1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1Le désir se précisait en moi de commettre enfin l’acte vraiment indéfendable de tout point de vue… J’avais goûté à l’alcool
2 Lafcadio généralisé : c’est le surréalisme. De l’acte gratuit commis par un héros de roman, à la vie gratuite que prétenden
3orte de « sincérité » interdit de commettre aucun acte volontaire et raisonné parce que ce serait fausser quelque chose ; à
4avec une lucidité parfois douloureuse ses propres actes dont il s’étonne mais qu’il se garde de juger 5 . Il y a véritableme
5er 5 . Il y a véritablement une littérature de l’acte gratuit, qui restera caractéristique de notre époque. [p. 317] Mais
6, désir de violences, gratuité des pensées et des actes, rêves éveillés, tout cela ne dérive-t-il pas d’une fatigue immense.
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
7 de passions inconscientes qui donnent à tous les actes une signification plus profonde. (Il serait aisé de montrer quel part
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8cieuses et contradictoires. Êtes-vous sincères en actes ou en pensées ; envers vous-mêmes ou quelque doctrine acceptée ; enve
9ventures. [p. 15] Sincérité et spontanéité « Nos actes les plus sincères sont aussi les moins calculés », écrit Gide. D’où l
10e de la liberté. D’autre part, on veut donner à l’acte gratuit une valeur morale en disant qu’il révèle ce qu’il y a de plus
11 s’étonne de me voir donner ici la préférence à l’acte volontaire, ou mieux : intéressé, tandis qu’en littérature je défends
12 intéressé, tandis qu’en littérature je défends l’acte gratuit, je réponds que la littérature remplirait déjà suffisamment s
13 : à quoi en suis-je, qui suis-je ? Je revois des actes accomplis, je revis plus ou moins fortement des sentiments que je cro
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
14 y a en nous d’essentiel, de ce qui détermine nos actes avant que la raison n’intervienne, mouvements de nos passions à nous-
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
15geur de la scène. Titre : Socrate et Narcisse, un acte à grande figuration. » Enfin l’on joua aux petits dés le sort de notr
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
16rces d’étudiants qui ne sont que la traduction en actes de jeux de mots plus ou moins cruels… » — Je vous entends, interrompi
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
17os forces — le Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du cauchemar où les plon
8 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
18lever à la présidence de la République. Qu’un tel acte serait adéquat ! Tamerlan, dont la spécialité était l’assassinat du c
9 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
19 et quel beau titre ! « Saisir » n’est-ce point l’acte essentiel de la poésie ? Toute poésie véritable n’est-elle pas propre
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
20par la voix de Hölderlin qui ont dû l’inciter à l’acte recréateur qu’est la traduction d’un poète par un autre poète. Les qu
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
21rfection, aimer et connaître sont un seul et même acte. Peut-être l’ai-je aimée d’un amour égoïste, comme un être dont on a
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
22eçu dans le sein de l’Église catholique…. le seul acte de ma vie que je suis parfaitement certain de n’avoir jamais regretté
23ifier son amour. Mais elle ne peut survivre à cet acte suprême, à cette grâce. Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune
24ur avec notre bien, et à taxer d’immoralisme tout acte qui entraîne des ruines humaines. Mais la vérité, elle, est indiffére
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
25ttaques contre le christianisme officiel furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Comme Hamlet. » Et voici
26 officiel furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Comme Hamlet. » Et voici comment il faut situer Kierkega
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
27e voir le reste du chapitre consacré au récit des actes qu’immédiatement Eiichi produit en témoignage de sa conversion. En my
28 de la résoudre d’abord pour son compte et par un acte intérieur contraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une exigence
29 compte et par un acte intérieur contraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une exigence immédiate et par conséquent plu
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
30, vers l’unification de ses aspirations et de ses actes ; dans une âme responsable de ses contradictions. Sans doute, la psyc
16 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
31 converti ; c’est donc la conversion qui figure l’acte par excellence du chrétien, hors duquel il n’est pour lui ni mesure,
17 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
32 limite du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on peut symboliser l’opposition des deux visions du
33ragique aux arêtes de pierre taillée : conflits d’actes, de faits ou de droits ; l’Europe centrale, de ces choses « déchirant
34e sentimental.   L’instinct mène au plaisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte
35; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte que la sensualité germanique est plus consciente (c’es
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
36i pourtant, depuis trente ans, qu’il résout par l’acte d’écrire… [p. 57] Moi je suis dans les buis, près des basses du petit
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
37rfection, aimer et connaître sont un seul et même acte. Peut-être l’ai-je aimée d’un amour égoïste, comme un être dont on a
20 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
38ion urgente à se risquer en faveur des hommes, un acte, un combat. Fin de l’esprit désintéressé, cela signifierait pour les
21 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
39tes d’écaille. C’est lui qui juge, ayant pesé son acte. Les autres appliquent un tarif. ⁂ Je ne suis pas antimilitariste. Je
40tin, « objecteur de conscience », a donné par son acte la preuve d’une obéissance à Dieu qui devrait être celle de tout croy
41nti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politiques déduits par accident des principes fondamentaux du régime
42du régime sont en contradiction formelle avec les actes juridiques déduits par voie de faits — si l’on peut [p. 300] dire — d
22 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
43Vérité actuelle aux deux sens de ce mot, qui sont acte et présence. [p. 3] Et certes notre activité serait injustifiable si
44eux des hommes. Ceci n’est rien, en vérité, qu’un acte de soumission et d’espérance, car ce n’est pas aux hommes que nous di
23 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
45hrétien lui-même, — s’il n’est pas attesté dans l’acte de la foi. Qu’est-ce donc, en effet, que l’effort humain ? Sinon l’ex
46 quant à la valeur absolue du résultat sinon de l’acte, est en même temps le meilleur ressort de l’action. La preuve est dan
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
47 en lui donnant une forme ; l’actualise — la fait acte — en l’arrêtant dans cette forme et lui donnant une date. Les période
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
48». L’âme parvient à cette « connaissance », à cet acte de fécondation spirituelle par où l’homme pénètre dans la réalité mys
49 l’homme pénètre dans la réalité mystique. Et cet acte ne peut se produire que dans le plus profond silence de l’esprit, dan
50qu’il put songer à incorporer le plan de certains actes à Vérité et Poésie. Le drame s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans
51on » qu’il adopte suffit à déterminer une suite d’actes. Dilemme, en son fond, religieux. C’est une forme dialectique, « agon
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
52 dans l’attitude de tous ces groupes un véritable acte de présence à la misère du siècle, assez nouveau parmi les intellectu
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
53appel à la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui car
54hose : elle se fera contre ces faits. Elle sera « acte ». 2ᵉ — Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’ac
55alisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les fai
56 autrement que par une suite de coups de force, d’actes créateurs, — révolutionnant le déterminisme rigoureux de la matière a
57s, les moins « mécanistes » ; théorie qui ôte à l’acte toute efficacité créatrice et par là même doit être dénoncée comme an
58ondement matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succè
59crever bassement dans la haine, mais ce serait un acte enfin dans lequel je posséderais toute ma vie, d’un seul coup éclatan
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
60octrines régnantes. Nous n’attendons rien d’aucun acte délibéré, pesé et calculé, tendant à désolidariser la « chrétienté »
61ianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel est aussi le mystère ; car cette seule Rupture
29 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
62sol. L’homme dit « j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors
63a risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nou
64 des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dévolu
65 penser dans le risque total de l’être, qui est l’acte. Nous penserons avec des mains créatrices. Nous dirons : le but du tr
66éation. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité d
67tard conjointe. 3° que si l’on veut sauvegarder l’acte créateur, fondement humain de la personne, il faut légiférer à partir
68de la personne, il faut légiférer à partir de cet acte. Il ne peut sortir d’un système que ce que l’on y met dès l’origine.
30 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
69ns le cas, et pour soi-même, prouver la foi par l’acte qu’elle ordonne. Nous ne sommes pas des guérisseurs, mais des malad
31 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
70e en elles la tension, le ressort nécessaires à l’acte créateur. Loin de tenter leur réduction à quelque idéale synthèse, el
71nnulerait, non sans soulagement, mais bien vers l’acte créateur par où la personne accède à une plus dangereuse réalité. Cec
72a personne se dissout dans un processus qui nie l’acte et le risque. Il n’y a plus qu’à compter un, deux, trois, comme le di
73 [p. 97] suite le risque personnel, le choix et l’acte, une sorte de « contre-Hegel » radical, voilà qui ne peut manquer d’é
74 paraît à nos yeux s’en rapprocher le plus. ⁂ Cet acte dont nous parlions, à quoi se suspend-il en dernière analyse ? Vers q
75t ces questions, on affirmerait par là même que l’acte créateur se crée soi-même et se suffit en soi. Si l’on refusait de po
76, on supposerait par là même que la doctrine de l’acte rend un compte suffisant de l’ensemble du monde. Ce serait dire qu’el
77, qu’un moraliste, parle de choix, de risque et d’acte, ces mots désignent des réalités éthiques qui n’ont rien de commun av
78réalités éthiques qui n’ont rien de commun avec l’acte, [p. 101] le risque et le choix dont parle la théologie dans sa diale
79ci d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l
32 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
80minismes collectifs, cette démission constitue un acte proprement antirévolutionnaire. À ce titre, elle vaut l’examen. Tento
81de pour le traverser. Il faut un saut, il faut un acte, il faut un élan créateur. Mais cet acte, dans lequel nous voyons l’e
82 faut un acte, il faut un élan créateur. Mais cet acte, dans lequel nous voyons l’essentiel de la révolution, suppose et pos
33 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
83inisme économique et social. Elle est, d’abord, l’acte qui crée de nouvelles déterminations, qui, par suite, bouleverse les
84everse les anciennes déterminations, en un mot, l’acte qui libère. Le désordre dont souffre le monde nous apparaît d’abord t
85écessaire de rompre. Tel est pour nous le premier acte : spirituel.   [p. 14] II. — Quand nous disons « spirituel d’abord 
86ous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte personnel, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus humain dans l’homme, le
87 le conflit créateur. Conflit qui se résout par l’acte, — cet acte provoquant un conflit et un risque nouveaux, générateurs
88créateur. Conflit qui se résout par l’acte, — cet acte provoquant un conflit et un risque nouveaux, générateurs de créations
89e nouveaux, générateurs de créations nouvelles. L’acte et la personne apparaissent ainsi indivisibles. Tel est le fondement
90système et un ordre : A) si l’on ne part pas de l’acte, on ne part pas du tout ; B) si l’on ne part pas tout de suite de l’a
91 tout ; B) si l’on ne part pas tout de suite de l’acte, on ne partira jamais. Tel est le ressort de la révolution de L’Ordre
92’y a pas d’autres révolutions que spirituelles. L’acte libre est à l’origine, non pas à la fin.   VI. — On a dit que l’espri
93sprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-ne-trahit-pas, dans le ciel des Idées, dernie
94s « idées », mais bien celui de la personne, de l’acte qui la pose et qui l’oppose aux résistances ambiantes. Nous disons qu
95vu ce qu’en valait l’aune.) Le spirituel, c’est l’acte créateur de rapports nouveaux dans la société, de forces sociales nou
96leine période de transition, d’un désordre dont l’acte ordonnateur n’a pas encore détruit le principe agissant. Une révoluti
34 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
97 ne peut que rendre compte du passé — mais seul l’acte créateur opère le changement de plan et permet d’instituer un ordre n
98an et permet d’instituer un ordre nouveau. 4° Cet acte créateur dont nous faisons dépendre tout l’ordre nouveau, cette « sou
99flit et la tension qui définissent la personne en acte. 6° Ces institutions sont : — dans le domaine politique : la petite p
35 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
100ence [p. 58] que par un choix, une décision, — un acte d’obéissance à l’ordre « tombé du ciel ». Comment parler de la « rest
36 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
101nsidère que le concret de l’homme réside dans ses actes et non pas dans ses mythes. Il faut reconnaître que ce point de vue,
37 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
102e, ce n’est pas de voir le vrai, c’est d’oser les actes qu’il faut, et que nous connaissons très bien. Trop souvent, nos maît
103u siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle est, je crois, en dé
104alculé, sauf ce qui est en effet incalculable : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories
105instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit
106nt, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit dans le risque
107es. Et toutes deux ne sont possibles que dans cet acte, unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du proc
108 qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du
109sporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement
110 un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais
111prendre : le prochain, c’est celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de
112t celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à ch
113n de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à chaque fois qu’il nous est donné de le faire, rétablit le rapport
114eule société possible. Ne nous y trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamai
115 trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamais paru dans notre monde. Lui seu
116ère ; il lui faut une rencontre, un événement, un acte. Et voilà le mystère devant lequel je vous laisse maintenant. Nous ne
38 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
117c que l’Esprit n’est rien d’autre pour nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne
118it n’est rien d’autre pour nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne. La primaut
119our nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne. La primauté du spirituel, c’est p
39 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
120 Personne divine comme auteur. Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique marxiste, il reste peu de raisons d’imaginer
121nthropologie établie dès l’origine au niveau de l’acte, et non du fait, me paraît capable de préparer une révolution libérat
40 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
122a dignité proprement humaine. La foi seule est un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essen
41 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
123quant à la valeur absolue du résultat, sinon de l’acte, est en même temps le meilleur ressort de l’action. La preuve est dan
42 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
124 cours. Le pire des risques, c’est de manquer cet acte par lequel je saisis le salut qui m’est promis 22 , salut gagé sur le
43 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
125octrines régnantes. Nous n’attendons rien d’aucun acte délibéré, pesé et calculé, tendant à désolidariser la « chrétienté »
126ianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel est aussi le mystère ; car cette seule Rupture
44 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
127agit pas comme chrétien à cet instant et dans cet acte ; il agit en humaniste. Il témoigne de sa défiance à l’endroit de la
45 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
128e. Il est immédiat. Il est sans raison. Il est un acte véritable. Prenez l’alternative christianisme-communisme. Si vous ess
129 conception communiste, il y a un abîme. Seul, un acte d’adhésion, une sorte d’acte de foi, pourrait me le faire franchir. I
130a un abîme. Seul, un acte d’adhésion, une sorte d’acte de foi, pourrait me le faire franchir. Il ne me reste donc qu’à énumé
131, si la libération n’est pas déjà présente dans l’acte initial, elle ne sera nullement rendue possible par les moyens mis en
132onscient. C’est là une illusion de moraliste. Nos actes ne valent que dans la mesure où ils sont faits pour Dieu, c’est-à-dir
133de, mais encore qu’il consiste précisément dans l’acte de sortir de ce monde pour le transformer ? Cette dialectique inconce
46 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
134 s’affirme dans l’attitude de tous ces groupes un acte de présence à la misère du siècle, assez nouveau parmi les intellectu
135appel à la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui car
136hose : elle se fera contre ces faits. Elle sera « acte ». 2° Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte
137alisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les fai
138 autrement que par une suite de coups de force, d’actes créateurs, — révolutionnant le déterminisme rigoureux de la matière a
139és, les moins « mécanistes », théorie qui ôte à l’acte toute efficacité créatrice et par là même doit être dénoncée comme an
140ondement matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succè
141crever bassement dans la haine, mais ce serait un acte enfin dans lequel je posséderais toute ma vie, d’un seul coup, en la
47 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
142nt de la Communauté La personne, c’est l’homme en acte, c’est-à-dire l’homme consciemment et volontairement engagé [p. 160]
143e viens de la définir, n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètem
144e sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielle
48 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
145 prochain. Elle n’est pas une « valeur », mais un acte. Et cet acte n’a lieu que dans l’humilité. Voilà ce qu’il faut savoir
146le n’est pas une « valeur », mais un acte. Et cet acte n’a lieu que dans l’humilité. Voilà ce qu’il faut savoir, avant de re
147 c’est qu’un homme qui voudrait témoigner par des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infai
148justifications éloquentes. Justification de leurs actes ? Non. Justifications de leurs intentions, [p. 172] de leurs revireme
149s responsabilités, c’est renoncer à justifier ses actes par le recours aux traditions ou à la révolte : c’est, au sens fort e
49 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
150e tactique déduite de la nature de la personne en acte. Pouvoir de la doctrine Nous disons que la force, l’autorité valable
151e révolutionnaire, qu’elle prépare sans cesse aux actes nécessaires ; 3° La doctrine est enseignante par nature, comme la rév
50 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
152 l’utopie. Il fallut qu’un fait historique, qu’un acte vînt transformer cette possibilité en une vision immédiate et dynamiq
51 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
153sol. L’homme dit « j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors
154a risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nou
155 des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dévolu
156 penser dans le risque total de l’être, qui est l’acte. Nous penserons avec des mains créatrices. Nous dirons : le but du tr
157éation. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité d
52 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
158omme un « changement de plan », — c’est-à-dire un acte révolutionnaire. Ils se dressent ainsi contre le préjugé le plus noci
159dre nouveau suspendait toutes ses définitions à l’acte constituant la personne (l’individu engagé dans un conflit concret).
160 communaliste. L’assimilation de la personne à un acte, tel est donc le fait spirituel, le fait humain par excellence auquel
161 Esprit. S’agit-il là, encore, du spirituel comme acte ? Certes, Emmanuel Mounier, directeur de la revue, définissait dès so
162 substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte personnel — et cette nuance est capitale —, il est incontestable que
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
163d’un nom à faire connaître… Bref, il n’est pas un acte commis dans le monde, depuis quatre ans, qui n’ait été vertement déno
164 Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’est en réalité gratuit. Que tout se paye. Que notre lib
54 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
165e, ce n’est pas de voir le vrai, c’est d’oser les actes qu’il faut, et que nous connaissons très bien. Trop souvent, nos maît
166u siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle est, je [p. 153] cro
167alculé, sauf ce qui est en effet incalculable : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories
168instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureuse. Elle vi
169nt, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureuse. Elle vit dans le risque
170utes deux ne sont possibles que dans cet [p. 156] acte unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du proch
171 qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du
172sporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement
173 un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais
174prendre : le prochain, c’est celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de
175t celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à ch
176n de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à chaque fois qu’il nous est donné de le faire, rétablit le rapport
177eule société possible. Ne nous y trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamai
178 trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamais paru dans notre monde. Lui seu
179ère ; il lui faut une rencontre, un événement, un acte. Et voilà le mystère devant lequel je vous laisse maintenant. Nous ne
55 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
180t-on l’ajouter après coup ? On ne complète pas un acte avec des considérations sur cet acte ; ou c’est que la philosophie n’
181plète pas un acte avec des considérations sur cet acte ; ou c’est que la philosophie n’est qu’illusion et mystification. Une
182e pensée qui aide à vivre, trouve son lieu dans l’acte et nulle part ailleurs. Mais il faudrait d’abord qu’elle soit elle-mê
183ais il faudrait d’abord qu’elle soit elle-même un acte 43 . Et c’est ici la déficience des philosophes qui se montre. Sous p
184rs décrites par Nietzsche. Nous ne voulons plus l’acte d’amour personnel, — qui est une valeur héroïque — mais nous prônons
185ertain altruisme d’abord, qui prend la place de l’acte de miséricorde ; une pitié veule et platonique qui est le contraire d
56 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
186re de ses fiançailles avec Régine Olsen. Mais son acte, après lequel il put mourir, certain d’avoir accompli sa mission, ce
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
187ie ; que les lois de l’histoire ne sont rien si l’acte de l’homme les dément ; que la foi d’un seul est plus forte, dans son
188rieuse de l’ironie ; contre l’histoire, il pose l’acte de l’homme responsable de son destin. Mais tout cela va au martyre, d
189rifice y tient lieu de mesure, parce qu’il est un acte, incontestable. Telle est la nouvelle grandeur, la nouvelle mesure de
190rnité, attesta dans sa plénitude la primauté de l’acte spirituel : Kierkegaard. Le grand mal de l’époque, et la terreur que
191e de chaque homme devant la responsabilité de son acte. « Car une foule est une abstraction, qui n’a pas de mains, mais chaq
192’il a voulu bannir la possibilité scandaleuse des actes libres de la Providence. Entreprise effroyable et vaine, qui serait d
193, de l’isolement devant Dieu. Et, d’autre part, l’acte du « solitaire » n’est pas de ceux dont nous ayons à développer les c
194pper les conséquences. Ou bien il est, et c’est l’acte de Dieu, ou bien je l’imagine, et mon discours est vain. À qui presse
58 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
195irait prisonnier. Il en viendrait peut-être à des actes irréparables. Mais il y a les immoralistes : ils expriment bien mieux
196res, toute création réelle étant la position d’un acte indépendant des mécanismes de la société. Il nous faut faire [p. 28]
197es cadavres d’idées ; les idées vivantes sont des actes. Apprenons à penser en actes, c’est-à-dire à penser avec les mains, o
198es vivantes sont des actes. Apprenons à penser en actes, c’est-à-dire à penser avec les mains, ou encore à ne rien penser qui
59 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
199ns de nos yeux soient du tout plus concrets que l’acte qui consiste à les toucher et à les voir. Car un objet que personne n
200e la présence. 3. La présence de l’homme est un acte La joie de l’homme, ou sa douleur, tels sont les signes de son existe
201ésoudre à distance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, parce qu’il est saisissant Toutes les
202tance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, parce qu’il est saisissant Toutes les psychologies
203hologies échouent dans leur effort pour décrire l’acte et rendre compte de ses déterminations suffisantes. Ce qui revient à
204se, c’est-à-dire à l’absence et au recul devant l’acte. Dans l’homme entièrement humain, tout serait histoire, présence, ill
205tion. Il n’est pas de décrire, mais d’inventer. L’acte étant sujet pur, il ne sera jamais un objet de l’entendement. Et c’es
206eviennent saisissables pour l’entendement. 5. L’acte est la personne Puisqu’il est manifeste que l’acte est le perpétuel a
207cte est la personne Puisqu’il est manifeste que l’acte est le perpétuel auteur de notre humanité, nous ne pouvons connaître
208 sinon dans la mesure où nous sommes agissants. L’acte seul témoigne de l’acte, et joue en nous le rôle de l’homme. C’est lu
209 nous sommes agissants. L’acte seul témoigne de l’acte, et joue en nous le rôle de l’homme. C’est lui qui rend l’homme visib
210sophes de l’école : présence, événement, concret, acte, personne. À tel point que la vraie définition d’un de ces termes n’e
211seuls sont visibles. Le temps nouveau qu’initie l’acte de présence, c’est le temps de la création qui naît de l’acte, c’est
212ence, c’est le temps de la création qui naît de l’acte, c’est le rythme imprimé à l’action générale par cette apparition qui
213saisir ? C’est parce que j’en ai témoigné par mon acte. Admirable cercle vicieux ! Oui, rien n’est plus vicieux pour la rais
214’éternel ne touche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un vrai suj
215homme, si l’homme n’est vraiment homme que dans l’acte qui fonde sa qualité incomparable de sujet ; si l’on admet enfin que
216 une mécanique impersonnelle. Ils ne sont pas les actes d’un auteur, mais les contrecoups nécessaires d’un procès initié par
217ie ontologique, si la Révélation n’en attestait l’acte historique. L’incarnation totale de Dieu dans l’Homme, l’humanité par
218 à lui-même et aux autres dans un même élan. Tout acte personnel est participation à l’actualité éternelle du Christ. 8. C
219tendre l’ignorer ; il a compris le fait — sinon l’acte — de l’incarnation. Il y a une santé dans le matérialisme, et une hum
220dit en sa faveur : il a compris le fait — sinon l’acte — de la liberté. Il a su reconnaître que l’homme est un sujet (au sen
221 avons quitté en définissant la personne comme un acte. Hors l’acte, la matière demeure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte
222 en définissant la personne comme un acte. Hors l’acte, la matière demeure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte, notre « esp
223a matière demeure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte, notre « esprit » demeure abstrait ou impuissant. Dans l’acte, l’une
224« esprit » demeure abstrait ou impuissant. Dans l’acte, l’une et l’autre se mesurent et se réalisent : la charité de la pers
225cret, dont la nature réelle n’apparaît que dans l’acte. L’aspect corporel de l’homme est l’expression de notre solidarité av
226sager les modes de notre esclavage. — Jusqu’à cet acte, que soudain j’ai fait ! Car je l’ai fait, et je ne sais rien d’autre
227ux, j’ai franchi l’impossible seuil. L’esprit est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-être enten
228 franchi l’impossible seuil. L’esprit est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-être entendu quelq
229 d’être une idée, que la personne existe et que l’acte transforme. Ce qui témoigne en moi de l’indicible réception de la par
60 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
230se poser comme auteur responsable de [p. 476] son acte ? Alors qu’elle ne repose que sur l’espoir du faible : que la vie se
61 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
231entre. Elle est le rayonnement dans la durée de l’acte instantané qui unit un je et un tu par un lien de responsabilité 7 .
232te à considérer cette communion non plus comme un acte, mais comme un état. C’est faire simplement abstraction de la respons
233un écho humain. C’est en elle enfin que s’opère l’acte d’une communion réelle. La personne est un lieu d’héroïsme, et cela s
234, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dans l’instant présent, non point dans la dur
62 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
235it, déjà il s’offre. C’est le je qui est choix. L’acte qui me distingue du monde n’est pas autre que cet élan de refus ou de
236gueil, de l’esprit qui connaît son pouvoir et son acte, mesure la grandeur du danger, sait qu’il s’y offre armé, et connaît
63 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
237 appréciation, de toute prise de parti, — de tout acte. C’est ce qu’on pourrait appeler la vision métaphysique. Tous les eff
238st possible. « Je suis le chemin » — mais alors l’acte aussi est possible. Ainsi, la foi au Christ est la seule possibilité
64 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
239nons de la définir 9 , n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètem
240e sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielle
65 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
241instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit
242nt, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit dans le risque e
66 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
243lectique historique de Karl Marx. En vertu de cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, ils se persuadent que l’
67 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
244 : Salaires, prix, profit) figure selon Tzara « l’acte de connaissance, qui est quantité, et que nous désignons sous le nom
245étaphore dans son Proust) que la métaphore est un acte, j’entends par acte, justement, la position d’une qualité incomparabl
246oust) que la métaphore est un acte, j’entends par acte, justement, la position d’une qualité incomparable, jaillie de l’oppo
247e, et non ce qui confond. C’est le verbe (qui est acte) qui distingue et caractérise les choses et les êtres, dans le magma
68 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
248n ensemble de lois, et non plus une chronique des actes. On tend à ne garder de ceux-ci que ce qui peut s’organiser en belles
249s le pardon n’est pas l’oubli, il est toujours un acte créateur en même temps qu’une critique radicale. Je crois apercevoir
69 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
250ence du Verbe divin incarné dans un homme juif, l’acte de foi impossible à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jés
251raient ainsi, sans que nous nous en doutions, à l’acte de l’Esprit. Le scandale s’évanouirait, pour faire place à une adhési
70 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
252antes — est-ce un reproche ? — de G. Marcel sur l’acte et la personne, mériteraient beaucoup plus qu’une simple mention. J’a
71 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
253ont ils négligent d’ailleurs de témoigner par des actes qu’ils l’ont, et les autres la nient d’une manière plus subtile : en
72 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
254iteux Malet au premier rang — peuvent réprouver l’acte de Révocation, alors qu’ils aboutissent à la glorification sans réser
73 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
255pour rester maître de ma [p. 40] pensée et de mes actes au milieu de l’excitation générale et stérile qui caractérise ces ann
74 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
256édiocre et basse. Pour Guisan, l’esprit c’était l’acte, l’aide effective apportée hic et nunc à des hommes bien réels dans l
257ice, cet abaissement de la pensée aux choses, cet acte de présence au monde est l’achèvement suprême, et non l’humiliation d
75 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
258e à la méfiance, mais bien des choses et bien des actes en dépendent. Entre autres, la révolution. Moment de la révolution
259ter il y a main. L’esprit n’est vrai que dans son acte, que nos clercs qualifient d’abaissement. C’est en effet un abaisseme
260comble de l’esprit, et l’amour du prochain est un acte, c’est-à-dire une main tendue, non pas un sentiment drapé, non pas un
76 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
261 constitutifs de la culture décadente 7 . Prenons acte, en passant, de ce fait : le prophète est le seul historien clairvoya
262C’est toujours l’« utopie », qu’on choisit par un acte de foi, qui détermine [p. 35] notre vision rétrospective. C’est elle
77 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
263ive. Or la vérité du telos n’est saisie que par l’acte de foi, et cet acte n’est pas objectif. Je m’en tiens donc à ce critè
264 telos n’est saisie que par l’acte de foi, et cet acte n’est pas objectif. Je m’en tiens donc à ce critère formel : la vraie
78 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
265, accessible à tous les laïcs. La portée d’un tel acte est visible : les rédacteurs de la requête ont compris que la mesure
266s pour leur seule habileté à tourner le latin des actes ! C’est du moins le cas des plus illustres, les cardinaux Bembo et Sa
79 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
267pe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de chaque homme et l’idéal qu’il concevait. La misère devenait un sca
80 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
268 [p. 121] XIII Commune mesure et acte de foi Parmi toutes les mesures que les hommes ont su donner à leurs
269s hommes ont su donner à leurs pensées et à leurs actes, certaines ont perdu leur pouvoir parce que ceux qui devaient l’exerc
270st-à-dire s’engager pour ou contre, en vertu d’un acte de foi. J’illustrerai ceci d’un seul exemple. Juger le système sovi
271 de l’ordre du choix « subjectif ». Relevant d’un acte de foi, il transcende les critères formels que vous aviez utilisés ju
272 ce doute, il n’est pas de réponse qui ne soit un acte de foi. Juger le système ou la mesure soviétique, c’est uniquement, e
273ès tout comme avant tout, faire ou ne pas faire l’acte de foi que réclame de nous ce système, l’acte de foi dans l’avenir co
274e l’acte de foi que réclame de nous ce système, l’acte de foi dans l’avenir communiste, cette espèce d’au-delà temporel… Et
275donc amené à répondre premièrement : c’est par un acte de foi que nous pouvons le trouver. Mais il s’agit de prendre cette e
276te expression dans son sens le plus littéral. Par acte de foi, je n’entends pas, comme on l’entend peut-être trop souvent, l
277els que nous sommes, dans le désordre établi. Par acte de foi, j’entends précisément l’acte qui obéit non pas à un peut-être
278 établi. Par acte de foi, j’entends précisément l’acte qui obéit non pas à un peut-être, mais à une vérité certaine, affirmé
279tre, mais à une vérité certaine, affirmée par cet acte même. Il n’est de fin vraiment unique — et par conséquent unifiante —
280 et à l’instant précis où je lui obéis en fait. L’acte de foi n’est donc pas un désir, une nostalgie confiante, un leurre co
281 126] saut dans le vide les yeux fermés. C’est un acte, c’est un témoignage matériel en faveur de la vérité, et non pas en f
282s en faveur d’un idéal rêvé ou désirable. Ainsi l’acte de foi est par définition l’instant et le lieu où pensée et action se
283 et en même temps assez totale pour mériter notre acte de foi ? ⁂ Le lecteur qui n’est pas philosophe ne manquera pas de dir
81 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
284t porté sur cette fin, et dont j’ai dit qu’il est acte de foi — déterminera notre jugement sur cette mesure. ⁂ Si nous voulo
285ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force, et nous voulons la vérité.
82 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
286iendra peut-être à maintenir secrète au cœur de l’acte. S’il faut poser cette exigence exorbitante, (oui, si durement injust
287, au prix de leur vie souvent, et toujours par un acte initiateur et révolutionnaire. Les uns pensent, dit-on, les autres ag
288la révèle au jour, cet esprit qu’on dit pur, et l’acte qu’il atteste. Le moteur ni les roues ne sont faits pour eux-mêmes :
289 eux-mêmes : ils n’ont de raison d’être que par l’acte qui les unit. Il est temps d’embrayer, disons-nous. Il est grand temp
290refuse. Penser avec les mains, c’est concevoir en actes, et cela s’oppose à la notion rationaliste d’une pensée qui ne serait
291djuvant — mais au contraire, si je veux penser en actes, c’est que la pensée ne me paraît juste et parfaite qu’au moment où l
292 ne me paraît juste et parfaite qu’au moment où l’acte l’atteste et la convainc de gravité. Il n’est d’acte réel que celui q
293e l’atteste et la convainc de gravité. Il n’est d’acte réel que celui que l’on pense, et ma formule implique la primauté de
294ierons d’énumérer les conditions que la pensée en actes — pensée pesante — requiert de l’homme qui prétend l’exercer comme sa
295re appareil intellectuel dans la perspective de l’acte créateur, de l’incarnation des idées, de la pensée manifestée, c’est-
296il encore une aide, ou devient-il une gêne pour l’acte créateur, pour la pensée pesante ? Est-ce la subtilité de l’appareil
297oids et aux mesures, car eux aussi naquirent d’un acte autorisé. Si des penseurs se sont fait de leurs mains ces appareils d
298 refuserait aux aides mécaniques par lesquelles l’acte de création spirituelle peut s’insérer dans le donné, s’assurer une v
299rarchies spirituelles, normalement dominées par l’acte créateur, aujourd’hui suspendues à cette pauvre notion d’une correcti
300 Comme s’il n’était pas bien pire de commettre un acte qui vous laisse dans le doute (et l’on s’attire pourtant une responsa
301’État) l’office du choix, faisant l’économie de l’acte et de l’engagement personnel. Comme si cette pensée systématique et c
302cependant posait une question réelle, exigeait un acte de choix, c’est-à-dire [p. 181] instituait un risque. On décide ainsi
303u dans le concret, j’entends dans le conflit et l’acte personnels. La pensée libre du bourgeois et la science des faits du m
304hoses. Elle oublie qu’il n’est d’action que par l’acte de l’homme, que par les mains de l’homme ; et que la pensée n’agit ja
305tenus de l’incommensurable, éternelle beauté de l’acte qui soudain, tendresse infime ou révolte démente, pourrait infléchir
306nant la volonté blessée des hommes francs, par un acte, ici, que j’atteste, met en crise. p. 152 58. « Je dis cela pe
83 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
307st surtout incarner cette mesure [p. 196] par des actes, et transformer le monde à son image. Voilà sans doute de quoi décevo
308 réalisation héroïque d’une doctrine de l’être en acte. La vieille culture et ses succédanés récents s’en remettent à l’État
309édiate. Mais aussi rien n’est immédiat que dans l’acte qui joint la pesée à la résistance, la pensée à la main qui travaille
310ance, la pensée à la main qui travaille. Dans cet acte, pensée et objet témoignent de leur existence concrète, sont le concr
311ce, une résistance sans insistance ?) Hors de cet acte, et disjointe sa prise, la pensée devient « l’esprit pur », la résist
312tout n’est que schème et abstraction. Hors de cet acte, règne l’absence. Et cette absence est infinie. Car elle est le temps
313t qui vicie toute leur révolte… Qu’est-ce que l’acte ? À la pensée-balance, et au jugement à la remorque des faits, s’oppo
314 des lois. Penser avec les mains désigne ainsi un acte dont j’ai dit qu’il est le concret. Nous sommes ici au cœur de la dif
315e la difficulté de notre entreprise. Quel est cet acte ? Comment le définir ? Pourquoi l’appeler concret ? Ne serait-il pas
316au contraire un mythe abstrait ? Ou simplement un acte de l’esprit, un jugement, et ne serait-ce pas alors un calembour que
317-ce pas alors un calembour que de l’assimiler à l’acte matériel qui consiste par exemple à bâtir une maison, à tirer du cano
318es choux ? Je pourrais me borner à répondre que l’acte est quelque chose d’irrationnel ; que l’on ne peut pas le définir par
319s aussi essayer d’énumérer une foule d’exemples d’actes. Je chercherais à démontrer chaque fois que la pensée y joue un rôle
320livre. Cependant la question demeure : quel est l’acte que désigne ma formule, et dont je dis qu’il est la mesure, le fondem
321 une communauté nouvelle ? Il est bien vrai que l’acte est ce quid que l’on ne peut définir autrement qu’en le faisant. Il e
322faisant. Il est bien vrai que c’est à partir de l’acte qu’il faut définir toute chose, sinon l’on n’arrivera jamais à rien d
323cours. Nous allons donc raisonner à partir de cet acte indicible, et c’est la suite de ses contrecoups moraux qui nous perme
324 moraux qui nous permettra seul de le décrire. Un acte n’est rien s’il ne comporte des effets. La somme de ses effets ne le
325ui est proprement humain résulte d’un choix, d’un acte de foi à quoi ne peuvent conduire et obliger que les vrais problèmes,
326 la séparation de la pensée ou du désir et de son acte. C’est pour cela que nous sommes si fiévreux et excessifs, pessimiste
327es limites charnelles ? Cela exige-t-il de moi un acte précis, ici et maintenant ? Cette démesure chronique déprime et énerv
328passions sauvages que rêvent les faibles, mais un acte de présence, d’information profonde du réel à l’image d’une vision co
329ofonde du réel à l’image d’une vision commune, un acte d’incarnation dans nos limites finies. Nous avons grand besoin d’une
330de l’esprit, j’entends de l’esprit créateur. Tout acte créateur fait violence à un état de choses, qu’il s’agisse d’élever d
331out d’abord que par l’auteur qui l’imposera. Tout acte créateur contient une menace réelle pour l’homme qui l’ose. Et c’est
332ellectuel ou économique, autre chose que ce qu’un acte aura posé à l’origine de ce mécanisme ; et qu’un système dont l’acte
333origine de ce mécanisme ; et qu’un système dont l’acte initial est une démission de ma pensée ou de mes mains ne produira ja
334e. Mais ce mens n’est pas l’esprit pur ! Il est l’acte d’un créateur dont toute pensée se forme en acte. Précisons encore ce
335’acte d’un créateur dont toute pensée se forme en acte. Précisons encore ce langage. Quand je parle d’autorité, il s’agit bi
336i les criailleries de l’intelligentsia devant les actes d’un Staline et d’un Hitler sont plus honteuses encore qu’impuissante
337pensée ne sont pas unies par ma vue, mais par mon acte ! Maximes infiniment inactuelles et inapplicables, parce qu’elles n’a
338e, c’est que le danger de penser est immédiat à l’acte de penser, qui se forge ses fatalités et qui se crée ses propres risq
339ginale, une pensée qui reproduit et qui aggrave l’acte instituant l’origine de l’homme. On a curieusement abusé du sens du m
340is ; mais bien ce qui, pour la première fois, est acte dans une vie. Cela peut être quelque chose de très ancien 93  : c’est
341s éléments qu’il désunit, mots et idée, pensée et acte, corps et âme, etc. Dès lors, leur réunion même ne suffit plus à effa
342on même ne suffit plus à effacer sa trace. Seul l’acte de les réunir peut, dans l’instant qu’il est donné, combattre ce péch
343nécessité de subordonner toutes nos valeurs à cet acte qui constitue l’étalon de toute existence, et par exemple à l’acte de
344e l’étalon de toute existence, et par exemple à l’acte de l’expression, à la parole qui scande notre durée muette et qui tém
345umains ou trop humains ; tension qui se résout en acte, et tout acte, nous l’avons vu, est à contre-courant, à contretemps,
346 humains ; tension qui se résout en acte, et tout acte, nous l’avons vu, est à contre-courant, à contretemps, à contre-espac
347dans aucun résultat en soi, mais seulement dans l’acte rédempteur de l’humain. Appelons ascèse anti-humaine toute lutte cont
348à ce point instinctive, comment confondre dans un acte l’idée et le mot distingués, comment restituer leur pouvoir, leur imp
349ne certaine éthique, vise uniquement à désigner l’acte d’incarnation qu’est penser avec les mains. Or cet acte en définitive
350’incarnation qu’est penser avec les mains. Or cet acte en définitive est un mystère, le mystère même de la Communion. On peu
351ses effets. Pour prévenir les pires erreurs sur l’acte, nous disposons d’un seul moyen, et c’est la connaissance de ce qui,
352onnaissance de ce qui, certainement, s’oppose à l’acte. Deux tentations perpétuelles menacent de déprimer en nous la volonté
353onformisme et l’évasion s’opposent absolument à l’acte d’incarnation d’une pensée ; car celui-ci n’est pas une évasion puisq
354résence. Nous appellerons dès lors incarnation un acte qui ne sera réductible ni à un conformisme, ni à une évasion, et qui
355l’imagination qui forme le langage en puissance d’acte ; c’est le style qui traduit le dynamisme de l’esprit formateur. C’es
356it abandonné à sa fantaisie s’effraie soudain des actes où elle l’entraîne, et répugne à subir les conditions humiliantes que
357t à la fin du temps, dans un instant, et comme un acte. Elle apparaît au point le plus profond de [p. 225] l’être, qui est a
358secrète, la dialectique joyeuse de la personne en acte. Que celui qui s’engage dans leur lecture éprouve de tout son être la
359vables ; leur lieu commun, définissable : c’est l’acte d’incarnation de la pensée, le geste profond, spécifique et ordonnate
360se en moi qu’à l’instant où elle me contraint à l’acte. Peut-être qu’il est inutile de rien savoir du monde et de son train,
361fondement de la communauté, en ceci qu’elle est l’acte par lequel l’individu répond à la question que lui pose son prochain.
362at, ou par le Parti. Elle est le rayonnement de l’acte qui unit deux hommes par un lien d’entraide libre, au service d’un mê
363rmer en un « état » alors qu’elle devrait être un acte. C’est faire simplement abstraction de la tension, de la responsabili
364n elle enfin que s’opère la communion réelle de l’acte. La personne est un lieu d’héroïsme, et cela signifie qu’elle est le
365du moral et social par excellence ; mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dans l’instant, non point dans la durée psych
366rendent pas compte de l’être personnel. Penser en acte, ce n’est pas « descendre au social », ni davantage trahir l’esprit p
367oints, parfois sans autre transition logique, à l’acte créateur. Nous avons constaté que cet acte fonde toute existence en t
368e, à l’acte créateur. Nous avons constaté que cet acte fonde toute existence en tant qu’elle est concrète ; que le concret n
369 point dans une séparation mauvaise, mais dans un acte créateur, règne le mystère de l’amour, le mystère de la communion. Ma
370a tension originelle et solitaire de la personne, acte concret par excellence, acte qui part de limitations humaines, indivi
371aire de la personne, acte concret par excellence, acte qui part de limitations humaines, individuelles, mais pour les transc
372maines, individuelles, mais pour les transcender, acte qui, dans l’instant fait communier le même et l’autre, toi et moi. Pa
373 de l’équation du monde. Or, la personne étant un acte créateur, elle introduit à chaque fois dans l’équation un élément irr
374question décisive : quel est le sens dernier de l’acte humain ? Pourquoi la liberté ? Et pourquoi tous les hommes la désiren
375st pas encore à l’aise. J’ai peut-être parlé de l’acte en humaniste. Je n’ai peut-être pas toujours marqué aussi clairement
376’esprit, une nouvelle puissance de salut. C’est l’acte. Car l’acte est adhésion à l’instant éternel ; un instant il se dress
377 nouvelle puissance de salut. C’est l’acte. Car l’acte est adhésion à l’instant éternel ; un instant il se dresse contre les
378forme de son corps tel que Dieu le forma. Ainsi l’acte nous réincarne. La primauté du spirituel, c’est la primauté du créant
379ntirait dans ce contact avec l’éternité, et notre acte serait comme un suicide, si nous osions agir, une seule fois, de tout
380s jamais les vaincre une fois pour toutes. Car un acte total, un oui total à l’instant éternel dresserait contre nous l’univ
381, — la pleine stature de mort. Le Christ fait cet acte, en mourant sur la croix. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain d
382x. Mais Christ est Dieu. Le caractère humain de l’acte est d’aller contre quelque chose — Dieu seul agit et crée de rien — m
383u’au bout. Et c’est pourquoi, en fin de compte, l’acte rend force aux résistances dans l’instant qu’il ranime l’être. Le sen
384 par cette contradiction. Aux yeux de Dieu, notre acte est seulement restaurateur. À la mesure de sa violence, il tente de r
385urquoi dans le temps tout se renverse. Chacun des actes [p. 244] que nous osons faire nous apparaît comme une création absolu
386te espérance est certaine. Car le temps détruit l’acte, mais l’acte est juge du temps. ⁂ Je suis parti d’une considération t
387est certaine. Car le temps détruit l’acte, mais l’acte est juge du temps. ⁂ Je suis parti d’une considération très générale
388 en situant dans l’homme qui pense en puissance d’acte le lieu de la nouvelle mesure communautaire. Enfin j’ai essayé de cir
389[p. 245] des fins les plus lointaines. Et c’est l’acte à la fois immédiat et transcendant de la personne. J’oserai dire main
84 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
390 le définir par le divorce de ses idées et de ses actes. D’où naît une certaine littérature d’intrigues [p. 161] pour laquell
391 nombre et leur emploi. Parce que le sens de tout acte humain, pour autant qu’il est créateur, c’est le retour au Paradis pe
392audrait-il dire 50 , éducation de la vision par l’acte. Instauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volo
393ns dernières, s’autorise à borner sa vision à son acte. Voilà l’utile ; et qu’on taise le reste, tout cela qui échappe à nos
85 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
394ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force et nous voulons la vérité. E
86 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
395ntredite par les faits connus. C’est une espèce d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant
396 espèce d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûle, ou si Staline ne peut le sauve
87 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
397e ironie tant qu’elle n’est pas actualisée dans l’acte de foi. Il n’y eut jamais de sérieux absolu 39 que dans la vie et da
398ité », étant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel paradoxe de la vie et de l
399’insondable ironie. Un soupçon : car peut-être, l’acte de foi n’existe pas ? Peut-être n’est-ce qu’une figure de rhétorique
400 nulle part de vrai sérieux ? Peut-être aussi cet acte existe-t-il, peut-être que l’illic et tuc de cette Mort et de cette R
401 sérieux dans ma vie, tant qu’il n’y a pas eu cet acte de foi, ce renversement du désespoir qui s’ignore en certitude combat
88 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
402om et la chose qu’il exprime, entre le verbe et l’acte qu’il commande 43 , entre le parler et le faire, — entre la pensée et
403signant ce geste, appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se trouve mis « en communication avec la sou
404 ainsi la vocation de l’homme qui le profère. « L’acte par lequel l’homme atteste la permanence des choses, par lequel, en d
405nnaître, il lui suffit d’agir sa vocation. Dans l’acte conscient de la fin qui l’englobe, il n’y a plus de distinction du ma
89 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
406taire a été présentée au peuple allemand comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieurs de ses discours, a longuement
407’un régime en créant l’unanimité nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes les chances d
408 nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes les chances d’être très généralement approuvé
90 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
409ie. Cet esprit-là, c’est l’autorité même. C’est l’acte même d’un créateur dont notre pensée se forme en puissance d’acte. Ai
410réateur dont notre pensée se forme en puissance d’acte. Ainsi quand nous parlons d’autorité spirituelle, ou mieux d’autorité
91 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
411une fois le pouvoir affermi. La justification des actes de terreur est à peu près la même de part et d’autre. C’est le bras v
92 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
412est user en fait de cette chose-là. C’est donc un acte, et pas du tout un droit. Et ce n’est pas une sécurité, ni rien qui d
413é, en montrant par l’exemple qu’elle implique des actes, ils la disqualifient et ils s’en moquent agréablement, ils la réduis
414connaissance de l’homme qui ne « connaît » pas en acte, qui se souvient seulement d’avoir connu… Dans les deux cas, il ne s’
93 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
415leur proximité matérielle n’exige pas de nous des actes ou des échanges réels, ou même les refuse. Alors ils ne sont plus pou
416nnées ; mais cela ne paraît guère entraîner à des actes. Pourquoi ? Les essais qu’on a faits, et mal faits semble-t-il, ne pr
94 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
417econnues ; à m’affirmer dans mon autonomie par un acte qui crée ma liberté, par un acte de révolte, s’il le faut ! [p. 227]
418autonomie par un acte qui crée ma liberté, par un acte de révolte, s’il le faut ! [p. 227] L. — Tu crois donc détenir un te
419 Dieu n’est pas ! 70  », qui t’assurerait que cet acte de révolte échappe à l’éternelle Prévision ? Qui t’assurerait qu’en p
420u’elle n’est pas, au contraire, la source de tout acte et de toute création, une invention totale et perpétuelle, une actual
421du salut. Mais que le Christ ait dû mourir, — cet acte extrême, — pour nous sauver, fait voir que nous n’avons aucune libert
422son destin. (Pour le chrétien, c’est accepter, en acte, l’éternelle prévision du Dieu qui sauve.) La similitude étonnante du
95 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
423ns l’ordre. Qu’on atteste par une publication tel acte victorieux de l’homme contre ses servitudes naturelles et les illusio
96 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
424 Mais la prière n’est pas un refuge ; elle est un acte d’accusation, et un aveu de chaque homme pour tous les autres : « Je
97 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
425 méthode scientifique, et que toute pensée est un acte, M. Benda répliqua qu’il ne s’agissait pas du tout de cela, et que la
98 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
426ines extérieures d’un parti, ne considèrent pas l’acte d’écrire comme un divertissement sans conséquence. Il existe des jeun
99 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
427est user en fait de cette chose-là. C’est donc un acte et pas du tout un droit. Et ce n’est pas une sécurité, ni rien qui du
100 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
428duite en Occident par le refus du concret et de l’acte, avec ce que tout acte comporte de risque dans la création. 4. De la
429e refus du concret et de l’acte, avec ce que tout acte comporte de risque dans la création. 4. De la philosophie, qu’à la su
430lence sémantique présentée par des termes tels qu’acte, création, etc. Puis des rapports indiqués par Kierkegaard entre sexu