1 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
1 bout de chemin, Hans le gardeur d’oies, le gueux Joseph qui parle à son chien en mourant, une fille qui chante et des enfants
2 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
2lement surent connaître le Christ dans le fils de Joseph, charpentier de village. Mais l’incognito et l’alibi du Diable sont e
3 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
3toire. Un des prophètes mineurs de l’ère moderne, Joseph de Maistre, écrivait sous Napoléon : Lorsqu’une puissance trop prépo
4 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
4ment surent reconnaître le Christ dans le fils de Joseph, charpentier de village. Mais l’incognito et l’alibi du Diable sont e
5 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
5ans des faubourgs ignobles ou des galetas. Jamais K. ne parvient à l’instance suprême ; jamais personne d’ailleurs n’a pu
6à décrire minutieusement les vaines tentatives de K. pour pénétrer dans le château ; puis pour obtenir, à tout le moins, u
7contient tous, on peut dire que ce « Château » où K. n’obtient pas le droit d’entrer et dont il ne peut même pas approcher
8 particulières. Les contradictions vexatoires que K. relève parmi les mesures adoptées par les fonctionnaires rappellent e
9— sur un grand fond d’absurdité. [p. 120] III « K. » Entre la folie de Kierkegaard et la sagesse de Goethe Il semble bie
10oman posthume, devait se terminer sur un échec de K. qui serait mort d’épuisement sans avoir obtenu rien de certain. « Aut
11nt qu’arrive du Château la décision déclarant que K. n’a pas réellement droit de cité au village, mais qu’on l’autorise to
12aute d’un avocat venu d’en haut. Dans le Château, K. va se résigner à vivre, malgré tout, de ses efforts. Non point qu’il
13cepté, qui se muait alors en libre Amour. Mais si K. 60 se résigne au réel, c’est au nom d’un Absurde qu’il fuit, au nom
14igences actuelles de son amour. Mais l’exemple de K. suggère un autre usage de la sagesse goethéenne. Cette morale peut sa
6 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
15la mort de Staline ne sont pas encore éclaircies. K. n’ignore pas les bruits qui circulent à ce propos ; mais il omet de l
16 mais il omet de les réfuter dans son rapport. 2. K. limite ses attaques contre Staline à ce qui s’est passé depuis 1934,
17 juillet ? 3. Pour illustrer la folie du despote, K. cite les inculpations d’espionnage pour le compte de l’impérialisme a
18oins la naissance du nouveau régime collégial. 4. K. décrit les procès staliniens comme des machinations délirantes et stu
19ant de leurs victimes les plus spectaculaires. 5. K. n’ose pas publier lui-même son rapport, se réservant ainsi le droit d
20ication confiée aux soins du State Department. 6. K. promet la prochaine « démocratisation » du régime qu’il appelle en mê
21sse : la reconnaissance du droit d’opposition. 7. K. demande la libération des colonies occidentales, mais il refuse aux s
22t aux élections libres en Allemagne de l’Est). 8. K. dénonce le « culte de la personnalité », mais se garde bien de faire
23 de faire raser le Mausolée de la Place Rouge. 9. K. justifie sa servilité envers Staline en invoquant les risques qu’il c
24leur servilité spontanée. Celle-ci étant acquise, K. ne risque plus grand-chose à exiger « l’autonomie » d’esclaves aussi
25eusement conditionnés. 10. Enfin, tout étant dit, K. reste en place, omettant de tirer les conclusions concrètes de ses dé
26ntaire. Au sujet du culte de la personnalité dont K. et tous les PC (obéissant spontanément à ses ordres) nous rebattent l
27n changer ? Exactement ce qu’a fait le rapport de K. Au sujet de la folie de Staline, K. recourt au même procédé de mystif
28le rapport de K. Au sujet de la folie de Staline, K. recourt au même procédé de mystification ou de camouflage. Rien ne pr
29giale ou s’avoue personnelle n’y change rien 46 . K. dénonçant Staline au nom de ses créatures — et des seules que Staline
30comme à toute dignité humaine, peuvent déshonorer K. devant les siècles, mais assurent son impunité dans l’immédiat. C’est
31me diront : vous parlez au nom de la morale, mais K. et ses amis ont bien d’autres problèmes. Au lendemain de la mort de S
32e du moins, les fameux camps de rééducation. Mais K. et ses collègues, en se refusant en corps au châtiment prévu par leur
33 fasse un impérieux devoir civique. Le procédé de K., s’il demeure impuni devant le tribunal de l’opinion mondiale — seul
34l. On ignore, on effet, son vrai point de départ. K. s’est tu sur la mort de Staline. Or, selon qu’il s’agit d’un meurtre
35le. » Notons d’abord que Sartre « reconnaît » que K. et les siens eurent « des postes et des charges du vivant de Staline 
36 l’URSS et de ses conditions, d’autre part ce que K. et les siens viennent d’en condamner en URSS même, on voit mal ce qu’
37on chef à seule fin de se blanchir lui-même ; que K. ne récuse d’ailleurs que certains des « excès » clairement démentiels
38é est un changement psychologique : le rapport de K. le reflète, l’accentue et le rend irréversible. J’examinerai maintena
39e prends le Plan, je laisse les camps ; je prends K. et son groupe, je laisse Staline ; je prends les idéaux, je laisse le
40rolétariat non consulté) suppose la dictature, et K. suppose Staline, qui l’a fait. Dans un système totalitaire, par défin
41talisme, soit (comme nous le [p. 10] pensions, et K. le confirme) par une minorité de scélérats, Staline en tête, dont la
42ment » introduit dans la situation par le rapport K. et ses suites ? Sur les points 1 à 8 de ma liste d’exemples, K. et le
43es ? Sur les points 1 à 8 de ma liste d’exemples, K. et les siens, pour l’essentiel, donnent raison aux anticommunistes. S
44ure sur ce point : c’est le nœud des sophismes de K. Second argument : « La métamorphose qui porte les maîtres du Kremlin
45rai que l’antistalinisme tardivement proclamé par K. détruise la base de mes convictions ? J’ai cru voir, au contraire, qu
46atante infirmation. Est-il vrai que le rapport de K. me rejette à la condition d’intellectuel en chômage ? Au pire, j’aura
47tingués » ? Je croyais, naïvement, que le rapport K. devait, en somme, et en quelque manière, gêner plutôt les staliniens
48le disions alors) ni même dans l’intention (comme K. l’affirme) ; ils étaient les moyens généraux de tout système totalita
49», les a jetés dans un désarroi que le rapport de K. porte à son comble. « L’émotion légitime » qu’ils évoquent à ce propo
50bien d’autres. Plus ennuyeux, déjà, ce procédé de K. invoquant la terreur qui régnait au Kremlin — mais non pas à Paris ni
51t pas pu crier au fou du vivant de Staline… Ainsi K. bat sa coulpe sur les joues de Thorez, de Duclos et de Togliatti. Le
52es, risque une critique prudente d’un argument de K. (Ce dernier s’en déclare enchanté : « J’étais sûr de mon vieux Toglia
53? — Le problème est nettement posé par le rapport K. et ses suites. Jusqu’à la veille du rapport, en effet, dire que Stali
54tait « faux » parce que cela desservait le Parti. K. nous dit aujourd’hui que le despote était fou. Il dit vrai (selon l’o
55rai tout court, voilà qui est loin de prouver que K. et les PC aient rejoint le parti de la vérité. Cela prouve au contrai
56c’est lui qui détermine la « vérité ». Le rapport K. remet tout en question. En effet, regretter, comme le font nos PC, qu
57qu’il soit incarné par Staline comme hier, ou par K. et son groupe comme aujourd’hui, sauf qu’on reconnaît « spontanément 
58se trompait hier, en même temps qu’on suggère que K. peut se tromper. Entre les deux, où se place l’infaillibilité ? Qui,
59et monolithique de tous les échelons du système ? K., hier encore, la proclamait vitale. Insoluble problème, et les risque
60ourquoi ni comment il a pu les commettre. [p. 15] K. déclare que le despote agissait à l’encontre des intérêts prolétarien
61xemple la nouvelle classe des bureaucrates ? Mais K. et ses amis sont aujourd’hui ses chefs. Au surplus, chacun sait que l
62es vénèrent… À supposer que l’arrière-pensée d’un K. soit quelque chose qui ressemble à ce qu’on pourrait appeler « le dép
7 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur un chassé-croisé d’idéaux et de faits (novembre 1959)
63s. — Dans le numéro d’octobre de Foreign Affairs, K. publiait un long article que les Américains jugèrent insolent, mais q
64e européenne, voire du « capitalisme » américain. K. se contente d’affirmer que le communisme atteindra mieux que le capit
65ique et scandinave, ou de l’american way of life. K. se borne à proclamer que les Russes atteindront ces buts plus vite qu
66 quel est le meilleur des deux systèmes. » Ce que K. continue d’appeler la « lutte idéologique » entre l’Est et l’Ouest n’
67ns prophétisant le triomphe rapide du communisme, K. répond : « Les gens qui argumentent de cette manière créent de la con
68sation de ce but. La seule façon de répondre à M. K., c’est de cesser de nous demander avec inquiétude s’il va nous séduir
69ns de sophisme dans cet argument que dans ceux de K. ; guère plus de justification au défaitisme occidental qu’aux vantard
70ssées de part et d’autre à la veille du voyage de K. en Amérique, on pouvait et l’on devait s’attendre à [p. 55] ce qui s’
71r pourquoi c’était tout à l’heure impensable… Que K. se soit assez bien entendu avec les grands capitalistes, mais au plus
72aux valeurs idéales, à la spiritualité pacifiste, K. la volonté d’efficacité matérialiste et machiavélique. Inversement, a
73ue. Inversement, aux yeux des communistes russes, K. représentait l’Idéologie et le sens de l’Histoire, Ike les intérêts i
74iats du capitalisme aux abois. Après le voyage de K. les peuples vont sentir — très lentement et d’abord inconsciemment —
75 politiques importantes. Cet angle de vision, que K. veut imposer, a pour effets de situer la Russie au centre du monde, d
8 1960, Preuves, articles (1951–1968). Sur la détente et les intellectuels (mars 1960)
76ste, on n’a pas oublié l’avertissement de [p. 67] K. dans son fameux article de la revue Foreign Affairs : la politique de
77l’affaire paraît utile.) Quoi de changé parce que K. joue la détente ? Une seule chose, notable il est vrai, dans le camp
78dans le camp russe : cette phrase de l’article de K. publié par Foreign Affairs, distinguant par décret (anathème à l’appu
9 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
79ope ne fut guère contestée jusqu’au xixe siècle. Joseph de Maistre encore, comme Bossuet, la tient pour un dogme établi. Vico
10 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
80stant et Mme de Staël ; un ultramontain savoyard, Joseph de Maistre ; et un économiste pré-socialiste, Saint-Simon. Domaine ge
81omme ou de s’y traîner, ou d’y courir ? Le comte Joseph de Maistre (1754-1821) né en Savoie, longtemps ministre du roi de Sar
11 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
82e à la face du présent, comme chez Görres ou chez Joseph de Maistre. C’est aussi le pressentiment d’une réconciliation des âme
83 », celui de Napoléon. Tous les thèmes favoris de Joseph de Maistre (Du Pape vient de paraître deux ans plus tôt) sont repris,
84 et les romantiques allemands, même romanisés, de Joseph de Maistre et des catholiques français préromantiques. On ne l’oublie
12 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
85sors et des libertés de l’Europe. En revanche, de Joseph de Maistre à Georges Sorel, en passant par Proudhon [p. 272] et Renan
86ns catholiques d’extrême droite comme le Savoyard Joseph de Maistre, le Bavarois Ernst von Lasaulx et l’Espagnol Donoso Cortès
13 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
87deux garçons parlaient de leur avenir, et soudain Joseph s’écrie : « Comme je voudrais que la Pologne ait enfin son indépendan
88 idéalement européenne. Son père est mort lorsque Joseph avait quatre ans, et c’est un ami de la famille, le comte Zamoyski, b
89te Jean Moréas, qui chaque soir salue l’entrée de Joseph en déclamant un vers de Ronsard : La Pologne que Mars et l’Hiver acco
90aire sont vite abandonnés : « Quoi qu’il en soit, Joseph, je ne pense pas que vous serez jamais un écrivain ! » lui a dit un j
91é dans la propriété de sa famille. Accompagnés de Joseph, les Conrad quittent l’Angleterre le 29 juillet, traversent Berlin le
92 qu’une phrase au terme de cette nuit-là : « Cher Joseph, c’est un grand bonheur d’avoir enfin pu venir ici et montrer à ma fe
93France. Interrogé sur son identité, ses qualités, Joseph se contente de montrer du doigt le nom inscrit sur son passeport. Le
94« Si vous dites encore un mot, je vous coffre ! » Joseph pense en un éclair : « S’il me coffre, je resterai donc en France, et
95la prison, accompagné de Misia Sert, fait libérer Joseph, et l’emmène dîner chez La Pérouse. Peu de jours plus tard, on lui re
96ment à son cœur défendant, il me dit : — Mon cher Joseph, j’ai de mauvaises nouvelles pour vous. Je pense que vous feriez mieu
14 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
97mois par un extraordinaire animateur, le Polonais Joseph [p. 18] Retinger — résulte le Congrès de l’Europe, qui se réunit à L