jésus-Christ. La réalité centrale d’une telle dialectique est formulée dans ce pas
18 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
30r là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet amour du
31s mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi vo
32Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : mais qui est mon prochain ? Ce
33est bien vague, cela me paraît assez sentimental… Jésus lui répondit par une parabole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur
19 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
34glante et même insupportable, si nous n’avions le Christ, seul méditateur et seul espoir, seulement accessible au plus profond
20 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
35 qui tout est accompli : le péché, et le salut en Christ. Voilà sa liberté : sa mort est derrière lui. Le problème a été résol
36it historique de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Ce fait existe. Mon action consiste à m’en rendre contemporain. Au t
21 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
37eure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Christ : feindre d’accepter la doctrine de ses disciples, se faire un avoir
38lent de confisquer à leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe » 26 . L’on voit des von Papen, délégués par l’i
39 christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitu
22 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
40tre de l’aventure chrétienne est connue depuis le Christ, elle a été prédite par l’Évangile et l’Apocalypse — c’est une catast
41 Le christianisme est d’abord risque et folie. Le Christ dit à deux pêcheurs, qu’il surprend à leur travail : « Suivez-moi. »
42us sera donné par-dessus. » 2° Le « Suis-moi » du Christ affirme que le début, c’est l’obéissance à Dieu, mais que c’est aussi
43. Les moyens, les modes de vie que cela entraîne, Jésus ne les dit pas, il n’en parle pas : ils n’ont pas d’importance en eux
44ieu, il faut mourir ? Que toutes les promesses du Christ concernent la vie de celui qui d’abord est mort ? Que non seulement l
45e ce que nie le marxisme. Toutes les promesses du Christ concernent une vie [p. 126] qui est au-delà de la mort. Toutes ces pr
460 ans, 2 000 ans. La réalisation des promesses du Christ est promise à ses disciples pour l’instant même où ils obéissent au «
47 d’intérêts humains, alors que le commandement du Christ est un commandement de sacrifice total, et de mort au monde. Maintena
48i, tout ce que disent les chrétiens à la suite du Christ « retombe à plat », comme l’écrivait récemment André Gide 38 . La rel
23 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
49nt où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradox
50 et solidaires. Elles ont leur véritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’
51l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la diversité
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
52r là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du Christ et il les a complètement perverties. On nous a présenté cet amour du
53s mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi vou
54Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : Mais qui est mon prochain ? Ce
55est bien vague, cela me paraît assez sentimental… Jésus lui répondit par une parabole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
56’humanité » à l’amour du prochain commandé par le Christ : et c’est au nom de cet amour de l’humanité que nous revendiquons le
57nnemis » que la surnaturelle paix annoncée par le Christ à ceux qui luttent (dans leurs luttes et au-dessus d’elles) ; un égal
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
58s consolations pour ceux qui souffrent à cause du Christ. Il suppose, sans autre, que le chrétien souffre pour sa doctrine… »
59oule qui n’a pas de mains. » Tout seul en face du Christ, un homme oserait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ?
27 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
60 [p. 4] L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934) c M. Max Dominicé n
61934) c M. Max Dominicé nous donne L’Humanité de Jésus d’après Calvin comme un simple commentaire de la pensée du réformateu
62 du début de ce siècle accordait à la personne de Jésus une place à juste titre centrale, mais exclusive de toute dogmatique.
63tuelle à des doctrines, mais la communion avec le Christ vivant » répétaient les théologiens libéraux. La question était ainsi
64étien, il fallait « rencontrer personnellement le Christ ». Mais comment cette rencontre pouvait-elle avoir lieu ? Deux voies
65c’était d’abord chercher à s’approcher de l’homme Jésus tel que le décrivent les Évangiles. Mais, dit M. Dominicé, deux obsta
66es miracles, pour s’attacher au seul caractère de Jésus. Mais alors, n’était-ce pas un abus de langage que de prétendre voir
67urs des champs et des fleurs de rhétorique ? » Ce Jésus « reconstitué » par les historiens négateurs du surnaturel, M. Domini
68et sans intérêt ». À mesure qu’elle humanisait le Christ sous prétexte de nous rapprocher de lui, l’histoire prêtait une réali
69 l’expérience religieuse, dialogue vivant avec le Christ des Évangiles, se réduisait à une contemplation de sa vie. Dans cette
70nde pas notre vie religieuse sur notre amour pour Jésus-Christ — amour dont il nous sait tout incapables par nous-mêmes — mais sur l
71e insistance à mettre en lumière le « scandale de Jésus » à seule fin de nous « enseigner à révérence ». On peut dire dans ce
28 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
72 Car seule la connaissance du salut promis par le Christ peut nous amener à l’aveu de la réalité de notre condition. Ainsi, le
29 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
73es paysans. Il évangélise. Il devient le « fou du Christ ». À peine a-t-il réussi à faire reconnaître légalement le syndicalis
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
74tale de Dieu dans l’Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite atteinte de la personne dans l’histoire, le fait extrêm
75qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette foi consist
76sur la nature actuelle de la personne). La foi au Christ est proprement ce qui « personnifie » le solitaire, ce qui le rend co
77nnel est participation à l’actualité éternelle du Christ. 8. Communauté Tout ainsi que dans la Communion, Jésus-Christ nous
78 8. Communauté Tout ainsi que dans la Communion, Jésus-Christ nous est donné, dit Calvin, « comme substance et fondement de tout »,
79nstration charnelle et déchiffrable d’une action. Jésus-Christ est le verbe incarné, la vocation toujours présente, la parole qu’on
31 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
80 n’a pas d’autre fondement que l’ordre révélé par Jésus-Christ. Si le tu a le droit de venir troubler ma quiétude, n’est-ce pas, en
32 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
81plus un défi, c’est une soumission à l’Éternel. « Christ est ressuscité ! » Le Nouvel Adam vit. Le message de Pâques, c’est la
33 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
82’il ne connaît pas, parce qu’il ne connaît pas le Christ. « Nul ne vient au Père que par moi ». C’est par le Fils que Dieu dev
83alors l’acte aussi est possible. Ainsi, la foi au Christ est la seule possibilité qui soit donnée à l’homme de marcher, d’écha
34 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
84récemment, il nous donnait une volumineuse Vie de Jésus 4 dont le succès fut grand et les conclusions vivement discutées. L
85us donne aujourd’hui est la suite de cette Vie de Jésus, et les questions qu’il pose n’apparaissent pas moins passionnantes.
86et historique de la croyance à la résurrection de Jésus ? C’est ainsi que M. Goguel définit l’objet de sa recherche, en insis
87la foi chrétienne est née parce que le tombeau de Jésus fut trouvé vide. Mais il se pourrait qu’au contraire, on ait cru le t
88 cause de la foi qu’on avait en la vie céleste de Jésus. L’Histoire est-elle cause ou effet de la foi ? M. Goguel incline ver
89e, on avait dit : « Le tombeau est vide parce que Jésus est vivant au ciel », les prédicateurs ont dû dire : « Jésus est viva
90ivant au ciel », les prédicateurs ont dû dire : « Jésus est vivant au ciel, et la preuve, c’est que sa tombe s’est trouvée vi
91ues au sépulcre, n’avaient pas trouvé le corps de Jésus. Cette création s’est faite sans qu’il soit nécessaire ou légitime de
92’incroyance (l’assimilation de la résurrection de Jésus au mythe du Dieu mort et ressuscité, en particulier). Pour M. Maurice
93rahit elle-même quand elle s’y essaie. Dire que « Christ est ressuscité », c’est énoncer une vérité qu’aucune preuve humaine n
35 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
94ération paradoxale qui nous rend contemporains du Christ incarné, et qui nie par là même la valeur de tous les siècles qui nou
95pique d’un homme qui n’a jamais rencontré Dieu en Christ ; pas plus qu’on ne saurait rencontrer la justice ; pas plus que la j
36 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
96u », ou c’est encore à dire de l’homme qui vit en Christ, et non plus dans la forme du siècle présent. [p. 2] Mais les contra
97 maintenant, le retour. (Je songe à la réponse du Christ aux Sadducéens, Luc 20/33.) Nietzsche, opposant l’antithèse à la thès
98l exalte l’égoïsme contre la soi-disant morale du Christ, et au nom d’une espèce de « virtu » dont il laisse entendre souvent
37 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
99mort qu’ils entraînent, c’est-à-dire, en un mot : Jésus-Christ 15 . Dogmatique : je croyais avoir fait sentir que je n’en étais plus
38 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
100ses, sur la notion de « contemporanéité » avec le Christ. Toute la polémique de Kierkegaard est dirigée contre un certain espr
101s 19 siècles de christianisme, le « scandale » du Christ s’est atténué. Cette longue tradition nous aurait habitués à admettre
102ition nous aurait habitués à admettre que l’homme Jésus était aussi le Christ. Ainsi l’histoire, la durée, les dogmes appris,
103itués à admettre que l’homme Jésus était aussi le Christ. Ainsi l’histoire, la durée, les dogmes appris, nous dispenseraient p
104e à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » L’Histoire, le dévelo
105que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » L’Histoire, le développement de la tradit
106t bien que mal dans la situation de Pierre devant Jésus, bref, de nous rendre contemporains de Jésus-Christ en faisant abstra
107vant Jésus, bref, de nous rendre contemporains de Jésus-Christ en faisant abstraction du temps qui nous sépare de son apparition [p.
108 à l’époque et aux lieux historiques où la vie de Jésus s’est écoulée. D’autre part, nous ne pouvons nous empêcher, après tan
109d’une autre, « contemporains » de l’apparition de Jésus-Christ. Mais ne jouons pas sur le mot pour faire dire à Kierkegaard exacteme
110nt que notre double effort pour nous re-présenter Jésus, soit en nous transportant à son époque, soit en le transportant dans
111ns la nôtre, tend tout naturellement à ramener ce Jésus sur notre plan, à nous « faciliter » la foi, c’est-à-dire à nous en d
112lions tout simplement ce fait : c’est qu’entre le Christ et nous, il n’y a pas 19 siècles, mais une éternité ; il n’y a pas un
113écue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons-nous rejoindre Jésus-Christ par les artifices d’une pensée j
114qui nous sépare de Christ, pensons-nous rejoindre Jésus-Christ par les artifices d’une pensée justement soumise au péché ? D’autre p
115 sérieux l’exigence de la contemporanéité avec le Christ des Évangiles ? La Dogmatique de Barth nous offre maints exemples de
116 a trois sortes de temps, dit Barth : le temps de Jésus-Christ, — le temps de ses témoins bibliques, — le temps de l’Église (notre t
117 temps). Ce sont là les trois temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des [p. 155] prophètes et
118 de Dieu lui-même dans sa Révélation, le temps de Jésus-Christ, le temps de celui qui a été annoncé aux prophètes et aux apôtres pou
119 et de l’apostolat, le temps de Pierre sur lequel Christ bâtit son Église…, — autre encore est le temps de cette Église même,
120ilippe. Certes, Pierre vit dans le même temps que Jésus, le rabbi de Nazareth, mais il ne devient le « contemporain » [p. 156
121’instant où, par la foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la chair, ni le sang n’auraient pu
122arole. Nicodème a beau vivre en même temps que le Christ : il ne le reconnaît pas, il ne voit en lui qu’un prophète, il n’est
123disciples d’Emmaüs ont beau cheminer aux côtés du Christ : ils ne deviennent ses contemporains qu’à l’instant où lui-même se r
124que qui voudrait nous rendre « contemporains » de Christ. Car cette méthode, par elle-même, ne peut nous conduire qu’à revivre
125 qu’à revivre la situation du brigand qui refuse. Christ, dans son temps, est le vis-à-vis absolu des apôtres dans leur temps.
126ciples sur le chemin, mais non pas cet instant où Christ se révèle. C’est sous ce signe critique radical que nous plaçons les
127 : mort à soi-même, obéissance, attente active du Christ vivant, pensée « chrétienne ». Et ces témoins, ces vis-à-vis, nous ju
39 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
128dème, un chef des juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu d
129ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naî
130ut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’
131icodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondit : Tu es docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses !
132est vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? Nous sommes là en pleine et absolue certitude ;
133 de ses réponses aux objections des humanistes : “Christ n’a pas cru pouvoir sauver les hommes autrement qu’en mourant pour eu
134-nous donc faire de plus que lui ? L’imitation du Christ, c’est de mourir en lui et avec lui, — non pas de s’emparer de son me
135rd ? Être chrétien, c’est devenir contemporain de Jésus-Christ dans son abaissement. Contemporains ! Mais Nicodème aussi fut contemp
136porains ! Mais Nicodème aussi fut contemporain de Jésus. Et même il sut reconnaître en ce Jésus un docteur envoyé par Dieu !
137porain de Jésus. Et même il sut reconnaître en ce Jésus un docteur envoyé par Dieu ! [p. 168] « Mais voyez-vous, nous sommes
138allé le voir, parce qu’il savait que ce prophète, Jésus, “était venu de la part de Dieu”. Comment le savait-il ? Parce qu’on
139 Parce qu’on lui avait dit quels miracles faisait Jésus. C’étaient bien là des expériences, n’est-ce pas ? Et l’expérience re
140utre chose que lui ? Sommes-nous contemporains du Christ autrement ou plus réellement qu’il ne le fut, cette nuit-là ? Faisons
141tée, une fois pour toutes, par la résurrection de Jésus-Christ. Pardonnez mon langage, peut-être trop ecclésiastique, mais je ne pui
142mmuniant ainsi avec la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Certes, ce n’est pas là une expérience ! Ou plutôt, les sentiments q
143s sacrements, la promesse de l’accomplissement en Christ — déjà venu et qui revient ! — de ce que nous espérons présentement,
40 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
144dit : « Prenez courage, j’ai vaincu le monde. » — Christ est ressuscité. Il est vivant ! Par lui, la forme de ce monde, et sa
145à un motif unique : la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Ni l’attente passive, ni l’ardeur messianique, ne sont plus aujourd’
146otre action, c’est l’incarnation de la justice en Jésus-Christ ressuscité. À la question : Où allons-nous ? j’ai répondu : le Seigne
147ut l’abîme qui sépare un idéal moral d’une foi au Christ vivant ? Car le chrétien n’est pas idéaliste, et c’est cela qui le d
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
148persécuté par les chrétiens pour avoir méconnu le Christ, puis par les ennemis totalitaires du Christianisme pour avoir prépar
42 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
149ifié dans le non, — la pleine stature de mort. Le Christ fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le cara
150rist fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain de l’acte est d’aller contre quelque ch
43 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
151œuvre d’un esprit mauvais, d’un démiourgos que le Christ, fils de Dieu, est venu pour combattre et pour vaincre ? M. Monod le
152ur combattre et pour vaincre ? M. Monod le pense. Jésus, dit-il, « n’est pas venu nous enseigner que l’univers a un créateur.
44 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
153eprise des Pères de Juvisy, entre « l’héritage du Christ » d’une part, et les dangers de déviations protestantes de l’autre 23
154récis de la divergence : la Réforme prêche que le Christ est le chef absolu, souverainement adorable, de l’Église qui est son
155la tradition et le Pape détiennent « le secret du Christ » lui-même. (L’expression est de Bossuet.) À la question ainsi posée,
156u point qu’on en arrive à se demander pourquoi le Christ a dû mourir pour triompher de notre péché, alors que la sagesse antiq
157 incorporant à la tradition de l’Église, corps du Christ ressuscité ! » Réponse qui justement donne un exemple bien typique de
158s. Si l’on croit sérieusement que le sacrifice du Christ est éternellement suffisant, on ne cherche pas d’autres moyens de sur
159es catholiques la célèbrent tout autrement que le Christ n’a institué la Cène) : Que Jésus-Christ a donné un grand pouvoir à
160rement que le Christ n’a institué la Cène) : Que Jésus-Christ a donné un grand pouvoir à son Église dans la dispensation de ses mys
161Et non seulement l’Église a cessé de faire ce que Jésus-Christ avait fait, et les apôtres suivi ; mais encore elle a pris la liberté
162tend pas que c’est l’Église qui sait le secret de Jésus-Christ, qui sait ce qui appartient essentiellement à son institution, ce qui
163te : Vous vous étonnez de ce qu’on sépare ce que Jésus-Christ a mis ensemble, et qu’on donne le corps à manger sans donner en même
164a tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire… Comme je citais cette page à un abbé fort écouté, don
165 non pas la seule Écriture, qui sait le secret de Jésus-Christ ! — Et d’où l’a-t-elle appris, si ce n’est de l’Écriture ? — Relisez-
166a tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire. Elle a donc le pouvoir de séparer ce qu’il avait mis e
167s bien, l’Église prouve qu’elle sait le secret de Jésus-Christ, en ordonnant de faire tout le contraire de ce qu’il a dit ? — Exacte
168actérise la propriété. Si l’Église a le secret du Christ, c’est « qu’instruite par le Saint-Esprit et par la tradition de tous
169a tradition de tous les siècles, elle sait ce que Jésus-Christ a voulu faire ». (Elle sait même qu’il a voulu faire le contraire de
170 : « Buvez-en tous ! » L’intention « secrète » du Christ, intention que Bossuet loue l’Église d’avoir exécutée, n’est donc pas
45 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
171e ; 3° si l’incarnation de l’Esprit, c’est-à-dire Jésus-Christ, fils de Dieu, a jamais « porté l’empreinte de certains intérêts terr
172qui se résout pratiquement en unanimité contre le Christ, contre l’esprit incarné en Personne ; 5° si le clerc qui s’en lave l
46 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
173eux absolu 39 que dans la vie et dans la mort du Christ, homme et Dieu, car lui seul eut vraiment « le droit de mourir pour l
174mps l’éternel paradoxe de la vie et de la mort du Christ, jette sur tous nos sérieux, poses et amusettes, une ironie, ou ce qu
47 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
175urtes études, des « méditations sur le message de Jésus-Christ ». Dès l’abord, on est frappé par leur simplicité et leur clarté, qui
176rales [p. 194] paraissent être : Dieu — L’homme — Jésus-Christ — La foi chrétienne — L’Église et les sacrements — L’espérance eschat
177e sainteté et d’amour, qui s’est révélé à nous en Jésus-Christ, exige que nous prenions les exigences de Dieu vraiment au sérieux, q
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
178propriété chez les Juifs est presque communiste ! Jésus est l’ami des pauvres, des péagers. Malheureusement il y a le clérica
179le. Être chrétien, c’est aimer son prochain comme Jésus nous aime. Si tous les hommes étaient chrétiens, il n’y aurait plus d
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
180Si je crois à la Résurrection et au don actuel du Christ dans la foi, certifié et scellé par les signes visibles du pain et du
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
181eut aussi penser : ce sont des hommes pour qui le Christ est mort. Ils ont chacun en eux ce problème insondable, qu’ils le sac
51 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
182propriété chez les Juifs est presque communiste ! Jésus est l’ami des pauvres, des péagers. Malheureusement il y a le clérica
183le. Être chrétien, c’est aimer son prochain comme Jésus nous aime. Si tous les hommes étaient chrétiens, il n’y aurait plus d
52 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
184par nos mots. Ils renvoient tous à la question du Christ : « … Et toi, maintenant, crois-tu cela ? » — Si tu le crois, si tu a
185 donc, « tout est accompli », — depuis la mort du Christ sur la croix. Non seulement prévu, mais accompli ! C. M. — Si c’étai
186t attestée par l’Écriture, — or, cette Parole est Christ lui-même, — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à
187itre » 71 , dans les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir, — cet acte extrême, — pour nous sauver, fait voir que
53 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
188st formulé : « Celui qui veut être un disciple du Christ sans avoir l’amour des hommes est condamné à aller à sa perte et à y
54 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
189is celui qui croit humblement jusqu’à la mort. Le Christ n’est [p. 16] pas mort en héros, mais en paria, aux yeux de sa nation
55 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
190t la guerre que vous ferez contre elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans,
191sir entre le Mal et le Bien incarnés. « Au nom du Christ ; nous disait-on, en avant contre les Soviets ! Haro sur les rouges d
192 demande à voir. Si l’on veut m’engager au nom du Christ, mon seul salut, j’ai même le devoir d’y regarder à deux fois avant d
193e Führer, ne le soutiennent vraiment qu’au nom du Christ ? Pourquoi donc ces dictateurs iraient-ils protéger en Espagne une Ég
56 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
194; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et comment réfuter ce furieux ? Les incroyants
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
19517 sont invoqués [p. 67] et loués successivement Jésus, Manès, Ormuzd, Çakyamouni, et enfin Zarhust (Zarathustra ou Zoroastr
196 christianisme, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette dialectique de fond en comble. Au lieu que
197me, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette dialectique de fond en comble. Au lieu que la mort so
198’est fait homme, et vrai homme. En la personne de Jésus-Christ, les ténèbres vraiment ont « reçu » la lumière. Et tout homme né de f
199demandaient ironiquement : Qui est mon prochain ? Jésus répond : c’est l’homme qui a besoin de vous. Tous les rapports humain
200âme en quête de lumière, mais c’est le mariage du Christ et de l’Église. L’amour humain lui-même s’en trouve transformé. Tandi
201Un tel amour, étant conçu à l’image de l’amour du Christ pour son Église (Éph., 5, 25), peut être vraiment réciproque. Car il
202aux lois de la procréation et de la mort. Mais le Christ est venu parmi nous, pour nous montrer le chemin du retour à la Lumiè
203nous montrer le chemin du retour à la Lumière. Ce Christ, en cela semblable à celui des Gnostiques et de Manès, ne s’est pas v
204umière salvatrice, Mère intacte (immatérielle) de Jésus, et semble-t-il, Juge plein de douceur des esprits délivrés. Les mani
205tait pour eux non pas une femme de chair, mère de Jésus, mais leur Église ? Mais certains abjurèrent l’hérésie sans abandonne
206ui donnait à manger une pomme à son tendre enfant Jésus ; et ce dernier quart, il le mange avec la peau, parce que les petits
207double la cinquième gorgée parce que, du flanc de Jésus, coula du sang et de l’eau. Voilà la sanctification de la vie poussée
208, elle n’aurait pas eu besoin d’être rachetée par Jésus-Christ. » Le culte de la Vierge répondait à une nécessité d’ordre vital pour
209squ’à faire du Graal le vase qui reçut le sang du Christ, et de la Table ronde une sorte d’autel pour la Sainte Cène. Cependan
210ifeste et avérée devant tous que le très vertueux Christ tourne à tout vent comme girouette et se plie comme une simple étoffe
211t contre les doctrines orthodoxes qui « plient le Christ comme une simple étoffe » et lui font sanctionner après coup tout ce
212cré à la déesse Minne comme l’autel catholique au Christ, s’opère le sacrement courtois : les amants « communient » dans la pa
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
213ant de ceux qui ont concentré leur oraison sur le Christ incarné réellement. Mais les « parfaits » ne croyaient pas l’Incarnat
214cidité. Si « la mort m’est un gain », c’est que « Christ est ma vie », et Christ s’est incarné, c’est-à-dire abaissé. Ainsi le
215st un gain », c’est que « Christ est ma vie », et Christ s’est incarné, c’est-à-dire abaissé. Ainsi le chrétien ne se jette pa
216e le pain dans le sacrement se change en corps du Christ : je suis ainsi changé en lui parce que lui-même me fait être sien. U
217dire Ruysbroek à l’une de ses béguines parlant du Christ. « Je me suis perdue dans sa bouche », dit une autre. Et une troisièm
218« mariage » — cette communion de l’âme élue et du Christ époux de l’Église. Mais la voie de l’homme séparé, c’est la passion —
219vers de la vie. (Ils ne croient pas l’humanité du Christ.) Ils veulent aller tout droit à l’Amour par l’amour, et de la Nuit a
220. (Celui qui veut aller à Dieu sans passer par le Christ qui est « le chemin », celui-là va au Diable, disait énergiquement Lu
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
221prit saint soutenant son Église par la charité du Christ — (la Pitié) — jusqu’à ce que tous aient pu recevoir la Vie Nouvelle 
222lleria celestial del pié de la rosa fragrante. Le Christ y devient le chevalier du Lion, Satan le chevalier du Serpent, Jean-B
223 qui parle de l’Être suprême et paraît ignorer le Christ…) Tout cela ne m’empêchera point de confesser un goût très vif pour l
224e par Novalis et ses amis : Elle aussi, l’ère du Christ, que Dieu nous voile, Passera, la Nouvelle Alliance sera rompue ; [p
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
225; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et comment réfuter ce furieux ? Les incroyants
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
226 sœur, recevez-en la confidence, et vous surtout, Jésus mon rédempteur, je vous prends pour garants et témoins que par cet an
62 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
227 sur la mort duquel on médite, est la personne du Christ crucifié — ou se confond avec elle indiscernablement. Les romantiques
63 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
228s persécutions hitlériennes contre les Églises du Christ. C’est une opposition de nature et d’essence, radicale et insurmontab
64 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
229 frère Claus à tous ceux qui ont témoigné pour le Christ contre l’Antéchrist. » Nicolas et le théâtre protestant L’une des m
65 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
230our qui est venu de Dieu, rendu aux hommes par le Christ, cette Agapè qui seule sauvera l’Éros et qui, loin de le sublimer, lu
66 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
231nt où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux apparaissent donc comme des paradox
232 et solidaires. Elles ont leur véritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’
233l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la diversité
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
234t-on tiède, est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmem
235s du Royaume de Dieu. « Je vous vomirai », dit le Christ. Si c’est vis-à-vis de la guerre des autres que l’on reste tiède, cet
236comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Royaume, à son
68 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
237ignorent tout de la réalité de l’Église, corps du Christ. Ensuite, sur les rapports de l’Église et de l’État, je vous proposer
238ssemblée chante : « Seigneur, aie pitié de nous ! Christ, aie pitié de nous !… »). V. Promesses de grâce et absolution collect
239 de nos Églises, qui sont les membres du Corps de Christ, et non pas des associations comme les autres. Avoir [p. 342] ensuite
69 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). Neutralité (3 mai 1940)
240t-on tiède, est-on neutre ? Si c’est vis-à-vis du Christ, la parole évangélique nous apprend que cette neutralité est suprêmem
241rs du Royaume de Dieu. « Je vous vomirai » dit le Christ. Si c’est vis-à-vis de la guerre des autres que l’on reste tiède, cet
242comme des proverbes généraux certaines paroles du Christ qui n’ont de sens que par rapport à sa Personne, à son Royaume, à son
70 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
243me lui donne un rôle dans les récits de la vie de Jésus. Et dans l’Apocalypse il est autorisé à régner sur le monde entier, a
244n divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens de gagner le monde par un pl
245nent « les sépulcres blanchis » que maudissait le Christ. Je lui donne rendez-vous dans nos vertus. 14. Le psychanalyste con
71 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
246rons plus d’autre intercesseur auprès de Dieu que Christ lui-même. Mais l’homme auquel vous pensez n’est encore qu’un petit mo
72 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
247dait pas un instant se conformer aux préceptes du Christ. Il avait la franchise féroce de l’immoralité donnée pour telle, resp
73 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
248-à-dire Dieu caché autant que révélé dans l’homme Jésus. Et quelques-uns seulement surent connaître le Christ dans le fils de
249us. Et quelques-uns seulement surent connaître le Christ dans le fils de Joseph, charpentier de village. Mais l’incognito et l
250. Le Diable nous empêche de reconnaître Dieu dans Jésus-Christ, mais à l’inverse, il nous empêche aussi de nous reconnaître dans nos
251Un jour l’Église a été qualifiée de « Satan » par Jésus lui-même. Ce fut quelques minutes après sa fondation, et dans la pers
252ion, et dans la personne même de celui sur lequel Jésus venait de la fonder : l’apôtre Pierre. Jésus avait demandé à ses disc
253quel Jésus venait de la fonder : l’apôtre Pierre. Jésus avait demandé à ses disciples : — Et vous, qui dites-vous que je suis
254 que je suis ? « Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es
255pondit : Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ;
256ns les deux » (Matthieu 16). Sur cet acte de foi, Jésus fonde l’Église : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cet
257ngile — ce premier pape se fait [p. 124] dire par Jésus : « Arrière de moi Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne s
258rre d’achoppement ? Pourquoi cet homme, auquel le Christ vient de dire qu’il parlait selon le Père, parle-t-il maintenant selo
259irituelle, s’explique sans la moindre équivoque : Jésus après avoir fondé l’Église, a fait connaître à ses disciples sa mort
260el ou collectif : c’est le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car lorsque Pierre croit, il est l’Église.
261sque spirituel et de la catastrophe salutaire. Si Jésus n’est pas supplicié, il ne ressuscitera pas non plus. L’Église n’aura
262ur le Pierre qui a cru, mais sur le Pierre auquel Jésus disait : « Arrière de moi Satan ! Car tu m’es en scandale. » 40. Le
263 toute l’Histoire, ce fut la mort ignominieuse du Christ en croix. Ce sacrifice a rompu le Pacte entre le Diable et notre huma
264 Patmos. Et les premiers à découvrir et saluer le Christ naissant, ce furent les Mages. Il serait vain de nier les faits sous
265e à l’origine, et dont cette phrase du Mystère de Jésus nous donne peut-être l’expression la plus poignante : [p. 166] « Je p
74 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
266ans péché. Il nous est au contraire révélé par le Christ lorsqu’il accepte de mourir en assumant tout le péché du monde. Le mo
267social C’est au désert que le démon entra dans le Christ, c’est toujours aux déserts qu’il habite, déserts de sables, d’eaux a
75 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
268n divin ne prévoit pas. Satan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens de gagner le monde par un pl
76 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
269-à-dire Dieu caché autant que révélé dans l’homme Jésus. Quelques-uns seulement surent reconnaître le Christ dans le fils de
270sus. Quelques-uns seulement surent reconnaître le Christ dans le fils de Joseph, charpentier de village. Mais l’incognito et l
271. Le Diable nous empêche de reconnaître Dieu dans Jésus-Christ, mais à l’inverse, il nous empêche aussi de nous reconnaître dans nos
77 1944, Les Personnes du drame. Introduction
272tait sa vraie vie, sa vocation, sa fin dernière ? Jésus-Christ est cet Homme, et c’est pourquoi sa réalité historique, telle que l’a
273e Personne. Ils voyaient et touchaient l’individu Jésus, le charpentier de Nazareth. Ils connaissaient aussi sa vocation, ann
274 annoncée par les Écritures et désignée du nom de Christ. Mais ce que « la chair ni le sang », ni la raison qui entend les dom
275ire et contempler, c’était l’identité parfaite de Jésus-Christ, en une Personne. À tout jamais, pour l’homme de chair et de raison,
276nt Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus demande à ses apôtres : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Sim
277ue je suis ? » Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Jésus, reprenant la parole lui dit : « Tu
278it : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Jésus, reprenant la parole lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas,
279 que la foi seule peut reconnaître la vocation du Christ incarnée dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre vocation si
280t reconnaître la vocation du Christ incarnée dans Jésus, la foi seule peut nous révéler notre vocation singulière, dans le te
281ne nous demeure cachée — demeure « cachée avec le Christ en Dieu » — et ce n’est qu’aux yeux de la foi que certains de nos act
78 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
282. Je suis le chemin, la vérité et la vie, dit le Christ. 1. La vérité est le chemin Christ est la Vérité dans ce sens qu’êt
283 vie, dit le Christ. 1. La vérité est le chemin Christ est la Vérité dans ce sens qu’être la vérité est la seule explication
284 Être la vérité, c’est connaître la vérité, et le Christ n’aurait jamais connu la vérité s’il n’avait pas été la vérité ; et n
285e marchons pas, il n’y a pas de chemin. La foi au Christ nous permet seule de franchir ce cercle enchanté où nous maintient l’
286e serpent qui se mord la queue. La foi au [p. 72] Christ est la condition nécessaire et suffisante de tout acte véritable, de
287érité ; agir en vérité, c’est-à-dire agir dans le Christ. Il n’y a donc aucun acte possible, aucun acte vrai et vivant en deho
288 aucun acte vrai et vivant en dehors de la foi au Christ. Mais croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’e
289ant en dehors de la foi au Christ. Mais croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’est croire que Dieu a re
290nventer à chaque pas Tant que nous considérons le Christ avec des yeux de moralistes, comme une personnalité morale de premier
291un pas dans la nuit, sur ce « chemin » qui est le Christ présent. Il y a des abîmes entre ces deux exigences : l’abîme entre l
292s : le présent » 33 Nous ne connaissons rien du Christ, du « chemin », en dehors de l’acte de foi qui, supprimant toute dist
293tans. L’éternité a marché sur la terre : ainsi le Christ est le chemin. Mais nous avons refusé l’éternel et nous lui préférons
294s consolations pour ceux qui souffrent à cause du Christ. Il suppose, sans méfiance, que le chrétien souffre pour sa doctrine…
295oule qui n’a pas de mains. » Tout seul en face du Christ, un homme oserait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ?
79 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
296e de contre-épreuve que Josef K. puisse croire au Christ des Évangiles. Toute la problématique du Procès s’en trouverait comme
297ble, et l’obéissance praticable ! Ainsi la foi au Christ est bien l’issue, la possibilité donnée à l’homme de marcher, d’échap
298oins la faute morale que le refus d’aimer Dieu en Christ. Si la foi survenait, Josef K. renoncerait aux vains efforts d’une ju
299 sens inverse, de Dieu à l’homme, par la venue du Christ dans l’histoire. Kafka savait qu’il devait y avoir un chemin, et cela
300t d’une vie chrétienne. Ce cri d’une femme devant Jésus : « Je crois, Seigneur, subviens toi-même à mon incrédulité », c’est
80 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
301par nos mots. Ils renvoient tous à la question du Christ : « … et toi, maintenant, crois-tu cela ? » Si [p. 133] tu le crois,
302u donc, « tout est accompli » — depuis la mort du Christ sur la croix. Non seulement prévu, mais accompli. C.M. — Si c’était v
303et attestée par l’Écriture, — or cette Parole est Christ lui-même — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à d
304bitre 66  » dans les choses du salut. Mais que le Christ ait dû mourir pour nous sauver — et la mort est un acte extrême, non
305ait un Dieu stupide qui révélerait aux hommes (en Christ) une justice qu’ils connaîtraient déjà, ou dont ils auraient en eux l
81 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
306 sur la mort duquel on médite, est la personne du Christ crucifié, — ou se confond avec elle indiscernablement. Les romantique
82 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
307plus nulle part d’indifférence possible ! Ici, le Christ reste le Scandale, l’Autre, l’Amour qui bouleverse le monde et fait s
83 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
308mouche, un entraînement pour le “combat final” où Christ seul pourra nous sauver, lorsque le Malin en personne nous accusera a
84 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
309t tombe avec la foi dans l’union des chrétiens en Christ, cette foi pouvant être connotée par le rejet de l’hérésie unitaire.
85 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
310u mariage. Or l’Église chrétienne est l’Épouse du Christ. Quand elle s’arrange trop bien avec le monde (Constantin et la suite
86 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
311 Je demandais un jour à une petite fille pourquoi Jésus parlait en paraboles à ses disciples, sachant qu’ils ne comprendraien
312rendraient pas. Voici la réponse qu’elle me fit : Jésus racontait des histoires pour qu’ils s’en souviennent mieux plus tard.
87 1947, Doctrine fabuleuse. 14. L’eau ou L’esprit de la tempête
313ère, où l’Esprit danse dans les vagues profondes, Christ a promis l’Eau Vive gratuitement. L’amertume acceptée, la mort par l’
88 1948, Suite neuchâteloise. IV
314830 et 1900. Et cela va d’un essai sur Socrate et Jésus-Christ jusqu’à des Observations sur l’organe détonant du Brachinus crepitans
89 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
315onde où Pascal peut placer dans la bouche même du Christ cette phrase célèbre : « Je pensais à toi dans mon agonie ; j’ai vers
90 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
316er la nature transcendante d’une vocation. Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’un charpentier de Naza
317Devant Jésus-Christ, l’un dira : « C’est un nommé Jésus, le fils d’un charpentier de Nazareth » et l’autre confessera : « C’e
318 de Nazareth » et l’autre confessera : « C’est le Christ, le Fils de Dieu, la Deuxième Personne de la Trinité. » L’incertitude
91 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
319éissance aux lois sacrées. Enfin, l’apparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution
92 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
320ersonnes divines, et particulièrement de celle du Christ, vrai Dieu et vrai homme à la fois. Le problème était le suivant : co
321ations de Dieu à l’homme révélées par la venue du Christ, Dieu qui est le Père en tant que Créateur, le Fils en tant que Rédem
322la nature triple et une de la Divinité révélée en Jésus. Ainsi naquit l’idée de Personne, terme purement théologique aux yeux
323me profonde de nos catégories intellectuelles. Si Jésus-Christ est à la fois « vrai Dieu » et « vrai homme » en une seule et même Pe
324 l’homme et du monde — accord réalisé une fois en Jésus-Christ, et promis au croyant par la Résurrection. Dès lors le témoignage de
325oderne, sœur des sciences. Les « adversaires » du Christ ont souvent mieux compris que ses « défenseurs » attitrés les vraies
326 veux parler du docétisme, qui tenait le corps du Christ pour une simple apparence, et l’Esprit pour la seule et vraie réalité
327le définition de Dieu donnée par sa révélation en Jésus-Christ : « Dieu est Amour. » (Dans le contexte ardu que l’on vient d’explore
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
328te idée en l’exposant sous trois aspects variés. Christ et le Buddha. Le Fils de Dieu, incréé, transcendant, entre dans l’imm
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
329ersonnes divines, et particulièrement de celle du Christ, vrai Dieu et vrai homme à la fois. Le problème était le suivant : co
330ations de Dieu à l’homme révélées par la venue du Christ, Dieu qui est le Père en tant que Créateur, le Fils en tant que Rédem
331la nature triple et une de la Divinité révélée en Jésus. Ainsi naquit l’idée de Personne, terme purement théologique aux yeux
332e du chrétien imite au plan humain la Personne du Christ. (Cette analyse sociologique est homologue — soulignons-le — de l’ana
333nt concilier en un seul être historique et divin, Jésus-Christ, les deux termes, vrai homme et vrai Dieu ? Le résultat de ce débat f
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
334éissance aux lois sacrées. Enfin, l’apparition du Christ et le triomphe de l’Église en Occident ont provoqué dans l’évolution
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
335 suite d’événements révélateurs. L’Incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et certes, l
336e patiente, et de la foi dans un retour unique du Christ glorieux. Et dans ce temps nouveau, le rôle de chaque personne devien
337stence qui échappe au temps et à la mort. « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine et vous êtes encore dans vo
338res défenses. Il essayera d’abord de mythifier le Christ en niant sa parfaite humanité : c’est l’intention commune à toutes le
339 Fin imminente : encore « un peu de temps » et le Christ reviendra. Mais Rome s’écroule, l’Église s’installe, et les Barbares
340t de rendre un rythme à sa durée. L’apparition du Christ ne marque plus pour lui le commencement du temps de la Fin, mais le «
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
341les entreprises par les rois d’Europe « au nom du Christ »… Tous ces motifs éclairent diversement les arrière-plans d’un fait
342-à-dire Christum ferens, qui veut dire porteur de Jésus-Christ, et c’est ainsi qu’il signa souvent ; car en vérité il fut le premier
343rtes de l’Océan pour y faire passer notre Sauveur Jésus-Christ vers ces [p. 151] pays et royaumes lointains jusqu’alors inconnus… So
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
344me profonde de nos catégories intellectuelles. Si Jésus-Christ est à la foi « vrai Dieu » et « vrai homme » en une seule et même Per
345 l’homme et du monde — accord réalisé une fois en Jésus-Christ, et promis au croyant par la Résurrection. Dès lors le témoignage de
346oderne, sœur des sciences. Les « adversaires » du Christ ont souvent mieux compris que ses « défenseurs » attitrés les vraies
347 veux parler du docétisme, qui tenait le corps du Christ pour une simple apparence, et l’Esprit pour la seule et vraie réalité
348le définition de Dieu donnée par sa révélation en Jésus-Christ : « Dieu est Amour. » (Dans le contexte ardu que l’on vient d’explore
99 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
349 suite d’événements révélateurs. L’incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et, certes,
350ce patiente et de la foi dans un retour unique du Christ glorieux. Et, dans ce temps nouveau, le rôle de chaque personne devie
351stence qui échappe au temps et à la mort. « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine et vous êtes encore dans vo
352res défenses. Il essayera d’abord de mythifier le Christ en niant sa parfaite humanité : c’est l’intention commune à toutes le
353 Fin imminente : encore « un peu de temps » et le Christ reviendra. Mais Rome s’écroule, l’Église s’installe, et les Barbares
354t de rendre un rythme à sa durée. L’apparition du Christ ne marque plus pour lui [p. 408] le commencement du temps de la Fin,
100 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
355 de Nicée datent d’une manière précise la mort du Christ ; ils précisent que le Christ est mort « sous Ponce Pilate », manière
356 précise la mort du Christ ; ils précisent que le Christ est mort « sous Ponce Pilate », manière de souligner expressément l’u
357 des Apôtres insistent sur le fait que le [p. 16] Christ s’est incarné « une fois pour toutes », dans l’histoire. Alors que le
358rnel du temps. Il y aura un seul retour, celui du Christ, qui marquera la fin des temps. Ainsi, le temps, depuis la création d