1 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
1pensivement pensif… » écrit Raimbaut d’Orange. Et Marcabru : «  Pour sage je tiens sans nul doute celui qui dans mon chant devin
2aisse : qu’on se rappelle seulement les vers d’un Marcabru ou d’un Raimbaut d’Orange, cités plus haut (au chap. 8). Chose curieu
3que je n’aie point d’elle ce qu’elle m’a promis. (Marcabru.) Voici le Service de la Dame : Prenez ma vie en hommage, belle de
4ès avoir vidé sa bourse fait triste contenance ! (Marcabru.) [p. 131] Écoutez ! Sa voix (d’Amour) paraîtra douce comme le chant
5 lyre, si seulement vous lui coupez la queue 75 (Marcabru.) Chasteté délivre de la tyrannie du désir en portant le Désir (cour
6nt à Faux Amour, il se voit vertement dénoncé par Marcabru et ses successeurs, en des termes qui peuvent éclairer indirectement
7sur certains de ces aspects. Et tout d’abord, dit Marcabru, « Il lie partie avec le Diable, celui qui couve Faux Amour ». (Et en
2 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
8e le langage « d’une crudité intraduisible » d’un Marcabru et même d’un Rudel. Mais tirer argument de cette crudité en faveur de
9ion serait inverse de celle des savants modernes. Marcabru n’hésite pas à nommer un chat un chat : c’est que cela ne choque pers
3 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
10conne et charentaise par Cercamon, les Ventadour, Marcabru et Rudel. Or nous savons que Marcabru, protégé par le fils de Guillau
11 Ventadour, Marcabru et Rudel. Or nous savons que Marcabru, protégé par le fils de Guillaume IX, fut l’élève des moines de Saint