1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1mour de fatigués (Les Nuits, l’Europe galante, de Morand). La lucidité aiguë de nos psychologues est cet état presque inhumain
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
2n de pluies sur le paysage commercial. Terminus : Morand, s’éveillant en français, termine : … Irène. (Grasset, 1924… … y comp
3 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
3cier. On serait parfois tenté de le rapprocher de Morand, mais il est plus nerveux, sans doute aussi plus sensible. Et il ne s
4 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
4toute efficacité dès la 2e page. Il semble que M. Paul s’adresse exclusivement à ce bourgeois au faciès atroce que M. Abel F
5 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
5rejoint Calvin, Luther, et au-delà, jusqu’à saint Paul, tous ceux qui ont su et connu ce que nous avons à peu près oublié :
6 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
6aard, pas plus que Luther et Calvin, pas plus que Paul ou Jérémie. Que cela suffise aussi à écarter les toutes superficielle
7bien réel, s’il est bien tel que l’ont formulé un Paul, un Luther, un Calvin, ce sont alors ces appréciations toutes humaine
7 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
8s. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni du ran
8 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
9paré qu’aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un «
9 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
10ècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine de sa
10 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
11 mystérieuse signification ? » L’allusion à saint Paul est évidente. Mais Constant, comme les romantiques allemands, s’il vo
11 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
12rses formes de la croyance à la résurrection chez Paul et Jean, puis chez les rédacteurs des Évangiles, enfin chez les premi
12 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
13ne est pleine de contradictions, elle aussi, mais Paul les a toutes rassemblées dans une formule unique qui renvoie au fonde
14ais le mal que je hais. » C’est pourquoi, lorsque Paul critique la vie des chrétiens de son temps, il parle avec autorité, t
13 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
15hèse provisoire (ce que n’avait pas fait l’apôtre Paul, autorisant en fin de compte le mariage), il renvoie à cette synthèse
14 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
16ècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Tout le secret de notre vocation est contenu dans ces mots-là, et si
17r ses crimes ; ce n’est pas au nom d’un parti que Paul ébranle l’Empire romain, ce n’est pas au nom d’un parti que Luther et
18 encore, nous ne sommes pas tous des Jérémie, des Paul, des Luther, des Calvin, ni même des Kagawa, ni même des salutistes,
19e qu’apporta dans le monde le message de l’apôtre Paul, idée centrale de la doctrine de Calvin. Ordonner toutes choses, et d
20us conformez pas à ce siècle présent », dit saint Paul. Et je vous laisserai sur cette mise en demeure : « Ne vous conformez
15 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
21us, en sorte qu’elle produit en nous ce que saint Paul appelle « les fruits de l’Esprit ». On sent dans ces études un consta
16 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
22, dans cette « attente ardente » dont parle Saint Paul. L’ennui sera la condition des hommes qui auront tout sauf la seule c
17 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
23lvin et Luther ont fait leur temps, — que dire de Paul bien plus ancien ! — tous ceux qui tiennent la prédestination pour un
24 incroyant, ou celui qui ne partage pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord, le langage scolastique, qui n’est pas propre
25nstant (dans un « atome » de temps, comme l’écrit Paul) (I Cor. 15 : 52) ? Qui t’assure que notre raison, tout attachée à no
26mais qui est au cœur même de l’Évangile. L’apôtre Paul l’a formulé avant toute « tradition ecclésiastique », et tous les Pèr
27orrespondre, terme à terme, à celui que Luther et Paul, — et l’Évangile, — posent à notre foi. C’est qu’il a poussé, comme L
18 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
28attente ardente de la créature », comme dit saint Paul. Mais alors, pourquoi fermer les yeux ? (Non pour prier, mais pour rê
19 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
29reuse est signe d’élection, tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, même c
20 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
30es Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et commen
31oralisme ; et les croyants aux arguments de saint Paul, qui valent contre leur humanisme. Que dit l’Apôtre ? « Je pense qu’
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
32 vaut mieux se marier que de brûler » écrit saint Paul aux Corinthiens.) De plus, c’est un amour heureux — malgré les entrav
33e le rappeler ici : la « chair » dont parle saint Paul n’est pas le corps physique, mais le tout de l’homme naturel, corps,
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
34t signe d’élection [p. 298] tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait mieux » que celui qui se marie, même c
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
35es Pères pour avoir loué le mariage ; enfin saint Paul, pour l’avoir toléré… (Seul le Christ a vécu en chrétien !) Et commen
36oralisme ; et les croyants aux arguments de saint Paul, qui valent contre leur humanisme. Que dit l’Apôtre ? [p. 326] Je p
24 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
37de la bouche qu’on parvient au salut », dit saint Paul. [p. 926] IV. Romantisme et national-socialisme De même que l’expér
25 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
38. « Les choses vieilles sont passées », dit saint Paul, « il n’y a plus ni Juif ni Grec, et tu es mon frère en la cité nouve
26 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
39s. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des traditions, ni du ran
27 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
40 jamais de querelles de familles ! Les épîtres de Paul suffiraient à dissiper cette illusion. Il n’en reste pas moins que ce
28 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
41« trône » ou d’une « puissance », ainsi que saint Paul désigne les esprits de second rang, qui peuvent aussi déchoir dans un
42nt les hommes. Mais quand je suis fort, dit saint Paul, c’est alors justement que je suis faible… Si nous avons saisi le ges
29 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
43se d’Adam que les choses ont si mal tourné. Saint Paul dit que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’homme
44onstatation bien plus qu’une prescription. (Saint Paul est le plus grand réaliste de tous les temps.) Mais le culte romantiq
30 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
45lus. C’est un écho lointain du grand cri de saint Paul : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » Qu’ai-je donc cru, qui m’
31 1944, Les Personnes du drame. Introduction
46 14] scandaleuse. Folie pour les Grecs, dit saint Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus demande à ses apôtres
32 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
47paré qu’aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un p
48leur sérieux : où est la différence ? « L’apôtre Paul avait-il un emploi officiel ? — Non, Paul n’avait pas un emploi offic
49’apôtre Paul avait-il un emploi officiel ? — Non, Paul n’avait pas un emploi officiel. — Avait-il une autre manière de gagne
50e de l’argent. — Était-il au moins marié ? — Non, Paul n’était par marié. — Mais alors, Paul n’était pas un homme sérieux ?
51ié ? — Non, Paul n’était par marié. — Mais alors, Paul n’était pas un homme sérieux ? — Non, Paul n’était pas un homme série
52alors, Paul n’était pas un homme sérieux ? — Non, Paul n’était pas un homme sérieux. » Ici paraît la dialectique du sérieux
53ècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine de sa
33 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
54art du Procès se trouve dans les épîtres de saint Paul 56 . Quel est alors le Juge impitoyable ? C’est le Dieu qui donna la
55nables. Le témoignage de bouche, dont parle saint Paul, l’allégation des motifs derniers, voilà le seul critère humain qui n
34 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
56alvin et Luther ont fait leur temps — que dire de Paul, bien plus ancien ! — tous ceux qui tiennent la prédestination pour u
57 incroyant, ou celui qui ne partage pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord le langage scolastique, qui n’est pas du tout
58nstant (dans un « atome » de temps, comme l’écrit Paul). Qui t’assure que notre raison, toute attachée à notre chair, à notr
59mais qui est au cœur même de l’Évangile. L’apôtre Paul l’a formulé avant toute tradition ecclésiastique ; et tous les Pères
60orrespondre, terme à terme, à celui que Luther et Paul posent ensemble à notre foi. C’est que Nietzsche a poussé comme Luthe
35 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
61 de la bouche qu’on parvient au salut » dit saint Paul. IV Répercussions collectives du romantisme anti-personnaliste Kier
36 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
62 à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Paul s’étonnait devant les Athéniens. Toutes sont pleines le dimanche, pen
37 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
63acilité sous la main des Nazis de l’époque. Saint Paul écrit aux croyants de Corinthe : « Voici, je vous dis un mystère : no
38 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
64c’est dans ses appels à l’union, précisément, que Paul établit avec le plus de force la légitimité des diversités. Ce qui me
39 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
65l faut mettre en question. On n’imagine pas saint Paul proposant un questionnaire sur le fossé entre le christianisme et le
40 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
66acilité sous la main des nazis de l’époque. Saint Paul écrit aux croyants de Corinthe : « Voici, je vous dis un mystère : no
41 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
67écouvert cet autel « au dieu inconnu », que saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de croire qu’il existe à New
42 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
68s depuis deux siècles. « Soyez fous ! » dit saint Paul aux Corinthiens. « Osez être l’Invraisemblable ! » 5 dit Kierkegaard
43 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
69: « L’affection de la chair, c’est la mort. Saint Paul l’a vu bien avant Freud, et mieux. Il entendait par « chair » le tout
44 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
70découvert cet autel « au dieu inconnu » que Saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de croire qu’il existe à New
45 1947, Le Figaro, articles (1939–1953). Le droit d’opposition (3 avril 1947)
71ècle présent, mais soyez transformés », dit saint Paul. La liberté de parole. Si elle ne consiste qu’à hurler avec les loups
46 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
72) ; Ligue indépendante de coopération économique (Paul van Zeeland) ; Comité français pour l’Europe unie (E. Herriot et R. D
47 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
73 m’en parler qu’il m’offrait l’hospitalité. Saint Paul reste sa bête noire. Et l’idée même d’orthodoxie. Il nie vivement que
48 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
74me envers l’État mondial romain et envers Arpino, Paul son loyalisme envers Rome et Tarse. Un conflit de loyalismes n’a pas
49 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
75hemin de Damas, où Saul de Tarse devient l’apôtre Paul. Révolution et conversion ont le même sens : c’est se retourner compl
76s : « Les choses vieilles sont passées, dit saint Paul ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » Et les chefs de nos
50 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
77. Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre les douleurs
78dans la « chair », telle que la définissent saint Paul et l’Évangile. De la science à la théologie La question se ramène à
51 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
79 — « en un atome de temps, comme l’écrivait saint Paul, à propos justement de la Fin du Monde. En fait, on nous assure 59 q
52 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
80l’Incarnation, comme l’affirment avec force saint Paul et l’Épître aux Hébreux, s’est opérée « une fois pour toutes ». Ce ce
81çu doit agir comme s’il le gagnait ! Ce que saint Paul exprime dans cette phrase difficile : « Travaillez à votre salut… pui
82ue le message chrétien va bouleverser. Avec saint Paul, nous passons d’un seul coup du règne de la Loi à celui de la Foi, c’
83ée par une conscience étrangère ? » s’écrie saint Paul 19 . Cette liberté d’ailleurs n’est pas licence, puisqu’elle est orie
84ans la Règle collective, impersonnelle, que saint Paul a trouvé le secret de l’harmonie des libertés humaines, nostalgie séc
85dividu et son mode de relations, la Cité, — saint Paul a défini la troisième dimension : le rapport dialectique avec le tran
53 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
86chemin de Damas où Saul de Tarse devient l’apôtre Paul. Révolution et conversion ont le même sens : c’est se retourner compl
87s : « Les choses vieilles sont passées, dit saint Paul ; voici, [p. 103] toutes choses sont devenues nouvelles. » Et les che
54 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
88pensable. Et c’est bien dans ces termes que saint Paul la présente. Que Dieu se soit manifesté comme une Personne ; par un g
89 monde comme n’étant pas du monde », disait saint Paul. Mais l’Histoire absolue veut que l’homme tout entier soit uniquement
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
90. Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre les douleurs
91dans la « chair », telle que le définissent saint Paul et l’Évangile. [p. 178] De la science à la théologie La question s
56 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
92 Condamné en tant qu’institution sacrée par saint Paul et les premiers chrétiens, rendu pratiquement inutile par certaines i
57 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur un certain cynisme (septembre 1957)
93gnations, qui sont le contraire du cynisme. Voyez Morand, voyez Giono, qui s’étaient illustrés en créant leur manière, la quit
58 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
94pensable. Et c’est bien dans ces termes que saint Paul la présente. Que Dieu se soit manifesté comme une Personne ; par un g
95 monde comme n’étant pas du monde », disait saint Paul. Mais l’Histoire absolue veut que l’homme tout entier soit uniquement
59 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
96vangiles : il se déclare dès les épîtres de saint Paul. Et s’il est remarquable que les Évangiles, rédigés peu après, n’en p
97ne sert de rien » (quant au salut), déclare saint Paul. Et l’on eut bien vite fait de réduire au sexuel le sens de « chair »
98iage diffèrent et même se contredisent chez saint Paul. Tantôt il pose une sorte d’analogie mystique entre l’amour des sexes
60 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
99gaard, qui à leur tour répétaient celles de saint Paul lui-même ! Sur le mariage, par exemple, voici chez Nietzsche qui rapp
100ui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint Paul, parlant en tant que Spirituel, — et c’est le point de vue qu’adopter
101mbole mystique. « Tout est permis » déclare saint Paul. « Aime et fais ce que tu veux » dit Augustin. L’Orient hindouiste et
61 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
102 m’en parler qu’il m’offrait l’hospitalité. Saint Paul reste sa bête noire. Et l’idée même d’orthodoxie. Il nie vivement que
103on traditionnelle des gnostiques et même de saint Paul, l’homme consiste en un corps physique, un corps psychique, un corps
62 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
104able et simple exemplaire de l’espèce. Pour saint Paul, le vrai moi est l’homme nouveau, « appelé » par un Dieu personnel, d
105ux hommes en moi » dont la lutte fait gémir saint Paul ; mais, préalablement à tout jugement moral, il s’agit de la reconnai
106aine de soi. — Dans son langage dramatique, saint Paul parle parfois de la haine de soi-même, formule reprise au pied de la
107 du divin, comparons-les aux diatribes d’un saint Paul annonçant la « colère de Dieu, révélée du Ciel » contre les « impudiq
108n tout. À la consommation des temps, répond saint Paul, « Dieu sera tout en tous. » Depuis six millénaires, les sages de l’A
109on de sa fin anticipée. La petite phrase de saint Paul au début de notre ère, « Dieu tout en tous », d’un seul trait fulgura
63 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
110ce sont les « hommes de mœurs impures » que saint Paul ordonne à ses disciples non seulement de « ne pas fréquenter », mais
111réquenter », mais de « livrer à Satan. » 5. Saint Paul écrit que « les impudiques n’entreront pas dans le royaume ». Mais Jé
112s ». L’Occident n’a retenu que la phrase de saint Paul. 6. Le péché signifie de nos jours, pour le chrétien moyen (si l’on o
64 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — ii. Misère et grandeur de saint Paul
113 [p. 271] Annexe II Misère et grandeur de saint Paul Du point de vue de la psychologie du xxe siècle, la morale sexuelle
114logie du xxe siècle, la morale sexuelle de saint Paul semble conditionnée par une névrose, sans doute liée à cette « échard
115oint de vue de l’histoire, tout change. C’est que Paul se battait pour fonder une Église, pour imposer une doctrine de l’hom
116s tous les deux et de tous les temps. Juger saint Paul à la manière dont un critique littéraire ou un psychanalyste jugeraie
65 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
117 l’Évangile. On le trouve au contraire dans saint Paul (I Corinthiens 6, 10 et 11) : « Ne vous y trompez pas : ni les impudi
118 ou à raison des Évangiles, mais surtout de saint Paul, entendent discipliner le désir naturel dans le seul cadre du mariage
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
119moin de la bonté du Christ l’ont témoigné ; enfin Paul nomma cet état très heureux la plénitude des temps. Vraiment temps et
67 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
120ompre les liens de la société du Christ. L’apôtre Paul s’indigna un jour, en entendant des Chrétiens prononcer ces paroles :
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
121Virgile, partout où les noms de Moïse et de saint Paul, partout où les noms d’Aristote, de Platon et d’Euclide ont eu une si
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
122réhabilité le travail manuel : Jésus charpentier, Paul fabricant de tentes, « confréries de liberté », guildes et corporatio
70 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
123gaard, qui à leur tour répétaient celles de saint Paul lui-même ! Sur le mariage, par exemple, voici chez Nietzsche qui rapp
124ui qui ne se marie pas fait mieux », disait saint Paul, parlant en tant que Spirituel, — et c’est le point de vue qu’adopter
71 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
125bole mystique. « Tout est permis », déclare saint Paul. « Aime et fais ce que tu veux », dit Augustin. L’Orient hindouiste e
72 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
126able et simple exemplaire de l’espèce. Pour saint Paul, le vrai moi est l’homme nouveau, « appelé » par un Dieu personnel, d
127ux hommes en moi » dont la lutte fait gémir saint Paul ; mais, préalablement à tout jugement moral, il s’agit de la reconnai
128 haine de soi. Dans son langage dramatique, saint Paul parle parfois de la haine de soi-même, formule reprise au pied de la
129 du divin, comparons-les aux diatribes d’un saint Paul annonçant la « colère de Dieu, révélée du Ciel » contre les « impudiq
130n tout. À la consommation des temps, répond saint Paul, « Dieu sera tout en tous ». Depuis six millénaires, les sages de l’A
131on de sa fin anticipée. La petite phrase de saint Paul au début de notre ère, « Dieu tout en tous », d’un seul trait fulgura
73 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
132 ? Quelques jours plus tard, à Bruxelles, avec M. Paul van Zeeland, il créait la Ligue européenne de coopération économique
74 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
133ar Dante à la « plénitude des temps » selon saint Paul 22 . À l’utopie sublime du poète, exaltant un but inaccessible mais q
75 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
134re humain — ignorée ou niée en Orient — par saint Paul et les Pères de l’Église ; et la notion de droit des gens par Vitoria
76 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
135cela et rien que cela » qu’il a puisée dans saint Paul, il est le seul théologien depuis Calvin qui ait influencé l’ensemble
77 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
136ela et rien que cela » (qu’il a puisée dans saint Paul), il est le seul théologien depuis Calvin qui ait influencé l’ensembl
78 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
137ait une bizarre claudication. Il avait fondé avec Paul van Zeeland, au lendemain de la guerre, la Ligue européenne de coopér
138 prièrent de sortir. J’envoyai quérir Retinger et Paul van Zeeland, qui étaient à la tribune. Dans une petite salle près de
139: « Faites sortir ce journaliste irresponsable », Paul van Zeeland, qui devait présider la séance de clôture du Congrès fit
79 1968, Réforme, articles (1946–1980). Vers l’Europe des régions ? (30 novembre 1968)
140raternité universelle : « Désormais, disait saint Paul, il n’y a plus ni Juifs ni Grecs ». Cette responsabilité de l’Europe
80 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’écrivain et l’événement (7-8 septembre 1968)
141êmes, des chroniqueurs du temps comme Fitzgerald, Morand, Moravia, Proust, et le T. S. Eliot du Waste Land, sans le témoignage
81 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Vers l’Europe des régions [Entretien]
142raternité universelle : « Désormais, disait saint Paul, il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. » Cette responsabilité de l’Europe
82 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.1. Le mouvement européen
143) ; Ligue indépendante de coopération économique (Paul van Zeeland) ; Comité français pour l’Europe unie (E. Herriot et R. D
83 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
144ituel et sauvés, ainsi que l’avait déjà dit saint Paul, dont je rappelle ici une déclaration réellement fondamentale : « La
84 1970, Le Cheminement des esprits. Postface. L’écrivain et l’événement
145êmes, des chroniqueurs du temps comme Fitzgerald, Morand, Moravia, Proust, mais aussi le T. S. Eliot du « Waste Land », sans l
85 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
146avoir même sauver, car ainsi que l’écrivait saint Paul : « La création tout entière, dans une attente ardente, attend la rév
147enu [p. 38] « une fois pour toutes », comme saint Paul y insiste à vingt reprises. À partir de ce moment précis, de cet inst
148nche, la conception chrétienne exprimée par saint Paul (« Il n’y a plus ni Juifs ni Grecs, ni esclaves ni hommes libres, ni
86 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les prophètes de la décadence (24 septembre 1970)
149nche, la conception chrétienne exprimée par saint Paul (« Il n’y a plus ni Juifs ni Grecs, ni esclaves ni hommes libres, ni
87 1973, Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui (1973). Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui
150mps comme Proust, Dos Passos, [p. 13] Fitzgerald, Morand, Moravia, Pasternak, mais aussi (dans une autre dimension) le T.S. El
88 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). Journal d’un Européen (fragments 1974)
151lique la foi, cette forme de confiance dont saint Paul dit qu’elle est « ferme assurance des choses qu’on ne voit pas ». Le
89 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 8. Deuxième histoire de fous : Hitler
152’un « trône » ou d’une « puissance », comme saint Paul désigne les esprits de second rang qui peuvent déchoir dans un corps
90 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
153eu »), chez saint Jean de la Croix, et chez saint Paul lui-même, elles m’apparaissent au plus haut point révélatrices du cli
91 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
154tes, sans moyens de franchir les distances (saint Paul à Pergame, à Corinthe, dans les églises de la Décapole…), de dialogue
155respecter prend son nom dans les Lettres de saint Paul : c’est la diversité des dons ou des charismes. Fondée en vue des fi
156tat naissant, donc portées à l’intolérance, saint Paul insiste fréquemment sur « la diversité des dons » (qu’il énumère à se
92 1978, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Bof ! disent les jeunes, pourquoi ? » (1er décembre 1978)
157’est peut-être aussi l’espérance dont parle saint Paul. Ou tout simplement l’espérance que, par notre action, nous pouvons f
93 1978, Cadmos, articles (1978–1986). Conditions d’un renouveau (automne 1978)
158é la première à parler de la « mort de l’homme ». Paul revient sans cesse sur la nécessité pour le « vieil homme » de « mour
94 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Europe comme invention de la culture (automne 1979)
159onde en paix sous « le divin Auguste monarque, et Paul nomma cet état très heureux la plénitude des temps », la voici « déch
95 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Utopie, technique. État-nation (printemps 1980)
160est notre droit de cité » (notre politeuma, saint Paul). Et surtout, les mystiques de l’Inde, de la Chine, de la Perse, de l
96 1980, Réforme, articles (1946–1980). Les Nations unies des animaux (13 décembre 1980)
161chrétienne et l’islamique, a été donnée par saint Paul, au chapitre VIII de l’Épître aux Romains (que je vais lire dans la t