1 1961, La Vie protestante, articles (1938–1961). Bilan simple (29 décembre 1961)
1ions, et les débuts de leur union ? Tandis que le Tiers Monde, copiant ses anciens maîtres, se livre à la passion nationaliste, qui
2 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
2e savaient plus trouver dans notre foi. Ce que le Tiers Monde nous emprunte, ce n’est pas notre créativité, mais ses produits. Nous
3 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
3uille la juger, a réveillé en fait les peuples du Tiers Monde. Ils ont découvert qu’ils étouffaient dans leurs régimes traditionnel
4l’adoption accélérée de notre civilisation par le Tiers Monde. Je le disais d’entrée de jeu : l’Europe a fait le monde, et cela no
5ntrainte. Et partout, dans les nations neuves du Tiers Monde, il a suffi que nos administrateurs civils et militaires s’en aillent
6ses pour nous, Européens, que pour les peuples du Tiers Monde. Fâcheuses pour nous d’abord. Car il est évident que notre civilisati
7es récemment libérées. Ces nouveaux venus dans le Tiers Monde ont des notions beaucoup plus simples du progrès, tant social et mora
8eurs chances soient meilleures que les nôtres. Le Tiers Monde les accueille sans méfiance de principe. Il ne dit pas de leurs dons,
9t du néo-colonialisme ! » Et pourtant, [p. 71] le Tiers Monde, en cette affaire, a bien plus à perdre que nous. Ses meilleurs espri
10n, entendait se faire l’écho des ressentiments du Tiers Monde à l’égard de notre culture et de sa diffusion désordonnée. Rappelant
11 largement responsables des erreurs que commet le Tiers Monde quand il nous juge. Ce ne sont pas nos meilleurs représentants, les p
12teurs, plus efficaces ? Va-t-elle être évincée du Tiers Monde par ses vices, au détriment de ses valeurs authentiques ? Ou peut-ell
13aiblesse, ou ces crimes d’un passé récent dont le Tiers Monde nous tient pour responsables. Car cette faiblesse, je l’ai montré, ne
14turellement, que je vois se tourner les élites du Tiers Monde : c’est à travers l’Europe qu’elles conçoivent la nécessité et les mo
15ut cela représente une expérience humaine dont le Tiers Monde devrait beaucoup apprendre, lui qui veut à tout prix nos belles machi
16che dont l’Occident soit responsable à l’égard du Tiers Monde comme de lui-même. Car c’est l’Europe qui a répandu dans le monde ent
17e mal enfièvre aujourd’hui la plupart des pays du Tiers Monde, les pousse aux pires excès du chauvinisme, et à des mesures économiq
18nomie, il y a sans doute une grande leçon pour le Tiers Monde, mais aussi et peut-être d’abord pour l’ensemble de l’Occident — l’Am
4 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
19s nouvelles à établir entre une Europe unie et le Tiers Monde. Pleins d’idées et de chiffres, d’un optimisme sobre, d’un réalisme c
20nce. Qu’est-ce que l’Europe a « étouffé » dans le Tiers Monde colonisé ? (Qui est fort loin de représenter « la quasi-totalité de l
21sme, malgré ses crimes, a réveillé les peuples du Tiers Monde dans le très bref espace de deux générations. Il leur a présenté des
22mble ? L’Europe est littéralement la création du Tiers Monde, écrit Fanon. Ses richesses ne proviendraient que de ses vols, c’est-
23as humain avant le xvie siècle !) En quittant le Tiers Monde, l’Europe aurait donc signé son arrêt de mort économique et de rapide
24 la crise économique et la fièvre nationaliste du Tiers Monde, devant la crise morale de l’URSS, l’heure n’est pas de cracher sur n
25et d’en tirer les conséquences pratiques, pour le Tiers Monde et pour l’Europe qui doit l’aider. Nous n’avons pas le droit de frust
5 1962, Esprit, articles (1932–1962). Lettre à Jean-Marie Domenach, à propos de « Sartre et l’Europe » (mai 1962)
26 la crise économique et la fièvre nationaliste du Tiers Monde, l’heure n’est pas de cracher sur nos valeurs, mais de les prendre no
27 et d’en tirer les conséquences pratiques pour le Tiers Monde et pour l’Europe qui doit l’aider… Ce que nous devons offrir au monde
28r bassement matérialistes, n’étant ni Russe ni du Tiers Monde. p. 877 ax. « s.t. », Esprit, Paris, n° 306, mai 1962, p. 877-87
6 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
29ous les continents de la planète, à l’heure où le Tiers Monde l’interroge avec une anxiété mêlée d’arrogance, à l’heure où elle s’i
7 1965, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe et le monde [Introduction] (février 1965)
30(55 souhaitaient venir, mais sont occupés dans le Tiers Monde à faire ce dont nous tentons ici de mieux voir comment il faut le fai
31Occidentaux d’aujourd’hui autant qu’aux hommes du Tiers Monde, comment et pourquoi ces sous-développés qu’étaient les Européens du
32tée, consiste au contraire à soutenir que face au Tiers Monde il convient que les Européens reprennent conscience de leurs vertus f
33ement, comme beaucoup le font aujourd’hui dans le Tiers Monde encore plus que chez nous. Retenons donc la notion de l’égalité de to
34 traitant surtout des effets de l’adoption par le Tiers Monde du plus [p. 25] néfaste de nos produits d’origine : le nationalisme ;
35 : le nationalisme ; mais aussi de l’usage que le Tiers Monde voudrait faire de notre socialisme plutôt que de notre libéralisme et
36its, ou d’essayer de les vendre au rabais dans le Tiers Monde, mais bien plutôt de mettre le Tiers Monde en garde contre leur usage
37ans le Tiers Monde, mais bien plutôt de mettre le Tiers Monde en garde contre leur usage inconsidéré, dans un contexte entièrement
38r en toute certitude ? L’idée si répandue dans le Tiers Monde de « rattraper » l’Occident a-t-elle un sens, quand l’Occident change
39sme, le statut de la femme en Occident et dans le Tiers Monde, enfin le problème de la population. Les publicistes à gros tirage et
8 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
40re démontré — mais aussi pour répondre au défi du Tiers Monde, c’est-à-dire de tous ces États-nations inconsidérément multipliés su
9 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
41ique sur tous les continents de la planète, où le tiers monde l’interroge avec une anxiété mêlée d’arrogance, tandis qu’elle s’inte
10 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
42arfois bruyante et turbulente de tous les pays du tiers monde, même les plus farouchement hostiles à l’Occident. [p. 125] 2. Presq
43dent, c’est celui de toutes les cultures, dans le tiers monde, qui se voient menacées d’extinction par le succès brutal d’une civil
44ient. Au temps de la colonisation, les peuples du tiers monde ne connaissaient de nous que d’assez rares exemplaires de colons et d
45contact avec l’Occident non seulement persuade le tiers monde de sa misère, mais l’aggrave et augmente le déséquilibre entre eux et
46s d’affamés qui se multiplient sans frein dans le tiers monde. Les philanthropes qui nous adjurent de nous priver de notre superflu
47r au maximum un sixième de la demande actuelle du tiers monde, et cette demande aura au moins doublé d’ici vingt ans. À supposer mê
48effort immédiat d’éducation qui permettra seul au tiers monde de freiner l’accroissement de sa population et en même temps de dével
11 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
49ses en blue-jeans. La décolonisation a produit le Tiers Monde, qui a produit un labyrinthe d’exigences et d’impasses de tous ordres
50’existence des Deux Grands, et de la Chine, et du Tiers Monde, et des problèmes [p. 23] du xxie siècle, ce n’est pas seulement un
12 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
51s se réaliser aux dépens de l’Europe et à ceux du Tiers Monde. Tel est le drame. Il intéresse l’avenir de tous les peuples de la te
52définissent aujourd’hui, pour tous les peuples du Tiers Monde à peine moins que pour ceux de l’OTAN, la dignité de la personne huma
13 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
53nos jours par le reste du monde, notamment par le Tiers Monde, mal décolonisé à cet égard… Qu’est-ce en somme qu’instituer un État-
54ie et par les traditions : dans les pays neufs du Tiers Monde, on copie le modèle imposé à la France par un Corse. Quant à la langu
14 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
55re démontré — mais aussi pour répondre au défi du Tiers Monde, c’est-à-dire de tous ces États-nations inconsidérément multipliés su
15 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. II. La Cité européenne
56nos jours par le reste du monde, notamment par le Tiers Monde, mal décolonisé à cet égard… Qu’est‑ce en somme qu’instituer un État-
16 1970, Preuves, articles (1951–1968). Dépasser l’État-nation (1970)
57nos jours par le reste du monde, notamment par le Tiers Monde, mal décolonisé à cet égard… Qu’est-ce en somme qu’instituer un État-
17 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
58 rapide de l’écart entre le niveau de vie dans le Tiers Monde et le niveau de vie occidental, — exploitation des ressources terrest
59tries, donc de la pollution industrielle, dans le Tiers Monde, où il y a encore des espaces libres et où l’on s’imagine qu’on pourr
60ovoquera des réactions brutales. L’écart entre le Tiers Monde et l’Occident deviendra insupportable, puis engendrera des violences
61is supérieure à celle des pays industrialisés, le Tiers Monde — il faut oser le dire ! — n’a aucune possibilité matérielle de rejoi
62équipement technologique et une aide effective au Tiers Monde, la prévention des guerres nucléaires et des catastrophes écologiques
18 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi des régions ? (printemps-été 1975)
63colonisation opérée dans la haine et le mépris du Tiers Monde qui nous les rend), mais elles ont fouetté technique et industrie, qu
64libre économique croissant entre l’Occident et le Tiers Monde, dégradation générale des relations humaines. Devant la contre-attaqu
19 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Paradoxes de la prospective (automne 1975)
65tion ou de profit. Ils ont démontré que jamais le Tiers Monde ne pourra rejoindre le niveau de vie de l’Occident d’aujourd’hui. Ils
66ont fait voir accessoirement qu’il y a là pour le Tiers Monde une chance historique, qu’il serait fou de mépriser. Et ils peuvent n
67naïf chez Kipling, annonçait la révolte fatale du Tiers Monde et la décolonisation qui s’en suivrait. Et l’atomisation individualis
20 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
68ui animent l’Europe et les différents secteurs du Tiers Monde ; 2° des modalités de la confrontation de ces cultures. III. Le con
69incipe de cette crise mondiale et l’impact sur le Tiers Monde de « ce qui est venu de l’Europe ».   A. Prenons notre premier exempl
70odernité décrétée. Le chemin de la paysannerie du Tiers Monde vers la société industrielle de demain s’annonce si long que les dang
71ion démographique des régions les plus pauvres du Tiers Monde, 2°) par des famines continentales, 3°) par la pollution des océans,
72uverainetés nationales, on ne voit pas comment le Tiers Monde perdrait sa croyance aveugle dans la validité de la formule stato-nat
73États-nations serait susceptible d’exercer sur le Tiers Monde une influence décisive, orientant les peuples à travers l’élite de le
21 1977, L’Avenir est notre affaire. Introduction. Crise de l’Avenir
74anité. C’est notre folle croissance qui affame le Tiers Monde et cause les pénuries qui viennent. C’est l’excès même de nos triomph
22 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
75on des moins de quinze ans dans les pays neufs du Tiers Monde, par exemple. Ils sont là, nous ne pouvons plus rien y faire. Ils for
76 par le fait de l’Occident en régression, mais du Tiers Monde en explosion continuée 4 . [p. 18] Dans son rapport de 1970, le Cons
77 du monde occidental plus le Japon de 40 %, et le Tiers Monde aurait triplé. L’abîme entre les riches et les pauvres s’élargirait a
78t 40 % des ressources énergétiques), puis pour le Tiers Monde pléthorique, où toute croissance de la population veut dire d’abord c
79riels, cependant que la famine s’installe dans le Tiers Monde. Des remèdes existent, et tout le monde les connaît : contraception,
80réaction de rejet dans [p. 19] les populations du Tiers Monde qui en ont si tragiquement besoin ; — ils provoquent dans certains pa
81a été plus faible que le mouvement inverse 9 . Le Tiers Monde, en revanche, se précipite dans ses villes nouvelles comme l’Europe a
82x dans cette page. Ils n’y veulent voir, comme le Tiers Monde, qu’une « dernière défense » des nantis. La technologie dure, agressi
83ù elle a partie liée avec la guerre, et menace le Tiers Monde non seulement dans sa chair, par la famine, mais dans son âme, par to
84 des travailleurs occidentaux ! Complot contre le Tiers Monde ! Produit d’une « psychose collective ». Mais les méfaits du « trop f
85ion épidémique du modèle de l’État-nation dans le Tiers Monde. Indicateur universel de la Croissance et paramètre unique du Progrès
86ce réussie aux dépens d’autres pays, notamment du Tiers Monde. C’est pourtant dans ce genre d’illusion qu’a pris naissance la notio
23 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 2. Le grand litige
87se à zéro. La pression qu’on invoque affectera le Tiers Monde, qui va doubler sa densité de peuplement. Comme il est techniquement
88u Progrès, cyniquement insoucieux de la misère du Tiers Monde et préférant une image du Passé au bien-être « concret » des masses d
24 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
89rovoquées par les conflits entre l’Occident et le Tiers Monde ; le premier ayant exploité le second mais s’en étant du même coup re
90re démontré — mais aussi pour répondre au défi du Tiers Monde… Enfin, ils sont trop petits pour agir politiquement au niveau des em
91nement, de la sauvegarde des mers ou de l’aide au Tiers Monde ? Il ne peut dominer aucun de ces problèmes, à cause de sa nature et
25 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
92xplosion démographique, à la révolte imminente du Tiers Monde, et à l’absence de toute politique véritable de la part des États-nat
26 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 6. L’avenir sensible au cœur
93tion ou de profit. Ils ont démontré que jamais le Tiers Monde ne pourra rejoindre le niveau de vie de l’Occident d’aujourd’hui. Ils
94ont fait voir accessoirement qu’il y a là pour le Tiers Monde une chance historique qu’il serait fou de méconnaître. Et ils peuvent
95naïf chez Kipling, annonçait la révolte fatale du Tiers Monde et la décolonisation qui s’ensuivrait. Et l’atomisation individualist
27 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
96stissements des pétroliers et des capitalistes du Tiers Monde dans les centrales nucléaires. Vendre cinq fois plus cher fera vendre
28 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 9. Devenir soi-même
97sir, l’homme soviétique et son espoir, l’homme du Tiers Monde et son rêve d’égaler… Et quand vous en souffrez, vous le projetez dev
29 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 12. Que tout appelle les Régions
98 de retraitement du plutonium à plusieurs pays du Tiers Monde, qui n’en ont, de toute évidence, nul besoin, si ce n’est pour faire
30 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
99ense militaire, la politique monétaire, l’aide au Tiers Monde, et la concertation des recherches scientifiques — des Agences fédéra
100 actuelle dans les relations entre l’Europe et le Tiers Monde a été provoquée au xxe siècle par les séquelles du colonialisme, lui
101onflits qui opposent aujourd’hui l’Occident et le Tiers Monde, les États-nations et les Régions sont de structures homologues aux c
102us sommes tous colonisés, Européens et peuples du Tiers Monde, par un certain modèle mental qui a permis la civilisation industriel
103t avec quel succès, pendant des siècles. Quant au Tiers Monde, à peine libéré de notre présence bouleversante mais si brève aux yeu
104production jusqu’à combler toutes les pénuries du Tiers Monde ? Mais outre qu’il faudrait à cet effet multiplier — par sept selon l
105, ou plutôt imposé, aux élites occidentalisées du Tiers Monde un modèle totalement étranger à toutes leurs traditions, le modèle de
106ne rien faire pour sa fédération, c’est priver le Tiers Monde des seuls moyens de s’en tirer sans catastrophes. Car s’il est vrai q
107sponsable de la plupart des maux qui accablent le Tiers Monde, et d’abord de son explosion démographique, d’où famine, mais d’où so
108orer un modèle politique qui soit tentant pour le Tiers Monde. Quant à savoir si le Tiers Monde sera tenté, et tirera de sa libérat
109tentant pour le Tiers Monde. Quant à savoir si le Tiers Monde sera tenté, et tirera de sa libération les conclusions que nous aurio
110olonialisme, je suis sceptique. Il se peut que le Tiers Monde ne désire imiter qu’un Occident dominateur et sans scrupules, non pas
31 1977, Foi et Vie, articles (1928–1977). Pédagogie des catastrophes (avril 1977)
111t, ou plutôt imposé aux élites occidentalisées du Tiers Monde un modèle totalement étranger à toutes leurs traditions, le modèle de
112ne rien faire pour sa fédération, c’est priver le Tiers Monde des seuls moyens de s’en tirer sans catastrophes. Car s’il est vrai q
113sponsable de la plupart des maux qui accablent le Tiers Monde, et d’abord de son explosion démographique, d’où famine, mais d’où so
114orer un modèle politique qui soit tentant pour le Tiers Monde. [p. 146] Quant à savoir si le Tiers Monde sera tenté, et tirera de
115ur le Tiers Monde. [p. 146] Quant à savoir si le Tiers Monde sera tenté, et tirera de sa libération les conclusions que nous aurio
116olonialisme, je suis sceptique. Il se peut que le Tiers Monde ne désire imiter qu’un Occident dominateur et sans scrupules, non pas
32 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
117ui est caractérisée par un contraste violent : le tiers monde est en état d’explosion démographique, particulièrement dans le Sud-E
118t le reste du monde. Les besoins alimentaires du tiers monde vont croître d’une manière inévitablement catastrophique dans plusieu
119démographiques croissantes entre l’Occident et le tiers monde : une pression migratoire toujours plus forte du tiers monde vers les
120 : une pression migratoire toujours plus forte du tiers monde vers les pays développés. Cela a déjà commencé avec l’afflux des Indi
121rs plus rapidement par rapport à la population du tiers monde, et leur moyenne d’âge sera plus élevée. L’accroissement de la popula
122ement de cap. Il y a peu de chance que ce soit le tiers monde : sa passion dominante — ou en tout cas, la passion de ses classes do
123. Par malheur, c’est cette deuxième Europe que le tiers monde copie avec passion. Imiter l’Europe ? « Tout est venu à l’Europe, e
124tis de droite et de gauche (semblables en cela au tiers monde) obéissent principalement — non pas dans les discours mais dans les f
125euves et des mers océanes ; — ni venir en aide au tiers monde dans sa lutte contre la famine et sa passion de copier et de s’approp
126es populaires, comme les mobilise encore, dans le tiers monde, l’idée nationaliste. Et il est bien vrai que les foules ne scandent
33 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. I. L’économie
127industrialisation dans les structures sociales du tiers monde non préparées à les recevoir, a détruit encore plus qu’en Europe des
128 multinationales) de nos technologies aux pays du tiers monde ; enfin à une certaine lassitude de la société de consommation. [p. 
129nergie nucléaires, ou encore de l’exploitation du tiers monde à l’enseigne de la Coopération : communistes et conservateurs de l’es
130à cause d’elle d’abord, mais avec elle demain, le tiers monde — ce n’est pas la récession industrielle, ni l’épuisement des ressour
131che à sortir de ses impasses en exportant vers le tiers monde les causes mêmes de notre crise et les moyens — notamment nucléaires 
132mmercial pourrait éviter que la vente aux pays du tiers monde d’usines clés en main n’aboutisse à la fois au chômage et à l’accrois
133us sérieux (c’est-à-dire les moins routiniers) du tiers monde comme des États-Unis et de l’Europe, ainsi que dans les milieux syndi
134 d’une population donnée, en Europe comme dans le tiers monde ; — développer un artisanat communautaire, familial, individuel, et t
34 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. III. L’environnement
135sols, forêts détruites), ils affectent surtout le tiers monde, mais l’Europe subira inévitablement et rapidement leurs contrecoups.
35 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VI. L’Europe et le tiers monde
136 [p. 149] VI. L’Europe et le tiers monde 1. État des problèmes La civilisation qui s’est développée et que le
137donnée : celle qui commence par soi-même. Pour le tiers monde, l’Occident représente la maîtrise des méthodes scientifico-technique
138s du problème des relations contre l’Europe et le tiers monde, quel peut être l’avenir du Développement auquel ils sont autant l’un
139ion accélérée des ressources non renouvelables du tiers monde (hydrocarbures et minerais) laissait déjà prévoir leur épuisement dan
140ment les générations à venir en Occident, mais le tiers monde dans son [p. 152] ensemble ; des professeurs du très célèbre Massachu
141riqués en Europe déclenchaient en réalité dans le tiers monde des cascades de nuisances, voire de désastres. Ainsi du DDT employé c
142le. Les monocultures imposées à nombre d’États du tiers monde par leurs anciens colonisateurs les rendent excessivement vulnérables
143aux puis par leurs successeurs au pouvoir dans le tiers monde. D’une manière générale, il devient patent que l’influence et l’actio
144dira long sur la dégradation morale qu’inflige au tiers monde le Progrès : depuis la fin de la dernière guerre, le CICR (Comité int
145nal de la Croix-Rouge) a réussi à visiter dans le tiers monde 300 000 prisonniers politiques, ce qui implique, si l’on connaît les
146n dépit de ces « bavures », l’aide occidentale au tiers monde est une contribution « sérieuse », c’est-à-dire économique, financièr
147que 80 % des sommes allouées à l’aide du [p. 155] tiers monde sont dépensées dans le pays donateur, pour fabriquer ce qu’il va « do
148où tout est né, d’une responsabilité à l’égard du tiers monde non seulement matérielle, économique, mais surtout culturelle, car to
149ible solution. 3. Pas d’entente féconde avec le tiers monde sans une union préalable entre les Européens Il n’est question, dans
150ational), voire un plan Marshall européen pour le tiers monde (grande idée !), s’il n’existait pas d’exemple d’un ordre social soli
36 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VII. Programme pour les Européens
151vise « Un pour tous, tous pour un ». 6. Donner au tiers monde l’exemple, seul efficace, d’une société d’un type nouveau, fondée sur