1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
1e sujet profond de ce roman, où l’on voit comment Pierre en vient à sacrifier Diane, son apaisement, pour Arthur, sa « maladie
2l’analyse féroce de Crevel fouille les pensées de Pierre ou de Diane, les gestes d’Arthur, le roman vit et nous touche par la
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
3l’on n’est pas impunément concitoyen de cet oncle Abraham qui interdit à Paterne son neveu de fumer le matin, de sortir la [p. 
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
4apparences positives. Ainsi donc, j’ai cherché la Pierre des philosophes. D’autres aussi, peut-être, la cherchent. Et qui sait
4 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
5apparences positives. Ainsi donc, j’ai cherché la Pierre des philosophes. D’autres aussi, peut-être, la cherchent. Et qui sait
5 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
6fait pas une théorie, elle répond par l’exemple d’Abraham. Et c’est à la méditation de cet exemple que Kierkegaard va consacrer
7t exemple que Kierkegaard va consacrer son livre. Abraham, le « père des croyants », c’est l’homme qui a osé l’absurde. Dieu lu
8t Dieu lui commande d’offrir Isaac en sacrifice ! Abraham ne se révolte pas. Il croit en Dieu, non point en sa raison humaine.
9onstrueux. Il n’y a donc personne de la taille d’Abraham, personne qui puisse le comprendre ? Si, pourtant. Les pasteurs ont
10Morija, on voit aussitôt le bélier ; on oublie qu’Abraham fit le chemin lentement, au pas de son âne, qu’il eut trois jours de
11t aiguiser le couteau. On oublie cela, on fait d’Abraham « un personnage insignifiant » et le comique c’est qu’on persiste à l
12rir en exemple aux chrétiens ! Mais la grandeur d’Abraham, sa signification démesurée et impensable, c’est qu’il reçut Isaac en
13losophique que Kierkegaard enchaîne à l’exemple d’Abraham est admirablement analysée dans l’introduction de Jean Wahl qui réuss
6 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
14if, l’acte de foi impossible à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant
15s remettre tant bien que mal dans la situation de Pierre devant Jésus, bref, de nous rendre contemporains de Jésus-Christ en f
16ps de la prophétie et de l’apostolat, le temps de Pierre sur lequel Christ bâtit son Église…, — autre encore est le temps de c
17un saut 17 . Prenons un exemple fameux : celui de Pierre à Césarée de Philippe. Certes, Pierre vit dans le même temps que Jésu
18 : celui de Pierre à Césarée de Philippe. Certes, Pierre vit dans le même temps que Jésus, le rabbi de Nazareth, mais il ne de
19amais que Nicodème, ou Salomon, le roi savant, ou Pierre doutant, mais non pas Pierre croyant ; Abraham tergiversant, mais non
20n, le roi savant, ou Pierre doutant, mais non pas Pierre croyant ; Abraham tergiversant, mais non pas Abraham partant ; les di
21 ou Pierre doutant, mais non pas Pierre croyant ; Abraham tergiversant, mais non pas Abraham partant ; les disciples sur le che
22erre croyant ; Abraham tergiversant, mais non pas Abraham partant ; les disciples sur le chemin, mais non pas cet instant où Ch
7 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
23 a renoncé lui est rendu, comme Isaac fut rendu à Abraham. Mais alors il n’y songeait pas ! Et il se peut aussi que rien ne com
8 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
24 a renoncé lui est rendu, comme Isaac fut rendu à Abraham. Mais alors il n’y songeait pas ! Et il se peut aussi que rien ne com
9 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
25 protestant, telle que l’illustre, par exemple, l’Abraham sacrifiant de Théodore de Bèze. Nicolas de Flue, me dira-t-on, n’est
26on, n’est pas un « sujet protestant » ? Eh quoi ! Abraham non plus n’était pas calviniste. Ce qui caractérise un drame protesta
10 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
27i sur lequel Jésus venait de la fonder : l’apôtre Pierre. Jésus avait demandé à ses disciples : — Et vous, qui dites-vous que
28us fonde l’Église : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Le Seigneur donne à
29erre je bâtirai mon Église. » Le Seigneur donne à Pierre les plus grands pouvoirs vicariaux : « Ce que tu lieras sur la terre
30iples sa mort prochaine et sa résurrection. Alors Pierre s’est mis à le reprendre : « À Dieu ne plaise, Seigneur ! cela ne t’a
31as ! » À peine fondée, l’Église en la personne de Pierre, son chef terrestre, a voulu s’assurer de son Chef céleste afin de ga
32tant du même souffle : « À Dieu ne plaise ! » dit Pierre. Or il plaisait à Dieu… En quelques lignes, l’auteur de l’Évangile a
33le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car lorsque Pierre croit, il est l’Église. (Tout homme qui croit, da
34aire. Jésus confie l’Église à Pierre, car lorsque Pierre croit, il est l’Église. (Tout homme qui croit, dans l’instant de la f
35homme qui croit, dans l’instant de la foi devient Pierre à son tour, et fondement de l’Église.) Mais lorsque Pierre se croit l
36son tour, et fondement de l’Église.) Mais lorsque Pierre se croit le possesseur du bien dont il a reçu la charge, il prétend a
37nde, ni l’ordre ou la justice, ni la moralité que Pierre devait maintenir par l’Église dans le monde, mais le mystère et la pr
38. L’Église n’aura plus rien à dire, le pouvoir de Pierre sera vide. L’Église est posée dans l’Histoire pour y représenter le p
39eurs spirituelles », elle ne se fonde plus sur le Pierre qui a cru, mais sur le Pierre auquel Jésus disait : « Arrière de moi
40e fonde plus sur le Pierre qui a cru, mais sur le Pierre auquel Jésus disait : « Arrière de moi Satan ! Car tu m’es en scandal
11 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
41 . Et ce courage est celui de la foi. Par la foi, Abraham ne perdit point Isaac ; c’est par la foi d’abord qu’il le reçut. 38
12 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
42lance n’entre jamais en relations avec Dieu. » Si Abraham n’avait pas accepté l’invraisemblable, il ne serait jamais parti pour
13 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pour les grands festivals de musique l’Europe est faite ! (octobre 1955)
43Assemblée générale a désigné en la personne de M. Abraham van der Vies. Musicologue et metteur en scène réputé, M. van der Vies
14 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
44ar gap et le Conseil de Sécurité. Il partit comme Abraham, « sans savoir où il allait », mû par des songes insensés et se tromp
15 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
45 et le seul guide. [p. 47] « C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recev
16 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
46idental est parti sans savoir où il allait, comme Abraham quittant son pays ; sinon serait-il vraiment l’Aventure que je décris
17 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
47es. Il y a la foi d’abord et son premier modèle : Abraham partit « sans savoir où il allait », obéissant à une vocation aussi o
48nos fins humaines sont là. Il y a certes la foi d’Abraham : Colon l’exalte en un passage sublime de sa lettre aux Altesses, dat
49hoses : Il a de nombreux et très grands châteaux. Abraham avait plus de cent ans quand il engendra Isaac, et Sarah était-elle u
50homme de la foi, nous le trouvons en marche comme Abraham qui partit sans savoir où il allait. S’il nous parle d’une Inde aux c
18 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
51blance n’entre jamais en relation avec Dieu. » Si Abraham n’avait pas accepté l’invraisemblable, il ne serait jamais parti pour
19 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
52é plusieurs siècles alliée avec Dieu en la race d’Abraham, si a elle toutefois répudiée. Mais le mariage, par lequel le Christ
20 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
53istine de Suède meurt à Rome en 1689 ; et le Czar Pierre part pour l’Europe en 1696. Genre littéraire aux frontières indécises
21 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
54ntalistes. Les premiers n’ont vu dans l’œuvre de Pierre qu’une transgression des bases de la Russie, une contrainte qui pesa
22 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
55 ensuite le christianisme : À la parole de saint Pierre, quoique l’une des très rares religions qui fussent mal vues à Rome,
23 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
56 ses intérêts, au nom d’une vocation universelle. Abraham, « le père des croyants » était parti sans savoir où il allait, parce