1 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
1e ne sais pas si le Procès est le chef-d’œuvre de Kafka, mais il est difficile d’imaginer un livre plus profond. On a même l’
2 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
2universelle. Comment ne point songer au Procès de Kafka, la plus géniale description du mythe de l’arrestation aj . On se rap
3 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
3quer publiquement ? Je songeais à cette phrase de Kafka : « L’un des artifices de séduction les plus efficaces du Diable, c’e
4 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
4. Le vrai mythe de notre Police a été formulé par Kafka. Dans son Procès, il nous conte l’histoire d’un employé de banque qui
5 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
5culose du larynx dont il mourut à Vienne en 1924. Kafka n’a publié de son vivant qu’un petit nombre de récits. Mais on trouva
6ent, à la même époque, de délirer méthodiquement, Kafka nous ramène sans cesse, avec une sorte d’humour inflexible, à la cons
7 monstrueux 55 survenu dans la vie de son héros, Kafka nous amène à penser que le détail de l’existence banale, et le sentim
8gie de l’angoisse quotidienne, l’on pressent chez Kafka des intentions religieuses, et la recherche au moins d’une théologie.
9plus fréquentes et les préoccupations sociales de Kafka, telles que nous les décrit son biographe Max Brod, peuvent nous aide
10e ne sais pas si le Procès est le chef-d’œuvre de Kafka, mais il est difficile d’imaginer un livre plus profond. On a même l’
11nt. Il ressemble pas mal à la vie. Le réalisme de Kafka n’a rien de commun avec ce que les manuels ou les journaux nomment ré
12 d’une héroïne de roman bourgeois. Le réalisme de Kafka réside dans la sobriété de sa vision, et c’est au fond, sa vision mêm
13t ainsi que l’on a tenté d’assimiler la vision de Kafka à celle du rêve. Et il est vrai que la complicité qui, dans le Procès
14trait caractéristique du rêve d’angoisse. Mais si Kafka ou son héros n’étaient que des rêveurs, il resterait alors une évasio
15e la situation s’évanouirait. Je ne crois pas que Kafka ait vécu dans un autre monde que nous tous. Tout au plus dans une aut
16ment dit : du dépassé. C’est pourquoi le roman de Kafka suppose, du seul fait qu’il existe, une sorte de révélation, un « ail
17t la transcendance qui a conditionné la vision de Kafka ? ⁂ Dans un appendice au Procès, Max Brod nous dit comment il dut arr
18ocès, Max Brod nous dit comment il dut arracher à Kafka les écrits que son ami se refusait à publier — dont ce roman. Quels é
19r — dont ce roman. Quels étaient les scrupules de Kafka ? « Il voulait son œuvre à l’échelle de ses préoccupations religieuse
20le dernier mot soit dit. Ignorant presque tout de Kafka, après une première lecture du Procès, j’en étais venu à me poser cet
21 113] et à partir du point précis où la vision de Kafka « l’arrêtait ». « Nul ne vient au Père que par moi ». C’est par le Fi
22ur mieux se détendre l’instant d’après… Mais non, Kafka suspend l’élan. Il sait qu’il faut sauter, mais au dernier moment, il
23lir 57 . Voici alors mon hypothèse : la vision de Kafka traduirait la situation de l’homme qui n’est plus soutenu, mais au co
24 l’homme, par la venue du Christ dans l’histoire. Kafka savait qu’il devait y avoir un chemin, et cela suffisait à lui faire
25uement, du point de vue d’un croyant-malgré-tout. Kafka l’isole et s’y arrête avec une sorte d’honnêteté méticuleuse, ironiqu
26uve dialectique de la foi. L’extraordinaire, chez Kafka, c’est qu’il ait pu souffrir si consciemment et détailler avec une si
27Den können wir erlösen. 59 Et la biographie de Kafka vient confirmer cette interprétation. N’est-il pas curieusement émouv
28st pourquoi il m’est capital de situer l’œuvre de Kafka par rapport aux deux maîtres qu’il s’était choisis, et qu’il n’a pas
29 Dire que le sens du transcendant divin est, chez Kafka, presque physique, c’est risquer une contradiction dans les termes. L
30issance de cause révélée, — le péché — n’est chez Kafka qu’un sentiment diffus mais en même temps inéluctable. La précision d
31u’on croyait pur. Or la vision très singulière de Kafka sait discerner toutes ces poussières, mais sans le rayon. Cas unique,
32 cette expérience, pourrait faire soupçonner chez Kafka une intention de catharsis, de délivrance par l’excès. S’il rend la s
33 distinguer chez Goethe, chez Kierkegaard et chez Kafka le rôle possible de la foi. Et certes, je ne les ai confrontés, dans
34coupent. Mais il ne faut pas [p. 126] oublier que Kafka ne s’est jamais expliqué, et qu’il est mort sans avoir pu donner l’éq
35e qu’elles traduisent ou trahissent, l’exemple de Kafka est le plus propre à nous rappeler l’avertissement apostolique : « Le
6 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
36era pas moins un spécialiste de Kierkegaard ou de Kafka, à l’analyse desquels il appliquera les théories de la logistique de
7 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
37ier le mystère et les absurdités logiques ? Voyez Kafka… Je me demande alors si le cartésianisme ne nous a pas trompés une fo
8 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
38ur ailleurs, au risque d’avoir l’air de démarquer Kafka… Admettons pour l’instant que vous entrez, sur la foi des papiers rég
9 1949, Le Semeur, articles (1933–1949). « Les protestants et l’esthétisme » (février-mars 1949)
39est celle de Kierkegaard. (Ibsen, Unamuno, Rilke, Kafka, Kassner, Auden, un très grand nombre de poètes, de romanciers, d’ess
10 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
40e la dialectique kierkegaardienne comme son cadet Kafka, et de la société autrichienne d’avant 1914 comme Robert Musil. Ces c
11 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation et loisirs : les mass media (mai 1959)
41Thornton [p. 80] Wilder, 3. Albert Schweitzer, 4. Kafka, 5. Albert Camus, 6. Pearl Buck. On avouera que la qualité n’a rien p
12 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
42 la dialectique kierkegaardienne, comme son cadet Kafka, et de la société autrichienne d’avant 1914, comme Robert Musil. Ces
13 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
43 peu loufoque, de Dürrenmatt, l’a fait comparer à Kafka et au théâtre du Grand-Guignol par des critiques qui ne se trompaient
44inquiétude métaphysique chez un Dostoïevski ou un Kafka, des passions dévastatrices chez les Brontë et chez Thomas Hardy, ou
14 1969, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Non, notre civilisation n’est pas mortelle ! » (30-31 août 1969)
45ncer : et c’est à cela que l’art peut nous aider. Kafka nous a révélé dès 1930 le style et l’habitus des régimes policiers qu
15 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.1. L’Europe contestée par elle-même
46’André Gide, de Marcel Proust, d’André Breton, de Kafka, de Joyce, ainsi que de Freud, illustrent la première tendance ; ceux
47et même plus loin », dit toute notre culture avec Kafka. [p. 61] Mais plusieurs des symptômes européens du mal commun se ret
16 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.5. Pronostics 1969 (une interview)
48ncer : et c’est à cela que l’art peut nous aider. Kafka nous a révélé dès 1930 le style et l’habitus des régimes policiers qu
17 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Quand même il serait seul… (Sur un texte de George Orwell) (automne 1975)
49tants et les plus émouvants de notre siècle, avec Kafka et bien peu d’autres. D’autant plus faut-il l’attaquer dans les domai