1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1t d’ailleurs… Faut-il donc que l’un des deux soit absurde, de ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?…      Le tragique de l
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2trême certaines « vertus », les pousser jusqu’à l’absurde. Surenchère morale dont le début de la Tentative amoureuse offrait dé
3ns au contraire profiter des démonstrations par l’absurde de quelques problèmes moraux et littéraires  8 , à quoi beaucoup sacr
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
4i faible et démuni, livré aux regards d’une foule absurde, bienveillante, repue, — tous paraissaient détenir un secret très sim
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5préalable et sans quoi le saut paraît impossible, absurde.) Enfin, désagrégation de la personnalité, car l’analyse la plus sava
5 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
6s, rien de moins divers. Mais je suis pris dans l’absurde réseau des lignes, et cette mécanique me restitue chaque fois un peu
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
7n esprit. Ces trois mots vous ont délivré du plus absurde malaise, et vous rallumez votre cigare. Vous vous êtes assuré que la
8ques. Nous serons barbares, désordonnés, brumeux, absurdes, vivants, libres. Avec la poésie contre vos principes. Avec l’esprit
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
9 à sa déchéance, abandonné à la lutte tragique et absurde des lois économiques et des exigences les plus rudimentaires de son c
8 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
10gon dépasse ces surréalistes, ces orthodoxes de l’absurde confondu avec le poétique, ou ces disciples de Rimbaud, ou enfin ces
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
11 je pense) : « Il me semble que je lutte contre l’absurde humain, en faisant ce que je fais ici… » L’évasion dans l’action — ré
12 pas elle est pire qu’elle… » Expérience faite, l’absurde retrouve ses droits. C’est ainsi que, masqué par l’enchaînement passi
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
13valeur éducatrice : s’il n’est pas modèle, il est absurde. Mais où sont à l’école les modèles de ce qu’on nommait autrefois la
14e à ces petits. Là encore, il y a une exagération absurde, une généralisation si schématique et superficielle que la discipline
15 acceptez le régime — mais aussi ses conséquences absurdes et fatales, par exemple l’instruction publique. Ou bien vous combatte
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
16ions appropriées : foin de ces analyses de textes absurdes où l’on soulignait en rouge tous les mots en « al », tous les verbes
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
17publique. Je crois aussi qu’on ne peut réformer l’absurde. Je demande seulement qu’on m’explique pourquoi il triomphe et se per
18as le temps de se rendre compte que tout cela est absurde. Pour qu’on n’ait pas le temps d’écouter la nature qui répète par tou
19utes ses voix, d’un milliard de façons, que c’est absurde. Pour qu’on n’ait pas le temps de découvrir la Liberté  9 , parce que
20, une seule fois, sait bien que tout le reste est absurde. [p. 42] Et voilà pour les sœurs siamoises. Continuons. La démocrati
13 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
219) ax Le critique se sent désarmé et légèrement absurde en face d’un récit comme celui d’Anderson : voici un homme qui racont
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
22es, d’enfantillage et de grandeur, d’imaginations absurdes et de souffrances vraies, n’est-ce point le climat de la passion ? — 
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
23 suite à la débauche. Notre liberté de penser est absurde au regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui s
16 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
24ne soupçonna même pas ; — que ces limites rendent absurde l’adoption d’un ordre de valeurs « arbitraire », mais obligent l’homm
17 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
25uis dominé par le monde. Ils ont tous le même air absurde. Des fantômes d’une autre sorte, ceux-là tout rayonnants d’allusions
18 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
26tères de notre condition, et je ne crois pas trop absurde d’y chercher l’origine non seulement des passions amoureuses, mais de
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
27s auquel cette vie même, en fin de compte, paraît absurde, parce qu’il refuse de lui trouver un sens dans la mort. L’homme qui
20 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
28 brûler les étapes d’un destin qu’ils pressentent absurde. Rien désormais ne pourra plus nous rendre le silence et la lenteur d
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
29ui s’évapore et l’aube encore vacillante, le vide absurde où s’en vont nos plaisirs et d’où remonte notre peine. Ah ! surprendr
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
30es, d’enfantillage et de grandeur, d’imaginations absurdes et de souffrances vraies, n’est-ce point le climat de la passion ? — 
31 suite à la débauche. Notre liberté de penser est absurde au regard des contraintes que subissent nos gestes. Imaginer ce qui s
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
32t d’ailleurs… Faut-il donc que l’un des deux soit absurde, de ces mondes à mes yeux soudain simultanés ?…   Le tragique de la f
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
33d’une morale des idées « par delà le logique et l’absurde ». Ah bien ! je connais quelques êtres entièrement en substance grise
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
34uperflu, qui donne aux plaisirs mondains l’aspect absurde que nous leur connaissons, cette superstition ne leur est nullement n
26 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
35tères de notre condition, et je ne crois pas trop absurde d’y chercher l’origine non seulement des passions amoureuses, mais de
27 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
36composition nécessaire de principes faux en faits absurdes, le geste de Martin, détaché de ses considérants individuels, s’isole
28 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
37individualisme anarchique ; point de vue qui rend absurde le fait même d’être né, c’est-à-dire d’avoir été « mis au monde ». 2°
38ondamnés au succès, mais à l’obéissance jusqu’à l’absurde et au martyre, à l’« agonie » entre la Promesse et le péché, entre la
29 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
39 point de vue littéraire, la confrontation serait absurde, j’en conviens. Mais notre optique n’est-elle point faussée par un ét
40uade de son intérêt humain. Et si tout cela reste absurde aux yeux de ceux pour qui seule compte certaine « originalité » dans
30 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
41exprime simplement l’état accidentel d’un conflit absurde entre deux opérations dont nous avons perdu le contrôle, pour les avo
31 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
42onnaître son bien. Il pose les questions les plus absurdes et les plus insolubles, par exemple : il ne sait même pas pourquoi il
32 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
43plus penser sans buter aussitôt contre un dilemme absurde : ou bien la pensée reste « libre », comme l’entendaient les libéraux
33 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
44individualisme anarchique ; point de vue qui rend absurde le fait même d’être né, c’est-à-dire d’avoir été « mis au monde ». 2°
45ondamnés au succès, mais à l’obéissance jusqu’à l’absurde, et parfois au martyre, à l’« agonie » entre la Promesse et le péché,
34 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
46onnaître son bien. Il pose les questions les plus absurdes et les plus insolubles, par exemple : il ne sait même pas pourquoi il
35 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
47, comme le veut une locution moderne entre toutes absurde et malfaisante. C’est dire aussi que je ne puis, pour mon compte, ren
36 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
48ntérêts véritables, et que les tyrannies les plus absurdes ont la vertu d’exciter l’enthousiasme. Mais vous êtes moins réalistes
49e parviennent, me paraissent de jour en jour plus absurdes. Ils ont perdu la tête, me dis-je. Pourtant non, je n’apprends d’aucu
37 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
50exprime simplement l’état accidentel d’un conflit absurde entre deux opérations dont nous avons perdu le contrôle, pour les avo
38 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
51 abandonnent avec délices et deviennent ces êtres absurdes et maléfiques qu’on nomme des politiciens, ou ces espèces d’obsédés m
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
52 la collusion se produise. (L’hypothèse n’est pas absurde : elle s’est vérifiée en Allemagne, à propos de Spengler par exemple,
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
53nt du choix, où l’homme s’engage, « en vertu de l’absurde », sur le chemin que Dieu lui montre, seul. Cette primauté de la foi
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
54 point qu’ils aient peur, mais tout leur apparaît absurde. Et rien n’est plus atroce à supporter que ce sentiment-là ; l’absurd
42 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
55 « père des croyants », c’est l’homme qui a osé l’absurde. Dieu lui a donné un fils, à l’âge de 70 ans. Il n’a pas ri — comme S
56ifier son fils unique. Il le fait « en vertu de l’absurde », c’est-à-dire en vertu de la foi, contre toute morale et toute règl
57: vivre comme tout le monde, mais « en vertu de l’absurde ». C’est là le sort du « chevalier de la foi », le sort du chrétien v
58t pleinement cette vie, toutefois « en vertu de l’absurde », c’est-à-dire en vertu de la transformation promise de ce monde. Ap
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
59ignité d’Allemands dans les tortures qu’un destin absurde leur réserve. « Il découvrit pour la première fois une forme nouvelle
60sme de nos critiques est d’ailleurs d’autant plus absurde que ce livre — écrit par un juif ! — a été condamné en Allemagne.
44 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
61fait, à un seul mot. Je force le raisonnement à l’absurde pour faire apparaître le caractère proprement fantasmagorique de la l
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
62ation cartésienne de l’esprit (exagérée jusqu’à l’absurde par les idéalistes romantiques) [p. 35] peut encore figurer la foi co
63ine la plus propre à nous aveugler sur la réalité absurde et magnifique, enseignante et désordonnée des gestes de l’humanité. P
46 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
64 ma dernière heure… Car elle viendra, cette heure absurde. J’ai vu… Mais qu’ai-je donc vu ?… J’ai vu que l’homme ne peut pas se
47 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
65orité physique. Mais non moins de son obstination absurde et touchante à vouloir « les gens » plus vivants, plus naturels, plus
48 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
66fait un objet de discours. Par là même il le rend absurde. Il le « mystifie ». Qui dit discours dit raison ; qui dit raison sup
67it raison suppose comparaison, et rien n’est plus absurde que de comparer un pays à un autre, un amour à un autre, car où est l
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
68 des travailleurs, qui les a enrichis ? Serait-il absurde de soutenir que c’est au fond la même éthique qui fait la force du bo
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
69ue la doctrine, évadée du réel, se flattait d’une absurde liberté. Or nous voyons que cette pratique et cette doctrine n’ont pl
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
70iopie, etc. L’ordre sera tantôt le statu quo, si absurde soit-il, [p. 79] tantôt la dictature brutale et arbitraire, plus rare
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
71èse chaque terme, et qui paraîtra si parfaitement absurde aux yeux du plus grand nombre des Français, n’allons pas la chercher
53 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
72up d’esprits. ⁂ Au risque de simplifier jusqu’à l’absurde — mais ceux qui veulent agir me comprendront — je poserai donc la thè
73in d’y faire quelque brèche pour aller béer sur l’absurde, ou sur un de ces abîmes qui vous rappelle encore, par l’enseignement
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
74ur dessein, plus ou moins déguisé, de pousser à l’absurde les attitudes de vie ou de pensée qui ne se fondent pas dans cette vi
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
75 abandonnent avec délices et deviennent ces êtres absurdes et maléfiques qu’on nomme des politiciens, ou ces espèces d’obsédés m
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
76e battre, c’est accepter la guerre civile la plus absurde de l’histoire ; c’est désespérer de la France et de sa mission en Eur
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
77e tout le problème de la culture. Cela paraîtrait absurde à la plupart des intellectuels que je connais. Pourtant si l’on refus
78[p. 32] aveugles ? Ou bien est-ce ma gêne qui est absurde ? Essayer de confronter la culture et la réalité, c’est peut-être pro
79s ces mots prennent ici quelque chose de joliment absurde. Les paysans du village ne sont pas même tous capables de lire le jou
80el. Il trouve normal de vivre une vie humainement absurde. Non qu’il n’en distingue pas l’absurdité, mais simplement il sait po
81quel j’accepte en fait mon existence présente, si absurde qu’elle puisse m’apparaître au regard de certaines ambitions. Cela me
82erait d’une catégorie à l’autre. (Cela touche à l’absurde, on le voit — mais justement parce qu’on le voit, et que c’est tout d
83s, que tout dispose à romancer ; de conversations absurdes et rapidement intimes, avec ce personnage enfoui à côté de vous dans
84et borné son attente au salaire. Or toute vie est absurde et violemment inacceptable, qui ne s’ouvre pas sur l’attente d’une ré
85anière qui leur paraîtra sans doute beaucoup plus absurde que les simagrées d’un sorcier à un nègre. J’essaie de résoudre un pr
86anges sont lourds et naïfs, incertains et souvent absurdes, les matériaux informes et bruts pour nos mains déshabituées. Notre l
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
87her. Elle m’y contraint un peu… Quelle résistance absurde opposerais-je, quelle arrière-pensée rôde ici ? La mauvaise habitude
88atin le pigeon n’est pas revenu. C’est évidemment absurde, cette histoire. Je le vois bien. Et en même temps, je vois que je me
59 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
89s ces mots prennent ici quelque chose de joliment absurde. Les paysans du village ne sont pas même tous capables de lire le jou
90us que tout dispose à romancer ; de conversations absurdes et rapidement intimes, avec ce personnage enfoui à côté de vous dans
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
91atin le pigeon n’est pas revenu. C’est évidemment absurde, cette histoire. Je le vois bien. Et en même temps, je vois que je me
61 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
92itement aveugles ? Ou bien est-ce ma gêne qui est absurde ? Essayer de confronter la culture et la réalité, c’est peut-être pro
93el. Il trouve normal de vivre une vie humainement absurde. Non qu’il n’en distingue pas l’absurdité, mais simplement il sait po
94et borné son attente au salaire. Or toute vie est absurde et violemment inacceptable, qui ne s’ouvre pas sur l’attente d’une ré
62 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
95e” 2 — L’auteur paraît croire à un rapprochement absurde. Il fait erreur. Nous sommes dans le Midi, où un sentiment obscur de
63 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
96l n’est pas nécessaire, il serait même totalement absurde, de vouloir imposer une mesure commune extérieure et unifiée à une fé
64 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
97 imposée (aux humeurs et désirs spontanés) par un absurde et cruel parti pris ; ou comme une abstention prudente… Ou encore ils
98arlerai que d’une fidélité observée en vertu de l’absurde, parce qu’on s’y est engagé, simplement, et que c’est un fait absolu,
99onservatisme. Elle est plutôt une construction. « Absurde » au moins autant que la passion, elle se distingue de la passion par
100mmédiate de grandeur, et c’est dans la fidélité « absurde » qu’elle pourra la réaliser : quand il y aurait toutes les raisons d
101te passion éblouissante, — dire non en vertu de l’absurde, en vertu d’une promesse ancienne, d’une déraison humaine, d’une rais
102t acceptables à ce titre, mais qu’il serait assez absurde de confondre avec des vérités psychologiques. Notre analyse du mythe
103a tout ressaisi par la suite, c’est en vertu de l’absurde (c’est-à-dire de la foi). Il fait sans cesse le saut dans l’infini, m
104ors « comme tout le monde », mais « en vertu de l’absurde », c’est une scandaleuse tricherie aux yeux de qui ne croit pas à l’a
105aleuse tricherie aux yeux de qui ne croit pas à l’absurde ; mais c’est plus qu’une synthèse, et infiniment plus et autre chose
106vit dans leur mariage, mais alors « en vertu de l’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour de leur bonheur. (Ces choses-là sont
65 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
107 pour le niveau « normal », ces règles paraissent absurdes quand Alice est plus grande, et vexatoires quand elle est plus petite
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
108e, je me refuse, pour ma part, à considérer comme absurde une poétique et une éthique de l’amour d’où sont issues, dans les siè
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
109 imposée (aux humeurs et désirs spontanés) par un absurde et cruel parti pris ; ou comme une abstention prudente… Ou encore ils
110arlerai que d’une fidélité observée en vertu de l’absurde, parce qu’on s’y est engagé, simplement, et que c’est un fait absolu,
111onservatisme. Elle est plutôt une construction. « Absurde » au moins autant que la passion, elle se distingue de la passion par
112mmédiate de grandeur, et c’est dans la fidélité « absurde » qu’elle pourra la réaliser : quand il y aurait toutes les raisons d
113te passion éblouissante, — dire non en vertu de l’absurde, en vertu [p. 333] d’une promesse ancienne, d’une déraison humaine, d
114ait concerner que des actes. Il serait totalement absurde d’exiger de l’homme un état de sentiment. L’impératif : « Aime Dieu e
115] acceptables à ce titre, mais qu’il serait assez absurde de confondre avec des vérités psychologiques. Notre analyse du mythe
116a tout ressaisi par la suite, c’est en vertu de l’absurde (c’est-à-dire de la foi). Il fait sans cesse le saut dans l’infini, m
117ors « comme tout le monde », mais « en vertu de l’absurde », c’est une scandaleuse tricherie aux yeux de qui ne croit pas à l’a
118aleuse tricherie aux yeux de qui ne croit pas à l’absurde ; mais c’est plus qu’une synthèse, et infiniment plus et autre chose
119vit dans leur mariage, mais alors « en vertu de l’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour de leur bonheur. (Ces choses-là sont
68 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
120 ou d’un Jean-Paul soient à sa source ; ce serait absurde. Mais je dis que nous pouvons retrouver au niveau inférieur et collec
69 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
121i cette fidélité doit être observée en vertu de l’absurde. Elle est aussi absurde que la passion, mais s’en distingue par un re
122re observée en vertu de l’absurde. Elle est aussi absurde que la passion, mais s’en distingue par un refus constant de subir se
70 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
123e foi qui affirme et qui maintienne en vertu de l’absurde. Ah ! comme on se lasse de gagner à tout coup, pour peu qu’on ait l’e
71 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
124rd, qu’on voit d’un coup avec une précision quasi absurde. Cette chambre paysanne ou j’écris maintenant, sur un bon papier quad
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
125tir de cela même, de cette situation passablement absurde, et y puiser les seules raisons encore valables de parler. Vous voyez
126e enfin signifiera tantôt le statu quo social, si absurde qu’il soit, tantôt l’établissement d’une hiérarchie nouvelle au prix
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
127e région et ses devoirs envers l’ensemble, il est absurde de nommer « fédéraliste » un parti qui n’a d’autre programme que la d
74 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ?
128’une stricte distinction des compétences : il est absurde qu’un député nommé pour ses opinions politiques ait à se prononcer su
75 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
129e enfin signifiera tantôt le statu quo social, si absurde qu’il soit, tantôt l’établissement d’une hiérarchie nouvelle au prix
76 1941, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Autocritique de la Suisse (février 1941)
130on et ses devoirs envers l’ensemble, il n’est pas absurde de nommer « fédéraliste » un parti qui n’a d’autre programme que la d
77 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
131alement explicables, ou qu’on se borne à déclarer absurdes et fous s’ils résistent à notre analyse. C’est pourquoi la raison se
78 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
132allusion à des sens imprévus ou cachés. Quant à l’absurde pur 19 , c’est une catégorie de la foi ou du mal absolu. Ce qui paraî
133tégorie de la foi ou du mal absolu. Ce qui paraît absurde aux yeux de la raison, la foi l’accepte comme étant la position d’une
134nation et le miracle. Caricaturé par le Diable, l’absurde est au contraire la fixation d’une réalité temporelle dans l’infini o
79 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
135garette était brûlée. Je me dis : — Puisque c’est absurde, pourquoi ménager quoi que ce soit ? C’était la question par excellen
136s mourons, c’est toujours surprenant. Cela paraît absurde et révoltant. Il est dur de se défaire de l’idée qu’on était né pour
80 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
137ducation du danger et la coutume de la mort, plus absurde et plus simple que jamais. J’élève ces vertus devant mes yeux non com
81 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
138 point de vue littéraire, la confrontation serait absurde, j’en conviens. Mais notre optique n’est-elle point faussée par un ét
139uade de son intérêt humain. Et si tout cela reste absurde aux yeux de ceux pour qui seule compte certaine originalité dans l’or
82 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
140e de la foi. Et s’il espère c’est « en vertu de l’absurde ». On ne peut guère le comprendre : on le souffre. On l’aime, on l’in
141une Français qui, par dégoût d’une vie qu’il juge absurde, consacre désormais sa vie au jeu d’échecs. Il n’a plus, ni ne veut a
142. Certes, nous ne pouvons agir « qu’en vertu de l’absurde » ; mais cela seul donne un sens à nos vies. Alors, les règles, les m
143l et humble pour embrasser le temps en vertu de l’absurde 37 . Et ce courage est celui de la foi. Par la foi, Abraham ne perdit
144 qu’on touche au mystère, sans lequel tout serait absurde : l’acte détruit le temps puisqu’il est dans le même instant et la mo
145ans l’invisible et de prophétiser « en vertu de l’absurde. » L’homme ne peut être déterminé que par son Dieu ou par le « monde 
146hoix, où l’homme [p. 89] s’engage « en vertu de l’absurde », sur le chemin que Dieu lui montre, — seul. Cette primauté de la fo
83 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
147n’eût pas manqué de condamner la « folie » et l’« absurde » du Danois, au nom de l’équilibre vital passionnément conquis par Fa
148un étrange défaut de sens dernier. Et en effet, l’Absurde dont parlait Kierkegaard, en connaissance de cause révélée, — le péch
149t sans cesse le « saut » dans l’absolu, ou dans l’absurde, mais il l’exécutait d’une telle façon qu’il retombait les deux pieds
150ur » et il était un témoin de la foi, au nom de l’absurde accepté, qui se muait alors en libre Amour. Mais si K. 60 se résigne
151s si K. 60 se résigne au réel, c’est au nom d’un Absurde qu’il fuit, au nom de la crainte d’un Dieu inaccessible, et qui se ri
84 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
152 je la vois dans cette volonté de se réduire à un absurde aux yeux de qui refuse sa décision. [p. 143] Mais alors on peut se d
85 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
153s ou d’un Jean Paul soient à sa source, ce serait absurde et injurieux pour ces poètes. Mais je dis que nous pouvons retrouver
86 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
154rd, qu’on voit d’un coup avec une précision quasi absurde. Cette chambre paysanne où j’écris maintenant, sur [p. 34] un bon pap
87 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
155vacance pure. Et pourquoi ne point accepter cette absurde béatitude qui naît parfois d’un malheur consommé ? Il y a dans tout é
88 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
156e leur faire avouer tout ce qu’ils peuvent dire d’absurde ou de contradictoire. Exemples, dans mes notes de ces jours-ci : — Qu
89 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
157nt scandaleuse qui le laisserait tout béant sur l’absurde, car une obscure sagesse en lui s’y attendait : elle le tenait prêt à
90 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
158e nous. Et notre mort. La mort était si simple et absurde en série. Elle tenait de la loterie, non plus de la tragédie intime.
91 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
159e, pour la durée du raid. Solution aussi chère qu’absurde, car il y a tout à parier que la première bombe serait pour New York,
92 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
160 des quarante-huit États de l’Union ? — Ce serait absurde, me disent-ils. — Eh quoi, c’est pourtant ce que nous offre, à quelqu
93 1946, Lettres sur la bombe atomique. ii. Point de vue d’un général
161Mais la conception actuelle de l’armement devient absurde. Dans la bataille “atomique”, le nombre des combattants est réduit à
94 1946, Combat, articles (1946–1950). Paralysie des hommes d’État (21 mai 1946)
162 des quarante-huit États de l’Union ? — Ce serait absurde, me disent-ils. — Eh quoi, c’est pourtant ce que nous offre, à quelqu
95 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
163es ? Naturellement, ils se conduisent d’une façon absurde. Et comment pourrait-il en être autrement ? Ils persistent à juger de
96 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
164ir de son but. Il est très juste qu’elle paraisse absurde à l’observateur raisonnable. Le critique. Le propre d’une vision par
97 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
165e foi qui affirme et qui maintienne en vertu de l’absurde. Ah ! comme on se lasse de gagner à tout coup pour peu qu’on ait l’en
98 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
166armi nous la méfiance, des rancunes séculaires, d’absurdes vanités locales, maintient encore des barrières de visas, d’exorbitan
167qui ne se contentent pas de cultiver le sens de l’absurde cherchent des chefs qui leur commandent d’agir et de réussir n’import
99 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
168, ne peut pas être leur affaire, pour des raisons absurdes mais techniques. Il faut donc les pousser dans le dos, [p. 83] voilà
100 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
169e peuvent pas être leur affaire, pour des raisons absurdes, mais techniques. Il faut donc les pousser dans le dos, voilà qui est
170revanche, nous ne nourrissons pas la présomption “absurde et déplorable” 3 de les faire aujourd’hui à nous tous seuls. » Voilà