1 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
1. C’est alors qu’un Franklin, qu’un Guizot, qu’un Staline, vous camouflent cette démission en dignité nouvelle. La dignité de l
2 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
2rale, que le soviétisme est en train de rajeunir, Staline prenant glorieusement la suite de Benjamin Franklin. Pour cette fois,
3 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
3 celui des « faits » et de la « matière » ; enfin Staline le réduit à un rôle publicitaire, bientôt négligeable, au service de
4 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
4ituel à la Von Papen, ou le [p. 16] matériel à la Staline, nous paraissent également attenter aux véritables valeurs spirituell
5 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
5’est l’épitaphe idéale pour le brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qu
6 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
6 firent centralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les régimes qu’ils venaient
7 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
7rale, que le soviétisme est en train de rajeunir, Staline prenant glorieusement la suite de Benjamin Franklin. Pour cette fois,
8 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
8. C’est alors qu’un Franklin, qu’un Guizot, qu’un Staline, vous camouflent cette démission en dignité nouvelle. La dignité de l
9 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
9meuse « matière » sur laquelle tout se fonde, que Staline s’est vu contraint, pour en finir, de fixer la saine doctrine par un
10 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
10aquelle les surréalistes adoptent les méthodes de Staline, si rigidement rationalistes. Elles vont exactement à l’encontre du b
11nser instituées par la physique relativiste. Mais Staline, on le sait, a condamné Einstein. Il semble bien que ces « barrages »
11 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
12térêts convergents, du côté d’Hitler par exemple. Staline veut une armée française puissante, il approuve la loi de deux ans. «
13aise puissante, il approuve la loi de deux ans. « Staline a raison » affirme l’affiche communiste ; mais alors La Rocque n’a pa
14les gauches ; et c’est à cause de la mystique. Et Staline, disent les droites, a tort : car nous voulons une armée forte, [p. 3
12 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
15 manifestes, placardés sur les voies publiques, « Staline a raison » mais l’Humanité n’a pas tort. À mi-chemin entre l’idéologi
13 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
16stes ou libéraux, par la presse d’opposition, par Staline qui fait taire cette presse au nom de la Révolution, par Hitler dénon
14 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
17. Quelle que soit la haine violente qui oppose un Staline et un Hitler, ils se ressemblent au moins en ceci, qui est décisif :
15 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
18ue que revêtent toutes les entreprises [p. 94] de Staline, favorise peut-être à l’excès les généralisations de la critique, les
19on ou régression sur les « décrets culturels » de Staline ; et je ne dis pas, ou pas encore, contre le Plan, mais en vertu de t
16 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
20lleries de l’intelligentsia devant les actes d’un Staline et d’un Hitler sont plus honteuses encore qu’impuissantes. Ces deux h
17 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
21spect schématique que revêtent les entreprises de Staline favorise peut-être à l’excès les généralisations de la critique, les
22on ou régression sur les « décrets culturels » de Staline. Et je ne dis pas, ou pas encore contre le Plan, mais en vertu de tou
18 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
23acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûle, ou si Staline ne peut le sauver qu’au prix de la vie du Dieu qui est en lui, c’est
19 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
24ce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler ou de Staline, mais aussi contre toute espèce de fascisme « à la française ». Parce
20 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
25éel dégoût pour l’idéal du servage industriel que Staline impose au peuple russe ; que l’alternative actuelle n’est pas machini
26rtes scientifiques comme « dangereuses », puisque Staline a condamné Einstein, tout de même qu’un pape condamnait Galilée, etc.
27 confiance sereine dans le marxisme révisé par M. Staline, seule « technique du progrès humain ». Nous saurons désormais ce que
21 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
28evistes, — avec un peu de retard — on va chercher Staline… La France n’a que Doriot à mettre sur ce rang. N’oublions pas tout d
22 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
29des arguments très voisins de ceux qu’utiliserait Staline pour justifier son « américanisme ». Ils diront : c’est un stade néce
30s’y prêtait moins que le nôtre ? (Ou bien, contre Staline : était-ce la peine de dénoncer la peste du capitalisme, pour déclare
23 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
31imerait qu’ils le sachent, et le disent, comme un Staline et un Hitler l’ont dit ou l’ont fait dire souvent. Ce serait là, semb
24 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
32e ce qu’ils pensent de la brutalité tyrannique de Staline, des camps de concentration sibériens, des fusillades massives, de l’
33tarien (« Valeurs spirituelles »). Qu’importe que Staline se conduise comme le premier Führer venu : il dit que c’est au nom de
25 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
34à ceux de Saint-Denis ! Noske, Mussolini, Doriot, Staline ont plus d’un trait commun, quoi qu’ils en pensent. p. 994 ae. «
26 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
35e redoutent les bourgeois, qui n’est pas celui de Staline… Mais si vigoureuse que soit cette analyse — et si utile sa lecture p
27 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
36anarchistes de la FAI sont fédéralistes. Or c’est Staline, l’impérialiste centralisateur, l’oppresseur des minorités dans l’Uni
28 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
37in d’opérer un dressage du peuple allemand (comme Staline, un dressage du russe), dressage dont les buts n’ont rien de traditio
38et le sens du service social.   Compensations. — Staline proclame une religion du travail et les Russes sont les plus paresseu
39ipes à ses intérêts, pourquoi s’allie-t-elle avec Staline ? Il a fait pire que nous contre la liberté. »   Chaque fois que l’on
40aïssez réalise votre rêve, et plus habilement que Staline : loin de vous fusiller, il vous donnerait un grade dans son Front du
29 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
41ce de fascisme imité de Mussolini, d’Hitler ou de Staline, mais aussi contre toute espèce de fascisme « à la française ». Parce
30 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
42des arguments très voisins de ceux qu’utiliserait Staline pour justifier son « américanisme ». Ils diront ; c’est un stade néce
43’y prêtait moins que la France ? (Ou bien, contre Staline : était-ce la peine de dénoncer la peste du capitalisme, pour déclare
31 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
44peut aller cette « croisade » qui réjouit tant M. Staline… Alors on me dit : Vous parlez politique, quand il s’agit de sauver l
32 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
45exactement consciente des conditions de sa durée. Staline s’est assigné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Ca
46 sexuelle comparable à celui de la Russie jusqu’à Staline. Mais le processus de ruine des obstacles sociaux, développé sans vio
33 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
47tir des réformes. Mais personne ne la prépare. M. Staline a d’autres plans, et Ce soir a d’autres vertus. S’il se fait une révo
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
48exactement consciente des conditions de sa durée. Staline s’est assigné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Ca
49 sexuelle comparable à celui de la Russie jusqu’à Staline ? Le processus de ruine des obstacles sociaux, pour s’y être développ
35 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
50 firent centralistes comme les rois. Ainsi encore Staline et Hitler se firent césaro-papistes comme les régimes qu’ils venaient
36 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
51. 88] pour nous en délivrer. Ces signes — Hitler, Staline, ou les Capitalistes, selon les cas, les méchants en général — ces si
37 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
52meuse « matière » sur laquelle tout se fonde, que Staline s’est vu contraint, pour en finir, de fixer la saine doctrine par un
38 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
53se en Algérie), quand l’Europe en est à Hitler, à Staline, à de Gaulle, à ceux qui se préparent à les dépasser. Elle imite les
39 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
54les modèles récemment présentés par MM. Hitler et Staline. Je m’en tiens là dans mes jugements, j’arrive à peine. Mais si j’ess
40 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
55s nous qui avons connu par la persécution Hitler, Staline, et l’exil et la guerre, et le cinéma pour notre information si les c
41 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
56gouvernants ? J’essaye de me mettre à leur place. Staline voudrait la paix, car sa Russie blessée doit d’abord être reconstruit
57ci chargé du monde en plus ! Ainsi d’Attlee et de Staline, bien que ce dernier me paraisse plus habile dans le grand art de pre
42 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
58tait plus libre qu’un fonctionnaire du parti sous Staline. Et George Washington était plus libre qu’un citoyen américain qui to
43 1946, Lettres sur la bombe atomique. iv. La vérité n’est plus du côté des canons
59tifs. Celui qui accomplirait l’Évolution, c’était Staline, nous disaient-ils, comme disposant du plus grand nombre de mitraille
44 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
60l dit qu’il n’en a pas le temps… Quant au rôle de Staline, il paraît être de profiter de la guerre des autres pour consolider l
61ours la structure du pouvoir qu’elle renverse, un Staline, un Hitler et, dans une mesure moindre, un Mussolini, se virent contr
45 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
62que je lui confie mon opinion sur la stratégie de Staline. « J’ignore, lui dis-je, toutes les données de la question, le nombre
63nnées de la question, le nombre de divisions dont Staline dispose, le rythme de sa production de guerre, ses pertes, ses réserv
46 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
64s aucun scrupule. De même, on vit Hitler, on voit Staline, écraser les partis à l’intérieur, puis se comporter vis-à-vis de l’O
65 nom de la dialectique marxiste : c’est ainsi que Staline a justifié la liquidation des koulaks et le pacte [p. 54] germano-sov
47 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
66n à froid, de discipline d’acier (c’est le nom de Staline) et de diplomatie à coups de marteau (c’est le nom choisi par Molotov
48 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
67eux qui appellent un chat l’absence d’un chat, et Staline un vrai démocrate. Mais on va me dire encore : comment se fait-il que
49 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
68beaucup à l’affaire. Celui que vous n’auriez pas, Staline le prend : c’est le temps de méditer avant d’agir. Mais celui que vou
50 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
69t tout. Mais s’il faut éviter que l’étranger soit Staline, ils acceptent fort bien que leurs armées soient commandées par un Am
51 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
70e d’un timbre-poste, nous serons un peu déçus, et Staline très content. [p. 31] Voici l’acte que je vous propose, au nom de l’
71isse du temps, je vous proposerai de l’obtenir de Staline. Car en Europe, il y en a peu. Si vous me dites enfin que c’est plus
52 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
72ectiquement à l’aide de Marx, ou de Lénine, ou de Staline, mais dite, et sans retour, et de cette manière-là, par la révolte et
53 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
73a génétique selon Lyssenko, la linguistique selon Staline, ou l’histoire selon les prochains aveux de Beria ! Les arts peuvent,
54 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
74 a souvent noté que les dictateurs, de Napoléon à Staline, en passant par Hitler, viennent des confins de la patrie qu’ils domi
55 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
75essé d’être redoutable, puisque, après la mort de Staline, elle a cessé d’être une vraie dictature. Ce fait est établi par les
76olkhozes ; de l’accusation contre les médecins de Staline à leur réhabilitation. On sent qu’il s’agit là d’une nécessité organi
77t de se demander : « Khrouchtchev est-il un autre Staline ? » Et de répondre : « Très évidemment non. C’est un personnage agres
78et tout à fait extraverti. » Tout le contraire de Staline, comme on voit. En 1927, M. Bevan écrivait dans son journal intime :
7927, M. Bevan écrivait dans son journal intime : « Staline est-il un autre Lénine ? Très évidemment non. » Et il avait raison. H
56 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
80 de très sanglants : Napoléon, Hitler, Mussolini, Staline. Ces tyrans n’ont été abattus que par la guerre ou par la mort. Et la
57 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
81 la « déstalinisation » a commencé dès la mort de Staline 44 ou par elle. Ce qui est indiscutable, c’est l’importance psycholo
82 toute une série de points remarquables : mort de Staline, liquidation de Beria, affirmation du pouvoir collégial, dégel, excus
83nti et les pro-communistes privés de la figure de Staline ? Enfin, quelles sont les « contradictions » majeures qui menacent d’
84e passe pas.   1. Les circonstances de la mort de Staline ne sont pas encore éclaircies. K. n’ignore pas les bruits qui circule
85ans son rapport. 2. K. limite ses attaques contre Staline à ce qui s’est passé depuis 1934, et seulement aux dépens des « bons
86is ou américain, prodiguées par les procureurs de Staline. Mais il omet de rappeler que l’acte d’accusation publié au lendemain
87a Place Rouge. 9. K. justifie sa servilité envers Staline en invoquant les risques qu’il courait. C’est justifier Vichy et, du
88angeant seulement les photos. Lénine, substitué à Staline, ne serait-il pas une « personnalité » ? Et son mausolée de la Place
89ntenir à tout prix. Sacrifier post mortem le seul Staline, ce n’est rien sacrifier du tout, mais c’est détourner l’attention du
90raie condition des crimes que l’on impute au seul Staline. Or la direction collégiale n’est que la continuation par d’autres mo
91d’autres moyens (ou les mêmes) de la dictature de Staline. Elle pourrait se justifier au nom du même prétexte : la dictature du
92 dogme intangible du marxisme. Mais les crimes de Staline illustraient trop clairement les vices de tout système dictatorial. Q
93u’a fait le rapport de K. Au sujet de la folie de Staline, K. recourt au même procédé de mystification ou de camouflage. Rien n
94il au temps d’Hitler, qui était aussi le temps de Staline. Et que la dictature se dise collégiale ou s’avoue personnelle n’y ch
95oue personnelle n’y change rien 46 . K. dénonçant Staline au nom de ses créatures — et des seules que Staline ait épargnées — n
96aline au nom de ses créatures — et des seules que Staline ait épargnées — ne donne aucune indication quelconque et moins encore
97e simple figure de langage : elle n’a jamais gêné Staline lui-même 47 . « Dictature du Prolétariat » est une autre figure de la
98n place. Enfin, le dernier carré des complices de Staline, moyennant un crachat sur sa tombe, reste en place. C’est ainsi qu’on
99en d’autres problèmes. Au lendemain de la mort de Staline, que pouvaient-ils donc faire, sinon ce qu’ils ont fait ? — Bien des
100r tout ce qui permet de le condamner. Qui a tué Staline ? Tout cela tendrait-il à prouver qu’il n’y a pas eu « déstalinisatio
101 lumière ce qu’il tend à cacher. Il est clair que Staline est renié. Mais il est non moins clair que les méthodes et les procéd
102 vrai point de départ. K. s’est tu sur la mort de Staline. Or, selon qu’il s’agit d’un meurtre concerté, ou d’une disparition p
103ore se porter aussi bien que ceux qui ont liquidé Staline ; ou qu’au contraire, le dépassement du « stalinisme » s’est bien rée
104entraînant au moment voulu la mort naturelle d’un Staline qui se trouvait avoir fait son temps. La seconde hypothèse est celle
105ils ont eu des postes et des charges du vivant de Staline ; mais faut-il en conclure que ce sont d’enragés staliniens qui se lé
106s eurent « des postes et des charges du vivant de Staline ». (Il serait difficile de le nier.) Ils étaient donc les hommes du s
107Sartre n’approuvait pas ? L’action personnelle de Staline, en tant que distincte du stalinisme nécessaire ? Ne serait-il pas pl
108ire ? Non, car tout se compliquerait aussitôt. Si Staline et le stalinisme n’étaient pas une seule et même chose, l’un pouvait
109il, « par une progression savante… dès la mort de Staline »). Il est hors de question que Staline se soit « supprimé lui-même »
110a mort de Staline »). Il est hors de question que Staline se soit « supprimé lui-même ». A-t-il donc été tué par le mouvement d
111érieux : la seule vérité bien certaine, c’est que Staline est mort et que, trois ans plus tard, ses successeurs ont jugé nécess
112té comme système défini, en dehors de l’action de Staline ; rien ne prouve que l’action de Staline ait été une phase « nécessai
113ction de Staline ; rien ne prouve que l’action de Staline ait été une phase « nécessaire » (voulue par le mouvement de l’Histoi
114evisme ; rien ne prouve donc que l’élimination de Staline par ses favoris inaugure une période nécessairement nouvelle du commu
115vé les dits acteurs quand ils faisaient le jeu de Staline, et les approuvent encore quand ils disent ne plus le faire. Je pense
116ent ne plus le faire. Je pense, au contraire, que Staline a été brutalement liquidé par l’action beaucoup moins calculée que pa
117e certains des « excès » clairement démentiels de Staline, aucune de ses méthodes fondamentales, lesquelles étaient et restent
118tature ; que le « stalinisme », si on en défalque Staline, n’était rien d’autre que le bolchevisme, lequel dure, comme on le vo
119 on le voit, sous l’administration des hommes que Staline a formés ; et qu’enfin le seul grand changement produit par la mort d
120les camps ; je prends K. et son groupe, je laisse Staline ; je prends les idéaux, je laisse les faits.) Ce que prétendent laiss
121non consulté) suppose la dictature, et K. suppose Staline, qui l’a fait. Dans un système totalitaire, par définition tout se ti
122isque, en effet, ils justifiaient toute action de Staline en tant que seul juge de la Ligne et porteur du mouvement de l’Histoi
123examen critique des faits connus de tous : 1. que Staline était un fou cruel et rusé (le « Caligula du Kremlin », écrivaient Pr
124 de la déclencher) n’avait pas été gagnée grâce à Staline, au contraire, ni même grâce au marxisme-léninisme ; 3. que Staline g
125ire, ni même grâce au marxisme-léninisme ; 3. que Staline glorifié, en gros et en détail, par tous les communistes du monde ent
126 4. que la destruction de millions de koulaks par Staline au nom du progrès, était aussi monstrueuse que celle de millions de j
127és depuis trente ans soit (s’il fallait en croire Staline) par une majorité de traîtres et d’espions au service du capitalisme,
128et K. le confirme) par une minorité de scélérats, Staline en tête, dont la plupart des créatures sont encore au pouvoir en URSS
129t de la doctrine marxiste-léniniste, incarnée par Staline pendant trente ans ; la contre-épreuve d’un tel jugement étant fourni
130choses ne sont plus niées (les camps, la folie de Staline, son incapacité militaire, sa politique « erronée », ses falsificatio
131s russes et le vôtre aient changé. Répéter contre Staline et Beria ce qu’ils disaient contre Trotski, Kamenev ou Toukhatchevski
132. Justification erronée : les moyens employés par Staline, qui fut pendant tout le temps de notre débat l’incarnation incontest
133e du communisme, n’étaient pas ceux de la fin que Staline alléguait, ni dans le fait (comme nous le disions alors) ni même dans
134plement le jeu des camps. C’était faire le jeu de Staline, fauteur et pourvoyeur des camps. (Mais il n’y avait pas de camps !,
135nationalisme ; de voir dans Jaspers un nazi, dans Staline un penseur, et dans Stil quelque chose ; enfin de situer « à gauche »
136jour au lendemain tout le mal qui s’est fait sous Staline à un « culte de l’homme » qu’on se bornait à nier, mais qu’il faut à
137n’avoir vraiment pas pu crier au fou du vivant de Staline… Ainsi K. bat sa coulpe sur les joues de Thorez, de Duclos et de Togl
138it qu’on se déclare autonome en reniant le nom de Staline, mais qu’on se montre obéissant, d’une manière spontanée, aux plans r
139 Jusqu’à la veille du rapport, en effet, dire que Staline était le génial Père des Peuples était « vrai » au nom de l’Histoire,
140ls m’ont l’air encore plus menteurs en critiquant Staline par ordre, qu’en le traitant de génial bienfaiteur des prolétaires du
141 et nécessairement raison, qu’il soit incarné par Staline comme hier, ou par K. et son groupe comme aujourd’hui, sauf qu’on rec
142onnaît « spontanément » qu’à partir d’aujourd’hui Staline se trompait hier, en même temps qu’on suggère que K. peut se tromper.
143. Car ou bien tout se défait ; ou les « crimes de Staline » apparaissent comme le fait du système tout entier. Une analyse mar
144 tout entier. Une analyse marxiste des crimes de Staline est-elle possible ? — Répudier, comme le font nos PC, les « actes d’a
145font nos PC, les « actes d’arbitraire reprochés à Staline », ce n’est pas encore expliquer ni pourquoi ni comment il a pu les c
146si elle reste orthodoxe, devrait montrer soit que Staline n’a jamais rien fait par lui-même — ce qui aurait pour effet de le ré
58 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
147z trouve donc l’URSS hésitante. Depuis la mort de Staline, elle tendait à s’ouvrir au commerce, à la liberté des échanges, au p
59 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
148 de très sanglants : Napoléon, Hitler, Mussolini, Staline. Ces tyrans n’ont été abattus que par la guerre ou par la mort. Et la
60 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
149suicidé dans la débâcle, Mussolini a été fusillé, Staline et Beria liquidés, Perón chassé — et les autres chancellent. Toutes l
61 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
150tait à porter cette erreur au pire. Or, Hitler et Staline n’ont fait en réalité que pousser l’utopie démocratique à ses conséqu
62 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
151ration fatale. Après avoir craché sur la tombe de Staline, les Joyeux Butors du Kremlin ont inauguré le nouveau cours : à la li
63 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la fabrication des nouvelles et des faits (février 1958)
152nt décidé, ce jour-là, de donner les manchettes à Staline, questionné sur la paix — il est pour — par quelque journaliste améri
64 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
153étant chrétien, ne saurait être un dictateur à la Staline, seul porteur du Sens de l’Histoire, maître des âmes et des réflexes.
154ue le chef veut servir. Les crimes d’Hitler et de Staline étaient légitimés, bien au contraire, par la doctrine que proclamaien
65 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
155out en le poussant à étudier la biographie de feu Staline — celui que vous remerciez d’avoir sauvé la France et réconforté le p
66 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur un chassé-croisé d’idéaux et de faits (novembre 1959)
156 et risibles… Si l’on songe au Führer, au Duce, à Staline, il devient évident que Khrouchtchev est une créature intermédiaire e
67 1960, Preuves, articles (1951–1968). Sur la détente et les intellectuels (mars 1960)
157dégel » et les « révélations » du XXe Congrès sur Staline (réglant le compte de Jdanov en passant). Il y eut l’Octobre de Polog
68 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — g. Parenthèse sur le sens des mots
158notre culture vaudrait-elle mieux que celle qu’un Staline, qu’un Mao, ont tenté d’imposer par décrets ? Elle serait strictement
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
159 la Russie » dont les conseils européens, non pas Staline, seraient responsables. Dostoïevski ne ferait-il pas partie du trésor
70 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
160gence Retinger et lui communiquait, de la part de Staline, une offre d’accord. Les négociations furent menées par Sikorski et R
161Stafford Cripps intervenait directement auprès de Staline, quand on se trouvait dans une impasse. Certains milieux polonais de
71 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
162t dit en passant : s’il était vrai que la peur de Staline et de l’impérialisme communiste ait été, comme on le répète, le vrai
72 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
163phénomènes moins humanistes, la Russie Tolstoï et Staline, l’Espagne Cervantès, Colomb et l’Amérique, cette dernière Orson Well
73 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
164ement les rites, ou pour un peintre officiel sous Staline. L’imitation, en Europe, n’est qu’un moyen de maîtriser une technique
74 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
165nclus : « OK ! Lors du prochain Congrès européen, Staline, qui est plus fort que vous, enverra cinquante délégués ! Et l’Europe
75 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.1. Le mouvement européen
166 de la Révolution. Mais le grand style se perd et Staline est aux portes. Il s’agit en réalité de la vie ou de la mort d’une ci
76 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.1. L’Europe contestée par elle-même
167ce qu’un Hitler fit pour l’Allemagne, de ce qu’un Staline fait pour ses Russes : qu’ils définissent un nouveau way of life, cap
77 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.1. Éducation, civisme et culture
168ement les rites, ou pour un peintre officiel sous Staline. L’imitation, en Europe, n’est qu’un moyen de maîtriser une technique
78 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.3. Sur la fabrication des nouvelles et des faits
169, ce jour-là, de donner les manchettes à [p. 100] Staline, questionné sur la paix — il est pour — par quelque journaliste améri
79 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
170ous faisait redouter la guerre froide au temps de Staline ? Il semble hors de question que l’Occident puisse nourrir les millia
80 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
171tentissant échec. (S’il était vrai que la peur de Staline ait été le vrai moteur de notre union, la première institution europé
81 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
172, on parlait de mathématiques allemandes, et sous Staline d’une biologie marxiste. Ces excès doivent [p. 137] nous rendre atten
82 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
173 — formule Napoléon, Bismarck, Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Brejnev, Mao — égale Police plus Idéologie. N’importe quelle
174ce de la Cité comme le voulaient Platon, Maurras, Staline, Hitler et le Duce. D’où l’on voit que le « politique d’abord » de Ma
83 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
175émocratie dans ces Méfaits. Notez que le maréchal Staline n’en a jamais dit que du bien. C’est donc assurément de la même chose
84 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
176 noir, c’était pour n’avoir pas à reconnaître que Staline était en bon train de le substituer à l’élan révolutionnaire des Inte
85 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
177tit à Napoléon. La Révolution d’Octobre aboutit à Staline. À ceux qui me répètent : « On ne fait pas d’omelette sans casser des
86 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
178pe et en Amérique. (Il y en eut en Russie jusqu’à Staline : Stravinsky, Malevitch, Kandinsky, Mandelstam, etc.) La Querelle des
87 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
179 peuplement », comme l’URSS les a pratiquées sous Staline. La vérité frappante de cette remarque est avant tout d’ordre psychol
88 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
180d à la fois Du temps de la montée de Hitler et de Staline, un jeune mouvement personnaliste, L’Ordre nouveau 78 , résumait [p.
89 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 14. L’autogestion politique
181x plus grands massacres de l’Histoire ! Hitler et Staline ont multiplié par plusieurs millions les victimes de la criminalité «
90 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
182ce de la Cité comme le voulaient Platon, Maurras, Staline, Hitler et le Duce. D’où l’on voit que la « politique d’abord » de Ma
183État-nation — formule Napoléon, Bismarck, Lénine, Staline, Mussolini, Hitler, Mao — égale Police plus Idéologie. N’importe quel
184ur jacobine à Napoléon, la Révolution d’octobre à Staline. Quant à ceux qui aiment à répéter qu’on ne fait pas d’omelette sans
91 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. IV. Les Régions
185emière Guerre mondiale, des États totalitaires de Staline, Mussolini et Hitler, imités après la Seconde Guerre mondiale par prè
92 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
186s déprime tout sens simplement prospectif. — « Si Staline persévère dans sa ligne actuelle » (p. 77) est une de ces erreurs iné