1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
1 tantôt à gauche tantôt à droite, sur Barrès, sur Wagner, sur quelques fantômes, sur le public. (Bientôt sur lui-même je le cr
2 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
2le tableau avec beaucoup d’adresse et de charme : Wagner et Nietzsche lui fournissent deux tons fermes dont le jeu donne aux n
3 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
3iens terrestres : comme l’a magnifiquement montré Wagner. C’est cet Amour mystique, bientôt sécularisé et « profané » par la l
4 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
4celui de M. Bédier, ni d’avoir entendu l’opéra de Wagner, pour subir dans la vie quotidienne l’empire nostalgique d’un tel myt
5oissant et vampirique crescendo du second acte de Wagner, tel est le premier objet de cet ouvrage ; et le succès qu’il ambitio
6u seuil de la mort. Le troisième acte du drame de Wagner décrit bien davantage qu’une catastrophe romanesque : il décrit l’ess
7ès de leur passion une espèce de haine de l’aimé. Wagner l’a vue, bien avant Freud et les modernes psychologues. « Élu par moi
8lle et grave mélodie » orchestrée par le drame de Wagner : Elle m’a interrogé un jour, et voici qu’elle me parle encore. Pour
5 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
9signol allègrement vient de lancer le trille dont Wagner, au deuxième acte de Tristan, fera le cri sublime de Brengaine : « Ha
10ne vie ou dans une œuvre. 13. Du roman breton à Wagner, en passant par Gottfried La première recréation du mythe, par un esp
11préfigure l’espèce de trahison géniale opérée par Wagner six siècles et demi plus tard. Même si l’on ignorait que la source de
12plus tard. Même si l’on ignorait que la source de Wagner fut le poème de Gottfried, la seule comparaison des textes l’établira
13losophique et religieux du poème de Gottfried que Wagner va ressusciter par l’opération musicale. Le monde créé appartient au
14ant de souffrir l’amour : la Joie Suprême. Ce que Wagner a repris à Gottfried, c’est tout ce que les Bretons n’avaient pas vou
15al triomphant dans le [p. 153] monde créé. Ce que Wagner, en somme, a repris de Gottfried, c’est son dualisme foncier. Et c’es
6 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
16ar une plus insidieuse tyrannie. Jusqu’au jour où Wagner, d’un seul coup, dressera le mythe dans sa pleine stature et dans sa
17t se rassemblent les éléments épars du mythe, que Wagner seul osera nommer, mais alors pour le recréer dans une synthèse défin
18bien entendu, par les citer, ces anecdotes. 18. Wagner, ou l’achèvement « Délivré du monde, je te possède enfin, ô toi seul
19ns qui tendent à sa perte.) En composant Tristan, Wagner a violé le tabou : il a tout dit, tout avoué par les paroles de son l
20ent mortel : ces trois moments mystiques auxquels Wagner, par une géniale simplification, a su réduire les trois actes du dram
21s et pittoresques. ⁂ Cependant la forme d’art que Wagner a choisie n’est pas sans recréer des possibilités de « méprise ». Il
22chevée que dans la forme de l’opéra. Si Mozart et Wagner nous ont donné les chefs-d’œuvre du drame musical, c’est en vertu de
23’est le rappel de l’influence de Schopenhauer sur Wagner. Quoi qu’en aient pu penser Nietzsche, et Wagner lui-même, il me para
24 Wagner. Quoi qu’en aient pu penser Nietzsche, et Wagner lui-même, il me paraît que cette influence est fortement surestimée.
25fortement surestimée. Un créateur de la taille de Wagner ne met pas des « idées » en musique. Qu’il ait trouvé chez Schopenhau
26e que l’on s’empresse de qualifier de bouddhiste, Wagner n’avait pas à l’apprendre. C’est parce qu’il la portait vivante en lu
27la coupe de Gwyon 165 , divinité celtique ! ⁂ Que Wagner ait restitué le sens perdu de la légende, dans sa virulence intégrale
28 désigne leur mort. Ainsi le mythe « achevé » par Wagner a vécu. Vixit Tristan ! Et s’ouvre l’ère de ses fantômes. 19. Vulga
29 la Mort de d’Annunzio — commentaire admirable de Wagner — Anna Karénine, et presque tous les grands romans de l’ère victorien
7 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
30 et dévorante de la passion le divinise, et comme Wagner l’a vu, l’égale au monde. « Mon regard ravi s’aveugle… Seul je suis —
31du transfert qui s’opère du privé au public. Quel Wagner surhumain sera donc en mesure d’orchestrer la grandiose catastrophe d
8 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
32t, Overbeck, Bachofen, le jeune Nietzsche, ami de Wagner… Et tout cela fait, par le moyen de la Suisse, une assez belle cultur
9 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
33ogique semblable à celle que crée la passion dans Wagner ; il réduit les masses à un état [p. 67] d’hypnose, d’inconscience so
10 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
34cielles de sa confession et en même temps admirer Wagner, Whitman, ou Renoir, sans seulement se demander si cela était compati
11 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
35C’est l’invention de ceux qui ont décidé qu’après Wagner, il n’y avait plus que des bruits désagréables. L’expression ne désig
12 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
36urg que n’importe où ailleurs. Et il est vrai que Wagner ne doit rien aux « idylliques vallonnements franconiens », mais Bayre
13 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
37ndiose, dans les versions du xiie siècle et dans Wagner, la Mort des Amants légendaires. C’est qu’en réalité, H. H. et Lolita
14 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — b. Naissance de l’érotisme occidental
38ons du fait religieux. Kierkegaard, Baudelaire et Wagner furent les premiers à affronter de tout leur être les conséquences de
39l pur telle que la pose l’attaque de l’Esprit, et Wagner, pour décrire la passion pure telle que la transfigure l’élan mystiqu
15 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — e. Invasion de l’érotisme au xxe siècle
40carrière de séducteur. Kierkegaard, Baudelaire et Wagner, en pleine période de censure rationnelle, puritaine et utilitaire, n
16 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
41ndiose, dans les versions du xiie siècle et dans Wagner, la Mort des Amants légendaires. C’est qu’en réalité, H. H. et Lolita
17 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
42elles-mêmes. 23  » L’un par Mozart et l’autre par Wagner accède au cœur du mythe qu’il n’a pu que rêver, que sa personne refus
43rage de jeunesse marque l’apogée de l’amitié avec Wagner et de l’admiration pour Schopenhauer, leur maître commun. « J’aime en
44our Schopenhauer, leur maître commun. « J’aime en Wagner — écrit-il en 1866 à Erwin Rohde — ce que j’aime en Schopenhauer : le
45 — Tristan s’est évanoui et Don Juan domine tout. Wagner n’est plus « mon noble compagnon d’armes » mais « l’asphyxie par le r
46iosité décadente et aux « Sursum ! Bouboum ! » de Wagner ? Elle enseigne l’amour « remis à sa place dans la nature ! Non pas l
47 « Ariane, je t’aime ! signé : Dionysos. » Le Cas Wagner — qui est un dernier Anti-Tristan — venait d’être envoyé à l’impressi
48choc reçu par Nietzsche à l’annonce de la mort de Wagner : le motif de Tristan reparaît peu après dans le second Zarathoustra 
18 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
49pit du pseudo-bouddhisme tardivement emprunté par Wagner à Schopenhauer — participe du climat spirituel « iranien » et trouve
19 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
50elles-mêmes. » 94 L’un par Mozart et l’autre par Wagner accède au cœur du mythe qu’il n’a pu que rêver, que sa personne refus
51rage de jeunesse marque l’apogée de l’amitié avec Wagner et de l’admiration pour Schopenhauer, leur maître commun. « J’aime en
52our Schopenhauer, leur maître commun. « J’aime en Wagner — écrit-il en 1866 à Erwin Rohde — ce que j’aime en Schopenhauer : le
53 — Tristan s’est évanoui et Don Juan domine tout. Wagner n’est plus « mon noble compagnon d’armes » mais « l’asphyxie par le r
54iosité décadente et aux « Sursum ! Bouboum ! » de Wagner ? Elle enseigne l’amour « remis à sa place dans la nature ! Non pas l
55« Ariane, je t’aime ! signé : Dionysos. » Le Cas Wagner — qui est un dernier Anti-Tristan — venait d’être envoyé à l’impressi
20 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
56choc reçu par Nietzsche à l’annonce de la mort de Wagner : le motif de Tristan reparaît peu après dans le second Zarathoustra 
21 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
57pit du pseudo-bouddhisme tardivement emprunté par Wagner à Schopenhauer — participe du climat spirituel « iranien » et trouve
22 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
58pétente de chefs allemands, tous très barbus sauf Wagner, chef d’orchestre à Zurich, et Liszt, professeur au conservatoire de
59restigieux des deux mondes, autour du souvenir de Wagner à Triebschen et de Toscanini ressuscitant la « Siegfried Idylle » aux
23 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
60effacent, — de même qu’avec Stravinsky s’effacent Wagner, Berlioz, Schumann et Gluck, tandis qu’on redécouvre Vivaldi, Monteve
24 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.1. Éducation, civisme et culture
61’effacent — de même qu’avec Strawinsky s’effacent Wagner, Berlioz, Schumann et Gluck, tandis qu’on redécouvre Vivaldi, Monteve
25 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.8. Il n’y a pas de « musique moderne »
62C’est l’invention de ceux qui ont décidé qu’après Wagner, il n’y avait plus que des bruits désagréables. L’expression ne désig
26 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
63la musique de Carmen contre les pangermanistes et Wagner. Rimbaud ne veut rien devoir à la France, souhaite que son Ardenne na
27 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
64our-passion, disons entre Bernard de Ventadour et Wagner, et il conclut que « faire des troubadours les chantres de l’amour ré