1 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
1u de sa fille. Mais cet amour est impossible, car Lolita n’a pas treize ans. Cependant, mon héros l’enlève et il fuit avec ell
2que proposée par L’Amour et l’Occident . II. « Lolita » ou le scandale « Entre les limites d’âge de neuf et quatorze ans ap
3atures choisies, je propose le nom de nymphets. » Lolita, douze ans et sept mois, a le charme inquiétant, l’impudeur innocente
4rra bientôt, renversée par une auto. H. H. emmène Lolita dans un hôtel à l’enseigne des Chasseurs enchantés. Il lui fait boire
5ut à l’autre des États-Unis 73 . Jusqu’au jour où Lolita s’échappe, séduite par un autre homme d’âge mûr qu’Humbert tuera. À d
6le caractère profanateur de l’amour de H. H. pour Lolita qui trahit la présence du Mythe. Négligeons pour l’instant les différ
7choquant au xiie siècle que ne l’est aujourd’hui Lolita. Ce que l’habitude et l’illusion anachronique, aidées par la version
8» d’Isolde agonisante. Cependant, ceux qui ont lu Lolita avec plus d’amusement pervers que d’émotion, seront en droit de doute
9 d’un somnifère que H. H. fait prendre par ruse à Lolita, et qui se révèle d’ailleurs trop faible, le médecin qui l’a procuré
10Amants légendaires. C’est qu’en réalité, H. H. et Lolita n’ont jamais connu ce que j’appelle « l’amour réciproque malheureux »
11 que j’appelle « l’amour réciproque malheureux ». Lolita n’a jamais répondu à la passion tendre et sauvage de son aîné. De là
12rité par une étourdissante virtuosité verbale. Si Lolita avait aimé le narrateur, si elle avait été son Iseut, le roman réalis
13se trouvent préfigurer une critique pénétrante de Lolita, mais elles introduisent un dialogue qui mène au cœur du drame de la
14tels et différents, scandale moral dans le cas de Lolita, manifestation politique dans le cas du Docteur Jivago. Mais cela n’e
2 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
15u de sa fille. Mais cet amour est impossible, car Lolita n’a pas treize ans. Cependant, mon héros l’enlève et il fuit avec ell
16logique proposée par L’Amour et l’Occident. II. Lolita ou le scandale « Entre les limites d’âge de neuf et quatorze ans appa
17atures choisies, je propose le nom de nymphets. » Lolita, douze ans et sept mois, a le charme inquiétant, l’impudeur innocente
18rra bientôt, renversée par une auto. H. H. emmène Lolita dans un hôtel à l’enseigne des Chasseurs enchantés. Il lui fait boire
19ut à l’autre des États-Unis 17 . Jusqu’au jour où Lolita s’échappe, séduite par un autre homme d’âge mûr qu’Humbert tuera. À d
20le caractère profanateur de l’amour de H. H. pour Lolita, qui trahit la présence du Mythe. [p. 55] Négligeons pour l’instant
21choquant au xiie siècle que ne l’est aujourd’hui Lolita. Ce que l’habitude et l’illusion anachronique, aidées par la version
22» d’Isolde agonisante. Cependant, ceux qui ont lu Lolita avec plus d’amusement pervers que d’émotion, seront en droit de doute
23mnifère que H. H. fait prendre [p. 58] par ruse à Lolita, et qui se révèle d’ailleurs trop faible, le médecin qui l’a procuré
24Amants légendaires. C’est qu’en réalité, H. H. et Lolita n’ont jamais connu ce que j’appelle « l’amour réciproque malheureux »
25 que j’appelle « l’amour réciproque malheureux ». Lolita n’a jamais répondu à la passion tendre et sauvage de son aîné. De là
26rité par une étourdissante virtuosité verbale. Si Lolita avait aimé le narrateur, si elle avait été son Iseut, le roman réalis
27se trouvent préfigurer une critique pénétrante de Lolita, mais elles introduisent un dialogue qui mène au cœur du drame de la
28tels et différents, scandale moral dans le cas de Lolita, manifestation politique dans le cas du Docteur Jivago. Mais cela n’e