1 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
1le qu’il faut pour situer le petit livre de M. P. Nizan 12 , dans sa perspective la plus équitable. C’est le type du livre qu
2hideusement provincial, au pire sens du terme. M. Nizan se refuse à montrer aucune compensation : « l’art, la philosophie, la
3 Je soutiendrais volontiers le contraire, mais M. Nizan est de ces gens, si nombreux aujourd’hui, (Freud, etc.), qui croient
4? D’ailleurs, si je vois bien que le propos de M. Nizan n’est pas de nous rendre le goût de ce qui, en Europe, « allongeait l
5tribuer : si grande est en effet l’horreur que M. Nizan éprouve à contempler « ce résidu impitoyable, descriptible et sec ».
6’avantage d’être possible dès maintenant. Mais M. Nizan a trop de préjugés pour sentir la force neuve perpétuellement de la v
7d’un jugement qui se prétend humain ! Pensez-y M. Nizan : quelle que soit la Tchéka régnante, il y aura toujours plus d’homme
8muse à la voir dans le fait que le pamphlet de M. Nizan, communiste, est encore plus dur que l’article de M. Marcel, catholiq
9, qu’en cette commune antipathie, M. Marcel et M. Nizan s’opposent avec une netteté d’autant plus significative qu’ils touche
10mes de ce temps, souscrirait aux critiques que M. Nizan fait à l’actuelle civilisation, souffrant comme lui de ce que « les h
11pessimisme aussi féroce que celui de MM. Malraux, Nizan, etc., ne laisse plus subsister assez d’idéal pour nourrir une révolu
2 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
12les hommes ? Que fait-elle contre eux ? Selon M. Nizan, la philosophie régnante est caractérisée par son refus d’aborder les
13ence, de contingence, et l’on ne voit pas, dit M. Nizan, « comment ces produits tératologiques de la méditation pourraient ex
14 de ne pas leur donner de réponses ». Au fond, M. Nizan reproche à nos philosophes d’exclure de leurs recherches tout ce qui
15eu de s’intéresser à notre situation concrète, M. Nizan a tellement raison que son entreprise est suffisamment justifiée. Pou
16ens plus vaste, la religion, que cela regarde. M. Nizan demande inlassablement ce que les philosophes bourgeois font et compt
17 nous demanderons : que fait, que compte faire M. Nizan pour les hommes ? — Il compte leur apporter le marxisme. Or, s’il est
18s le coup d’une critique semblable à celle que M. Nizan adresse à M. Brunschvicg. L’homme en général, même si on l’appelle av
19aître. Mais, en vérité, la lecture du livre de M. Nizan n’inspire pas la certitude qu’il aime les hommes, qu’il aime aucun ho
20san convaincu. On sent bien que le triomphe de M. Nizan est dans l’insolence plus que dans le sacrifice à une cause. Je n’ins
21homme dans telle situation quotidienne, répète M. Nizan. Et il propose Marx. Je demande en quoi Marx peut nous aider à vivre,
22eut nous aider à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et la pratique de Marx peut apporter
23instant total, éternel et urgent. Je demande à M. Nizan si son appel à une philosophie vraiment humaine, dont les pensées con
3 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
24e comportent pas de points d’application », écrit Nizan. Voilà bien la suprême « évasion » de nos intellectuels, même marxist
4 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
25sant colonel honoraire, Vaillant tambour-major et Nizan sergent recruteur. Le sujet est plus grave. Non pas du point de vue d
5 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
26e comportent pas de points d’application », écrit Nizan. Voilà bien la suprême « évasion » de nos intellectuels, même marxist
6 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
27e ancêtre du « fascisme français » ! (au camarade Nizan l’honneur de la trouvaille). Mais il eût certainement protesté contre