1 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
1e de ces « questions au christianisme » comme dit Barth, une de ces questions qui nous sont posées comme autant d’accusations
2 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
2 Le tirage du Römerbrief alla au vingtième mille. Barth, nommé professeur à l’Université de Bonn, exerce depuis dix ans une i
3 ce point hostile à tout système. La théologie de Barth se donne en effet pour une simple « note marginale » à tous les systè
4« note marginale » à tous les systèmes existants. Barth lui-même l’a nommée, avec une sobriété peu rassurante, une théologie
5’abord en une série de points d’interrogation que Barth place derrière des mots comme religion, piété, expérience religieuse,
6rise. Telle est bien la constatation cruciale que Barth, après Kierkegaard, remet au premier plan de la pensée théologique. C
7le philosophique homo finitus non capax infiniti, Barth répond par la formule chrétienne homo peccator non capax verbi Dei, l
8n’est pas « capable » de la Parole de Dieu. Ainsi Barth rejoint Calvin, Luther, et au-delà, jusqu’à saint Paul, tous ceux qui
9 qui le meut. On a coutume de nommer la pensée de Barth une théologie de la crise, une théologie dialectique. Elle est surtou
10sibilités et la valeur de l’activité théologique. Barth compare à plusieurs reprises la théologie à cette étrange main de Jea
11lus loin de « l’inquiétude » ou de l’emballement. Barth est l’un des hommes les plus solides de notre temps. C’est pour cela
12e, votait la clause aryenne et trahissait sa foi, Barth s’est dressé dans une protestation retentissante, que personne n’a os
13n récent article 1 — la théologie dialectique de Barth à laquelle on reproche (comme à ceux de Port-Royal !) d’effrayer celu
3 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
14vilégié. Peut-être le point de vue dialectique de Barth se laissera-t-il d’autant plus clairement définir qu’on le définira p
15umain de la dialectique dont il est question chez Barth ; et que cela suffise à faire voir que Barth ne saurait en être tenu
16chez Barth ; et que cela suffise à faire voir que Barth ne saurait en être tenu pour l’inventeur, pas plus que Kierkegaard, p
17telle dialectique est formulée dans ce passage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme
18i et à ce non qui, au travers de toute l’œuvre de Barth, nous entraînent dans une oscillation gigantesque, entre deux infinis
4 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
19etour à Calvin, comme aussi la position prise par Barth et son école (p. 14). L’adhésion à une pensée nouvelle est-elle suffi
20t pour la vérité créatrice. Non, notre adhésion à Barth n’est pas le fait de la mauvaise humeur et de la mauvaise conscience
21t du psychologisme. Le secret de notre adhésion à Barth est dans la pensée de Barth elle-même, et non pas dans je ne sais que
22t de notre adhésion à Barth est dans la pensée de Barth elle-même, et non pas dans je ne sais quelle « réaction ». Et c’est p
23te à faire entre barthisme, thomisme et réaction. Barth, croyons-nous, n’a jamais proposé ni prôné de dogmes « si possible im
5 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
24idée ; et même les théologiens. Le Römerbrief, de Barth, en est au 20e mille. Un Keyserling, un Heidegger, un Karl Jaspers on
6 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
25 [p. 5] Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935) i Voici trois petits livres qui nous viennent du
26ntraste singulièrement avec celui de Kierkegaard. Barth s’adresse à des auditeurs chrétiens, à des hommes qui se posent série
27d à Dieu, non à lui-même ni au monde. Ainsi, chez Barth et Kierkegaard, nous trouvons le même réalisme fondé dans le même par
7 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
28e de toute théologie, fût-elle la plus orthodoxe. Barth, on le sait, ne se lasse pas de comparer le rôle de ces témoins théol
8 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
29é avec le Christ des Évangiles ? La Dogmatique de Barth nous offre maints exemples de mise au point théologique des thèses pa
30s frappant est peut-être fourni par le passage où Barth traite précisément de la notion de contemporanéité avec la Parole de
31de traduction). Il y a trois sortes de temps, dit Barth : le temps de Jésus-Christ, — le temps de ses témoins bibliques, — le
32rtes, et j’ai dû schématiser encore les pages que Barth consacre à ce problème. Mais faut-il le redire ? La théologie n’est p
9 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
33s yeux tandis que je parcourais les chapitres sur Barth ? (Je tirai mon petit carnet) : « Je reste sur le terrain concret de
34ntôt Calvin, qui écrivait en latin des choses que Barth a mieux comprises que Sabatier, tantôt l’humble bon sens de M. Monod,
35phores, le seul fait qui demeure, c’est celui que Barth exprimait si magnifiquement dans une de ses réponses aux objections d
36ce terme malheureux. Assurément, il doit avoir lu Barth mieux que la plupart de ses confrères. C’est peut-être pourquoi son l
10 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
37une piété plus libre. On sait que pour l’école de Barth, tout au contraire, le rôle de la théologie sera purement et simpleme
38osophies passagères quelles qu’elles soient. Pour Barth, c’est Dieu qui met l’homme en question. M. Monod part au contraire d
39 rejoint souvent des conclusions théologiques que Barth ne saurait renier. Cette convergence paradoxale et imprévue n’est-ell
11 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
40 critère, ce « vis-à-vis » de l’Église dont parle Barth, et auquel doit se rapporter sans cesse toute prédication vraiment fi
12 1953, Réforme, articles (1946–1980). « Les écrivains protestants » (11 avril 1953)
41rthodoxes de la Réforme, à travers Kierkegaard et Barth. C’est dire que le protestantisme ne saurait me « gêner » comme écriv
13 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
42nstant à Paris. Quant à un Jung, à un Ramuz, à un Barth, qui, après de longs séjours loin du pays, ont fait le principal de l
43en deçà et au-delà de toute dogmatique. Alors que Barth veut définir ce qui est vrai « en Dieu » selon la Parole de Dieu, Jun
44 a détectées dans la grande nuit des âges. Autant Barth refuse le phénomène religieux, infiniment polyvalent, pour mieux affi
45u à la Sophia aeterna de la mythologie gnostique. Barth se veut strictement « canonique » dans son interprétation de la Bible
46 l’Éternel Féminin des mystiques hérétiques. Pour Barth, Dieu est le vis-à-vis de l’homme, le Tout Autre. Pour Jung, Dieu est
47 dans la mesure où ils seraient un mythe fixé que Barth les rejetterait. Le dialogue entre ces deux hommes n’était même pas c
48ecours de Budapest, — de cette ville justement où Barth, vingt ans plus tôt, accusait ses compatriotes d’être « spectateurs d
49en prendra trop facilement prétexte pour nier que Barth ait raison de la refuser en tant que vertu générale. Essayons de pren
14 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
50en deçà et au-delà de toute dogmatique. Alors que Barth veut définir ce qui est vrai « en Dieu » selon la Parole de Dieu, Jun
51 a détectées dans la grande nuit des âges. Autant Barth refuse le [p. 63] phénomène religieux, infiniment polyvalent, pour mi
52du à la Sophia æterna de la mythologie gnostique. Barth se veut strictement « canonique » dans son interprétation de la Bible
53 l’Éternel Féminin des mystiques hérétiques. Pour Barth, Dieu est le vis-à-vis de l’homme, le Tout Autre. Pour Jung, Dieu est
54 dans la mesure où ils seraient un mythe fixé que Barth les rejetterait. Le dialogue entre ces deux hommes n’était même pas c
55nstant à Paris. Quant à un Jung, à un Ramuz, à un Barth, qui, après de longs séjours loin du pays, ont fait le principal de l
15 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Entretien avec Denis de Rougemont (6-7 avril 1968)
56 les cultures, en faisant connaître, par exemple, Barth et Heidegger à un public français qui ne les connaissait pas. Pour ma