1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1le Paradis —, tantôt c’est l’autre qui impose son absolu. Une soumission au réel durement consentie, voilà ce que nous admiron
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
2l’a poussé impitoyablement dans sa recherche d’un absolu qui se trouve être le néant. Pour finir il « l’écrabouille ». L’expér
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3s étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que certains d’entre nous eussent acheté au prix d’un martyre… Cette
4ner les yeux de leur recherche pour contempler un absolu ; qu’ils osent se faire violence pour se hisser dans la lumière. « Il
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
5is loin d’admettre plusieurs thèses beaucoup trop absolues. M. Fernandez tente de prouver par exemple que l’œuvre d’art ne peut
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
6pourtant mépris de tout, procédant d’un goût de l’absolu à la fois mystique et anarchique : ce sont bien les grands traits de
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7ies 8 — qu’ait connue l’esprit humain. Sens de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit. Jusqu’au-boutisme désesp
8s étions dominés par le sens d’une réalité morale absolue que certains d’entre nous eussent acheté au prix d’un martyre… Nos ju
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
9 qu’il concevait à la place de la [p. 56] royauté absolue. Il eût fallu certes une imagination prodigieuse au dit sujet pour se
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
10us ! par quoi l’on impose au corps une immobilité absolue. L’un et l’autre de ces exercices montrent que le candidat possède un
9 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
11caractérise le plus fortement, c’est sa « révolte absolue », forcenée, jusqu’au rire dément, — ses injures de Caliban littérate
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
12pauvreté est considérée de nos jours comme un mal absolu et honteux. C’est ainsi encore que l’idéal chrétien de l’amour du pro
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
13erkegaard sera pour beaucoup d’esprits en quête d’absolus, le maître que fut Nietzsche pour leurs aînés. Il n’est pas sûr que l
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
14assage nous le montre déjà tout entier : subit et absolu dans ses déterminations, farouchement idéaliste et pourtant jamais du
15nflits qu’il met en jeu, c’est toujours l’absence absolue d’hypocrisie de sa part qui donne aux choses les plus banales une nou
13 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
16ent ; ou encore les dissout dans une réalité plus absolue. Telle est la forme des dialogues où culmine son art. De ces dialogue
14 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
17 de les priver par là de cette autorité mystique, absolue et naïve où gît leur profonde raison d’être. C’est pourquoi les meill
15 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
18i. Il eût conduit le protestantisme à la négation absolue de son essence 35 , si l’humanité ne possédait d’autres recours que c
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
19 de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, par rapport à notre pensée naturelle. Dès lors, pourquoi faire inter
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
20e le lecteur cherchera la réalité constructive et absolue sur quoi se fonderait cette rénovation. M. Maulnier critique un monde
21icg fait un cours sur la technique du passage à l’absolu, parle de noumènes, d’immanence, de contingence, et l’on ne voit pas,
18 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
22e Calvin, de Luther, c’est-à-dire de contempteurs absolus des mérites humains, pourraient-ils, s’ils prennent au sérieux leur f
23 ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les rela
24er. » Cette absence d’illusions quant à la valeur absolue du résultat sinon de l’acte, est en même temps le meilleur ressort de
25 être ni conformistes — les ordres de la foi sont absolus — ni réformistes, n’ayant rien qui nous assure de l’action continue [
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
26ar la plus grande crise imaginable, c’est l’arrêt absolu, suprême : le Jugement dernier. Le sens de l’actuelle crise apparaît
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
27the et chez Rimbaud, et d’autre part le contraste absolu des rythmes, vont se traduire dans la [p. 490] similitude des conclus
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
28ence : ce Dieu terrible. Et sa vertu est choix. L’absolu d’un Nietzsche, c’est le Grand Midi ; et sa vertu : dépassement. Jouh
29n ; d’où naissent le désir et la nécessité du Mal absolu ; sur quoi il reste béant. Mais la réalité de la foi est inverse. [p.
22 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
30é supérieure qui harmoniserait les contradictions absolues n’est qu’un attentat métaphysique contre l’éthique ». Il s’agit donc
31choix dont parle la théologie dans sa dialectique absolue. Il n’y a plus ici d’opération réelle que par la Parole de Dieu : act
23 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
32os. Pourquoi n’en use-t-il pas ? Il paraît maître absolu du pays, mais la violence spirituelle est du côté de Hitler, et c’est
24 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
33ndroit, je le crains… 1. S’il n’y a pas de vérité absolue, en ce sens que tout jugement tenu pour vrai peut être modifié ou com
34rtains penseurs, à connaître [p. 56] d’une vérité absolue, on put se demander si la philosophie n’allait pas démissionner, pure
35croyance moderne et non moins païenne à la valeur absolue de la logique, de l’histoire et des méthodes critiques de M. Goguel ?
25 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
36Progrès. Pourquoi désespérante ? Parce que seul l’absolu console, mais que jamais aucun homme historique n’a existé dans l’abs
37e jamais aucun homme historique n’a existé dans l’absolu, ni n’a pu être imaginé dans un absolu existant. Le plus sublime modè
38sté dans l’absolu, ni n’a pu être imaginé dans un absolu existant. Le plus sublime modèle et le plus attirant, l’imagination l
39semble, dans l’instant de son existence, le motif absolu de l’action du chrétien, la justification de cette action et la visio
26 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
40s la mesure où ils agissent sous l’impulsion d’un absolu 12 . Je connais plusieurs incroyants qui croient très fermement à la
27 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
41u près ceci : « Vous avez peut-être raison dans l’absolu, mais nous nous occupons, nous, de la situation présente de l’homme,
42imauté non pas chronologique et transitoire, mais absolue. Primauté éternelle et non pas temporelle. Nous touchons ici à la div
28 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
43nité proprement humaine. La foi seule est un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essentiel, e
29 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
44Calvin et de Luther, c’est-à-dire de contempteurs absolus des mérites humains, pourrait-il, s’il prend au sérieux sa foi, parti
45 ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les rela
46er. » Cette absence d’illusions quant à la valeur absolue du résultat, sinon de l’acte, est en même temps le meilleur ressort d
47t interdit : car les ordres que donne la foi sont absolus, et ils s’opposent aux ordres de l’État totalitaire. Mais, d’autre pa
30 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
48 voit de la sorte contraint d’accorder une valeur absolue à des problèmes insondablement relatifs. Le chrétien sait pour quoi e
31 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
49, le plus possible, comme si la vie était le bien absolu. C’est ici que nous entrons dans l’ordre de l’éthique quotidienne. L’
50ution humaine qui lui permettra d’assurer ce bien absolu qu’est sa vie. Le chrétien cherche à obéir aux ordres de sa foi, fût-
51iste, c’est-à-dire d’un homme, pour qui la valeur absolue est la vie, non l’obéissance. Et de même un chrétien qui dit, parlant
32 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
52dier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolue, qui a sa fin en elle-même, et qui mesure la dignité de l’homme. On m
33 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
53ance de grandeur ? Ils nous tueront ! L’Idole est absolue. Et ce n’est pas cette mort-là qu’il nous faut craindre, mais bien pl
34 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
54dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissant. À bien des égards, l’étatisme ne fait qu’
55t central de toute l’Histoire, la seule nouveauté absolue de tous les temps : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une so
56ir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir de
35 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
57ité de ces groupes réside d’abord dans leur refus absolu de poser les questions par rapport à une droite et à une gauche égale
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
58e faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme ne peut jamais se dire chrétien
59t pourtant foncièrement charitable en faveur de l’absolu évangélique. Voici le jugement qu’un des meilleurs critiques de ce te
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
60’est pas une espèce de confort, mais une aventure absolue et comme un jugement de l’homme ; ainsi Pascal, Nietzsche, Dostoïevsk
61e époque, nous voulons dire : l’objection la plus absolue, la plus fondamentale qui lui soit faite, une figure littéralement gê
62 brutale, dans son sérieux dernier, et son risque absolu, ce qu’est la solitude dont Kierkegaard a témoigné, il n’apparaît plu
38 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
63mps. La personne pure serait ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’une vocation et d’un individu, dans chaque action de c
64roit divin n’est pas un droit humain élevé dans l’absolu, mais la fin de tout droit humain, et peut-être son contraire. La for
39 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
65nt où la révolte point, constatation de la vanité absolue de toute appréciation, de toute prise de parti, — de tout acte. C’est
40 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
66e sur une conception totale de l’homme et sur une absolue intransigeance morale : en un mot, sur la personne et sur les personn
41 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
67que vous croyez qu’il y a, à côté de la causalité absolue, encore un Dieu ou une finalité, l’idée de la nécessité devient insup
42 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
68ine quantité de temps et d’histoire, mais l’abîme absolu d’une différence de qualité ; il n’y a pas une distance, mais une rup
69pellera constamment la vraie nature, le caractère absolu de cette difficulté. La question précise que nous nous poserons sera
70 refuse. Christ, dans son temps, est le vis-à-vis absolu des apôtres dans leur temps. Et de même, le témoignage des apôtres, l
71émoignage des apôtres, la Bible, est le vis-à-vis absolu de l’Église dans notre temps. Il dépend de Dieu seul, et nullement de
43 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
72est le Fils de Dieu ? Nous sommes là en pleine et absolue certitude ; nous apercevons le sommet d’un gigantesque pylône, d’un p
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
73quoi M. Chuzeville ajoute pour sa part l’étatisme absolu, le nationalisme, « l’individualisme effréné », le racisme et le marx
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
74oses humaines ne comportent pas cette alternative absolue. Ni totalement souveraines, ni totalement problématiques, même au faî
75du siècle, mais aussi les moins créateurs au sens absolu de ce mot : un Spengler, un Huxley, un Joyce, un Proust, un Gide et d
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
76tifications. Seulement ils le justifieront dans l’absolu, comme un idéal religieux, comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, co
77 de Claudel). Du nouveau qui ne soit pas création absolue et imprévisible, mais développement rationnel de l’acquis : enrichiss
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
78t-on, si ce telos lui-même est vrai. Et certes, l’absolue vérité d’un principe téléologique n’est définie que par la vérité du
79 tant à cause de sa pauvreté même qu’à cause de l’absolu de sa mesure et de la promesse qu’elle portait. Mais la Promesse enfi
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
80 intimes, de nos dénis d’humanité, — le contraire absolu de la culture, si la culture est justement la part active que prend l
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
81mais il pressent parfois qu’elle n’est pas la fin absolue. Il veut bien sacrifier sa liberté pour hâter la conquête du monde pa
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
82ains. Je ne cherche pas à bâtir un système dans l’absolu : je veux être utile. Mais je ne cherche pas non plus à servir un rég
51 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
83al de notre ère. Je veux dire l’objection la plus absolue, la plus fondamentale qui lui ait été faite. Si le caractère distinct
84me vient de ce qu’il fuit devant les alternatives absolues. La première vertu d’une pensée active sera donc de s’attacher aux pr
85ur une croyance tenace en la [p. 208] distinction absolue de la théorie et de la pratique, croyance qu’il vaut la peine d’exami
86en n’est, que ce qui s’exprime. Cette définition, absolue à l’origine, ne peut être, dans l’état présent, que d’un usage dialec
87ù la mort et vie se confondent dans une nouveauté absolue. L’imagination du langage ne peut donc exercer son pouvoir qu’à la fa
88, justement, c’est d’être séparé de notre origine absolue. Toucherait-on ici au quiétisme, au fatalisme ? Mais non, tout se ren
89ête pas le cours du temps, cet Instant d’une joie absolue et pour certains presque mortelle. Notre vie s’anéantirait dans ce co
90nous osons faire nous apparaît comme une création absolue. Chacune de nos victoires est une nouveauté absolue dans les âges, qu
91solue. Chacune de nos victoires est une nouveauté absolue dans les âges, quelque chose de jamais vu, quelque chose qui n’aurait
92e révolution humaine. Leur succès serait le terme absolu de la vocation occidentale. 1933-1936. p. 198 83. Voir plus hau
52 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
93nce : la Réforme prêche que le Christ est le chef absolu, souverainement adorable, de l’Église qui est son corps ; tandis que
94’affirme que cette opinion commune est un négatif absolu des positions fondamentales de la Réforme. Voilà l’opposition réelle,
95revient à consacrer en droit l’arbitraire le plus absolu. Pratiquement : un opportunisme qui nous apparaîtra toujours excessiv
96 , devient faux et ne traduit qu’un subjectivisme absolu dès qu’on le sépare de l’Écriture, qui nous fournit son critère objec
53 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
97 dans l’acte de foi. Il n’y eut jamais de sérieux absolu 39 que dans la vie et dans la mort du Christ, homme et Dieu, car lui
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
98de facilité de travail dans ce silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette d’utiliser la fin de l’élan intel
99es affaires, devient ici, évidemment, un obstacle absolu.) Assuré au moins de quelque argent à venir, j’ai accepté l’invitatio
100ier et d’encre. Il ne sera donc jamais un chômeur absolu, pensant toujours, ce qui est son métier. Mais peut-être, du fait mêm
101us. Il faudrait croire fanatiquement à une vérité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la
102aime plus cela, [p. 113] qu’il le condamne dans l’absolu. Je dis seulement que sa bonne conscience — et je ne sais quelle sour
103ystérieux, pacifiant comme la démonstration d’une absolue sagesse à l’œuvre dans cette vie. Il y a sur toute la terre de ces mo
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
104quotidiennes est faite de croyances spontanées et absolues en des « raisons » qui n’en sont pas, mais qui m’ont toujours convain
105 une loyauté entière, un esprit d’obéissance, une absolue disponibilité.) 2 mai 1935 Politique et réalité. — Je sors d’une ré
56 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
106utant à ceux de la raison), et d’un christianisme absolu, qu’on déclare volontiers « inhumain », parce qu’il attribue tout à D
107sens de la décision totale entre un oui et un non absolus, et refus de tout moyen terme ou médiation plus ou moins rationnelle
108rois que Dieu connaît la fin, la somme, la valeur absolue de nos actions passées, présentes, futures, car elles sont dans le te
57 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
109firmation de la personne comme valeur spirituelle absolue, par suite rejet du capitalisme et du fascisme ; liberté nécessaire d
110Zinoviev (p. 11), sur « l’indépendance financière absolue » du Parti (p. 16) — curieusement appuyées par ce mot d’ordre qu’on l
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
111quotidiennes est faite de croyances spontanées et absolues en des « raisons » qui n’en sont pas, mais qui m’ont toujours convain
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
112ne question — il aboutit évidemment à la négation absolue du personnalisme, chrétien ou humaniste. Ce serait — je simplifie — l
60 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
113de facilité de travail dans le silence à peu près absolu. Mais aussi j’ai l’impression nette d’utiliser la fin de l’élan intel
114ystérieux, pacifiant comme la démonstration d’une absolue sagesse à l’œuvre dans cette vie. Il y a sur toute la terre de ces mo
61 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
115nce de tous les sujets, à charge d’une obéissance absolue, [p. 5] et d’impôts croissants. Sous ces conditions, les armées impér
62 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
116ude, parce que [p. 32] sa foi lui a révélé la fin absolue de l’Histoire : la catastrophe et la résurrection pour le Jugement. E
117insi les décisions dernières perdent leur urgence absolue. Il faudrait tout savoir pour calculer son acte, et ce savoir est acc
118, dans la décision immédiate et prise au nom de l’Absolu, non d’une Histoire hypothétique, que se joue le salut de ton être. A
119de l’avenir, mais un homme qui prononce la Parole absolue, le Jugement intemporel qui tombe sur tel instant de l’histoire et le
63 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
120écisément que l’on entendait « liquider ». D’où l’absolue nécessité de restaurer les bases sociales, c’est-à-dire l’élément sta
64 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
121r qu’à partir de cette promesse, considérée comme absolue. La problématique du mariage n’est pas du cur, mais du quomodo. « L’é
122 s’y est engagé, simplement, et que c’est un fait absolu, sur quoi se fonde la personne même des époux. Il faut bien voir que
123 une patiente et tendre application. Le contraire absolu de toute littérature, de tout lyrisme, au sens moderne de ces mots… ⁂
124 nous détourne d’obéir. Mais il perd sa puissance absolue quand nous cessons de le diviniser. Et c’est ce qu’atteste l’expérien
65 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
125bre restreint de données qu’elle considère dans l’absolu, et elle en tire des déductions exactes, qui se trouvent par là même
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
126el et bien au xiiie siècle un rôle de contrainte absolue, n’interviennent dans le roman qu’à titre d’obstacle mythique et de f
127transcendance de nos communes conditions, dans un absolu indicible, incompatible avec les lois du monde, mais qu’ils éprouvent
128l’exalter à l’infini dans l’instant de l’obstacle absolu, qui est la mort. Tristan aime se sentir aimer, bien plus qu’il n’aim
129in, de tout amour possible, au sein de l’obstacle absolu et d’une suprême exaltation qui se détruit par son accomplissement.
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
130boutissait, du point de vue de la vie, au malheur absolu, qui est la mort. Le christianisme n’est un malheur mortel que pour l
131onditions où elle naquit, semble en contradiction absolue avec ces conditions » 24 . « Il est évident qu’elle ne reflète aucune
132n de l’Âme et de l’Aimé, la communion avec l’Être absolu. Aussi Moïse est-il pour les mystiques arabes le symbole du plus gran
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
133oriquement — que l’amour profane était le malheur absolu, l’attachement impossible et condamnable à la créature imparfaite ; t
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
134 sacrements et du mariage ; par leur condamnation absolue de toute participation aux guerres ; par leur anticléricalisme ; par
135instant où ce qui était la Nuit se révèle le Jour absolu. Mais faute d’atteindre cette limite, un Racine se condamne et nous c
136angent aux lois de la raison du siècle, reniant l’absolu chrétien. Les « mérites » et [p. 226] non plus la grâce imprévisible
137ipse du mythe devait faire apparaître l’antithèse absolue de Tristan. Si Don Juan n’est pas, historiquement, une invention du x
138suffit pour s’en assurer d’imaginer l’impuissance absolue où se trouvent les clients de cette littérature à concevoir une réali
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
139lisme militaire revêt à cette époque une valeur d’absolu [p. 269] religieux. Il est fréquent qu’on se laisse tuer pour respect
140fidélité de l’épouse ne revêtait pas ce caractère absolu qu’il avait pris dans les pays nordiques. Les femmes de la haute soci
141oint qu’elles tendent à n’offrir plus d’obstacles absolus, donc exaltants pour la passion ; d’autre part, dans les pays totalit
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
142écisément que l’on entendait « liquider ». D’où l’absolue nécessité de restaurer les bases sociales, c’est-à-dire l’élément sta
143enfin de l’accomplissement de la personne et de l’Absolu qui seul la suscite et la juge. p. 298 187. Voir sur ce point :
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
144r qu’à partir de cette promesse, considérée comme absolue. La problématique du mariage n’est pas du cur, mais du quomodo. « L’é
145 s’y est engagé, simplement, et que c’est un fait absolu, sur quoi se fonde la personne des époux. Il faut bien voir que cette
146 alors à craindre du désir ? Il perd sa puissance absolue quand nous cessons de le diviniser. C’est ce qu’atteste l’expérience
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
147des fous intégraux (disons à 95 %, comme l’alcool absolu). Le jeune Espagnol, avec ses candides yeux de fanatique et son indén
74 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
148dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissant. À bien des égards, l’étatisme ne fait qu’
149t central de toute l’Histoire, la seule nouveauté absolue de tous les temps : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une so
150ir, il n’y a plus aucun recours de l’individu à l’absolu divin, il n’y a donc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir de
75 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
151application. Le fédéralisme réel est le contraire absolu d’un système, toujours conçu par un cerveau et, à partir d’une seule
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
152 faut pas parler de neutralité en général, dans l’absolu et dans l’abstrait. Car tout dépend de ceci : vis-à-vis de quoi, ou d
153 que sont la gauche et la droite. Affirmer dans l’absolu une position relative, si [p. 211] légitime qu’elle soit, c’est se co
77 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). Neutralité (3 mai 1940)
154 faut pas parler de neutralité en général, dans l’absolu et dans l’abstrait. Car tout dépend de ceci : vis-à-vis de quoi, ou d
78 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
155ce ou nos crédulités. Le Diable est l’anti-modèle absolu, son essence étant précisément le déguisement, l’usurpation des appar
79 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
156, qui est le Royaume où l’intention de Dieu règne absolue. (Coupez la communication, le courant « tombe ».) Il est devenu le me
157 chute de l’ange Lucifer est justement l’Accident absolu qui survint dans l’histoire du monde. J’aime opposer d’ailleurs à la
80 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
158ance du prochain ; dans notre refus enfin de tout Absolu qui transcende [p. 90] et qui juge nos intérêts « vitaux » (comme ils
159 pur 19 , c’est une catégorie de la foi ou du mal absolu. Ce qui paraît absurde aux yeux de la raison, la foi l’accepte comme
160les maximes de l’astuce sociale sous la monarchie absolue. Mr. Dale Carnegie nous apprend pour sa part comment gagner non pas d
81 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
161es conseils intéressés. Elle nous donne la mesure absolue. Un écrivain, s’il est bon artisan, vaudra tout juste ce que vaut la
162its sont amers, le privant aussitôt de ses droits absolus. Mais nous avons une morale romantique exaltant la passion « fatale »
163é seule est responsable. » Il faudrait un critère absolu… Mais justement le Diable a substitué dans nos esprits le respect de
164herchait à compenser par cette rigueur la licence absolue qu’il s’accorde dès qu’il s’agit de satisfaire ou de préserver sa pas
165tôt le Malin se rattrape en proposant une licence absolue. Or, l’absence de contraintes choisies rend la sexualité insignifiant
166utterez-vous jusqu’à la mort ? Car la mort est un absolu… Avec quel bien pensez-vous triompher du mal immense qui envahit la t
82 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
167ores et déjà, pour les Tyrans aussi ; une défaite absolue et sans recours, un élément premier de l’ordre impérissable. Or cet é
168ntaire, c’est-à-dire la conscience immédiate d’un absolu qui serait, hors de nous, le gage universel du bien et du mal. Et nou
169dre de sa Création. Et nous avons à redécouvrir l’absolu d’un bien et d’un mal non relatifs à nos idées morales, aux suggestio
170tinct ou aux pressions de l’intérêt momentané ; l’absolu d’un bien et d’un mal déterminés et révélés par Dieu comme étant l’or
83 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
171tôt le Malin se rattrape en proposant une licence absolue. Or, l’absence de contraintes choisies rend la sexualité insignifiant
84 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
172rance du prochain, dans notre refus enfin de tout Absolu qui transcende et qui juge nos intérêts « vitaux » (comme ils le sont
85 1944, Les Personnes du drame. Introduction
173nadéquates et dramatiques. Mais alors la personne absolue ne serait-elle qu’un mythe, une nostalgie, une extrapolation présompt
86 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
174e faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme ne peut jamais se dire chrétien
175 pourtant foncièrement charitable, en faveur de l’absolu évangélique. « Kierkegaard — dit Rudolph Kassner — fut le dernier gra
176ux-là qui sont allés si loin dans la passion de l’absolu chrétien, mais seul Kierkegaard en est mort. Une pureté presque inhum
177égagera finalement la seule définition du sérieux absolu. « Le christianisme officiel ne ressemble pas davantage au christian
178usion. Seul, le tout ou rien étreint réellement l’absolu. » La [p. 64] situation des chrétiens qui ne le sont que le dimanche,
179iras ainsi dans la réalité portera la marque de l’absolu : c’est la marque de tout ce qui est véritablement chrétien. » (Journ
180ue Dieu initie. 6 [p. 77] 4. « Par rapport à l’absolu, il n’existe qu’un seul temps : le présent » 33 Nous ne connaissons
181hme en le liant au destin personnel. Ainsi l’acte absolu serait création absolue, mais un acte de l’homme n’est jamais qu’une
182in personnel. Ainsi l’acte absolu serait création absolue, mais un acte de l’homme n’est jamais qu’une rédemption. Distinction
183cte, — mieux encore à son origine. Cela tient à l’absolu de la personne qui l’initie. Le désespéré, le douteur, ou simplement
184eur de perdre ce qu’on n’a même pas… Ainsi l’acte absolu, s’il l’imagine serait sa mort, — et c’est pourquoi il n’y croit pas.
185ire qu’une seule chose en toute sobriété, c’est l’absolu. 41 Entre le désespéré et l’absolu, il y a tout ce romantisme qui
186té, c’est l’absolu. 41 Entre le désespéré et l’absolu, il y a tout ce romantisme qui veut que l’acte soit puissance, il y a
187eut que l’acte — l’instant ! — soit saisi… Mais l’absolu qui vient toucher nos vies nous meut parce qu’il est un ordre, une Pa
188ire ; une rupture et une vision. La présence de l’absolu dans la sobriété parfaite et insensible de l’instant, c’est l’obéissa
189’est pas une espèce de confort, mais une aventure absolue et comme un jugement de l’homme ; ainsi Pascal, Nietzsche, Dostoïevsk
190 notre époque, je veux dire : l’objection la plus absolue, la plus fondamentale qui lui soit faite ; une figure littéralement g
191é brutale, dans son sérieux dernier et son risque absolu, ce qu’est la solitude dont Kierkegaard a témoigné, il ne paraît plus
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
192ature de son dessein énigmatique. Sa passion de l’absolu moral est [p. 107] typiquement israélite, mais sa psychologie de l’an
193nt où la révolte point, constatation de la vanité absolue de toute appréciation, de toute prise de parti, — de tout acte. Tous
194) Or, pour avouer le sérieux dernier, le tragique absolu de notre condition, pour avouer qu’on ne peut pas se réveiller de ce
195es caprices, ses ruses, son exigence d’un respect absolu, d’une obéissance aveugle ? Sans exclure les interprétations moins va
196rkegaard, exécutait sans cesse le « saut » dans l’absolu, ou dans l’absurde, mais il l’exécutait d’une telle façon qu’il retom
88 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
197e mitigé de respect humain, et d’un christianisme absolu, qu’on déclare volontiers « inhumain » parce qu’il attribue tout à Di
198sens de la décision totale entre un oui et un non absolus, et refus de tout moyen terme ou médiation plus ou moins rationnelle
199rois que Dieu connaît la fin, la somme, la valeur absolue de nos actions passées, présentes et futures ; car elles sont dans le
89 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
200ar la plus grande crise imaginable, c’est l’arrêt absolu : le Jugement dernier. Le sens de notre crise du xxe siècle apparaît
90 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
201t l’ineffable, l’indicible, le royaume du Silence absolu ; et pourtant — voici le paradoxe — nous voyons bien que les grands m
91 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
202. C’est tout, mais c’est l’enfer, c’est l’horreur absolue. Il faut fuir, et je me réveille 8 . Je n’ai rien d’autre à dire à me
203 et les défaites : notre consigne de véracité est absolue. Washington part de l’idée juste qu’il n’est pas de mensonge, si pieu
92 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
204iginalité, n’est pas défini par leur souveraineté absolue, n’est pas limité par leurs frontières, et ne saurait être défendu pa
93 1946, Lettres sur la bombe atomique. ii. Point de vue d’un général
205réduit à un strict minimum. Ce principe deviendra absolu quand la bombe-fusée atomique aura été mise au point. Alors le soldat
94 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
206dont le vide s’oppose au plein : plus le vide est absolu, plus l’appel est puissant. À bien des égards même, l’étatisme ne fai
207e d’être un vrai État dès qu’il se veut souverain absolu, l’homme cesse d’être un homme intégral dès qu’il absolutise sa liber
95 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
208dice. Les miroirs sont peut-être la mort. La mort absolue, celle qui n’est pas une vie nouvelle. La mort dans la transparence g
96 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
209re, l’œil vient à perdre toute expression, regard absolu de l’angoisse. Si l’un s’écarte à ce moment, les voici vacillants com
210lent amour qu’il nous est accordé de concevoir un absolu, mais sous la forme de l’inaccessible. Atteintes enfin les limites de
211a douleur. Dans le vertige de revenir toucher cet absolu, sensible à celui seul qui l’éprouve jusqu’à l’épouvante : l’être que
97 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
212ri, réponse unique à l’éternelle sommation, somme absolue de ses journées et de ses nuits, de ses pensées et de ses gestes, de
98 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
213mystiques et de ces idéaux, c’est notre sens d’un absolu qui dépasse l’homme et son bonheur, c’est notre sens du transcendant,
214, renoncent au dogme meurtrier de la souveraineté absolue, créant ainsi une attitude nouvelle, une confiance — ouvrant l’Europe
99 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
215 nations, renonçant au dogme de leur souveraineté absolue, et acceptant, sous une forme ou sous une autre, une constitution com
216ents, dans le monde actuel, c’est la souveraineté absolue. Tous les États-nations qui se sont arrogé ces droits absolus sans de
217s les États-nations qui se sont arrogé ces droits absolus sans devoirs, ont un penchant irrésistible à devenir totalitaires. Et
218 un seul instant avec le dogme de la souveraineté absolue. L’union, la paix, que la plupart d’entre eux désirent, ne peut pas ê
219raineté même de leur nation, mais à son caractère absolu. Et c’est l’agitation fédéraliste dans toute l’Europe qui les pousser
100 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
220ssant entre les écueils du désordre et de l’ordre absolu. Les lois de ce progrès sont assez simples. Pour peu que l’individu,
221 à temps au dogme tyrannique de leur souveraineté absolue, les partis n’ont de chance de poursuivre leur lutte que s’ils en lim
222ces. Entre un libéralo-capitalisme et un étatisme absolu, tous deux nés en Europe pour émigrer plus tard sur des terres vierge
223ous conduire au-delà des souverainetés nationales absolues, mais en deçà d’une « unité » totale, aussi dangereuse que toutes nos