1 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
1 là où le créateur, supposant le problème résolu (Racine), fait une œuvre d’art. Ou bien encore, l’artiste, usant de cette sor
2 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
2hoisir un cadre étroit, voire même conventionnel. Racine en est le plus haut exemple. La Société dans laquelle évoluent les hé
3 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
3lus triplé, et c’est sans doute encore trop dire. Racine avait un millier d’auditeurs ; Valéry, Claudel, Gide, Péguy n’ont guè
4 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
4ceux qui ne sont guère capables de l’aimer… 10. Racine, ou le mythe déchaîné L’opposition classique de Racine et de Corneill
5e, ou le mythe déchaîné L’opposition classique de Racine et de Corneille se réduit à ceci, touchant le mythe : Racine part du
6e Corneille se réduit à ceci, touchant le mythe : Racine part du philtre comme d’un fait indiscutable privant ses victimes de
7devient-elle la formule même de notre mythe. Mais Racine, dans ses premières pièces, raccourcit la portée du mythe à la mesure
8it du sang et des morts dans une tragédie, ajoute Racine, il suffit que l’action en soit grande, que les acteurs en soient hér
9t fallu pousser jusqu’à la mort, — cette mort que Racine ne juge pas nécessaire. La pudeur classique, tant vantée, ne va pas,
10r absolu. Mais faute d’atteindre cette limite, un Racine se condamne et nous condamne à goûter une mélancolie de nature essent
11ifier la vie ; mais les « passions excitées » par Racine, cette « tristesse » à laquelle il nous invite à prendre on ne sait q
12» (sécularisation de la passion) ne peut conduire Racine qu’au jansénisme, c’est-à-dire à la forme de mortification morose — d
13ra s’opérer qu’à la faveur d’une crise révélant à Racine lui-même la vraie nature de son délire. Phèdre est un moment décisif
14 morale évidemment chrétienne d’origine. [p. 222] Racine ne peut ni ne veut être pleinement lucide. Car sa lucidité l’obligera
15aveu. Phèdre, c’est la revanche de la mort. Oui, Racine le sait maintenant, c’est une nécessité qu’il y ait du sang et des mo
16uant à la mort la fille de Minos, et sa victime ! Racine, sous le couvert de son sujet antique, se punit doublement dans Phèdr
17ssible de vouloir vaincre. L’opinion — à laquelle Racine se montre si sensible — l’opinion est toujours avec Tristan contre le
18n’est jamais avec les amants incestueux. Ensuite, Racine se punit par personnes interposées en refusant à la passion de Phèdre
19i y tint le rôle de la reine. Et Hippolyte, c’est Racine tel que maintenant il se souhaite : insensible au charme mortel… Conf
20ion est condamnable sans appel. Mais je l’ai dit, Racine à l’époque de Phèdre est encore en pleine crise, balançant devant la
21a loi du jour qu’il veut servir désormais, oblige Racine à rendre le jeune prince insensible à l’amour de Phèdre. Il déclare d
22ère d’Hippolyte. Mais le vieil [p. 223] homme, le Racine naturel, cherche à tourner cette loi sévère qui, condamnant l’inceste
23, c’est la passion qui intéresse — au sens fort — Racine. L’autre moyen qu’il a trouvé pour en parler voluptueusement, tout en
24! Malgré tout — malgré même ce dernier trait que Racine a su faire mentir — j’en viens à croire qu’il est sincère dans sa Pré
25se majestueuse ». On est tout près de Port-Royal. Racine, comme Pétrarque, était de la race des troubadours qui trahissent l’A
26… 12. Éclipse du mythe Malgré Corneille, malgré Racine jusqu’à Phèdre, la fin du xviie siècle français souffre ou bénéficie
27nts de moins [p. 237] en moins mystérieux ; enfin Racine l’abat, non sans avoir reçu dans cette lutte avec l’ange mauvais la p
5 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
28 et nulle culture ne sont proprement concevables. Racine aussi, nous l’avons vu, croyait qu’on pouvait faire des tragédies san
6 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
29 monde ; Auteuil lui suffisait. Paris suffisait à Racine ; et tous deux, Racine et Boileau, furent bien gênés, lorsqu’ils dure
30ffisait. Paris suffisait à Racine ; et tous deux, Racine et Boileau, furent bien gênés, lorsqu’ils durent suivre le Roi dans s
7 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
31r nous le frisson sacré du drame antique, dont un Racine n’avait guère retenu que l’argument) ; redécouverte des secrets du st
32Shakespeare, Cervantès, Molière, et une fois dans Racine. La misère humaine est mise à nu, à propos de l’amour, dans l’École d
8 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
33i de compositeurs du plus haut rang. Hölderlin ou Racine, Mozart ou Rubens, Shakespeare ou Dostoïevski seraient impensables en
9 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vingt langues, une littérature (mai 1967)
34 le génie de la France du Grand Siècle qui a fait Racine, c’est à cause de Racine qu’on parle du Grand Siècle, pour désigner u
35 Grand Siècle qui a fait Racine, c’est à cause de Racine qu’on parle du Grand Siècle, pour désigner une période des plus sombr
10 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
36e de la France [p. 65] du Grand Siècle qui a fait Racine ; c’est plutôt à cause de Racine qu’on parle du Grand Siècle, pour dé
37iècle qui a fait Racine ; c’est plutôt à cause de Racine qu’on parle du Grand Siècle, pour désigner une période des plus sombr
38ngen » de Gœthe, Euripide dans 1’« Iphigénie » de Racine et dans celle de Gœthe. Ou, de nos jours, les Mille et Une Nuits et C
11 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 13. Les variétés de l’expérience régionale
39dire sensible ?), je réponds par un hémistiche de Racine, qui aurait de quoi les inquiéter : « Il perd le sentiment » veut dir