1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1 [p. 63] M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924) a M. de Montherlant est
2sport et les Jésuites (9 février 1924) a M. de Montherlant est considéré par plusieurs comme l’un des héritiers de Barrès. Le ra
3 et elle a donné naissance à la doctrine de M. de Montherlant, qui en est sortie toute formée et casquée pour la lutte de l’après-g
4 en face : l’Ordre romain. Or l’ordre, pour M. de Montherlant comme pour Maurras, est ce qu’il importe de sauvegarder, avant tout a
5sme étant dans le même camp que la Réforme. M. de Montherlant n’est décidément pas philosophe. Peut-être ne lui a-t-il manqué pour
6la morale romaine. Dans sa hâte salvatrice, M. de Montherlant ne s’est même pas demandé si ces deux contrepoisons pouvaient être ad
7 cela me semble d’autant plus paradoxal que M. de Montherlant est justement un des premiers Français qui ait compris que le but du
8e le monde ». Je préfère à la dogmatique de M. de Montherlant son admirable lyrisme de poète du stade. En un style d’une fermeté pr
9à la fois bref et chaud, imagé et réaliste, M. de Montherlant chante cette « violence ordonnée et calme » des « grands corps athlét
10au soleil se déploient les équipes, et l’équipier Montherlant les contemple, ému de « cette ivresse qui naît de l’ordre », et aussi
11 sentiment du devoir de chacun envers l’ensemble (Montherlant insiste plutôt sur le sentiment des hiérarchies que sur celui de la s
12st l’apprentissage de la guerre, dira-t-on. M. de Montherlant répondra : non, car la faiblesse est le péché capital pour le sportif
13atie que l’Église romaine, quoi qu’en pense M. de Montherlant. Et voici, ô paradoxe, qu’il rejoint Kant, Kant qui écrit : « C’est s
14es abus, mais celles-là forment l’esprit. » M. de Montherlant illustre sa propre pensée de cette citation d’un dominicain : « Forme
15, le reste s’arrange de soi-même. ⁂ [p. 65] M. de Montherlant, qui a quitté le stade, se rendra mieux compte à distance de la contr
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
16uêtes. Terriblement lucide, ce regard en arrière. Montherlant est dur pour ses erreurs plus encore que pour celles de l’adversaire,
17e, un amer « à quoi bon » percèrent soudain… Mais Montherlant se redresse vite, frappe du pied et repart. Vers quels buts ? On verr
18soumission. Périlleuse carrière de la grandeur où Montherlant est entré de plain-pied, en même temps que dans la guerre. Que de sac
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
19e ultimatum à Dieu. Mais, secouant son dégoût, un Montherlant s’abandonne au salut par la violence. Une sensualité moins énervée lu
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
20nt littéraire sur ce nouveau tome des mémoires de Montherlant : dans ce récit plus encore que dans les œuvres précédentes, on voit
21 l’œuvre d’art que l’auteur ; dans ce portrait de Montherlant toréador, à seize ans, c’est surtout le Montherlant actuel que l’on s
22ntherlant toréador, à seize ans, c’est surtout le Montherlant actuel que l’on sent. C’est dire que le livre vaut par son allure plu
23sous le signe du Taureau. Mais il sera pardonné à Montherlant beaucoup de défauts bien agaçants pour sa souveraine désinvolture. El
5 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
24e récit des premiers combats de taureaux du jeune Montherlant est en réalité un nouveau tome de ses mémoires lyriques. Une œuvre d’
25ieuses explications nécessaires, défauts auxquels Montherlant n’a pas toujours échappé, mais qu’il domine dans l’ensemble et entraî
26xcès de lyrisme à propos des premiers ouvrages de Montherlant. Cette fois-ci, on le traite de naturaliste. Mais comment montrer des
27l’étable ? L’étonnant, c’est de voir à quel point Montherlant reste poète jusque dans la description la plus réaliste de la vie ani
28uppose entre l’homme et la bête une sympathie que Montherlant note à plusieurs reprises. C’est « par la divination de cet amour qu’
29 vrais délires taurologiques. Quand le lyrisme de Montherlant décolle de la réalité, c’est tout de suite une orgie d’évocations ant
30st peut-être qu’un rêve de poète. Il y a un autre Montherlant, plutôt stoïcien, celui-là. Et c’est un moraliste de grande race, qui
31utres qui s’analysent sans fin, avant que d’être, Montherlant impose un tempérament lyrique d’une puissance contagieuse. Il y a là
32iétudes profondes de leurs âmes séparées de Dieu. Montherlant est aux antipodes de ceux-là « qui cherchent en gémissant ». Mais cet
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
33Une belle phrase, n’est-ce pas ? Je ne sais qu’un Montherlant qui pourrait l’oser dire comme Aragon sans ridicule. Et ce que je pre
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
34y échapper. III Sur l’utilité de la littérature Montherlant me paraît être le moins « littératuré » des écrivains d’aujourd’hui.
8 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
35ennent : Bernanos et Malraux ; un qui s’éloigne : Montherlant. Très suspects dans les « milieux » littéraires, l’un parce qu’il cro
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
36 la vertu de simulacres à ce point galvaudés. (Un Montherlant lui-même, récemment, le confessait.) Deux chances sont encore offerte
10 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
37les une page digne de l’écrivain qui l’a signée : Montherlant par exemple, ou Giono. Marianne a publié, le 15 août, une nouvelle d
11 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Denis de Rougemont : l’amour et l’Europe en expert (24 décembre 1970)
38au sommet de l’effort. Plus tard, j’ai appris que Montherlant et Albert Camus avaient aussi été gardiens de but. — Comment avez-vou
12 1980, Journal de Genève, articles (1926–1982). Les journalistes sportifs ? On dirait qu’ils aiment les tyrans (31 mai-1er juin 1980)
39e dix-sept ans — était une critique d’un livre de Montherlant intitulé Le Paradis à l’ombre des épées et dont le thème principal ét
40ce recueil d’essais : autant pour la manière dont Montherlant parlait du football que pour son style. Mon article fut donc publié d
41que je l’aie écrit. Il s’intitulait « Monsieur de Montherlant, le sport et les Jésuites » et fut pour moi à l’origine d’un échange
42origine d’un échange de lettres assez nourri avec Montherlant. Ce dernier alla même jusqu’à m’envoyer une photo où on le voyait hab
43e Rougemont, colonne de la défense, son camarade, Montherlant. » J’étais bien entendu très fier de recevoir des lettres de celui qu
44rais comme adolescent dans les premiers livres de Montherlant ? p. 24 af. « Les journalistes sportifs ? On dirait qu’ils aim
13 1986, Cadmos, articles (1978–1986). Denis de Rougemont tel qu’en lui-même… [Entretien] (printemps 1986)
45’étais passionné de football, j’ai lu un livre de Montherlant qui était à la gloire du football, intitulé Le Paradis à l’ombre des
46 par cette lecture (surtout quand j’ai appris que Montherlant [p. 9] jouait au goal — moi j’étais presque toujours goal-keeper, plu